‹ Anatomie descriptive et comparative du chatChapitre 10 sur 45 · COQ · texte numérisé non relu

COQ

Le troisième Jmiliet (PL VI, fig. 1 , 56), subjacent à celui des petitsdentelés et de Fd^lique-interne abdominal , est une véritable aponévrose, ne terminant point de muscles, et n'a pas d'analogue décrit dans les ouvrages danthropotomie. Elle est ^;alement formée de fibres transversales un peu obliques de dedans en dehors ^ et en avant sur la partie antérieure; et obliques en arrière dans la postérieure. Ce feuillet naît sur les sommets des apophyses épineuses^ depuis la première dorsale jasqu a la dernière lombaire , et même sur les sacrées et les caudales ; et va s insérer aux angles des c6tes et des costines, plus en arrière, aux sommets des apophyses traosverses des lombes , au bassin , et enfin aux apophyses transverses et plagiennes sacrées et caudales. Cette aponévrose très-forte sur les régions postérieures du thorax, et même encore sur les lombes , diminue de £orce sur le dos , et finit par devenir très-faible au devant de la troisième vertèbre de cette région, pour disparaître sur la région cervicale, oii elle se prolonge toutefois encore sous la forine d'une toile fibrocellulaire, jusqaarorigine des muscles phgio-antobliques. Sur les côtés des lombes elle adhère au feuiUet aponévroti^uesuh|acëntvqui termine.:

liS 6BC0NDB PAETIB.

les muscles lombo - épineux (partie du sacro- lombaire de Y Homme). Cette aponévrose forme une cloison entre les muscles costo-épineux , (portion du long dorsal de YHomme) , et les plagio-antobliques (portion du long dorsal), placés en dedans; et les épicostaux (sacro- lombaires dorsaux), placés en dehors; cloison qui va se fixer aux angles des côtes. Plus en dedans, au niveau de la troisième -venèbre dorsale , la même aponévrose forme un ligament. (PI. VIII, fig« 1, 83 d), descendant du sommet de l'apophyse épineuse de cette vertèbre , et plongeant entre les muscles plagio-antobliques cei'vicaux , et l'épineux du dos, pour s'insérer à l'apophyse antoblique de la^^inquième vertèbre dorsale : c'est sur ce ligament, qui n'est d ailleurs qu'un faisceau renforcé de cette aponévrose, qi>e se fixe le chef postérieur du splenius (PI. VI , fig. 1 , 55). Â partir de ce ligament l'aponévrose forme , en avant , une autre cloison qui sépare le muscle épineux du dos, de Tintersectus (portion interne du grand complexus de YBommé)y(^; et Pi. VIII, fig. 1 , 87), et y présente trois ou quatre autres ligaments semblables (83, abc) , descendant des sommets des deux premières apophyses épineuses dorsales et de la septième cervicale , aux antobliques des deux vertèbres suivantes, et dont celui qui vient de l'apophyse épineuse de la première dorsale est le plus fort, et les autres d'autant plus faibles qu'ijis s éloignent de celui-ci. Ces ligaments ont été indiqués plus haut, sous le nom spécial de Brides des muscles épineux du dos.

A cette petite cloison s'insèrent les muscles intersectus, les deux der^ niers chefs du complexus, ainsi que le chef postérieur du splenius , pour aller se fixer par ces mêmes ligaments aux apophyses antobliques des cinq premières vertèbres dorsales; de manière que cette aponévrose ne couvre pas ces muscles. Sur les lombes, cette aponévrose a ses fibres un peu obliques en arrière; et sur le sacrum et la queue ( PI. VI, fig. 1 , 56', 56"), elles conservent la même direction , mais se confondent entièrement avec les deux feuillets entre lesquels elle est placée.

Le quatrième feuillet de l'aponévrose spinale superficielle (PI. VII , fig. 1 , 60'), est l'analogue de celui qui, chez Y Homme ^ donne sur les lombes insertion aux fibres des muscles sacro-lombaires. II adhère chez

SYSTÈME LIGAMENTAIRE. k9

le Chat^ fort souvent dans sa partie interne au troisième feuillet, ayant la même origine que lui sur les sommets des apophyses épineuses des vertèbres lombaires , et la crête antérieure de Tilium ; d'où ses fibres se dirigent transversalement en dehors. Ce feuillet est proprement formé de deux couches, dont la première ou superficielle est à fibres transversales un peu obliques de dedans, en dehors et en arrière, servant à lier et à brider les fibres de la seconde couche. Celle-ci est formée de fibres très-fortes , obliques d'arrière en avant et en dehors , dans la même direction que celles des muscles costo-lombaires et longs-sus-intertransversaires des lombes (sacro-lombaire de YHommé),àovLle\\es représentent les tendons terminaux confondus.

Sur les lombes, cette double aponévrose passe librement sur la masse des muscles lombo-plagiens (portion du long dorsal de ï Homme) (PI. VUI, fig. t , 97), jusqu'au-dessus du niveau des extrémités des apophyses trans verses lombaires. Là , elle se replie en dessous et en dedans pour se continuer avec le bord externe d'un tendon très- vigoureux horizontal (PI. VUI, fig. 1 , 1 10), large d'environ huit millimètres, caché entre les masses des muscles lombo-plagiens (97) et lombo-transversaires (i 1 1), et dirigé de l'épine iliaque antéro-supérieure (4o, a), directement en avant, jusque vers la partie antérieure des lombes. En s'arquant en dessous, pour se continuer avec ce tendon, l'aponévrose donne en dehors insertion aux fibres des muscles lombo-épineux (sacro-lombaire de Y Homme) ^ (108; et PI. VII, fig. 1, 64), et en dedans, à la partie la plus superficielle des lombo-plagiens (portion du long dorsal de YHomme)^ dont les autres fibres naissent à la face supérieure de ce large tendon.

La lame à fibre transversale de ce quatrième feuillet, dont les fibres vont de dedans en dehors et en arrière, est ainsi à considérer comme constituant plus particulièrement une simple bride, qui modifie la force de traction des fibres plus longitudinales; c'est-à-dire oblique d'avant en arrière et en dedans , et produisant ensemble une résultante , qui est réellement dans la direction des fibres charnues des muscles lombo-épineux (sacro-lombaire de \Homme\ auxquels elles servent de tendon II. 7

50 SEGONDB PARTIE.

d origine. Ces fibres transverses qui brident les autres , bien prononcées sar la partie postérieure des lombes, où les charnues sont presque transversales, diminuent, en effet, de plus en plus vers la partie antérieure, à mesure que les fibres des mêmes muscles deviennent plus longitudinales; de manière que', vers la huitième vertèbre dorsale, elles sont très-clair-semées , et Ion n'aperçoit guère que la couche à fibres longitudinales. C'est que la lame transversale, qui bride les fibres tendineuses, formant proprement les origines des muscles analogues au sacro-lombaire de YHomme, diminuent à mesure que les fibres charnues deviennent plus longitudinales, et disparaissent entièrement lorsque les tendineuses et les charnues ont la même direction.

La seconde couche à fibres longitudinales est elle-même composée de deux lames confondues entre elles ; mais distinctes encore par leurs insertions, dans leur partie qui correspond aux deux dernières apophyses épineuses des vertèbres lombaires costinifères , et des deux vertèbres lombaires suivantes.

L'une, plus superficielle, et qui constitue le cinquième feuillet, si l'on veut considérer la couche à fibres transversales comme le quatrième, ou bien ce sera la principale partie du quatrième feuillet , si l'on ne regarde les fibres transversales que simplement comme une couche accidentelle servant à brider les fibres longitudinales, ce qui au fond est peu important; je suis cependant disposé à adopter cette dernière manière d'envisager cette disposition , comme présentant une classification plus nette.

Cette lame à fibre longitudmale (PL VIII, fig. 9, 82 J, ou seconde couche du quatrième feuillet, a ses fibres très-peu obliques d'arrière en avant et en dessous ; elle s'attache à toutes les apophyses épineuses, depuis celle de la seconde lombaire costinifère (douzième thoracique), jusqu'à l'extrémité de la queue ; et dont l'autre , plus profonde et plus transversale ( 80 , abcd)^ formant le cinquième feuillet, naît sur les sommets des apophyses antobliques ; également depuis l'avant-dernière vertèbre lombaire portant des costines, jusqu'à la seconde suivante, en formant des tendons d'abord bien isolés, qui se portent en avant et se confondent

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bientôt avec ceux du feuillet précédent, et plus en arrière les deux n'en forment qu'un seul,

La couche superficielle de ce quatrième femllet est formée par la juxtaposition d'un grand nombre de tendons appartenant aux muscles épineux du dos, costo-épineux (portion du long dorsal), et lombo-épineux (sacrolombaire). Ceux de ces tendons qui naissent sur les apophyses épineuses des deux dernières vertèbres lombaires costinifères , et deux premières lombaires suivantes, sont placés à côté les uns des autres, et soudés simplement entre eux, en restant toutefois suffisamment distincts pour qu'on puisse les suivre. De ces attaches ils se portent en avant, et se continuent avec les muscles épineux du dos (fig. 1 , 84 ; et PL Vil, fig. t , 60), dont ils sont les tendons terminaux postérieurs, en se chargeant déjà de fibres charnues au niveau de la première vertèbre lombaire costinifère. Cette première partie du feuillet recouvre librement, parson bord externe celle appartenant aux muscles plagio*antobliques dorsaux (16 1). La seconde partie du feuillet (PL VU, fig. 1 , 61'), est formée de la même manière que la première , de Tunion d'un certain nombre de tendons postérieurs des muscles costo-épineux et lombo-epineux (63 et 64) 1 qui naissent sur les sommets des apophyses épineuses lombaires , depuis la troisième non costinifère , et se continuent sur les sacrés et caudales , ainsi que sur la crête antérieure de l'ilium. (Ces dernières fibres doivent être considérées comme venant de la région caudale , mais interrompues par l'interposition du bassin.) Ces fibres se portent en avant , et se terminent entre la cinquième vertèbre lombaire non costinifère et la cinqième dorsale, en donnant naissance aux charnues des muscle costo-épineux, placées plus profondément, et à celles des lombo-épineux plus superficielle. Ce quatrième feuillet est , ainsi que je lai déjà fait remarquer , entièrement confondu avec la couche à fibres transversales de sa partie lombaire ; et confondu en dessous avec le cinquième feuillet dans Fespace compris seulement entre la cinquième vertèbre dorsale et la seconde lombaire non costinifère.

Le cinquième JeuiUet , confondu avec le précédent , en est distinct seulement par l'insertion postérieure de ses fibres, qui, au lieu de se

52 SBCOND£ PARTIE.

fixer aux apophyses épineuses , êe fixent , ainsi que je Tai déjà dit , aux antobliques des seconde et troisième vertèbres lombaires costinifères et aux deux suivantes. H est formé ainsi de la réunion de quatre tendons seulement ; entièrement isolés près de leurs attaches « et placés sous laponévrose dorso-lombaire. Ces tendons se dirigent en avant, s'appliquent en dessous contre cette dernière aponévrose , et se soudent biçntôt avec elle, pour entrer dans sa composition ; mais on les y suit facilement dans leur trajet d'arrière en avant jusqu'au niveau de la cinquième vertèbre dorsale , oii ils donnent insertion aux chefs les plus antérieurs des muscles plagio-antobliques dorsaux (PI. VII, fig. t , 6a), et des cinq derniers cervicaux (6 1 , abcdé).

Cette aponévrose à fibres longitudinales formant le quatrième et le cinquième feuillet , se confond sur la partie antérieure des lombes par son bord externe , avec le bord également externe du tendon intérieur longitudinal (PI. VIII, fig. 1 , I lo), comme aux muscles lombor plagiens et lombo-transversaires , de manière qu'il y a continuité entre eux; c'est-a-dire , que les muscles costo-épineux font suite aux lombotransversaires, par les muscles lombaires de cette série; et cette continuité a d*ailleurs lieu tout le long du même tendon.

Sur le sacrum et la queue , le premier feuillet de l'apophyse spinale n'existe pas, appartenant au muscle grand-dorsal, et non aux muscles du torse , qui seuls ont quelques représentants sur ces deux régions du rachis; mais on y retrouve la continuation des feuillets du muscle oblique abdominal interne, celle du troisième feuillet, ainsi que celle des lombo- épineux et du feuillet longitudinal des plagio-antobliques ou du moins leurs représentants.

Les deux premières , faisant ainsi suite au second et au troisième feuillet lombaire , sont encore en partie séparées sur le sacrum ainsi que sur les premières vertèbres caudales , et distinctes encore par la direction de leurs libres; mais entièrement confondues sur le reste delà queue. Ces deux feuillets sont d abord confondus en partant de leurs attaches sur le sommet des apophyses épineuses, de la septième vertèbre lombaire non costinifère, de celles des sacrées et des quatre premières caudales.

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De ces insertions, les fibres se portent en dehors, les superficielles faisant suite à celles de Faponévrose de Toblique-interne de Tabdomen , obliquement en avant , sur le premier feuillet ; et les autres faisant suite à celle du troisième feuillet des lombes obliquement en arrière , sur le second feuillet en s'entre- croisant , et forment une aponévrose trèsdense et forte qui passe librement sur la masse des muscles plagioantobliques de la queue (continuation d'une portion du long dorsal de Y Homme) ; en adhérant en avant à la crête antérieure de Filium.

Cette aponévrose se fend bientôt en ses deux feuillets , dont le supérieur continuant à se porter en dehors, passe sur le bassin , devient le feuillet superficiel de Faponévrose crurale, dont je parlerai, à loccasion des aponévroses des membres postérieurs , et s'étend en arrière jusqu'au bord antérieur du muscle paraméral, à lorigine duquel il se confond entièrement avec le second feuillet , pour se fixer avec lui dans le reste de la queue / aux sommets des apophyses transverses.

. Le second feuillet, après avoir passé librement sur la masse des muscles plagio-antobliques de la queue, et plus en arrière sur celle des longs sus-intertransversaires de la queue, se replie en dessous, et va s'insérer aux apophyses transverses et plagiennes de toutes les vertèbres caudales, comme sur le dos et les lombes. Ce feuillet, de même encore que sur le dos , envoie une cloison entre la masse des muscles longssus-intertransversaires placés en dedans (PI. VII, fig. 1, 69), et celle du muscle fessier (grand) (PI. IV, fig. 1, i48), et des plagio-trans versai res (i34) en dehors, et qui se continue tout le long de la queue.

Au delà du bassin , où la queue devient libre, les deux feuillets confondus en une forte aponévrose, à fibres croisées (77", 1 3 1 , 1 32 et 1 33), se détachent de nouveau des apophyses transverses et plagiennes, et font entièrement le tour de la queue en dessous (i34), en bridant les muscles de cette région; de même que sur la région abdominale, le feuillet du muscle oblique-interne , fait avec les fibres charnues , et l'aponévrose abdominale qui se font suite , le tour complet du tronc.

L'aponévrose caudale envoie ensuite des cloisons entre toutes les séries de muscles que renferme cette dernière, en formant spécialement

des gaines fibreuses , propres à chacun des tendons des muscles plagioantobliques et longs sous-plagio-transversaires.

Quant au feuillet à fibres longitudinales de l'aponévrose spinale lombaire , j ai dit qu elle n'était que le résultat de l'adhérence d'un grand nombre de tendons, des muscles plagio-antobliques , et des lombo*-épineux; demèmesur la queue, les tendons toujours fort allongés des analogues de ces muscles, sont encore placés à côté les uns des autres, simulant des aponévroses , mais complètement distinctes les unes des autres , et même renfermées, ainsi que je viens de le dire, chacune dans une gaîne spéciale.

Sur le sacrum , on aperçoit une aponévrose profonde , à fibres longitudinales fixées en avant, à la crête antérieure de l'ilium, et se portant en arrière et en dedans, sur les sommets des apophyses épineuses sacrées, tandis que les plus externes s'étalent sur la partie supérieure de la cuisse, en entrant dans la composition de l'aponévrose crurale. Cette aponévrose n'est que la partie postérieure de la lombaire, interrompue par la présence du bassin.

2' Jponés^rose abdominale (PL IV, 78'; PL V, fig. 1, 58'; et PL VIII , iig. 1 , 118 et 119). Cette aponévrose est composée de trois feuillets , tendons membraniformes des muscles larges de l'abdomen. Le superficiel ou celui de l'oblique-ex terne (PL IV, 78') est formé défibres dirigées en dessous et en arrière, dans la même direction que les fibres de son muscle, et par conséquent d autant plus obliquement en arrière qu'elles sont plus postérieures , les dernières devenant presque horizontales (PL Vni,fig. 1, 119).

Cette aponévrose passe sous le muscle droit abdominal , se confond à quinze millimètres à peu près de la ligne blanche, avec celle de loblique-interne , et va enfin se continuer dans la ligne blanche ellemême , avec celle du côté opposé. Cette aponévrose s'insère en avant aux deux dernières pièces du sternum ; plus en arrière , à la ligne blanche jusqu'au pubis; et les dernières fibres , enfin, à la partie interne du bord abdominal du pubis, par un faisceau d'environ un centimètre de large

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dans le mâle, et un peu moins dans la femelle, dirigé fort obliquement en dedans, et qui va s'insérer à la partie interne du pubis opposé, en croisant celui de l'autre côté.

Les fibres de cette aponévrose prennent dans la partie la plus inférieure une singulière disposition , qui n'a , que je sache , encore été indiquée par personne chez aucun animal. Âpres avoir passé sous le bord externe du muscle droit abdominal, à environ quinze millimètres de la ligne blanche , elles percent l'aponévrose de l'oblique-interne , de manière que celle-ci devient superficielle ; et les fibres de l'un et de l'autre, se continuent ensuite jusqu'à la ligne blanche.

Chez le mâle, l'aponévrose de l'oblique -externe présente près du pubis, dans le faisceau qui se fixe à cet os, une ouverture (fig. 1,119 eeif) ovale allongée d'avant en arrière, et d'environ un centimètre de long, ou Anneau inguinal, par lequel passe le cordon spermatique; anneau que je décrirai plus bas en particulier.

Des bords de l'anneau inguinal , part un canal aponévrotique fort court, formé d'une membrane mince, lequel se dirige verticalement en haut, pour se terminer sur les bords de l'arcade crurale-inférieure , c'est-à-dire sur la troisième arcade chez le mâle , et la seconde chez la femelle, formant ainsi le canal inguinal, dans lequel passe le cordon spermatique du mâle , et simplement des vaisseaux et des nerfs chez la femelle. Le pilier interne (^ de l'anneau inguinal croise ses fibres avec celles du pilier opposé , et l'externe (c) , plus large , forme la paroi externe du canal.

Le second feuillet de l'aponévrose abdominale (PI. V, fig. 1 , 58'), ou tendon inférieur du muscle oblique-interne , est formé de fibres transverses un peu obliques de haut en bas et en avant, comme celles de la partie charnue de ce muscle. Cette aponévrose qui n'a dans sa partie antérieure, correspondant au-dessous de l'appendice xiphoïde, qu'environ quatre centimètres de large et se rétrécit progressivement en arrière , ne présente plus près du pubis qu'une largeur de cinq à six millimètres ; de manière qu'elle ne concourt pas à former les arcades crurales-supérieure (PI. VIII, fig. 1, 117, g et Âr), mais simplement la moitié

interne de Tinférleare. La partie externe et les deux autres arcades crurales , étant formées par des ligaments spéciaux , auxquels s insèrent les fibres charnues des muscles.

Chez la femelle, lanneaa inguinal ne perce que Taponévrose de loblique externe, et communique par le canal inguinal avec larcade crurale inférieure.

Les fibres de cette aponévrose , dont les plus postérieures naissent sur le pilier interne de larcade crurale-inférieure chez le mâle , se portent obliquement en dessous et en avant, passent sous le muscle droit abdominal, traversent l'aponévrose de Toblique-externe, et vont se terminer à la ligne blanche. A la moitié antérieure de labdomen, cette aponévrose se fend en deux feuillets, dont Texterne passe avec la moitié postérieure sous le muscle droit abdominal , tandis que le feuillet interne passe dessus, et se confond plus bas avec celui venant du muscle latitudinal (transverse de labdomen).

Le troisième feuillet de laponévrose abdominale n est également que le tendon membraniforme terminal du muscle latitudinal (PI. VI ,fig. t , 63 ). Il est fort étroit transversalement , les fibres charnues se prolongent jusqu'auprès du muscle droit abdominal; mais quelquefois , cependant, ce feuillet est fort large, surtout en avant. Cette aponévrose se dirige en bas et en arrière, et adhère bientôt à celle de loblique-interne qu elle double. Dans sa moitié antérieure , elle passe avec le feuillet interne de cette dernière au-dessus du muscle droit abdominal , qui se trouve ainsi enfermé dans une gaîne fibreuse ; dans sa partie moyenne elle ne se confond pas avec celle de loblique-interne, et passe seule audessus du muscle droit; enfin, dans sa partie postérieure, elle se confond de nouveau avec celle du même muscle oblique - interne , et passe avec elle sous le droit abdominal , de manière que ce dernier y est immédiatement recouvert par le péritoine , ainsi que cela a également lieu chez \ Homme.

Le muscle latitudinal ne se prolonge pas jusqu'au pubis , et son bord postérieur se dirige de lepine iliaque antéro-inférieure en dessous et en arrière , de manière que vers le pubis le péritoine recouvre l'oblique-

SYSTÈME LIGAMENTAIRE. 57

interne , et laponévrose du latitudinal ne prend ainsi aucune part à ]a formation des arcades crurales et de Tanneau inguinal.

La Ligne blanche , qui n'est que le raphé commun , médian , produit par la rencontre des trois aponévroses abdominales des deux côtés , ne s*étend que depuis le pubis jusqu'au-dessous de l'appendice xiphoïde , oii elle se termine au bord antérieur de laponévrose du muscle obliqueinterne; tandis que celle de loblique-externe se prolonge jusque sous la partie antérieure du thorax , en se fixant le long du sternum , de sorte que l'appendice xiphoïde est au-dessus de la ligne blanche.

\J Anneau inguinal n'existe que dans le mâle , où il livre passage au coltlon spermatique. C'est un anneau fibreux ovale d'un centimètre environ de long , placé près du pubis dans le milieu du prolongement de l'aponévrose de l'oblique-externe qui se fixe à cet os, et sur les bords duquel les fibres de cette aponévrose qu'il interrompt se fixent. La partie superficielle de cet anneau produit une gaine fibreuse faible , qui se prolonge en arrière autour du cordon spermatique , lui formant une gatne analogue à celle que forme le crémaster chez Y Homme , mais qui n'est jamais musculeuse. En dessus, l'anneau inguinal produit un second prolongement en forme de canal très-faible^ lequel se termine sur les bords de l'arcade crurale-inférieure , ainsi que je viens de le dire , et l'anneau adhère ainsi tout autour au muscle oblique-interne de l'abdomen, supérieurement à ses fibres charnues, et inférieurement à son aponévrose , de sorte que ce muscle concourt en quelque sorte à former cet anneau.

% II. Ligaments des Appendices thoraciques.

Ces ligaments se distinguent en ceux qui fixent les côtes et les coslines aux vertèbres, et en ceux qui unissent les côtes au sternum.

A. Articulations vertébro^ostales.

Les ligaments qui fixent les côtes aux vertèbres sont, à la forme et à la force près , les mêmes que ceux qu'on remarque chez Y Homme,

r Ligament rayonné des côtes (PL VI , fig. 4, 52). II3 sont formés

58 SBCONDB PAfttIB.

de fibres qui s'insèrent tout autour des petites cavités glénoïdes placés entre les corps des vertèbres « dans lesquelles appuient les côtes. De ces attaches, les fibres rayonnent sur la tète de la côte correspondante et s y filent , de manière à former une véritable petite capsule. Les fibres antérieures insérées à la vertèbre qui précède , forment un faisceau plus fort et plus long que les autres , et surtout aux côtes les plus antérieures , cette partie du ligament ayant plus d*efibrt à supporter que les autres , les côtes étant dans le cas d'être plus fortement pliées en arrière qu'en avant. Les fibres moyennes inférieures se confondent avec celles des ligaments fibro-pnlpeux (5o) , ainsi qu avec celles du ligament sous- vertébral (5t). Les supérieures, trè&<x>urtes, sont souvent espacées.

2* Bourse synoviale vertébro-costale. Ces bourses , très-faibles , sont étroitement resserrées sous les fibres du ligament précédent, qui les entourent de toutes parts, et pourraient, vu quelques fibres ligamenteuses qui les revêtent là où ces ligaments laissent des espaces vides, être considérées comme de véritables Cap5i^/e5, nom qu'on leur donne dans quelques ouvrages d anatomie de ï Homme.

y Ligament transverso-costat-^xterne (STVi.'Dvfi.) ^ ou ligament costotransvei-saire externe (PL YIll, fig. S, 62). Ce ligament semble n être qu'un faisceau de fibres plus longues de la capsule transverso-costale , dont il est cependant plus ou moins écarté. Il naît sur la partie antérieure de l'extrémité de chaque apophyse transverse dorsale , et se dirige en dessous et un peu en dehors surMaface antérieure de la tubérosité de la côte. Sur les quatre premières côtes, ce ligament n'est pas distinct de la capsule ; mais sur les suivantes il s'allonge de plus en plus , en se portant graduellement plus obliquement en dehors; et quelquefois même on en distingue deux. A partir de la septième , où l'apophyse transverse commence à se prolonger sensiblement en arrière , pour former l'apophyse plagienne, il naît sur la partie antérieure qui correspond à l'apophyse trans verse. Ces ligaments sont surtout fort laqges aux trois costines qui manquent de capsules transverso-costales.

4* Ligament capsulaire transverso-costal. Cette capsule , très-faible ,

SYSTÈME LIGAMENTAIRE. 59

n'est formée eo quelque sorte que de iibres éparses fort courtes des ligaments environnants , et entourant la bourse synoviale. Ces fibres se rendent du pourtour de la cavité glénoïde de Tapophyse transverse , en bas sur le pourtour de la tubérosité articulaire de la côte. Sur les trois costines qui ne { touchent pas les apophyses transverses , cette capsule n existe pas.

5* Ligament transvers(hcastal - interosseux (Sn-^DuH.), ou costotransversaire moyen (Bichat). Petit faisceau fort, placé entre les deux articulations des côtes ; et fixé d'une part , en dessous , à la base de lapophyse transverse ; et , d'autre part , à la côte , entre ses deux facettes articulaires. Bien distinct aux côtes antérieures , il se confond aux postérîeares avec k capsule vertâ)ft>-€ostaie.

6* Ligament trans\^ersO'CostaUsupra4nteme (Str.-Dor.), ou ligament interne du col de la côte de Y Homme. Ces ligaments manquent dans le Chat et paraissent être les représentants , chez l'espèce humaine , des muscles surcostaux^postérieures des Serpents.

7* Ligament transi^erso-costalrsuprch-exteme (Sn.'hvK.), ou ligament externe du col de la côte. Ces ligaments , qu on trouve de même chez Y Homme j n'existent également pas dans le Chat^ et paraissent représenter, comme les précédents, les muscles surcostaux -postérieurs des Serpents.

B. Articulations costo^ternaks.

De même que dans Y Homme , les cartilages des vraies côtes , au nombre de huit paires chez le Chat , s'articulent avec le sternum ; mais chez ce dernier Mammifère, ainsi que ches tous les vrais quadrupèdes de la même classe, le sternum étant formé d'une série d'osselets semblables à des corps de vertèbres, et unis par synchondroses ; chaque paire de côtes, excepté la première, s'articule aussi à la fois avec deux de ces pièces, et toutes les articulations chondro-sternales sont des arthrodies, comme chez Y Homme.

r Ligament chondro- bernai' inférieur (Syl-Dur.), ou lîgaflaeai:

rayonné de plusieurs auteurs; ligament antérieur (Bichat) (PI. Vil, iig. 9 , 1-7 c). Les cartilages des vraies côtes sont liés inférieurement au sternum par un ligament fort > qui naît sur une étendue de plusieurs millimètres le long du bord externe de ce cartilage, près de son condylei d où il se porte en dedans et en dessous, sur le bord inférieur de Téchancrure qui existe entre les deux pièces consécutives du sternum, mais en se fixant plus particulièrement à Tantérieure.

2"* Ligament chondrO'Stemal'SupéneurÇSrz.'Dvir.)^ on ligament postérieur (Bichat) (PI. VI, fig. », i3). Opposé au précédent, à Tangle supérieur des articulations , mais beaucoup plus faible.

S"" Ligament capsulaire chondro-stemal (Str.-Dur.)- ^es capsules, quoique un peu serrées, sont fort distinctes, et leurs fibres se rendent à peu près parallèlement entre elles de l'extrémité des cartilages costaux sur les bords des cavités glénoïdes du sternum.

4* Ligament nitentia. Ces ligaments , qui dans ï Homme se rendent près du sternum , d'un cartilage à celui qui le suit , ne sont pas distincts des muscles intercostaux-internes chez le Chat.

3* Ligament latéral des cartilages costiniens (Str.-Due.) Les cartilages des côtes astemales , accolées les unes aux autres , ainsi qu aux vraies côtes, sont liés entre eux par des fibres ligamenteuses fort lâches, qui ne constituent guère que du tissu cellulaire très-fibreux.

G. Arîiculatioru stemaht.

Les articulations des diverses pièces du sternum entre elles sont des synchondroses , permettant une l^re flexion assez bien marquée entre les os.

r Fibro-cartHagesinterstemaux (Sth.-Doe.) (PL VI, fig. », 1-8 a). Les corps fibro - cartilagineux qui réunissent les pièces du sternum sont des disques fort mous, et, de là, susceptibles de permettre un léger mouvement entre les pièces composant le sternum. Ils ont environ deux

SYSTÈME LIGAMENTAIRE. 61

à trois millimètres d'épaisseur vers les bords et un peu moins au milieu , où les pièces osseuses sont l^èrement convexes. Quelquefois il existe au centre une petite cavité remplie dune synovie épaisse, rappelant celle des ligaments fibro-pulpeux des vertèbres.

2* Ligament sus-sternal (Str.-Ddr.) (PI. VI, fig. », 1-9» 0- Ce ligament, qui n'existe pas chez Y Homme ^ forme un fort filet très-saillant le long de la ligne médiane supérieure du sternum en se rendant d'un fibro-cartilage à l'autre , et adhérant dans toute sa longueur aux diverses pièces stemales.

5* Ligament sous-stemal (Str-Dcr.) (PI. VII, fig. », 2-7 d). Semblable au précédent , mais beaucoup plus faible , et longeant la ligne médiane inférieure du sternum. Ces deux ligaments préviennent la fracture des os sternaux , en leur donnant plus de ténacité.

^ III. Ligaments des Appendices coxaux.

Les diverses pièces osseuses paires qui constituent le bassin, sont unies au sacrum , qui en fait la partie centrale, par des ligaments qui se distinguent, comme ceux des côtes, en ceux qui fixent ces os au sacrum, et en ceux qui les unissent entre eux.

A. Articulation gacropelvienne.

r Ligament lombo-iliaque (Str.-Ddr.), Ilio-lombaire (Bichat)(P}. VII , fig. 1 , 66 ). Ce ligament de X Homme est remplacé par les che& les plus postérieurs et internes des muscles longs-sous-intertransversaires des lombes, qui se rendent de l'épine iliaque antéro-inférieure à Tapophyse transverse de la dernière vertèbre lombaire ; mais qui , au lieu de s'attacher au bord spinal de l'ilium , se fixent au-dessus de l'épine antéroinférieure.

2* Ligament sacro-iliaque-siipérieur (Stk.'Dvk.) ^ ou long ligament sacro-iliaque postérieur (Wbitrrscht) (PI. VII, fig. ft, 9). Ce ligament

63 SKGOHDB f ARTIB.

paraît appartenir à la série des transTerso-costanx-saprà-^zternes, ëtanl filé au bord supérieur des apophyses transverses des trois vertèbres sacrées, d'où les fibres se portent , en dehors et en avant, sur le bord supérieur de larticulation de Tilium. Celles venant delà partie antérieure de la première de ces apophyses (PI VIII, fig. • ,Ar ) se portent transversalement en dehors, sur le bord également antérieur de la facette articulaire de rilium; les autres, de plus en plus obliquement en avant, sur les bords supérieurs et postérieurs de la même facette.

Ce ligament très- vigoureux entoure ainsi l'articulation arthrodiale sacro-iliaque.

3"* Ligament sacro-iliaçue-inférieur (Stk.'J)i}%.). Semblable au ligament capsulaire vertébro-costal, ce ligament n'est formé que de fibres trèscourtes, et le plus souvent à peine apparentes, garnissant en dessous les bords de larticulation sacro-iliaque. Ce ligament est simplement indiqué dans les ouvrages d'anthropotomie.

4"* Ligament int€ross€U0C'Sacro~iliaque~supéri€ur{STK.'ï)j]K.)j ou court sacro-iliaque postérieur (Al. Lauth) (PI. Vlll , fig. • , 4^ , g). Ce ligament, ainsi que les deux suivants, sont bien distincts. Il forme un faisceau arrondi et fort , qui naît sur le sacrum , devant l'extrémité supérieure de la facette arthrodiale , d'où il se porte en avant et se fixe à la partie supra-antérieure de la rugosité de l'ilium. Il fait suite à la série des ligaments transverso-costaux-externes.

5* Ligament interosseuX'Saaxhiliaque^moyen (StE.-DuE.) (PI. VIII, fig. •, 46 5 ^)* P^cé plus profondément que le précédent , et entièrement caché , il se fixe , d'une part , au milieu de la troncature des deux premières apophyses transverses du sacrum, et de l'autre, au milieu de l'échaocrure de la facette articulaire de l'ilium. C'est un ligament trèsgros, à fibres fort courtes, remplissant la concavité de la courbure que les surfaces arthrodiales des deux os forment. Il est contigu en haut au ligament précédent, et en bas à celui qui suit, et paraît faire suite aux ligaments transverso-costaux-interosseux.

SYSTÈMB LI6AMBNTAIRE. 63

6* Ligament mteross^dX^sacro-tUaque^nférieur (STa.-Dua.) (PI. VUI , fig. •, 4^, i). Ce ligament, qui parait manquer dans ï Homme ^ forme de même un gros faisceau arrondi , plus long que les précédents > inséré sur le sacrum devant lextrémité inférieure de la facette arthrodiale , il^où il se porte obliquement en haut et en avant pour se fixer à une tubérosité de la partie antérieure rugueuse de Filium. Ce ligament et le sapérienr bornent letendue de mouvement des os des îles sur le sacrum, et préviennent la torsion trop forte que pourrait éprouver le ligament interosseux moyen , plus particulièrement destiné à maintenir les deux os joints entre eux.

7* Ligament grand-sacro-ischiatique. Ce ligament , déjà décrit dans X Homme par Etienne , n'existe pas chez le Chat

S"" Ligament petit-sacro-ischiatique. N existe pas comme ligament chez le Chat^ oii il se trouve remplacé par le muscle ischio-caudal.

(PI. vu , fig. t , 74.) C)

B. Articulations coxales.

Les OS pubiens sont unis entre eux par une symphyse semblable à celle de \ Homme ^ mais proportionnellement beaucoup plus allongée. Cette union a lieu par un cartilage interarticulaire mollasse, garni à la circonférence de fibres formant le ligament suivant , qui passent transversalement de lun de ces os à lautre , et un peu plus longues aux extrémités, où ces derniers s écartent plus que dans le milieu. A la partie antérieure, ils correspondent au Mgeiment Pubien antérieur deY Homme ^ et à la partie postérieure, au ligament sous-pubien.

i* Ligament interpubien (STii.-ï)\}K.). Anneau ligamenteux (Weitb.) (PI. VII , fig. 5 , 8 c). Ce ligament est surtout bien distinct chez les vieux sujets, où Ion remarque des fibres ligamenteuses qui se rendent tout

[*i lÀgamenis Mcrthépineux. Les ligaments ainsi nommes chez YHwnme représentent à la fois les ligaments supérieurs interrertébranx des quadrupèdes , et les muscles de la même région > rudimeniairesdans Tespèce humaine.

autour de la symphyse dun pubis et d'un ischion à l'autre. Ces fibres, plus prononcées à la partie postérieure, forment le ligament suivant.

2* Ligament arqué' interischiatique, ou ligament sous-pubien (Bichat) (PI. VII, fig. ft, 8 m). Ligament transversal impair remplissant le fond de l'angle que les bords postérieurs des ischion forment entre eax.

y Ligament obturateur. Les trous obturateurs des Felis ne sont pas fermés par une lame ligamenteuse comme chez l'homme , et sur laquelle s'insèrent les deux muscles du même nom. Ceux-ci se fixent simplement, l'externe sur les bords de cette ouverture, et Tinterne sur la symphyse des pubis.

4* Ligament cotyloïdien (PI. VIII , fig. 1 , 4o pq). Ce ligament est un bourrelet fibreux qui relève les bords de la cavité cotyloïde, pour rendre celle-ci plus profonde, sans que ces bords résistent trop au fémur; ce qui adoucit les chocs que le bassin reçoit lorsque l'animal saute. Ce ligament n'est toutefois bien apparent que dans la partie supérieure de cette cavité, ainsi que dans la partie inférieure où il se continue avec l'arcade cotyloïdienne.

5"* Arcade cotyloidienne{^'î^.'\)i}^.),o\x ligament transversal interne de Y Homme (PI. VIll, fig. t , 4^ ^^^)' Ligament rond, très-fort, passant d'un angle de l'échancrure de la cavité cotyloïde à Tautre, pour compléter les bords de cette dernière. Ce faisceau fibreux se prolonge un peu par ses extrémités au delà de ces angles sur la face extérieure de la cavité. Il convertit l'échancrure en un trou, par oii passent les vaisseaux et les nerfs qui se rendent dans la cavité.

6"* Arcade crurale-supérieure (Ste.-Di3r.). Partie du ligament de Fallopins (PI. VIII, fig. t) 1 17 ohcg). L'arcade crurale du mâle est formée de trois anneaux successifs, dont le supérieur {abc) et le plus grand a environ quinze millimètres de long sur dix de large. Sa branche supérieure (a) se fixe à l'épine antéro-inférieure de l'ilium , d'oii elle se porte

en dessous, passe en dehors sur le grand psoas et le nerf crural, se recourbe ensuite en dedans et en arrière (â), pour contourner ce muscle,

SYSTÈME LIGAMBNTAIRip. 65

et va se fixer de nouveau en dedans de Féminence ilio-pectinée, immédiatement au-dessous du tendon du mipsoas ( petit psoas), avec lequel ce pilier de larcade se confond. Le premier pilier, ou le supérieur, est bridé par une lame aponévrotique qui naît sur cette branche, s applique sur la face externe du (grand) psoas , et se porte en arrière pour se fixer à la face externe de Tilium, immédiatement au devant de Tattache du muscle droit-antérieur de la cuisse : cette bride passe entre le psoas et le couturier.

Le bord' supérieur du pilier inférieur s élargit en une lame ligamenteuse (117 g*) qui se recourbe en dedans et en dessus en contournant le tendon du mipsoas {h) et le chef iliaque du psoas , pour s'insérer au bord antérieur de Tilium , au-dessus de l'attache du premier de ces muscles.

Cette arcade donne dans toute son étendue, excepté à la partie terminale de son pilier inférieur, confondue avec la seconde arcade , naissance à des fibres des muscles oblique-interne abdominal (i i7)et latitudinal. C'est par cette arcade que passent le psoas et le nerf crural.

Chez la femelle cette arcade ne difiere pas sensiblement de celle du mâle.

7* Arcade crurale-moyenne (Str.-Dur.) , partie du ligament de Fallopius (PI. VIII , fig. 1 , 117, bik). Cette seconde arcade est dans le mâle de moitié plus petite que la première, avec laquelle elle a Tune de ses branches {b) commune; et l'inférieure (i) se recourbe en dessous, puis en dedans et en arrière pour se fixer au pubis, à demi-distance entre 1 épine de cet os et l'éminence ilio-pectinée, où cette arcade adhère au pilier externe de l'anneau inguinal (119 é). Le bord supérieur du pilier inférieur produit une expansion ligamenteuse (117 k), qui se porte en dedans et en arrière , en passant sous les vaisseaux et les nerfs cruraux , pour se fixer au bord du pubis.

Cette arcade donne également insertion dans sa partie antérieure à

des fibres du muscle oblique-interne; et livre passage aux principaux

vaisseaux et nerfs cruraux.

Dans la femelle, cette arcade est d'ordinaire confondue avec l'infé- II. 9

66 SIGONDB PAATIB.

rieure; c est-à-dire que son pilier inférieur (i) manque, et il n y a en conséquence que deut Micades crurales, dont Tinférieure, plus lai^e que la supérieure , donne pâttage aux principaux vaisseaux cruraux et à (les nerÊ.

Quelquefois cependant , j'ai trouvé les trois arcades comme dans le mâle , mais le pilier séparant la moyenne de Tinférieure était faible , et cette dernière ne donnait passage à aucun vaisseau ou nerf remarquable. Dans les mêmes cas, aussi la lame tendineuse terminale de laponévrose du muscle oblique^externe était formée de deux faisceaux se rapportant à ceux qui forment Tanneau inguinal , et dont lexterne faible s'insérait au pubis du même côté , tandis que Finterne , plus fort , se rendait à celui du côté opposé , ausssi comme dans le mâle.

De la partie antérieure du pilier supérieur part dans la femelle , et souvent aussi chez le mâle , une lame ligamenteuse (c) , qui se porte en arrière et en bas sur la face interne de la cuisse où elle se perd dans laponévrose crurale , dont elle constitue une des origines.

Le muscle latitudinal ( transverse abdominal), adhérant à lobliqueinterne, ne s'insère qu a la partie antérieure de larcade crurale-moyenne, et se prolonge sur la lame (jg) , qui va s'insérer au pubis , aussi comme dans le mâle.

8"" j^rcade-crurait-inféHeurc (Sn.-Dvti.) y partie du ligament de Fallopins (elle n'est pas %urée). Cette troisième arcade, plus petite encore dans le mâle que la seconde, est placée immédiatement audessous d'elle. Sa branche supérieure est la même que l'inférieure ( 1 1 7i 0 de celle-ci , et l'inférieure forme un faisceau fibreux qui se continue d'une part avec l'aponévrose crurale^inteme , en longeant les vaisseaux cruraux , et de l'autre , ce pilier forme une lame profonde fixée à la partie interne du bord abdominal du pubis, en se confondant avec le pilier externe de l'anneau inguinal.

Cette arcade donne , comme les deux premières , insertion aux fibres du muscle oblique-interne , mais non au latitudinal , et donne passage au cordon spermatique.

STSTftMe LIGAMBNTAIRB. 67

Dans la f&oMÏie , les arcades moyeDiie et inf^ieure étant ordinairement confondues en une seule , offrent du reste les mêmes conditions que chez le mâle.

9* Anneau inguinal (JPlWUf fig. i 1 1 19 edf). L aponévrose de lobliqueexteme du xnÂle ne concourt point à former les trois arcades crurales , mais simplement Tanneau inguinal. Cet anneau ost un filet fibreux ovale, très-étroit, formant une boucle d'un centimètre, ou uu peu plus de long , placée dans la partie Ja plus postérieure de Faponévrose de ce muscle (i 19) , où elle s attache au pubis; de manière que le prolongement angulaire de cette aponévrose est divisé en deux piliers, qui s attachent Fun et lautre à la partie iAterne du bord du pubis; le pilier interne se croisant avec celui du côté opposé. C'est dans cet anneau que passe, chez le mâle^ le cordon spermatique, et simplement des vaisseaux et des nerfs chez la femelle , lorsqu'il existe.

De ses bords part , dans le mâle , une gaîne fibreuse qui se prolonge sur le cordon spermatique, et le bord supérieur produit, en outre, une petite lame qui se rend sur le bord de la troisième arcade crurale , de manière que les deux anneaux qui se trouvent à peu près superposés , sont unis par cette lame eu uu canal court. Chez la femelle , cette lame se porte sur les bords de la seconde arcade , la troisième étant confondue avec elle.

lo* Ligament suspenseur de la verge (PL IV , 1 45). Ce ligament est .placé à côté de celui du côté opposé , longitudinalement sous la verge ; répondante sa face supérieure chez X Homme.

C'est un long ruban tendineux , qui natt sur la partie interne du bord postérieur de l'ischion , près de la symphyse, d'où il se porte en arrière , s'élargit et se perd dans la partie infra-latérale du prépuce , en s'y prolongeant jusqua son orifice. Ce liganjient , en bridant la verge, en même temps qu'il empêche le prépuce de se prolonger en arrière , produit d'une part la sortie du gland , lorsque la verge s'allonge par Térection ; et d'autre part , il (brce la ^enge à se fléchir en aidant fiour

servir au coït : cet organe étant , dans Tétat de repos , dirigé en arrière chez les FéUs.

I r Ligament suspenseur du clitoris (Ste.-Dur.). (H n'est pas figuré.) Ce ligament, analogue au suspenseur de la verge dans le mâle, se trouve à peu près disposé de même , il n'en difière que parce qu'il est plus grêle , et qu*il se termine au sommet du clitoris à la commissure inférieure de la vulve. Il naît du reste également sur le bord postérieur de l'ischion, à une petite distance de la symphyse, se porte en arrière, s'accole à celui du côté opposé et longe le vagin en dessous.

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