Du coté du temporal, on trouve, i° la cavité glénoïde
.2° la racine transverse de l'apophyse zygomatique.
Cavité glé- La cavité glénoïde est remarquable, i° par sa profondeur: noïdc da tem- . , T ,, , . , .,,,..,
poral. a° Par sa capacité. La profondeur de la cavité glénoïde est
augmentée par plusieurs éminences qui l'entourent ; ces éminences , sont en dedans , l'épine du sphénoïde ; en arrière , l'apophyse styloïde, et son apophyse vaginale, qui n'est autre chose que la lame antérieure du conduit auditif.
* Sa capacité. ka cavité glénoïde n'est pas moins remarquable par sa
capacité, qui est double ou triple de celle qui serait néccs-
tJn d fi sau'e pour recevoir le condyle : aussi la totalité de cette ca-
âe cette cavité vite n'est-elle pas articulaire , et toute la partie située en
cnlaire.aS "■ '" arriere de la scissure glénoïdaiej est-elle étrangère à l'articulation.
Cette disproportion ne s'observe que chez l'homme et les rurninans, tandis que chez les rongeurs et les carnassiers , il y a une proportion rigoureuse entre le volume du condyle et la capacité de la cavité. La partie de la cavité glénoïde
AftTICOtATION TEMPORO-MAXIIXAraK. 379
postérieure à la scissure nous présente un exemple de ces cavités supplémentaires qui agrandissent ou remplacent la cavité principale dans certaines circonstances. Toute la partie de la cavité glénoïde antérieure à la scissure est articulaireet, par conséquent revêtue de cartilage (i).
La racine transverse de l'apophyse zygomatique, convexe .. aviîeis"p" d'avant en arrière, concave transversalement , également articulaire, et revêtue d'un cartilage qui est la continuation de celui de la cavité glénoïde , offre , par une exception unique dans l'économie , l'exemple de deux surfaces convexes roulant l'une sur l'autre.
Moyens d'union et de glissement. Ce sont un cartilage interarticulaire, un ligament latéral externe et deux synoviales : le ligament latéral interne des auteurs et le ligament stylo-maxillaire n'appartiennent nullement à cette articulation.
1°. Cartilage interarticulaire. Un cartilage est interposé aux surfaces articulaires ; épais à sa circonférence , quelquefois percé d'un trou à son centre , il a la forme d'une lentille biconcave, avec cette particularité, que sa face supérieure est alternativement convexe pour répondre à la cavité glénoïde , et concave pour répondre à la racine trans-
(i) L'étude du condyle et de la cavité glénoïde est de la plus haute importance en anatomie comparée; car, à l'aide des caractères qu'ils présentent , il est facile de reconnaître la tête d'un rongeur, celle d'un carnassier ou d'un ruminant.
i° Chez les carnassiers, les condyles sont oblongs transversalement , nyant tous deux leur grand axe sur la même ligne ; ils sont reçus dans une cavité très-profonde.
a0 Chez les rongeurs, au contraire , le grand diamètre des condyles est dirigé d'arrière en avant.
3° Chez les ruminans, la cavité glénoïdienne est plane, ainsi que là tête du condyle ; la saillie de la racine transverse ne fait qu'un relief à peine marque.
38o I*ES ARTICULATIONS EN PARTICULIER.
verse, tandis que la face inférieure moulée sur le condyle est concave. Il est libre par sa circonférence , excepté en dehors, où il adhère au ligament latéral externe, et en dedans, oùil donne attache à quelques fibres du ptérygoïdien externe. Rapport important à noter sous le point de vue du mécanisme: L'existence d'un cartilage interarticulaire dans une articulation qui est soumise à des pressions aussi considérables , et qui exécute des mouvemens aussi répétés , rentre dans la loi que nous avons indiquée ( Voyez des Articulations en général. )
2°. Ligament latéral externe. Il s'étend depuis l'espèce de tubercule qui existe à la jonction des deux racines de l'apophyse zygomatique, jusqu'au côté externe du col du condyle ; obliquement dirigé de haut en bas et d'avant en arrière, il a la forme d'une bandelette assez épaisse qui recouvre tout le côté externe de l'articulation j il répond en dehors à la peau, en dedans aux deux synoviales et au cartilage interarticulaire.
On décrit sous le nom de ligament latéral interne ou ligament sphéno-maxillaire une bandelette aponévrotique qui n'appartient à l'articulation , ni par sa position , ni par ses usages, et qui s'étend de l'épine du sphénoïde jusqu'à l'épine située en dedans de l'orifice du canal dentaire inférieur. C'est une bandelette très - mince qui recouvre les vaisseaux et 'nerfs dentaires inférieurs qu'elle sépare des muscles ptérygoïdiens.
Le ligament La bandelette qui vient d'être décrite n'exerçant aucune
externe d'une influence sur la solidité de l'articulation temporo-maxillaire, des articula- . • , ,
tions tempo- on pourrait s étonner que cette articulation ne tut pourra-maxillaires vue qUe (J'un seul ligament; mais il faut remarquer que de ligament la- les deux articulations temporo-maxillaires étant solidaires, terai interne a je ]iprament externe de l'une remplit exactement, à l'égard de
1 égard de 1 ar- ° . -, . .
tîculation du l'autre, les fonctions de ligament interne.
cote opposé, jç rangerai dans la même catégorie que le ligament
ARTICULATION TEMPOB.O-MAXIIXAIHE. 38 1
splïéno-maxillaire , le ligament stylo-maxillaire \ bandelette aponévrotique étendue de l'apophyse styloïde à l'angle de la mâchoire inférieure. Cette bandelette est totalement étrangère à l'union des surfaces articulaires. Son utilité se rattache
à l'insertion du muscle stylo-glosse ; elle est désignée par Meckel sous le nom de ligament stylo-mylo-hyoïdien.
3° Deux synoviales existent pour cette articulation: l'une Quelquefois
a -, f ' • i m i' i /• • c les deux syno-
revet la lace supérieure du cartilage, 1 autre la lace mre- viajes COLamu rieure. Quelquefois ces deux synoviales communiquent à n!cluent enUc travers une ouverture du cartilage; la supérieure est plus lâche que l'inférieure : aussi le cartilage interarticulaire est-il lié beaucoup plus intimement au condyîe de la mâchoire qu'à la cavité glénoïde.
Ces deux capsules synoviales correspondent en dehors' au ligament externe; dans les autres sens, à une couche mince de tissu fibreux.
Mécanisme de l'articulation temporo-maxillaire.
Dans le ieu de cette articulation, l'os maxillaire peut être , .Los ^a*1;"
. , , , i -i • ^ i. laue a8u a la
considère comme un marteau mobile qui frappe contre 1 en- manière d'un
clume que représente la mâchoire supérieure; c'est un dou- marteau mo~ ble levier anguleux, dans lequel l.axe du mouvement est représenté par une ligne horizontale qui traverserait à leur Axe da moupartie moyenne les branches montantes de la mâchoire infé- vement. riéure.
Cette articulation , qui appartient à la classe des condy* Hennés , avait été rangée parmi les ginglymes angulaires à raison de la grande étendue de ses mouvemens dans deux sens alternatifs, savoir , l'abaissement et l'élévation; mais elle en diffère par des dispositions anatomiques qui lui permettent de légers mouvemens de latéralité. Elle exécute aussi un mouvement en avant et un mouvement en arrière.
i°. Mouvement d'abaissement. Dans ce mouvement, les con-
Etat de l'ar- dyles roulent d'arrière en avant dans la cavité glénoïde, puis
ils s'engagent sous la racine transverse de l'apophyse zygomati*
que par un mouvement brusque , facile à sentir quand , pen-
, dant l'ouverture de la bouche* on place le doigt sur un des
t°. Dans le ? r b
monvement condyles. Dans ce mouvement de déplacement du condyle, d'abaissement. vang]e jg ja mâchoire se porte en arrière. Le condyle entraîne avec lui le cartilage interarticulaire, car l'union du condyle et du cartilage est telle, que, même dans la luxation , le cartilage n'abandonne jamais le condyle. La cause de cette union réside , non-seulement dans la laxité moindre de la capsule synoviale inférieure, mais encore dans le mode d'insertion duptérygbïdien externe, qui, s'attachant à la fois au col du condyle et au cartilage interarticulaire , les entraîne simultanément.
Voici d'ailleurs l'état dans lequel se trouvent les autres
parties de cette articulation pendant l'abaissement de la
mâchoire inférieure : le ligament latéral externe est tendu;
la synoviale supérieure est distendue en arrière, mais elle
prête facilement à cause de sa laxité. Pour ce qui est de la
Bandelette sphéno -maxillaire ou ligament latéral interne,
comme il s'insère à une distance à peu près égale du condyle
qui se porte en devant, et de l'angle qui se porte en arrière1, il
reste indifférent à ce mouvement, et n'est ni tendu ni relâché.
Mécanisme Quand l'abaissement est porté trop loin , soit par l'effet
delà luxation, d'une percussion sur l'os maxillaire, soit dans un bâillement
convuîsif , le condyle se luxe , et se porte jusque dans la
fosse zygomatique, en déchirant la synoviale supérieure, et
en entraînant avec lui le cartilage interarticulaire (i).
Elle est îm- çe mode de déplacement est impossible chez l'enfant. En
possible cbez l'enfant.
(i) Cette luxation serait bien plus fréquente sans la présence du
cartilage interarticelaire qui, accompagnant toujours le condyle
dans son déplacement , lui offre une surface lisse, sur laquelle il
peut glisser pour rentrer dans sa cavité.
ARTICULATION TEMPOB.O-MAXILLAIRE. 333
effet, à raison de l'obliquité de la branche montante, la partie supérieure du condyle regardant en arrière devrait , pour venir se déplacer en avant , parcourir un espace plus considérable que celui qu'elle parcourt dans la plus grande ouverture possible de la bouche.
2° Dans le mouvement d'élévation , le condyle roule Etat de l'ar-
d, . , i> i »■ « ticnlation dans
avant en arrière sur 1 apophyse transverse, et s enfonce ^élévation.
dans la cavité glénoïde. Le ligament latéral externe est relâché. Les obstacles à une élévation trop grande sont : i° la rencontre des arcades dentaires ,• i° la présence de l'apophyse vaginale styloïdienne et de la paroi antérieure du conduit auditif : aussi, chez le vieillard édenté, chez qui ce mouvement est extrêmement étendu, est-il très-probable que l'am- R"le de 1*
. - . , , ', ' ..', pr } i cavité sapplé-
pleur de la cavité glénoïde a pour eriet de permettre le rap- me,ltaire. prochement des mâchoires. Chez le vieillard , en effet , les bords alvéolaires, dépourvus de dents, n'arriveraient certainement pas au contact sans la portion de cavité glénoïde située derrière la scissure de Glaser.
Le mouvement en avant n'est point, comme le précédent, Monvewent un mouvement de bascule dans lequel la mâchoire roule sur un axe; c'est un mouvement horizontal par lequel le condyle se place en dessous de la racine transverse. Une condition préliminaire qui est indispensable à l'exécution de ce mouvement, c'est un abaissement léger de totalité du maxillaire inférieur.
Dans ce mouvement , tous tes ligamens sont tendus ; s'il était porté trop loin, l'apophyse coronoïde viendrait heurter contre la fosse zygomatique, circonstance qui rend impossible la luxation du condyle.
Le mouvement en arrière ne donne lieu à aucune considération spéciale.
Les mouvemens de latéralité diffèrent des précédens par de ht&alîté. le mécanisme suivant lequel ils s'effectuent. D'abord, ce ne sont point des mouvemens de totalité de l'os. Un des condyles sort seul de sa cavité , tandis que l'autre s'enfonce pro-
fondement dans la cavité glénoïde à laquelle il répond. L'os maxillaire roule donc sur un de ses contîyles comme sur un pivot.
Le ligament latéral externe de l'articulation'' du côté du condyle qui se meut est fortement tendu.
Les mouvemens latéraux seraient bien plus étendus si les deux articulations condyliennes ne se faisaient pas mutuellement obstacle, dans les mouvemens autres que celui d'abaissement, vu la direction opposée des condyles; on peut s'en convaincre en sciant l'os maxillaire à sa partie moyenne , et en imprimant des mouvemens à chacune des moitiés. Du reste, l'apophyse styloïde, l'apophyse vaginale et l'épine sphénoïde s'opposent à tout déplacement en dedans.
Les articulations du thorax comprennent, i° les articulations costo-vertébrales; 2° les articulations chondro-sternalesj 3° les articulations des cartilages costaux entre eux; 4° l'union des cartilages costaux avec les côtes.
Des articulations costo-Vertébraîes.
Préparation. Scier les côtes au niveau de leur angle postérieur. Enlever avec précaution , en avant , la plèvre et le tissu cellulaire subjacent ; les muscles des gouttières vertébrales en arrière. Après avoir étudié les ligamens superficiels , mettre à découvert , i° le ligament interosseux costo-transversaire par une section horizontale de la côte, et de l'apophyse transverse qui la soutient; 2° le ligament interosseux costo-vertébral par une section également horizontale , qui comprenne une vertèbre et une côte, en passant au-dessus de la partie anguleuse de l'articulation. Ce dernier ligament peut également être mis à découvert par une section verticale qui comprendra la côte et les deux vertèbres avec lesquelles elle s'articule. Les articulations costo-vertébral es présentent des caractères communs ; quelques-uns présentent des caractères particuliers, m
ARTICULATIONS COSTO-VKRTlÎBnALESi! 385
Caractères généraux des articulations costo-vertébrales.
A. Surfaces articulaires. Pour cette articulation , les côtes opposent , d'une part , leur tête , à la facette anguleuse formée par la réunion des deux demi^facettes creusées sur les parties latérales du corps des vertèbres dorsales , d'où il résulte que chaque côte s'articule avec deux vertèbres [articulations costo-vertèbrales proprement dites)] d'autre part, leur tubérosité à la facette qui existe sur la partie antérieure des apophyses transverses [articulations costo-transversaires).
Nous ferons remarquer relativement à l'articulation costo- L'articulation
,. , . -, . cr -, t n costo-vertébra-
vertebraie, I que cette articulation oiire 1 exemple dunele est const;
facette anguleuse saillante, reçue dans une facette anguleuse tuée par des £ . j. '..■-.•-, -,,.,. surfaces angu-
rentrante; ce qui a tait dire, mais a tort, que I articulation ieuses.
des côtes avec les vertèbres était un gingîynie angulaire;
2° que dans chaque articulation la demi-facette inférieure est
deux fois plus considérable que la demi-facette supérieure.
Les facettes de l'articulation costo-transversaire sont ,
une facette convexe appartenant à la tubérosité de la
A c v i> i Facette de
cote, et une îacette concave appartenant a 1 apophyse trans- rarticulation verse. Sabatier a avancé que les facettes articulaires dés costo-transverapophyses transverses regardent en avant et en haut dans les vertèbres supérieures, en avant et en bas dans les vertèbres inférieures, et directement en avant dans les vertèbres moyennes. Cette disposition a même été invoquée pour expliquer le mécanisme de la dilatation du thorax, par l'abaissement des côtes inférieures, et par l'élévation des côtes supérieures; mais cette explication est dénuée de fondement.
Indépendamment des surfaces articulaires costo -verte- Articulation braies et costo-transversaires, le col de la côte sans être en ducoldelacôte
, ,. -, . , . i i, i avec l'aponhY-
contact immédiat avec la partie antérieure de I apophyse se u.a[lsverse^ transverse, s'articule en quelque sorte avec elle par symphyse.
B. Moyens d'union. Sous le rapport des moyens d'union, les articulations costo-vertébrales sont à la fois des symphyses et des arthrodies. Les ïigamens sont les uns extérieurs à l'articulation, les autres interosseux. Lîgamenspë- Ligamens extérieurs à V articulation. Ce sont le ligament np enques. vertébro-costal antérieur ou rayonné, les ligamens supérieur etinférieur, le ligament transverso-eostal postérieur , le transverso-costal supérieur.
i°. Le ligament vertébro-costal antérieur ou rayonné naît des deux vertèbres avec lesquelles s'articule la côte et du disque intervertébral correspondant. De là, les fibres viennent en convergeant s'insérer au-devant de l'extrémité de la côte.
a° et 3°. Indépendamment du ligament rayonné, il existe deux petits faisceaux ligamenteux, l'un supérieur, l'autre inférieur qui , de chacune des vertèbres concourant à l'articulation , vont s'insérer à l'extrémité de la côte.
4°. Ligament transverso - costal postérieur (transverse de M. Boyer , costo-transversaire postérieur de Bichat "). Ce ligament consiste en une bandelette qui , du sommet de l'apophyse transverse, se porte obliquement à la partie non articulaire de la tubérosité de la côte.
5°. Ligament transverso-eostal supérieur (costo-transversaire de M. Boyer: costo-transversaire inférieur de Bichat ). Ce ligament naît du bord inférieur de l'apophyse transverse de chaque vertèbre, et se porte de là obliquement, non pasàîa côte qui s'articule avec cette apophyse, mais bien au bord supérieur du col de la côte qui est au-dessous. On remarque toujours dans le lieu de cette insertion une crête ou épine. Ce ligament est quelquefois divisé en deux ou trois faisceaux; il fait suite à une aponévrose mince, qui revêt le muscle intercostal externe, et complète en dehors l'ouverture par laquelle passent les branches postérieures des vaisseaux et nerfs intercostaux. Ce ligament est interposé aux branches antérieures et aux branches postérieures de ces vaisseaux et de ces nerfs.
ARTICULATIONS COSTO-VERTÉERALES. 33?
Lîgamens interosseux. Ils sont au nombre de deux , Ligamensiui° un interosseux costo-vertebral ; 2° un interosseux costotransversaire.
i° Ligament interosseux costo-vertébral. C'est un petit faisceau ligamenteux très-court et très-mince, étendu horizontalement de l'angle saillant que présente la tête de la côte à l'angle rentrant de la facette vertébrale où il se continue avec le disque intervertébral.
2° Ligament interosseux transverso - costal. Il est constitué par des faisceaux ligamenteux entremêlés d'un tissu adipeux rougeâfre, et qui s'étendent de la face antérieure de l'apophyse transverse à la face postérieure du col de la côte. On peut se faire une idée de la force de ce ligament en cherchant à séparer la côte de l'apophyse transverse , après la section des ligamens vertébro-costal antérieur et transversocostal postérieur.
Synoviales. Il existe pour l'articulation des côtes javec les vertèbres, trois synoviales dont une pour l'articulation de la tubérosité de la côte avec le sommet de l'apophyse transverse et deux petites pour les deux facettes que sépare le ligament interosseux costo-vertébral.
Caractères propres à quelques articulations costo-vertéb raies.
Les articulations de la première, de la onzième et de la
douzième côte présentent seules quelques particularités.
i° Articulation cosio- vertébrale de la première côte. La
. , A ce k , . , , . Elle est une
première cote onre a son extrémité postérieure une e3pèce d'énar-
tête arrondie , reçue dans une cavité creusée sur la par- throse. tie latérale du corps de la première vertèbre; cette articulation est donc une espèce d'énarthrose : on ne voit pour elle ni ligament interosseux costo-vertébral, ni ligament transverso-costal supérieur : la synoviale est beaucoup plus lâche que dans les articulations correspondantes,
2° Les articulations costo-vertèbrales delà onzième et de la douzième côte offrent le même caractère que celle de la première en ce sens, que ïa facette articulaire opposée à la côte est creusée sur une seule vertèbre. ïl faut de plus remarquer, au sujet de ces articulations, que la tête de la côte est aplatie ou du moins très-légèrement convexe; et qu'il n'y a point de ligament interosseux costo-vertébral. Le ligament transverso- Les neet 12e costal supérieur est beaucoup plus large et plus fort que dans côtes ne s'arti- }es autres articulations. Les onzième et douzième côtes
calent quavec , f . f
une vertèbre, étant dépourvues de tuberosites, et les apophyses transverses des vertèbres correspondantes n'étant qu'à l'état de ves- L'artîcnlation tige, il s'ensuit que l'articulation costo-transversaire n'existe cosio-transver- toutefois on trouve un ligament interosseux transverso-
saire n existe *■'■'.' °
pas. costal. Tous ces ligamens sont ici beaucoup plus lâches que
dans les autres articulations.
Articulations chondro-sternales.
Au nombre de sept de chaque côté , formées par l'extrémité interne anguleuse des cartilages dont l'angle saillant est reçu dans l'angle rentrant que présentent les facettes latérales du sternum. Les moyens d'union sont, i° un ligament rayonné Ligament ou chondro-sternal antérieur, ligament assez fort qui s'entre-
rayonné anté- . t v 't v t i
rieur. croise sur la ligne médiane avec le ligament correspondant
du côté opposé et se confond soit avec le périoste, soit avec
les insertions aponévro tiques des grands pectoraux, dans la
Ligamens au- couche aponévro tique très-épaisse qui revêt le sternum;
rieur1"1, ' 2° ^-euxPei^s ligamens, l'un supérieur, l'autre inférieur, ô° unli-
gament rayonné ou chondro-sternal postérieur , beaucoup
rayonné pos- moins fort que l'antérieur.
teneur. Pour moyen de glissement; synoviale qu'on n'admet
que par analogie : voilà les caractères généraux de ces articulations.
Les premières, deuxième, sixième et septième articulations ' chondro-s tenrçjgs présentent quelques parti çularités, x ° le car-
ARTICULATIONS CHONBRO-SÏEÏUSfALES. 389
tilage delà première côte tantôt se continue avec le sternum, tantôt s'articule comme les cartilages des autres côtes. Chez un suj et qui a servi à mes leçons, la première côte était excessivement mo bile, parce que son cartilage, au lieu de se continuer avec le sternum, côtoyait par son bord supérieur le bord latéral de cet os auquel il était uni par des ligamens et venait s'articuler par une extrémité étroite immédiatement au-dessus de la deuxième côte ; 2e le second cartilage présente à son extrémité interne une disposition anguleuse beaucoup plus marquée que les autres; son angle saillant est reçu dans l'an- Lîgamentingle rentrant qui résulte de l'union des deux premières pièces terosfeuxde |a
° . . deuxième arti-
du sternum. Quelquefois un ligament interosseux va de l'an- cubtionchongle rentrant du sternum à l'angle saillant clu cartilage ; en sorte dr°-ste«iale. qu'il existe alors pour cette articulation deux synoviales; d'ailleurs la synoviale unique qui existe habituellement est beaucoup plus prononcée que dans les autres articulations chondro-sternales. 3° Les articulations des sixième et septième cartilages, indépendamment des ligamens antérieurs, pré- Ligament
sentent un ligament chondro-xiplioïdien , plus ou moins fort, chondro-xï-
, . ii~ ta/ / pkoïdien.
qui va s entre-croiser avec le ligament au cote oppose, audevant de l'appendice xiphoïde et de l'extrémité inférieure du sternum. Quelquefois ce ligament n'existe que pour le septième cartilage : il est destiné non-seulement à fortifier les articulations chondro-sternales , mais encore à maintenir dans sa position l'appendice xiphoïde.
Articulations chondro- costales.
i° L'union des cartilages avec les côtes estime articulation immobile; l'extrémité antérieure de la côte est creusée pour recevoir l'extrémité externe du cartilage : il n'existe pas de ligament. Le périoste est le seul moyen d'union, comme pour les articulations des os du crâne.
3gO DES ARTICULATIONS EN PATITJECUMES.
Articulations des cartilages costaux.
Les premier, deuxième, troisième, quatrième et cinquième cartilages costaux ne s'articulent pas entre eux, à moins qu'on ne veuille considérer comme moyens d'union les lames aponévrotiques, quelquefois très-fortes, qui Font suite aux muscles intercostaux externes et qui occupent toute la longueur des cartilages. Les sixième, septième, huitième cartilages, souvent le cinquième et quelquefois le neuvième présentent de véritables articulations. Des apophyses carti- Apophyse lagineuses naissent des bords voisins , et viennent au contact : ' quelquefois il y a deux facettes articulaires entre le sixième et le septième cartilage. Des fibres verticales réunies en fais- Ligament an- ceaux, pour constituer deux ligamens, l'un antérieur pli S
térieur et pos- ,, , . , , .
teneur, épais, 1 autre postérieur plus mince : tels sont les moyens
d'union. Une synoviale beaucoup plus distincte que celle des Synoviale, articulations chondro-sternales, tel est le moyen de glissement. Les septième, huitième et dixième cartilages ne présentent pas toujours des facettes articulaires , mais sont simplement unis par des ligamens verticaux.