ARTICULATION CES ORTEILS
leurs fibres inférieures. Les bornes de ce mouvement sont évidemment imposées par ces fibres inférieures et par le ligament inférieur. Chez tous les sujets , il peut être porté jusqu'à l'extension en arrière à angle obtus; chez quelques-uns , jusqu'à l'extension en arrière à angle droit.
Quant aux mouvemens d'adduction et d'abduction^ ils sont arrêtés par la rencontre des autres orteils.
Mécanisme des articulations phalangiennes.
Le mécanisme de ces articulations offrant une identité parfaite avec celui des articulations phalangiennes des doigts , Monvemens
\ .,,,., . r . de flexion et
nous renvoyons a ce qui a ete dit a ce sujet, en taisant toute- a'extcnsiOI1 fois remarquer que, soit par une disposition primitive, soit par très-limités, l'immobilité prolongée des orteils dans des chaussures étroites, les mouvemens qui consistent exclusivement dans la flexion et dans l'extension sont beaucoup moins étendus qu'à la main.
DESDEjNTS
Les dents , instrumens immédiats de la mastication , sont des concrétions ossiformes qui bordent l'une et l'autre mâchoires, dans l'épaisseur desquelles elles sont implantées. Lesdentsne ^es dents ne sont point des os, bien qu'elles présentent sont point des avec eux une analogie apparente qui les a fait long-temps considérer comme de véritables os : elles en diffèrent sous un grand nombre de rapports.
Preuves dé- i°. Sous le rapport de la position. Les dents sont à nu et
visibles à l'extérieur; tandis qûeles os, et ce caractère est des i°.Dela po- . \ > i > •
sition. plus importans, sont enveloppes dans un périoste.
20. De l'a- 2°. Sous le rapport anaîomique. Les dents sont constituées natonue. r un ijUlke ou grosse papille euvironnée d'un étui cal-
caire, lequel est composé de deux substances, l'émail et l'ivoire. Cet étui calcaire n'est pas parcouru par des vaisseaux j on n'y découvre aucune trace de tissu cellulaire. 3°. Du dé- 3°. Sous le rapport de leur mode de développement. Chez veloppement. e]leS) en effet, la formation de la matière dure ou ossiforme se fait par couches successives, de la circonférence au centre; tandis que dans les os le développement se fait en sens inverse. Les dents sont tout-à-fait étrangères au mouvement nutritif qui se passe dans les os, En outre, les dents présen-
DES dents. Soi
tent un renouvellement qui constitue une seconde dentition , et qui ne correspond à aucun phénomène analogue dans le développement des os.
4°. Sous le rapport physiologique. Les dents présentent en- 4» Delaphv i core des caractères différentiels importans. Elles ne prennent Mol°giepoint part aux maladies des os , elles ne sont susceptibles que d'altérations chimiques et physiques : elles n'ont point, comme les os, une durée d'existence égale à celle de l'individu luimême.
5°. Sous le rapport de la composition chimique. Une plus 5o Delà coingrande quantité de sels entre dans leur composition ; l'émail P°sltlon <*"