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CAN ISME DU THORAX

Le thorax remplissant le double usage , i° de protéger les organes qu'il renferme , a0 de concourir par ses mouvemens aux phénomènes de la respiration , son mécanisme doit être examiné sous ce double rapport.

A- Mécanisme du thorax relativement à la protection des organes thoraciqnes. \

Résistance du j» Voici par quel mécanisme le thorax résiste aux pressions

taoraxanxvio- . . . ,..,., " . , 1

leacesqnia«'is- ou aux percussions violentes dirigées d avant en arrière; le

sent dans le sternum est soutenu par les quatorze côtes qui, comme au- *ens antéro ,, ~ , . ,

postérieur, tans q arcs-boutans, opposent leurs résistances reunies aux

MÉCANISME DU THORAX. 3g I

causes de déplacement ou de fracture. Aussi est-il excessivement rare de voir le sternum enfoncé et la fracture simultanée de toutes les côtes qui le soutiennent , quelque violent qu'ait été le choc. L'élasticité des cartilages et des côtes , non moins que la multiplicité des articulations que présente le thorax, sont des circonstances favorables à la solidité, car elles atténuent l'intensité des chocs extérieurs en absorbant une partie de la quantité de mouvement. Cependant j'ai vu un cas de chute sur le sternum, qui eut pour résultat la fracture de toutes les côtes sternales, dételle sorte qu'on eût dit d'une section de la paroi antérieure du thorax faite pour une préparation anatomique.

Je dois aussi faire remarquer que la flexibilité des côtes et Possibilité de

, . .. ' r i ' • lésions des vis-

de leurs cartilages permettant une forte dépression sans cères thoracifracture du sternum , on s'explique la possibilité de contu- 1aes sans n'ac-

A . , tore da ster-

sions et même de déchirures du cœur, des poumons et des nBm oa des gros vaisseaux , sans fracture des os du thorax. Du reste , cotesune circonstance qui fait varier considérablement le degré de résistance de la paroi antérieure du thorax , c'est l'état de L'état des

1A , -, , -, • i • a muscles inflne

relâchement ou de contraction des muscles qui doivent être sar je de<n.é de considérés comme des arcs-boutans actifs et contractiles de résistance du la voûte dont le sternum est la clef.

2° Dans le cas de pressions ou de percussions latérales , le „,,

1 * ' Mécanisme

thorax résiste à la manière d'une voûte dont le cintre est de la résistance

représenté par la convexité des douze côtes et dont les piliers fns es V1.°" r r r lences qui

sont le sternum en avant, les vertèbres en arrière. Les chocs s'exercent laté-

extérieurs ne pouvant porter simultanément sur toute 1 eten- * ement*

due des parois latérales , tandis qu'en devant les pressions

ou les percussions portent à la fois sur toute l'étendue du

sternum soutenu par ses quatorze supports , il en résulte

que les côtes n'offrent latéralement qu'une résistance isolée, et Résistance

beaucoup

se fracturent bien plus facilement que dans les chocs dirigés moindre, d'avant en arrière : du reste , dans les pressions latérales , de même que dans les pressions anléro - postérieures, quand les muscles élévateurs des côtes sont contractés , la résis-

tance de ces os est beaucoup plus considérable : aussi, voit -on clés individus supporter dans cette circonstance des poids énormes , qui dans l'état de relâchement des muscles détermineraient probablement la fracture des côtes.

Tout ce qui a été dit du mode de résistance des côtes, ne s'applique nullement aux côtes asternales qui , n'étant point fixées au sternum , se dépriment vers la cavité abdominale.

B. Mécanisme du thorax relativement à la mobilité. Différence Le thorax ne présente pas une égale mobilité dans toute son

entre la partie ».. ..•.-.' ": ù> ' i

moyenne etles etenclue- ka partie moyenne , qui repond au cœur et qui est parties latéra- formée par le sternum et la colonne vertébrale , ne jouit que

les (la thorax ■», ,.,.,,. . ,. , . , ,

sous le rapport d ime mobilité très circonscrite, tandis que les parties latedela mobilité, raies qui répondent aux poumons, jouissent au contraire d'une grande mobilité.

Les raouvemens du thorax consistent dans une dilatation et dans un resserrement alternatifs, qui ont fait comparer son mécanisme à celui d'un soufflet : or, ces mouvemens sont le résultat composé des raouvemens, qui se passent, i° dans les articulations costo-vertébrales; 2° dans les articulations chondro-sternales: 3* dans les articulations des cartilages les uns avec les autres. Ce n'est qu'après avoir ainsi analysé les raouvemens partiels que nous pourrons exposer 4° les mouvemens de totalité de chaque côte , et 5° les mouvemens d'ensemble du thorax.

1°. Mouvemens des articulations cosio-vertêb raies.

Ces articulations ne permettent que des glissemens très-limités. Dans ces mouvemens , chaque côte représente un levier qui se meut sur le point d'appui que lui présente la colonne vertébrale. Elle peut décrire desmouvemens: i°de*

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