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CHAPITRE IL

Des ligaments des Membres.

Ces ligaments et ces aponévroses se divisent très-naturellement en deux parties , se rapportant aux deux paires de membres.

ARTICLE PREMIER

Des ligaments dii Membre antérieur.

Cet article se divise à son tour en quatre paragraphes, d'après les parties qui composent ce membre , c'est-à-dire Y Epaule , le Bras , ÏÂs^antbras et la Main. Cette dernière est elle-même formée de la Palmure et des Doigts. Mais outre les ligaments propres à chacun, tout le membre est enveloppé d'une gaine aponévrotique générale, qui doit faire le sujet d'un paragraphe particulier.

§ I. jiponévfrose générale.

Il n'y en a qu'une, cest la

Gaine aponés^rotique du Membre antérieur ( Ste.-Dle. ) , ou aponé-

* STSTÈMB LIGAMENTAIRE. 69

vroses brachiale, antébrachiale et palmaire des anthropotomistes(PLll9 4o, 4^ ^^4^; PI* Illf TTi 8o). Le muscle sous-scapulaire, outre les lames aponévrotiques qui lui sont propres , est recouvert dans la moitié antérieure de la face interne d'une aponévrose libre extrêmement faible , il est vrai , et entièrement celluleuse dans sa partie supérieure , constituant la partie qu on peut appeler \à Scapidcdrt-inteme ^ mais qui devient de plus en plus résistante vers Farticulation scapulo-humérale chez les vieux sujets, oiielle est seule apparente, et passe aux muscles sus-épineux et sterno-trochitérien qu elle bride , en adhérant à la surface de ce dernier, et se confond plus bas avec laponévrose brachiale (PL II , 40 1 ^^^ même temps qu elle se lie par quelques prolongements à la clavicule. En avant , elle se continue avec la cloison qui sépare le sous-scapulaire du susépineux ; et en arrière avec celle qui sépare le sous-scapulaire du teres (grand rond).

En dehors , une autre toile aponévrotique , faible , à fibres éparses (4o), ou Aponés^rose scapulaire-exteme ^ naît : T tout le long de Tépine de lomoplate (^ie) ; 2* sur l'apophyse récurrente (Sg a) ; 3' plus en dessous(Â), dans l'intervalle du muscle transverso-scapulaire(39) (angulaire de l'omoplate), et le clavo-cucuUaire (36), dont elle réunit les bords; et enfin, 4* tout le long de k clavicule (36 bc) et des raphés qui la prolongent. De ces origines, 011 cette aponévrose est partout très-mince et presque celluleuse, ses fibres se portent en dessous et en arrière , en recouvrant tous les muscles externes du bras (40i adhère partout sur ces derniers, y prend le nom spécial â^ Âponéi^rose brachiale^ et se continue inférieurement avec l'aponévrose antébrachiale (42).

A la partie antérieure du bas, sur le muscle dello-claviculaire (4^)9 elle est très-mince, à fibres éparses, qui adhèrent intimement à ce muscle. Elle adhère également au muscle delto- spinal (4o), oti elle est un peu plus distincte *, mais elle passe librement sur le delto-acro* mial (44) 9 .6t adhère de nouveau plus bas sur les muscles triceps, en se confondant avec leurs aponévroses terminales.

Cette aponévrose envoie une cloison entre les muscles delto -acromial et le triceps externe; cloison qui forme en même temps le tendon ter-

70 SECOfrOB PARTII.

minai du masde delto -spinal, et se fixe an devant dn brachial à rhnméras.

A la face interne du bras, on ne remarque qu'une faible aponévrose à fibres éparses , confuses , adhérantes à la surface des muscles pectoraux (46\ 470> ^^ passant des ans aux autres, et de ceux-ci au delto-claviculaire (45^1 ^^ ^^ unissant tous entre eux. Cette aponévrose se prolonge de même sur le triceps interne (480 ®^ ^'y ^^^ surtout à son bord antérieur, pour se continuer plas bas avec la partie inférieure du feuillet superficiel de Taponévrose antébrachiale.

Un feuillet profond forme la continuation inférieure du tendon membraniforme commun du grand-pectoral et du grand-dorsal. Ce feuillet passe en dehors du large-pectoral qui lui adhère par son bord inférieur, et remplit l'espace angulaire entre ce muscle et le petit dief (lu pecto-aniébrachial (47)» pour se continuer avec Faponévrose superficielle antébrachiale, en passant librement sur le muscle biceps. Cette aponévrose bride les muscles lai^e-pectoral et le petit chef du pectoantébrachial, et devient très-faible vers le bas du bras, où elle se perd.

Vj4ponéi^rose antébrachiale (^2) est formée de deux» feuillets, dont le superficiel est la continuation de celle du bras, et vient en dehors de Tintervalle des muscles delto-daviculaire et triceps-externe, où elle recouvre librement le brachial, en adhérant au long-supinateur. En dedans, elle est formée en haut par les aponévroses terminales du tricepsinterne, du pecto-antébrachial ; et plus bas par celle du petit chef de ce dernier muscle. Cette aponévrose recouvre la face antérieure du deltoclaviculaire , et plas bas le long-supinateur (49)*

Aux deux faces de Favant-bras, les fibres se portent obliquement eu dessous et en arrière, en s entre-croisant à la face postérieure, et adhèrent à la partie supérieure du cubitus et à lolécrâne où cet os est souscutané.

Ce feuillet, fort et dense à la partie supérieure de Tavant-bras , devient de plus en plus faible en descendant, et finit par être tout à fait celluleux vers le bas.

H adhère au long<-supinateur dans toute sa longueur , et au feuillet

STSTÈMB LIGAMBNTAIRE. 71

profond dans toale sa partie postérieure, de manière à ne pas pouvoir en être séparé.

Chez les jeunes sujets , il n'est formé que de tissu cellulaire fibreux.

Le Second feuillet de laponévrose antibrachiale (PL lU, 77 ) forme ^[alement une gaîne générale qui enveloppe tous les muscles de lavantbras, à lexc^tion du long-supinateur. Il est beaucoup plus épais et plus dense que le superficiel; devient d'autant plus épais et plus résis* tant qu'il descend plus bas, et se termine aux ligaments armillaires (annulaires supérieurs) (PI. IV, loi, 102) , dont il forme la couche superfidélie, ainsi qu'au ligament phaco-hypothénar ( 1 00' ac)^ et forme en outre ea dedans un ligament sous-cutané très-fort (Jb) qui se prolonge jusqu'à la tabérosité du scaphoïde , au phacoïde et au premier métacarpien.

Ce feuillet est formé de deux couches^ une première à fibres obliques de haut en bas et en arrière, et une autre à fibres longitudinales ; mais les deux sont intimement unies entre elles sur un grand nombre de points. Les fibres de la première couche naissent en dedans de lavantbras : 1 * des tendons du triceps-interne ( PI. III , 73'),etdu pecto-antébrachial , qui vont se fixer au bord postérieur du cubitus , en se confondant avec le feuillet superficiel; 2"" de la large expansion aponévro^ue que je viens de décrire , formant plus haut le tendon membraniforme commun du grand -pectoral et du grand-dorsal ; 3* d'une petite lanae aponévroticpie particulière qui se détache de la &ce interne du muscle Uceps; 4* ^o^^ 1^ loi^ ^^ radius , en passant entre les deux muscles radiaux (PI. III, 76') d'une part , et le rond-pronateur de l'autre, formant ainsi une cloison entre ces mtiscles , et se confond avec l'aponévrose terminale du rond-pronateur.

Les fibres de toutes ces origines forment une couche mince, souvent interrompue par des fissures, et se portant obliquement en dessous et en arrière fK>ur se croiser à la face postérieure de l'avant-bras , avec celles du côté externe.

Eo dehors de l'avant-bras, les fibres obliques viennent : i"" de l'aponévrose brachiale (71) entre le muscle delto-claviculaire et le tricepsexterne; et s"" de la cloison qui sépare les muscles radiaux (76) du rond

pronateur (PI. IV, 87). Les fibres, après avoir contourné les deux radiaux pour compléter leur gaine , se dirigent de même en dessous et en arrière , et vont se confondre à la face postérieure de lavant-bras, avec celles du côté opposé , en se croisant avec elles , et dont les supérieures se fixent à la partie souscutanée du cubitus.

Les fibres de la couche longitudinale sont extrêmement fortes à la face interne de lavant-bras, et disposées supérieurement à leur origine, par faisceaux , qui simulent de larges tendons superposés aux muscles. Ces fibres naissent : de la tubérosité interne de l'humérus; et 2* de la partie supérieure sous-cutanée du cubitus, d'où elles se portent en dessous , s écartent en éventail, et se prolongent jusqu'aux ligaments armillaires, en adhérant partout aux fibres obliques. Toutes ces fibres constituenf ensemble une large lame qui enveloppe les muscles cercialis (grand palmaire) , sublime, profond et ulnaris, et dont les fibres longitudinales forment, principalement à la partie inférieure interne de l'avant-bras, un faisceau large et très-fort (PI. IX, fig. t S, 9) qui va se terminera la tubérosité du scaphoïde,'à l'os phacoïde, ainsi qu'à la tubérosité postérieure du métacarpien du pouce. Au devant de la partie terminale de ce faisceau , partent du phacoïde et du scaphoïde des fibres transverses confondues avec lui^ lesquelles se portent en arrière et en dehors pour se perdre dans le ligament armillaire-postérieur dont elles forment une des principales origines. Leur faisceau inférieur, plus distinct , partant de l'os phacoïde, constitue le ligament phacohypothénarien (PI. IV, 100* ac).

En dehors, ces fibres longitudinales naissent : i"" de la crête de l'humérus, qui part de la tubérosité externe: 2* du bord antérieur du muscle anconé-externe ; 3* de toute la partie sous-cutanée du cubitus; et 4° du bord interne du radius. De toutes ces origines , les fibres se portent en dessous en divergeant, sentre-croisent très-obliquement, et se rendent en partie à la face postérieure de l'avant-bras, où elles se croisent avec celles du côté opposé, tandis que les antérieures vont se fixer au radius, et celles venant de cet os se portent en dessous et en arrière, pour se perdre dans la partie inférieure de l'aponévrose.

STSTàME LIGAMENTAIRE. 73

Ce second feuillet de Taponévrose antébrachiale forme plusieurs cloisons qui plongent entre les muscles , et se fixent soit le long du cubitus , ^soit le long du radius, soit à d'autres cloisons, et forme ainsi des gaines À plusieurs de ces muscles , gaînes qui fournissent à la partie supérieure de ravant<^bra$ , de nombreuses surfaces d'insertion à beaucoup de ces organes.

A la face eji terne , la cloison qui sépare les deux muscles radiaux du rond-pronateur est double ; le feuillet interne formant la quatrième •origine de l'aponévrose que j'ai indiquée plus haut , se fixe le long du radius; le feuillet externe se porte en avant, passe en dedans des radiaux , et se réfléchit en dehors pour recouvrir successivement les mêmes muscles (PI. IV, 97) , lextenseur-commun des doigts (91), les extenseurspropres des quatre doigts externes (92 et 93), ainsi que le cabital (94)9 pour se fixer tout le long de la crête postérieure externe du cubitus, entre le muscle long-adducteur du pouce, et l'extenseur-propre du même doigt. Arrivée au bord antérieur de ce dçrnier et de l'indicateur, la lame aponévrotique se divise en deux feuillets ; le plus profond passe en dedans de ces deux muscles, et l'autre en dehors, leur formant ainsi une gaine commune. *

Cette lame aponévrotique reçoit ensuite d'autres cloisons ; une entre les deux radiaux et l'e^ttenseur-commun des doigts ; une seconde , entre ce dernier muscle et les extenseurs-propres des quatre doigts externes ; et une troisième entre ceux-ci et le cubital , de manière à former aussi des gaines à tous. ces muscles.

 la face interne de l'avant-bras, une seule clpison passe entre le muscle cercialis (grand palmaire) (88) et le rond-pronateur (87), en se continuant avec le tendon terminal de ce dernier, pour se fixer le long du radius; une autre passe entre le rond-pronateur et les radiaux et se fixe également le long du radius; celle-ci est le feuillet interne qui sépare ces muscles, et dont j'ai parlé tout à l'heure, et constitue à la fois le point de départ de l'aponévrose antébrachiale , formant ainsi une gaine au rond-pronateur, et en bas , oii ce muscle cesse , les deux lames se confondent et séparent les radiaux du long-adducteur du pouce , en

même temps qu elle forme une gaîne au tendon reniement du eercialis (grand palmaire).

Snr la main , l'aponévrose générale prend le nom ^ Àponwrose palmaire ^ mais ne forme en avant qu'une toile celluleuse, contenant quelques fibres^ qui lui donnent de la force dans certains endroits, et lient entre eux les divers tendons delà face dorsale de la main.

A la face palmaire , cette aponévrose est an peu plus prononcée. Elle forme touteibb une lame à fibres très-lâches et en apparence celluleuses, qui recouvre toute la face postérieure du carpe et du métacarpe. Elle est principalement formée de fibres transversales qui se fixent aux os des bords latéraux de la main , et forment immédiatement au-dessus du bord postérieur de la pelotte ( Pi. IX , fig. O, 36) un ligament transversal (3o) , décrit plus bas à l'occasion des ligaments des doigts, sous le nom de Ligament sous-phalangeotien-superficiel-commun des doigts.

11 n'y a pas chez le Chat de muscle analogue au (petit) palmaire de Y Homme ^ ni rien qui ait rapport à XÀponés^rose palnwire qui termine ce muscle.

L'aponévrose palmaire recouvre les muscles abducteurs du micros (cinquième doigt ), et s'insère le long du cinquième métacarpien, au tendon du cubital , à sa bride , ainsi qu'à l'os pisiforme. Derrière le carpe et le métacarpe, elle est très-faible, presque entièrement celluleuse, et adhère fortement à la peau le long du milieu de cette partie de la main; mais devient subitement plus distincte et plus forte vers le bas du métacarpe, oii elle forme le ligament sous-phalangeolien-superficiel-commuu dont je viens de parler.

% II. Ligaments de V Épaule.

Les deux os de l'épaule, la clavicule et l'omoplate, étant entièrement suspendus dans les chairs, il n'y a point de ligaments proprement dits qui les fixent aux parties de squelette qui entrent dans la composition du torse.

La clavicule fixée, chez Y Homme ^ d'une part au sternum et à la pre-

^TSTiMB LIGAMENTAIRE. 75

mière cÔte, et d'antre partà lomoplate, en est entièrement isolée chez lesFelis^ où elle est en quelque sorte rudimentaire, et simplement contenue dans un raphé ligamenteux qui se prolonge au delà de ses deux bouts; en dedans, jusqu à lextrémité antérieure du sternum, oii il se confond avec le raphé médian qui prolonge ce dernier en avant. Cette partie du raphé claviculaire représente à la fois les ligaments stem(hclawculaireantérieur et postérieur de \ Homme , ainsi que \ irUerclas^iculaire , le costo-^lai^iculaire et Xefibro-cartilage.

La seconde branche, ùu Texterne , se dirige vers Tapophyse acromiale de lomoplate, mais ne l'atteint pas, laissant à peu près un espace de quatre millimètres entre eux ; et remplace les ligaments scapido-clainculaire-supérieur et inférieur de Y Homme ^ ainsi que le ligament corûco-clai^icukure , qui n'existent du reste ni l'un ni l'autre.

Il n'y a pas à l'épaule d'aponévrose qui mérite d'être décrite séparément des muscles.

A. Ligaments scapulairee,

I* Ligament scapulo- claviculaire. Ce ligament, propre à Thomme^ ifexiste ainsi pas dans le Chat.

2* Ligament acromio- claviculaire (Str.-Dcr.), ou ligament supérieur scapulo - claviculaire de XHomm^. Ce faisceau fibreux est de même réduit au raphé claviculaire qui n'atteint pas l'omoplate.

S** Ligament capsukdre acromio^ claviculaire.

4* Ligament coraco -claviculaire' interne (&rji.'ï)i}K.)j ou ligament conoïde (Weithrecht).

5"" Ligament coraco-cla^iculaire -externe ( Ste.-Dur. ) , ou ligament trapézoïde (Weith.).

Ces trois ligaments , qu on trouve dans ÏHomme , n'ont également pas d'analogues chez le Chat.

6* Ligament coracoïdien. Quoiqu'il existe une échancrure entre l'apophyse coracoïde du Chat et le bord supérieur de Fomoplate , elle n'est point convertie en trou par un ligament coracoïdien.

76 SECONDE PARTiB.

7* Ligament acromio-coracoïdien. L apophyse acromion , ne* formant point cette dilatation qu on remarque chez \ Homme , et qui concourt à fortifier l'articulation scapulo-humérale , mais une simple apophyse styloïde qui est loin d'atteindre la clavicule ; et surtout très-éloignée de Tapophyse coracoïde dirigée en dedans et en dessous ; il n'existe pas non plus de ligament acromio-coracoïdien chez le Chat

8* Ligament gléndidien. Ce ligament ne forme qu'un faible bourrelet contournant la cavité glénoïde de l'omoplate^ dont il forme Fatigle. Ses fibres sont serrées , et parallèles au bord de cette cavité.

B. Ligaments claviculaires»

1 • Ligament sterno-claviculaire-antérieur.

2* Ligament stemo-claviculaire'-postérieur.

3"* Ligament interclas^iculaire. (Weith.)

Ces trois ligaments sont, ainsi que je l'ai déjà dit , représentés par le raphé sterno-claviculaire,

4** Ligament costo-clai^iculaire. (Weitii.)

5* Ligament capsulaire stemo-claviculaire. (Str.-Dcr.)

Ces deux ligaments manquent entièrement dans le Chat.

$ I. Ligaments du Bras.

Les ligaments du bras ou de l'humérus se distinguent en ceux qui fixent ce dernier os à l'omoplate , et en ceux qui lui sont propres.

A. Articulation scapulo^huméraie.

L'articulation scapulo-humérale n'est munie , comme chez Y Homme ^ que de la seule capsule articulaire ; mais on distingue dans cette dernière plusieurs faisceaux renforcés , simulant de véritables ligaments plus ou moins distincts, et quelquefois même séparés par des intervalles vides.

r Ligament capsulaire scapulo-huméral (PL IX, fig. 3, 5, 6, 7;

STSTàME LIGAMEIfTMRE. 77

el ûg. 4 , 4 1 ^)* Cette capsule , très-ample pour permettre un mouvement étendu àrhumérus, se fixe, comme d ordinaire , autour de la cavité glénoïde de lomoplate , et va , en enveloppant la tète de Thumérus , s'insérer à la circonférence de la partie cartilagineuse de celte dernière , e est-à-dire au pourtour de Tépiphyse qui forme cette tête; en dehors > dans langle rentrant du trochiler (PI. IX, fig. 4, 7; et PL XI, io3, cd)i et en avant et en dedans, dans Tangle rentrant du trocbin (io3', e;et PL IX, fig. 3 , 4)- C^^ deux dernières p£»rties sont formées par des fais- * eeaux larges et plus forts (5 et fig. 4 , 4) 4^^ '^ partie postérieure , et se trouvent écartées en avant, en formant une large ouverture triangu-laire. Ces deux faisceaux renforcés sont rapprochés angulairement au bord antérieur de la cavité glénoïde, où s'implante entre eux le tendon d origine du biceps. De ce point , le^ deux faisceaux se dirigent obliquement en arrière et en dessous , Texterne , qui a à peu près six millimètres de large, sur la partie postérieure du trochiter; Tinterne , beaucoup moins large, mais plus épais, se rend sur le milieu du bord interne de la tête, où il se fixe dans la gol*ge du trocbin. Mais cette ouverture est remplie par le tendon du sus-épineux (5), qui complète la capsule dans cette partie. A la moitié postérieure et interne de la capsule , celle-ci présente un troisième ligament spécial ou renforcement (fig. 3, 6), beaucoup plus fort que le premier , et dont les fibres parallèles se portent obliquement en dessous et en avant sur la partie correspondante du pourtour de la tête de Thumérus jusqu au trocbin, où il se confond en partie avec le second faisceau. Cette dernière partie de la capsule est encore renforcée par le tendon du sous-scapulaire (fig. » , 4)i q«i loi adhère. En dehors et en arrière du premier faisceau de fibres , la capsule offre une autre grande ouverture remplie par les tendons des muscles sons-épineux et micostal (petit rond) (fig. 4 , 6), qui y complètent la capsule, et font, en même temps quils sont moteurs du bras, aussi les fonctions de tenseurs de cette capsule.

* Cette capsule ne renferme pas de faisceau qui vienne de Tapophyse coracoïde.

Le tendon du biceps ( fig. 9 , 1 1 ) ne se confond pas avec la capsule ,

comme cela a lien chez V Homme ^ mais passe latéralement dans fécartement que laissent les deax faisceaux antérieurs.

Une vaste synoviale revêt non-seulement la capsule proprement dite , mais encore les portions de tendons des muscles sus-épineux , sousépineux et micostal (petit rond) qui la complètent. A Touverture antérieure , la membrane synoviale se réfléchit un peu sur les faces extérieure des deux faisceaux correspondants , et revient ensuite sur le tendon du sus-épineux ; de manière que les bords de ces faisceaux font saillie dans cette poche. En avant , cette membrane forme une gaîne ou tendon du ' biceps, qui va se fixer au ligament arqué de ce muscle (7), et après avoir doublé ce ligament elle se continue encore plus bas sur le muscle en lui formant une gaîne , à la distance de plus de deux centimètres.

B. Ligament propre à rhumérut.

L'humérus n'a qu un seul ligament qui lui soit propre , c'est le :

Arcade bicipitale (Str.-Dur.) ( PL IX , fig. 9 , 7). Le tendon unique du muscle biceps , fixé au sommet de l'angle antérieur de la cavité glénoïde de l'omoplate , passe à la partie supérieure de la face interne de rhumérus sous une arcade ligamenteuse très-forte qui le retient en place , et sous laquelle il se dévie.

Cette arcade est placée transversalement sur l'épiphyse , en se fixant d'une part au miljeu du trochin, et de l'autre plus en avant, à la base du trochiter , en passant sur l'échancrure ménagée entre ces deux protubérances. Le tendon du biceps est accompagné , ainsi qu'il a déjà été dit en parlant de la capsule scapulo-humérale, d'une gaine synoviale depuis son attache à l'omoplate jusqu'à cette arcade à laquelle elle se fixe; et au-dessous elle se continue en une autre qui enveloppe le tendon et s'y insère un peu plus bas. Ce ligament n'existe pas chez \ Homme.

S rV. Ligaments de V Avant-bras.

Ces ligaments se distinguent en ceux de l'articulation huméro-cubitale, et en ceux des articulations cubito-radiales.

SYSTÈME LIGAMENTAIRE. 79

A. Articulations humiro^cubitales,

i"* Ligament humérO'Cubital4atéral'exteme (Str. Dur.) ( PI. IX, fig J, f 3 ; fig. •, 6). Large et fort aplati , ce ligament part du bord postérieur de Tépicondyle et se porte 'en arrière et un peu en dessous, pour se fixer au milieu du bord externe de la grande cavité sigmoïde du cubitus. Il remplace une partie du ligament capsulaire, et manque chez T^omme.

2'' Ligament hurnér(hradial'4atéral'externe(STVi.'î)iiïi.). Ligament latéral externe ÇWevtb.). Ce ligament ( fig. O, 7)^ plus étroit que le précédent, devant lequel il est placé, se fixe en haut au bord antérieur de Tépicondyle , d'où il se porte en dessous sur la face externe de la tête du radius , s y confondant en partie avec le ligament coronaire, ainsi quavec le tendon d origine du muscle court-supinateur de cet os; mais ses fibres superficielles, et surtout les antérieures, se prolongent en dessous, et se fixent à la face externe du radius , à six millimètres au-dessous de la lète. Ce ligament se confond aussi avec le principal faisceau des fibres longitudinales du second feuillet de l'aponévrose antébrachiale.

3* Ligament huméro-cubitaUlatéral-inteme (Str.-Ddr.) , ou Ligament latéral interne (Weith.) (PI. IX, fig. 3,24). Triangulaire, fort et beaucoup plus large que celui qui lui est opposé, ce ligament se fixe à la partie antéro-inférieure de Tépitrochlée sous les attaches du tendon du muscle fléchisseur profond des doigts, et se porte de là en dessous en s élargissant considérablement, pour se fixer latéralement au cubitus, au-dessous de sa grande cavité sigmoïde. Ce ligament est renforcé à sou bord antérieur par le tendon d origine du second chef du muscle profond, qui le recouvre. Il est moins porté vers l'olécrâne que son analogue chez YHomme.

4* Ligament humérO'Cubital'-extrà'posténeur (Str.-Dor. ). ( Il n'est pas figuré.) Ce ligament, qui n'existe pas chez YHomme^ s'implante dans la cavité olécrânienne , et forme un faisceau fort qui se porte en dessous et en dehors pour se fixer à l'olécrâne , en dedans du bord suprà- interne de la grande cavité sigmoïde. Souvent il est confondu avec le suivant.

80 SBCaNDB PAHTra.

5* Ligament humérthcubitat-intrà-postérieur (Siïi.'Diiïi.). (Il n'est éga^ lement pas figuré.) N'est réellement qu'une division du précédent, dont il est toutefois bien distinct chez beaucoup de sujets par son attache au cubitus. Il est placé , comme son nom l'indique , en arrière sur l'articulation huméro-cubitale , vers le côté interne. 11 se fixe dans la cavité olécrânienne en dedans du précédent, au bord de la troclée, d'où il se porte en arrière, et va s'implanter à l'olécrâne au-dessus de la grande cavité sigmoïde. Il n'existe également pas chez Y Homme.

Ce ligament réuni au précédent.est quelquefois converti en un petit

muscle conique.

6° Brides du tendon de t anconé-moyen (Stb.-Dur.). JLe tendon de l'anconé-moyen passe sur la tête de l'olécrâne dans une petite gorge cartilagineuse de cet os, et s'y trouve retenu par deux petites brides qui se fixent aux bords de cette gorge.

Ces brides fotment avec le tendon une espèce de capsule , doublée par une petite poche synoviale qui revêt également la gorge cartilagineuse ; c'esl-à-dire que le tendon traverse la bourse synoviale de la grande capsule formée par les tendons des triceps. Ces brides ne sont pas figurées.

7** Ligament capsulaire huméro - cubital ^ ou Ligament capsulaire (Weith.). Cette capsule étant enfermée de presque toute part dans l'ensemble des ligaments latéraux et des tendons si nombreux qui se fixentautour des articulations huméro-cubitale, huméro-radiale et radiocubitale, est de là peu apparente, étant adhérente à toutes ces cordes fibreuses qui lui servent de contre-forts. Elle naît en avant sur l'humérus tout autour de la facette cartilagineuse de la troclée et du condyle (PL IX, fig. fi.fg), en s'étendant de chaque côtéjusqua la plus grande saillie de ces tubérosités {de) , et en haut jusqu'au-dessus des facettes cartilagineuses (c) , dans lesquelles appuient la tête du radius et l'apophyse coronoide du cubitus lors des grandes flexions de l'avant-bras. De là ses fibres se portent directement sur le bord qui leur correspond de la grande

STSTitME LI6AMENTA1EE. 8t

cavité sigmoïde, ainsi que sur le ligament coronaire (5) avec lequel die se confond.

Postérieurement, elle est très-faible, mais fort ample, se fixant à rhumérns tout autour de la cavité olécrânienne , et adhère latéralement aux muscles anconés-externe et interne , ainsi qu au milieu du tendon de Tanconé-moyen. Du côté de Favant-bras, la capsule se fixe autour de la grande cavité sigmoïde, et en avant au ligament coronaire.

Cette capsule est surtout renforcée en arrière par le large tendon des triceps et des anconés latéraux , qui sont ses tenseurs , en passant dessus, et appuie vers le haut contre un coussinet graisseux qui remplit Tintervalle laissé entre elle, Thumérus, et les muscles triceps et anconés.

En bas, elle est surtout renforcée par les tendons des muscles cubital et ulnaris.

Elle est doublée partout d'une bourse synoviale commune aux articolations huméro - cubitale , huméro-radiale et radio - cubitale. Cette bourse , après avoir doublé le ligament coronaire , se fixe un peu au-dessous, tout autour du radius.

8* Ligament accessoire postérieur de la capsule huméro cubitale. Ce ligament, propre à Fe^èce humaine, n*est point distinct dans le ChatÇ).

B. Articulation cubito^radiale,

i* Ligament coronaire {V\. IX , fig. &, 4i 5, 6 ; fig. •, 8, g). Ce ligament forme comme chez Y Homme ^ avec la petite cavité sigmoïde du cubitus, un anneau complet dans lequel tourne la tète du radius. Il nait en dehors par deux branches , Fune ( fig. B , 8 a ) fixée à la partie antérieure de Fépicondyle , et Fautre (g) plus bas , sur Fangle externe de la petite cavité sigmoïde. Ces deux branches, unies entre elles, forment une

(*) Ligament accessoire de la capsule huméro-cubitale. Le ligament décrit sous ce nom chez V Homme est représenté dans le Chat par la branche du ligament coronaire qui se fixe i Tépir trochlée.

82 SECONDE PAHTIB«

bandelette large et forte (fig. ft, 6) qui se porte d'abord en avant, passe en dedans du ligament latéral externe huméro - radial , auquel elle adhère, contourne ensuite la tète du radius pour aller se fixer à langle interne de la même cavité sigmoïde. Au devant du radius , il s*en détache une longue branche (fig. ft , 4) t 9"^ ^ porte en dedans et en haut , contourne obliquement l'articulation huméro-cubitale , et va se fixer à la partie antérieure de Fépitrochlée (e) , où elle se confond avec le ligament latéraUinterne. Le ligament coronaire (ligament accessoire antérieur de la capsule huméro-cubitale de \ Homme) ^ a ainsi deux racines à chaque extrémité , une sur le cubitus , et une sur la tubérosité de rhumérus; et ces deux dernières font en quelque sorte les fonctions de ligaments latéraux.

Le ligament coronaire adhère en avant intimement au tendon du muscle court-supinateur.

Là oii la branche humérale externe passe sur l'articulation huméroradiale, en se portant obliquement en dessous, elle contient dans son épaisseur un grain cartilagineux, qui s'applique entre les deux os et empêche le ligament d'être pincé dans les mouvements.

Chez Y Homme , ce ligament manque de ses deux branches humérales.

2"" Ligament rond-cubito- radial. Ce ligament qu'on trouve chez Y Homme , dans la partie supérieure de l'espace interosseux , n'existe pas chez le Chat.

3* Ligament interosseux-cubito-radial. Les deux os de Tavant-bras étant fort rapprochés , le ligament interosseux est beaucoup plus étroit que dans Tcspèce humaine; aussi les mouvements de rotation de la main ne sont-ils que d'un quart de tour chez le Œat et d'un demitour chez VHomme. Ce ligament remplit tout l'espace interosseux , en laissant en haut un vide d environ quinze millimètres pour le passage des vaisseaux et des nerfs. Il est formé de deux couches de fibres trèsfortes, qui se croisent obliquement; celles de la couche externe se portent de la crête antérieure du cubitus , ainsi que d'une partie de sa face externe de cet os, obliquement en dessous sur la crête interne du

STSràMIB LIGAMENTAIRE. 83

radius; et celles de la couche interne, obliquement de bas en haut du cubitus sur le radius. Dans le milieu de Tavant-bras , oii les deux os se touchent presque , ces dernières fibres sont fort courtes.

4* Ligament cubito-radiaUinférieur {St^.-Hiiïi.) (PI. IX, fig. tft, lo). Ligament très- vigoureux , large antérieurement de six à huit millimètres; placé au-dessous de larticulation dans laquelle les deux os se touchent , et se rendant transversalement de la tête du radius ( i a) sur celle du cubitus (2 b) , en remplissant l'espace angulaire que forment ces os dans cet endroit. Il n'existe pas dans Y Homme.

5' Ligament capsulaire cubito-radiaUinférieur (Stk.-Di3r.) ou ligament sacciforme de \ Homme (Weitb.). La petite articulation arthrodiale qui unit in férieu rement le cubitus et le radius est entourée d'un petit anneau fibreux fort étroit et doublé , ainsi que les surfaces articulaires, d'une bourse synoviale. Mais cette articulation n'est point accompagnée , comme chez Y Homme ^ d'un cartilage interarticulaire.

6* Aponés^rose aTUébrachiale'prqfonde{^K.^l>\i^.)(^\. IX, fig. 18 22) indiquée par certains auteurs, comme formant chez Y Homme un feuillet profond de l'aponévrose antébrachiale, est très-forte dans le Chat^ oh elle a toutefois peu d'étendue , étant réduite à une lame très-épaisse et forte , à fibres longitudinales , qui couvre librement la face postérieure du muscle carré-pronateur. Elle est composée de deux faisceaux de fibres très-obliquement entre-croisés , dont l'une forme une bande de huit à dix millimètres de large , .fixée supérieurement au milieu de la face postérieure du radius, d'oîi elle se porte en dessous et en dehors, en s'élargissant , et se termine aux ligaments du carpe, avec les fibres des* quels elle se confond. Le second faisceau , plus faible , descend vertica* lement du milieu de la face interne du cubitus, se confond avec le premier faisceau , et s'implante avec une partie de ce dernier, par un faisceau superficiel (a) au bord supérieur de la base du pisiforme (5) , et par un faisceau profond au scaphoïde. Ce second faisceau d'origine manque quelquefois. Un trousseau très-fort et large (c et %. 19 et t S, 7) se

détache en dedans de cette aponévrose , passe devant le tendon du cerfcialis (grand palmaire) (fig. 17, 8), qu'il croise obliquement en concou-^ rant à former sa coulisse » et va se fixer à la lèvre interne de la gorge creusée postérieurement dans la tubérosité interne du scaphoïde; et par une seconde attache également très- forte, à la lèvre externe du même os , ainsi qu au bord supérieur. Ces prolongements qui embrassent le tendon du cercialis forment principalement sa coulisse fibreuse, renforcée encore par un autre faisceau oblique, constituant le ligament scapho-grandosien-palmaire , ainsi que par lé ligament scapho-unci formien -su per f iciel .

Cette aponévrose contribue puissamment à empêcher la flexion en avant de la main , au delà de la direction droite.

7* Ligament armUlaire-antcrieur (Str.-Ddr.). Partie antérieure du ligament annulaire de lavant-bras de \ Homme (PI. IV, i o i ; PI. IX, fig. t , 34 ; fig. 9. i5). Ce n'est dans le principe qu un faisceau très-renforcé , mais bien distinct des fibres inférieures transverses de Faponévrose antébrachiale-superficielle , formant une bande de cinq à huit millimètres de large, placée obliquement devant la partie la plus inférieure de lavantbras , où il s insère en dedans au bord interne de la tête du radius , et se porte en dehors et en dessous, passe sur tous les tendons qui se rendent de lavant-bras à la main , en leur formant des coulisses , et va enfin se fixer par une lame profonde au bord interne de l'apophyse styloïde du cubitus , plus bas à Fos pyramidal du carpe , et par une lame superficielle au bord interne, ainsi que sur la face antérieure du tendon du cubital (fig. 9, 1 1) pour se continuer au delà avec la bride de ce tendon qui n en est ainsi qu'une continuation. Les coulisses qui traversent ce ligament sont du dedans en dehors : une oblique de haut en bas , en arrière et en dedans pour le tendon du long-adducteur du pouce (i4)? une verticale pour les tendons des deux radiaux (6); une verticale pour le tendon.de l'ex tenseur-commun des doigts (7); une oblique de haut en bas et en dedans pour le tendon du long-extenseur du pouce , et celui de Vindex (1^7), mais qui ont aussi quelquefois chacun une coulisse propre ;

SYSTÈME LIGAMENTAIRE. 85

une verticale, eommane aux tendons des extenseurs-propres des troisième et quatrième doigts (8, 9) ; et enfin une également verticale pour le tendon de lextenseur-propre du cinquième doigt ( 1 o). Les trois premières passent sur la tête du radius ; les deux suivantes entre cette tête et celle du cubitus ; et celle du micros sur la partie externe de cette dernière.

Ce ligament adhère à la tète du radius dans tous les intervalles de ces coulisses. La coulisse des extenseurs dés troisième et quatrième doigts, se prolonge jusque sur los unciforme auquel elle adhère.

Toutes ces coulisses sont doublées de gaines synoviales, qui se prolongent de part et d'autre sur les tendons qui y passent. Ce ligament bride les tendons que je viens d'indiquer pour les empêcher de s'écarter du carpe; ce qui aurait constamment lieu^ la main étant naturellement un peu fléchie en avant*

&• Ligament armiUcdre-postérieur (Lind.; Str.-Ddr.). Partie postérieure du ligament annulaire de l'avant-bras (PI. IV, 102 ; PI. IX, fig. B, 11). Opposé au précédent, avec lequel il forme un bracelet completautour du poignet, ce ligament , beaucoup plus large que l'antérieur, n'est du reste , comme lui, qu'un simple renforcement de l'aponévrose antébrachiale qui s'y termine. Ses fibres superficielles naissent: i« sur le bord externe de l'apophyse styloïde du cubitus , se portent en dedans un peu obliquement en dessous et en arrière ; les supérieures contournent la face postérieure de lavant-bras et passent au-dessus de l'éminence hypothéuar (12), pour se fixer au bord interne de la tête du radius , ainsi qu'à la coulisse du tendon du long-adducteur du pouce. Les inférieures , au contraire, se rendent sur l'angle supra-externe de cette éminence, qui est contenue dans le ligament ; et ce dernier faisceau forme plus particulièrement le ligament cubito-hypothénarien(i3); a"" D'autres fibres formant la bride superficielle du tendon du cubital , naissent sur ce tendon , près de son insertion ; les plus superficielles venant même de sa face antérieure, où elles se continuent avec celles du ligament armillaire-antérieur. Ces fibres se portent également en arrière et en dessous sur l'angle de L'éminence hypothéuar ; y un autre faisceau formant le ligament pisi •

'86 8KG0NDB PAETTB.

hypothénarien (fig. 9 , 35), naît sur la face interne du sommet du pisi*fbrme , d où il se porte en arrière et en dedans dans la base de la même émincnce hypothénar, pour s y confondre avec la partie interne du ligament armillaire. Ces deux dernières racines embrassent Fos pisiforme, ainsi que le tendon du muscle ulnaris, auquel elles forment une coulisse ; 4* une quatrième racine , constituant le ligament hypothénar-stitho-stotho-stuthosien(PlJV,iooa; etPl. IX, fig. 14, 2 5), naît sur la face antérieure de ces derniers os , contourne le carpe , et va se rendre sur la base de l'éminence hypothénar; 5* d'autres fibres superficielles (fig. 9^ 1 4) naissent aussi sur le bord interne de leminence hypothénar, oii elles forment la continuation des deux premières racines , se portent en dedans , se confondent avec les autres pour se fixer à la partie interne du carpe , en constituant le ligament scapho-hypothénarien. Des fibres plus profondes naissent : 6** à la face interne du pisiforme; 7* sur le ligament pisi-stothosien ; 8*" une lame profonde fort large vient de la face externe du cubitus où elle se confond avec la bride profonde du muscle cubital; de cette attache , la racine se porte en dedans et en dessous , passe entre les tendons de lulnaris et du profond , et se jette dans le ligament armillaire ; enfin 9* une forte racine , très-large verticalement , vient des deux tubérosités postérieures de Funciforme. Les fibres des diverses racines externes se portent en dedans, se confondent en une large bande pour se terminer , les superficielles au bord interne de la tète du radius , à la coulisse du tendon du long-adducteur du pouce , plus bas , à la tubérosité interne du scaphoïde , et enfin la plus inférieure à l'os phacoïde; formant (PI. IV, 100' «c), les faisceaux qui constituent les ligaments scapho-hypothénarien et phaco-hypothénarien.

Au milieu , la lame superficielle du ligament armillaire-postérieur , adhère, d'après ce qu'on vient de voir, à l'éminence hypothénar qui en est une dépendance. Celte éminence, analogue à celle du même nom chez \ Homme , a la forme d'un gros mamelon dirigé obliquement en dessous et en arrière , qui correspond au-dessous du sommet de Tos pisiforme. C'est une masse fibro-graisseuse contenant dans sa partie superficielle une quantité prodigieuse de papilles nerveuses très-grosses,

STSTÈMB LI6AMBNTAIHE. 87

couvertes d'une lame tégumentaire , dense, et fort adhérente, qui, se moulant sur ces papilles , les reproduit à l'extérieur , et prend de là une surface chagrinée. Cette éminence dépourvue de poils, et tout à fait semblable pour sa structure dans sa partie superiicielle aux pelotes et pelotines du dessous des pattes , dont j'aurai occasion de parler au sujet de ces dernières, paraît, vu la quantité de nerfs et de papilles nerveuses qu elle renferme , jouir d'une grande sensibilité.

Le ligament armillaire-postérieur forme deux rangées de coulisses, pour les tendons moteurs des doigs. Sous la lame superficielle on en trouve trois larges, l'interne pour le tendon du sublime (PL IX, fig.B, 6 ) ; la moyenne , un peu plus superficielle , couvrant en partie cette dernière, et placée en dedans de l'os pisiforme, pour le muscle fléchisseur-propre du micros (fig. tO, 19); et les deux derniers chefs du fléchisseur-propre du paramese (1 8, 1 8'), et le nerf cubital; enfin la coulisse externe est celle du tendon de l'ulnaris ( 1 7). Sous la seconde lame (fig. 1 1 ) , fixée principalement en dehors aux tubérosités de l'unciforme , et en dedans aux mêmes parties que la superficielle , se trouvent dedans en dessous , une coulisse étroite pour le tendon du muscle cercialis , une très-large commune au tendon du profond (11) et aux muscles fléchisseurs-propres des doigts index et verpus (i3 et 14 ), ainsi qu'au premier chef de celui du paramese (24) et au nerf médian.

La partie antérieure de celte coulisse , qui occupe toute la largeur du carpe, est formée de fibres confondues de l'aponévrose antébrachialeprofonde et les ligaments carpiens. Toutes ces coulisses sont doublées de gaines synoviales se prolongeant sur les tendons qui y passent.

S y. Ligaments de la Main.

Les ligaments de la main se distinguent , comme les os de cette partie du membre, en ceux appartenant à la palmure, et en ceux des doigts.

A. Ligaments de la Palmure.

La palmure de la main étant elle-même composée de deux parties ,

88 SECONDE PABTn.

le carpe et le métacarpe, les Jigaments qui s'y rapportent se classent de même en deux subdivisions.

^. JLigamenU du Carpe,

Les ligaments du carpe se distinguent enfin en ceux qui unissent cette partie à lavant-bras, et en ceux qui lient entre eux les divers osselets qui le composent. Je dois répéter aussi ici ce que j'ai déjà fait remarquer à l'égard des os, que la main étant dans Fétat habituel en pronation , le bord interne correspond à celui qu'on nomme ordinairement l'externe chez XHomme.

a. Articulation radio-carpienne.

Cette subdivision renferme les ligaments qui se rendent du radius et du cubitus au carpe.

I " Ligament cubito-pisiformien ou latéral-externe (Str.-Dur.) , répon dant à la partie postérieure du ligament latéral interne de XHomme , ou ligament styloïdien du cubitus (PI. IX, fig. 4 , 38). Ce ligament se porte du sommet de l'apophyse styloïde du cubitus , en arrière et en dessous sur le milieu de la face latérale externe du pisiforme, ainsi que sur la bride profonde du tendon du cubital, en dedans de laquelle il est placé. Ce ligament a environ six millimètres de long.

2* Ligament cuhito-hypolhènarien{^T^.-\ixs^.) (PL IV, io3). West proprement que la partie inférieure superficielle externe du ligament armillaire-postérieur, que je désigne ici sous un nom spécial comme formant un faisceau plus renforcé. Il est sous-cutané , et se fixe à l'extrémité inférieure de l'apophyse styloïde du cubitus , d'où il se porte obliquement en arrière, en dessous et en dedans , s'élargit fortement , et pénètre par sa partie inférieure dans l'éminence hypothénar, où il se recourbe en dedans , pour se continuer ainsi avec la partie moyenne du ligament armillaire. Il se trouve en opposition avec le ligament phacohypothénarien , et recouvre un peu l'os pisiforme. Il n'a pas d'analo^e chez XHomme.

STSTÀMB LIGAMENTAIRE. 89

^^ Ligament cubUo-scaphoïdien'posténeur {^T^.^ïiii^.) {V\. IX, fig. 11, 9 ). Placé à la face postérieure du carpe ; c est un long faisceau large et fort^ recouvrant la partie inférieure du ligament radiô-scaphoïdien-postérîeur et qui se rend obliquement du bord interne de l'apophyse styloïde du cubitus , en dessous et en dedans , passe en dedans de Fos pisiforme , croise la face postérieure du scaphoïde, et se fixe au bord externe à la partie inférieure de la gorge de cet os , dans laquelle glisse le tendon du muscle cercialis (8). Il adhère à la capsule radio-carpienne, qu'il renforce , et contribue à empêcher les luxations en dedans de la main.

Les ligaments profonds du carpe de V Homme sont si enchevêtrés » qu'on a de la peine à s'assurer si ce ligament a un analogue dans r€spèce humaine.

4"* Ligament cubito^pyramidalierirexterne (^T:vi.'ïiK}^.). Portion in twne du styloîdien du cubitus AeYHomme (PI. IX, fig. 4,40* I^^^^ ligament vertical, fixé au sommet de l'apophyse styloïde du cubitus, d'où il se rend verticalement en dessous sur la face antéro^externe du pyramidal.

5* Ligament radio'trajpézien-'inteme (STïi.'DuR.). Portion du styloîdien du radius, ou du latéral externe de Y Homme (PI. IX, fig. Ift , ii ). Petit faisceau qui se rend du sommet de l'apophyse styloïde du radius , verticalement en dessous sur la partie supérieure et interne du trapèze. Il correspond avec le suivant au ligament latéral dans \ Homme.

6* Ligament radio-scaphoïdien-inteme (Str.-Dur.). Portion du styloîdien du radius ou du latéral externe de Y Homme (PI. IX , fig. 9 , 29). Très-fort , se fixe supérieurement au sommet de l'apophyse styloïde du radius , en arrière de l'attache du précédent , d oii ses fibres se portent obliquement en arrière , en dessous et en dehors sur la face postérieure du carpe , et s'y fixent au quart interne de la face postérieure du scaphoïde , dans la gorge qui loge le t^endon du cercialis (26) , sur le bord supérieur de laquelle il se dévie un peu , pour plonger dans cette gorge. U forme la partie profonde de la branche radiale du liganient armillaire postérieur , avec laquelle il est en partie confondu ; ce ligament , joint 11. 12

90 8BG0NDB PABTIB«

an précédent et an snivant , correspond au ligament latéral externe de Y Homme , on styloïdïen dn radius.

7* Ligament radio ' scaphoïdicn'palmaire (Stb.-Ddr. ). Portion du styloïdien du radius ou du latéral externe de Y Homme (PL XI, fig. 1 9» 8). Ce ligament , très-large et fort , se fixe , d'une part , à la partie externe dn bord postérieur de la facette articulaire du radius , d où il se porte obliquement en dessous , pour aller s attacher, d autre part , à la lèvre externe de la gorge du scapboïde , dans laquelle passe le tendon du muscle cercialis , ainsi qu au bord supérieur de cet os. Ce ligament est confondu près du radius avec le radio-pisiformien-palmaire.

8** Ligament radio -seminularien- palmaire (Str.-Dur.)- Ligament oblique de Y Homme.

9* Ligament radio 'pyramidalien- palmaire (SiR.-hvïi.). Ligament droit.

lo"* Ligament radio -pyramidalien- dorsal (Str.-Dur.). Ligament rhomboïdal.

Ces trois ligaments, propres à l'espèce humaine, n'existent pas distinctement dans le Chat.

1 1" Ligament radio-pisiformien-palmaire (Str.-Ddr.) (PI. IX , fig. t S, II). Très-fort, naît de la partie externe du bord de la cavité articulaire du radius , et en partie de l'apophyse styloïde du cubitus^ d où il se porte en dessous sur l'angle interne de la base du pisiforme, en adhérant beaucoup au ligament cubito-scaphoïdien-postérienr. S'il a un analogue chez Y Homme , il n'est pas distinct.

12* Ligament radiocarpien^blique-interarticidaire (Str.-Dcb. ) (Il n'est pas figuré). C'est un faisceau arrondi de fibres ligamenteuses qui se rend dn bord postérieur de la partie externe de la facette articulaire terminale dn radins, obliquement en avant, en traversant l'articulation radio-carpienne , pour se rendre sur la partie antéro-externe du sca-

SYSTÈME LIGAMENTAIRE. 91

phoïde (semilunaireX et da pyramidal , aux ligaments antérieurs desquels il se fixe. Par cette disposition , qui a de Tanalogie avec les ligaments croisés du genou, ce ligament sk>ppose à la luxation en avant du carpe. Il n'est pas indiqué dans les ouvrages d*anthropotomie.

i3' Ligament capsulaire-radio-carpien (PL IX , fig. • , 3o). La capsule articulaire, proprement dite radio-carpienne , est très-faible, mais se trouve renforcée à la face palmaire par les ligaments que je viens de décrire, qui, concurremment avec les tendons vigoureux qui passent sur elle , lui donnent une force suffisante , tandis qu en avant , où les ligaments et les tendons sont beaucoup plus faibles , elle ne pourrait opposer que peu de résistance à des efforts un peu considérables qu elle serait dans le cas de supporter. Mais comme cette articulation n'éprouve pas d ordinaire des flexions violentes, la capsule na pas besoin d'être très-forte en avant.

Ses fibres naissent sur tout le pourtour de la cavité glénoîde du radius, excepté en dehors , vis-à-vis du cubitus ; elles naissent en outre sur le bord antérieur de l'apophyse styloïde de ce dernier , ainsi qu'au bord externe de la base du pisiforme. De ces insertions , elles se portent en dessous , en s'entre-croisant plus ou moins , pour se fixer en avant à la face antérieure du scaphoïde et semi^lunaire réunis ; ainsi qu'au bord externe du pyramidal ; et en arrière à la partie supra-postérieure du scaphoïde et semi-lunaire , et plus en dehors au bord supérieur du pisiforme.

Dans sa partie antérieure , cette capsule correspond aux ligaments radio-carpiens , dits postérieurs chez Y Homme. •

Elle communique avec la capsule pyramido-pisiformienne qui en est une dépendance.

Elle est doublée d'une synoviale , commune aux articulations radiocarpienne, cubito-carpienne et pisi-pyramidalienne. Dans sa partie antéro-interne est une grosse masse paraissant glanduleuse.

p. Articulations carpiennes.

Quoique toutes les articulations par lesquelles les osselets du carpe et

92 SEC05DE PÂftTn.

do métacarpe se joignent , soient , comme chez YHomme , des artfarodiés , les ligamoits qoi les oitoorent sont cependant , pour la plupart , si serrés qu'ils ne permettent qnun mouvement fort obscur à ces osselets. Ces articulations , encroûtées de cartilages , scmt certainement auisi munies de bourses synoviales; mais elles sont presque toutes si petites et si serrées , qu'il est impossible de distinguer ces poches , dont la connaissance est du reste peu importante. CeUe qui existe toutefois entre les deox rangées des osselets du corps , et celle qui se trouve entre le pyramidal et le pisiforme, sont assez distinctes pour devoir être décrites.

Le scaphoïde et le semi-lunaire étant confondus chez les individus adultes ; je les nomme tous les deux sous le premier de ces noms , et j'indique simplement la portion du semi-lunaire par ce nom entre parenthèse.

Tous les ligaments postérieurs du carpe sont, d'ailleurs, comme chez \ Homme , tellement confondus entre eux , qu'on aurait de la peine à les démêler, si Ton n'était pas guidé par leurs attaches ; et principalement les superficielles ne forment qu'un lacis, dont les fibres vont dans toutes les directions, et se confondent, en outre, surtout avec le prolongement carpien de l'aponévrose antébrachiale-profonde , dont les fibres sont longitudinales. La plupart de ces ligaments n'ont pas de correspondants décrits dans les ouvrages d'anthropotomie , où on ne les distingue qne sous le nom commun de ligaments latéraux et de ligaments dorsaux et palmaires , sans les décrire séparément.

I * Bride-superficieUe du tendon du cubital ( Str.-Dcr. ). Partie de la gaine? du tendon du cubital chez YHomme (PI. IV, io3). Ce liganoient naît sur le bord externe du tendon du cubital (94) , vis-à-vis de l'apophyse styloïde du cubitus , et se porte en arrière et en dessous , sur l'angle supra-externe de leminence hypothénar. Il est placé sous la peau , immédiatement au-dessous du ligament cnbito-hypothénarien , avec lequel il est confondu.

II bride le tendon du cubital , mais plus particulièrement Téminence hypothénar en prenant son point d'appui sur ce tendon.

SYSTÈME LIGAMENTAIRE. 93

Il recouvre te muscle moyeo-abducteur du micros , et forme une des racines internes du ligament armillaire-postérieur.

3* Bride-profonde du tendon du cubital (Str.Dcr.). Partie de la gaine ? du tendon du cubital chez V Homme (Il n'est pas figuré). Placé en dedans du précédent , et en dehors da cubito-pisiformien , au-dessus du pisi-stulhosien , et confondu même avec ce dernier , dont il n'est distinct que par son insertion. Il forme un large ligament rayonné , dont le sommet est fixé au pisiforme , d oii il se rend en avant , sur le bord externe du tendon du cubital. Il donne en grande partie attache au muscle moyen-abducteur du micros.

3* Ligament scapho^hypothénarien (Str.-Dur.) (PL IV, loo, ac). Confondu avec le ligament phaco-hypotbénarien , avec lequel il forme le bord inférieur interne du ligament armillaire-postérieur. Il se fixe en dedans à la face postérieure de la tubérosité interne du scaphoïde , d oii il se rend obliquement en dehors et en dessous sur l'angle interne de rhypothénar. Il n a pas d analogue chez \ Homme.

4* Ligament scapho-sernUunaire-dorsal (Str.-Dur.) , un des ligaments dorsaux de \ Homme.

y Ligament scapho^semilunarien-interosseux ( Str.-Dur. )• Ligament transversal du scaphoïde et du semi-lunaire dans l'espèce humaine. Le scaphoïde et le semi-lunaire étant confondus dans le Chat^ ces deux ligaments n'existent pas chez cet animal.

6* Ligament scapho-pisiformien- palmaire (Str.-Dur.) (PI. IX, fig. t S, 5). Très-large et profond , confondu en partie avec les ligaments avoisinants. Il se fixe le long du milieu du bord infra-postérieur du scaphoïde , d'oii il se porte en dehors et en haut , pour s'attacher au bord interne de la base du pisiforme. Il ne parait pas exister dans l'espèce humaine.

7* Bourse synos^iale des articulations des osselets du premier mng du carpe. Cette bourse qui pénètre dans toutes les articulations du carpe ,

9/i SECONDE PARTIE*

n est qu'une dépendance de celle qui double la capsule radicHcarpienne.

8* Ligament scapho-pha^oïdien-interne (Str.-Dur.) (Il n'est pas figuré). Petit ligament qui se rend de la partie intra-antérieure du scaphoïde en dessous et en dedans , sur le bord supérieur de los phacoïde. Il est subjacent au ligament armillaire-postérieur. 11 n'existe pas chez Y Homme.

9° Ligament'-scopho-phacoïdîenr-exteme (SrK.'Dnïi.) (également pas iiguré). Petit ligament partant du bord externe de la facette arthrodiale phacoïdienne du scaphoïde, pour se porter en dedans sur le bord correspondant du phacoïde. Il se continue en haut avec le ligament précédent , de manière à former avec lui et le suivant , une petite capsule ouverte en bas , oii la cavité articulaire communique par celle de la bourse synoviale des deux rangés des os du carpe. On ne le trouve également pas chez X Homme.

lo" Ligament scapho-phacoïdien-'palmmre (Str.'-Dur.) (pas figuré). Très-petit ligament qui se porte de l'extrémité de la tubérosité interne du scaphoïde en dessous et en dedans sur l'os phacoïde , en se confondant en partie avec le scapho-stathosien. U Homme ne Ta pas.

1 1** Ligament scapho^trapézien-palmairenexieme ( Str. -Dde. ) , ou ligament externe entre le scaphoïde et le trapèze (Bich.) (PI. IX, fig. tO , 9). Ligament fort, se rendant du milieu du bord infra-postérieur du scaphoïde , obliquement en dedans , sur la tubérosité du trapèze. On ne l'indique également pas chez \ Homme.

12* Ligament scapho-trapézien'palmmreHnteme (Str.-Dur.). Partie des ligaments antérieurs (Al. Lautr.) (PL IX, fig. tO, 8). C'est un feisceau assez fort, fixé supérieurement à la partie externe de la tubérosité interne du scaphoïde , d'où il se porte en bas et en dehors sur la partie supérieure de la tubérosité du trapèze , en passant en dedans du tendon du muscle cercialis. U est placé devant le scapho-stéthosien avec lequel il se confond.

i3* Ligament scapho-lmpézoidien-dorsal (Str.-Dur.), ou ligament

STSTilfB LIGAMENTAIRE. 95

posléiiear da scaphoïde et du trapézoïde àe\ Homme (PI. IX, fig. tft, 12 ). Bandelette en losange fixée en hant à la partie antéro^inteme du scaphoïde , d où elle se rend en dessous et en dedans, sur le bord supérieur du trapézoïde. Elle est contenue dans la membrane de la capsule articulaire des deux rangées des os carpiens.

i4" Ligament scap/io-grandosien-palmaire-mteme (Str.-Dur.), partie des ligaments antérieurs de YHomme{P\. IX , fig. 13, 2 5) , se fixe à la tubérosité interne du scaphoïde , d oii il se porte obliquement en dehors et en dessous , passe derrière le tendon du cercialis (8) , et se fixe à la tobéroâité des grands os. Il donne principalement insertion aux fibres du muscle court-abducteur du pouce.

i^^"" Ligament scapho^grandosien^interosseux (Str.-Dur. ). Ligament ittterosseux entre le scaphoïde et le grandos de X Homme. 11 n existe pas dans le Chat.

i6* Ligament scapho-unciformien-palmaire (Str.-Dur.). Partie des ligaments palmaires de Y Homme (PI. IX, 13 , 24), large superficiel, se rend de la tubérosité interne du scaphoïde en dessous et en dehors , pour se terminer au sommet de la tubérosité inférieure de Tunciforme. Il couvre la partie terminale de Taponévrose antébrachiale-profonde ; se confond avec tous les ligaments postérieurs du carpe et forme la partie postériem'e de la coulisse du tendon du muscle cercialis (1).

1 7* Ligament semiluna-pyramidalien^dorsal (Str.- Dur.) , ou ligament dorsal entre le semilunaire et le pyramidal de ÏHomme. Il n'est pas distinct dans le Okai.

18" Ligament senUluno-pyramidal-interosseux (Str.-Dur.), interosseux transversal large et fort , mais à fibres très-courtes , fixé d'une part au bord antérieur et postérieur de la partie du scaphoïde qui correspond au semi-lunaire; et de Tautre au bord supérieur et postérieur du pyramidal. Il se confond en arrière avec le ligament radiocarpien-oblique-interarticu laire.

1 9* Ligament semilimo-pyramidaUenr-palmaire ( Str.-Dur.) , ligament palmaire entre le semi-lunaire et le pyramidal de Y Homme.

2** Ligament semiluna^grandosien-dorsal (Stk.'Dvk.) , ligament dorsal ou postérieur entre le semilunaire et le grandos de Yffomm^.

Ces deux ligaments propres à ï Homme n'ont pas d analogue chez le Chat.

21* Ligament semilunO'grandosien-'palmaire {^TK.^lix}^,) ^\xn desliga'ments palmaires de V Homme (PL IX , fig. 1 9, entre lo et i 6 ). Bandelette se portant de la tubérosité externe postérieure de la partie du scaphoïde qui répond au semi-lunaire , obliquement en dedans et en dessous sur la tubérosité du grandos. On ne le distingue pas dans Y Homme.

2 2"" Ligament semiluno-unciformien'palmaireÇSTfi.'DvK.)^ un des ligaments palmaires de TZ^o/nme (PL IX, fig. lO, I o). Très-fort, se rend de tout le bord infra-postérieur et externe de la partie scaphoïde / formée par le semi-lunaire , en bas et en dessous sur la tubérosité supérieure de Funciforme.

23** Ligament pyramide 'pisiformien^ palmaire- interne (Str.-Due.)» ligament palmaire entre le pyramidal et le pisiforme (Bichat). (Il n a pas été figuré)* Ligament fort large , fixé d'une part au bord postérieur , interne et inférieur du pyramidal , d où ses fibres courtes se portent obliquement en dessus sur les deux bords correspondants du pisiforme. Il est contenu dans la capsule articulaire de ce dernier os.

24" Ligament pyramidopisiformienrexteme ( Str.- Dur. ), ligament palmaire entre le pyramidal et le pisiforme (Bichat) (PL IX , fig. 41, 42). Très-mince, mais large, n'est proprement qu'une partie de la capsule articulaire. Il s'insère à tout le bord externe de la facette articulaire du pyramidal , et se rend sur le bord correspondant du pisiforme , en s'étendant aussi aux bords inférieurs des deux os. 11 manque chez V Homme.

2 S*' Ligament cap$ulaire-pyramidopisiformien (Str.-Dcr.), capsule

SYSTÈME LIGAMENTAIRE. 97

du pisiforme. L arliculation da pisiforme avec le pyramidal est beaucoup plus libre que celles des autres osselets du carpe ; aussi sa capsule , quoique faible en elle-même , est plus apparente , et renforcée par divers ligaments qui se. fixent au pisiforme. Cette capsule est incomplète en haut, où sa cavité communique avec celle de Tarticulation cubito-carpienne , et la bourse synoviale qui la double est aussi une dépendance de celles de cette dernière articulation.

26* Ligament pyranUdo-grandosien-interosseux (Stb.-Dur.). LigamwLl interosseux du pyramidal et du grand os chez Y Homme. Il n existe pas dans le Chat^ où il parait représenté par le pyramido-pisiformien** palmaire externe.

27*. Ligament pyranUdo-uncifomdenrdorsal ( Str.-Dcr. ). Ligament interne de Y Homme ( PI. IX , fig. 1 ft , 1 3 ). Petit faisceau fixé à la partie inférieure du bord antéro-interne du pyramidal , et dirigé en dessous et en dedans sur le bord correspondant de Tunciforme.

28' Liganunt pyraniido-uncifornuenrpalniaire (Stk.'1)vk.). Un des ligaments antérieurs du carpe de Y Homme , qui n est pas spécialement désigné (PI. IX^ fig. tO , 11). Également fort large ^ mais se rendant du bord postérieur du pyramidal obliquement en bas, et en dedans, sur lextrémité postérieure de Tunciforme.

29* Ligament pisi-kypothénanen (Str.-Dlr.) (PI. IX, fig. •, 35). Ligament en forme de bandelette, qui naît sur la face interne du sommet du pisiforme, et se porte en dessous et en arrière dans Féminence hypothénar, où il se confond avec la partie supérieure du ligament armillaire-postérieur, en se continuant plus particulièrement avec les fibres de ce dernier qui viennent de Tapophyse styloïde du radius. Il manque dans Y Homme.

3o* Ligament pisi-trapézien-^palmaire (SiK.'-DiJK.). Un des ligaments palmaires de Y Homme (PI. IX, fig. 1», 10). Très-fort, semble être un faisceau inférieur arrondi du cubito-scaphoïdien. Il s'insère à Tangle

suprà-interne de l'os pîsiforme, prend la même direction que ce dernier ligament, auquel il est uni , en suivant son bord inférieur, et va se fixer à la tubérosité du trapèze. Il n'est pas distinct dans ÏHomme.

3i° Ligament pisi'grandosienr-palniaire (Str.-Dur.). Un des ligaments palmaires, non spécialement décrit chez Y Homme (PI. IX , fig. fl S, 6 a). Large , superficiel , placé obliquement derrière le carpe , où il adhère partout aux ligaments subjacents. 11 se fixe en dedans à l'angle suprainterne de la base du pisiforme , se porte en dessous et en dedans snr la partie interne de la tubérosité du grandos. Il est confondu avec le tendon d'origine du moyen-abducteur du pouce (39), ou plutôt ce dernier fait la continuation de ce ligament. Il est appliqué sur la partie inférieore terminale de l'aponévrose antébrachiale profonde , à laquelle il adhère partout. On ne le trouve pas d'une manière distincte dans l'espèce humaine.

32* Ligament pUi^incifornùen'palmmre (Str.-Dur.). Un des ligaments antérieurs du carpe ^^\ Homme {VV IX, %. 19, entre 10 et 11 ). Fort ligament placé en dedans du pyramido-pisiformien-palmaire. Il se fixe à la partie infra-interne du pisiforme et se rend de là en dessous et nn pea en dedans sur la tubérosité de Tunciforme.

33* Ligament phacO'hypothénarien (Str.-Dur.). Ligament formant une des racines internes du ligament armillaire-postérieur, et placé andessous- du ligament scapho-hypothénarien , qui en est une autre racine (PL IV , %. 1 00' ae ) , avec laquelle il se confond. Il se rend de Tos phacoïde en arrière , en dedans et un peu en dessous , sur le bord suprainterne de l'éminence hypothénar. Il n'a pas d'analogue chez VHomtne.

34* Ligament phaco-trapézien (Str.-Dur.) (PL IX, fig. tft,en dehors de i4)- Formé de fibres lâches qui se rendent du bord inférieur dn phacoïde en dehors sur le bord interne correspondant du trapèze. 11 forme la moitié inférieure delà petite capsule articulaire du phacoïde. V Homme ne la pas.

SYSTÈMB LIGAKENTAIRE. 99

35* Ligcwtent trapézchtrapézoïdien'dorsal (Stk,-Di}r.). Uû des ligaments postérieurs ou dorsal dans ï Homme (fig. tft , au-dessous de 12). Petite lame ligamenteuse qui passe du bord an téro-ex terne du trapèze transversalement en dehors sur le bord interne correspondant du trapézoïde.

36' Ligament trapézo-trapézoïdien'palmxiire (Str.-Dur.). Un des ligaments palmaires chez \ Homme (il n'est pas figuré). Faisceau faible formé de fibres très-courtes qui se fixe d'une part à l'angle postérieur du trapèze, et se porte en dehors pour s'insérer, d'autre part, sur l'angle avoisinant du trapézoïde.

37" Ligament trapézoïdo-grandosien dorsal (STa.-Dua.). Un des ligaments dorsaux dans Y Homme (PL IX, fig. 14, i3 ). C'est une petite lame défibres tendineuses qui part du bordantéro-externe du trapézoïde , et se rend obliquement en dehors et en dessous sur le bord antérosupérieur du grandos.

38" Ligament trapézoïdo-grandosien - interosseux ( Str. - Dur. ) , un des ligaments interosseux chez Y Homme (il n'est pas figuré). Gros faisceau qui se fixe postérieurement à la face externe du trapézoïde , et se porte en dehors dans l'échancrure de la tubérosité postérieure du grandos. Ses fibres sont extrêmement courtes.

39* Ligament trapézoïda-grandosien-palmaire (Str.-Dur.), un des ligaments antérieurs ou palmaires indiqué par les anthropotomistes , mais qui n'existe pas dans le Chat

fyf Ligament grandoso-unciformienniorsal (Str.-Dur.) , un des ligaments dorsaux de Y Homme (PI. IX, fig. 14, 16). Faible ligament transversal , qui lie inférieur ement le bord antéro-externe du grandos à la partie voisine de l'unciforme.

4i* Ligament grandoso-unciformien-interosseux ( Str.-Dur. ) , ligament ioterosseux entre le grand os et l'unciforme ( Bich. ). Ce ligament de Y Homme ne se trouve pas dans le Chat\ il n'est du moins pas distinct du suivant.

IM SEGONDB PARTIE.

4^2* Ligament grxmdoso-umdfornUenr'palniaire (Ste.-Dotl), un des ligaments palmaires ( de Bichat ) ( PL IX , fig. !• , 12), beaucoup plos fort que le dorsal. Il naît sur la tubérosité postérieure du grand os, ainsi que dans la dépression rugueuse correspondante de sa fiice externe , et se rend transversalement en dehors sur celle de Tuncifonne. Ses fibres sont très-serrées et confondues avec les ligaments grandoso-stothosien , et und-stothosien , devant lesquels il est placé, caché en grande partie entre les deux os.

43'' Bourse synoviale-caqpienne , ou ligament capsulaire interosseox de certains anatomistes.

De même que chez Y Homme , il existe entre les deux rangées d*osselels qui constituent le carpe , une mobilité beaucoup plus grande qa*entre les osselets d'une même rangée ; et quoique ces petites pièces se croisent par différentes saillies quelles présentent; entre-croisement doqael dépend en grande partie la solidité de ces articulations, la mobilité entre les deux rangées est encore fort sensible , et Imtervalle ne forme qu'une seule cavité articulaire , encroûtée de cartilage , et munie d*nne bourse synoviale , mais ce qu on peut appeler la capsule est en ellemême très-£sdble, si toutefois on doit en admettre une, cette poche se trouvant presque de toute part recouverte par les nombreux ligaments qui lentourent , et avec lesquek elle se confond à tel point qa*on a de la peine à l'en distinguer. La synoviale se fixe en haut et en avant à tout le bord inférieur du scapboïde et du semi-lunaire réunis , ainsi qu'au bord antéro-inteme du pyramidal , d où eUe se porte en dessous, pour s'insérer aux bords antéro-supérieurs de tous les osselets de la seconde rangée. Postérieurement , où elle est très-renforcée par les ligaments qui la recouvrent, elle se rend paiement des bords infia-postérieors des os scaphoide semirlunaire , et pyramidal , en dessous sur les bords contigus des osselets inférieurs, sans communiquer avec la cavité de la bourse synoviale du pisiforme , ni avec la petite cavité articulaire du scapboïde avec le phacoîde , qui a paiement sa petite bourse synoviale

SYSTÈME LIGAMBNTAIRB. 101

à part Mais, do reste, la cavité synoviale qai sépare les deux rangées des osselets du carpe , communique librement avec tous les autres intervalles de ces derniers.

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