‹ Anatomie descriptive et comparative du chatChapitre 25 sur 45 · II · texte numérisé non relu

II

390 TROISIJSMB PARTIE.

Le cinquième , qui n en a également que deux , fixe le court à la sixième apophyse costellaire, et leplus long au sommet de la septième.

Le sixième a deux chefs faibles, dont Tun (iqOi se fixe au corps de la septième vertèbre cervicale ; et lautre à celui de la première dorsale (19), où il s'insère en pointe par des fibres tendineuses.

Enfin , le septième n a plus qu'un seul chef fort petit , lequel va s attacher également en pointe au corps de la première vertèbre dorsale.

Chacun de ces muscles donne ainsi des chefs à tous les tendons inférieurs de ceux placés plus haut.

Ces muscles situés à la partie antéro-externe du cou , sont contigus en arrière à la série des isocèles, et en devant au muscle grand-droitautérieur de la tète.

2° Longs-inférieurs du cou (Str.-Dur.) , portion inférieure du long du cou de Y Homme (PI. VI, fig. 4, 49)- Ce muscle appartient par quelques-uns de ses chefs à la série des isocèles, mais comme il prend une autre disposition , qui a aussi beaucoup d'analogie avec celle des muscles précédents , je la distingue de l'un et de l'autre.

Il naît par un tendon très-vigoureux sur l'angle inférieur de la lame que forme l'apophyse costellaire de la sixième vertèbre cervicale. Ce tendon se porte en dessous et en arrière, se charge bientôt de fibres charnues qui l'enveloppent de toute part, et forme un gros muscle fusiforme, lequel s'applique en dessous contre les six premières vertèbres dorsales, et s'y insère à toute la face inférieure de leurs corps, aux ligaments fibro-pulpeux qui les réunissent ainsi qu'aux parties latérales du bord antérieur de la sixième et de la septième vertèbre dorsale. Ce muscle se fixe en outre à ces dernières par deux expansions aponévrotiques superficielles, par lesquelles il se termine, et qui régnent déjà fort avant sur sa face infra-externe.

Un chef plus court (43) ou son accessoire, vient du milieu du corps de la première vertèbre dorsale , d'où il se porte obliquement en dehors et en avant , se rétrécit et se fixe par un tendon spécial au même angle de l'apophyse costellaire et de la sixième vertèbre cervicale.

Un troisième chef, mais qui appartient proprement aux muscles isocèles , où il forme le troisième, quatrième et cinquième de ces muscles, naît par trois chefs sur les apophyses costellaires des troisième , quatrième et cinquième vertèbres cervicales , sous la forme de petits muscles très-grèles et arrondis (40> lesquels se réunissent pour former un fuseau unique, se portant en dessous pour passer en dehors de la Jame de la sixième apophyse , appliquée sur le tendon d origine du long-inférieur du cou et lui adhère , pour se porter ensuite obliquement en dedans et en arrière , en s apphquant sur la face interne de ce muscle, et se divise en trois chefs, dont Fun charnu (44) i ^ ^^^ ^^ bord antérieur du corps de la première vertèbre dorsale ; le second (45) , formant un tendon , va s'attacher au milieu de celui de la seconde , et le dernier à la troisième.

On trouve chez YHomme quelques trousseaux musculaires qui occupent la même place que ce muscle, en se rendant soit de lapophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale sur les côtés des trois premières vertèbres dorsales; soit en se détachant des chefe du long antérieur du cou qui viennent de Taxis, pour se fixer aux mêmes vertèbres dorsales. Chez YHomme tous ces chefs ne font réellement qu un seul muscle, formé d'un grand nmnbre de parties; mais chez le Chai et la plupart des autres Mammifères, il y en a évidemment deux, que j*ai cru de là devoir distinguer.

Ces muscles sont situés chez le Chat en dehors des isocèles correspondants et des premières côtes.

3*^ Ilîihcaudal (Stb.-Dur ) (PI. VI, fig. t , 68; PI. VIU, %. t , loi ; et PI. X, fig. », 3). Ce muscle placé en dehors du pubio-caudal avec lequel il constitue ce qu'on appelle le Relevèur de Tanus dans YHomme^ semble en effet n'en être qu'une partie; étant, surtout dans quelques sujets , continu avec lui ; mais distinct chez d'autres , et même séparé par un espace rempli de tissu graisseux. Il forme un gros faisceau fort allongé , inséré à la face interne de l'ilium au bord antéro-inférieur de cet os, euixe le chef iliaque du (grand) psoas et Fischio-caudal , sous la première

vertèbre sacrée. De là il se porte en arrière et un peu en dedans , passe en dedans de Tischio-K^audal , appliqué d abord sur le côté de Tintestin rectum qu il contourne obliquement en dessus , en se portant en arrière, et se termine en une lame tendineuse verticale fort large , laquelle se divise en quatre faisceaux d au tant plus forts qu'ils sont plus postérieurs. Ces faisceaux pénètrent entre les muscles sous- vertébraux de la queue et se fixent à la ligne médiane des quatrième , cinquième, sixième et septième vertèbres caudales; mais plus particulièrement à leurs osselets upsiloïdes; et les fibres les plus externes de cette aponévrose se perdent dans l'aponévrose spinale de la queue ; dans leur partie postérieure les deux muscles opposés, sont séparés par les deux pubio-caudaux.

Ce muscle diffère, comme on voit, beaucoup de son analogue chez V Homme , où la queue est rudimentaire : chez ce dernier il est plus large et plus mince, naissant sur le pubis et Tischion, et se confond avec le sphincter de lanus , et plus en arrière avec celui du côté opposé dans le raphé qui passe du sphincter au coccyx.

4' PwA/o-cawû&i/ (Str.-Dur.) , large partie pubienne du Releveur de l'anus dans ï Homme (PL VII , fig. 1,76; PI. VIU , fig. t , 1 02 ; et PI. X , fig. t , 7). Ce muscle large , membraneux et fort mou , semble être la continuation directe du précédent, dont il est toutefois séparé d'ordi-' naire par un petit espace. Il naît à côté de celui du côté opposé, tout le long de la symphyse des ischion et des pubis , et souvent même plus avant sur la branche antérieure de ce dernier os. Ses fibres se portent en haut et d'autant plus obliquement en arrière , qu'elles sont plus antérieures , formant ensemble une lame appliquée par le côté sur les organes remplissant la partie postérieure du bassin : l'urètre , le vagin et le rectum ; et contournant ce dernier en dessus , le muscle se rend ^ après s'être fortement rétréci, à la ligne médiane inférieure des troisième , quatrième et cinquième vertèbres caudales , à côté du muscle opposé où il s'insère.

Les bords postérieurs des deux muscles contigus au-dessus du rectum ,

STSTÈME MUSCULAIRE. 29S

embrassant la partie terminale du muscle caudo-rectal , contre lequel les deux muscles sont appliqués sur les côtés de cet intestin.

Ce muscle est contigu à son origine , en dehors aux os pelviens , ainsi qn a lobturateur-interne ; et en dedans aux viscères placés dans la partie postérieure du bassin. Il adhère par du tissu-cellulaire , en bas aux côtés du vagin chez la femelle, et de Turètrechez le mâle; et plus haut au rectum , et paraît se confondre par son bord postérieur avec le sphincter profond de ce dernier , mais il en est bien distinct.

5' Sous^s^ertébraux de la queue (Str.-Dur.) (PL VII , fig. 0, 36). Ces muscles , comme d'ailleurs la plupart de ceux qui se rendent à la queae , n*ont pas d'analogues chez V Homme. Ils forment une série qui fait, sous la queue, suite aux longs-sous-intertransversaires des lombes, mais plus particulièrement aux longs-^antérieurs et inférieurs du cou, lesquels n'ont pas de véritables représentants sous les vertèbres dorsales. Ils prennent , comme beaucoup d'autres muscles caudaux , des formes différentes sous la partie antérieure et la partie postérieure de la queue. Le premier naît sous le corps de la première vertèbre caudale , par des fibres charnues , ainsi que par une petite lame aponévrotique superfi-^ cielle. Ces fibres forment un muscle fusiforme longeant le dessous de la queue dans le bassin, à côté de son correspondant opposé, séparé seulement par les muscles pubio-caudaux et ilio-caudaux. Il se termine à la septième vertèbre caudale , où il se fixe par un fort tendon isolé à Fosselet upsiloïde , tendon qui règne lui-même en aponévrose fort avant sur la face inférieure du muscle. Ce faisceau , tel que je viens de le décrire y forme le long chef, et reçoit en outre sur son tendon terminal des fibres venant des corps des seconde, troisième et quatrième vertèbre caudale, et trois autres petits trousseaux s'en détachent en dedans, pour se fixer par de petits tendons aplatis à la ligne médiane des troisième , quatrième et cinquième vertèbres caudales. Ces petits chefs représentent les terminaisons d'autant de muscles analogues plus antérieui^.

Ces muscles composés se succèdent d'avant en arrière, en se pla-

29& TROlSlàHB PARTIE.

çant successivement en dehors de ceux qui précèdent, en même temps qu ils diminuent progressivement de grandeur.

Le second (36) , semblable au premier pour la forme , naît sous les seconde, troisième, quatrième , cinquième et sixième vertèbres caudales , franchit la septième par son tendon , et se fixe à la huitième.

Le troisième (36") , au lieu de naître sur la troisième vertèbre , ne commence que sur la cinquième, reçoit des fibres de la sixième et de la septième, franchit par son tendon la huitième et s'insère à la neuvième.

Le quatrième naît sur la septième et la huitième , et se fixe à la dixième.

Le cinquième (36") , ne naît que sur la neuvième vertèbre , et se rend sur la onzième ; et les autres , plus postérieures , continuent à suivre le même mode naissant tout le long de la face inférieure d'une vertèbre , pour se fixer à lapophyse mamillaire de la seconde vertèbre suivante, ou bien aux osselets upsiloïdiens lorsqu'ils existent.

Les muscles antérieurs perdent, comme on voit, successivement deux de leurs plus longs chefs, de manière que le premier et le second en ont cinq, le troisième trois seulement, le quatrième deux, et les postérieures un seul.

6° Courts-sous^plagio-mamillaires (Stb.-Dur.) , les courts-sous-vertébraux de la queue de mon Traité dcmcUomie comparatwe pratique (PI. VI, fig. •, 37). Ce sont de très-petits muscles placés sous les vertèbres caudales en se rendant de l'une à lautre. Si leurs tendons terminaux n étaient pas distinct de ceux des muscles précédents , ils formeraient leur plus court chef; comme ils seraient aussi les courts-chefs des longsplagio-mamillaires , s'ils n'en étaient pas entièrement distincts.

Les plus antérieurs naissent par des fibres charnues à la face inférieure des quatre premières apophyses plagiennes, d'oii ils se portent obliquement eu arrière et en dedans , pour se fixer au corps de la seconde vertèbre suivante (il n'y en a point entre la troisième sacrée et la seconde caudale), en formant de petits muscles aplatis.

Sous les vertèbres postérieures ils naissent tout le long de la face

infra-latérale du corps des vertèbres , et leurs fibres se portent en dehors et en arrière sur un petit tendon grêle , occupant la face externe du muscle, et va s'implanter en se dirigeant en arrière à lapophyse mamillaire de la vertèbre qui suit.

Ces petits muscles sont couverts en dessous par les précédents.

Ajoutez :

r Le Grand-droit-antérieur de la tête ;

2* Le Mipsoas;

3** Le Psoas ;

4'' La Partie inférieure des intercostaux ;

5"" Les Scalènes agissant de concert des deux côtés ;

6"" Les Isocèles agissant également ensemble ;

7* Le Droit-abdominal ;

S"" L'Oblique-externe-abdominal ;

9* L'Oblique-interne-abdominaL

§ IV. Rotateurs.

Quoique les vertèbres soient étroitement articulées entre elles, et ne soient susceptibles que d un mouvement de rotation très-borné , ce mou^ vement étant gêné , d'une part, par les ligaments interépineux , et d autre part , sur les lombes , par la mortaise que les apophyses postobliques et plagiennes forment entre elles, mortaise qui reçoit lapophyse antoblique de la vertèbre qui suit, il existe cependant des muscles assez forts, les antobliques-épineux , qui produisent ce mouvement. Comme les vertèbres se répètent en grand nombre, il suffit d un bien léger mouvement de chacune, pour faire exécuter au corps entier un mouvement de torsion assez notable pour suffire aux besoins de l'animal ; et il devait en conséquence exister des muscles propres à faire exécuter ce mouvement. Mais comme ces muscles en agissant de concert avec leurs congénères du côté opposé produisent par là lextension de la colonne vertébrale, mouvement essentiel chez ces animaux, ces. muscles de-

69 ; et fig. 8, 63). Ces moscles forment une série s'ëtendanl de qu'au boutde la queue, etse composent chacun de trois che& qu en commun sur les apophyses antobliques des vertèbres, et si obliquement en avant et en dedans pour s'insérer en s'élargi: faces latérales des apophyses épineuses dus trois vertèbres qui pi en offrant toutefois des difitireDces notables sur les diverses ré rachis.

Les Antobliques-épineux du cou naissent ainsi sur les apopl tobliques des cinq dernières vertèbres cervicales, et se fixent '• physes épineuses des trois placées au devant. Celui qui vient à sième cervicale (fig. 9, 34) ne forme cependant qu'uD seul 1 court transversal (69), se rendant en arrière sur l'extrémité i de l'apophyse épineuse de l'axis. Celui qui s'attache à la quatri tèbre (35), a deux chefs dont le plus long et le plus superficiel porte en haut et un peu en arrière pour se fixer également à l'ï épineuse de l'axis au dessous du muscle précédent. Le sea plus interne et plus faible, se porte de même en haut et un pet arrière , mais s'insère latéralement au raphé qui élargit l's épineuse de la troisième vertèbre en s'y confondant avec 1 épineux.

Le muscle qui naît sur la cinquième vertèbre (37) comnaenc trois chefs, dont le superficiel (69" a), monte jusqu'à Taxis, et: l'apophyse épineuse en arrière des muscles précédents ; le se raphé de la troisième vertèbre , et le troisième et plus court , ; de la quatrième. Ces deux derniers chefs sont recouverts par des deux vertèbres suivantes.

Les muscles antobliques-épineux de la sixième et septième vert

SrSTÈMB IfIJSCULAIRB. 107

^cale (69 ^ 69*^) sont tout à fait semblables à celui de la cinquième,

en fixant leurs chefs aux raphés qui prolongent en dehors les apo- ^yses épineuses des trois vertèbres qui précèdent. ^1 Ces muscles sont confondus à leur origine avec les chefs du com- ^'l^lezns, et les plus postérieurs se trouvent souvent bndés par une légère Hcupension fibreuse de la bandelette faisant partie de Taponévrose spi- '"hMlle-profonde, et qui se rend du sommet de lapophyse épineuse de la ^septième cervicale sur Tantoblique de la seconde dorsale. ^'y' Les antobliques^épineux du dos (69'; fig. 8 , 63 ) font suite aux précé- ^dents I dont ils ne diffèrent que par la forme et la disposition , étant , IVcIq reste, comme les derniers cervicaux , chacun composé de trois chefs. ■^ Ces muscles naissent par un fort faisceau de fibres aponévrotiques

itièlés de charnues sur les apophyses antobliques de toutes les vertèbres Kfdorsales, plus ou moins confondues sur cette région avec les transverses, fktm qui a , chez \ Homme , induit en erreur ceux qui ont donné à ces ^ÉiBtiscles le nom de transversaires-épineux. De cette attache les muscles ■MT portent en avant et en dedans, et se divisent en trois chefs qui s'élar- -éfglssent de plus en plus, et vont s'insérer au milieu des apophyses épi- ■pttuses des trois vertèbres qui précèdent. Le chef externe le plus long {a) , mkm fixe à la partie moyenne de la troisième apophyse au-dessous de latillirhe des interépineux.

If^^'Le second chef, plus interne, plus court et plus transversal (jb\ se g^pke un peu plus bas à la seconde apophyse épineuse; et le troisième enykift plus court et plus transversal (c), à la base de la première. ^jf^'Les antobliques-épineux antérieurs s'insèrent comme les courts chefs

4fcB cervicaux aux raphés transversaux qui séparent les interépineux. ^ Celui de ces muscles qui naît sur la première dorsale a quelquefois i^tÊBtfak cinq chefs aUant se fixer de plus en plus bas sur les apophyses

fijÉhieuses, et enfin aux lames, ainsi quaux apophyses postobliques des

jiliq dernières vertèbres cervicales, en faisant suite aux antol)liques-

Vj|îineux du cou. Le second chef se fixe à la quatrième cervicale, et les

rois autres, analogues à ceux des vertèbres suivantes, aux raphés descin- ^taième, sixième et septième cervicales.

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