‹ Anatomie descriptiveChapitre 97 sur 113 · f au col du fe · texte numérisé non relu

f au col du fe

capsule. Cette insertion est telle que supérieurement elle mur.

répond à la base du col du fémur, tandis qu'inférieurement

elle se fait à la réunion des deux tiers internes avec le

tiers externe de ce col. Au reste , le ligament orbiculaire sa brièveté.

n'a juste que la longueur nécessaire pour se rendre de

l'une à l'autre insertion , excepté à sa partie interne où il jouit

d'une grande laxité. d'où l'étendue du mouvement d'abduc* tion. Voyez les bateleurs dont les membres inférieurs écartés du corps peuvent faire, sans luxation, un angle droit avec le tronc, inégalité de L'épaisseur de ce ligament n'est pas la même dans tous les ™ points de son étendue; très-cônsidérable en haut et en de-

hors , au niveau du tendon réfléchi du muscle droit , elle est moindre en arrière, et encore moindre en dedans. Antérieu-

Faisceau de rement ja capSU]e est fortifiée par un faisceau fibreux oblirenrorcement. ' r r

quement étendu en manière d'écharpe, de l'épine iliaque antérieure et inférieure à la partie interne de la base du col, faisceau que Bertin appelait ligament antérieur et supérieur* Interruption C'est en dedans de ce faisceau que la capsule est souvent in-

frequente de la f x ... .

capsule fibrcu- terrompue pour établir une communication puis ou moins ee* large entre la synoviale articulaire et la synoviale du muscle

psoas-iliaque. Chez un sujet que j'ai eu occasion de disséquer, l'ouverture de communication était si large que le tendon commun aux muscles psoas et iliaque touchait immédiatement la tête du fémur dans une grande étendue; que ce même tendon était divisé en plusieurs bandelettes, dont quelques-unes avaient été lacérées et comme usées par le frotte- Ses rapports, ment.

Du reste , à sa surface externe , la capsule orbiculaire répond en avant au muscle psoas-iliaque, dont elle est séparée supérieurement par une synoviale et donne insertion en bas à un assez grand nombre de fibres de ce muscle. En dedans , elle répond à l'obturateur externe et au pectine; en dehors , interne!"^06 au Petit fessier 5 en arrière , aux muscles carré, jumeaux, pyramidal et obturateur interne. Sa surface interne est ta- Sa structure, pissée par la synoviale articulaire*

Si nous étudions la structure du ligament orbiculaire , nous voyons, i° que sa couleur n'est point nacrée comme celle de la plupart des ligamens, mais d'un blanc terne; 2° qu'il n'est pas composé de fibres parallèles , mais bien de fibres entrecroisées irrégulièrement.

ARTICULATION COXO-FKMOIULE. 4^1

Une disposition fort remarquable, et qui ne me paraît pas

avoir fixé l'attention des anatomistes , c'est qu'à ses orifices, et

surtout à l'orifice inférieur, le ligament orbiculaire est exîrê- ,

. . , . -. Disposition

mement mince; qu'au voisinage de l'insertion inférieure de remarquable

ce lio-ament , des fibres circulaires viennent le fortifier et le «elonllce "»-

o ' ■ fcneuf de la

convertir en une sorte de collier qui embrasse le col du fé- capsule fibreumur sans y adhérer ; que dans les divers mouvemens , cette se* espèce de collier fibreux roule autour du coi , mais qu'il est retenu par les adhérences de petits faisceaux fibreux qui se réfléchissent de la capsule sur le col et soulèvent la synoviale. Ligament ïn-

4°. Ligament inter articulaire. Ce ligament naît de la dé- eiartlca aire« pression de la tête du fémur , s'élargit, se divise en deux bandelettes qui vont se fixer aux deux bords de l'échancrure cotyloïdienne. m Variétés ana-

Rien de plus variable que l'épaisseur et la force du liga- tomiques de ce

• i * ai- tK.'i, t i j ligament.

ment mterarticulaire: tantôt il ne tient qu a 1 un. des bords de l'échancrure ; tantôt il consiste uniquement dans quelques fibres ligamenteuses contenues dans l'épaisseur de la synoviale réfléchie ; d'autres fois il n'existe qu'un repli de la synoviale qui se déchire par la plus légère traction ; enfin, il n'est pas très-rare de voir ce ligament manquer complètement.

5°. La synoviale revêt toute la surface interne de la capsule synovîule. fibreuse, les deux faces non adhérentes du bourrelet cotyloïdien , la partie du col du fémur qui est contenue dans l'articulation; elle embrasse le ligament rond, fournit un prolon* gement qui de ce ligament s'étend jusqu'au paquet graisseux qui existe au fond de la cavité cotyloïde, disposition qui avait fait admettre par les anatomistes anciens que leligament rond s'insérait au fond de la cavité cotyloïde.

Mécanisme de l'articulation coxo-fémorale.

Gomme toutes les énarthroses , l'articulation coxo-fémo* raie peut exécuter des mouvemens de flexion, d'extension, d'abduction , d'adduction , de circumduotion et de rotation.

Flexion, i°. Dans le mouvement de flexion, la tête du fémur roule

- dans la cavité cotyloïde sur un axe fictif, qui serait* celui du

col de l'os. L'extrémité inférieure du fémur décrit d'arrière en

avant un arc de cercle dont la longueur du fémur représente

le rayon. Dans le mécanisme de ce mouvement, l'existence

Remarque . J ' ., . t

importante re- du col du fémur a pour effet de substituer un mouvement

îativeacemou- je rotation Je la tète de l'os, c'est-à-dire , un mouvement sur veinent. ; '

place et qui ne permet aucune tendance au déplacement , à

un mouvement très-étendu,danslequel les surfaces tendraient à s'abandonner. On conçoit à peine la possibilité d'une luxation dans le mouvement de flexion, qui peut être porté impunément jusqu'au point de permettre le contact de la région antérieure de la cuisse avec la partie antérieure de l'abdomen.

Extension. 2°. L'extension s'effectue par le même mécanisme. Mais, telle est l'obliquité de la cavité cotyloïde, qui regarde en même temps en avant , en dehors et en bas , que lorsque le fémur est dans la direction verticale , la tête proémine et soulève en avant la capsule fibreuse. Le faisceau de renforcement antérieur est tendu. Le muscle psoas - iliaque remplit le rôle d'un ligament actif. Aussi les luxations en avant du fémur sont -elles assez rares, le mouvement d'extension étant lui-même circonscrit dans d'étroites limites , et borné par la rencontre du rebord de la cavité cotyloïde avec la partie postérieure du col du fémur, autant que par la présence du ligament et des muscles indiqués.

5° et 4°- Dans les mouvemens d 'adduction et d'abduction, c'est un tout autre mécanisme. Ici, l'articulation est le centre des mouvemens en arc de cercle qu'exécute le fémur; le rayon de ces mouvemens est mesuré par une ligne étendue de la tête Abdu t' ^u ^mur à l'intervalle des condyles. Dans V abduction, la tête du fémur vient faire saillie contre la partie interne du ligament orbiculairc. Or, telle est la laxité de ce ligament et l'obliquité de la cavité cotyloïde; telle est encore la disposition du ligament interarticulaire , que ce mouvement peut

ARTICULATION COXO-FÉMORALE. 4^3

être porté extrêmement loin sans déplacement et que la rencontre du bord supérieur du col du fémur et du pourtour de la cavité cotyloïde parait seule le limiter. Mais cette rencontre peut devenir elle-même un moyen de luxation , et alors le sourcil cotyloïdien peut être regardé comme le point d'appui d'un levier du premier genre à bras inégaux, dont la puissance aurait pour levier toute la longueur du fémur, et la résistance pour levier le col du même os.

Dans Y adduction , le fémur décrit un mouvement en sens

i i, i i • i » i Adduction.,

inverse de 1 abduction,- ce mouvement est borne par la rencontre du fémur de l'autre côté,: mais, à l'aide d'une flexion légère, le mouvement d'adduction peut être pSrté jusqu'au croisement avec la cuisse du côté opposé. La profondeur très-considérable de la cavité cotyloïde à sa partie supérieure et externe , la force énorme du ligament orbiculaire en haut et en dehors , semblent s'opposer à tout déplacement. Mais remarquez que c'est presque toujours dans l'adduction qu'ont lieu les chutes sur les genoux, parce que l'adduction est un mouvement instinctif de conservation. Quelque peu étendu que soit le mouvement d'adduction, le ligament in- ,, ?? **.en lerarticulaire est nécessairement distendu ; et il résulte de qu'ont lieu les cette distension, suivant la remarque de M. Gerdy, que la fëim^, enhaut tête du fémur est détachée du fond de la cavité cotyloïde et en dehors. par une sorte d'enroulement du ligament interarticulaire sur cette tête, et vient appuyer contre la capsule fibreuse. On conçoit que la luxation est nécessairement précédée de la rupture du ligament interarticulaire.

5°. Le mouvement de circumduction ou en fronde n'est que le Circumducpassage de l'un à l'autre des mouvemens précédens. Le fémur on' circonscrit un cône dont le sommet est dans l'articulation , et dont la base est décrite par l'extrémité inférieure du fémur.

6°. Indépendamment des mouvemens que nous venons de décrire, l'articulation e )xo-fémorale exécute des mouvemens .

7 Rotation.

de rotation. Le mouvement de rotation doit être étudié à la partie supérieure, et à la partie inférieure du fémur. A la

Rotation étu- partie supérieure, c'est un mouvement de déplacement horizontal, dont le rayon est représenté par la tête et par le tie supérieure. c°l> à la partie inférieure, c'est un mouvement derotation du «• A la par- fémur, non pas précisément sur lui-même , mais sur un axe

tie inférieure fictif, placé en dedans du corps de l'os et parallèlement à lui. du fémur. . *■ x . . . ' r A

Il suit de la que le mouvement de rotation doit être nul

dans le cas de fracture du col du fémur, et c'est là un des signes de ce genre de fracture. Au reste, le mouvement de rotation se fait de dehors en dedans ou de dedans en dehors. Ce dernier mouvement est le plus étendu et le plus naturel ; un grand nombre de muscles le produisent: aussi, dans l'attitude du repos, la pointe du pied est-elle légèrement inclinée en dehors*

Articulation du genou.

Préparation. 1 ° Pratiquer une incision cruciale au-devant du genou et disséquer les lambeaux ; %° détacher l'aponévrose de la cuisse, en conservant la bandelette fibreuse qui fait suite au muscle àufascialata; y détacher avec précaution l'aponévrose du triceps sur les côtés de la rotule, en évitant d'ouvrir la synoviale; 4° enlever le tendon du biceps, et renverser de haut en bas les tendons des couturier, droit interne et demi-tendineux; 5°Lenlever en arrière les vaisseaux et nerfs poplités, ainsi que les muscles jumeaux; 6° après avoir étudié les ligamens extérieurs, isoler autant que possible la synoviale, en coupant les ligamens latéraux et le ligament rotulien ; 70 ouvrir la synoviale au-dessus de la rotule ; 8° faire une coupe horizontale au fémur immédiatement au-dessus des condyles, et une coupe verticale d'avant en arrière entre les deux condyles. Ces deux coupes ont pour objet l'étude des ligamens croisés.

L'articulation du genou est de la classe des articulations

* . , . trochléennes ( ginglymes angulaires): c'est la plus étendue Articulation \ & & J . S ^ .

trochléenne. et la plus compliquée de toutes les articulations du corps humain.

A. Surfaces articulaires. L'extrémité inférieure du fémur et l'extrémité supérieure du tibia constituent, essentiellement cette articulation que complète en avant la rotule.

ARTICULATION FÉ3IOR0-TIBIALE. 46 J

Du côté du fémur, on trouve en avant une trochlee ; en ar- Facettes artî-

. ', '" ", ii'' 11 'i • i en. aires du le-

nere, deux condyies sépares par lecnancrure inter-condy- mm. lienne : du côté du tibia ; cavités glénoïdes séparées par i'é- du tit;a# pine du tibia, au-devant et en arrière de laquelle se voient des inégalités : du côté de la rotule, deux facettes concaves , De lu rotule, séparées par une saillie verticale qui répond à la gorge de la trochlee fémorale. Toutes ces surfaces sont revêtues d'une couche cartilagineuse épaisse. Il est à remarquer que dans l'articulation du genou; i° les surfaces articulaires offrent plutôt une simple juxta-position quunengrènement; 2° que cette articulation est en quelque sorte double, puisque deux condyies bien distincts correspondent à deux cavités également distinctes.

Cartilages interarticulâires. Comme toutes les articula- Cartilages tions exposées à de fortes pressions , l'articulation du genou lnterartlcnlal* est pourvue de cartilages interarticulaires. Ce sont deux lames nommées , en raison de leur figure , cartilages semilunaires ou falcif ormes . Excavés à leur surface supérieure qui répond à la convexité des condyies , très-épais à leur circonférence externe, très- minces et comme tranchans à leur circonférence interne , ces cartilages concourent à augmenter la profondeur des surfaces concaves du tibia. Le cartilage interarticulaire externe couvre presque en entier Différence de la cavité °lénoide externe du tibia et décrit un cercle près- *°iniedesdena.

... . . cartilages.

que complet, tandis que le cartilage mterarticulaire interne laisse à découvert une assez grande partie de la cavité correspondante du même os. Sous ce dernier rapport, les car- Us n'établistilages interarticulaires du genou diffèrent de tous ceux sen F°.in

O o séparation

de la même espèce, en ce qu'ils n'établissent pas une sépa- compîèteeoire ration complète entre les surfaces articulaires. Ces cartilages ^kirès S falciformes s'insèrent i l'externe , par ses deux extrémités entre les deux saillies qui constituent l'épine du tibia ; l'interne , par son extrémité antérieure au-devant de l'épine etpar son extrémité postérieure en arrière de cette même épine. L'insertion des cartilages se faisant au tibia, il en résulte qu'ils f. 3o

suivent le tibia clans tous ses mouvemens. Une bandelette fibreuse transversale unit en devant ces deux cartilages. Du cartilage înterarticulaire externe part en arrière un faisceau fibreux, très-épais, qui double en quelque sorte le ligament croise' postérieur , et va s'inse'rer derrière lui au condyle interne du fémur.

B. Moyens d'union. Ce sont deux ligamens latéraux, un ligament postérieur, un ligament antérieur, deux ligamens croisés , une synoviale.

téraUxtern/" l0* Ligamens latéraux. Le ligament latéral externe s'étend

d'une petite éminence(qui sépare deux dépressions situées

en arrière sur la tubérosité externe du fémur) jusqu'à la partie

Il est cylm- externe de la tête du péroné. Ce ligament présente la forme

arrondie et l'aspect d'un tendon; il est situé au-devant du

tendon du biceps , qui le recouvre en bas et l'embrasse dans

sa bifurcation. Ligament latéral interne. Le ligament latéral interne s'étend delà partie postérieure

de la tubérosité interne du fémur, au-dessous du tubercule du

troisième adducteur, jusqu'au bord interne et à la face interne

Tl . . du tibia. 11 consiste en une bandelette large et mince , qui est

Il est aplati ... .

en bandelette, recouverte dans sa partie inférieure par les tendons qui constituent la patte d'oie, et qui glissent sur ce ligament à Ta de d'une synoviale. Sa face profonde est appliquée sur le tendon antérieur du demi-membraneux, ainsi que sur le cartilage inter articulaire , auquel il adhère intimement.

Les ligamens latéraux sont beaucoup plus rapprochés du

sens de la flexion, c'est-à-dire de la partie postérieure del'ar-

Ils limit ticulation que de sa partie antérieure : aussi sont-ils tendus

le mouvement dans le mouvement d'extension qu'ils concourent à limiter,

ex ension. et relâchés dans la flexion, à laquelle ils n'opposent aucun

obstacle.

Ligament 2°# Ligament postérieur. 11 est composé de plusieurs ordres

postérieur. de fibres. i° Les unes, obliquement dirigées de bas en haut

et de dedans en dehors ; appartiennent à une expansion con-

ARTICULATION FÉMORO-TIBIALE. 4^7

sidérable du demi - membraneux ; 20 d'autres proviennent des tendons du poplité et des jumeaux; 3° enfin , quelques faisceaux fibreux , les uns verticaux , les autres obliques , et qui prennent naissance au-dessus des condyles du fémur, se portent au tibia. De cet assemblage de fibres dirigées en divers Le ]ieament sens, résulte un ligament à trame irrégulière qui est criblé postérieur préde trous par lesquels pénètrent des ramifications de l'artère nomDre ^° articulaire moyenne : plusieurs des faisceaux ligamen- trous, teux les plus profonds vont s'insérer à la circonférence des cartilages interarticulaires. Mais, indépendamment de ces fibres qui constituent spécialement le ligament postérieur, il existe en arrière pour chaque condyle une espèce de demi- rjemi-capcapsule fibreuse qui revêt la partie postérieure des condyles. «nie fibreuse Cette espèce de coque fibreuse est intimement unie aux ten- condyle dons des jumeaux et du plantaire grêle , qui peuvent être considérés comme des ligamens postérieurs actifs de l'articulation fémoro-tibiale.

C'est dans l'épaisseur de la demi-capsule externe que se trouve, quand il existe, le sésamoïde du jumeau externe.

3°. Ligament antérieur, ou ligament rotulien. On donne ce Ligament annom à cette portion du tendon des extenseurs qui de la ro- Prieur, ou ro-

, w 1 .-, • . tulien.

tule s étend au tibia.

Très-large , très-épais, à peu près triangulaire , il se continue au-devant de la rotule avec le tendon des muscles extenseurs, à l'aide d'un plan fibreux superficiel. Né par une large insertion du sommet de la rotule, et un peu de sa face antérieure , mais nullement des rugosités que ce sommet présente en arrière, il se porte, en se rétrécissant, à la partie la plus saillante et la plus inférieure de la tubérosité antérieure du tibia. Derrière ce ligament est une masse considérable de „ . . ^ tissu adipeux, qui le sépare de la synoviale articulaire; une ligament rotnautre synoviale bien distincte le sépare de la portion de tu- eu* bérosité antérieure sur laquelle il glisse.

A0 Ligamens croisés ou interosseux. Il existe au centre de l'articulation du genou des ligamens interosseux disposés de

manière à permettre la flexion la plus étendue, mais à limi-

Ligamens ter les mouvemens d'extension. Ces ligamens , au nombre de

croises on m- (Jeux sout appelés croisés, parce qu'ils se croisent en sautoir

ou en X : ils sont situes dans la profonde echancrure înter-

condylienne.

L'un est antérieur : il naît du condyle externe et se porte

Antérieur. . ' . J . r ,

a la partie antérieure de lepine du tibia. L autre est poste-

Postérieur. . -i *,. î j i • ,. . . » 1

rieur; il naît du condyle interne et se porte a la partie pos- Le li ament térieure de l'épine. Celui-ci se continue par un faisceau discroisé posté- tinct avec le cartilage interarticulaire externe. Les noms

rieur se conti- i» ^ / • . « a . / ■ 1 ..'..' î „• > j

£,—-ni-~L d antérieur et de postérieur leur ont ete donnes a cause de tilage externe, leur insertion inférieure; car, supérieurement , le croisé antérieur naît de la partie la plus postérieure du condyle externe, tandis que le croisé postérieur naît de la partie la plus antérieure du condyle interne.

Leur obliquité et leur situation très-rapprochée de la partie postérieure de l'articulation les rendent propres à borner le mouvement d'extension pendant lequel leurs points d'insertion s'éloignent tandis qu'ils se rapprochent pendant la flexion.

Synoviale. &°' Synoviale. C'est de toutes les synoviales" celle qui est la plus considérable et la plus compliquée. En suivant son trajet , à partir du bord supérieur de la rotule , elle présente : i° derrière le tendon des extenseurs, un vaste cul-de-sac

Cul -de-sac , , , - . , . , ,. .

de la synoviale remplace quelquefois par une capsule synoviale , distincte, derrière le ten- placée entre le fémur et le tendon des extenseurs. Chez cer-

don des extcn- . . , . ni

seur», tains sujets , cette synoviale communique avec celle du genou

par une ouverture plus ou moins considérable. Lorsque la communication existe, un rétrécissement ou un étranglement circulaire est le vestige de la séparation. De chaque Prolonge- côté de la rotule , la synoviale s'étend au-dessous des musmens a eiaux ^]es vaste externe et vaste interne, mais particulièrement au-dessous de ce dernier. L'existence de ces deux proion gemens explique la formation des saillies qui existent sur les côtés de l'articulation dans l'hydropisie du genou; et le-

ARTICULATION PÉMORO-TIBU1E. A6j)

tendue plus grande du prolongement interne explique le volume plus considérable de la saillie interne dans le même cas. a°. La synoviale, examinée dans l'échancrure intercondylienne, enveloppe les ligamens croisés; puis elle revêt le ligament postérieur, les ligamens latéraux, les cartilages semi-lunaires, les surfaces articulaires du tibia; enfin, la partie postérieure du ligament rotulien, puisarrivée à la partie inférieure de la rotule elle fournit un -prolongement contenant une petite quantité de tissu fibreux, et qui s'étend jusqu'à la partie antérieure de l'échancrure intercondylienne : c'est à ce repli qu'on donne mal à propos le nom de ligament ligament adiadipeux. Après avoir fourni ce repli, la capsule tapisse la Peux» face postérieure de la rotule et se continue avec le cul- desac placé derrière le tendon des extenseurs. Quelquefois le prolongement connu sous le nom de ligament adipeux n'existe pas ; quelquefois il est multiple. J'ai vu un repli du même genre, étendu de la portion de synoviale qui revêt le tendon extenseur à la partie du fémur située au-dessus de la trochlée. Il n'est aucune synoviale qui soit pourvue d'un aussi Franges grand nombre de petits prolongemens chevelus quienhéris- synoviales, sent pour ainsi-direla surface interne chez certains su j ets ; ils se rencontrent plus spécialement autour de la rotule et des cartilages interarticulaires. C'est à ces prolongemens que Cîopton Havers a donné le nom de franges synoviales : on a considéré comme un muscle particulier tenseur de la synoviale quelques fibres profondes du triceps. (P^oy. Triceps crural,

MYOLOGIE.)

Tissu adipeux sous-synovial. L'abondance de ce tissu à l'ar- Tissa adipenx ticulation fémoro-tibiale nous engage à insister sur la dispo- scus-synovialsition qu'il présente. On le rencontre surtout derrière le ligament rotulien; là, il forme une couche extrêmement épaisse, remplissant l'intervalle qui sépare le ligament rotulien de la synoviale. On trouve encore une grande quantité de tissu adipeux derrière le tendon du triceps f au-dessus des condyles où il comble l'intervalle qui sépare ce tendon de la partie

correspondante du fémur. Enfin, des flocons adipeux se rencontrent tout autour des condyles; on en trouve encore dans léchancrure intercondylienne, de même qu'autour des

insertions des ligamens croisés.

Cette graisse , que l'on observe même chez les individus réduits au marasme, mais qui est alors plus séreuse et comme infiltrée, ne remplit nulle part plus évidemment que dans l'articulation du genou l'usage de combler les intervalles que laissent entre elles dans certaines attitudes les surfaces arti- Faî sceaux fi- culaires.

breuxaccessoi- /?n ti r • 1 v • i i»

res de î'irdcu- encore ranger parmi les moyens d union de 1 ar-

latioa fémoro- ticulation: i* un ligament latéral externe superficiel, extrêmement fort, fourni par le fascia-iata, ligament qui va s'insérer au tubercule antérieur du tibia, dont la saillie est en rapport avec cette insertion ; a° une couche aponévrotique qui va se fixer sur les côtés de la rotule et sur la face interne du tibia , et qui est une des insertions du vaste interne ; 3° un ligament propre à la rotule, qui va du condyle externe du fémur au bord externe de la rotule. 4°- A ces diverses couches, il faut ajouter celle que forme l'aponévrose fémorale en se prolongeant tout autour de l'articulation, une expansion de l'aponévrose du vaste interne qui recouvre la rotule , et enfin une couche mince de tissu fibreux appartenant à la synoviale.

Mécanisme de l'articulation fémoro- tibiale. Conditions

i°. Sous le rapport de la solidité. La solidité des articula- Etendue des tions étant généralement en raison directe de l'étendue des surfaces articulaires, il n'en est aucune qui soit, sous ce rapport, plus avantageusement disposée que l'articulation du genou. La réception de l'épine du tibia dans léchancrure in-

Eu^rènemcnt -, .. •

de 1 épine ,iu.tercondy henné est encore une circonstance qui augmente tiLia. ]a solidité de l'articulation , mais qui cependant ne constitue

Multiplicité qu'un engrènement très-imparfait. Enfin, comme troisième des ligamens. comjition de solidité, on doit ajouter la multiplicité des ligamens,

ARTICULATION FÉMORO-TIBIALE. 47 l

2°. Sous le rapport de la mobilité. L'articulation du genou Mobilité. appartenant à la classe des articulations trochléennes, présente deux mouvemens principaux en sens opposé: l'un de Jlexion, l'autre iï extension ; mais, comme l'emboîtement des surfaces est très-imparfait, elle permet aussi quelques mouvemens de rotation, Etat de ,,ar

i°. Flexion. Dans ce mouvement, les surfaces du tibia, tîculation dans munies de leurs cartilages interarticulaires, glissent d avant en arrière sur les condylesdu fémur; et telle est l'étendue de la surface articulaire des condyles à la partie postérieure, que ce mouvement peut être porté assez loin pour permettre en arrière le contact de la jambe et de la cuisse. Dans ce mouvement, les ligamens latéraux, le postérieur, ainsi que les croisés sont relâchés; le ligament rotulien est tendu; la rotule est appliquée sur la partie antérieure de l'articulation, elle est dans une situation fixe , et ne peut pas être, comme dans l'extension, portée à droite ou à gauche. Dans cette attitude, la rotule comble pour ainsi dire le vaste hiatus qui existe alors à la partie antérieure de l'articulation entre le fémur et le tibia. La luxation est impossible dans l'exercice de ce mouvement, qui n'a d'autre limite que la rencontre mutuelle de la jambe et de la cuisse. Dans l'ex-

2°. Extension. Dans ce mouvement, le tibia et les cartila- tension, ges interarticulaires glissent en sens inverse. Le mouvement s'arrête lorsque la jambe est sur la même ligne que la cuisse: . -e "f va

1 J o T. ' pasjusqnaper-

et, quelqueffort musculaire que l'on fasse clans cette at~ inetireàlajaratitude, jamais la jambe, à moins de vice de conformation, e . ne dépasse cette limite. Une extension plus considérable rière, est rendue également impossible, et par la configuration des surfaces articulaires, et par la distension de tous les ligamens , le ligament rotulien seul excepté. En effet , celui-ci est, pendant l'extension, dans un relâchement complet, qui permet à la rotule une grande mobilité latérale. Une circonstance de configuration des surfaces articulaires , qui s'oppose à une extension qui dépasserait la ligne droite, c'est que la tro-

be de faire un

47^ CES ARTICULATIONS Eï? PARTICULIER.

chlée a très-peu de largeur en devant. On comprend que dans un mouvement d'extension prolongé au-delà de laligne droite, les cavités glénoïdes du tibia viendraient répondre à une partie de la trochlée fémorale beaucoup moins large que la sur- Expériences face appartenant à ces cavités glénoïdes. Les ligamens croisés

qui prouvent , . , , .,,,.. , ,,

que les li»a- sont spécialement destines a limiter le mouvement d extenmens croisés, sion; il suffit, pour s'en convaincre, de faire l'expérience

ainsi que les /> • 1 • i 1 / . 1

ligamens laté- suivante : faites la section de tous les iigamens extérieurs de raux, s'oppo- l'articulation ; puis essayez d'étendre la jambe au-delà des

sent à l'exten- ,. t • î i>

sion en arrière, lunites ordinaires de 1 extension , vous trouverez cet effet tout aussi impossible qu'avant la section des autres ligamens. Une expérience analogue, et dans laquelle on coupe tous les ligamens, même les ligamens croisés, en laissant seulement les ligamens latéraux, prouve que ces derniers , au lieu de s'opposer seulement aux mouvemens de latéralité , bornent aussi le mouvement d'extension ; ce qui dépend de leur situation plus rapprochée de la partie postérieure que de la partie antérieure de l'articulation. La luxation complète n'est possible qu'après la déchirure de tous les ligamens qui bornent l'extension.

Dans tous ces mouvemens , la rotule est fixe , et c'est la trochlée fémorale qui glisse, soit de haut en bas, soit de bas en haut sur la face postérieure de la rotule. La rotule doit cette position presque invariable à l'inextensibilité du liga-

Rôle de la ment rotulien. L'existence de la rotule ne concourt en rien à rotule dans .. . . • ,, e ,

l'articulation, luniter les mouvemens d extension, bes seuls usages, par rapport à l'articulation , sont d'en protéger la partie antérieure et d'en prévenir la pression douloureuse pendant la station sur les genoux. Ses autres usages , et ce sont les principaux, se rattachent aux fonctions du muscle triceps fémoral, dans le 'tendon duquel elle est développée. Mobile et déprimée pendant l'extension de la jambe, elle est saillante et fixe pendant la flexion.

Rotation de Mouvemens de rotation. Lorsque la jambe est à moitié flé-

a jambe. c^je sur ]a cuissej elle peut exécuter des mouvemens de ro-

ARTICULATIONS PÈRONÉO-TIBIALES. /j73

tation très-bornés, soit en dedans, soit en dehors, Ces mouvemens s'exécutent sur le condyle interne comme sur un pivot, et non sur le condyle~externe , qui glisse d'avant en arrière dans le mouvement de rotation en dedans , et d'arrière en avant dans le mouvement de rotation en dehors. La rotation en dedans est limitée par le contact mutuel des ligamens Les ligamens

. , , ,, „ , croisés limi»

croises dont i entrecroisement augmente dans ce mouvement. tent la rotation

Cette différence dans la part que prennent les co ndy les au «« dedans, mouvement de rotation, ne dépend d'aucune disposition propre à l'articulation; elle dépend exclusivement de la disposition des puissances, ainsi que nous le verrons dans la myologie. La rotation en dehors est plus étendue, parce que dans ce mouvement ces ligamens se décroisent et deviennent parallèles. Nous verrons bientôt que c'estle biceps qui est l'agent de la rotation en dehors, et le poplité l'agent de la rotation en dedans.

Articulations péronéo-tibiales.

Préparation. i° Enlevez avec précaution les muscles de la région antérieure et de la région postérieure de la jambe. De cette manière, le ligament interosseux , ainsi que les ligamens antérieurs et postérieurs de ces articulations se trouvent préparés. 2° Pour voir l'intérieur de ces articulations, sciez les deux os à leur partie moyenne, puis séparez-les. 3° On peut encore, pour se faire une idée du ligament interosseux de l'articulation inférieure, diviser par un trait de scie l'extrémité inférieure des deux os de la jambe en deux moitiés, l'une antérieure, l'autre postérieure.

Le tibia et le péroné , contigus à leurs extrémités, sont n existe deux séparés au milieu par l'espace interosseux qu'occupe une articulatl0n8

, , . L , , peroneo- tibia-

aponévrose appelée improprement ligament interosseux. jes.

Il existe donc pour l'union de ces os une articulation péronéo-tibiale supérieure, une articulation péronéo-tibiale inférieure, et un ligament, ou mieux une aponévrose interosseuse.

474 DES ARTICULATIONS Etf PARTICULIER.

i°. Articulation péronêo-tibiale supérieure.

„, „ Cette articulation est du genre des arthrodies. La facette

G est nne ar- o

throdie. articulaire du tibia dirigée en bas et en dehors, occupe la

partie postérieure de la tubérosité externe du tibia. La facette du péroné regarde en haut et en dedans; elle occupe la partie interne de l'extrémité supérieure de l'os. Ligament an- Les moyens d'union sont deux ligamens , un antérieur et

térienr et pos- un postérieur. Ces deux ligamens sont composés de faisceaux

tcricur»

parallèles , obliquement dirigés en bas et en dehors de la tus . j bérosité externe du tibia, à la tête du péroné. Une synoviale ordinairement isolée, et qui est quelquefois continue avec la synoviale du genou, appartient à cette articulation.

2°. Articulation péronéo-tibiale inférieure.

C'est une am- Cette articulation est de la classe des amphiarthroses , phiarthrose. c'est-à-dire, qu'elle offre à la fois des surfaces contiguës, et des surfaces continues. Les premières consistent en deux facettes articulaires, étroites de haut en bas, oblongues d'arrière en avant, dont l'une convexe, se remarque sur la face Surfaces con- interne de l'extrémité inférieure du péroné au-dessus de la

tiguës.

malléole; 1 autre concave, se continue sans interruption avecla

face articulaire inférieure ou astragalienne du tibia. Ces deux

. facettes sont revêtues de cartilages. Les surfaces continues,

Surfaces con- , ° f

tinues. rugueuses, offrent une étendue beaucoup plus considérable;

elles sont triangulaires, ayant la base du triangle tournée en

bas, celle du péroné en convexe, celle du tibia légèrement

concave.

Les moyens d'union, sont : i° deux ligamens extérieurs à Moyens du- J . D .

nion." l'articulation; 2° un ligament interosseux qui unit les deux

surfaces triangulaires, dont il a été question. Des deux ligamens périphériques, l'un est antérieur, l'autre postérieur ;

Ligamens né- , ^ /> i c ' ' '

riphériques. tous deux sont tres-torts, et se composent de faisceaux épais, resplendissans, lesquels, parallèles entre eux, se rendent obliquement de haut en bas et de dedans en dehors du tibia vers

ARTICULATIONS PKRONEO-TIBIAtES. 4?5

le péroné : ils sont presque toujours divisés en deux faiseeaux distincts. Tous deux ont ceci de remarquable qu'ils débordent en bas les surfaces articulaires; de sorte qu'ils augmentent la profondeur de la mortaise tibio-péronière.

La synoviale qui revêt cette articulation, est un prolon- Synoviale. gement de la synoviale de l'articulation tibio-tarsienne.

Le ligament interosseux consiste dans des faisceaux liga- Ligament ïn- A, / i • j. • • • • terossenx.

menteux, entremêles de tissu adipeux, qui unissent si intimement les deux surfaces triangulaires , que le péroné se fracture quelquefois par l'effort qu'on fait pour rompre le ligament.

3°. Aponévrose interosseuse.

On donne le nom de ligament interosseux à une cloison aponévro tique, placée entre les muscles de la région antérieure , et ceux de la région postérieure de la jambe ; cette membrane doit être considérée bien plus comme une aponé- Aponévrose vrose destinée à multiplier les points d'insertion musculaire, in erossense' que comme un moyen d'union entre les os de la jambe.

Cette membrane, qui va en se rétrécissant de haut en bas, est formée de faisceaux dirigés obliquement de haut en bas, et de dedans en dehors du bord externe du tibia à la crête longitudinale qui se remarque sur la face interne du péroné. De même qu'au ligament interosseux de l'avant-bras , on

. . -, n. . , ., v , Elle est in-

trOUVe ici quelques nbres qui croisent les premières a angle terroropue en

aigu. La cloison que constitue le ligament interosseux est haut et en bas

, . , . pour le pas-

înterrompue en haut et en bas pour le passage des vaisseaux sa<re ,jes Tajs. tibiaux: dans l'ouverture que cette cloison présente inférieu- seaux, rement, passent l'artère et les veines péronières; dans l'ouverture qu'elle présente supérieurement, passent l'artère et les veines tibiales antérieures.

Mécanisme des articulations péronéo-tibiales.

Le péroné n'exécute sur le tibia que des mouvemens de glissement presque imperceptibles. Ce mécanisme se rapporte exclusivement à l'articulation tibio-tarsienne,

Articulation tibio-tarsienne (i).

Préparation, i° Couper et renverser les tendons qui se réfléchissent autour de l'articulation ; a° enlever les gaines tendineuses qui masquent la plupart des ligamens.

Articulation L'articulation tibio-tarsienne appartient à la classe des trotrochléenne, chlèennes , gingîymes angulaires (des artères).

A. Surfaces articulaires. Les deux-os delà jambe concourent à cette articulation, et se réunissent inférieurement pour for- Mortaise pé- mer une mortaise oblongue transversalement, dont l'extrémité roneo-ubiale. inférieure du tibia forme la presque totalité. Sur cette surface articulaire, on remarque une saillie antéro-postérieure qui répond à la gorge de la poulie que présente l'astragale , et qui sépare deux cavités peu profondes. La mortaise est limitée latéralement par les deux malléoles. La malléole interne ou tibiale répond à la facette latérale interne de l'astragale ; la malléole externe ou péronière répond à la facette latérale externe du même os.

Trochléeas. 2° -^u coté du pied, est une trochlée oblongue d'avant en tragahenne. arrière, par opposition à la mortaise oblongue transversalement que présente l'extrémité inférieure de la jambe. Cette trocblée offre une dépression peu profonde , dirigée d'avant en arrière, et deux bords, uninterne etun externe; ce dernier beaucoup plus relevé. La poulie astragalienne se continue avec les deux facettes latérales de l'astragale, facettes dont l'externe est beaucoup plus considérable que l'interne. Moyens d'u- B. Moyens d'union. Ce sont trois ligamens latéraux externion. nes^ deux ligamens latéraux internes, un ligament antérieur,

un ligament postérieur, et une synoviale.

Trois liga- Ligamens latéraux externes ou pérone'o-tarsiens. Ces ligamens latéraux externes.

(i) Nous ferons remarquer que pour étudier cette articulation,

comme d'ailleurs toutes les articulations en général, il est trèsavantageux d'en avoir deux en même temps, savoir, une ouverte, et une dont les ligamens soient intacts.

ARTICULATION TIBIO-TARSIENNE. 4?7

mens sont au nombre de trois ; tous partent du péroné , et se terminent soit à l'astragale , soit au calcanéum.

i° Ligament latéral externe proprement dit, ou ligament l0 L;nanjent péronéo-calcanien , situé au-dessous de la gaine des péroniers péronéo-calcalatéraux. Ce ligament naît du sommet de la malléole externe, et va se fixer en bas et un peu en arrière au côté externe du calcanéum. Il est arrondi et composé de fibres parallèles.

2°. Ligament latéral externe antérieur , ou péronéo-astragalien antérieur.

Celui-ci naît du bord antérieur de la malléole externe, et a». Ligament va se fixer en avant et en bas , à l'astragale, au-devant de la îîen0"meriear" facette malléolaire externe. Ce ligament est très-court, il va en s'élargissant de haut en bas : c'est lui qui constitue un des deux ligamens antérieurs que Bichat admet pour cette articulation.

3°, Ligament latéral postérieur , ou péronéo-astragalien 3°. Ligament postérieur. Très-profondément situé en arrière, ce ligament Pei°ne°-astra-

r i ' o galicu poste-

s'étend de l'excavation que présente en dedans et en ar- rieur, rière la malléole externe, jusqu'au bord postérieur de l'astragale : dirigé presque horizontalement , bien qu'un peu oblique de haut en bas et de dehors en dedans , il est presque parallèle au ligament postérieur de l'articulation péronéotibiale inférieure ; il se compose de faisceaux parallèles trèsdistincts : c'est le ligament que Bichat appelle ligament postérieur de l'articulation,

IJgament latéral interne, ou tibio-tarsien. Beaucoup plus r;0fament \A. fort que les trois latéraux externes réunis; composé de deux térai interne, couches bien distinctes, i° lune superficielle, formée de fibres ton Couche étendues du sommet et des bords antérieur et postérieur de superficielle. la malléole interne jusqu'au calcanéum , et au bord supérieur du ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur, qu'elle maintient dans un état de tension habituelle. Ces fibres sont longues, peu divergentes; c'est néanmoins à cette légère divergence qu'on a fait allusion, en donnant à ce ligament le nom de ligament delloïdien, Les fibres les plus antérieures

Vont directement d'arrière en avant au col de l'astragale et au scaphoïde. Ces fibres qui forment une couche très-mince, ont reçu improprement le nom de ligament antérieur de l'articulation tibio-tarsienne. 20 Au-dessous de la couche superficielle du ligament latéral interne, se voit une cou-

i\ Couche c?ie profonde bien plus considérable , composée de faisprofonde. ceaux Courts et forts , étendus de dedans en dehors et de haut en bas , du sommet et des bords de la malléole interne . à toute la portion du plan interne de l'astragale qui est audessous de la facette articulaire.

Synoviale. Synoviale. Ou découvre sa surface extérieure en avant et en arrière, après avoir enlevé les tendons et les gaines tendineuses. Si, pour étudier le trajet de cette synoviale, on coupe les ligamens latéraux externe et interne , on la voit s'enfoncer dans l'articulation péronéo-tibiale inférieure; on voit aussi que , serrée latéralement, elle est très-làche en arrière et surtout en avant. Une assez grande quantité de tissu adipeux revêt sa surface externe dans ces deux derniers sens.

Mécanisme de l'articulation tibjp-tarsienne.

Cette articulation étant, d'un côté, le point sur lequel s'opère la transmission du poids du corps au pied , et d'un autre côté prenant une part très-active aux mouvemens par lesquels s'effectue la progression , est organisée de manière à jouir d'une grande solidité, tout en permettant des mouvemens assez étendus.

Conditions A. Sous le rapport de la solidité , on doit noter les'dispofavorables à la sjtions suivantes comme étant très-avantageuses.

solidité. . ° i • 1 i •

i°. La jambe étant articulée à angle droit avec le pied, lui 1°. Articn- transmet directement le poids du corpsdans l'attitude bipède:

lai ion a angle r L v i •

droit. cette transmission, ayant lieu dans le sens perpendiculaire,

c'est-à-dire , dans le sens où les surfaces s'opposent directement l'une à l'autre, ne tend ni à fatiguer ni à rompre les ligamens. La direction perpendiculaire de la jambe sur le pied dans la station est remarquable, en ce qu'elle suffit pour

ARTICULATION TIBIO-TARSIENNE. 479

établir la destination de l'homme à l'attitude bipède , puisque c'est seulement dans cette attitude que le pied repose sur le sol par toute sa surface inférieure. Il est aussi à remarquer qu'on ne trouve aucune autre articulation, si ce n'est l'articulation de la tête avec la colonne vertébrale, disposée de manière à permettre que les deux brisures qu'elle sert à réunir, soient dans leur état habituel, réciproquement perpendiculaires.

2°. L'emboîtement du pied qui, par la surface astragalienne 20.EmDOitc. est articulé avec l'extrémité inférieure de la jambe, àlamanière me"x •artJCulai-

re, a la maniera

d'un tenon dans une mortaise, est encore une des conditions dWenondans les plus favorables à la solidité de l'articulation tibio-tarsienne. unemortaise« Cet emboîtement résulte à la fois et de la forme de poulie que présente l'astragale, et de la forme anguleuse que présente la mortaise tibio-péronière. Or, il est à remarquer que cette dernière condition appartient , pour ainsi dire , en propre à l'articulation tibio-tarsienne; car, en général, on ne remarque point de formes aussi brusquement anguleuses dans les articulations.

B. Sous le rapport de la mobilité ^ l'articulation tibio-tar- Mobilité, sienne permet des mouvemens de flexion et d'extension : il ne se passe dans cette articulation aucun mouvement de latéralité; ceux dont le pied est susceptible, ont lieu presque exclusivement dans les articulations tarsiennes.

Dansla/7e.zw7î, l'astragale glisse de devant en arrière sur la Flexion, mortaise tibio-péronière ; la partie postérieure de la poulie fait saillie en arrière. Une luxation par l'excès de ce mouvement est presque impossible , la rencontre du col de l'astragale et du bord antérieur de la mortaise mettant des bornes à la trop grande étendue du mouvement de flexion.

Dans ce mouvement, le ligament péronéo-astragalien antérieur, les fibres moyennes et postérieures du ligament latéral interne, sont fortement tendues.

Dans l 'extension , au contraire, la poulie astragalienne Extension.

48o DES ARTICULATION» EU PARTICULIER.

glisse d'arrière en avant sur la surface correspondante; la synoviale est soulevée à la partie antérieure; le ligament péronéo-astragalien antérieur, les fibres antérieures et moyennes du ligament latéral interne sont tendues; la luxation est possible dans ce mouvement , mais elle est fort rare. Mouvemens Mouvemens de latéralité. Bien que la conformation des delatëralîté. surfaces soit de nature à s'opposer aux mouvemens de latéralité, on ne peut cependant méconnaître que l'élasticité du péroné ne se prête jusqu'à un certain point à ce genre de mouvement, en permettant à la malléole externe de céder un peu dans les mouvemens de latéralité. Toutefois , pour peu que l'effort exercé par l'astragale contre la malléole externe soit porté assez loin pour opérer un déjettement de cette malléole, il y a fracture du péroné.

Articulations du tarse.

Les articulations intrinsèques des os du tarse comprennent: i° l'articulation des os de chaque rangée entre eux; 2° l'articulation des deux rangées entre elles.

Préparation. i° Enlever tous les tendons qui recouvrent la face dorsale du pied , ainsi que le muscle pédieux ; a0 enlever tous les muscles de la région plantaire; 3° détacher par le frottement avec un linge rude le tissu adipeux qui recouvre les ligamens : sous ce rapport , un sujet infiltré offre beaucoup plus de facilité pour la préparation ; 4° pour bien comprendre l'articulation des deux rangées entre elles , enlever l'astragale de l'espèce de boite dans laquelle il est contenu, en divisant le ligament interosseux qui l'unit au calcanéum ; 5° pour étudier les ligamens interosseiix , on peut séparer les os par la déchirure ou par la section de ces ligamens: à la résistance qu'on éprouve et aux débris ligamenteux qui restent attachés aux os, on juge très-bien de la force et de la situation des ligamens interosseux; 6° pour bien saisir l'ensemble des articulations du tarse, il faut, en étudiant chacun des ligamens , avoir sous les yeux un pied sur lequel toutes les articulations aient été ouvertes parla partie supérieure, et sur lequel tous les os se tiennent encore par les ligamens plantaires.

AllTICtJtA'HoifS DU TARSE. /|8l

Articulation des os de la première rangée entre eux ou articulation astragalo-calcanienne.

C'est une double art/irodie, pour laquelle les deux os s'op- DouW m^ posent chacun deux facettes articulaires séparées l'une de throdie. Vautre par une rainure plus profonde en dehori qu'en dedans. La facette astragalienne postérieure est concave, et L'articulation celle du calcanéuni convexe; en avant, c'est le contraire : il Bstr.88nl° - cay"

cauicnne prc«

y a donc emboîtement réciproque. Pour moyen d'union, sente l'emboinous ne trouvons, à proprement parler, qu'un ligament in- tcmentreciPl'° terosscuœ extrêmement fort, formé de trousseaux ligamenteux, les uns verticaux, les autres obliques, entremêlés de Ligamentla* tissu adipeux, et remplissant l'espace considérable intercepte terQS8Ctt*k par les rainures des deux os, espace plus considérable en de* hors qu'en dedans. Pour avoir une idée complète de ce ligament, faites avec la scie une coupe verticale antéro-posté* rieure de l'astragale et du calcanéum à leur partie moyenne»

Une synoviale assez lâche tapisse V articulation postérieure, » . , . . îa gaine fibreuse du jatnbier postérieur , celle du fiéelnsêeur 'postérieure, commun des orteils et du fléchisseur propre du gros orteil > la fortifient en dedans. On trouve encore autour de l'ardeu- f • . , e

l'aisceauxE-

îation deux faisceaux fibreux très-petits } l'un postérieur) Wix. l'autre externe: quelques anatomistes les ont décrits sous le Postériet». titre de ligamens postérieur et eœ terne. Externe.

Quant à l'articulation astrajvalo-calcanienne antérieure >> . .. , .

c a ... , Articulation

souvent double, à raison de la division de la facette articu* antérieure. laire antérieure en deux facettes plus petites} elle fait partie de l'articulation astragalo-scaphoïdiennc avec laquelle nous la décrirons.

Articulations des Os de la deuxième rangée du làrsé entre euï.

Elles sont toutes extrêmement serrées, les cinq os qui constituent cette rangée ne faisant qu'un dans l'exercice des mouvemens qu'exécute le pied dans ses articulations tarsiennes. Ces articulations présentent,pourîa plupart, des fai. 3i

4o» DES ARTICULATIONS EN PARTICULIER.

., , cettes anguleuses; elles offrent aussi des ligamens intêros-

Ce sont des , . <

amphiarthro- seux , et sont de véritables symphyses ou amphiarthroses. ses.

i°. Articulation des os cunéiformes entre eux , on articulations cunéennes.

A. Surfaces articulaires. i° Le premier et le deuxième cunéiforme se correspondent par des surfaces qui offrent une partie lisse qui est conliguë, et une partie qui est continue.

1 , La partie continue occupe , sous la forme dune facette en

Portion coh- , L " , . . , ,

tignë. equerre, la partie supérieure et la partie postérieure de cette

surface. La partie continue est située au-devant de la facette Portion con- »

tinne. en equerre.

â°* Les deuxième et troisième cunéiformes se correspondent par des facettes qui sont contiguës et lisses en arrière seulement, mais qui en avant Sont inégales et rugueuses. Li<*amens ^' Moyens d'union; i°. Ligamens dorsaux. On donne ce dorsaux. nom à des bandelettes fibreuses étendues transversalement

d'un, os à l'autre, et très-serrées. Parleur face supérieure, sur laquelle se voient les fibres les plus longues, ces ligamens répondent au muscle pédieux et aux tendons des extenseurs. Par leur face inférieure, où se voient des fibres très-courtes, ces ligamens correspondent aux articulations et au périoste des os cunéiformes, avec lequel ils s'entrelacent, ligamens 2°# Ligamens plantaires. On ne peut donner ce nom qu'à plantaires. quelques faisceaux de fibres appartenant aux ligamens interosseux.

,. „„, 3°. Ligamens interosseux. Ces ligamens sont très-forts: ils

.Ligamens o o '

interosseux, constituent le principal moyen d'union de ces articulations

et ils occupent toute la portion rugueuse des facettes qui se correspondent. Ils établissent entre les surfaces une union tellement intime, qu'on éprouve quelque difficulté, après avoir enlevé les ligamens dorsaux, à pénétrer dans l'articulation des cunéiformes.

Synoviale "^a sïn0^a-e nest qu'une dépendance de la synoviale générale du tarse.

ARTlCttÂTlOKS ÏW TABSE. 4^3'

2°. Articulations du scaphoïde a\>ec les os cunéiformes , ou articulations cunéo-scaphoïdicnnes.

A. Surfaces articulaires. Le scaphoïde présente l'exemple Facetteà trois unique clans l'économie d'une facette articulaire tailléeà trois Panf da scapans séparés par des arêtes bien distinctes ; chaque facette du scaphoïde est triangulaire et répond à une facette triangulaire

aussi des os cunéiformes. Pour la facette qui répond au, premier cunéiforme, la base du triangle est en bas ; elle est en haut pour les deux autres.

B. Moyens d'union. i° Lieamens dorsaux. 11 en existe T.

,. u , LigameiH

deux pour le premier cunéiforme : l'un supérieur, l'autre dorsaux.

interne. Il n'en existe qu'un seul pour chacun des deux

autres. Les îigamens dorsaux du premier cunéiforme sont

étendus directement d'avant en arrière ; ceux des deux autres

cunéiformes sont très-obliquement étendus d'arrière en avant

et de dedans en dehors. a° Lisramens plantaires. Un ligament T.

o / o JLigamens

plantaire extrêmement fort est étendu du tubercule dusca- plantaires» phoïde au tubercule correspondant du premier cunéiforme ; il se confond avec le tendon du jambier postérieur, lequel fournit une expansion considérable qui croise la direction dit long peronier latéral , s'étend jusqu'au troisième cunéiforme, ainsi qu'au métatarsien correspondant, et peut être considéré comme un ligament inférieur du tarse. On peut à peine donner le nom de Iigamens plantaires à quelques fibres, irrégulières étendues de la face inférieure du scaphoïde aux deuxième et troisième cunéiformes.

Une synoviale commune aux trois articulations se conti- Synoviale, nue avec celle des articulations des os cunéiformes entre eux»

3°. Articulation du troisième cunéiforme avec le cuboïde t ou articulation ciiboïdo-cuncerine.

Cette articulation est tout-à-fait semblable à celle des os eu* néiformes entre eux j nous y trouvons pour moyens d'union ligament un ligament dorsal formé par un faisceau transverse très-fort? doI^al'

Lîgameut interosseux.

Ligament plantaire.

Ligament dorsal.

Ligament interosseux,

Ligament plantaire,

484 DES fVIVTICtFlATIOïÇS EN F^RTfOTfcTER,

un ligament interosseux qui occupe toute la portion non articulaire des facettes correspondantes, et un ligament plan* taire peu prononcé qui. consiste en quelques fibres transverses irrégulières. La synoviale communique avec celle des articulations cunéo-scaphoïdiennes.

4°. Articulation du scaphoïde avec le cubo'ide, otl articulation scaphoïdo-e uboïdienn e.

Souvent le scaphoïde et le cuboïde s'articulent entre eux par une petite facette. Un ligament dorsal oblique, un liga» ment interosseux très-fort , occupant toute la surface par laquelle ces deux os se correspondent, à l'exception des facettes côntiguës: un ligament plantaire transversal très épais, Un peu obliquement étendu de la tubérosité du scaphoïde au cuboïde; tels sont les moyens d'union j ils existent même en l'absence des facettes articulaires.

Articulation des deux rangées entre elles»

L'articulation dëâ deux rangées du tarse entré elles &è Compose, i6 de l'articulation de l'astragale avec le scaphoïde et le ealcanéurrjj d'une part; %Q de Celle du calcanéum avec le cuboïde, d'uiie autfe part; enfin j le calcanéum est uni au Scaphoïde par plusieurs îigameiis»

1°. Articulation de l'astragale avec le staphoïde, ou articulation aslragqlo-scaphoïdienn c.

La tête de l'astragale > alongée de dehors en dedans et de haut en bas, est plus considérable que la envité glénoï' dienne du scaphoïde qu'elle dépasse de beaucoup en bas , où elle s'articule avec la facette antérieure ou les deux demi- facettes antérieures du calcanéum. La cavitéde réception ît est complétée par un ligament appelé calcanéo-scaphoîdien calcanéo - sca- inférieur, lequel remplit l'intervalle triangulaire qui sépare la rieur compTéit Petite apophyse du calcanéum d'avec le scaphoïde, et forme à la cavitéde ré- lui seul la partie interne de la cavité de réception. Pour bien voir ce ligament, il convient d'enlever l'astragale en coupant et en déchirant le ligament interosseux qui l'unit au calca-

Le liga

cepUon.

ARTICULATIONS Î)U TARSE; /jH5

ïiéum : alors se présente ce ligament irès-fort , triangulaire, qui recouvre non-seulement la partie inférieure , mais encore la partie interne de la tète de l'astragale. 11 est souvent

. . , . c Souvent di-

divisé en deux parties : l'une externe , étroite , en foi'ine visé en partie

de bandelette: l'autre interne, beaucoup plus large et plus inlerne et en

1 l ° , partie externe,

épaisse, qui inférieurement est en rapport avec l'os sésa-

moïde du tendon du jambier postérieur , et présente un épaississement cartilagineux dans le point correspondant

Nous devons considérer comme concourant à l'emboîtement de l'astragale un autre ligament appelé calcanéo-sca- Ligament cal- ■ . •,. • -i "i a> < ■ canéo-scaphoi-

phoïdien supérieur, bgament étendu du cote interne de dien supérieur.

l'extrémité antérieure du calcanéum au côlé externe du scaphoïde. 11 est situé sur le dosdupied, dansle creux profond rempli de tissu adipeux qui existe en dehors de l'astragale. Ces deux ligamens, savoir, le calcanéo-scaphoïdien inférieur Ces deuxK-

, ,. . gamens appai-

et le calcaneo-scaphoidien supérieur, constituent les moyens t;enuent à rar-

d'union du calcanéum et du scaphoïde. Le calcanéum et le tîcujati01i <al- , ..-, , . . . . , canéo-scapboï-

scaphoidene sont nulle partcontigus; mais on voit quelque- dicane.

fois le calcanéum se continuer avec le scaphoïde par l'intermède d'une lame osseuse qui remplace le ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur (i).

Le calcanéum qui s'articule très -solidement avec l'astragale, étant lui-même fortement uni au scaphoïde , il en résulte que l'articulation du scaphoïde avec l'astragale jouit d'une grande solidité , bien que ces deux os n'aient pour moyens directs d'union que des ligamens assez faibles. C'est ainsi que l'atlas, faiblement uni à l'occipital par ses ligamens propres , reçoit une très-grande fixité de l'existence des ligamens qui s'étendent de l'axis à l'occipital. Toutefois, d^dï^t il résulte de l'absence d'union directe très-résistante entre le de moyens

1 •■ i i« . . » , / d'union résis-

scapnoitle et I astragale, que ce dernier os peut être expulse tans r j«ar par une violence extérieure de l'espèce de boîte osseuse et ticuiation asfibreuse dans laquelle il est contenu. palcdienne

(i) J'ai fait représenter un cas de ce genre (Jnat. patlioU avec planches, 2elivr,, planche jv}.

ligament as- Ligament astragalo-scaphoïdien supérieur. C'est le seul

tragalo - sca- • so^t pr0pre a cette articulation : il est de forme dcmi-

phoiuieasune- x , . L

rieur. orbicuiaire, un peu obliquement étendu d'arrière en avant

et de dedans en dehors, du col de l'astragale au pourtour de la facette du seaphoïde. Ce ligament a peu d'épaisseur; toutes ses fibres sont parallèles ; il est recouvert à sa face supérieure par le muscle pédieux , et tapissé inférieurement par la synoviale de l'articulation scaphoïclo-astragalienne.

»° Articulation cplçanéo-cu&oïdienne.

Elle est sur Cette articulation est sur la même ligne que l'articulation la même hgne astraealo - scaphoïdienne ; circonstance anatomique qui a

que 1 articula- ar ,.,. , . .

Uon astragale-- suggéré l'idée ingénieuse de l'amputation partielle du pied

WaufcQÏdiqme fintre ]q& deux ^^

Cette articulation appartient à la classe de celles que nous

avons désignées sous le nom d'articulations par emboîte*

Emboitemem ment réciproque, et dont nous avons trouvé des exemples réciproque. -, , , . .... ,

dans les articulations slerno • clavieulaire et trapezo-meta-

carpienne du pouce.

A. Surfaces articulaires. Le calcanéum offre une facette concave de haut en bas. Le cuboïde offre une facette dont la concavité est transversale, c'est-à-dire perpendiculaire à la précédente. La facette du calcanéum présente inférieu-

Bcc du cal- rement une espèce de bec ou prolongement horizontal, qui arrête quelquefois le couteau dans la désarticulation des deux rangées.

B. Moyens d'union. Il existe trois ligamens, un inférieur ,. ou plantaire, un interne et un supérieur.

.Ligament r > x

ealoanéo-cu- i°. Le ligament inférieur ou plantaire , ou calcanéo-cu-

l/oïdien, est le plus fort de tous les ligamens du tarse : il pré-

II est le plus sente l'aspect d'une large bandelette à fibres nacrées , dirigées

résistant cte* li. para]lè!ement d'avant en arrière., Ces fibres constituent un eamens cfa far» „ . . , . „ , , r , r, . \ -,

sq> faisceau tres-epais qui , de toute la face intérieure du calca-

néum, à l'exception des tubérosités postérieures, s'étend à îa lèvre postérieure de la coulisse du cuboïde.

Lorsqu'on enlève couche par couche les fibres de celiga- n présenta

d ux couc" distinctes.

ment, on arrive bientôt à un ligament plus profond, séparé d

du premier par du tissu adipeux, obliquement étendu de dehors en dedans d'une tubérosité que présente en avant la face inférieure du calcanéum à toute la portion de la face inférieure du cuboïde, qui est en arrière de la gouttière cuboïdienne: aussi admettons-nous deux ligamens calcanéocuboïdiens inférieurs : Y un profond, l'autre superficiel.

2°. Le ligament calcanéo -cuboïdien interne est court, étroit, Ligament quadrilatère, très-fort, placé à côté du ligament calcanéo- j^ien "jnscaphoïdien supérieur, dans l'excavation profonde qui est terne, intermédiaire à l'astragale et au calcanéum. Ces deux ligamens, qui, séparés en devant, se confondent en arrière, représentent la forme d'un Y : ils peuvent être considérés comme étant, Ses rapport» en quelque sorte, la cie de 1 articulation des deux rangées; car ment calcanéo. dans la désarticulation , dès qu'ils sont divisés, les facettes scap,k.0ldiea articulaires s'écartent avec facilité.

3°. Le 'ligament ccdcanèo-cuboïdien, supérieur n'est autre Ligament calchose qu'une petite bandelette fibreuse très-mince, étendue Jiçn°n" C\ 01* directement d'arrière en avant du calcanéum au cuboïde.

Mécanisme des articulations tarsiennes.

Nous devons examiner le mécanisme des articulations tarsiennes sous le rapport de la solidité , et sous le rapport de la mobilité ; P

A. Sous le rapport de la solidité , le tarse est la portion fondamentale clu pied. On peut, en effet, regarder le métatarse de son^ da et les orteils comme des parties sui'ajoutées; car, réduit au tajae. tarse, le pied remplit encore très-bien ses fonctions de support. Les chirurgiens ont mis à profit cette donnée physiologique pour les amputations partielles clu pied dans les articulations tarsiennes et tarso-métatarsiennes. i°. Mnltîpli-

. Tout est fait pour la solidité au tarse : la multiplicité des Cl!e esPieces* pièces, la largeur des surfaces articulaires, la force des ligamens des surfacfs,

8°. Force des interosseux, et même la mobilité «les os du tarse. Supposons, ligamens. C[ . ■ , , , , , ,

en effet, un seul os a la place des sept os du tarse, que de

fractures dans ce long levier spongieux, soit par les chocs si violons auxquels il est exposé , soit môme par la contraction musculaire! Etroit en arrière, le tarse s'élargit en 4*;.S!sse" avant pour augmenter dans ce sens l'étendue transversale

meut transver- l o

«al du tarse de la base de sustentation : articulé à angle droit avec la

™n"eie Cn d" Jam^eï ^ reçoit directement le poids du corps et le transmet

s: Articula- directement au sol. S'il dépasse en arrière la jambe, c'est

tiou à angle pour servir de bras de levier à la puissance qui soulève le droit arec la • î i • . ,v . .

jambe -poids ou corps : aussi peut-on jusqua un certain point me-

surer l'aptitude à la course et au saut par la longueur de 6°. Prolon- cette partie du calcanéum, mesurée elle-même par la saillie oBnéuatq «r- ^U ten(*on d'Achille fortement détaché chez les bons courière. reurs. Dans la station sur la plante des pieds, le poids

du tronc est transmis à l'astragale par le tibia, et au calcanéum par l'astragale. Une partie de la quantité de mouvement 7». Disposa se perd dans l'articulation calcanéo-astragalienne, et il est

tioa qui liissc- c .. , , ,

wine la près- facile de voir pourquoi ces ceux os sont superposes et non sion delajam- point iuxta-posés. Mais l'astragale n'est pashori/ontaiement

l>e surlatota- , , , , , ."""., "'*',. , ,

litédupied. place au-dessus du calcanéum ; il est oblique en dedans, en bas et en avant: il suit de là que, même dans la station sur la plante des pieds , le poids du corps se partage entre le calcanéum et la rangée antérieure du tarse , subdivisée ellemême en deux rangées, mais du côté interne seulement, parce que c'est principalement du côté interne que le poids du Transmis- corps est transmis par l'astragale. Il est une attitude dans la-

*ion du poids qUej[e \e p0ic{s CJU corps est exclusivement communiqué de

du tronc dans *. L l # *

la station sur 1 astragale à la rangée antérieure, c'est dans la station sur la pointe des ]a pointe du pied; c'est alors surtout que le brisement de celte rangée antérieure, que la multiplicité des articulations du tarse sont d'une grande utilité pour prévenir les funestes effets des chocs transmis de bas en haut: aussi existe-t-il une différence immense, sous le rapport des effets sur tout

Amnctiumorfs »u tAUse. ^89

le système, entre une chute sur le talon et une chute sur la pointe des pieds.

B. Le mécanisme des articulations tarsiennes , envisage' Mécanisme sous le rapport de la mobilité, doit être étudié, d'abord j£n^ ^JJJJ^ #dans les deux rangées isolément, puis dan's l'articulation des deux rangées entre elles.

i°. Les os de la première rangée, c'est-à-dire l'astragale Glissement et le calcanéum, exécutent l'un sur l'autre des mouvemens de s*r ^^fea! glissement, soit d'avant en arrière , soit latéralement. Les ncum. glissemens latéraux concourent aux mouvemens de torsion Glissemens du pied, qui se passent surtout dans l'articulation des deux

rangées. Glissemens

Les glissemens antéro-uostérieurs ont lieu dans la circon- aJ1,er°-PosU> o 1 rieurs.

stance suivante : Quand le poids du corps pèse sur la partie supérieure de l'astragale, cet os glisse un peu en devant, et le pied tend à s'alonger ou à s'aplatir de haut en bas , ainsi que l'a remarqué Camper. Quand la pression cesse, l'astragale revient à sa position naturelle: c'est surtout à l'occasion de l'articulation calcanéo astragalienne, qu'il est vrai dédire que le pied est un arc osseux élastique. Glissemens

a°. Les os delà deuxième rangée sont réduits à des mou- °"scursde.* os

« tle la deuxième

vemens de glissement tellement obscurs, qu'ils peuvent être rangée, considérés comme ne formant qu'une seule pièce. Cependant l'articulation du scaphoïde avec les os cunéiformes jouit d'une mobilité un peu plus prononcée que les articulations des os cunéiformes entre eux et avec le cuboïde. C'est dansfar. 3°. C'est dans l'articulation des deux rangées entre elles ,1CU a loa ,ts

t> deux rangées

que se passent les mouvemens principaux du tarse: là, entre elles que se trouvent les dispositions articulaires les plus favora- ^.^paux* blés au mouvement. D'une part, en effet, c'est une tête mouvemens du reçue dans une cavité (articulation astragalo-scaphoïdienne); d'une autre part, c'est un emboîtement réciproque (articulation calcanéo-cuboïdienne). Ces mouvemens consistent en une espèce de torsion ou de rotation, en vertu de laquelle la plante du pied est|portée soit en dedans, soit en dehors,

/jQO DES ARTICULATIONS EN PARTICULIER.

Les mouve- Ces mouvemens auxquels s'ajoutent les légers mouvemens e tor- mens latéraux de l'articulation astragalo-calcanienne, consti-

sion du tarse ° '

' constituent tuent ce qu'on appelle Y adduction et X abduction du pied;

1 adduction et mouVemens qu'on attribue généralement à l'articulation

1 abduction du L »

pied. tibio-tarsienne, laquelle est réduite, ainsi que nous l'avons dit,

Les entorses aux mouvemens de flexion et d'extension: aussi les entorses son» habituel- „u[ sont la -suite d'un mouvement exagéré soit en dedans,

lementprodui- . , . .

tes dans les ar- S0lt en dehors, ont-elles heu dans les articulations des deux

ticulations des rangées entre elles, et non dans l'articulation tibio-tarsienne. deux— J

ran

Lorsque le mouvement de torsion est porte un peu loin, la malléole externe tend à être déjetée en dehors; un mou* vement de glissement léger se passe dans les articulations péronéo-tibiales'; l'élasticité du péroné est mise en jeu ; et si la quantité du mouvement dépasse une certaine mesure, 1© péroné est fracturé.

Articulations tarso -métatarsiennes.

Disposition Pour ces articulations, l'extrémité tarsienne de chaque os

cunéiforme des , , l

os du meta- du métatarse, présentant 1 aspect d un coin , oppose des fa- Jarse, cettes planes et triangulaires aux facettes également planes

et triangulaires correspondantes du tarse. Le premier métatarsien s'articule avec le premier cunéiforme, le deuxième métatarsien avec le deuxième, et un peu avec le premier et le troisième cunéiforme; le troisième métatarsien avec le troisième cunéiforme; le quatrième et le cinquième métatar- • sien avec le^cuboïde.

,. . . Il en résulte une ligne articulaire anguleuse. Cette ligne

Disposition ° ...

anguleuse de articulaire commence en dehors par une saillie considé-

a igné arti* ra],|e fQrra(Je par l'apophyse du cinquième métatarsien, culaire larso- r tr i J i

métatarsienne. Elle se dirige obliquement d'arrière en avant et de dehors en dedans; ensuite elle devient anguleuse au niveau du troisième, et surtout du deuxième métatarsien, parce que le troisième cunéiforme fait une saillie qui s'enchâsse entre le deuxième et le troisième métatarsien ; tandis que le deuxième métatarsien fait une saillie qui anticipe sur le tarse,

ARTICULATIONS DU MÉTATARSE, 4gl

et s'enchâsse entre le premier et le troisième cunéiforme. Les Réceptioii surfaces articulantes sont maintenues en rapport par des îiga- ™"s°e * ". mens dorsaux, deux ligamens plantaires et des ligamens inter- méiatarae, osseux. Etudions successivement chacune de ces artieu* lations en particulier,

A. Articulation du premier métatarsien avec le tarse. Pour Facettes semi^ cette articulation, existent deux facettes semi-lunaires , appar- unauestenant l'une au premier métatarsien , l'autre au premier cunéiforme. Le grand diamètre de ces facettes est dirigé verticalement: un ligament plantaire très-fort, un ligament dorsal, Ligamens

, . . ,.,.,, ... plantaire. dor«

moins épais, maintiennent Ja soliçhte de cette articulation, sajt Tous deux se présentent sous l'aspect de bandelettes dirigées d'avant en arrière. Une synoviale distincte de celles qui revê' synovial* tent les autres articulations tarse-métatarsiennes, appartient distincte, à cette articulation,

On peut encore ranger parmi les ligamens de l'articulation du premier métatarsien : i° l'expansion aponévrotique que le tendon du long péronier latéral envoie au premier cunéiforme ; a° celle que le jambier antérieur envoie au premier métatarsien.

B. XI articulation du deuxième métatarsien avec le tarse est Réception de formée par la réception de I extrémité postérieure de cet os metatafsicn dans l'espèce de mortaise que représentent les trois cunéi* âàns la mor*

,r .... , . . taise formée

tonnes; disposition que nous avons rencontrée, mais moins par jes 3 cu développée, pour l'articulation carpo- métacarpienne du néiformes. deuxième métacarpien. C'est la plus solide de toutes les articulations du même ordre; on y trouve: i* trois liqamens Tr01s *'?*" , . . , mens dorsaux.

dorsaux comme a la main ; un moyen large, constamment

divisé en deux bandelettes, qui viennent du deuxième cunéiforme; un interne très-fort qui vient du premier cunéiforme; un externe mince , qui provient du troisième cunéi-* forme; i° deux ligamens plantaires, dont l'un, extrêmement Dcnx ligafort et obliquement étendu du premier cunéiforme au mens Pantai* deuxième métatarsien , se prolonge en haut pour devenir ■ interosseux; dont l'autre, très-petit, va du bord tranchant

4j)a DES ARTICULATIONS ES PARTICULIER.

du deuxième cunéiforme au deuxième métatarsien; 3° un

Ligament in- ligament interosseux ou latéral, étendu de la facette latétcrosseux ou , ,

latéral. raie externe du premier cunéiforme à la facette latérale in-

terne du deuxième métatarsien.

G. V articulation du troisième métatarsien avec le tarse

Ligament est maintenue par un ligament dorsal qui vient du troisième

cunéiforme. Il n'y a point de ligament plontaire proprement

Apeineliga- dit , si ce n'est un faisceau plantaire oblique venant du prévient plantaire. • >-c i , ^ . , . mier cuneiiorme : en outre , la couche fibreuse qui forme la

gaîne du tendon du long péronier latéral, se prolongeant

jusqu'à ce troisième métatarsien, me paraît tenir lieu de îiga-

. ment plantaire. Nous trouvons enfin un ligament latéral ex- Ligament m- , , . ';

terossenx ou terne ou interosseux , qui sépare 1 articulation du quatrième

latéral, métatarsien de celle du troisième.

D. et E. Pour leur articulation avec le tarse, les qua< trième et cinquième métatarsiens présentent une surface légèrement concave qui répond à la surface légèrement convexe du cuboïde. Pour moyens d'union, nous trouvons Ligamcns un ligament dorsal pour le quatrième métatarsien, un ligaorsauxtras- men{ oblique en dehors et en avant pour le cinquième , l'un et l'autre très-làches , surtout le ligament oblique ; point de Poim de li- ligament plantaire autre que la gaine du tendon du long faire6" P an" péronier latéral, et une expansion tendineuse très-forte du jambier postérieur. Le tendon du court péronier latéral tient lieu de ligament latéral externe. Nous devons encore ajouter Bandelette de à ce tendon une bandelette fibreuse extrêmement forte, déplantaire. * pendance de l'aponévrose plantaire externe, étendue du calcanéum à l'apophyse du cinquième métatarsien , et de plus une expansion du tendon du long péronier latéral , au moment où il glisse sur le cuboïde. L'articulation du cinquième Ligament in-* métatarsien est très-lâche, terossenx qui Mais nous trouvons un ligament interosseux extrêmement dernières arti- ^ort > étendu de la facette latérale externe du troisième cunéicuiations tar- forme à la facette latérale interne du quatrième métatarsien dénués. & a »3 facette latérale externe du troisième, Ce ligament <jm

ARTICULATIONS Wî MtiTATARSEi 4<)^

nous rappelle celui qui isole l'articulation des quatrième

et cinquième métacarpiens des autres articulations carpo-

métacarpiennés, remplit ici les mêmes usages; en sorte qu'il

existe pour les articulations tarso-métatarsiennes trois ar- Trois artï-

ticulations, et par conséquent trois synoviales distinctes: une calatîons»

destinée au quatrième et au cinquième métatarsien , une au . |ro,s syno"

deuxième et au troisième, et une au premier.

Articulations des os du métatarse entre eux.

A» articulations des extrémités tarsiennes entra elles. Ce çe gont je8

sont de véritables amphiarihroses. Les surfaces qui se cor- ompbîarihro- , .... . . ses.

yespondent sont en partie conttgues et en partie continues. La portion diartbrocliale des surfaces est la plus rapprochée du tarse; elle est plane et présente pour chaque os deux petites facettes secondaires. La portion symplvysaire est plus étendue que la portion diarthrodiale ; ce qui est précisément l'inverse de îa disposition qu'on observe au métacarpe.

Lés ligamens sont iiïtcrosseux , dorsaux et plantaires. Les ligatnens in'erossetix sont des trousseaux fibreux extrê- Ligamens 5n« hiement forts, courts et serrés, qui , nés de toute îa surface t«»'osscux. fugueuse de la facette latérale de l'un des métatarsiens , se portent i la surface rugueuse Correspondante du métatarsien Voisin.

Les Ugantens d'ôHàuti et les liganiens plantaires se ré^ Li«»amenâ (luisent à des faisceaux transversalement dirigés de l'un à <!f-»'Si'"x «*

v ,'.-»-.. , , plantaires.

1 autre métatarsien. Les ligamens piantaires sont beaucoup plus considérables que les dorsaux.

B. Articulations des métatarsiens entre eux par leur ex- Articulations irémité digitale, Bien que les extrémités digitales des os du •'e* «sur&nité» métatarse ne s'articulent pas entre elles, cependant, comme 's' *ieb' ces extrémités sont contiguës et exécutent des mouvemens les unes sur les autres, une synoviale revêt les surfaces con- Synoviale, tiguës, et favorise leurs mouvemens; en outre , un ligament , ligament transverse du métatarse , est étend u transversalement Ij,Banf,cnt

° ' transverse»

f^tt 1>ES ARTICULATIONS EN PARTICULIER.

au-devant de ces extrémités ; et les unit lâchement les unes aux autres. Ce ligament est commun aux cinq métatarsiens. Il est formé par la réunion de tous les lip-amens antérieurs des articulations métatarso-plialangiennes , à l'aide de petits ligamens qui vont de l'un à l'autre de ces ligamens antérieurs. Pour le mettre à découvert, il suffit d'ouvrir les gaines des tendons fléchisseurs.

Mécanisme des articulations métatarsiennes.

A. Sous h rapport de la solidité. i° La solidité des cinq pièces Osseuses qui constituent le métatarse , est telle qu'il est rare que l'une d'elles se fracture isolément: aussi le métatarse ne se brise-t-il que par l'effet de causes susceptibles de produire Son écrasement.

a0. La mobilité, mêmepeu étendue, dont jouissentîesosdu Conditions métatarse, concourt utilement à la solidité de cette partie du

farorables a la ~- < • / «,.

solidité. pied, en lui permettant d'atténuer, en cédant un peu , l'in-

tensité des chocs extérieurs.

3°. La solidité n'est pas uniforme dans tout le métatarse; le premier des métatarsiens l'emporte sur tous les autres pour la solidité: aussi est-ce lui qui, pendant la station, transmet au sol une grande partie du poids du corps.

B. Sous le rapport de la- mobilité. Cette mobilité doit être étudiée : i° dans les extrémités tarsiennes \ âe dans les extrémités digitales des métatarsiens.

i°. Dans les extrémités tarsiennes, la disposition anguleuse et l'espèce d'enclavement réciproque du tarse et du métatarse, Conditions la force et la brièveté des ligamens tant extérieurs qu'interfavorables à la osseuXj ne permettent que des mouvemens de glissement trèsm l ' obscurs. Ce qui prouve dans quelles étroites limites est maintenue la mobilité des extrémités tarsiennes , c'est qu'il n'existé peut être pas d'exemple de luxation des os du métatarse sur le tarse.

AftîîClÎLATiONS DES ÔRTEïtS. 4g5

a°. Quelque obscurs que soient les mouvemens de l'extrémité postérieure des métatarsiens, il en résulte pour l'extrémité antérieure de ces os une mobilité assez prononcée. Cette mobilité est favorisée par la laxité du ligament trans- "verse métatarsien , et par la présence d'une synoviale entre les têtes des métatarsiens.

Du reste, le premier métatarsien ne jouit pas de plus de mo* fcilité que les autres métatarsiens ; ce qui établit une grande différence entre cet os et le premier métacarpien.

AUTlCULiTIOtfS DES OaTEtLS.

Articulations métatarso-phalangiennes»

Ces articulations appartiennent à la classe des condylieiiiïeS; Articulations elles offrent une identité presque parfaite avec les métacarpO- condyliennes. phaîangiennes.

A. Surfaces articulaires. Du côté des métatarsiens, on trouve une tête aplatie sur les côtés, alongée de haut en bas, et par conséquent un condyle. Du côté de la phalange, on trouve une cavité superficielle, dont la plus .grande étendue est transversale , par opposition à ce qu'on observe pour la surface métatarsienne.

B. Moyens d'union, l" Il existe un ligament inférieur ou Ligament in* gldnoïdien , situé à la face plantaire de l'articulation , très- férïenr ou gléépais, ayant la densité d'un cartilage, formé de fibres croi- n ' sées en sautoir; il se continue par ses bords, d'une part avec

la gaîne des tendons fléchisseurs, d'une autre part avec le ligament métatarsien transverse, et surtout avec les ligamens latéraux de l'articulation. Ce ligament creusé en gouttière intérieurement, pour répondre aux tendons fléchisseurs j concave en haut, pour répondre à la convexité de la tête du métatarsien, complète la cavité dans laquelle cette tête est

/»*)6 MiS .AHTMTJIATÎOSS Kâd PA»TÎCmtElt>

reçue; il est très-solidement fixé par son bord antérieur à la partie antérieure du pourtour de la cavité plialangienne, dont il semble la continuation; libre par son bord postérieur , ou plutôt très-làchement uni par quelques fibres ligamenteuses aux inégalités qui sont situées en arrière de la tête II complète $u métatarsien, il se moule très-exactement sur le col rétréci la cavité de re- qUj soutient la tctc des métatarsiens; en sorte que, tout en

ceplion du ; , . . , , . , ., ' . , . ..

condyle meta- servant a protéger la partie inférieure de 1 articulation , il tarsien, concourt à augmenter l'emboîtement des surfaces.

ÏJgarnens latéraux. Il existe deux ligament latéraux trèsforts, un interne et un externe. Ces ligamens s'insèrent, non point à l'enfoncement latéral que présentent dechaquecôté les tètes des métatarsiens , mais aux tubercules situés derrière cet enfoncement; de là ces ligamens se portent très-obliquement tes liôaitién* d'arrière en avant et de haut en bas, sous la forme de banlatéraux »e delettes aplaties qui vont en s'élargissant, pour se terminer

fixent en partie . ,. . f> . . . A ,

ku ligimient in- en Par!;ie au ligament inférieur, et en partie sur les cotçs fêïieur. je la phalange»

Point tle II- 1*0»"^ de ligament dorsal proprement dit; mais le tendon

gainent dorsal, extenseur correspondant en tient évidemment lieu. 11 n'est

pas rare devoir un« languette de l'extenseur se détacher dé

la face antérieure de ce tendon pour s'unir à l'extrémité irté*

ta tarsienne cte la première phalange.

Synoviale. Capsulé synoviale, aous le tendoil extenseur, se voit une capsule synoviale extrêmement lâche; elle va tapisser lu face interne des ligament, ainsi que les cartilages articulaires*

L'articulation rnétatarso-phalangienne du premier métatarsien présentant quelques particularités, mérite une description spéciale.

Articulation mètatarso - pkalangienne du gros orteiL ï\ Les surfaces articulaires ont une étendue beaucoup plus considérable que dans les autres articulations métatarso-phalangiennes.

a0. La tête du premier métatarsien offre, du coté de la

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