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ARTICULATIONS DES MEMBRES ABDOMINAUX

Les articulations du bassin sont, i° Les symphyses sacroiliaques ; a° la symphyse pubienne ; 3° l'articulation sacro-coccygienne. Cette dernière articulation a été décrite avec celles de la colonne vertébrale.

Symphyses sacro-iliaques.

Préparation, i° Isoler le bassin du reste du tronc ; 2° séparer la colonne pubienne par deux traits de scîe verticaux à dix-huit lignes de chaque côté de îa symphyse pubienne; 3° luxer un des os coxaux; 4° préparer les ligamens antérieurs de la symphyse sacro-iliaque, du côté opposé; 5° pratiquer ensuite une coupe horizontale qui divise l'articulation sacro -iliaque en deux moitiés, l'une supérieure, l'autre inférieure.

L'articulation sacro-iliaque est du genre des symphyses ou amphiarthroses.

A. Surfaces articulaires. Ces surfaces, qui appartiennent

au sacrum et au coxal , sont en partie contiguës, en partie con-

Snrfaces en tinues. La partie de cette surface qui est contiguë est anté-

partie conti- rieure à l'autre: elle a îa forme de l'auricule, dont le bord

guè's , en par- . ■ ,

tie continues, convexe serait tourné en avant; c'est à cette portion qu on donne le nom de surface auriculaire. La portion de surface,

SYMPSYSES SACRO-ILIAQUES. 447

qui est continue, au moyen de fibres ligamenteuses , La part;e est située en arrière, et comprend, pour le coxal, tout Tes- commue est

r . 111 hérissée d'as-

pace qui existe entre la surface auriculaire et le bord pos- pérîtes, térieur de l'os; pour le sacrum, toute la partie des faces latérales qui n'est pas occupée par la face auriculaire. Cette portion de surface est remarquable par les dépressions et les saillies extrêmement raboteuses qu'elle présente.

Les surfaces articulaires ont ceci de particulier, qu'elles Sinuosités

. des surfaces

sont sinueuses ? alternativement concaves et convexes, et articulaires.

qu'elles offrent une double obliquité très-prononcée, savoirî

une première obliquité de haut en bas, une seconde obli- Double obh-

r *' ' quile.

quité d'avant en arrière et de dehors en dedans, de telle façon que le sacrum représente entre les os coxaux.im double coin: d'une part, dans le sens vertical; d'une autre part, dans le sens anléro-postérieur. '

B. Moyens d'union. Les surfaces auriculaires sont revêtues Car*Jage m- . . gueux,

d'un cartilage qui est plus épais sur le sacrum que sur le coxal.

Ce cartilage est remarquable par les aspérités de sa surface, qui contrastent avec l'aspect lisse des autres cartilages articulaires. Une synoviale difficile à démontrer chez l'a- Synoviale dulfce et le vieillard , mais manifeste chez l'enfant et chez m^utrer> la femme pendant l'état de grossesse est destinée à cette articulation. Lesligamens de cette articulation sont :

i°. Un ligament sacro-iliaque antérieur, couche fibreuse, Ligamens

très-mince, qui revêt en devant l'articulation, et qui se com- '

pose de fibres étendues transversalement du sacrum au coxal;

2°. Un ligament sacro-iliaque supérieur , très-épais, étendu Supérieur, transversalement de la base du sacrum, à la partie attenante de l'os coxal ;

3°. Un ligament interosseux: c'est lui qui constitue le plus ïnter°sseux. puissant moyen d'union de cette articulation. Il est composé d'une multitude de faisceaux ligamenteux entrecroisés , -ho- mem résistans. rizontalement étendus du coxal au sacrum, remplissant la presque totalité de l'excavation profonde qui est comprise

ileo-lombaire.

entre ces deux os, laissant entre eux de petits intervalles remplis dégraisse, et parcourus par des veinules multipliées.

Parmi ces faisceaux, il en est un qui mérite une descrip- Ligament , x *

vertical posté- tion spéciale: il consiste en une bandelette à peu près vertinenr. cale, longue et résistante, qui , de l'épine iliaque postérieure

et supérieure, s'étend jusqu'à un tubercule épais, appartenant à la troisième vertèbre sacrée: on peut l'appeler ligament sacro-iliaque vertical postérieur.

4°. On peut rattacher à cette articulation le ligament ile'o- Ligament lombaire qui , du sommet de l'apophyse transverse de la cinquième lombaire, s*étend à la partie la plus épaisse de la crête iiiaque, c'est-à-dire au renflement qu'elle présente à deux pouces au-devant de l'épine iliaque postérieure et supérieure. Ce ligament consiste en un faisceau triangulaire épais et trèsrésistant.

Symphyse pubienne.

Préparation, Elle n'exige aucune indication particalière; seulement, pour bien apprécier l'étendue respective de la partie contiguë et de la partie non contiguë" de lar symphyse , il faut la soumettre à * une coupe horizontale, et une verticale d'avant en arrière.

A. Surfaces articulaires. Ovalaires, présentant leur grand Surfacespla- diamètre dans le sens vertical, ces surfaces sont planes, obli-

nes , ovalaires, ; -, \ .\ L

Bon confi - quement coupées d arrière en avant et de dedans en degurees, ^f hors : d'où il résulte qu'elles sont séparées par un intervalle

par rapport a l A l

l'autre. triangulaire , dont la base est en avant et le sommet en

arrière.

Nous devons faire remarquer à ce sujet qu'il existe beau- . ' coup de variétés dans l'étendue respective de la partie contiguë et de la partie continue des surfaces articulaires. Quelquefois les surfaces sont continues lune à l'autre dans leur presque totalité 5 d'autres fois, au contraire, elles sont contiguës dans presque toute leur étendue. J'ai rencontré cette dernière disposition d'une manière très- manifeste sur iasym-

physe d'une jeune femme morte dans le sixième mois de la grossesse.

B. Moyens d'union. Ce sont;

i°. Un ligament pubien antérieur: couche fibreuse, très- Ligament pu. mince, qui se confond en arrière avec le ligament interos- ^ien antérieur, seux; il se compose de fibres qui partent de lepine de chacun des os pubis , et se portent de là obliquement à la face antérieure de l'os pubis du côté opposé ; celles du côté gauche passent devant celles du côté droit,

2°. Un ligament pubien postérieur, extrêmement mince, qui

o l -* ' . ' t- Ligament

recouvre la saillie que forment en arrière, au niveau de leur pubien posarticulation, les os pubis. Cette saillie, qui est très-prononcée teriear* chez les sujets avancés en âge, paraît due au déjettement en arrière de la table postérieure de l'os, déjettement qui dépend selon toute apparence de la pression qu'exercent l'une contre l'autre les surfaces articulaires que nous avons dit être contiguës en arrière et écartées en devant. J'ai vu chez une femme récemment accouchée, morte de péritonite, cette Epine pn-

... , . i 1 • • u / • i tienne posté-

sailhe postérieure du pubis constituer une sorte d épine de rieuro. quelques lignes de diamètre d'avant en arrière»

3°. Un ligament pubien supérieur très- épais , qui se conti- . nue de chaque côté avec un cordon fibreux qui matelasse en bien supérieur, quelque sorte le bord supérieur des os pubis , et en efface les

inégalités.

4°. Un ligament pubien inférieur ou triangulaire, très-fort , Ligament puqui fait suite au ligament antérieur et au ligament interos- ^ien inférieur, seux, et que constituent des fibres croisées en sautoir: ce ligament émousse l'angle que forment, par leur réunion, les os pubis et donne à l'arcade la courbe régulière qu'elle offre à la tête du foetus pendant l'accouchement.

5°. Enfin un ligament interosseux qui occupe toute la por- .^ tion de surface articulaire qui n'est pas contiguë, et présente de terosseux. grandes variétés d'épaisseur chez les différens individus. Ce ligament, qui est le principal moyen d'union des os pubis ,

45o DES ARTICULATIONS EN PARTICULIER.

est composé de fibres croisées en sautoir, à la manière des disques intervertébraux.

De la membrane sous-pubienne et des ligamens sacro-sciatiques.

Nous rapprochons de l'histoire des articulations du bassin la description de la membrane sous-pubienne et des ligamens sacro-sciatiques , tout en faisant remarquer que ce sont moins de véritables ligamens que des aponévroses servant à com-

teatSles0parois P^ter ^es parois du bassin, sans être d'aucun avantage pour

du bassin. la solidité des articulations pelviennes.

Peut-être aussi ont-elles pour usage, dans le travail de l'accouchement, de rendre moins forte la pression des parties molles de la mère comprises entre la tête de l'enfant et les parois osseuses du bassin.

i°. Membrane, sous-pubienne ou obturatrice.

M , Elle ferme le trou sous-pubien excepté dans sa partie su-

sous-pubienne. périeure où se voit «ne éehancrure qui convertit en canal la gouttière dans laquelle passent les vaisseaux et nerfs souspubiens. Fixée dans sa demi - circonférence externe au pourtour même du trou sous-pubien, cette membrane s'attache dans sa demi-circonférence interne à la face postérieure de la branche ascendante de l'ischion; ses deux faces donnent attache aux muscles obturateurs. Elle se compose de faisceaux aponévro tiques qui s'entrecroisent dans toutes sortes de directions.

a°. Ligamens sacro-sciatiques.

Au nombre de deux, divisés en grand et en petit: nous

leur conservons le nom de ligamens, en ayant égard plutôt

à leur forme fasciculée qu'à leurs usages, qui sont à peine

relatifs à l'union des os du bassin.

Grand lîga- Le grand ligament sacro-sciatique naît de la lèvre interne

sSiaoet*™0 &e k tubérosité ischiatique qui présente une crête pour

ARTICULATIONS DO BASSIN. A tfyt

cette insertion , et de la branche ascendante de l'ischion par un large bord recourbé , à concavité supérieure , qui forme avec la face interne de cette tubérosité une gouttière protectrice des vaisseaux et nerfs honteux internes. Immédiatement après son origine , ce ligament se ramasse sur luimême, devient très-étroit et très-épais, se dirige de bas en haut et dèdehors en dedans, puis s'élargit considérablement , et s insère aux bords du coccyx, du sacrum, et même un peu à l'extrémité postérieure de la crête iliaque. Son bord sur périeur se continue avec une lame aponévrotique qui revêt le pyramidal. Recouvert par le grand-fessier, auquel il donne des insertions, il recouvre le petit ligament du même nom.

Le petit ligament sacro-sciatique , situé au-devant du pre- pet;t uga.

cèdent, extrêmement mince, naît du sommet de l'épine scia- ment sacr°-

•i i , ,, ■ r l 5cia%ue.

tjque ; il se porte en dedans , s épanouit et se conioncl avec

la face antérieure du grand ligament sacro-sciatique.

Les deux ligamens sacro-sciatiques divisent la grande

échancrure sacro-sciatique en deux trous distincts : i°. Le trou

supérieur, très-considérable , ayant la forme d'un triangle, Trous sacro-

à angles arrondis, rempli en grande partie par le muscle *cia,1(*ucs • l

o ' i o 1 1 bupeneur.

ischio - coccygien et le pyramidal , donne en outre passage aux grands et petits nerfs sciatiques , aux vaisseaux et aux nerfs fessiers , ischiatiques et honteux internes , et à une grande quantité de tissu cellulaire : c'est par cette ouverture que se fait la hernie appelée sciatique. 2°. Un second <,. f>>, trou beaucoup plus petit est situé entre l'épine sciatique et la tubérosité de l'ischion , et donne passage au muscle obturateur interne, aux vaisseaux et nerfs honteux internes.

Mécanisme du bassin.

Le mécanisme du bassin doit être envisagé sous quatre points de vue bien distincts : i° relativement à la protection des viscères contenus dans sa cavité; i° relativement au rôle qu'il joue dans le mécanisme de la station et de la pro-

JjSa DBS AUTICtîLATIOTTS EN r-ARTICTJLIER.

gression; 3° relativement au rôle qu'il joue dans l'accouchement; 4° eu égard a«x mouvemeus qui se passent dans ses articulations avec d'autres os, et dans les articulations des os qui le composent.

1° Mécanisme du bassin considéré comme organe de protection*

Les circonstances de conformation qui se rapportent à la protection des viscères contenus dans le bassin , sont les suivantes :

Protection en ^ "^n arr^rej l'a présence de la colonne sacrée, protégée arrière. elle-même , ainsi que les nerfs qu'elle renferme, par la saillie

considérable des tubérosités iliaques postérieures , qui la débordent dans une étendue notable ;

, , , a0. Sur les côtés , la présence des crêtes iliaques , la saillie Sur les cotes. ; ' r . u.

considérable des trochanters qui préserve si souvent le bassin du choc des corps extérieurs.

v 3°. En avant, la protection est beaucoup moins efficace,

en raison de la vaste échancrure qu'il présente dans cette région.

L'absencepartielle des parois osseuses à la partie antérieure est en rapportavecles variations considérables de volume dont sont susceptibles les viscères que renferme le bassin , va- Conditions riations qui auraient été incompatibles avec l'existence d'une

défavorables enceinte osseuse non dilatable.

ppur la pro» . ,

tection. L'absence de parois osseuses au niveau des trois vastes

échancrures que présente le détroit inférieur du bassin , est encore une circonstance défavorable sous le rapport de la solidité, mais qui se rapporte à des utilités d'une autre nature, et notamment au mécanisme de l'accouchement. Mode de r$ ^e mode de résistance du bassin , surtout à la partie antétisuncc da neure, où il est plus spécialement accessible à l'action des 3Mm' corps extérieurs, se rattache au mécanisme des voûtes. Une

partie de la quantité de mouvement se perd dans la production du léger glissement que permet, la symphyse. Mais

lorsque la résistance du bassin est surmontée, il est facile de prévoir que les parties qui doivent se briser, sont les branches ascendantes de l'ischion au niveau de leur union avec la branche descendante du pubis.

a°. Mécanisme du bassin relativement à la station et à la progression*

Le rôle du bassin dans la station se rapporte à la transmission du poids du tronc aux membres abdominaux. Or, cette transmission s'effectue par la colonne sacrée qui appuie ellemême sur les os iliaques. Nous devons ajouter, pour ne rien Transmission

, . , . , j. directe d'une

omettre, qu une petite partie du poids est transmise directe- petjte partie da

ment aux fémurs par les os iliaques qui soutiennent les poids par les

viscères abdominaux. Sous ce dernier point de vue, je ferai

remarquer l'ampleur et l'évasement des fosses iliaques de

l'homme comparées à celles des animaux, ampleur et éva-

sement qui se rapportent évidemment à la station bipède.

Sous le rapport de la transmission du poids par le sacrum, Transmission , , ,. . . . par le sacrant.

nous devons noter les dispositions suivantes:

i°. Les dimensions considérables du sacrum, qui attestent Dansions

7 ■*• considérables

la destination de l'homme à l'attitude bipède. du sacrum.

a*. L'articulation à angle obtus du sacrum avec la colonne vertébrale, angle propre à l'espèce humaine, et qui devient le siège d'une décomposition dans la quantité de mouvement que transmet la colonne vertébrale. Une partie de la quantité de mouvement agit suivantl'axe de la colonne, elle n'a d'autre effet que de tendre à augmenter l'angle sacro-vertébral, Angle sacro> et cela aux dépens de la flexibilité du disque sacro-vertébral ; l'autre partie de la quantité de mouvement se transmet seule au sacrum , et par suite aux membres pelviens.

3°. La disposition en forme de double coin vertical et antéro-postérieur que présente le sacrum. Pour bien comprendre l'avantage de cette disposition en formé de coin ? il

Disposition ^aut d'abord remarquer que le poids du tronc est transmis doublement suivant l'axe de la moitié supérieure du sacrum, et, par

cunéiforme ___' • »- itii * i

du sacrum, conséquent, sjnvant une ligne oblique de haut, en bas et d'avant en arrière : il suit de là que le sacrum tend à s'échapper ou à se déplacer , soit en bas , soit en arrière. Or, le sacrum ne peut s'échapper en bas , puisque l'espace dans lequel il est contenu entre les os des hanches , va en se rétrécissant de la partie supérieure à la partie inférieure.

Il ne peut pas s'échapper en arrière, en raison de la disposition oblique d'avant en arrière , et de dehors et dedans, des surfaces que lui opposent les os des hanches'; disposi- « tion en rapport avec celle du sacrum, qui va en se rétrécis-

sant d'avant en arrière (i).

4°. L'espace qui sépare l'articulation sacro-iliaque des arti- Espace qui cuïalions coxo-fémorales. L'articulation de la colonne verté-

sépare l'articu- .. 1 * • / .,,, . , • ■>

lation coxo-fé- braie avec le bassin étant située a la partie postérieure de morale de l'ar- cette cavité, tandis que l'articulation des fémurs avec le bassin

ticulation sa- , . . , . .,. 11 ,

cro-iliaque. est S1tuee vers la partie antérieure , 1 intervalle qui sépare ces deux articulations augmente l'espace dans lequel peut osciller le centre de gravité, avant d'être porté assez avant pour

(i) Ce n'est qu'en admettant que les efforts que supporte le sacrum tendent à le chasser en arrière , en même temps qu'en bas , qu'on peut s'expliquer l'utilité de la forme de coin à base antérieure que présente le sacrum , et tout ce puissant appareil de fibres postérieures qui ne peuvent lutter que contre le déplacement de l'os en arrière. L'opinion que les efforts que subit le sacrum tendent à le chasser en devant en même temps qu'en bas, serait en opposition manifeste avec les moyens d'union , puisqu'en devant les symphyses sacro -iliaques ne sont maintenues que par une couche ligamenteuse extrêmement mince, et puisque la largeur de l'espace qui sépare les os des îles est plus considérable en devant qu'en arrière : double disposition évidemment propre à favoriser le déplacement du sacrum à la partie antérieure.

déborder la ligne perpendiculaire , abaissée de l'articulation coxo-fémorale sur la base de sustentation.

Chez les- quadrupèdes, les os de la hanche sont placés à peu de chose près sur le même plan que la colonne vertébrale. Le fœtus et l'enfant nouveau né se rapprochent , sous ce rapport, des animaux: aussi remarque-t-on chez l'homme, pendant la première année de la vie, une tendance notable à prendre l'attitude quadrupède.

Le poids reçu parle sacrum, ettransmis aux os des hanches, Répartition

se répartit tantôt également, tantôt inégalement , entre les iaPMdscn!rt r . . . . les symphyses,

deux symphyses sacro-iliaques; une portion delà quantité

de mouvement met en jeu la mobilité de ces symphyses, l'autre portion se transmet de la symphyse à la cavité cotyloïde. Or , il est à remarquer que cette transmission s'effectue colonne suivant une espèce de colonne prismatique et triangulaire qui pourla transrépond aux parties latérales du détroit supérieur, et qui constitue la partie la plus épaisse et la plus résistante du bassin.

Dans la station assise, le poids du corps est transmis aux -La station astubérosités de l'ischion , que leur volume considérable ies tabérosités rend très-propres à servir de support définitif au poids du de llscùlontronc. Il est à remarquer que ces éminences étant situées sur un plan du bassin très-rapproché de la partie antérieure, le centre de gravité du tronc tend à déborder en arrière la base de sustentation qu'elles représentent : aussi la chute ou le renversement en arrière est-il facile à produire dans l'attitude assise.

Au mécanisme du bassin dans la station assise, se rattache Mécanisme son mode de résistance dans les chutes sur les tubérosités ,iu bassin dans ischiatiques. La transmission du choc s'effectue, dans ce cas, les chutes sur directement de bas en haut dans le sens delà cavité cotyloïde, de p-j^on don t l'hémisphère inférieur résiste à la manière d'une voûte : delà cavité cotyloïde la transmission du choc s'effectue, i° en arrière , par la colonne épaisse qui , de la partie postérieure de la cavité cotyloïde s'étend jusqu'à la symphyse sacro-iliaque; 2° en avant, à la symphyse pubienne. Aussi

455 DES ARTICULATIONS Eïf PARTICULIER. •

les chutes sur les tubérosités ischiatiques sont-elles presque t toujours accompagnées d'un ébranlement douloureux, nonseulement dans les symphyses sacro-iliaques, mais encore dans la symphyse pubienne.

Pour compléter l'exposé du mécanisme du bassin dans la

Mécanisme station, nous devons examiner le mode derésistance de cette

delà résistance ]j0îte osseuse, dans les chutes sur les genoux ou sur la plante

du bassin dans '■■ ■ ' " A

les chut«?s sur des pieds. Dans ce cas , le choc est communiqué de bas en

les gÇnon* ou naut à la cavité cotyloïde. Or, la partie de cette cavité qui

sur la plante . /

des pieds. reçoit léchée est son hémisphère supérieur , qui est soutenu

par la colonne prismatique, dont nous avons déjà parlé. La partie antérieure de la cavité cotyloïde, qui présente une large échancrure, est totalement étrangère à cette transmission , de même que la lamelle très-mince qui forme le fond de la cavité cotyloïde , et qui n'est susceptible de compression que dans les chutes sur le grand trochanter.

Dans la progression, le bassin fournit alternativement à Mécanisme chaque fémur un point d'appui solide pour prendre à son

du bassin dans tour un point fixe sur celui des fémurs qui appuie avec le la progression, L . '

membre pelvien contre le sol. Pendant que le bassin repose

par un de ses côtés sur un des fémurs, son côté opposé éprouve

un mouvement de projection. Les mouvemens de projection

alternatifs de chacun des côtés du bassin sont beaucoup plus

prononcés chez la femme que chez l'homme, et se passent

dans l'articulation coxo-fémorale du membre qui porte sur

le sol.

3°, Mécanisme du bassin sous le rapport de Taccouchemcnt,

L art des accouchemens repose en grande partie sur l'étude accouebsmens du bassin ; les axes du bassin , ses dimensions comparées est fondé sur dimensions du fœtus, l'angle sacro- vertébral, les plans

1 étude da bas- :, i"

«in. inclinés du petit bassin , les diamètres de ses détroits , les

vices de conformation dont il est susceptible : voilà les cir-

ARTICULATIONS DU BASSIN. /j57

constances d'organisation sans la connaissance desquelles il est impossible de se faire une idée de l'accouchement naturel. De longs détails à ce sujet seraient déplacés ici. Je ferai seulement remarquer, i° que la présence de l'arcade pubienne est propre à l'espèce humaine; 2° que la présence des échancrures sciatiques et du trou ovale, tout en offrant un avantage, sous le rapport de l'économie de poids, sont utiles en ce sens que le trou ovale, d'une part, et l'échancrure sciatique de l'autre , répondant aux diamètres obliques de la tête du foetus dans l'accouchement , rendent les pressions moins douloureuses.

4°. Mécanisme du bassin Sous le rapport de ses mouvemens.

Le bassin présente des mouvemens intrinsèques très-obs- La mobilité curs: ce sont de légers glissemens, dont la production ab- tiosns ^ujL^ sorbe une partie de la quantité de mouvement dans les chocs augmente vers extérieurs. La mobilité des articulations intrinsèques du „art)SSeSse#e bassin augmente considérablement dans les derniers temps de la grossesse; de telle sorte , que le coccyx peut éprouver une rétropulsion qui agrandit de cinq à six lignes le diamètre antéro- postérieur du détroit inférieur; tandis que la symphyse pubienne (i) est susceptible d'une diduction , qui agrandit d'une quantité peu considérable , il est vrai , mais digne d'être notée, le détroit supérieur de l'excavation.

Quant aux mouvemens extrinsèques du bassin , le bassin se Mouvemens fléchit, s'étend, s'incline latéralement, et éprouve un mou- extnn*c<lues* vement de rotation sur la colonne vertébrale. Tous ces mou-

(i) Je viens de voir chez une femme âgée de soixante-dix-neuf ans, qui avait eu dix-neuf enfans, une symphyse pubienne extrêmement mobile : les deux facettes articulaires du pubis étaient continues ; le ligam ent inférieur avait disparu ; une capsule fibreuse de nouvelle formation extrêmement épaisse, entourait en avant, en haut et en bas les surfaces articulaires, en s'insérant à une certaine distance de ces surfaces.

vemens sont resserres dans d'étroites limites. Le bassin exécute sur les fémurs des mouvemens qui sont extrêmement considérables. Ces mouvemens seront examinés dans le mécanisme de l'articulation coxo-fémorale.

Articulation coxo-fémorale.

Préparation. Détacher avec précaution tous les muscles qui entourent l'articulation, en conservant le tendon réfléchi du droit antérieur de la cuisse.

C'est une Cette articulation appartient à Uûrdre des énarthroses\ elle enarturose. en est mêrae le type le mieux caractérise'.

A. Surfaces articulaires.

Ce sont , du côté du fémur , la tête sphérique déjà décrite;

du côté de l'os iliaque, la cavité cotylolde. Il existe entre ces

surfaces articulaires et celles de l'articulation scapulo-hu-

mérale qui les représente dans le membre thoracique,

Etendue de une différence frappante, sous le rapport de l'étendue de la

tête et delà profondeur de la cavité. Les deux surfaces arti- Profon-'epr . . , , ., , . , ,

de la caviti culaires sont revêtues de cartilages , excepte au inveau de la

dépression que présente d'une part, la tête de l'os, de l'autre , la cavité cotyloïde. La dépression, ou l'arrière fond de la cavité Tissu adî- cotyloïde est rempli par un tissu adipeux rougeâtre, auquel penx cotyloi- on a t|0Im^ improprement le nom de glande cotyloïdienne. C'est un tissu adipeux, analogue à celui qui se trouve dans le voisinage de toutes les articulations, et dont l'utilité n'est pas généralement connue: peut-être a-t-il pour but de protéger contre les effets des chocs et des pressions, le fond si mince de la cavité cotyloïde.

B. Moyens d'union.

Bourrelet cotyloïdien. Ce bourrelet couronne le pourtour de la cavité cotyloïde qu'il complète, en quelque sorte , dont il augmente la profondeur, et dont il égalise la circonférence sinueuse et échancrée : il est plus considérable au niveau des échancrures de la cavité cotyloïde que dans les

ARTICULATION COXO-FÉMOKALE. 459

autres points de son étendue. Il résulte de cette disposition ,

i° que les sinuosités du rebord cotyloïdien sont effacées;

a° que léchancrure profonde que présente ce rebord en

avant et en bas est convertie en trou pour le passage des vais- Trou coty-

. , . !• t i, ., ■ • r ' , i •■ loïdien.

seaux destines au tissu adipeux de 1 arriere-cavite cotyloi-

dienne et au ligament interarticulaire.

Le bourrelet cotyloïdien est beaucoup plus épais en haut et en arrière qu'en bas et en avant. Or , c'est précisément contre le premier de ces points que vient sans cesse heurter la tête du fémur. Il présente en outre ceci de très-remarquable, Etroltesse ré* que le diamètre de sa circonférence libre est plus étroit que lative du diale diamètre de sa circonférence adhérente , disposition qui circoaférence tend à retenir et à emprisonner, en quelque sorte, la tête libre, du fémur dans la cavité cotyloïde.

Le bourrelet cotyloïdien est constitué par des fibres qui, Entrecroîse-

naissent successivement de tous les points de la circonfé- ™ent des **"

. , bres.

l'en ce de la cavité cotyloïde, et s'entrecroisent à angle très-aigu.

Cet entrecroisement est surtout extrêmement sensible au niveau de la grande échancrure antérieure , où l'on voit des fibres disposées en sautoir naître des deux extrémités de cette échancrure.

Ligament ou capsule orbiculaire. Espèce de sac fibreux à Capsule ûdeux ouvertures, dont l'une supérieure embrasse le pourtour trense* de la cavité cotyloïde en dehors du bourrelet cotyloïdien , dont l'autre inférieure embrasse le col du fémur. L'insertion Ses insertions, fémorale de la capsule orbiculaire mérite d'être étudiée attentivement, si l'on veut se rendre compte de la différence qui existe entre les fractures qui ont lieu en dedans de la Importance capsule , et celles qui ont lieu en dehors de cette même de 1,insertlon

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