ARTICULATION RADIO-CUBITALE MOYENNE. 4T
"S3 Articulation radio-cubitale moyenne, ou ligament interosseux.
On donne assez improprement le nom de ligament interos- Le ligament s eux à une aponévrose qui occupe l'intervalle compris entre interos*eu^e!,t
r ± 1 r spécialement
le radius et le cubitus, et qui paraît avoir pour principal usage destiné à des
de servir à des insertions musculaires. Celte membrane est msei;tlonsaras-
cnlaires.
plus large à sa partie moyenne qu'à ses extrémités, qui ne s'étendent point jusqu'aux limites de l'espace interosseux. En haut et en bas existe un intervalle qui, d'une part, sert au passage de nerfs et de vaisseaux, et qui, d'une autre part, permet au radius de se mouvoir plus facilement sur le cubitus. Les fibres de l'aponévrose interosseuse sont obliquement dirigées de haut en bas, et de dehors en dedans, c'est-à-dire du radius au cubitus.
Cette membrane interosseuse présente ordinairement à sa face postérieure plusieurs faisceaux dirigés obliquement de haut en bas et de dedans en dehors; le plus élevé et le plus fort de ces faisceaux porte le nom de ligament Ligament de rond ou de corde ligamenteuse de fVeilbrecht. Il s'étend obliquement en bas et eu dehors, à partir du côté externe de l'apophyse coronoïde du cubitus jusqu'à la partie inférieure de la tubérosité bicipitale du radius. Sa direction est donc précisément inverse de celle des fibres du ligament interosseux.
Mécanisme des articulations radio- cubitales.
Ces articulations , comme toutes les trochoïdes, ne permettent qu'une seule espèce de mouvement, savoir, des mouvemens de rotation qui prennent ici des noms particuliers. Le mouvement de rotation en avant est nommé mouvement de pronat/on; le mouvement de rotation en arrière constitue la supiîiation. •
Ces mouvemens doivent être examinés dans l'articulation
radio-cubitale supérieure et dans l'articulation radio-cubitale inférieure.
A. Mécanisme de l'articulation radio- cubitale supérieure. ■*
Monvement i°» Mouvemens de pronation. Dans ce mouvement, la partie
de pronation. interne Je ]a tête du radius roule d'avant en arrière sur la
petite .cavité sigmoïde du cubitus ; ce mouvement peut être
porté assez loin pour que le radius décrive sur son axe une
demi- circonférence.
Malgré l'obstacle qu'opposent au déplacement, d'une part, la partie postérieure du ligament annulaire qui est la partie la plus résistante de l'anneau; d'une autre part, la présence
Fréquence , * , .' ■ , . ,, „
des déplace- "es deux petits crochets qui existent, iun en avant, 1 autre mens de l'ex- en arrière de la petite cavité sigmoïde du cubitus; enfin, mal-
trémité supé- ,., • .,, , f. \. , '• ~ '\,' " , ',."■ \
rieure du ra- gre 1 avantage qui resuite, pour la solidité, de 1 emboîtement dius chez les de la petite tête de l'humérus par la cavité supérieure du
enfans. .. ,. i i i r
radius , il arrive que dans des mouvemens ae pronation forcés, la tête du radius s'échappe en arrière. Aucun déplacement, peut-être, n'est plus fréquent dans l'enfance que la luxation incomplète en arrière de l'extrémité supérieure du radius; ce qui dépend de la laxité plus grande du ligament annulaire, et de l'emboîtement moins parfait de la petite tête numérale dans la cupule du radius. La cause déterminante de ce déplacement est la pronation forcée , si fréquente chez les enfans qu'on tient par la main, et qu'on veut retenir dans leurs chutes.
2°. Dans la supination, la tête du radius tourne sur son
Mouvement , , .
de supination. axe en sens inverse, cest-a-dire, que sa partie interne glisse d'arrière en avant sur la petite cavité sigmoïde du cubitus. C'est en devant que le déplacement tendrait à s'effectuer, si le mouvement de supination était porté trop loin (i).
(i) Ce déplacement est très-rare, à cause de la saillie, disposée en crochet, de l'extrémité antérieure de la cavité sigmoïde, et sans doute aussi parce que le mouvement de supination forcé est trèsrare, Le professeur Pugès m'a dit avoir vu laluiation en avant de
ARTICULATION RADIO-CUBITALE. !\ï I
B, Mécanisme de l'articulation radio-cubitale inférieure. Examinés dans l'articulation radio-cubitale inférieure, les Dâ,ns rartl"
, cnlation radio-
mouvemens de pronation et de supination présentent un me- cubitale infécanisme tout-à-fait inverse : car le radius, au lieu de tourner ™eure le ra-
1 dins au lieu de
sur son axe par un véritable mouvement de rotation , tourne tourner sur son
autour de la petite tête du cubitus par un mouvement de **e tourne au- 1 r tour du cubi-
circumduction. Cette différence résulte , d'une part , de la tus.
courbure du radius, et d'une autre part, de la grande étendue transversale de son extrémité inférieure, dont le diamètre transverse est le rayon de l'arc de cercle qu'il décrit autour du cubitus. Dans les mouvemens de pronation , la petite cavité sigmoïde roule d'arrière en avant sur ia bordure articulaire de la petite tête du cubitus ; dans les mouvemens de supination, elle glisse en sens inverse, c'est-à-dire d'arrière en avant. *On voit donc que dans l'articulation radio-cubitale inférieure, c'est une surface concave qui se meut sur une surface convexe, tandis que le contraire a lieu pour l'extrémité supérieure.
Ce qui impose des bornes à ces mouvemens, ce n'est pas le cartilage triangulaire. Les ligamens antérieur et postérieur peuvent seuls produire ce résultat ; mais dans un mouvement de pronation forcé, ils peuvent se z'ompre, et la tête du cubitus se déplacer en arrière ; dans les mouvemens de supination forcés, la tête du cubitus peut se déplacer en avant. 11 est à remarquer que dans le cas de déplacement du cubitus, ce n'est pas la tête du cubitus qui déchire la capsule , c'est la capsule qui se rompt sur le cubitus,* car, ainsi que nous le verrons plus tard, le cubitus est immobile dans son articulation cubito-carpienne, et ne prend aucune part aux mouvemens partiels de l'avant-bras.
l'extrémité supérieure du radius, et en avoir constaté l'exister. ce par l'autopsie.
C. Mécanisme des articulations radio-cubitales, considéré relativement au corps des deux os.
Etâtduliga- Les mouvemens de pronation et de supination exami-
ttiènt interos- , , . , , .
seax pendant nes relativement au corps des deux os , présentent, le premier les mouvemens un croisement à angle aigu, de telle manière crue le radius
de pronation et . ,...,.,. - ,
de supination. vient par son extrémité inférieure se porter au-devant du cubitus, tandis qu'il reste en dehors supérieurement. Le mouvement de supination consiste dans le retour du radius à 1 état de parallélisme avec îe cubitus. Dans le mouvement de pronction, le ligament interosseux est relâché; dans le mouvement de supination, il est distendu; l'absence de ligament interosseux à la partie supérieure de l'avant-bras , où il est remplacé par la corde ligamenteuse de Weitbrecht, permet une plus grande étendue des mouvemens de rotation (1). tltihte de l'es- L'existence de l'espace interosseux est une condition indis-
pace interos- , .
sens. pensable pour 1 exécution des mouvemens de pronation et
de supination. Aussi toute méthode curative qui, dans les
fractures de l'avant-bras, n'a pas pour objet la conservation
de cet espace, doit-elle être rejetée.
Le cubitus ne Dans l'exposé qui vient d'être fait du mécanisme des arti-
prend aucune * l ,,.-.,.
part aux mou- cuiations radio-cubitales , le cubitus a ete considère comme vemensdepro- un axe immobile sur lequel le radius exécutait en bas des
nadoaetdeso- , . ,. ., -, . i-ii
pination. mouvemens de circumduction ; mais Je cubitus prend-il quel-
que part à ces mouvemens? Cette opinion a été soutenue par plusieurs auteurs.
(i) Si le ligament interosseux, dont les fibres sont obliquement dirigées de haut en bas du radius vers le cubitus , se prolongeait jusqu'à la partie supérieure de l'espace interosseux , il gênerait beaucoup les mouvemens de supination, en bornant les mouvemens de la tubérosité bicipitale à laquelle s'insère un des muscles supinateurs de l'avant-bras , le biceps; mais la corde ligamenteuse allant s'insérer au-dessous de la tubérosité bieipitaîe, et présentant une direction oblique de haut en bas du cubitus vers le radius, ne peut nuire en rien à l'étendue des mouvemens de rotation.
ARTICULATION R%DIO- CARPIENNE. ^2j
Sans entrer dans le développement des théories diverses Expérience qui ont été successivement émises à ce sujet, nous indique- i^i le prouve. rons une expérience qui résout la question d'une manière péremptoire.
Si on met à découvert toutes les articulations du membre thoracique, depuis l'épaule jusqu'à la main, et qu'on maintienne l'humérus dans une immobilité absolue en le serrant dans un étau, on voit que dans les mouvemens de pronation et de supination qui sont imprimés à lavant-bras, le radius se meut sur le cubitus, qui reste tout-à-fait immobile; on voit aussi qu'il est absolument impossible de faire exécuter le plus léger mouvement de latéralité au cubitus ;l'engrènement de l'articulation du coude s'y oppose d'une manière absolue.
Quand l'humérus n'est pas maintenu dans une immobilité complète , la rotation de cet os se joint à celle qui se passe dans les articulations radio-cubitales.
Enfin, on remarque que quand les mouvemens de rotation du radius s'exécutent pendant la demi-flexion de l'avantbras, ils sont accompagnés de légers mouvemens alternatifs de flexion» et d'extension dans l'articulation huméro-eubitale.
* Articulation radio-carpienne.
Préparation. Enlever avec précaution les gaines fibreuses des tendons fléchisseurs et des tendons extenseurs.
Cette articulation appartient à la classe des articulations conâyliennes ou condylarthroses.
A. Surfaces articulaires. j.° Du côté de la main , le scaphoïde, Surfaces arle semi -lunaire et le pyramidal forment un condyle brisé, oblong transversalement, revêtu de cartilages articulaires qui se prolongent plus en arrière qu'en avant.
2°. Du côté de lavant-bras , surface articulaire concave , également oblongue transversalement, formée par les extrémités inférieures du radius et du cubitus. Le radius , qui forme à lui seul les deux tiers de cette surface, répond au
scaphoïde et au semi-lunaire, et présente une crête antéropostérieure , ainsi qu'un léger rétrécissement d'avant en arrière dans le lieu qui correspond à l'intervalle de ces deux os. Le cubitus répond au pyramidal, mais par l'intermède d'un cartilage interarticulaire : c'est le cartilage triangulaire déjà décrit qui remplit la double fonction de cartilage interarticulaire et de ligament. La surface concave que présente l'avant-bras inférieurement est complétée des deux côtés par les apophyses styloïdes radiale et cubitale.
B. Moyens d'union. 11 existe pour cette articulation deux ligamens latéraux, des ligamens antérieurs, et des ligamens postérieurs.
Ligament la- i°. Le ligament latéral externe naît du sommet de l'apo-
tcr&l t* xtp.rrif*
physe styloïde du radius, et va s'insérer en sélargissant à la partie externe du scaphoïde, immédiatement eh dehors de la surface articulaire radiale.de cet os : les faisceaux antérieurs de ce ligament sont les plus forts. Ligament la- a<\ j^ ifo-ûment latéral interne est très-grêle; il naît du
terni interne
sommet de l'apophyse styloïde du cubitus, et se divise en deux faisceaux, dont l'un se fixe au pisiforme, l'autre au pyramidal.
ligamens an- 30^ Uaamens antérieurs. Ils sont au nombre de trois; tous teneurs. ° ,
s'étendent du radius aux os du carpe. Le ligament antérieur
externe naît de l'apophyse styloïde du radius, et va se confondre avec les ligamens antérieurs du carpe. Le ligament antérieur moyen , fort étroit et court, naît du bord antérieur de l'extrémité inférieure du radius, dans la partie attenante à l'apophyse styloïde ; de là il se porte un peu obliquement en dedans, à l'extrémité antérieure du semi-lunaire — Le ligament antérieur interne naît aussi du bord antérieur du radius, mais en dedans du précédent ; de là il s'étend à l'extrémité antérieure du semi-lunaire, Ce ligament est très-fort, et se continue avec le cartilage triangulaire. Ligamens ^0> Ligamens postérieurs. Beaucoup moins forts que les précédons, ils sont étendus obliquement du bord postérieur
ppsîct'
leurs.
ARTICGLVTION RADIO -CARPIËKNE. 4'"-»
de la facette du radius à l'extrémité postérieure du pyramidal
et du semi-lunaire. Le faisceau destiné au pyramidal est très
épais.
Nous pouvons remarquer , eu égard aux liganiens anté- ^J;^™6"*
rieurs et postérieurs de l'articulation radio-carpienne , que postérieurs s'é-
tous viennent exclusivement du radius, et tendent à lier in- tendent du ra-
' , , dins anx os du
timement l'extrémité inférieure de cet os à la première carpe.
rangée du carpe, et par conséquent à la main.
Membrane synoviale. Elle est lâche en arrière, où elle n'est
recouverte qu'en partie par les ligamens que nous venons de ,,..,, ai i i j Qnelqnefois
décrire : elle est revêtue dans tout le reste du pourtour de C0In^nuuica-
l'articulation par des fibres ligamenteuses éparses , qui tion de la sy-
-, c -r î î ' • r -^ i noviale radio-
la tortillent, et dont la présence avait tait admettre par ca rpienne avec
quelques anatomistes l'existence d'une capsule orbiculaire la synoviale de
.,.,. .. . /~,i r • l'articulation
pour 1 articulation radio-carpienne. Quelqueiois cette syno- rS^-lo. cnbityle viale communique avec celle de l'articulation radio-cubi- infisrienre. taie inférieure par une ouverture qui existe à l'union du cartilage triangulaire, avec le bord inférieur de la facette sigmoïde du radius. Cette même synoviale de l'articulation radio - carpienne communique quelquefois par les espaces interosseux qui séparent les os de la première rangée du carpe avec la synoviale générale du carpe.
Indépendamment des moyens d'union qui viennent d'être décrits, on doit noter comme concourant à accroître la solidité de cette articulation, en devant, la présence des tendons fléchisseurs; en arrière , celle des tendons extenseurs.
Mécanisme de l'articulation radio-carpienne.
Cette articulation, étant de la classe des condyliennes, présente les quatre mouvemens de flexion , d'extension , d'adduction et d'abduction , et le mouvement de circumduction qui n'est que le passage successif d'un de ces mouvemens à l'autre.
i°. Mouvement de flexion, pans ce mouvement, le cpndyle.
tl'1.6 DES AK.TIGULA.TÎ59NS EN PARTICULIER.
formé par la première rangée du carpe glisse d'avant en ar-
i^idi ne i ar- ., 1} f . , . 0 , . it i t i •
ticnlation nen- riere sur l extrémité intérieure de lavant-bras. JLes ligamens dant la flexion, postérieurs sont tendus, ainsi que les tendons des muscles extenseurs. Quand ce mouvement de flexion est porté trop loin, une luxation peut s'opérer par la déchirure des iigamens postérieurs, et alors l'extrémité inférieure des deux os de lavant-bras vient se placer en devant de la surface articulaire des os de la première rangée du carpe. Toutefois nous devons remarquer que la possibilité des luxations de l'articulation radio-carpienne a été contestée.
Pendant l'ex- 20. Dans £ extension , le condyle formé par le carpe roule d'arrière en avant sur la cavité inférieure de l'avant- bras ; et comme le condyle offre une surface articulaire plus prolongée en arrière qu'en avant , il en résulte que le mouvement d'extension peut être porté plus loin que le mouvement de flexion : les ligatnens puissans de l'articulation radio-carpienne, et les ligamens latéraux eux-mêmes qui, d'après une disposition généralement observée, sont plus rapprochés du sens de la flexion que de celui de l'extension, imposent des limites à ce dernier mouvement.
Jl faut remarquer, au reste, que le mouvement d'extension est le mouvement le plus facile de la main sur l' avant-bras : on peut en juger par la grande force dont jouit la main dans l'attitude où elle fait avec lavant-bras un angle droit du côté de l'extension , c'est-à-dire en arrière (i). Pendant l'at- 3°. Dans Y abduction, le condyle formé par le carpe roule dans le sens de sa longueur, c'est- à -dire transversalement et de dehors en dedans, tandis que le bord radial de la main s'incline sur le bord radial de l'avant-bras : ce mouvement est borné par la rencontre mutuelle de l'apophyse sîyloïde et de l'apophyse externe du scaphoïde.
(i) l^ous ferons observer qu'il est presque impossible d'isoler le mécanisme des articulations du carpe de celui de l'articulation radio-carpienne; si ce mécanisme a été présenté isolément, c'est afin de se conformer rigoureusement à l'exactitude des diviàons an;it;omiques.
ARTICULATIONS DU CARPF. 427
4°. Dans Y adduction, le bord cubital de la main s'incline sur Pendant radie bord cubital de lavant-bras; il est borné par le choc du sommet de l'apophyse styloïde contre le pyramidal , ainsi que par la tension du ligament latéral externe.
On conçoit que dans les mouvemens de latéralité , lesquels s'exécutent dans le sens de la plus grande longueur des surfaces, les d épi acemens soient très-difficiles ; on conçoit en outre que quand ils ont lieu, ils doivent toujours être incomplets.
Le mouvement de circumduction n'est que la succession des divers mouvemens qui viennent d'être indiqués. La main décrit un cône qui a plus d'étendue dans sa moitié postérieure qui correspond au mouvement d'extension, que dans sa moitié antérieure qui correspond au mouvement de flexion : il est bien plus restreint encore dans l'adduction et l'abduction.
Articulations du Carpe.
Ges articulations comprennent, i° les articulations des os de chaque rangée Jîntre eux ; 2° les articulations des deux rangées entre elles.'
A. Articulations des os de chaque rangée.
Préparation. i°. Enlever les tendons extenseurs et fléchisseurs; 2° séparer la main de l'avant-bras, puis la première rangée de la seconde , et enfin les os de chaque rangée les uns des autres , en examinant leurs moyens d'union avant de les séparer complètement.
Surfaces articulaires. Les articulations des os de chaqueran- Surfaces argée sont des amphi arthroses , et présentent en conséquence Ucua,res' une partie continue et une partie contiguë. Les os de la première rangée se correspondent par des surfaces obliques; ceux de !a seconde rangée se correspondent par des surfaces dirigées verticalement et plus étendues.
Moyens d'union. Deux classes de ligamens appartiennent
à ces articulations : les uns sont étendus entre les facettes qui se correspondent, ligamens interosseux ; les autres sont/?eripheriques , et se divisent en palmaires et dorsaux. Ligamens pal- Les ligamens palmaires et dorsaux sont des faisceaux fi-
maires et dor- , . ,,
saux. nreux qui s étendent transversalement ou obliquement de
chacun des os du carpe à ceux qui lui sont contigus. Les ligamens dorsaux sont beaucoup plus minces que les palmaires.
Ligamers m- £es Haamens interosseux ne présentant pas une disposition terosseux. ■ ° i i j.
exactement semblable dans les deux rangées , nous examinerons successivement ceux de la première et ceux de la seconde.
i°. Ceux de la première rangée n'oceupent que la partie la plus élevée des facettes qui se correspondent ; ces ligamens ne sont autre chose que des petits faisceaux fibreux étendus : l'un , du scaphoïde au semi-lunaire; l'autre, du semi-lunaire au pyramidal : quelquefois ils sont interrompus en partie, et présentent des ouvertures qui établissent une communication entre la synoviale générale du carpe et celle de l'articulation radio-carpienne.
2°. Les ligamens interosseux delà deuxième rangée sont beaucoup plus épais que ceux de la première; toute la portion non-articulaire des facettes , par lesquelles les os se correspondent, est destinée à l'insertion de ces ligamens, qui sont très-serrés, d'un tissu fibreux, plus sec et plus dense que le tissu rougeâtre qui unit entre eux les os de la première rangée. 11 résulte de ces dispositions que les os de la deuxième rangée sont plus solidement unis entre eux que ceux de la première, dont les ligamens interosseux sont lâches et permettent une certaine mobilité. L'articulation du pisiforme avec le pyramidal mérite une description spéciale.
Articulation du pisiforme avec le -pyramidal.
Pour cette articulation, le pisiforme présente une facette
articulaire unique qui s'articule avec la facette antérieure du pyramidal.
Cette petite articulation présente quatre ligamens: i° deux inférieurs très -forts; l'un externe, obliquement étendu de l'apophyse unciforme de l'os crochu au pisiforme; l'autre interne , vertical , qui vient s'insérer à l'extrémité supérieure du cinquième métacarpien; 2° deux ligamens latéraux , larges et minces , qui fortifient en avant et en arrière la capsule synoviale.
La capsule synoviale est le plus souvent une petite poche isolée; quelquefois elle est une dépendance, un prolongement de la synoviale de l'articulation radio-carpienne.
B. Articulation des deux rangées du carpe entre elles.
L'articulation des deux rangées entre elles présente au milieu une énarthrose , et de chacme côté «ne arthrodie.
Surfaces articulaires. Elles consistent en une tête ou émi- Les sm.faoes nence sphérique reçue dans une cavité, disposition qui con- articulaires^
t x it'j7 T-iii t présentent à la
stitue le caractère propre de lenartnrose. Jin dedans et en fois le carac. dehors de l'énarthrose , sont des surfaces planes qui consti- tère des énar-
11 i !• t ai*' f ' i a i tb roses et des
tuent 1 arthrodie. La tête bnsee est formée par la tête du amodies, grand os, réunie à l'apophyse supérieure de l'os crochu; la cavité, également brisée, est constituée par les facettes inférieures du scaphoïde, du semi-lunaire et du pyramidal. Cette cavité , fortement échancrée en avant et en arrière , est complétée dans ces deux sens par deux ligamens: l'un antérieur, l'autre postérieur , qu'on peut appeler ligamens glénoïdicns, en ayant égard à leur position sur le pourtour de la cavité, et à leur usage, qui est d'en augmenter la profondeur. Le ligament glènoïdien postérieur est composé de fibres transversales qui s'insèrent à la première rangée, dont ils ferment l'échancrure postérieure. Le ligament glènoïdien antérieur } beaucoup plus épais que le premier, appartient à la seconde rangée; il se confond avec les ligamens antérieurs de
43o DES ARTICULATIONS EN PARTICULIER.
l'articulation- des deux rangées entre elles, et s'étend transversalement de l'os crochu au trapèze, en passant au-devant du col et de la tête du grand os. Indépendamment de ces deux ligamens glénoïdiens, on trouve:
i°. Un ligament antérieur. Celui-ci est très-épais. De la face antérieure du grand os , il s'étend par rayons divergens aux trois os de la première rangée qui forment la cavité énartlirodiale, dans laquelle est reçue la tête du grand os , savoir , au scaphoïde, au semi-lunaire et au pyramidal.
2°. Un ligament postérieur, qui consiste seulement en quelques fibres obliquement étendues des os de la première rangée à ceux de la seconde.
En dedans et en dehors de l'énarthrose carpienne, on trouve une artlirodie. i°. En dedans, se voit l'articulation du pyramidal avec l'os crochu, articulation qui est constituée par des surfaces planes , et que fortifie un ligament postérieur, très-mince, un ligament antérieur, beaucoup plus épais que le précédent, et enfin , un ligament latéral interne.
2°. En dehors de l'articulation énartlirodiale de la tête du grand os , se voit l'articulation du scaphoïde avec le trapèze et le trapézoïde. Les surfaces articulaires sont, du côté du scaphoïde , une espèce de tête ou plutôt une convexité alongée; du côté du trapèze.el du trapézoïde , deux facettes concourant à former une concavité dans laquelle est reçue la convexité du scaphoïde. Cette petite articulation est fortifiée par des ligamens : deux antérieurs , partant tous les deux du scaphoïde, et allant se rendre, l'un au trapèze, l'autre au trapézoïde • deux postérieurs qui offrent la même disposition que les précédens, mais qui sont beaucoup plus minces.
Capsule synoviale. Une synoviale unique, extrêmement
lâche, surtout en arrière, revêt les surfaces articulaires par
Cûls-de-sac lesquelles se touchent la première et la seconde rangée.
SïîSâle "en* ft^s cette synoviale fournit en outre autant de petits culs-de-
tre les os de sac n\ïï\ y a d intervalles entre les os de chaque rangée, c'est-
d^wpeT8** à-dire qu'elle en fournit trois en bas et deux en haut.
Mécanisme du Carpe.
Le mécanisme du carpe doit être considéré sous le l'apport Condition»
i îii i ii 7 •/• ' favorables à la
de la solidité et sous le rapport de la mobilité. solidité du car-
Les conditions favorables à la solidité sont: Pe-
i°. La multiplicité des os du carpe ;
2°. L'engrènement réciproque des deux rangées;
3°. Les nombreux moyens d'union des os de chaque rangée entre eux. Aussi le carpe résiste-t-il aux chocs les clus violens ; ce qui dépend en grande partie de la déperdition qu'éprouve la quantité de mouvement dans les nombreuses articulations du carpe.
Sous le rapport de la mobilité , on doit distinguer, i°. les mouvernens qu'effectuent les uns sur les autres les os de chaque rangée; 2°. les mouvernens des deux rangées.
i°. La mobilité partielle des os d'une même rangée les Caractère «le
uns sur les autres est à peine appréciable , et ne donne lieu moblllte du
, . . 7, carpe,
à aucune considération particulière.
2°. La mobilité des deux rangées l'une sur l'autre est au contraire plus remarquable. L'articulation énarthrodiale de la tête du grand os n'exécute de mouvernens qu'en avant et en arrière; les arthrodies qu'on observe de chaque côté de l'énarthrose ne lui permettent aucun mouvement de latéralité.
Mécanisme de l'énarthrose carpienne. i°. Le mouvement d'extension est très-borné , à raison de la résistance des lieamens antérieurs de l'articulation.
2°. Le mouvement de flexion, au contraire, est beaucoup plus considérable; il peut être porté assez loin pour déterminer la luxation de la tête du grand os en arrière. Le peu d'épaisseur et la laxité des bandelettes postérieures , ainsi que la laxité de la synoviale en arrière, expliquent la facilité des mouvernens de cette articulation en devant. Il importe de remarquer que l'énarthrose carpienne prend aux mouvernens
de flexion de la main une part plus active que l'articulation radio-carpienne elle-même ; circonstance qui est du plus haut intérêt pour l'intelligence du mécanisme du carpe.
Articulations métacarpiennes.
Séparés les uns des autres dans leurs corps , les métarcarpiens sont unis par leurs extrémités. Nous allons examiner successivement les articulations : i° des extrémités carpiennes; a0 des extrémités digitales.
i° Articulations des extrémités carpitnnes des métacarpiens.
Ce sont des symphyses ou amphiarthroses.
. Sarfaces AVm, A ^Surfaces articulaires. Elles occupent les parties latérales Scalaires. J , , .
de l'extrémité carpieune des métacarpiens , et sont en partie
contiguës, en partie continues. La partie contiguë se présente sous l'aspect d'une facette surmontée de cartilage , faisant suite à la facette qui s'articule avec le carpe. La partie destinée à être continue est rugueuse.
Moyens d'u- B. Moyens d'union. Les ligamens sont interosseux, dorsaux et palmaires. Les ligamens inîerosseux sont des faisceaux fibreux courts et serrés, extrêmement résistans, interposés aux portions rugueuses des facettes latérales de deux métacarpiens voisins. Ils constituent le moyen principal d'union de ces os, ainsi qu'on peut s'en assurer en essayant de les séparer après avoir divisé les ligamens dorsaux et palmaires. Les ligamens dorsaux et palmaires consistent en des faisceaux fibreux, transversalement étendus de l'un à l'autre métacarpien. Les ligamens palmaires sont beaucoup plus considérables que les dorsaux,
a0 Articulation des extrémités digitales des os métacarpiens.
Bien que les extrémités digitales des os du métacarpe ne soient pas articulées entre elles, à proprement parler entre
ARTICULATIONS CARPO-MÉTACARPIEKNES. 4^3i
elles , cependant comme ces extrémités sont continues, et exe- Ligament cutent des mouvemens les uns sur les autres, une synoviale transverse du
ai r ' r métacarpe.
revêt les surfaces contiguës, et favorise leurs mouvemens; en
outre, un ligament palmaire est étendu transversalement au
devant de ces extrémités, et les unit lâchement les unes aux
autres. Ce ligament est commun aux quatre derniers métacar- Il est étran-
piens. Le métacarpien du pouce en est dépourvu. On peut le 8er au Premiei> ■t z r ii métacarpien.
considérer comme formé par la réunion de tous les ligamens antérieurs des articulations métacarpo-phalangiennes , continus,^ laide de petits ligamens qui vont de l'un à l'autre de ceshVamens antérieurs. Pour mettre à découvert ce ligament,
o es '
il suffit d'ouvrir les gaines fibreuses des tendons fléchisseurs des doigts, d'enlever les petits muscles lombricaux , les nerfs et les vaisseaux collatéraux des doigts.
On peut considérer 1 'aponévrose interosseuse comme repré- De l'aponésentant, par rapport au corps des os métacarpiens, l'apo» vrose interos névrose dite ligament interosseux de l'avant-bras.
Les muscles interosseux complètent, ainsi que nous le verrons, les moyens d'union des os du métacarpe entre eux.
Articulations carpo- métacarpiennes.
Facettes articulaires. Ce sont, d'une part, les facettes inférieures des os de la deuxième rangée du carpe; d'autre part, les facettes de l'extrémité supérieure des os métacarpiens.
Nous pouvons considérer toutes les articulations carpo- On peut métacarpiennes comme constituant une seule et même arti- cousu erer
L comme ior-
culation à surface brisée. L'articulation du trapèze avec le mant une seule métacarpien du pouce, celle du cinquième métacarpien avec ^face brisée4 l'os crochu, méritent seules une description spéciale.
A. articulations des deuxième, troisième et quatrième métacarpiens avec le carpe.
Surfaces articulaires. L'articulation des deuxième, troisième et quatrième métacarpiens avec le carpe nous présente une ligne sinueuse.
43/j. DES ARTICULATIONS EN PARTICULIER.
En procédant de dedans en dehors , l'articulation des quatrième et troisième métacarpiens avec les os carpiens correspondans , forme une courbe assez régulière , à concavité tournée en haut; mais le deuxième métacarpien, s'articulant par une triple facette avec le trapèze, le trapézoïde et le grand os présente une surface anguleuse. Emboîtement ^e deuxième métacarpien emboîte par une surface concave du deuxième transversalement la facette concave en sens opposé du tra-
métacarpien. / ~ i > • i ir i'i i
pezoïde , et s articule par deux facettes latérales avec le trapèze et le grand os , en sorte qu'il entre pour ainsi dire dans le carpe par deux saillies anguleuses reçues dans l'intervalle des trois os avec lesquels il s'articule. IL suit de là que les articulations carpo-métacarpiennes présentent non point des surfaces concaves et convexes favorables à la mobilité, mais bien des surfaces anguleuses qui témoignent de l'immobilité de ces articulations.
Moyens d'union. Des ligamens distingués en dorsaux et palmaires , les uns et les autres très-forts, très-courts, trèsserrés , maintiennent les surfaces articulaires en rapport tellement intime, que ces articulations prés entent l'immobilité des symphyses.
Ligamens Ligamens dorsaux. Beaucoup plus forts que les ligamens
palmaires, composés de plusieurs couches superposées dont les plus profondes sont les plus courtes. Pour l'articulation Au nombre ^u deuxième métacarpien , il existe trois ligamens dorsaux : de trois pour un m0jen , étendu du trapézoïde a cet os; un externe, qui p;en- " vient du trapèze, et qui cache l'insertion du tendon du pre-
mier radial externe; un interne qui vient du grand os : le pre-
Au nombre m-ier est vertical les deux derniers sont obliques. Pour Tarde deux pour . . . ., , . . , .. le 3°. ticulation du troisième métacarpien, il existe deux ligamens
dorsaux : l'un vertical , qui vient du grand os ; l'autre obli-
un seul nonr oue t qui vient de l'os crochu. Pour le quatrième métacar-
ïe 4e- pien , existé un ligament dorsal plus Joug et plus lâche que
les précédens.
ligamens Ligamens palmaires. Ils sont beaucoup moins prononcés
ARTICULATIONS CARPO METACARPIENNES. 4^5
que les précédens ; ce qui contraste avec les ligamens palmaires du carpe. On n'en trouve point pour le deuxième métacarpien : le tendon du radial antérieur paraît en tenir lieu. Pour l'articulation du troisième métacarpien, existent trois An nombre ligamens: un externe qui vient du trapèze, un moyen qui de trois pour
, , . . . iv , t-, c le 3e métacar-
vient du grand os , un interne qui vient de 1 os crochu. JtLnnn ien pour l'articulation du quatrième métacarpien , il existe un ligament palmaire qui vient de l'os crochu.
Synoviale. La synoviale des articulations carpo-métacar- La synoviale
-, \ -îi -ii i cirpo-métacar-
piennes est la continuation de la synoviale des articulations ..;enne est une du carpe, et se prolonge même entre les extrémités supé- dépendance de
, , , •,, -la synoviale
neutres des os du métacarpe; et comme, dune autre part , la Carpîenne. synoviale du carpe communique avec l'articulation radio-carpienne, on conçoit quels ravages doit produire l'inflammation, lorsqu'elle envahit quelqu'un des points de cette synoviale.
Je dois signaler ici un ligament interosseux ou latéral, qui Ligament în-
tcrossenx ou naît du grand os et un peu de l'os crochu , et va s'insérer au latéral.
côté interne du troisième métacarpien. 11 isole presque complètement les articulations des deux derniers métacarpiens. Ce ligament interosseux latéral étant destiné au troisième métacarpien, déjà pourvu de ligamens très-forts, renforce singulièrement l'articulation de cet os.
B. Articulation carpo -métacarpienne du pouce. Cette arti- L'articnlaculation bien distincte et complètement isolée des autres ar- ^aearriieanedu] ticulations carpo-métacarpiennes, est remarquable par la dis- ponce présente
. . i P • i • r> i a , • l'emboîtement
position des surtaces articulaires, il y :a emboîtement reci- réciproque. proque entre le trapèze qui est concave transversalement , convexe d'avant en arrière , et le premier métacarpien qui est convexe et concave en sens opposé. Elle est le type des articulations par emboîtement réciproque.
Pour moyens d 'union , capsule fibreuse orbiculaire. inter- Capsule fîrompue en dehors, et que remplace même quelquefois dans Lreasc' ce sens le tendon du long abducteur du pouce, capsule orbiculaire qui est beaucoup plus épaisse en arrière qu'en avant,
et assez lâche pour permettre des mouyemens étendus dans Synoviale tous ^es sens ■ ^ cette articulation appartient une synoviale propre. isolée dont les rapports , tous d'une grande importance ,
sont les suivans: i° en arrière, les tendons extenseurs du pouce; 2° en dehors, le tendon épanoui de l'abducteur; 3° en dedans, les muscles interosseux et l'artère radiale au moment où elle pénètre dans la paume de la main pour devenir arcade palmaire profonde; 4° en avant, les muscles de l'éminence thénar.
C. Articulation carpo-mèlacarpienne du cinquième métacarpien. L'articulation du cinquième métacarpien avec l'os crochu a beaucoup d'analogie avec la précédente. On trouve entre l'os crochu et cette extrémité supérieure, une sorte Espèce d'em- d'emboîtement réciproque analogue à celui qui existe entre
boitement ré- , , . . , ,
ciproque. *e premier métacarpien et le trapèze. iLn outre, une sorte de capsule orbiculaire très-forte en avant, mince en arrière, incomplète en dehors à cause de la présence du quatrième mé- Capsule iî- taearpien , capsule assez lâche , maintient en rapport les surreuse ac e. £aces articulaires. Le tendon du cubital postérieur fortifie en arrière cette articulation , de la même manière que le tendon du long abducteur du pouce fortifie l'articulation du trapèze avec le premier métacarpien.
Synoviale La synoviale de cette articulation appartient en même
commune au tempsà l'articulation du quatrième métacarpien. On pourrait 4'metacarpien. r , , • . - * ..; ..;'..; ,
à la rigueur considérer les quatrième et cinquième métacarpiens comme formant avec l'os crochu une seule et même articulation , et le ligament interosseux latéral comme complétant la capsule orbiculaire de l'articulation. D'une autre Les articul. part , le deuxième et le troisième métacarpien forment avec carpo-métacar- je «rancj os le trapézoïde et une petite facette du trapèze,
piennes consti- " ..,.,.. n ...
tuent trois ar- une articulation bien distincte; enhn une autre articulation
ticnlations dis- egt pr0pre au premier métacarpien et au trapèze : en tout
trois articulations distinctes pdtir les articulations carpo-mé-
lacarpiennes, dont une à surfaces articulaires simples, et
deux à surfaces articulaires brisées.
ARTICULATIONS CARPO-ÎIÉTACARMENNES. 4^7
Mécanisme des articulations carpe-métacarpiennes.
Le mécanisme des articulations carpo-métacarpiennes doit être étudié sous le double rapport, i° de la solidité- a° de la mobilité.
i°. Sous le rapport de la solidité, les os du métacarpe se prêtent un mutuel appui et résistent en commun à l'action a.n,e es
* rr os metacar-
des corps extérieurs : aussi ne sont-ils susceptibles de se frac- piens, sons le turer que par l'action de causes assez violentes pour en bri- "PP?1? ser plusieurs à la fois. Pour que l'un d'eux se fracture seul, il faut qu'il soit soumis à l'action d'une cause fracturante qui agisse isolément sur lui. Ainsi, j'ai vu une fracture du troisième métacarpien produite par la chute d'une baguette de feu d'artifice.
Ce qui donne au métacarpe une si grande solidité, ce n'est influence pas seulement la résistance simultanée des diverses pièces qui .es ar*icc a"
t . tions metacar-
le constituent, mais encore les articulations qui unissent ces piennes sur la pièces et qui deviennent, le siège d'une déperdition dans la solldite* quantité de mouvement, une partie de cette quantité de mouvement étant employée à produire un glissement des surfaces articulaires , qui est sans résultat dans la transmission définitive des chocs.
2°. Sous le rapport de la mobilité, ces articulations ne jouissent que de mouvemens de glissemens obscurs ; ce qui dé- cons*st™° ,jang pend de la disposition anguleuse des facettes articulaires, de des glissemens la sinuosité de la ligne articulaire commune, de la force et ° scurs" de la brièveté des ligamens tant extérieurs qu'interosseux.
Toutefois , la mobilité des différens os du métacarpe est ^.. ' i • i • ha i a • • i. • i • y Différence
bien loin d être la même. Ainsi , 1 articulation du trapèze des articula-
avec le premier métacarpien tient le premier rang; elle est ti°ns ca^P°-
,-.■.. metacarpien-
en quelque sorte hors de ligne sous ce rapport comme sous nes , sous le celui de sa position, et mérite une description particulière. raPPort de ,a
iv • i> • i. • . . , , mobilité.
En second heu vient 1 articulation du cinquième métacarpien; en troisième lieu, l'articulation du quatrième. Quant aux articulations du deuxième et du troisième métacarpiens,
elles ont l'immobilité des symphyses. Un mot* sur le mécanisme des articulations du premier et du cinquième métacarpien avec le carpe.
Mécanisme de l'articulation du trapèze avec le premier métacarpien. Il résulte de l'emboîtement réciproque des surfaces articulaires que cette articulation permet quatre mouvemens, qui sont: la flexion, l'extension , Vabduction, l'adduction, et par conséquent la circutnduction. Flexion oLli- La flexion n'est pas directe, mais oblique en dedans et que qm cons- en avant . c'est cette flexion oblique qui constitue le moiwe-
titne 1 opposi- - i i.
tion. ment d'opposition, mouvement caractéristique de la main,
mouvement très-étendu et dont l'exagération peut amener Une luxation en arrière, d'autant plus i'acile que le ligament orbiculaire a très-peu d'épaisseur dans ce sens.
L'extension peut être portée au point que le premier métacarpien fasse un angle droit avec le radius : la théorie con-
Extension
trèa-considé- ǰ^ ^a possibilité de la luxation en avant par suite de ce rabie. mouvement; mais un bien petit nombre de causes tendent à
exagérer l'extension, et d'ailleurs la moitié antérieure du ligament orbiculaire est extrêmement résistante : aussi n'existet-il dans les auteurs aucun exemple particulier de cette luxation.
Quant à Y abduction , elle est très-étendue ; son exagéra- Abduction . i i • i i » • * très-étendue. tlon peut amener la luxation en dedans; car le trapèze étant
placé sur un plan antérieur au reste du métacarpe, les os métacarpiens voisins ne mettent aucun obstacle au déplacement.
Adduction. Enfin Y adduction directe est bornée par la rencontre
du deuxième métacarpien.
Mécanisme de F articulation du cinquième métacarpien avec
Vos crochu. Cette articulation présente en quelque sorte le
Elîeprésente vestige des mouvemens de l'articulation précédente : comme
vestige es cette dernière, elle serait exposée aux luxations si elle ne pré-
îiiouvemens de ' I * i
l'articulation sentait des connexions intimes avec les autres métacarpiens; taca'-~)'merme" ^e te^e soirte (lue ^a même cause qui tend à déplacer le cin-
ARTICULATIONS MÉTACARPO-PHALANGIIÎNNES. 4^9
quième métacarpien , tend également à déplacer le quatrième.