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DES COTES

point osseux est excessivement variable : quelquefois elle a lieu vers trois à quatre ans ; d'autres fois seulement à la douzième, et même à la dix-huitième année.

Dans l'âge adulte, le sternum est composé des trois pièces Nombre des dont je viens d'indiquer le développement, pièces que les^jCtgSC ez a^ anciens décrivaient séparément, comme autant d'os distincts. De quarante à cinquante ans, et quelquefois plus tard, l'appendice s'unit au corps ; rarement le corps s'unit à la poignée : quand cette soudure a lieu, elle n'est le plus souvent qu'apparente, car lorsqu'on scie l'os verticalement, on retrouve l'articulation sous une couche osseuse fort mince.

D'après ce qui a été dit des nombreuses variétés de l'ossi- Points épification du sternum , il est impossible d'assigner à cet os un fteJnauxS 8U'" nombre limité de points osseux. A ceux qui ont été indiqués j'en ajouterai deux autres, décrits par Béclard, sous le nom de points sus-sternaux , et que j'ai vus une seule fois sur un sternum d'adulte, sous l'aspect de noyaux pisiformes placés de chaque côté de îa fourchette du sternum.

Des Côtes.

Les côtes ( costcs , de custodes, comme si, d'après l'explica- Nom. tion de Monro , elles étaient les gardiennes des organes de la poitrine) sont des arcs osseux étendus de la colonne verte- situation, brale au sternum. Osseux dans les quatre cinquièmes postérieurs , ces arcs sont cartilagineux dans leur cinquième antérieur. La portion osseuse est la côte proprement dite j la portion cartilagineuse s'appelle cartilage costal.

Les côtes sont au nombre de vingt-quatre, douze de Nombre. chaque côté ; on en trouve quelquefois vingt-six , treize de chaque côté , et alors les côtes surnuméraires sont formées Cotes samn. tantôt aux dépens des apophyses transverses de la septième praires cervi-

l r i j i. cales or» lora»

cervicale , tantôt aux dépens des apophyses transverses de îa baires. première lombaire ; preuve bien manifeste de l'analogie qui existe entre les côtes et les apophyses transverses cervicales i. **

194 OSTÉOtOGlE.

et lombaires. Quelquefois, mais plus rarement, il n'existe

que vingt-deux côtes, anomalie indiquée par Galien. Dans

ce cas", on trouve tantôt deux côtes continues dans toute

leur longueur, tantôt une première côte rudimentaire qui

, est bien forme'e en arrière, mais qui, en devant, se perd

dans l'épaisseur des muscles , ou bien se soude à la deuxième

côte.

Côtes stcr- On divise les côtes en deux classes : i° en celles qui s'éten-

ï dent des vertèbres au sternum : ce sont les cotes vraies, côtes

Cotes aster» '

paies. sternales ou vertébro-sîernales', 2° en celles qui ne se réunissent

pas au sternum : ce sont les fausses côtes, asternales ouvertes flot- tébrales. On nomme côtes flottantes les deux dernières fausses tantes. côtes, parce que leur extrémité antérieure est mobile dans l'épaisseur des parois du ventre. Les côtes se désignent par les noms numériques de première , seconde, etc., en comptant de haut en bas. Il faut noter cependant que , dans plusieurs traités de chirurgie, les côtes sont comptées de bas en haut, ce qui est plus facile sur le vivant.

Les côtes présentent des caractères généraux qui les distinguent de tous les autres os, et des caractères propres qui les différencient les unes des autres.

i°. Caractères généraux des Côtés.

ï)imemsi<3iïsP Les côtes représentent des arcs osseux, aplatis/ de trois à. six lignes de largeur, d'une ligne d'épaisseur, d'une longueur qui varie suivant le rang qu'occupe la côte. Direction. Les côtes sont d'autant plus obliques d'arrière en avant •et de haut en bas, qu'elles ont un rang plus inférieur; en sorte qu'à partir de la première côte , qui est à peu près horizontale, les suivantes s'inclinent de plus en plus, et présentent une extrémité antérieure beaucoup moins élevée que la- postérieure.

Direction ah- Considérées dans leur axe propre, c'est-à-dire eu égard à ,soiue. jfeur direction ahsc-lue, les côtes représentent des portions

DES CÔTES. jgS

de cercle qui vont successivement en augmentant de Ion- Curyîligne. gueur jusqu'à la huitième, et qui ensuite vont en diminuant jusqu'à la douzième ; leur courbure n'est pas régulière; le segment que représente leur partie postérieure appartient à un cercle beaucoup plus petit que le segment représenté par la partie antérieure.

Les côtes sont en général tordues sur elles-mêmes, de telle sorte que leurs deux extrémités ne peuvent reposer en même temps sur un plan horizontal. Le point de torsion est Courbure de marqué sur la face convexe par une ligne oblique saillante orsi00* qu'on appelle angle des côtes. C'est à tort qu'on a considéré l'angle des côtes comme le résultat de la courbure de torsion; il me paraît uniquement destiné à des insertions musculaires.

Les côtes présentent deux extrémités et un corps. L'extré- *•• Extrémimité postérieure ou vertébrale, plus volumineuse que le oll Lt* e reste de l'os, ce qui lui a valu le nom de tête (capitulum coslœ) , présente deux demi-facettes, l'une supérieure plus petite , l'autre inférieure plus grande, séparées par une crête horizontale. Ces deux facettes s'articulent avec des facettes correspondantes que présente le corps des vertèbres dorsales. La tête est supportée par une portion étroite, aplatie d'avant en arrière ; c'est la partie la moins résistante de l'os : elle porte le nom de col. Elle présente en arrière des Col inégalités qui correspondent à l'apophyse transverse de la vertèbre dorsale qui est au-dessous. En dehors du col, e&î une éminence qu'on a désignée sous le nom de tubérosité de Xubêiosîté. la côte; elle est divisée en deux portions qui se réunissent à angle, savoir : i° une portion interne et inférieure , lisse et convexe, articulée avec l'apophyse transverse de la vertèbre placée au-dessous de la côte qu'on examine; 2° une portion externe, inégale, donnant attache à des ligamens. La tubérosité est en général d'autant plus saillante qu'elle appartient à une côte plus élevée.

Xg6 OSTÉOLOGIE.

Direction Je Dans toute la portion de leur trajet qui s'étend depuis la la partie poste- a jlîSCfU'a ]a tubérosité, les côtes sont dirigées de dedans

neuve de la co- ■> *■ ' . <:,

te. en dehors, et un peu de haut en bas, de manière à atteindre

le sommet de l'apophyse transverse de la vertèbre qui est

Directionde au-dessous. En' dehors de la tubérosité, la côte suit encore

la partie anté- . ... . , ,. -, > „ . . j i

rieure de la cô- la même direction dans une étendue qui n est jamais de plus te. t]e quinze lignes; puis elle se dirige brusquement d'arrière

en' avant. Le lieu de cette courbure, qui est le même que ceîui de la courbure [de torsion suivant les bords, répond à l'angle des côtes. C'est dans l'intervalle qui sépare la tubérosité de l'angle que' se trouve la partie la plus épaisse et la plus résistante de la côte.

Toute la partie de la côte située en avant de l'angle devient plus large , s'amincit et se dirige d'arrière en avant , de telle manière que, suivant l'expression de Haller, la ligne qu'elle décrit représente en quelque sorte la tangente de la courbure postérieure. Son extrémité antérieure présente une facette ovalaire creusée pour recevoir le cartilage. Indépendamment des objets qui viennent d'être indiqués , on re- Extrémité an- inarque,, près de l'extrémité antérieure de la côte, une teneure. ligne oblique analogue à celle qui forme l'angle des côtes,

mais beaucoup moins prononcée. Cette ligne pourrait être nge ante- consic[érée comme formant l'angle antérieur des côtes : de

rieur des cotes. °

même que l'angle postérieur, elle est destinée à des insertions de muscles.

D'après ce qui vient d'être dit , on voit que les côtes présentent , i° une extrémité postérieure ou tête supportée par un col; 2° une extrémité antérieure qui se réunit au cartilage costal; 3° un corps divisé en face externe ou cutanée, convexe; enjaee interne ou pulmonaire , concave, lisse; en bord supérieur, curviligne, épais, arrondi; en bord inférieur appartenant à une courbe plus considérable que celle qui est représentée par le bord supérieur. Le bord inférieur est mince, tranchant, creusé d'une gouttière ou sillon qui empiète sur

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