‹ Anatomie descriptiveChapitre 66 sur 113 · DU FÉMUR. $7 S · texte numérisé non relu

DU FÉMUR. $7 S

teneur, au contraire , extrêmement saillant et rugueux , a reçu -Ligne âpre, le nom de ligne âpre. Cette ligne saillante est divisée en deux lèvres et un interstice, afin de faciliter l'indication précise des muscles nombreux qui s'y attachent.

La ligne âpre, plus inégale en haut qu'en bas , se bifurque Sabifurcation à ses deux extrémités. Des deux branches de la bifurcation suPeneuresupérieure, Y externe, extrêmement rugueuse, est quelquefois surmontée d'une éminence assez considérable , et va se continuer jusqu'à l'apophyse volumineuse qu'on appelle grand trochanter. La branche interne , moins saillante, se termine en dedans à une éminence nommée petit trochanter.

Des deux branches de la bifurcation inférieure , l'une, ex- ga bifarcatïon. terne , se porte à la partie externe de l'extrémité inférieure inférieure. du fémur, et se termine à une éminence, au-dessous de laquelle est une petite dépression ou s'insère le muscle jumeau externe. La branche interne s'efface presque totalement dans le lieu où passe l'artère fémorale. Cette ligne reparaît un peu plus bas , et se termine , de même que l'externe , à une éminence très-prononcée, destinée à l'insertion du grand adducteur, au-dessous de laquelle s'attache le jumeau interne. L'intervalle triangulaire qui sépare les deux bran- intervaliepo« ches de la bifurcation inférieure répond à l'artère et à la Plitéveine poplitées.

C'est sur la ligne âpre que se voit le conduit nourricier du fémur qui pénètre l'os obliquement de bas en haut.

B. Extrémité supérieure. L'extrémité supérieure du fémur, qui forme avec le corps de l'os un angle obtus , présente à considérer, i° une tête, i" un col, 3° deux éminences inégales en volume, qu'on appelle trochanters, distingués en grand et en petit.

i°. Tête du fémur. C'est de toutes les éminences du sque- Dépression lette celle qui est le plus régulièrement sphéroïdale ; elle représente à peu près les deux tiers d'une sphère. Elle est creusée vers sa partie moyenne d'une dépression raboteuse, dont

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ja profondeur est variable, et qui donne attache an ligament inter-articulaire.

ÏWrectiou du zû. Col du fémur. Ainsi nommé, parce qui! supporte la tête de l'os, le col du fe'rntir est obliquement dirigé de bas enhaut et de dehors en dedans; il forme, avec le corps du fe'mur, un angle obtus, angle du fémur, rentrant en dedans, saillant eii

nge ufe« dehors, et dont le degré d ouverture est variable dans les divers individus , dans les difierens âges et dans les différens sexes. Tantôt, en effet, cet angle est très-obtus ; tantôt il est presque droit. Cette dernière disposition s'observe surtout chez la femme, et contribue à déterminer ia saillie plus considérable que présente chez elle le grand trochanter.

Le col est aplati d'avant en arrière, et son diamètre vertical est deux fois plus considérable que son diamètre antéro-pos-

Prédominan- . r ■ i> ' "-î ' '■«. 1 1 ' • .. 1 i û

,j. . teneur: don il suit que le coi résiste beaucoup plus aux er-

ce du diamètre * r *

vertical du col forts dirigés contre lui de haut en bas qu'aux efforts dirigés

sur e ïame re cpaYanî en arrjère; disposition tout à l'avantage de la solidité antero - poste- •> r o

rienr. du col, car c'est presque toujours dans le sens vertical qu'a-

gissent les causes de fractures.

face^ducol et ^a ^ace antérieure du col a très-peu de longueur. La face de ses bords, postérieure, beaucoup plus longue , est légèrement concave. Le bord supérieur est très-court, et présente un grand nombre de trous nourriciers ; le bord inférieur a environ le double de la longueur du bord supérieur. Base du col. ^a base du col présente un grand nombre de trous

nourriciers : elle est limitée en avant par des inégalités; en arrière, par le grand trochanter supérieurement ; par le petit trochanter inférieurement ; et dans l'intervalle de ces deux éminences, par une crête saillante qui les unit l'une à Vautre et donne attache au muscle carré de la cuisse.

3°. Le grand trochanter est situé à la partie externe et supérieure du fémur, Moins élevé que la tête, il est

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sur la même ligne que le corps qu'il prolonge en haut. Cette éinirtence dont le volume est considérable , et qui fait sous la peau une saillie très-prononcée, doit être étudiée avec Rapports du soin dans ses rapports : i° avec la crête iliaque qu'il déborde srandtroclianen dehors; 20 avec le condyle externe du fémur; 3° avec la malléole externe, parce que ces rapports servent constamment de guide soit dans le diagnostic, soit dans la réduction des luxations du fémur et des fractures du col ou du corps de cet os. Le grand troehanter , destiné tout entier à des insertions musculaires est quadrilatère , aplati de dehors en dedans et présente, i° une face externe , convexe, qui se termine en bas par une crête saillante , crête du vaste externe, et qui est traversée par une ligne oblique en bas et en ar rière donnant insertion au muscle moyen fessier ; 2.0 une face intente offrant une excavation qui porte le nom de cavité Cavité trodigitale ou troehanter ienne ; 3° un bord supérieur qui donne attache au petit fessier; 4° ,jn bord antérieur , souvent surmonté par un tubercule très-considérable; 5° un bord postérieur donnant attache au carré de la cuisse.

4°. Lepeîit troehanter est une éminence d'insertion située en dedans , en arrière et en bas de la base du col du fémur; c'est une sorte du tubercule conoïde, donnant attache aux tendons des muscles psoas et iliaque réunis.

G. Extrémité inférieure. L'extrémité inférieure du corps g nvoinme du fémur présente un volume considérable; large transversalement , aplatie d'avant en arrière , elle se bifurque et forme deux éminences convexes articulaires qu'on appelle condyles du fémur : on les distingue en interne et externe. Le , ,

J < o Condyles.

condyle externe est sur la même ligne que le corps du fémur. Le condyle interne est hors de rang, fortement déjeté en dedans de l'axe de l'os , et déborde en bas le condyle externe : aussi faut-il , pour les faire porter tous deux sur un même plan horizontal, que le fémur soit obliquement dirigé de haut en bas et de dehors en dedans. Ces deux condyles sontsépa-

Echancmre rés l'un de l'autre , en arrière par une échanerure profonde, liennJ0 " ^" échanerure inter-condylienne ; mais en devant les deux condyies constituent par leur réunion une espèce de gorge ou de poulie ,trochlée fémorale , qui répond à la rotule.

morale. ^a Porti°n de trochlée qui appartient au condyle externe

est plus considérable , plus saillante et un peu plus élevée que celle qui appartient au condyle interne. Chaque condyle présente trois facettes: i° la facette inférieure , articulaire. Facettes des convexe , plus arrondie en arrière qu'en avant : elle répond au tibia et à la rotule; la facette inférieure du condyle interne est plus saillante en arrière que celle du condyle externe ; 20 la facette interne du condyle externe et la facette externe du condyle interne sont profondément excavées et donnent insertion aux ligamens croisés; 3° la facette interne du condyle interne et la facette externe du condyle externe Tubérosîtés présentent chacune un renflement qui porte le nom de tuhérosité du fémur. La tuberosité interne , plus considérable, offre en arrière une dépression que surmonte le tubercule du grand adducteur déjà décrit. La tuberosité externe, moins saillante, présente deux dépressions séparées par un tubercule facile à sentir à travers la peau chez les sujets maigres.

Résumé des connexions. Le fémur s'articule avec l'os coxal, qui lui transmet le poids du corps, et avec le tibia sur lequel il appuie. Il répond aussi à la rotule.

Conformation intérieure. De même que tous les os longs, le fémur est compacte à sa partie moyenne et spongieux à ses extrémités ; son canal médullaire est le type de tous les ca- „ , , naux du même genre.

Nombre des °

points. Développement. Le fémur se développe par cinq points

d'ossification: trois primitifs, dont un- pour le corps et un

pour chaque extrémité ; deux épiphysaires , dont un pour le

Epoque et grand trochanter et un pour le petit.

ordre d'appa?

rition, i°. Le premier point qui paraisse est celui du corps ; il de-

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