CHAPITRE PREMIER
Des muscles du Torse.
Les muscles qui meuvent les diverses parties du torse se divisent en ceux de la tête et en ceux du tronc ; ces derniers comprennent aussi ceux de la queue qui forme la continuation du rachis.
ARTICLE PREMIER
Des muscles de la tête.
Les muscles qui mettent la tète et ses parties en mouvement , se subdivisent ensuite d'après les organes qu'ils meuvent en ceux des t^[u<
SYSTEMS MUSCULAIRE. 185
ments, des oreilles, des yeax, du nez, des lèvres, des mâchoires , delà laQgue, du voile du palais, du pharynx, de Thyoïde, du larynx, et enfin en ceux qui meuvent la tète entière.
PREMIERE SECTION
Des muscles moteurs des téguments de la Tête.
Les téguments n'ayant aucun point fixe sur lequel ils se meuvent ne reçoivent que des muscles qui les déplacent en les fronçant.
J I. Contracteurs.
Au nombre de trois, ayant tous leur analogue chez Y Homme.
1* Cervico-^/acial (Str.-Dur.), ou facial de Y Homme (PL II, lo et 1 1). Ce muscle , plus étendu que dans Tespèce humaine , forme une membrane très-mince, composée de petits faisceaux lâches et écartés, qui naissent tout le long de la face latérale du cou , où ils se fixent d'une manière évidente à la peau , avec laquelle ils s'identifient , et s'y entrecroisent avec ceux du sus-cervico-cutané (i 3) ; mais les fibres les plus inférieures venant en partie du dessous du cou , adhèrent moins fortement à la peau. De ces insertions les fibres musculaires se portent en avant , pour s'étaler sur toute la partie latérale de la face , où elles forment la couche la plus superficielle des muscles. Quelquefois les fibres supérieures passent au-dessus de Fœil et se perdent sous la peau du front. Les suivantes, placées un peu plus bas, forment un faisceau plus distinct, qui se rend vers lahgle de l'œil , s*unit au muscle temporo-auriculaire ♦ et se perd dans la paupière inférieure , où il se confond avec les fibres du palpébral. Les fibres qui sont plus bas se perdent, soit dans la paupière inférieure, soit sur la face latérale du museau. D'autres, plus inférieures encore, forment un faisceau un peu plus épais qui se rend dans la lèvre supérieure. Celles qui viennent du côté latéral inférieur du cou se perdent dans la lèvre inférieure en formant dans la moitié postérieure de celle-ci u. 24
TROISIÈHB PARTIB.
un faisceau sensiblement plus épais, et un autre qui se prolonge jusqu au menton. Sous les mâchoires les deux muscles opposés sont écarté et laissent les muscles sous-maxillo-auriculaires à découvert dans on espace souvent fort large. Ce muscle peaucier adhère plus fortement à lapean, partout oii il y a des soies quil sert à mouvoir; ainsi au sourcil^ aux Jasions (a, b)y aux moustaches (7 a) et aux soies du menton. Ce mnsde forme à chaque soie une petite tunique musculeuse qaï embrasse le bulbe.
Il adhère fortement au labio-auriculaire et sous-maxillo-auricalaire, qu'il recouvre.
Le cervico-facial ne se prolonge souvent que jusqu'à la joue, oiise fibres se perdent dans le tissu cellulaire sous-cutané , en se fixant à h peau , ou bien en se prolongeant plus en avant par un tissu fibro-cellolaire blanc. Quelquefois aussi ce muscle se continue par une partie de ses fibres avec le muscle sus-cervico-cutané.
Ce muscle concourt à l'abaissement de la paupière inférieure et à la dilatation de la bouche.
On trouve quelquefois une lame de ce muscle qui se porte de h partie latérale postérieure du cou, verticalement en dessous, vers lextrémité du sternum. Ne l'ayant pas trouvée constante, je ne Tai pas figurée et ne fais que l'indiquer ici.
2"" Occipital (PL V, fig. 8 , 2^). Court et mince, formant de chaque côté de la ligne médiane une petite languette un peu épaisse, étroite, à fibres parallèles , qui naît en arrière sur la suture sagittale , d'où il se porte en avant , passe sous le muscle interscutien , et se lie par un prolongement musculaire très-mince , en dehors avec le muscle occipitoscutien , avec lequel il semble ne former par là qu'un même muscle En avant il se perd dans l'aponévrose épicrânienne (^3), par laquelle il se lie avec le frontal.
3* Frontal (PI. V, fig. 8 , 8). Est , de même que chez X Homme , à considérer comme la partie antérieure de l'occipital , auquel il est lié par l'intermédiaire de l'aponévrose épicrânienne. C'est comme ce dernier un
moscie mioce , étroit , appliqué sur les os du crâne. Il naît en avant sur les os du nez , où il est sous-cutané ; longe celui du c6té opposé en se portant en arrière ; se confond en partie avec le fronu^-auriculaire , passe sons le muscle sourdlier, et se continue avec laponévrose épicrânienne ; et quelquefois par une légère lame mnsculeuse qui remplace cette dernière jusqu'au muscle occipital. * Un petit faisceau externe superficiel (80 de ce muscle , se prolonge en dessous jusqu'à laile du nez, où il se fixe, et forme le chef nasal de Télévateur commun de Taile du nez et de la lèvre.
Parmi les autres muscles qui concourent à mouvoir manifestement les téguments de la tète, mais qui agissent d'une manière plus spéciale sur d'autres parties; on doit compter, suivant que leur action est plus directe :
i"" Lie Sous-maxillo^uriculaire ; 2* Le Labio-auriculaire ; 5"" Le Sourcilier ; 4* L'interscutien.
SECONDE SECTION
Des muscles moteurs de F Oreille.
Les muscles de l'oreille se distinguent en ceux qui meuvent sa partie extérieure , et en ceux qui meuvent sa partie intérieure , plaoées dans la caisse.
A. Moteurs de r Oreille extérieure.
On ne compte , dans \ Homme , que huit muscles de l'oreille extérieure, les auriculaires supérieur, antérieur et postérieur; ainsi que le muscle du tragus, celui de l'antitragus, le grand et le petit muscle de l'hélix, et le transversal; encore ne peuvent-ils produire aucun mouve-
188 TROISIÈVE PAETIB^
ment, étant entièrement rudimentaires. Chez le Chai, on en trouve au contraire jusqu'à vingt -cinq, tous bien prononcés, distincts les uns des autres, et fort actifs: aussi tout le monde connaît la parfaite mobilité des oreilles de ces animaux. Ces muscles se distinguent en prétractenrs, fléchisseurs en avant; abaisseurs, abducteurs, rétracteurs, extenseurs, adducteurs , rotateurs en dedans ; rotateurs en dehors , élévateurs et constricteurs.
§ I. Prétracteurs.
Ils sont au nombre de huit.
i' Fronto -auriculaire (Str.-Dur.). Portion de Tantérieur de l'oreille? De Y Homme ou surcilio-aurien (Cuvier) (PI. III, 18). Ce muscle forme une couche très-mince de fibres charnues, recouvrant l'espace entre l'orbite et l'oreille. 11 s'insère dans toute la longueur du bord supérieur deTorbite, d'où ses fibres se portent directement en arrière en se rapprochant un peu , et passent sur le cartilage scutiforme , auquel elles adhèrent par du tissu cellulaire , puis remontent vers le bord infrainterne du pavillon de l'oreille à la moitié antérieure duquel le muscle se fixe.
Le faisceau interne de ce muscle (PI. V, fig. 8 , 22) est un peu plus renflé que le reste , et vient de la partie du coronal qui s'articule avec le siagoual ; ce faisceau qu'on pourrait presque considérer comme un muscle spécial, adhère à la houppe de la peau qui porte les soies du sourcil , dont il est moteur , et va se fixer à l'angle du pavillon , en y montant dans le pli saillant que la peau forme au devant de l'oreille; ses fibres superficielles se prolongent sur le nez avec l'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre.
Cemusdeest placé au devant du temporo-auriculaire , avec lequel il se confond près de l'oreille.
Il est recouvert en avant par le sourcilier, plus en arrière par les téguments, et recouvre à son tour le sourcilio-scutien , et le cartilage scutiforme.
STSTÈMB MUSCOLAIAE. 189
2* Temporo^auriculaire (Str.-Dur. )• Portion de Fantérieur de l'oreille de ï Homme (PI. Il, i6). Petit muscle, qui semble nêtre au premier aperçu qu 'Un simple chef du suivant , avec lequel il se confond en partie, mais dont il diffère par son attache d'origine. Il naît sous la peau 9 à la commissure externe des paupières, oii il est confondu avec le sourcilier, le cervico-facial et le palpébral. De. là il se porte en haut, formant un petit trousseau aplati , qui côtoie le bord antérieur du muscle suivant, auquel il s'unit, et va se fixer avec lui au bord inférieur de l'angle du pavillon , en arrière du fronto-auriculaire.
3* Labio-auriculaire (Str.-Dur.) (PI. III, 21). Ce muscle semble, par sa disposition , avoir quelque analogie avec le grand zygomatique de \ Homme ^ mais il s'attache supérieurement à l'oreille et non à l'os malaire. Il paraît aussi à la première vue, comme je viens de le faire remarquer, le principal chef du muscle précédent, ou bien une partie du suivant, entre lesquels il est placé. Très-mince et membraneux , il vient de la commissure des lèvres, où , d'abord formé de deux chefs, dont l'un (âi) mêle ses fibres à celle de la portion supérieure du labial, et lautre (21') à celle de la partie inférieure du même muscle ; ces deux chefs se recourbant en haut , s'unissent par leurs bords , et forment ensemble une large lame plus épaisse que celle du sous-maxillo-auriculaire placé plus en arrière. Le labio-auriculaire , montant ensuite verticalement, passe sur l'aponévrose préauriculaire, à laquelle il adhère et qui le bride , et va se fixer au bord inférieur de l'angle antéro-interne du pavillon, entre le muscle précédent et le suivant.
4"* Sous-maxillo-auriculaire (Str.-Dur.) , ou maxillaire conchien des zootômistes (PI. III, 22). Large muscle membraneux très-mince, placé immédiatement en arrière du précédent , dont il semble n'être qu'une division , et subjacent au cervico-facial , dont il est très-difficile de le séparer, à cause de leur peu d'épaisseur et de leur mobilité. Il est formé comme ce dernier de fibres très-lâches , disposées par petits faisceaux écartés, qui naissent sous les mâchoires, oii ils se continuent avec ceux du côté opposé , en formant ainsi par leur ensemble une large mem-
190 TROISlàMS PAETIB.
brane qui occupe presque tout le dessous des raâcboires. Les fibres se portent en dehors , puis en dessus , pour se réfléchir sur les joues, se rapprochent de plus tm plus , en même temps que le muscle devient plus épais ; et ce dernier, se confondant vers la partie supérieure de la tète avec le muscle précédent, passe avec lui en dehors sur le tempcnroantitragien, et l'aponévrose préauriculaire, à la surface de laquelle il adhère; passe ensuite sur lecusson deloreille^ et va se fixer au bord inférieur de Tangle du pavillon , en arrière de Finsertion du labioauriculaire.
Il n a pas d analogue chez X Homme.
y Scuto-conchien (Str.-Dor. )) ou scuto-conchien rotateur (Covin) (PI. Y, fig. 9, i4)* Muscle étroit et allongé, placé contre la face interne de la conque qu il croise d'avant en arrière. Il prend son attache sur tout le bord externe du cartilage scutiforme, ainsi que sur laponévrose préauriculaire, qui prolonge ce cartilage en dehors.
De ces origines le muscle se dirige en arrière , glisse sous le muscle sourcilio-scutien, et va se fixer à la partie postérieure de la conque de lor^Ue , à la face interne de sa base supérieure. En même temps qu'il tire l'oreille en avant , il lui fait exécuter un mouvement de rotation en dehors.
Il n'a pas d'analogue dans XHomme^
&" SciUO'ontilobien ( Str. - Dur. ) , ou scuto-conchien-antérieur des zootomistes (PL V, fig. t , 12 £/; fig. 9, 18). Court et large, se fixe au milieu du bord postérieur du cartilage scutiforme , et se rend de là directement en arrière sur le bord antérieur de l'antilobe ; à huit millimètres au-dessus de l'extrémité inférieure de ce dernier.
Il n'a pas de représentant chez Y Homme.
7* Temporo-antitra^en (Str.-Dor.) (PL IV, 21 , 21'). Petit muscle digastrique en forme de bandelette, subjacent aux muscles temporoauriculaire , labio-auriculaire et sous-maxillo-auriculaire. Il s'insère en avant sur le ligament gonio-malaire , oii il est confondu avec les muscles
STSTiMB MOSCULAIRE. 191
temporo-auricalaire ^ sourdlier et palpébral. De cette attache il se porte en arrière , appliqué sur le crotaphite , et se fixant au sommet de Tantitragns.
Dans le milieu de son trajet , ce petit muscle présente une intersection aponévrotique (a), faisant partie de laponévrose préauriculaire, qui prolonge le bord interne du muscle, jusqu'au cartilage scutiforme.
Il ne trouve pas d'analogue chez ÏHomme.
y SourciliO'SCutien (Str.-Dur.), portion de l'antérieur de l'oreille? de \ Homme (PL IV, 1 8). Quoique ce muscle soit un puissant prétracteur du pavillon de loreille; je le place après tous ceux qui ont la même action comme n'agissant qu'indirectement sur ce dernier. Il est placé entre l'arcade orbitaire du coronal, dans toute l'étendue de laquelle il s'insère par de courtes fibres aponévrotiques , et le bord externe du cartilage scutiforme , auquel il fixe ses fibres , qui se rendent parallèlement entre elles de l'une de cçs attaches à l'autre; formant un muscle large et mince, appliqué sur l'aponévrose préauriculaire à laquelle il adhère fortement ; etsubjacent au fronto-auriculaire , avec lequel il est confondu dans toute son étendue.
Ce muscle n'a rien qui le représente dans l'espèce humaine, si ce n'est laoriculaire antérieur , mais l'analogie est bien éloignée.
Ajoutez à ces prétracteurs de l'oreille les muscles du paragraphe suivant :
$ II. Fléchisseurs en avant.
Ces muscles sont au nombre de quatre.
r Concho-pavillien-antérieur (Str.-Dur.). Petit muscle de Thélix? de Womm£ (PL V, fig. », 17), grêle et allongé, placé presque verticalement à la partie antéro-interne du pavillon. Il s'insère par son extrémité inférieure dans l'inlérieur de l'oreille, en arrière du tragus, au bord supérieur de la conque ; de là il se porte en haut et un peu en avant ,
192 TROISIÈME PAETIB.
pour se fixer au bord inférieur de Fangle du pavillon, en arrière de 1 attache du sous-maxillo-auriculaire.
Il n a pas d analogue dans \ Homme.
2* ÀntitragO'lobulien (Ste,-Doe.) (PL II, 20). Petit muscle fixé à la partie supérieure de la face externe de Tantitragus , d 011 il se porte en haut et en arrière sur la face interne du lobule. Il fléchit le pavillon en avant et en dehors. Il n'existe pas dans X Homme.
3" Cornu-antilobien-antérieur (Str.-Dde.). Muscle du tragus chez XHomm^ (PI. V, fig. », 10). Petit muscle placé au-devant de la conque , au-dessous de Fantitrago-antilobien , dont il semble n'être qu'une subdivision. Il se fixe au bord antérieur du cornet , au-dessous de son pli articulaire avec la conque , d'oii il se rend obliquement en dedans et en haut , se confond avec lantitrago-antilobien , et se fixe avec lui au bord antérieur de Tantilobe. Il est placé à côté du muscle maxillo-auriculaire.
Il na pas de représentant chez VHomm^^ si ce nest le muscle du
tragus.
4* Concho-antilobien-inteme (Ste.-Due. )• Muscle du tragus chez XHomm£ (PI. V, fig. », 8). Muscle mince et carré, à fibres parallèles, placé à la face interne de la conque , et subjacent au maxillo-auriculaire qu'il croise. Il insère d'une part ses fibres à une crête verticale du milieu de la face interne de la conque , d'où il se dirige obliquement en avant et en haut, pour se fixer de l'autre au bord postérieur de l'antilobe.
Ajoutez à ce paragraphe :
Le Maxillo-auriculaire ,
Et tous ceux du paragraphe précédent.
§111. Abaisseurs.
Les muscles qui sont spécialement destinés à abaisser l'oreille sont au nombre de deux propres et de trois accessoires.
SYSTÈME MUSGULAIBB. 19S
I. Maxillo-auriculaire (Str.-Dur.)) ou maxillo-conchien-profond des zoolomistes (PL IV, aS; et PI V, fig. », i5). Grêle et vertical, placé audevaot de la partie interne de la conque et du cornet. Il se fixe en bas à la mâchoire, dans la cavité qui se trouve entre le condyle et langle postérieur de cet os. De cette attache il se porte en haut, passe devant le conduit auditif, se place à la face interne du cornet qu'il longe, passe en dehors de Tantilobe , et va se fixer dans le fond de la dépression (PL V, fig. », i5), qui répond à la tubérosité interne de l'hélix. H longe le ligament corneto-antilobien placé à sa face interne, et auquel il adhère un peu.
On ne trouve pas d'analogue chez Y Homme.
2* •Soi«-cemco-aMncM^>e (Str.-Dcr.), nommé parotido-aurien par CoviER (Tl. m , 42). Ce muscle ne semble être qu'une division du sousmaxillo-auriculaire , placé au-devant de lui, naissant de même sous la peau , mais de la partie antérieure du cou , où ses fibres s entre-croisent très-obliquement avec celles du muscle opposé, et forment une large bandelette fort n^ince , qui monte en longeant le bord antérieur du cleido-mastoïdien , qu'elle quitte bientôt pour se diriger plus obUquement en avant, croise en dedans le cervico-facial , et va gagner le sommet de l'antitragus, auquel ce muscle se fixe en arrière de l'attache du muscle temporo-antitragien.
Il n'existe pas chez VHomme.
Ajoutez :
I* Le Sous-maxillo-auriculaire ; . 2* Le Labio-auriculaire ; 3* Le Temporo-auriculaire.
§ IV. Abducteurs.
Il n'y a qu'un seul muscle spécial qui fléchisse l'oreille en dehors , c'est le :
PavUlien-exteme (Str.>Dur.) (PI. II, 27). Ce muscle forme une petite n. S5
Idtt TROISlèMB PARTIE.
iame très-mince , fixée à la face externe du pavillon, où elle franchit un ^t reeirant longitudinal de ce dernier, formé par la partie correspondamDe à une branche externe de Tanthélix. €e muscle, qui est à peine apparent , est , de même que le pli , divisé en deux branches réunies angnlairement, dont l'inférieure (2 7) va de bas en haut et en arrière.Tantôt le petit miiscle se divise de même en ces deux parties , ayant des fibres dirigées dans Finféneure obliquement de bas en haut et en avant ; et dans la supérieure (27') de bas en haut et en arrière. Dans d antres su jets je les ai trouvées toutes dans la direction de celles de la première branche , et sans interruption. Ce muscle, en même temps qu'il fait fléchir le pavillon en dehors, rétrécit aussi la cavité de ce dernier. Il u a pas d'analogue chez X Homme.
Ajoutez :
I* Le Sous-cervico-auriculaire.
2" L'Antitrago-lobulien.
J V. Bétracteurs .
Il n'y a qu'un rétracteur proprement dit de l'oreille , mais il est secondé efficacement par plusieurs autres.
Sus-ceivic(hpasnUien (Str.-Ddr.) , portion du postérieur de l'oreille de ï Homme ; c'est le cervici-aurien de Cuvier (PL V, fig. 8 , 26). Plat, étroit, fort allongé; ce muscle naît sur le bgament cervical , au-dessus de l'atlas , se porte de là en avant et un peu en dehors , remonte ensuite sur le côté postéro-in terne du pavillon, et s'y fixe au tiers inférieur de sa hauteur. U est sous-cutané. Dans certains sujets il se confond avec le concho-pavillien-interne.
U n'existe pas chez YHomm^, s'il n'est représenté par une partie du muscle postérieur de l'oreille.
Ajoutez à ce muscle.
1 • Le Sagitto-pavilKen ; 2* L'Occipito-pavillien ; y Le Cencho-pavillien -interne.
SYSTÈMB MDSGULÀIRE. i9S
§ VI. Extenseurs,
Ces muscles qui redressent loreille en portant le pavillon en arrière , sont les antagonistes du fléchisseur en avant. H y en a deux.
I • SagittO'pas^ilUen (Stb.-Dub.) , supérieur de Foreille de \ Homme , ou occipito-conchien des zootomistes (PL V, fig. 8,28). Mince et allongé, ce muscle naît sur la crête wormienne et plus en avant sur une partie de la crête sagittale , sous le muscle occipito-scutien. De là il se rend d'abord en dehors , appliqué sur le crotaphyte , puis de bas en haut sur la face interne postérieure du pavillon, et se fixe à ce dernier audessus du niveau du sinciput.
On peut le considérer comme représentant Fauricolaire supérieur de \ Homme , dont il diffère cependant considérablement par son attache sur la tête.
2" Comeio-conchien (Stb.-Ddb.) (PI. V, fig. », 5). Petit musclequadrilatère , appliqué contre la face postéro-interne de la conque , où il se fixe inférieu rement au bord supérieur du cornet , et monte de là sur la conque , en franchissant la scissure qui sépare ces deux cartilages , et se fixe à la partie correspondante de la conque.
On ne le trouve pas dans ÏHomm^.
Ajoutez comme extenseurs de l'oreille :
1 * L'Occipito-pavillien ;
a"" Le Sus-cervico-pavillien ;
3' Le Concho-pavillien-interne.
§ VU. Adducteurs.
Deux muscles principaux portent loreille en dedans.
1* Interscutien (Str.-Dub.) supérieur de Foreille de V Homme? ou vertico-scutien deCuvisB? (PI. V, fig. •, 20), Large et fort mmee, ce muscle, à fibres transversales parallèles, «st coMiniuflL aiuil^iix
196 TEOISIÈMB PARTIE.
oreilles ; en se rendant du bord interne de Tun des cartilages scutiformes , qu il garnit dans tonte sa longueur , directement en dedans sur celui du côté opposé, sans qua la ligne médiane aucun raphé indique la séparation des deux. Ce muscle est appliqué sur les occipitaux , les occipito-scutiens, ainsi que sur laponévrose épicrânienne , et fait postérieurement la continuation du muscle sourcilier , avec lequel il ne forme qu une seule membrane.
On pourrait également le considérer comme l'analogue de lauriculaire supérieur de Y Homme , avec lequel il a en effet plus de ressemblance par sa position que le sagitlo-pavillien que j'ai cité plus haut à l'occasion de cette analogie.
2* Concho-pas^iUieri'inttme (Stb.-Dub.) (Pi. V, tig. • , 27). Ce muscle parait être l'analogue du transverse de l'oreille de Y Homme. Il est placé contre la face intra-postérieure du pavillon, entre le sus-cervico-pavillien et le sagitto-pavillien. Il se fixe inférieurement an bord supérieur de la conque, franchit, en se portant en haut, la gorge qui correspond à l'anthélix qui sépare cette dernière du pavillon , et va se fixer au milieu de sa hauteur , un peu au-dessus de l'attache du sus-cervico-pavillien qu'il longe. Ses fibres postérieures sont très-courtes. Souvent il est confondu avec ce dernier muscle.
Ajoutez les muscles qui suivent ; 1 * Le Sus-cervico-pavillien ; 2* Le Sagitto-pavillien ; 3* L'Occipito-pavillien ; 4* L'Occipito-scutien ; y Le Corneto-conchien.
$ VIII. Jiotateurs en dedans.
La rotation de l'oreille en dedans est produite également par plusieurs muscles, mais essentiellement par le suivant.
OcdpitO'SCutien (Str.-Dcr.) , portion du supérieur de l'oreille chez
SYSTÂMB MCSCULAIRB. 197
\ Homme y ou cervico-scutien de Cuvier (PI. V, fig. 8, 2 5). Muscle fort, long et large, fixé à la partie antérieure de la crête wormienne , en arrière de rattache de l'occipital , d'où il se porte en avant et en dehors , s'élargit, passe sous l'interscutien , et se fixe à tout le bord interne du cartilage scutiforme. Il est uni à son bord interne au muscle occipital, par une l^ère expansion musculeuse qui remplit leur intervalle.
11 n'existe pas chez Y Homme , à moins qu'on ne veuille le considérer comme représentant une partie du supérieur de l'oreille.
Ajoutez :
I • Le Sus-cervico-pavillien ;
2" L'interscutien ;
3* Le Temporo^antitragien.
% IX. Botateurs en dehors ,
Un seul muséle produit, d'une manière spéciale, la rotation en dehors , c'est le :
Occipito-pas^iUien (Stb.-Dor.), portion du postérieur de l'oreille de ï Homme , ou occipito-aurien rotateur des zootomistes (Cuvibr) (PL V, fig. S, 3o). Naît sur la partie postérieure de la crête wormienne, sous l'occipito-scutien. De cette attache le muscle se porte en dehors , s'applique d'abord sur le crotaphite, puis sur la partie postérieure du pavillon qu'il contourne un peu en dehors, et s'y fixe à sa saillie susanthélix , qu'il embrasse en s'élargissant beaucoup.
Il paraît être l'analogue de l'auriculaire postérieur de YHomme.
Ajoutez:
i"" Le Sagitto-pavillien ; 2* Le Scuto-conchien.
S X. Élés^meur.
L'oreille est portée de bas en haut par un seul muscle , le : Lamda<onchien ( Str,- Dur. ) , portion du postérieur de loreille
196 TBOIdliMB PARTIB.
chez \ Homme ^ ou cervicotubien profond de Cuvibb (PI. III, ^5; PL V, fig. 9 , 1 3). Ce muscle fixe ses fibres sur ]a partie interne de la crête lamdoïde, doù elles se portent en dehors en formant un muscle plat, étroit et allongé, contournant postérieurement le crotaphite, en se portant en dessous , pour aller se fixer à la face interne de la conque , au-dessus de son articulation avec le cornet.
§ XI. Constricteurs,
Le resserrement de la cavité du pavillon est produit par deux petits muscles, Tun placé en avant entre ses deux bords, et Tautre à la face externe du pavillon et un accessoire.
r Antitrago-antilobien (Str.-Dur.) (PL V, fig. », iÇ). Petit muscle large, placé transversalement devant la partie supra-antérieure de la conque, en se rendant de la face antérieure de lantitragus, en dedans et un peu en dessus, sur le bord antérieur de Tan tibole. En rapprochant ces deux parties , ce muscle resserre la cavité du pavillon. Il est confondu à son bord inférieur avec le muscle corneto-antilobien-antérieur. 11 manque chez ï Homme,
2* Conchien-exteme (Str. -Dur. ), ou muscle de lantitragus de \ Homme (^\. II, 2Z). Petit muscle quadrilatère, appliqué contre le milieu de la face externe de la conque , à laquelle il se fixe par ses deux extrémités; d'une part, au devant de la dépression latérale de ce cartilage , qu'il franchit en se portant obliquement en arrière et en haut , pour insérer d'autre part ses fibres au bord postérieur de cette même dépression.
Ajoutez le Pavillon-externe.
B. Mottun de rOreiiie moyenne.
Les anthropotomistes distinguent au moins deux muscles de loreille moyenne, qu'ils nomment Xinteme du marteau (eustachien) , et le
STSTÈHE MUSGOLAIRB. 490
muscle de tétrier (stapédien). Beauconp en décrivent un tromème ou Yantérieur du marteau (folien) ; et enfin , il y en a qui en trouvent quatre , ajoutant ïexteme du marteau (cassérien). Dans le Chat, ce dernier n existe pas du tout; et Tinterne, ainsi que l'antérieur du marteau , sont dans des conditions toutes différentes que dans Fespèce humaine , si toutefois ils ont leurs analogues dans les muscles eustacliien et folien décrits ci-après.
5 I- Dilatateur de la trompe de d'Eustachius.
La trompe d'&ustachius est dilatée par le muscle suivant , servant ex^ clusivament à cette fonction , à laquelle il paraît également destiné chez Y Homme, quoiqu'on le considère comme moteur du marteau.
Muscle foUen (Sta.-Dur. ). Antérieur du marteau des anthropotomistes (PL YUI , fig. S , i4 ^à)* Ce muscle , analogue par sa position à ce qu'on appelle d'ordinaire l'antérieur du marteau chez YHomjne , ne se fixant pas à cet os par son tendon chez le C^iat , j'ai dû lui assigner un autre nom , et lui ai donné celui de Folius , son découvreur. Il est proportionnellement plus grand que dans l'espèce humaine , et naît par des fibres charnues tout le long de la face postérieure de l'apophyse omoïde dans un espace de cinq millimètres, ainsi que tout le long de la face antérieure du cartilage de la trompe d'Eustachius qu'il suit. De ces attaches les fibres se portent obliquement en arrière , en dessus et en dehors, forment un ventre triangulaire de dix à douze millimètres de longueur, lequel se termine par un tendon très-fort, pénétrant avec une partie du ventre dans la caisse du tympan par la partie externe du canal osseux de la trompe d'Eustachius , où il se fléchit un peu en dehors , passe dans la gorge de Tapophyse cannelée du tympanique, et va s'implanter, après être devenu libre , au sommet de l'f^pophyse rhynchoïde do rocher, appliquée sous Tos squammeux.
Le tendon étant dévié de la direction primitive du muscle, cdui-ci , en se .contractant, tend à ouvrir Fangle qu'il fait, et produit par là la dilatation de la trompe d'Eustachius, dans toute sa longueur, par
300 TROISlillB PARTIE.
lefTet de la roideur de la partie cartilagineuse à laquelle sattache le muscle.
$ II. Tenseur du Tympan ^
La tension du tympan est produite chez VHomme par le muscle interne du marteau , et même par celui de Tétrier. Chez le Chat, le muscle qui produit principalement cette action , et qui est par là lanalogue du premier, présentant toutefois une autre disposition, je lui assigne un nom en quelque sorte nouveau , en lui rendant celui qu'il portait autrefois, d après celui du célèbre anatomiste qui la fait connaître ; Arantius rappelant le muscle décous^ert par Eustachius.
Muscle Eusiachien (Str.-Dur.) , Tinterne du marteau dans X Homme (PI. VIII , fig. S , 13, m). Ce muscle , au lieu de prendre son point d'attache sur la trompe d'Eustachius, comme chez \ Homme ^ se fixe plus profondément dans la cavité du tympan , dans la dépression digitale du plafond de la caisse, devant la fenêtre yestibulaire. De cette attache le muscle formant une petite masse conique, obtuse, se porte en dessous et un peu en dehors, et se termine par un tendon fort court, à la courte apophyse du marteau , placée au col de cet osselet. En tirant le manche de ce dernier en dessus, il tend la membrane du tympan , en même temps qu il fait fléchir le marteau en dessus dans sa partie externe , laquelle , appuyant par l'intermédiaire de Tenclume sur le lenticulaire et Tétrier, enfonce ce dernier dans la fenêtre vestibulaire, mouvement qui doit toutefois être affaibli par la flexion du ligament incuso-lenticulaire.
$ III. Laxateurs du Tympan.
Le relâchement du tympan paraît produit chez VHomme par deux muscles que les anthropotomistes nomment lantérieur et l'externe du marteau , mais le premier de ces muscles qui se fixe à l'apophyse grêle du marteau , diffère par là notablement de son analogue dans le Chat, oii il se fixe à une apophyse du rocher , et le second n'existe pas àp, tout, tandis que le principal laxateur est le muscle suivant.
STSTÈMB MUSCULAIRE. 20i
r Muscle stapédien, ou muscle de Tétrier (il n'est pas figuré). Ce muscle est le seul qui trouve son analogue bien déterminé chez Y Homme. Il naît dans la partie interne de la portion de Faqueduc de Fallopius , placée en dehors des deux fenêtres, et contiguë au nerf facial. Ce petit mnsde sort par une ouverture analogue à celle de la pyramide chez Y Homme ^ en formant un petit tendon fort court et mince qui s'insère à la branche postérieure de Tétrieri près de son sommet, où Ton remarque souvent une petite apophyse à cet osselet pour recevoir ce tendon. Ce moscle , en tirant Tétrier en arrière et en dehors , le fait sortir du fond de la fenêtre vestibulaire , où Tavait fait entrer le muscle précédent , dont il est en cela Tantagoniste ; mais il produit aussi le relâchement de la membrane du tympan en tirant le marteau en dehors , en le faisant tourner sur sa tête.
2* Muscle cassérierij ou externe du marteau des anthropotomistes , découvert par Casserius. Ce muscle décrit par plusieurs anatomistes chez YHomme, où il se fixe au bord supérieur du conduit auditif (externe), pénètre dans la caisse par Téchancrure supérieure du tympan , et se fixe au col du marteau ; n'existe pas dans le Chat.
TROISIÈME SECTION
Des muscles moteurs de F Œil.
Les muscles qui meuvent les yeux et leurs dépendances se distinguent, comme dans Tespèce humaine , en ceux qui meuvent les paupières , et en ceux qui meuvent le globe.
A. Moteurs des Paupières.
Ces muscles, au nombre de trois, sont, le sourcilier, l'élévateur des paupières , et le palpébral , qui ont tous leurs analogues dans l'espèce humaine.
MS TROISlàllB rARTIB.
$ I. ÉléîHUeurs.
Il y eu a deux : Félévatenr et le sourdlier.
r Élés^aieur de la paupière (PI. III, i4; etPLlY, 12). C'est Tanalogue du muscle du même nom chez \ Homme y avec lecpxel il a de grandes ressemblances , conmie d'ailleurs tous les muscles de Tool. U a la forme d'une lame triangulaire qui naît dans le fond de l'orbite , au-dessus du trou optique, d'oii il se porte en avant et en haut, dans la paupière supérieure , en passant sur le globe entre le grand-^lévateur et grand* adducteur , le long du premier de ces muscles. D'abord étroit , assez épais et appliqué sur le grand-élévateur, il devient de plus en plus mince et large sur le globe , pour se terminer en une membrane fort déliée , à fibres lâches, peu apparentes, occupant la partie supra-interne de la paupière, en laissant vers les angles de larges espaces libres, où le muscle ne s'étend pas, et s'insère enfin à ta muqueuse de la paapière , à deux millimètres du bord de cette dernière. C'est de la disposition de ce muscle , et de 1 absence du cartilage épicyle , auquel il se fixe chez \ Homme , que dépend la courbure anguleuse que prend la paupière de ces animaux lorsqu'ils ouvrent fortement les yeux : c'est à l'endroit de l'angle que s'insère le muscle.
2' SourciUer (PI. Il, i4). H naît à la ligne médiane frontale , sous la peau; en se continuant avec celui du c6té opposé par un raphé intermédiaire; depuis le niveau de l'angle interne des yeux , jusqu'à celui du bord antérieur des oreilles, où les deux muscles se continuent avec rinterscutien. D'autres fois ce raphé est remplacé par une large lame fibro-graineuse occupant le milieu du fi*ont. Les fibres musculaires se portent en dehors sous la peau , forment une lame très-mince, membraneuse, et convergent vers la partie externe de l'arcade orbitaire , où elles se recourbent en avant, pour s'insérer aux téguments de la paupière, dans les trois quarts externes de sa longueur. Vers la commissure eiterne de cette dernière , ce muscle forme un trousseau plus épais que le re>le , et dont les fibres dirigées en avant» se fixent à cette commissure, en s'y confondant avec le muscle temporo-auriculaire. Ce muscle est
STSrÈMB MOSCDLAIIB. 20S
placé immédiatement sous les tégomens , et adhère au fronto-auriculaire, ainsi qu'au palpébral qu'il recouvre , et avec lesquels ses fibres se mêlent en partie. Û donne également de petits trousseaux aux bases des soies des sourdls que ce muscle redresse.
Le Fronto-auriculaire qui , adhérant au sourcilier , contribue par là un peu à Félévation de la paupière , surtout lorsque Tanimal écoute avec attention, et que ses oreilles sont fortement dressées.
§ n. Qoteurs des paupières.
L'occlusion des paupières est produite, de même que chez Y Homme ^ par le muscle palpébral; mais secondé par quelques autres muscles peauders ou moteurs de loreille.
Palpébral (PI. II! , i3). Ce muscle forme un anneau qui entoure louvertufe des paupières, ses fibres se fixent en dedans à la tubérosité de Tunguis , et plus en dedans à lapophyse frontale du siagonal , où il se confond en partie avec l'élévateur de la lèvre supérieure. De cette origine, le muscle se porte directement en dehors, se partage en deux parties qui traversent les deux paupières qu'elles remplissent dans toute lenr largeur. Les fibres supérieures, plus nombreuses, arrivées à la commissure externe des paupières , se réunissent de nouveau à celles de la paupière inférieure , en se fixant , les unes et les autres , par des fibres tendineuses formant une petite bandelette , à l'extrémité de l'apophyse gonienne du coronal , ainsi qu'au ligament gonio-malaire.
Une partie de ses fiibres , venant de la paupière inférieure , se continue avec celles du sourcilier , ainsi qu'avec celles du temporo-antitragien. A la paupière inférieure , ce muscle se confond aussi avec le cervico-fadal ({oi le recouvre ; tandis qu'à la paupière supérieure , ces deux muscles sont séparés par le sourcilier.
Ajoutez :
I "" Le Temporo-antitragien ;
2"" Les faisceaux supérieurs du Gervico*ÊiciaL
20& TROISliMB PARTIE.
B. MùUurt du globe.
On ne distingue chez \ Homme que six muscles qui meuvent le globe de Fœil , quatre droits et deux obliques. Chez le Chat il y a, outre ceuxci , encore quatre autres muscles droits plus petits ; je désigne , en conséquence , les analogues de ceux de ÏHomm^ , par Fépithète de grands , et ceux propres au Felis et autres animaux , par celle de petits.
SI. Êléi^ateurs.
11 y en a deux :
!'• Grand'éléx^ateur de tœil (Str.-Ddr.) , droit supérieur de \ Homme (PI. VU, fig. 1 , 1 1). Ce muscle forme une large bandelette placée d'arrière en avant sur le globe de Tœil. Il naît dans le fond de l'orbite audessus du trou optique, sous l'attache de l'oblique-supérieur et de Télévateur de la paupière; de là , il se porte en avant i s'élargit beaucoup <lans le milieu de son trajet, en se confondant par ses bords avec le grand-adducteur et grand-abducteur ; arrivé au milieu du globe , il s'écarte de ces muscles , et restant appliqué sur la sclérotique , il se rétrécit de nouveau et va s'implanter à cette dernière , en dessus et un peu en dedans du. globe de l'œil, un peu en avant du milieu de ce dernier.
Il est recouvert dans toute sa longueur par l'élévateur de la paupière , et appliqué en arrière sur le petit-élévateur et plus en avant sur la sclérotique.
2* jPeû'<-é/^(;a/eiir(STR.-DuR.), portion duchoanoïde des zootomistes (PI. Vm, fig. t, 5o). Entièrement semblable, pour la forme, au précédent, sous lequel il est immédiatement placé, mais beaucoup plus court. 11 naît de même au-dessus du trou optique , et se porte en avant et un peu en haut , pour s'insérer postérieurement à la sclérotique, à la partie supérieure d'un cercle opposé à celui de la cornée, et se confond par les côtés avec les petit-abducteur et petit-adducteur. Ces trois muscles et le petit-abaisseur, étant en partie confondus en une
STSTÂMB MUSGULÀIRB. 205
même lame entourant , en forme d entonnoir , le nerf optique , on les considère comme un seul muscle qu on nomme de là choanoïde , mais ils sont bien distincts dans le Chat.
§ II. Abducteurs.
Il y en a également deux.
r Grandrabducteur (Str.-Dcr.), ou droit externe de ï Homme (PI. VII, fig. 1 9 12). Muscle entièrement égal au grand élévateur , mais placé sur le côté externe de Toeil. Il naît sur le bord externe du trou optique, d'où il se porte en avant et en dehors , s'unit par ses bords an grandélévateur et grand-abaisseur ; arrivé au globe, il se détache de ces muscles , se rétrécit et se fixe à la sclérotique , à la face externe du globe , un peu au-dessus et plus en avant du milieu de ce dernier.
i^ Petit-abducteur (Str.-Dcr.). Portion du choanoïde des zootomistes ( PL Vlll , fig. t , 5 1 ). Tout à fait égal au petit-élévateur, s'attache en dehors.au bord du trou optique, se porte en avant , subjacent au muscle précédent , et se fixe à la partie externe du même cercle , auquel s'attache le petit-élévateur, avec lequel il est confondu par son bord latéral dans sa partie postérieure.
§ m. j4baisseurSé
Également au nombre de deux.
I • Grandrabaisseur (Stb.-Dor.), ou droit-inférieur de XHomm^ (PL VU, fig. t, i3). Entièrement égal au grand-élévateur et grand-abducteur, et en tout opposé au premier, attaché d'un part sous le trou optique , et de l'autre , sous le globe de l'œil , un peu en avant du milieu.
2* PetU-abaisseur (Str.-Di]r.). Portion du choanoïde des zootomistes (PL Vlll, fig. t, 52). De même forme et de même grandeur que le petitélévateur/ auquel il est opposé, et confondu par les bords dans sa partie postérieure avec le petit-abducteur et le petit-adducteur.
Ajoutez l'Oblique-inférieur.
266 TâOISlàMB PAETIB.
$ IV. Adduciêurs.
Au nombre de deux , comme les autres muscles droits du globe.
I "" Grandrcuiducteur (Str.-Dur.) , ou droit interne de \ Homme (il n est pas figuré). Egalement semblable en tout point au grand-élévateur. Se fixe d une part en dedans du trou optique , et de lautre à la sclérotique , un peu en avant du milieu du globe , à la face interne de ce dernier, et un peu vers le bas. Il se confond daiis sa partie postérieure avec le graod-élévateur et le grand-abaisseur.
2* Petit-adducteur (Str.-Dur.). Portion du choanoïde des zootomistes (il n'est clément pas figuré). Comme les trois autres petits droits, il est fixé en arrière, au bord interne du trou optique , et en avant à la partie interne du cercle que circonscrivent les autres petits moteurs : cercle ^1 et opposé à la cornée.
Ajoutez roblique-supérieur.
§ y. Rotateurs.
Le globe est susceptible de tourner sur son axe antéro-postérieur, par leffet de deux muscles obliques semblables à ceux de XHomme.
I • Oblique-supérieur (CkssERWs), le grand oblique de YHomm^ (PI. VIII, fig. t , 49)- Il a à peu près la même forme et la même disposition que dans ï Homme. G*est un muscle grêle , qui nait dans le fond de lorbite , en dedans du grand-adducteur de Tceil. De cette attache il se porte en avant et en haut, se termme au-dessus de la partie antéro-interne du globe par un tendon grêle qui passe dans le ligament trochléateur, petite poulie cartilagineuse fixée par un double ligament (9 ^) , formant une boucle avec le cartilage à la partie supra-interne du coronal, près de lapophyse nasale du siagonal. Le tendon , après s être réfléchi dans cette poulie , se dirige en dehors (c) , passe devant lattache antérieure du grand-élévateur, et s'y fixe à la sclérotique , en se subdivisant en plusieurs languettes.
STSTàMB MUdGOLAIRE. 907
2* ùbliquerinférieur ( FABEicifJS ) , oa petit oblique de \ Homme (PL Vffl, fi^ t, 47)- Pld<^é dans la partie antérieure da globe, où il forme nne bandelette plate plos large que le muscle précédent , et fixée par des fibres tendineuses à la face orbitaire de Tos siagonal , près Tangle postérieur de Funguis. De cette attache , le muscle se porte en haut y est dehors et un peu en avant, contourne le globe dans cette érection , et s'y fixe au-dessous du grand*adducteur.
QUATRIÈME SECTION
' Des muscles moteurs du Nez.
Ces muscles sont moins développés encore que chez YNomme-, aussi les FeUs ont-ils le nez très-peu mobile; il n'y a même que le Myrtiforme, dont la fonction est de dilater les narines, qui soit bien distinct, tandis que le pyramidal n est qu'une dépendance du frontal » et l'élévateur de l'aile du nez qu'une dépendance de l'élévateur de la lèvre supérieure.
§ I. Élévateurs,
L'élévation du nez n'est produite que par deux muscles , le pyramidal et le rhinaeus.
1 • Pyramidal (PL V, fig. 8 , 8'). Ce muscle , qui n'est considéré par plusieurs anthropotomistesque simplement comme une continuation du frontal, n'en est également pas distinct dans le Chat. C'est une languette qoi descend du frontal sur le dos du nez, où elle se perd dans le tissu graisseux sous-cutané.
2* Rhinœus (Cowper), ou élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre (Albinus) (PL II, 6 ; Pl.V, fig. S, 9), formé de deux chefs, prescfue filiformes, accolés l'un à l'autre, confondus supérieurem^t , et placés sur les côtés du nez. Son chef interne , qui est plus particolièremeiit l'élévateur de l'aile du nez , naît par des fibres profondes sur la partie supérieure de l'apophyse nasale du siagon , et se continue par les super-
208 TROlSlillB PARTIB,
tidelles avec le pyramidal situé en dedans, et le frontal placé plus haut. De ces origines il se porte en dessous et se perd sur la partie externe de Taile du nez. Le second chef également fort grêle a la même origine , en se continuant par ses fibres superficielles plus particulièrement avec le frontal et le fronto-auriculaire , et descend en longeant en dehors le premier, dont il se sépare en bas, pour se perdre sous les. t^uments de la partie la plus interne de la lèvre supérieure, à côté de Taile du nez^ et devient de là un véritable chef de l'élévateur propre de la lèvre supérieure , d ou le nom qu âlbinus a donné à ce muscle.
Ajoutez :
L'Élévateur de la lèvre supérieure.
§ IL Abaisseur,
Ce paragraphe ne comprend chez \ Homme que le muscle Âbaisseur de Toile du nez. Il n'existe pas chez le Chat.
§ IIL Dilatateurs.
Les muscles qui produisent la dilatation des narines sont les deux myrtiformes , qu'on nomme aussi triangulaires du nez.
Myrtifonne (Santobini) (PI. III , 7). Muscle large, triangulaire , qui naît sur la partie antérieure du coussinet fibro-graisseux contenu dans la lèvre supérieure, sur lequel s'implantent les principales soies des moustaches. De cette insertion , les fibres se portent en avant , s'écartent en éventail, les supérieures montent obliquement vers les ailes du nez et s'y fixent , répondant plus particulièrement au muscle de même nom dans \ Homme. Les inférieures, formant la principale partie du muscle, se portent plus horizontalement en avant , et se fixent à la peau dans la partie interne nasale de la lèvre. Ce second chef, en tirant cette partie de la lèvre en dehors, produit également la dilatation des narines. Ce muscle est subjacent au rhinaeus et à l'élévateur de la lèvre , auquel il adhère beaucoup , mais en est distinct par la direction de ses fibres.
STSTàMB MUSGDLAIRB. 209
En même temps qu'il dilate les narines , il porte aossi le coussinet sur lequel s'implantent les moustaches en avant , et fait redresser les soies de ces dernières.
Ajoutez : Le Rhinaeus.