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PARALLÈLE DES MEMBRES THORACIQUES ET DES MEMBRES ABDOMINAUX

Nous avons négligé jusqu'ici toutes les applications de

(i) Voyez à ce sujet un mémoire très curieux de'Camper sur les inconvéniens des chaussures étroites auxquelles il attribue, i° la diminution de longueur du deuxième orteil; a° la luxation incomplète de quelques os du tarse les uns sur les autres. On pourrait y ajouter, iB les luxations en-dehors de la première phalange du gros orteil ; a° la luxation en-dedans de la première phalange du deuxième et quelquefois du troisième orteil.

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cette espèce d'anatomie comparée, qui consiste à comparer les différens organes chez le même animal. L'étude des analogies qu'ont entre elles les diverses pièces qui constituent le tronc ne pouvait entrer dans le plan d'un ouvrage qui a pour objet l'anatomie descriptive. Mais nous n'avons pas cru devoir étendre la même exclusion au parallèle des membres thoraciques et abdominaux : ce parallèle est fondé sur des analogies tellement multipliées, tellement évidentes; il a tellement passé dans le domaine de l'enseignement , que nous aurions cru faire une omission grave si nous avions négligé d'en présenter ici un résumé.

Les extrémités thoraciques et les extrémités abdominales Les membres sont évidemment construites sur le même type; mais, affec- th°raci<ïaes et tées à des fonctions spéciales, elles présentent des différences sont construits correspondantes. Je dois remarquer ici que parmi les ana- sur uû m^e logies, les unes sont évidentes, satisfont l'esprit , et facilitent le souvenir de certains détails anatomiques importans ; les autres, au contraire, sont un peu forcées ou tout-à-fait sans résultat : ces dernières ne seront qu'indiquées. Nous allons successivement comparer l'épaule et la hanche, l'humérus et le fémur, l'avant-bras et la jambe, la main et le pied.

A. Parallèle de l'épaule et du bassin.

Avant Vicq-d'Azyr, les anatomistes tout en plaçant la clavicule et l'omoplate parmi les os du membre supérieur, considéraient l'os coxal comme un os du tronc; mais il suffit de la plus simple réflexion pour établir l'analogie de l'épaule et de la hanche.

Pour saisir avec plus de facilité les analogies et les diffé- Parallèle d* rences, il faut, à l'exemple de Vicq-d'Azyr, étudier l'épaule l'épaule avec la renversée , ou , ce qui revient au même, comparer le côté de l'épaule qui répond à la tête, au côté du bassin qui répond au coccyx : rappelons en outre que^ long-temps encore après

3ïo ostéologieJ

la naissance , l'os coxaï est formé de trois pièces distinctes, l'iléon , le pubis et l'ischion, différences. l0* L'épaule forme une ceinture osseuse destinée à fournir

un point d'appui aux membres thoraciques , de même que la hanche fournit un point d'appui aux membres abdominaux ; Indépendance £a ceinture scapulaire est interrompue en avant et

des deux epau- . , L r

les. en arrière : en avant, au niveau du sternum, et en arrière, au

niveau de la colonne vertébrale : d'où résulte qu'il y a deux épaules , tandis que les deux- hanches forment une ceinture Dépendance unique. L'épaule et par conséquent l'extrémité supérieure des deux ban- droites sont donc complètement indépendantes de l'épaule et de l'extrémité supérieure gauches , tandis que les deux extrémités inférieures sont solidaires.

2°. La deuxième différence est relative aux dimensions

comparées du bassin et de l'épaule. Le volume, pour ainsi

Volume co- dire colossal du bassin, l'épaisseur de ses bords, la pro-

Iossal du bas- ,. 1 j , , . .,,. -, , .

• tondeur de ses echancrures , la saillie de ses emmenées

sm. ?

comparées à la gracilité de l'épaule, aux bords si minces de l'omoplate , sont en harmonie avec les usages des membres abdominaux.

3°. La partie large de l'omoplate est l'analogue de la portion iliaque de l'os coxal; la fosse iliaque interne, l'analogue de la fosse sous-scapulaire.

4°. Les fosses sus et sous-épineuses correspondant à la fosse iliaque externe, on est forcé de convenir que rien dans celleci ne correspond à l'épine de l'omoplate.

5°.Lebordaxillaire de l'omoplate répond au bord antérieur de l'os coxal. Le bord spinal est l'analogue de la crête iliaque. Le bord supérieur de l'omoplate correspond au bord postérieur de l'os coxal : on veut même que l'échancrure coracoïdienne qu'on remarque sur ce bord supérieur et le petit ligament eoracoïdien qui convertit en trou cette échancrure , soient les analogues de l'échancrure sciaticrue et des ligamens sacro-sciatiques.

§°t La cavité glénoïde est évidemment l'analogue de la cavité»

ï>ABALLÈl<E DES MEMBRES TEORACIQUES ET ABDOMINAUX. 3l ï

cotyloïde : suivant Vicq-d'Àzyr, l'apophyse coracoïde et Cavités glé* l'apophyse acromion sont représentées, 1 apophyse coracoïde f(°^e8 c c° ^"parla tubérosité de l'ischion, l'apophyse acromion par le pubis. Il y a seulement cette remarquable différence qu'à l'omoplate les deux apophyses sont disjointes et laissent Echancmre entre elles la vaste échancrure acromio - coracoïdienne , ac™mio"cora"

t ,v i, V i.. " i- i ï • - coidienno et

tandis qu a 1 os coxal 1 ischion et le pubis sont réunis , trou sous-puet , au lieu de comprendre entre eux une échancrure , bien* circonscrivent un trou, le trou sous-|pubien. Cette analogie n'est point généralement admise : l'ischion étant destiné à soutenir le poids du tronc dans l'attitude assise, n'a pas d'analogue à l'épaule. Une des analogies les plus frappantes entre l'épaule et le bassin est celle qui existe entre la clavicule et laPpartie horizontale du pubis ; avec cette différence que la clavicule est articulée avec l'omoplate, tandis que le pubis est soudé avec l'ilion.

On peut, sans forcer l'analogie, trouver dans l'union des cla- LlSament lnJ

1 ' m . . terclaviculaire

vicules par le ligament interclaviculaire, une disposition ana- et symphyse logue à celle qui constitue la symphyse du pubis. du pubis.

B. Parallèle de Tos du bras et de l'os de la cuisse.

Pour que le parallèle soit exact, il faut tenir compte de la Comparer le situation relative de ces deux os, comparer le fémur droit ff7mur,dl0U a

*- m 1 humérus gau-

à l'humérus gauche et le côté de la flexion , c'est-à-dire la par- che. tie postérieure du premier au côté de la flexion, c'est-à-dire à la partie antérieure du second. Cela posé , plaçons la ligne âpre du fémur, en avant, à côté de l'humérus, dans sa situation naturelle.

L'humérus,beaucoup moins volumineux que le fémur, est, Différence

-, t ï t • ï u i dans le volu-

sous le rapport de la longueur , moindre d un tiers ; sous le me> rapport du poids et du volume , il est moindre de moitié environ.

L'humérus présente une direction verticale à peu près pa« Dans l'obH» rallèleà l'axe'du tronc: cette direction contraste (*vec l'obli- Hwté»

3xa OSTÉOtOGIK.

quité très prononcée des fémurs qui se touchent inférieurement.

Tans Tinter- Les humérus sont beaucoup plus écartés l'un de l'autre glpare.^ " que les fémurs: cette différence tient à la conformation du thorax de l'homme, lequel est aplati d'avant en arrière, tandis que chez les quadrupèdes il est aplati d'un côté à l'autre, disposition qui favorise le rapprochement des humérus, lesquels servent de colonnes pour la sustentation de la partie antérieure du tronc.

Dans le» L'humérus ne présente point une courbure analogue à

courbures et ^ ^ fémur: il offre, d'une autre part, une torsion beaudans les tor- . . .

sions. coup plus considérable et un sillon oblique qui n'a point

d'analogue au fémur. Nous comparerons successivement les

corps et les extrémités de ces os.

Analogie des ^ paraUèle des corps. La face postérieure de l'humérus aces et des » « > • -t

bords. répond exactement à la face antérieure du fémur; elle est

lisse et arrondie comme elle. La face externe de l'humérus représente le plan externe du fémur , avec quelques différences : toutefois, l'empreinte du grand fessier est évidemment l'analogue de l'empreinte deltoïdienne.

La face interne de l'humérus correspond à l'artère du bras, de même que la face interne du fémur correspond à l'artère de la cuisse.

Le bord antérieur de l'humérus est une espèce de ligne âpre, analogue à celle du fémur, se terminant, comme elle à sa partie supérieure, par une bifurcation.

2°. Parallèle des extrémités inférieures. Bien que les différences entre ces extrémités soient très- prononcées, on peut encore trouver dans chacune d'elles le vestige de toutes les dispositions un peu importantes qu'on observe dans

, l'autre. Ainsi, ne reconnaît- on pas dans les tubérosités in- TnberositeSi - , A . , .

terne et externe de 1 humérus les tubérosités interne et externe du fémur? Dans l'un et l'autre os, ces tubérosités ne sont- elles pas également destinées à des insertions muscu-

ÏARAtïiÈLE DES MEMBRES THORACIQUES ET ABDOMINAUX. 3l3

laires et ligamenteuses? La trochlée hume'rale n'est- elle pas représentée par la trochlée fémorale, avec cette différence qu'au fémur les deux bords de la poulie s'écartent l'un de l'autre en arrière , tandis qu'à l'humérus les deux bords de la poulie restent constamment parallèles? Ne trouve-t-on pas en avant, et surtout en arrière de la poulie fémorale, des dépressions qui sont les vestiges des dépressions coronoïdienne et olécranienne de la poulie numérale? Enfin on peut , sans admettre de différence fondamentale, se rendre compte de la présence de la petite tête de l'humérus qui n'a , il est vrai, rien d'analogue dans l'extrémité inférieure du fémur, en ayant égard à ce que les deux os de l'avant-bras s'articulent avec l'humérus , tandis qu'un seul des os de la jambe s'articule avec le fémur.

3°. Parallèle des extrémités supérieures. De même qu'au fémur, nous trouvons à l'humérus un segment de sphéroïde ou tête , un col qui n'est qu'à l'état de vestige, un grand et un petit trochanters, c'est-à-dire deux tubérosités donnant insertion aux muscles qui sont affectés aux mouveaiens de rotation de l'un et l'autre membre. Seulement à l'humérus les deux trochanters sont beaucoup plus rapprochés l'un de l'autre, puisque 1-e seul intervalle de la coulisse bicipitale les sépare. Enfin, le grand trochanter de l'humérus détermine en grande partie le relief du moignon de l'épaule, de même que le grand trochanter du fémur détermine le relief de la hanche.

Trochléea.

Tètes.

Cols;

Trochanters

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