PREMIÈRE DIVISION
Considérations générales sur le système musculaire.
Les muscles de tous fes Mammifères ne difTèrent en rien , quant à leurs caractères généraux , de ceux, de Y Homme. Chez tous ils constituent la majeure partie du volume du corps, et forment chacune une ou plusieurs masses de fibres plus ou moins parallèles , ou rayonnées , réunies par petits faisceaux, qui se surcomposent en faisceaux plus grands , et enfin en une seule masse isolée qui constitue Tunité du muscle : masses plus ou moins renflées dans Le milieu, d'oii on a donné à cette partie le nom de Ventre ^ pour la distinguer des extrémités rétrécies , dont Tune considérée comme le commencement du muscle, a reçu le nom de Tête, ou de Chef; et l'autre, ou l'extrémité , celui de Queue ; mais ces trois der-
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nières expressions ne sont plus en usage ; le mot Chefs^xxX a été conservé avec une modification dans son ancienne acception , pour désigner les subdivisions plus ou moins isolées d'un muscle , se réunissant à leurs extrémités terminales seulement. Ces muscles se rendent d ordinaire d'une pièce du squelette sur une autre, pour les faire mouvoir , et quelquefois sur d autres parties, tels que les téguments.
C'est dans chaque fibre musculaire , que réside la forcé dynamique active et volontaire des animaux : ces fibres ayant la faculté de pouvoir se raccourcir avec force , ou de se relâcher , et successivement autant de fois que la volonté le commande , pour faire mouvoir passivement les organes auxquels ces muscles se fixent; et cela avec une force égale à la résultante de toutes les forces individuelles des fibres composant ces muscles.
Ces contractions des muscles peuvent aussi être produites par certains stimulus , tels que le fluide galvanique , qui parait avoir beaucoup d'analogie avec le fluide nerveux; mais ces contractions sont toujours désordonnées.
On a fait diverses conjectures sur la cause de la contraction musculaire, et sur la manière dont les fibres agissent dans ce singulier phénomène.
D après des expériences et des observations faites , il y a une vingtaine d'années , par MM. Prévost et Dumas Ç) , sur les phénomènes qui accompagnent la contraction des muscles; les fibres primitives seraient des filets très-fins , formés de globules de même diamètre chez tous les animaux , et réunis parallèlement entre eux par faisceaux enveloppés d'une gaine , pour constituer les fibres secondaires ; et cette membrane se fronçant, fait paraître ces dernières comme barrées en travers par des lignes sinueuses placées à distance de -77 de millimètre ; mais cette forme disparaît lorsqu'on fend ou qu'on déchire ses fibres.
C'est dans ces faisceaux que MM. Prévost et Dumas appellent fibres secondaires que réside la faculté de se contracter, ces fibres se fléchissant
{*) J(mm, déphysiol. exp,, t. III , p. 301. 1823.
STSTÈlfB MUSGCLAIRB, 177
en zig-zs^ sous Tinfluence de leicitatioD nerveuse , et c'est de oette disposidoB qae dépend, selon ces deux savants, le raccourcissement da muscle entier ; et cela de teUe façon , que les inflexions seraient même très-fortes et de centimètre en centimètre, à peu près (chez les grands Animaux), pouvant produire un raccourcissement d environ un quart de la longueur de la fibre; inflexions dues à des courants de fluide nerveux, qui suivent des anses de nerfe dont les branches sont dirigées perpmdiculairement sur les fibres aux endroits de leurs angles , effet qui peut Êidlement être produit par Faction d'une pile galvanique , et cela successivement , de la même manière et aux mêmes endroits , chaque fois quon fait agir celle-ci, tant dans les muscles volontaires que dans les automatiques.
M'étant occupé, à peu près à la même époque , de recherches anatomiques sur les Insectes pour un ouvrage présenté, en i823, à l'Académie des sciences (^) , j'ai remarqué non-seulement chez les Animaux de cette classe, mais encore chez certains Vertébrés , et entre autres , àoDsle&Aqidla^ que les fibres musculaires étaient distinctement articulées ; que ces filets étaient renflés dans le milieu , lorsqulls se rendaient sur des tendons , ayant dans le milieu à peu près -^ de millimètre de grosseur, et 777 seulement aux extrémités , oii ils semblai^ott se trans-' fonner peu à peu à peu en fibres tendineuses plus fixes , en même temps que les articulations devenaient de moins en moins distinctes. Au milieu des fibres , ces articles avaient environ l'épaisseur du quart du diamètre de œs derniers ; ce qui se rapporte aux dimensions que MM. Prévost et DuifAS assignent aux rides transversales de ce qu'ils appellent les fibres secondaires. Mais j'ai trouvé que, du moins dans les Insectes, les .My- UAPODBS et les Oiseaux, oii j'ai reconnu ces articulations, celles-ci avaimit une forme constante fort remarquable et partout la même , ne paraissant pas être dues à de simples fix)nces d'une membrane enveloppante.
f) Ommdérûtunu générale$ inr Fjénaimk eampar^e de$ Animwx orKeuMf .
THOIBIÈMB PARTIE.
Ces articles , au lieu d'être des rondelles planes placées perpendicofaî* rement à Taxe de la fibre, sont plies trois fois sur eax^oièmes, «t obliques ; ce qui donne à ces derniers cette apparence ondalée doM parlent les deux physiologistes que je viens de citer. N'ayant pas aperp les fibres élémentaires dont il a été question plus haut , j'ai pensé que cette forme articulée devait être due à une cause particulière dépembat de la propriété contractile de ces organes , et que peut-être chacfiie Shn n'était autre chose qu'une espèce de pile galvanique, et le raoooarciaement l'effet de la compression que chaque article éprouve par Tattiaction qui a lieu entre les éléments de la pile. C'était , il est vrai , use simple conjecture , et je l'ai indiquée alors et l'indique encore aujoardlni comme telle, pour engager les personnes qui voudront la vërifiery à vov si elle est fondée.
BoRELu pensait que les muscles, en augmentant en grosseur par Teftt de la contraction, prenaient aussi plus de volume; mais diverses eipériences faites depuis par plusieurs physiologistes- ont prouvé que k volume reste toujours le même, c'est-à-dire que ce que le muscle gagae en grosseur par la contraction , il le perd par le raccourdssement.
Les muscles sont chez tous les Mammifères, comme chez VSojnmt, formés, ain^ que je viens de le dire, d'une infinité de petites fibres, parallèles ou rayonnées , légèrement enlacées sous des angles très-aigiis, et liéesentre elles par du tissu cellulaire, des vaisseaux et des nerfe. Gomme ces fibres sont beaucoup moins résistantes que celles des ligaments, surtout après la mort , il est assez difficile de diviser d'une maEnîère nette ces muscles en les déchirant suivant leur longueur. Ces fibres , qui n'est guère qu'un centième de millimètre de grosseur, se rendent à peu ipé parallèlement entre elles d'une pièce du squelette à l'autre , lor8i{u*eifa s'y insèrent directement ; mais comme Tnne des deux pièces , et sonvenf les deux , présentent des surfaces trop petites auxquelles le muscle poivr se fixer, et dans beaucoup de cas le sommet seulement d'une apophyse, il est impossible que les fibres musculaires puissent y trouver toutes de la place, alors elles s'y fixent par l'intermédiaire d un prolongement ligamenteux plus ou moins grêle ou Tendon. Ce prolongement ^ tout à 6ic
STgrÈMB MUSCITLAIRE. f7&
idetttiqne arvcc Imligaments et dont j'ai indiqué la nature en parlant de ces derniers, se déploie soit à la surface , soit dans l'intérieur àa musclé, em mm on plusieurs feuilles pins on moins minces , ou Aponévroses dinsation^ sur lesquelles s'insèrent les fibres musculaires, en faisant, avec la dveeiicm dn tendon , on angle obtus ordinairement plus grand qu'un droit et demi ^ c'est-à-dire de plus de 1 5o'.
Il est fert difficile de s'assurer de quelle manière les fibres musculaéres se coBtinœnt avec le tendon , et aujourd'hui même la question ft^est pas résolue sans objection. Lorsque les fibres musculaires se rendent SOT le Hiilieo d'une aponévrose d'insertion , il parait qu'elles s'y' attadbent purement et simplement, sans qn'il y ait une modification graduelle entre les fibres musculaires et les fibreuses, de même que cela a lieu aux attaches à des os par le périoste; mais lorsqu'on examine les fibres qui se rendent sor ks bords des aponévroses, on aperçoit une condition différente; les fibres musculaires , en approchant de leur terminaison , s'amincissent , ainsi qœ je viens^de le dire , deviennent blanchâtres, de rouges qu'elles sont dlEms le milieu ; leurs articulations deviennent graduellement plus petites, et ctisparaissent enfin entièrement avec la couleur rouge, et les fibres se trouvent ainsi graduellement transformées en aponévrotiques , en se continuant avec le tendon.
Il semble ainsi qu'il y a là transformation graduelle de l'une de ces fibres dans l'autre; dégénérescence où les parties des fibres musculaires perdent pen à peu leur faculté contractile , ainsi que leur principal composant chimique, \à fibrine, pour augmenter dans un autre composant, ùià)dL gélatine ^ qui constitue presque entièrement les tendons. Of, comme il n^est nullement admissible qu'il y ait une différence entre les fibres musculaires du milieu d'un muscle et celles du bord de cet organe , et de même pour le tendon , on doit nécessairement admettre qu'an milieu la tnnsformiàtion des fibres est simplement plus brusque. Chez les Am**' MAUX ARTICULÉS , qui out , SOUS le rapport des organes da mouvement , une {grande analogie avec les YxRTéBEés , on trouve absolument la même chose. Cela explique aussi comment un muscle peut se r^fuire considéraUeoMQt par l'atrophie ; on bien comment il se fait que chez telle
espèce un de ces organes peut être remplacé par un ligament ou rédproquement.
Lorsque les fibres musculaires se rendent d'un aponévrose d^origine sur une terminale , cela a généralement lieu par les faces qui sont eo regard, comme de la postérieure de lune à lanténeore de l'autre^ et très-rarement sur des côtés similaires; car, dans ce cas, les fibres ne pourraient pas se diriger en ligne droite d'une attache à Tantre, mais en formant des arcades , ce qui causerait toujours une perte de force. Cette règle peut aussi guider dans les dissections, indiquant , du moins dans le plus grand nombre de cas^ remplacement de Tane des aponévroses du muscle , lorsqu'on connaît celui de l'autre.
Les fibres musculaires pouvant se rendre , d'après ce que je viens de dire, d'une pièce osseuse directement sur une autre, ou bien d*un os sur un tendon , ou bien encore d'un tendon sur un autre , et s'insérer dans ce dernier cas, soit à l'une de leurs faces, soit à deux faces opposées, soit aux bords seulement de ces cordes, soit à tout leur pourtour, soit enfin sur différentes branches de ces tendons, il en résulte dans la forme des muscles des différences très-apparentes qu'on signale dans les descriptions, comme caractères de ces organes, et pour plus de êkî^ lité on leur a même donné des noms.
Les uns très-larges et fort minces ont reçu le nom de muscles Membraneux.
Lorsque les fibres s'écartent en éventail , le muscle est nommé Rayonné.
Sk les fibres, tout en formant une couche mince, s'insèrent le long des deux côtés opposés d'un tendon grêle , comme les barbes d'une plume sur la tige , le muscle est Penniforme.
Sî, an contraire , elles ne s'étagent que sur un seul côté du tendoD, qui *e trouve alors sur le bord du muscle, celui-ci est désigné sous k fiom de Semi'penniforme.
11 arrive souvent que le tendon est intérieur et par conséquent caché, ^ qoe ks fibres musculaires s'y rendant tout autour, le muscle prend îfjrme arrondie , acuminée vers le tendon , qui sort du sommet da
SYSTàMB MUSCULAIRE. 181
o6ne que celuinCi forme* Si avec cette forme arrondie le muscle est également acnminéaax deux extrémités, on le nomme Fusiforme^ tandis ({u'il est appelé Conique lorsqu'il est élargi à Tun des bouts , et Pyranddal sil est anguleux.
Ces mêmes formes coniques , pyramidales et fusiformes peuvent aussi être produites lorsque Tun des tendons , ou tous les deux , sont extérieurs et étalés en aponévroses plus ou pioins grandes.
Quelques muscles sont composés de plusieurs ventres qui se font suite 9 séparés par des espaces tendineux sur lesquels les fibres charnues se rendent Lorsqu'il n y a que deux ventres successifs, ils reçoivent en* semble le nom de niuscles Digastriques , de Trigastrique quand il y en trois , et de Polygastrique lorsqu'il y en a un plus grand nombre. Trèssouvent les intervalles tendineux ne sont que de simples lignes transversales plus ou moins étroites, simulant des sutures, et ils reçoivent alors généralement le nom de Raphés. En thèse générale , ces muscles à intersections tendineuses indiquent par cette forme qu'ils appartiennent dans le principe à une série de muscles composés , mais dont les ventres intermédiaires se sont détachés de leurs insertions sur le squelette , en conservant simplement par leurs séparations ligamenteuses leur caractère primitif, devenu toutefois vague et souvent même variable pour le nombre d'un individu à l'autre ; car rarement ces intersections sont r^ulières et constantes.
Dans on trè&-grand nombre de muscles les fibres charnues se fixent par les deux bouts directement aux pièces qu'elles doivent mouvoir, en s'y rendant plus ou moins parallèlement les unes aux autres, sans tendon intermédiaire! et comme ces muscles sont ordinairement comprimés dans différents sens par les parties avoisinantes , ils prennent généralement par là une forme prismatique.
Enfin , les muscles dont les fibres sont disposées en anneaux au^ tour de certaines parties pour les resserrer, reçoivent le nom de Sphincter^ lorsque c'est un canal ou un orifice qu'ils sont destinés à tenir d'ordinaire fermés. Quant au contraire , le muscle ne resserre que momentanément Forgane, on le nomme plus généralement Constricr
182 TROiSlilTE PARTIS.
teiir^ s'il entoure une carité; et mnsde Orhicidaire^ si c'est simpieiiieRt un orifice comme la bouche qu'ils enfimireot.
Telles sont les formes principales que les muscles affectent tamt chez les Mammifères que chez les autres Vertèbres ; mais une foule ppement des conformations intermédiaires qu'il serait impossible de lentes indiquer id.
Beaucoup de muscles, plus, ou mcnns distincts dans lenrs parties charnues ou leurs ventres , se fixent à un même tendon terminal qui leur devient de là commun, d'où résultent des muscles eon^?asés^ et chaque ventre reçoit alors le nom spécial de Chef. Mais il arrive souvent que ces chefs sont en si grand nombre et deviennent des parties si différentes, en même temps que leurs tendons communs sont si courts, qu'il est impossible de dire si ces organes doivent être considérés comme des muscles particnliers, ou comme les divers chefs d'un seuL Mais la plus grande difficulté vient encore de ce que beaucoup de ces ventres se composent de même à leurs deux extrémités , d'où naît l'embarras de savoir si l'on doit appeler chef d'un muscle ceux qui se confondent à l'une ou à l'autre des extrémités ; aussi la détermination qu'on peut prendre à cet égard ne saurait être qu'arUtraire. Cependant , comme la plupart des muscles agissent d'ordinaire, à l'une des extrémités, sur une partie plus mobile qu'à l'autre , c est celle-là qu on doit considérer comme la partie terminale, et appeler chefs du même muscle tous les ventres qui se rattachent à un seul tendon bien dictinct de cette extrémité.
Les tendons qui glissent sur quelques parties dures sont souvent contenus dans des coulisses fibreuses et accompagnées de gaines synas^iales tout à fait analogues aux bourses de même nature , qui doublent les articulations diarthrodiales, et cm la synovie facilite le glissement.
11 est vraiment remarquable que, malgré le grand nombre de personnes qui s'occupent de chimie , on n'ait pas encore fait une bonne analyse delà substance des muscles, pas plus que des ligaments, qui constituent cependant l'aliment le plus ordinaire dont nous nous nourrissons; tout ce qu'on sait , est que le principal composant dont ces organes sont formés est la Fibrine ; qu'on y trouve en outre de la Gélatine , de XÀlbu^
SYSTiMB MtlSCdXàliRE. 1^
miat et diffiSrdnis sels : compo^tion que Al. losii Ç) a résuniée coumie il smt^ enxéaiuâssKDt todutice qoon a dit sur la chair mosculak^e : « Hu- » midité ; fibrine , gélatine ; matière extractive particulière qui donne au » hoQÎUon ik goût piquant , et qui est identique avec Tosmazome de » Thénard; albumine; unadde libre destructible; muriate de soude ; » sel calcaire formé par un acide destructible; phosphate de soude; n phosphate d'amnaonîaqcie; muriate d'ammoniaque; phosphaie de « chaux ; sulfate de potasse ; muriate de potasse ; oxyde de fer ( de » manganèse 7 ) (soufre 7 ). »
Suivant Hatchett (**) , la Fibrine est une sorte â^ Albumine durcie , et il pense que cette dernière est la substance animale primitive.
0 après cette analyse imparfaite , on voit toutefois que les muscles , quoique fibreux comme les lijgaflQents ordinaires , en diffèrent essentiellement d'une part par la faculté de contraction dont leurs fibres sont douées, et de l'autre , par la présence d'une grande quantité de fibrine qui entre dans leur composition ; substance qui paraît même constituer à elle presque seule la fibre musculaire proprement dite , et la quantité de gélatine qu'on y découvre paraît uniquement provenir du tissu cellulaire mêlé dans le muscle^
D'après une analyse faite par M. Berzelius (***) , sur les muscles de Bœuf^ et une autre par M. Brâconnot , sur le cœur du même Animal , ces savants ont trouvé que ces organes étaient composés de :
Beneliu. ^Moanot
Fibires tthaonwBB , vnisgetitt ctnerfi I69B \ .^ .^^
Tifsu cellulaire , joluhle en colle par la coction. 1^8 ; ' '
Albumine soluble et matière colorante 2,20 1 ,70
Extrait alcoolique arec sels f^SO Ifii
• Extrait aqueux ayec sels 1,05 0,16
Phosphate de chaux contenant de l'albumine. . 0,08 »
Eau et perte 77,17 77,03
Suivant M. Brâconnot, il ny existerait que des sels de potasse, mais
O Tabl.ekim. du Règ. anim .^etc^, 1816, p. 109 {Trad. franc.}- (•*j Trans.phil Joum. Scherer, t. 6, p. 311 ^•^ 'iYaité 4e Chimie; nourv. éâk.^ t. 8 , jp. 74ê.
18& TROISIÈMB PARTIB.
M. BsRZELiusy a aussi trouvé une petite quantité de soude; et les 0,1 5 de sels qn*il indique dans l'extrait aqueux ne sont que du phosphate de soude.
M. Chbvreul a découvert aussi dans la chair musculaire une substance qui n'existe quen fort petite quantité, et qu'il a nommée Kréatiney qu'il considère comme ayant de l'analogie avec l'asparagine. Mais , suivant M. Bbrzblius , ce ne serait qu'une sub^ance qui se trouve accidentellement dans les muscles.