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VOLUME, POIDS, DENSITÉ* DES OS

une fois qu'on a dit que l'os est dirigé de haut en bas, on doit, en déterminant l'obliquité d'avant en arrière et l'obliquité de dedans et dehors, partir toujours de l'extrémité superieure.

Volume, poids, densité des Os.

Le volume des os pourrait se mesurer dans chacun d'eux par l'étendue des trois dimensions ; mais une appréciation rigoureuse de ce volume étant en général inutile , on s'est contenté d'indiquer le volume de chaque os relativement aux "Volnme. autres os, d'où la division des os en grands, moyens et petits; distinction tout-à-fait vague et futile, attendu que depuis l'os le plus volumineux jusqu'au plus petit, il y a une gradation telle que les limites sont tout-à-fait arbitraires.

Le poids ou la masse du squelette comparé au poids du Pesanteur reste du corps, le poids de chaque os, le poids comparatif spécifique oa

i « « «•»'*.!, densité.

des os entre eux, ne présentent que peu d intérêt; il n en est pas de même de la pesanteur spécifique ou densité des os.

Sous le point de vue de la densité , c'est-à-dire du nombre des molécules sous un volume donné, les os sont les plus pesans de tous les organes. Cette vérité n'est nullement contredite par la légèreté de certains os, qui n'est qu'apparente, et qui dépend des espaces vides ou cellules dont ils sont » creusés.

Au reste, cette densité varie dans les diverses espèces d'os, dans les os de la même espèce, et même dans les différentes parties du même os. Ainsi, dans les os longs , c'est Différente

„ i > ! , i i • / suivant l'es-

a la partie moyenne qu on remarque la plus grande densité; èce d,os les extrémités des mêmes os longs et les os courts ont une densité beaucoup moindre. Les os larges tiennent le milieu entre le corps des os longs et les os courts; parmi les os larges, les os du crâne sont bien plus pesans que les os du bassin.

L'âge influe singulièrement sur la pesanteur spécifique Suivant l'âge.

M OSTÉOtOGIE.

des os* On disait, il n'y a pas long-temps, que les os du vieillard étaient spécifiquement bien plus pesans que ceux de l'adulte , de même que les os de l'adulte sont spécifiquement plus pesans que ceux de l'enfant ; et cela paraissait d'autant plus probable, qu'on admet généralement comme loi constante de l'organisation, que le phosphate calcaire augmente dans les os en raison directe des progrès de l'âge; et on sait que le poids des os dépend en partie de la présence du phosphate calcaire.

Mais sur ce point, comme sur tant d'autres, l'expérience a démenti les prévisions du raisonnement. Ainsi, il est positif que la pesanteur spécifique, de même que la pesanteur absolue de l'os, est beaucoup moins considérable chez le vieillard que chez l'adulte; et cette différence tient à la déperdition de substance que subissent les os, comme d'ailleurs tous les autres tissus par suite des progrès de l'âge, dre ces os dû Ainsi, chez le vieillard, les parois du cylindre des os longs vieillard. OI)t notablement diminué d'épaisseur, tandis que la cavité mé-

dullaire est proportionnellement beaucoup plus considérable. On peut même dire avec Chaussier que la cavité médullaire du corps des os longs a un diamètre d'autant plus grand, que l'individu est plus avancé en âge. Il en est de même des cellules du tissu spongieux qui deviennent beaucoup plus amples, et dont les parois acquièrent une extrême ténuité.

Il se pourrait néanmoins que le poids de la fibre osseuse, ou plutôt de la molécule osseuse du vieillard, comparé au poids de la fibre ou de la molécule osseuse de l'adulte, fût plus considérable : cette présomption n'est-elle pas convertie en certitude par l'analyse chimique qui montre une prédominance de phosphate calcaire dans les os du vieillard ?

Pour lever toute espèce de doute à cet égard, il faudrait râper un os d'adulte et un os de vieillard, et peser au îrébuchet un égal volume de l'une et de l'autre poussière.

Ainsi se trouveraient conciliées les propositions contra-

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