II
250 TEOJSlàllB PAETIB.
ARTICLE II
Des muscles du Tronc.
Les muscles qui meuvent les diverses parties du tronc , ou du torte moins la tête , peuvent être distribués anatomiquement et physiologiquement en six principales régions bien distinctes: celles des t^^uments, du rachis, du thorax, de Tabdomen, de Tanus, des organes urinaires et des parties génitales.
PREMIERE SECTION
Des muscles moteurs des Téguments.
Chez ÏHomjnCy les téguments du tronc, à l'exception de ceux de la partie antérieure du cou, où s étend le cervico-facial , nont aucun muscle qui les meuvent ; et le peaucier du cou, qui descend quelquefois très-bas , et destiné aux mouvements des téguments de la face , appartiennent à cette dernière , et leurs analogues ont en effet été décrits avec les autres muscles de la tète. Chez les Mammifères quadrupèdes , au contraire , on trouve quatre muscles bien distincts qui meuvent la peau du tronc et tous très-développés. Ils sont :
J I. Conlracleurs.
Parmi les quatre muscles qui meuvent la peau du tronc , Tun étant plus particulièrement releveur de la vulve chez la femelle, et releveur du scrotum chez le mâle , je le renvoie à Farticle où sont décrits les muscles des organes génitaux.
r SuS'Cen^ico-cutané (Str.-Dvk.) (PL II, i3). Ce muscle ne semble être que la continuation du cervico-facial (i i), auquel il fait suite sur
STfrTÂIfB MUSCULAIRE. 254
la Duqne. Il naît tout le long do ligament cervical , d où ses iibres se portent en avant et en dessons , en contournant le cou , pour venir s implanter par le moyen de petits prolongements aponévro tiques à la peau du cou , le long du milieu de sa face latérale {ab) , oii elles semblent s'identifier avec les fibres du corium , et s y entre-croisent avec celles du cervico^facial , qui se fixe à la peau sur la même ligne.
Les fibres àe ce muscle très-prononcées en haut , où leur couche est assez épaisse, deviennent de plus en plus rares et plus courtes en bas; et les dernières qui avoisinent lomoplate sont dispersées par de très- petits faisceaux dans le tissu cellulaire. Dans d'autres sujets on remarque au contraire une continuité non interrompue entre ce muscle et le suivant , près de leur insertion sur la ligne dorsale.
3* Dtmuhhuméral (Cuvier) (PI. II, 58). Ce muscle le plus vaste de tout le corps , mais qui n'existe que chez les Mammifères quadrupèdes , et non dans \ Homme ^ recouvre comme un manteau tout le thorax et l'abdomen , en doublant le derme auquel il s'insère , mais diffère des véritables peauciers en ce qu*il se fixe à l'une de ses extrémités au squelette , à la partie antérieure de la face interne de l'humérus , où il se confond avec le grand-dorsal, dont il semble être un chef; et le seconde , en effet , dans la flexion en arrière du bras. Le tendon terminal du muscle teres (grand-rond) , et l'aponévrose terminale du grand-pectoral, forment ensemble une arcade à laquelle se fixe le grand-dorsal , et au-dessous de celui-ci le triceps-interne , arcade sous laquelle passent les vaisseaux et les nerfs du bras. C'est dans toute l'étendue de cette arche fibreuse , et entre ces derniers muscles que se fixe le dermohuméral , formant d'abord un mnscle assez épais et à fibres serrées , qui se portent en arrière et en haut pour s'épanouir en éventail sur les côtés du thorax çt de l'abdomen , en s'açcolant à la peau. Les fibres les plus antérieures montent verticalement , croisent la partie postérieure de Tomoplate, et vont se terminer à la ligne dorsale. Les fibres les plus inférieures , au contraire , qui naissent sur le pilier inférieur de l'arcade , se portent horizontalement en arrière , et se terminent sur la partie
252 TEOISlàHB PARTIE.
antéro-inférieure de la cuisse. Les fibres intermédiaires rayonnent dans ce large espace angulaire , et se fixent , soit le long de la ligne dorsale jusqu a lorigine du bassin , soit sur les côtés du corps où elles se prolongent en partie jusque sur le milieu de la cuisse.
Vers la partie postérieure du corps les faisceaux de ce muscle deviennent si grêles et si espacés , qu on a de la peine à les suivre , et Ton voit à travers les autres muscles , comme s*ils étaient à nu. Un long faisceau de ce muscle, large d'un centimètre à peu prèSr longe en dessus la région sacrée , en se portant vers lorigine de la queue , pour s'y terminer, le faisceau externe qui est le plus fort, aux apophyses transverses des seconde et troisième vertèbres caudales , et les fibres plus internes au même niveau dans laponévrose superficielle de la queue.
Ce muscle a principalement pour fonction de contracter la peau pour chasser les insectes qui incommodent lanimal , ou bien pour secouer violemment la peau, afin de lancer au loin Feau qui imprègne le poil.
3** Dermo-gastrîque (Str.-Dcr.) (Pi. II, 59). Plus superficiel encore que le précédent^ ce muscle peaucier s insère sous le ventre, à la partie la plus antérieure de la ligne blanche, dans -une étendue de quatre à cinq centimètres, sous l'appendice xiphoïde, de là, les fibres se dirigent en dehors et en arrière, en s'écartant en éventail et se perdent sous la peau de la partie infra-latérale du ventre , en passant en dehors du dermo-huméral , avec lequel les postérieures se confondent en devenant de plus en plus longitudinales. Les fibres de ce muscle forment de petits faisceaux écartés très-faibles et fort difficiles à suivre.
Plus en arrière, d'autres fibres, qui continuent le muscle, adhèrent entièrement à la peau , et passent souvent d'un côté du corps à l'autre, et quelquefois on en aperçoit de longitudinales qui se prolongent jusque vers les pubis.
SECONDE SECTION
Des .muscles moteurs du Rachis.
Qaoique le rachis se divise en cinq régions bien distinctes, auxquelles correspond aussi, jusqu'à un certain point, la distribution des muscles qui les meuvent ; ces derniers se modifient souvent si peu de l'une de ces parties à l'aulre , et s enchaînent tellement entre eux , qu'il serait fort difficile de les distribuer en sections relatives à ces cinq divisions de la colonne vertébrale; je les réunis, en conséquence, tous dans ce même article, en indiquant pour chacun les modifications qu'il éprouve dans chaque région ; et désignant avec le nom la région respective.
Les vertèbres étant plus ou moins mobiles en tous sens , leurs muscles se distinguent de là en ceux qui les portent en dessus ou les extenseurs; en ceux qui les portent de côté ou les fléchisseurs latéraux ; en ceux qui les fléchissent en dessous; et enfin, en ceux qui leur font éprouver un mouvement de rotation.
§ I. Extenseurs,
Les anthropotomistes, et surtout les modernes, décrivent sous le seul nom de Sacro-spinal (cervical descendant, grand épineux du dos, long-dorsal , et sacro-lombaire , réunis) , une masse musculeuse placée en grande partie dans la gouttière vertébrale des lombes et du dos; et de laquelle sortent une foule de chefs qui se fixent aux apophyses épineuses, antobliques, postobliques et transverses des vertèbres, ainsi qn aux angles des côtes. Déjà la grande différence qui existe dans les insertions de tous les petits chefs, indique suffisamment que le sacrospinal est un assemblage de plusieurs muscles confondus entre eux ; confusion due en partie au peu de mobilité dés vertèbres, qui ne permettent pas à ces divers muscles de se mouvoir séparément, et
dans une grande étendue, et fait que jamais ils ne glissent Tun sur Fautre , ce qui exigerait qu'ils fussent séparés par du tissu-cellulaire ; et en partie due aussi au petit nombre de vertèbres sur lesquelles ils se répètent ; enfin ce qui contribue epcore le plus à rendre cette masse presque inextricable, cest que ces muscles forment non-seulement des séries, dans lesquelles chacun est composé de plusieurs chefs, francbissant une ou plusieurs vertèbres, doii résulte déjà upe extrême complication , m^is ces mêmes séries varient considérablement d'une région à Fautre dans leur composition , et surtout sur les ver|;èbres sacrées où les muscles sont entièrement confondus en une masse confuse, de manière que les branches qui en sortent sont impossibles à reconnaître.
Quant aux chefs dorsaux , moins volumineux , et de là plus espïicés et plus libres, ils prennent (cependant leur origine sur des vertèbres assez nombreuses pour que plusieurs de leurs longs chefs aient devant eux un nombre sufiîsant de vertèbres pour se fixer à des parties analogues , ce qui rend ces muscles un peu moins. difficiles à distinguer.
En examinant ces mêmes muscles spinaux chez des animaux dont le thorax comprend un grand nombre de vertèbres très-semblables, et bien mobiles, comme chez les Serpents; ces muscles, quoique fort diflférents de ceux de Y Homme , vu le grand éloignement des espèces dans Téchelle des êtres, sont cependant entièrement distincts, et présentent une espèce de Schemu de leur composition dans le type , auquel on reconnaît facilement, par analogie, que les diverses espèces de chefs du muscle sacro-spinal de YHomme appartiennent réellement à des muscles fort différents : ainsi que je le ferai voir dans une monographie anatomique que je publierai bientôt sur la fripera Berus. Mais sans descendre si bas dans lechelle animale , si Ion examine simplement ces muscles chez les Mammifères dont le rachis est composé de vertèbres plus nombreuses et plus mobiles que chez XHomme, et entre autres chez les espèces dont la queue est longue, telles que certains Singes, les Felis et les Macropus , on reconnaît assez bien la véritable composition des muscles spinaux, et l'on voit que cest à tort qu'on considère chez YHomme le sacro-spinal comme ne formant qu un seul muscle , ou la
confosion qu'il présente dans ses nombreux chefs n'est réellement qu une anomalie spécifique.
D'après l'étude que j'en ai faite sur le Oiat et plusieurs autres animaux , je crois non-seulement devoir rétablir la distinction que les anciens anatomistes comme Eustaghius, Wisnlow, etc., en ont faite; mais j'y distingue encore plusieurs autres muscles qui doivent être déoîts séparément, de manière qu'en tout je compte dans la gouttière vertébrale , jusqu'à huit séries de muscles extenseurs du rachis.
r Épineux du dos^ ou grand épineux du dos, de plusieurs auteurs (PL Vn, fig. 1, 60; et PL VIII, fig. 1, 84). Ce muscle est placé à côté de l'eïtrémité des apophyses épineuses des vertèbres dorsales , sous le troisième feuillet de l'aponévrose spinale-superficielle. Il naît postérieurement par une longue lame aponévrotique très-forte sur les sommets des apophyses épineuses des seconde et troisième vertèbres lombaires costinifères et des trois premières lombaires suivantes. De ces attaches les fibres tendineuses se portent en avant, forment une lamecommuue très-épaisse, fort adhérente au quatrième feuillet de l'aponévrose spinalesuperficielle qu'elle concourt à former avec les tendons terminaux des plagio-antobUques cervicaux postérieurs , et des premiers dorsaux , placés plus en dessous. Au niveau de la première vertèbre lombaire , cette lame tendineuse se charge de fibres charnues qui se divisent en faisceaux comprimés , et arqués en dedans , lesquels vont se fixer aux sommets des apophyses épineuses des huit premières vertèbres dorsales et deux dernières cervicales , tant par des fibres charnues , que par des aponévrotiques placées à la face interne ; c'est-à-dire , pour les vertèbres cervicales, ils se fixent au bord latéral d'un raphé tendineux qui étend en dehors la largeur de ces apophyses , et auquel se fixent , plus en dedans, les muscles interépineux.
Les chefs de ce muscle sont d'autant plus longs , plus forts et plus externes , qu'ils naissent plus en arrière et se rendent sur une vertèbre plus antérieure.
Cette série de muscles paraît avoir le splénius pour première partie.
2** Interépineux (Pi. VIII, fig. », 76, e). Toutes les apophyses épineuses, depuis Taxis jusqu'à la neuvième dorsale , sont réunies de chaque côté par un muscle à fibres parallèles. Entre la tête , l'atlas et Taxis , ces muscles sont remplacés par les petits, moyens et grands droits postérieurs de la tête , et sur la dernière dorsale , ainsi que sur les lombaires , les sacrés et les caudales , ils manquent complètement.
Les apophyses épineuses étant très-comprimées, leur épaisseur nofire quune étendue bien petite aux fibres de ces muscles, qui devaient cependant être forts afin d agir avec énergie dans Textension de la tète. Pour étendre les attaches de ces muscles, les apophyses épineuses auxquelles ils se fixent , produisent de chaque côté une lame àponévrotique dirigée en dehors , de trois millimètres à peu près de large sur le cou et les premières vertèbres dorsales, et qui se prolonge en bas, jusquaux apophyses postobliques. C*est sur ces cloisons transversales que naissent et se terminent en partie les fibres des muscles interépineux, de manière que ces cloisons ne paraissent entre eux que comme des
raphés {d).
Ces muscles sont surtout très-larges, verticalement entre les premières vertèbres dorsales, où ils occupent toute la hauteur des apophyses épineuses, mais décroissent graduellement, ainsi que la largeur de leurs aponévroses d'insertion , jusqu a la neuvième , où les derniers sont ré* duits à un petit faisceau conique. Sur le cou, ils diminuent également à mesure qu ils sont plus antérieurs, mais moins rapidement, quoique leurs cloisons aponévrotiques s étendent au-dessus du sommet des apophyses épineuses intermédiaires.
Dans certains sujets, j'ai trouvé les muscles interépineux dorsaux, réduits à des ligaments de même forme , et constituant les ligaments interépineux externes (représentés Pi. VIII, fig. 8, 60, k).
Les véritables intervalles des apophyses épineuses sont remplis d'une lame àponévrotique faible et presque celluleuse , plus distincte sur la partie postérieure dorsale , ainsi qu'au-dessous des muscles , où ceux-ci laissent une partie des apophyses épineuses à découvert: ce sont les ligaments interépineux internes (60, t).
3* InterpostobUques (Sth.-Duh. )» les interobliqnes de mon Traité danaiomie pratique (PL VIH^ fig. 1, 76). Petits tronsseaax musculeax appliqués sur les lames des vertèbres , où ils se portent d*une apophyse postoblique à une autre en formant une série composée , étendue depuis l'axis jusqu a la seconde vertèbre dorsale , les autres plus postérieurs paraissant être confondus avec les plagio-antobliques en ce que les apophyses postobliques n'y sont pas distinctes des transverses , et sur les vertèbres lombaires , sacrées et caudales , partie placée en arrière du Nœud de la colonne vertébrale. Ces muscles sont remplacés par la série des interantobliques.
Les InterpostobUques cers^icaux sont formés de plusieurs chefs (fîg. 1 , 76) 9 en nombre variable selon la place qu'ils occupent. Celui qui naît sur l'atlas est représenté par Toblique-inférienr de la tête (69), qui n'a qu'un seul chef fixé à l'axis , et appartient aux muscles moteurs de la tête. Les autres ont tous trois chefs : le premier (76) se porte de l'apophyse antoblique de l'axis , où il se fixe devant lantobliqueépineux , sur celles des troisième , quatrième et cinquième vertèbres. Le muscle , qui naît sur la troisième (fig. S, 69) , se rend de même sur les trois suivantes , et ainsi des autres ; celui qui naît sur la cinquième , envoie son long chef sur la première vertèbre dorsale ; celui qui se fixe à la sixième « s'étend jusqu'à la seconde de cette région; mais celui qui vient de la septième cervicale n'a plus que deux chefs ; et enfin , un dernier qui se fixe à l'apophyse postoblique de la première dorsale , n'en a plus qu'un seul qui se rend sur la vertèbre suivante.
Les InterpostobUques lombaires sacrés et caudaux paraissent avoir disparu , et se trouvent , en quelque sorte , remplacés par les InteraniobUques.
4* InterantobUques (Str.-Dur. )> les interobliques de mon Traité danaiomie pratique (PJ. VIII, fig. 8 , 61). Ces muscles n'existent pas sur la partie antérieure du rachis, depuis la tête jusqu'à la dernière vertèbre dorsale ; c'est-à-dire dans toute la partie qui se trouve en avant du Nœud de la colonne vertébrale, où ils sont remplacés par la série des II. 33
9SB TSQIftiiVI FAATIB.
postobliques. Ils forment de petits musoles triangulaires , placés dans les échancrares que les apophyses antobliques forment avec la lame des vertèbres lombaires i sacrées et caudales , où ils se fixent en ne formant qu'un seul chef. Leurs fibres se portent de là en arrière pour s'insérer sur une aponévrose terminale occupant presque toute la Êice externe de ces muscles , et qui va elle-même se fixer au sommet de Tapophyse antoblique qui suit; cette petite aponévrose donne , en outre, insertion à sa face interne près de sa terminaison , à Tun des chefs des muscles antoblique-épineux. correspondant , et se prolonge en dessus en une lame apouévrotique qui recouvre ces derniers muscles en formatit l'aponévrose spinale-profonde.
Cette série commence sur la première vertèbre lombaire costiniftre par un muscle fort petit, et ils augmentent ei^uite graduellement jusqu a la quatrième ou la cinquième lombaire , privée de costines , et diminuent après de nouveau , jusqu'au sacrum , où ils sont de nouveau fort petits.
Les antérieurs de la queue sont au contraire un peu plus volumineux que ces derniers , et diminuent graduellement jusqu'à l'extrémité de la queue , où ces muscles deviennent à la fin imperceptibles.
5* Plagio-antobliques (Sth.-Dur.). Les transversaires obliques de mon Traité danatonue pratique , composés du transversaire de Y Homme , et de la portion du long dorsal qui naît sur la partie postérieure des apophyses dites transverses, mais qui représente, ainsi que je l'ai fait remarquer , les apophyses plagiennes (PL VII , fig, 1 , 3 8 et 6 1 ; PL VIII , fig. t , 92 , 93 , 94 et 96). Ces muscles forment une série qui s'étaid tout le long de la colonne vertébrale, depuis Taxis jusqu'à l'extrémîté de la queue , mais diffèrent suivant la région qu'ils occupent.
Les Plagi(hantobliques cen^icaux se composent de plusieurs che& qui naissent eu avant par des languettes distinctes sur la partie postérieure du sommet des apophyses transverses des vertèbres du cou , qui paraît re* présenter, comme sur la dorsale, les apophyses plagiennes, ainsi que l'indiquent précisément les muscles dont il est ici question ; et leur série
se contiiiiie sur la partie postérienre dn dos et le reste de la colonne Tertébrale , en prenant ses insertions sur les apophyses plagiennes. Ces muscles cervicaux se distribuent à plusieurs vertèbres ^ui suivent immédiatement celle sur laquelle ils naissent, en s'y fixant aux apophyses antobliques.
Gdui qui naît sur Tatlas est très-fort ( PL YII, fig. 1 / 38 ); il est placé entre les scalènes, situés en avant, et le complexus qni se trouve en arrière, en dessous et en dedans, pour se rendre aux troisième et quatrième vertèbres cervicales, et il est d*autant plus externe qu'il se porte plus ea arrière. Le premier chef se dirige presque transversalement en dedans , et se fixe à la face latérale de Taxis, dans tout Fespace qui sépare les deux trous de conjugaison. Le second est le plus gros, et le dernier le plus faible.
Le muscle qui prend son origine sur Taxis (PL YIII , fig. • , 60) , est placé devant le précédent. 11 naît par un tendon court externe sur Textrémité de Tapophyse transverse, et se divise en trois chefe qui se dirigent en dessous et en dedans , pour aller s'insérer aux faces latérdes des trois vertèbres qui suivent « au-dessous des crêtes qui lient les apophyses antobliques et postobltques.
Celui qui vient de la troisième vertèbre (PL VII , fig. 1 , 6 1 , a ; et PL VIII, fig. 1 , 9a , a), est également placé au-devant du précédent , et nait par un tendon arrondi , long et fort , auquel se fixent également quelques trousseaux de fibres du grand-dentelé placé plus ^1 dehors^ Il se partage en dix chefs qui se rendent aux quatre dernières vertèbres cervicales , en s y fixant aux apophyses antobliques et aux six premières dorsales , ou les cinq pruniers s'insèrent en dehors, aux tendons d'ori* gine du complexus (85) , et de Tintersectus ; enfin , le dernier qui cor^ respond au chef antérieur du long dorsal (des anthropotomistes), s'insère à Tapophyse antoblique de la sixième vertèbre dorsale.
Ceux de la quatnème cervicale (PL Vil, fig. t , 61, &; et PL VIII ^ fig. 1 , 92 , &) , se comporte de même que le précédent , en se plaçant successivement au-dessous et en dehors de lui , et dont les longs chefe, qui se fixent au delà de la cinquième vertèbre dorsale (correspondent
Wi TROlSlàMB PARTIS.
aux chefs antérieurs du long dorsal des anthropotomistes) confondent de pins en plus leurs tendons terminaux en une seule lame aponévro* tique , faisant partie du cinquième feuillet de laponévrose spinale-superficielle; et se fixent aux apophyses antobliques, depuis la septième jusqu a la dixième vertèbre dorsale et première lombaire.
Celui qui naît sur la cinquième vertèbre cervicale (PL VU , fig. t , 6i , c; et PI. VIII, fig. 1 , 93 , c), envoie son plus long chef jusqu'à la seconde lombaire costinifère, par le moyen, d'un long tendon terminal, placé au bord supérieur du muscle, et recevant des chefe courts des dernières cervicales et premières dorsales : le nombre de ces dernières est difficile à déterminer , tous ces muscles y étant confondus.
Les muscles suivants (PL Vil, fig. t , 61, dete; PL VIII, fig. t, 93 , d et e) ^ placés successivement en dehors de ceux qui les précèdent , se comportent de même que le dernier que je viens de décrire, et confondent leurs tendons terminaux avec le sien , pour composer le cinquième feuillet de Taponévrose spinale.
D après ce que viens de dire, on voit quil y a une interruption entre la masse de ces muscles qui viennent des vertèbres cervicales , et ceux qui naissent sur les dorsales; c'est-à-dire que les plus antérieurs nont que des chefs courts , que les moyens manquent des chefe de seconde longueur, le plus grand ne franchissant que neuf vertèbres , tandis que les plus longs en franchissent quatorze. Les deux masses se séparent de là facilement Tune de l'autre , comme pour indiquer ce vide. Cette séparation a été remarquée également chez ï Homme , où Ion a donné à la masse antérieure le nom de muscle transs^ersaire , et à la postérieure celui de long-dorsal, quoique dans le principe , et comme les attaches l'indiquent , les deux appartiennent à la même série.
L'intervalle entre les deux parties des plagio-antobliques est rempli^ quant aux attaches postérieures , par la série de l'épineux du dos ; mais qui naît à son extrémité antérieure sur les apophyses épineuses et non sur les transverses ou les plagiennes , ce qui oblige, jusqu a nouvelle preuve , de le ranger dans une autre série qu'il constitue à lui tout seul , n ayant
STSTÈMB MUSCULAIRE. 361
aucun analogoe ailleurs , ce qui indique également que c'est un muscle dérangé.
Mais ces faits que des organes peuvent ainsi être déplacés , se mon* trent assez souvent dans l'organisation des animaux de classes fort différentes , ainsi que je Tai plusieurs fois fait remarquer ; et quoique la plupart ne portent pas avec eux la preuve évidente de ce déplacement , il y en a cependant où il est incontestable , comme , par exemple , pour les membres antérieurs des Chéloniens, et cela suffit pour en faire admettre la possibilité dans les autres cas, oiice changement de disposition est indiqué.
Les muscles plagio-antobliques cervicaux paraissent faire eux*mémes suite à Tiutersectus et au complexus qui se rendent de la partie posté* rieure de la tête aux apophyses antobliques du dos , et semblent en être les plus longs chefs.
Plc^O'ontobliques dorsaux (PI. VIII , fig. t , g3). Correspondant chez ÏHomme à la série des chefs du long-dorsal qui se fixent en avant aux apophyses transverses (plagiennes) , des vertèbres du dos , et forment une suite de muscles composés de chefs plus ou moins longs ; mais tellement confondus entre eux « qu on a de la peine à les démêler ; cependant la direction des fibres , ainsi que celles de leurs tendons , indiquent assez bien leur mode de composition et leurs insertions.
Ils naissent en grande partie par des fibres tendineuses , superficielles externes , cachées par la série des muscles costo-épineux placés plus en dehors. Ces tendons très-peu apparents pour les premiers de ces muscles, mais d autant plus distincts et plus longs qu'ils partent d'une vertèbre plus postérieure , naissent sur les sommets des apophyses plagiennes, et se dirigent avec le muscle auquel ils donnent naissance obliquement en arrière , en dedans et en haut. Ces muscles se divisent ensuite chacun en six chefs, dont les plus longs, externes, se terminent depuis le niveau de la cinquième vertèbre dorsale , jusqu'à celui de la douzième à la face supérieure de l'extrémité antérieure du cinquième feuillet de l'aponévrose spinale-superficielle ; aponévrose très-épaisse à fibres longitudinales , qui recouvre librement la masse des muscles lombo-plagiens ,
368 TAOISlàXB PAHTIBt
placés plus profondément dans la gouttière vertébrale. Cest cette aponévrose qae les anthropotomistes ont nommée la lame àjibres tùngitudirudes de Faponévrose spinale , mais qui n'est réellement qne le produit de Fanion de tous les tendons terminaux des muscles que je décris id , ainsi que de ceux des derniers plagio-antobliques cervicaux, et des costo-épineux placés plus en dehors. Le tendon terminal du long chef, faisant partie de Faponévrose spinale, se prolonge fort loin sur le muscle , et reçoit à sa face inférieure les fibres charnues de cinq antres chefs de plus en plus courts, venant des apophyses plagiennes suivantes. Après que le ventre qui résulte de la réunion de ces six chefe a franchi six vertèbres, il se termine par un tendon libre de fibres charnues, qui va se fixer enfin à Fapophyse antoblique de la treizième vertèbre qui suit celle sur laquelle naît le long chef; ces tendons terminaux, quoique confondus entre eux dans les muscles antérieurs , peuvent cependant très-bien être suivis dans Faponévrose qu'ils forment.
Dans la partie postérieure de la région dorsale, où les vertèbres sont plus longues et plus mobiles , les divers che& de ces muscles deviennent aussi plus distincts , et sont même quelquefois bien isolés ; surtout aux deux premières lombaires costinifères (fig. • , 7g).
Les muscles qui naissent sur les dernières dorsales, correspondent dans Faponévrose terminale à des faisceaux qui se prolongent jusqu'au sacrum et à Filium , qui interrompt ceux qui doivent aller inclusivement à la troisième vertèbre caudale.
En suivant la direction des fibres de ce large tendon commun , mais surtout en l'examinant à sa face inférieure (PL YIII, fig. •, 80, abcd)^ on voit en effet qu'il se compose manifestement de faisceaux qui se portent en arrière , les plus internes un peu moins obliquement en dedans que les externes qui sont plus transversaux ; que les premiers appartenant aux muscles plagio-antobliques cervicaux et dorsaux, deviennent enfin libres et se fixent, sous forme de gros tendons isolés, aux apophyses antobliques des deuxième , troisième , quatrième et dm* quième vertèbre lombaire, tandis que les £adsceaux externes (81), appartenant aux muscles costo-épineux , dont je parlerai un peu plus
bas 9 se fixent successivement aux apophyses épineuses de toutes les vertèbres lombaires et de la première sacrée ; et plus en dehors à la crête de filinm. Cette différence dans les insertions de ce large tendon commun prouve déjà quil est formé de la réunion de deux ordres de faisceaux fibreux confondus.
Les chefe courts (7g, 79^ 79''), placés plus en dedans ^ mais intimement unis entre eux , ainsi qu aux longs , se fixent successivement par des prolongements tendineux aux apophyses antobliques des secondes , titMSwme, quatrième et cinquième vertèbres suivantes ; où leurs tendons terminaux se confondent plus ou moins avec les tendons d origine des antobliques épineux des lombes.
Les Plagio-antobliques lombaires (fig. 1,94) font immédiatement suite à ceux du dos , dont ils diffèrent par la forme et le volume ; différence due en partie à celles des vertèbres respectives. Us naissent de même sur les apophyses pkgiennes depuis la troisième lombaire costinifère jusqu'à k demi^^ près du sacrum , par de longs tendons externes qui so^t à la fois ks tendons twminaux antérieurs des muscles lombo-plagiens. Ces tendons (^l), d abord ronds, puis larges et aplatis en feuilles, cx>mme les plus postérieurs des plagio-antobliques dorsaux , donnent par leur £K)e interne insertion aux fibres musculaires. Celles-ci, quoique confondues en une seule masse, se distinguent cependant en plusieurs chefs , qui se portent en arrière , en dessus et en dedans , en se contournant un peu sur eux-mêmes, et vont se fixer, à lexception du plus long, à des tendons terminaux implantés aux apophyses antobliques des vertèbres suivantes, excepté la première. Le muscle qui vient de la troisième vertèbre lombaire, est formé de cinq chefe, dont les quatre premiers, larges, fortement comprimés, et placés d autant plus en avant et en dehors sur le tendon d'origine , qu'ils se portent sur une vertèbre plus postérieure , vont se fixer aux seconde , troisième , quatrième et cinquième vertèbres lombaires non costinifères, en s'inséra nt à la face externe des tendons d'origine des muscles antobliques-épineux , tendons formant par continuité l'aponévrose spinale-profonde. Ces dieb sont d'autant plus faibles, qu'ils sont plus postérieurs.
36& TAOISlàME PARTIS.
Le chef le plus long da muscle occupe la partie supérieure de ce dernier, où il se trouve immédiatement recouvert par le cinquième feuillet de Faponévrose spinale-superficielle. 11 naît en dehors des che& courts, sur le tendon d origine , tout le long de l'espace qui donne insertion à ces derniers. Son ventre, après avoir franchi six vertèbres» produit, au niveau de la dernière lombaire^ un tendon filiforme tout à fait superficiel , lequel , au lieu de s'unir à ses analogues qui précèdent, pour concourir à former l'aponévrose spinale , reste au contraire libre, et va s'implanter à l'apophyse antoblique de la troisième vertèbre caudale, franchissant ainsi sept vertèbres. Avant de se fixer, le tendon reçoit encore un court chef venant tout le long de la face latérale de la vertèbre qui précède.
Les autres muscles de la même série naissent sur les vertèbres lom-* baires, sacrées et les onze premières caudales, ceux-ci forment les pk^o-antobUques sacrés et caudaux (PI. VIU, fig. 1 , gS et 96' ), après lesquelles ils cessent de se répéter. Tous présentent la même forme et la même disposition que le premier que j'ai décrit, en se plaçant successivement en dehors et au-dessous de ceux qui précèdent, en même temps qu'ils diminuent graduellement de force.
Tous ces muscles forment une masse commune bien distincte » placée entre la série des antobliques-épineux en dedans, et les lombo-plagimis et lombo-transversaires , avec les longs-susintertransversaires de la queue en dehors , remplissent avec eux la gouttière vertébrale..
Leurs tendons terminaux se réunissent tous en un seul faisceau, occupant la face supérieure de la masse commune, où ils sont reçus chacun dans une gaine fibreuse spéciale que leur fournit l'aponévrose spinale-superficielle , et successivement placés les uns en dehors des autres à mesure qu'il se portent plus en arrière.
Après la onzième vertèbre caudale , ces muscles cessent de se succéder; le dernier atteignant par son tendon la vertèbre terminale de la queue.
6* Costo - épineux (Str.-Dur.). Ces muscles étant masqués par les épicostaux ( PL Yll , fig. t , 63 ) qui les recouvrent en dehors^
pu représenter d'une part qae leurs origines sur les côtes (PL VIII, fig. 1, 107); et, d'autre part, leurs extrémités sur le tendon commun ( fig. M j 81). Cette série des costo-épineux a été confondue jusqu a présent , chez Y Homme , avec les muscles qui précèdent , sous le nom commun de Long-dorsal, dont ils constituent les che& costaux; Dan$ le Chat^ ils forment de même une série où ils se succèdent en se continuant sur les lombes par le lombo-transversaire , et sur la queue par le long-sus-intertransversaire.
Ils naissent en avant de lextrémité supérieure de toutes les côtes et des costines , en dedans des attaches des muscles épicostaux avec lesquels ils sont en partie confondus , et pourraient être pris pour leurs chefs longs s ils n'avaient une terminaison différente. Plus en arrière, la série des costo-épineux se continue sur les deux premières apophyses transverses lombaires non costinifères , où ils se confondent complètement avec les chefs correspondants (io8) des épicostaux ou costo-lombaires.
Les premiers costo-épineux sont grêles, les suivants de plus en plus forts, jusqu'aux deux derniers naissant sur les vertèbres lombaires, les plus laides de la série. Tous ces muscles se portent obliquement en arrière, en dessus et un peu en dedans, s'unissent entre eux, et ne sont bientôt distincts que par de légères fissures de leur surface, et vont s'insérer successivement sur le bord externe du large tendon commun à eux et aux plagio-autobliques ( PI. VU , fig. 1 , 6 1 ; et PI. VUI , fig. » , Si), formant la partie antérieure du cinquième feuillet de l'aponévrose spinale superficielle , et auquel les fibres musculaires s'implantent, depuis le niveau de la cinquième vertèbre dorsalejusqu'à la cinquième lombaire non costinifère, en s'y continuant plus particulièrement avec les fibres externes superficielles de cette aponévrose, qui vont se fixer aux sommets des apophyses épineuses des quatre dernières vertèbres lombaires, à celles des sacrés ainsi qu'à la crête de l'ilium.
Si l'on admet, comme cela est indiqué par la direction des fibres du tendon postérieur, que ces muscles se portent sur les apophyses épineuses lombaires, sacrées et caudales; le plus antérieur, qui vient de la première côte^ se terminerait à la cinquième vertèbre lombaire non u. . 34
9M TEOISliMX PÂETIBr
oostinîfère , et les quatorze suivants , à autant de vertèbres plus postérieures; c'est-à-dire aux deux dernières lombaires, aux trois sacrées , et aux neuf premières caudales. Leur ventre franchirait cinq vertèbres ^ et le tendon huit autres. En effet, Taponévrose qui enveloppe la queue, présente la même structure que le quatrième feuillet de Taponévrose spinale lombaire; étant formée de fibres transversales qui font la continuation du troisième et quatrième feuillet lombaire , et sous lequel se trouve un autre feuillet à fibres longitudinales fixé aux apophyses épineuses, ainsi qu'aux cloisons ligamenteuses intermédiaires; aponévrose qui est la continuation du cinquième des lombes, formé par la juxtaposition des tendons des muscles que je décris ici. Ces tendons passent sur le sacrum, en prenant des points d attache le long de Filium; mais ces dernières insertions que Taponévrose spinale a sur le bassin ne sont duesqua l'interposition, en quelque sorte accidentelle, de ce dernier, qui interrompt la continuité de ces tendons.
Il est impossible de dire si ces muscles ont des chefs courts distincts de ceux des muscles épicostaux placés plus en dehors, et avec lesquels les longs des costo-épineux se confondent , surtout sur la région lombaire.
Après les muscles qui naissent sur les deux premières apophyses transverses des vertèbres lombaires non costinifères , la série se continue plus en arrière par les muscles suivants placés en dedans des lombo-épineux avec lesquels ils se confondent.
7* Lombo 'transi^ersaires (Str.-due.), portion du Long-dorsal de t Homme ; les lombo-transversaires-latéraux de mon Traité danatotnie pratique (PL VIU, fig. 1 , m). Les muscles précédents n'auraient pas d'analogues lombaires si ce n'étaient ceux-ci, qui n'en représentent toutefois que les courts chefs, ne franchissant qu'une ou deux vertèbres ; et ceux-ci, à leur tour, n'auraient pas de correspondants dorsaux. Mais leur analogie est indiquée par la transition que présentent les muscles postérieurs des costo-épineux.
Les lombo-transversaires , quoique confondus en une seule masse , forment cep^idant une série naissant sur toute la Êice supérieure des
STSTàttS MUSGOLilEE. 267
cinq dernier» apophyses transTerses lombaires , ainsi qne snr leurs ligam^its intertransversaîres.; en s*y confondant avec les lombo-épinenx , placés pins en dehors. Dé ces attaches les fibres charnues se portent paraU^em^it en arrière et en haut, formant une masse commune où les divers muscles individuels qui la composent sont difficiles à distinguer. Ces muscles franchissent un peu plus que la longueur d'une vertèbre , et se fixent à la face inférieure d'un large tendon très-fort (i lo), commun à tous , ainsi qu aux lombo-plagiens , tendon placé horizontalement dans la gouttière vertébrale, et lui-même implanté à Tangle antérieur de Filitun , d'où il se prolonge en avant jusqu'à la troisième vertèbre lombaire non costinifère. Ce tendon , large de huit à neuf millimètres , entièrement caché entre les muscles qui s y fixent , se continue par son bord externe avec le cinquième feuillet de l'aponévrose spinale, formé, ainsi que je l'ai fait voir, parla réunion des tendons terminaux des muscles costo - ^ineux ; ce qui établit encore une analogie entre ces derniers muscles et les lombo-transversaires; et le tendon lui-même doit ainsi être considéré comme formé de la réunion de tous les tendons spéciaux de ces muscles, qui devraient se terminer aux vertèbres sacrées et caudales; mais se trouvent interrompus par le bassin.
Les fibres musculaires les plus postérieures pro vidant de la dernière apophyse transverse lombaire, se fixent même à la face interne de l'ilium.
Ces muscles remplissent toute la partie inférieure de la gouttière vertébrale «ur les lombes , où ils se trouvent recouverts en dessus par les lonodM-pldgiens , et en dehors pak* les lombo-épineux.
Les analogues de ces muscles sur la queue paraissent représentés par la série des muscles moyen-sous-intertransversaires, mais comme ces derniers sont plus particulièrement fléchisseurs latéraux de la queue , je ne les décris que dans le paragraphe suivant.
8* Lombo^plagiens (Sth.-Dcr.) , portion du Long-dorsal de ï Homme ^ le lombo-transversaire-supérieur de mon Traité danatomie pratique (PL VUl , fig. 1 , 97). La série de ces muscles qu'on a également com-
prise avec plusieurs des précédents sous le nom de Long-dorsal chez Y Homme ^ n'a pas la même direction que les autres composants de ce muscle. Au lieu d*être dirigés d avant en arrière et en dedans , ces muscles sont dirigés d avant en arrière et en dehors , ce qui les fait contribuer puis^ samment aux flexions latérales du rachis. Cependant , comme leur direction en arrière est très-oblique, ils sont plus extenseurs que fléchisseurs latéraux, et doivent par conséquent trouver leur place dans ce paragraphe.
Ils forment une forte couche de fibres musculaires, occupant la partie supérieure de la masse commune des muscles spinaux. Leurs fibres naissent en partie sur la face supérieure du long tendon terminal commun (no) des muscles lombo-transversaires , et caché entre ces deux séries de muscles. Ce tendon très-vigoureux , décrit à l'occasion de ces derniers muscles , est fixé à langle antérieur de l'ilium , d'où il se porte en avant jusqu'au niveau à peu près de la troisième vertèbre lombaire, non costinifère. Les fibres charnues de tous les muscles lomboplagiens naissent, comme je viens de le dire, à la face supérieure de ce tendon et une partie seulement dans la portion supérieure de la fosse iliaque interne. Toutes ces fibres, quoique confondues en une seule masse , se partagent cependant distinctement en huit muscles vigoureux placés à la suite les uns des autres , se dirigeant obliquement en avant et en dedans, pour s'insérer en dessous , aux huit tendons foliacés (94f à)^ qui donnent aussi attache aux muscles plagio-antobliques lombaires , tendons qui se terminent en avant , en devenant étroits et arrondis aux apophyses plagiennes des huit dernières vertèbres lombaires.
Ces huit muscles , aussi bien que leurs tendons terminaux , sont d'autant plus forts qu'ils sont plus antérieurs, et se recouvrent d'avant en arrière.
Ils n'ont pas d'analogue sur les autres régions du corps, si ce n*est dans les longs-sus-intertransversaires de la queue.
Ajoutez :
1* Les muscles extenseurs de la tète , à l'exception de ceux qui
se fixent à l'atlas; 2* Les Splénius.
STSTiMB MUSCULAIRE. 2G9
$ II. Fléchisseurs latéraux.
Les muscles qui fléchissent le rachis de côté , se distinguent encore en ceâx qui le courbeat également en haut , et en ceux qui contribuent à le fléchir en dessous; les premiers sont placés au-dessus des apophyses transverses et les seconds aa-dessous , et les intertransversaires proprement dits entre les deux séries. Je les expose icf dans le même ordre , en commençant par les fléchisseurs latéraux supérieurs.
1* Scalènes (PL V, fig. 1, 4^*4^9 ^' PI. VI, 58). Je réunis sous ce nom^ les analogues des deux muscles nommés chez Y Homme les scalènes moyen et postérieur, et comprenant peut-être aussi le cervical descendant; tandis que je coqsidère le scalène antérieur réuni à d autres cfae& , comme constituant un muscle particulier décrit plus bas sous le .D<»n d'isocèle. Les scalènes paraissent être les représentants sur le cou des muscles épicostaux , eux-mêmes les analogues du sacro-lombaire des anthropotomistes ; mais offrent toutefois des différences fort grandes dans leur disposition et surtout pour le nombre et la longueur des chefs , dont plusieurs se prolongent au loin sur la partie latérale de la •poitrine , en s'insérant aux côtes en dehors des premiers chefs des épicostaux, au lieu de se trouver placés en dedans, ainsi que cela. a lieu pour le cervical descendant de X Homme , première partie de ces derniers ( sacro-lombaire ) , à moins qu'il ne soit transposé en dehors pour former ces chefs latéraux ; et , si ce déplacement n a pas lieu , il y aura ^ d'une part des chefs postérieurs des scalènes de plus dans le Chatj et de l'autre , les analogues du cervical descendant de Y Homme , de moins ; quelquefois seulement j'ai trouvé ce dernier représenté par un seul chef de l'épicostal, remontant jusqu'à l'apophyse transverse delà septième vertèbre cervicale.
En admettant la transposition dont je vienis de parler, et à laquelle on est conduit, en comparant ces muscles aux épicostaux des Serpents qui ressemblent à la fois aux uns et aux autres, on trouve sur le cou la
970 TAOlBlàllB PAftT».
continuation de la série des épicostaux, et sur le thorax celle des scalènes.
Les analogues des scalènes moyen et postérieiir de Y Homme ^ se composent même chez le Œai de sept divisions fort distinctes, qnon pourrait appeler autant de muscles spéciaux , vu leurs diflfér^ates in* sertions à leur extrémité postérieure; mais conmie ils ne forment ensemble qu'une seule série composée , je ne les distingue que par une désignation numérique, indiquant le rang d'avant en arrière qu'ils occupent.
Le premier Scalène (4 1 ) 9 ou le plus court, absolument disposé comme la partie cervicale du cervical descendant de X Homme ^ dont il est évidemment l'analogue , est composé lui*mème de cinq divisions naissant par des languettes tendineuses sur les sommets des apophyses transverses des cinq dernières vertèbres cervicales. De ces attaches les fibres charnues se portent en haut ; chacun des cinq faisceaux se divise en autant de chefs qu'il y a de vertèbres au-dessus pour se fixer par l'intermédiaire de tendons aux sommets des apophyses transverses de ces dernières , et de manière que les chefs inférieurs recouvrent les supérieurs en dehors. C'est-à-dire que celui qui vient de la troisième vertèbre en fournit deux , un pour l'atlas , et un pour Taxis (celui-ci est propre» ment Tintertransversaire que je décris plus bas , ou est du moins confondu avec lui). Le scalène , qui vient de la quatrième , en produit trois (y compris Tintertransversaire) , celui de la cinquième quatre , celui de la sixième cinq , et celui de la septième également cinq , n'en ^1voyant pas à l'atlas.
Le second Scalène (4a) « une partie de l'analogue du scalène moyen de \ Homme , s'attache de même à l'extrémité vertébrale de la pre* mière côte , par de fortes fibres tendineuses , d'où il se porte en avant et en haut , passe au-dessous du précédent qu'il recouvre en partie en dehors ; et se divise en cinq chefs , qui se fixent aux sommets des apophyses transverses des vertèbres cervicales, depuis l'axis jusqu'à la sixième : les supérieures en se rendant sur les tendons du premier scalène , et les inférieures à des tendons semblables.
ST^TÈMB M08C8LAEBB. S71
Le troisième Scalène (PL VI , %. S, 5B) , correspondant également au scalène moyen de ï Homme , est un moscle large et fort , qui s'attache tout le lot^ de la première côte , en dedans du second , dont il est entièrement distinct , conmie dans Te^èce humaine. De cette attache les fibres se portent en avant et en haut, croisent obliquement celles du second , pour se rendre par cinq divisions (abede) , aux apophyses transverses des cinq dernières vertèbres cervicales^ en s y insérant à la face antérieure des tendons des autres scalènes qui se fixent à la face postérieure.
Le quaUième et le cinquième Scalène (PLV, fig. t , 44)i correspondant au scalène postérieur de \ Homme ? sont souvent deux petits muscles , naissant chacun par une expansion aponévrotique sar les cartilages de la seconde et de la troisième côte , et non sur l'extrémité vertébrale de la seconde comme chez Y Homme. Ces petits trousseaux musculeax se portent en haut et en avant ^ et s'unissent bientôt au bord inférieur du septième scalène , ainsi qu'à la partie latérale du troisième , en distribuant leurs fibres aux tendons terminaux des autres scalènes qui se rendent aux troisième , quatrième et cinquième apophyses transverses cervicales.
Dans certains sujets , ces deux petits muscles sont confondus à leur origine avec le sterno-costal-extérieur qui appartient évidemment à la même série. Dans* d'autres sujets, on n'en trouve qu'un seul, fort large ainsi qu'il est représenté sur la planche V, et formé de la réunion de deux petits ; et chez un individu je les ai trouvés doubles et les deux chefs même fort écartés l'un de l'autre.
Le sixième Scalène (43) , n'a pas de représentant chez l'espèce humaine. 11 forme dans sa partie postérieure un muscle simple , long et aplati, fixé par une expansion tendineuse très-mince, au milieu de la quatrième côte ; d'où le muscle se porte en avant , passe dans l'intervalle des languettes du grand-dentelé qui se fixent à la troisième et à la quatrième côte. Arrivé à la face externe de ce muscle, il continue à se diriger en avant et en haut, se rétrécit^ longe le bord inférieur du second scalène qu'il recouvre en partie en dessous, et distribue ses fibres
272 TE0I8IÈIIB PAETIB.
aux tendons terminaux des autres scalènes qui se rendent aux troisième et quatrième vertèbres cervicales.
Le Septième Scalène (4^ )« 1^ pl^^s long et le plus fort de tous, .n'a également pas d'analogue dans l'espèce humaine. Il nait par un trèslong tendon fort mince et membraniforme (a) , sur Fextrémité inférieure de la neuvième côte; de là il se dirige en avant , placé entre les digita-. lions du muscle oblique-externe de Tabdomen , et celles du grand-dentelé. Ce tendon reçoit en outre des languettes d attache (b^ c, d) des extrémités des sixième, septième et huitième côtes, au-dessus desquelles il passe ; et en outre des brides de la partie voisine de leurs cartilages ; de manière que ce muscle nait sur toutes ces côtes. Son tendon , devenant , par la réunion de ces différentes languettes , progressivement de plus en plus large, a environ dix millimètres au niveau de la cinquième côte , où if se charge de fibres charnues formant un muscle plat et large; lequel , après s'être dégagé de dessous le muscle oblique-externe de l'abdomen , se porte en haut et en avants se rétrécit , se confond en bas avec le second, le troisième, le quatrième et le cinquième scalène; en haut avec le sixième; et distribue ses fibres aux tendons de ces muscles qui se fixent aux troisième, quatrième et cinquième vertèbres cervicales; mais surtout à celui de cette dernière qui est le plus haut. Le tendon qui se rend à la troisième manque quelquefois.
Les tendons terminaux des muscles scalènes reçoivent ainsi des fibres de plusieurs origines. Celui qui se fixe à l'atlas en reçoit des cinq vertèbres suivantes, et de la première côte. Celui qui se fixe à l'axis en reçoit des quatre vertèbres qui suivent, ainsi que de la première côte. Celui qui se rend à la troisième vertèbre en reçoit de la quatrième , delà cinquième et de la sixième, ainsi que desqualre premières côtes,-et souvent aussi de la sixième, delà septième, de la huitième et de la neuvième. Ceux de la quatrième et de la cinquième en reçoivent des quatre premières côtes, ainsi que de la sixième , de la septième , de la huitième et de la neuvième. Celui qui se rend à la sixième n'en reçoit que de la première côte. Enfin, lapophyse transverse de la septième n'en reçoit également que de la pre« mière côte, et souvent pas du tout.
SYSTÈME IID8CDLAIEE. 27S
Las tendons terminaux de tons ces muscles reçoivent aussi de petits chefs de tous les isocèles placés plus bas.
Je viens de dire que le muscle sterno^costal-extérieur appartenait à la série des scalènes » leur faisant en effet également suite ; c'est-à-dire qo*il paraît que les scalènes sont dans le principe formés de deux séries confondues sur le cou , et distinctes sur le thorax : la disposition de ces muscles l'indique du moins ainsi. La première série , appartenant à celle des épicostaux, serait formée, d arrière en avant, par le septième, le sixième , la partie supérieure du troisième , et plus en avant par le second et le premier ; et la seconde série se composerait également, d'arrière en avant, du droit-abdominal, du sterno-costal-extérieur , et plus en avant des chefs du scalène qui se trouvent au-dessous du septième, c'està-dire du cinquième et du quatrième , ainsi que de la partie inférieure . du troisième.
On conçoit facilement cette fiidon de muscles assez éloignés sur le thorax, en considérant que les côtes devenant progressivement de plus en plus courtes, les deux séries doivent se rapprocher, se toucher à la fin sur la première côte, et se confondre entièrement sur le cou, où les côtes de venant nulles (ou rudimentaires ) , les deux séries se rendent des apophyses tranisverses aux autres.
2* Épicostaux et Costo-lombaires {PL Vil, %. t , 63). Ces muscles qui: forment les parties thoracique et lombaire antérieure de l'analogue du sacro-lombaire de \ Homme , n'auraient pas de correspondants sur le cou si ce n'étaient les scalènes, et réciproquement; ainsi que je l'ai déjà fait remarquer en parlant de ces derniers.
Situés en dehors des costo-épineux avec lesquels ils se confondent sur divers points, ces muscles se distinguent en deux séries qui se font suite ; les antérieurs, que j'appelle \e^ Epicostaux {a) et les postérieurs, que je nomme les Costo-lombaires (b) , suivies des lombo-épineux. Les premiers naissent sous forme de languettes sur les angles de toutes les côtes et des costines, et l'antérieure s'insère quelquefois même au sommet de l'apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale. Ces insertions ont lieu, tant
court comme faisant partie de l'intercostai-exterae, dont il ne dil e&êtpas, il D'yen aura quecÎDq, et le pins petit se fixera à la seooiv ou costine qnî snit. Ce qoi vient d'être dit est rigourensement vn cenx de ces muscles qni naissent sur les sept premières côtes , ma qni prennent leur origine sur les six côtes et costines postérieur successivement un long chef costal de moins; ces chefs formant conde partie de la série , constituent les muscles Costo-lombm qui , ne trouvant pas de costines pour s'y fixer , vont s'insérer à externe du bord latéral du quatrième feuillet de l'aponévrose lombaire, et ces muscles se terminent par là aux apophyses épinei vertèbres lombaires et sacrées.
En changeant ainsi subitement d'insertion terminale et contiii se porter en dessus et en arrière au lieu de se recoucher en < comme les épicostaux, les muscles costo-lombaires ont la pins { analogie avec les costo-épineux, aveclesquels ils se confondent e de sorte qu'il est fort difficile de s'assurer à laquelle des deux si appartiennent réellement.
Le muscle qui natt en avant sur la huitième côte fixe ses diu] courts aux cinq dernières côtes et costines, et le premier on le pin qui ne trouve plus de costine pour s'y insérer, se rend à l'aponévro nale, en s'unissant aux tendous communs descosto-épineax. Geloiq sur le neuvième , insère ses quatre petits chefs aux dixième, on douzième et treizième côtes ou costines, et les deux pins longs à névrose; et ainsi progressivement des autres; de sorte que cdi naît sur la dernière costine, se rend par ses cinq longs chefs à la aponévrose , et par le plus court à la première apophyse trai
STSTkHB HUBCULAMB. 37^
Bar la disposition que je viens d'indiqner , on conçoit que tons les ehefr d'nn même mnsde qui se portent sur Taponéyrose spinale ne doivent fonner qu'un seul chef; n'étant plus distincts à aucune de leurs citrémitésv et se confondant même de plus en plus avec les che& oorra^ndants des muscles costo*épineux placés plus en dedans.
Ces muscles sont recouverts en dehors par le troisième feuillet de Faponévrose spinale , et appliqués en dedans contre les costo-épineux , dont les épicostaux seuls sont séparés par une cloison formée par cette aponévrose/
3' Lombo-épineux (STR.-BUK. ). Portion lombaire du sacro-lombaire des anthropotomistes (PL YII , fig. 1 , 64). La continuation sur les lombes des muscles précédents, y prend une autre disposition, à laquelle les costo-lombaires font la transition. Ces muscles ne sont plus composés que d'un seul chef naissant en avant , sur le bord externe des apophyses transverses lombaires , par des fibres charnues entremêlées d aponévrotiques; d'où il se porte obliquement en arrière et en haut, pour s'insérer, comme les costo-lombaires, à la face externe du bord latéral du quatrième feuillet de l'aponévrose spinale lombaire ; que tous ces chefs garnissent jusqu'à lattache de ceux-ci à l'os ilium ; et le muscle qui vient même de la dernière apophyse transverse lombaire se fixe dans la fosse iliaque interne, au devant du sacrum. Ce dernier faisceau est couvert à la Êice postérieure d'une aponévrose qui s'étend d'une attache du muscle à l'autre.
Tous ces muscles sont intimement unis entre eux , et distincts seulement par la direction des fibres.
En suivant l'analogie qui existe entre ces muscles et les costo-lombaires, il en résulte que les premiers doivent être considérés comme franchissant une vertèbre ; leurs courts chefs étant représentés par les intertransversaires.
4* /rcAio-caiwia/(STR.-DUR.)(PL VU, fig. 1, 74). Ce muscle, large et épais, qui répond d'une part à Tischio-coccygien de ï Homme ^ représente aussi d'autre part le petit ligament ischiatique de ce dernier.
376 TaoïsiÈMB paetii.
dont il a la disposition et même la forme. Il se fixe à Tépine iscbdatique par des fibres charnues entremêlées de fibreuses, et se rend de Jà en dedans, en haut et un peu en arrière, en s élargissant beaucoup , pour se terminer à toute la longueur des apophyses transverses et plagiennes des quatre premières vertèbres caudales , où il se fixe sous les attaches du muscle paraméral, qu'il dépasse en arrière.
Ce muscle subjacent ou pyriforme à la partie postérieure du (grand) fessier et du paraméral, recouvre lui-même Tilio-caudal.
5* Longs-sus4ntertransversaires de la queue (Str. -Dor.) (PI. Vfll, fig. 1, 96, 96'). La série des muscles lombo-plagiens, étant interrompue par la présence du bassin , ce n est que conjecturalement que j admets que ceux dont je donne ici la description, représentent la continuation caudale de cette série , mais c'est ici d'ailleurs leur place , dans le plan que j'ai adopté pour cet ouvrage.
Ces muscles prennent encore une forme différente sur les premières vertèbres caudales , et sur les suivantes. Les deux premiers , très-gros , naissent sur le bassin à la face interne de l'ilium , à la hauteur des apophyses antobliques des vertèbres sacrées. De là ils se portent en arrière et en dedans, en passant en dedans de celui qui suit; le troisième, le quatrième et le cinquième naissent au contraire sur les apophyses transverses de la dernière vertèbre sacrée et des deux premières caudales ; et tous forment ensemble une grosse masse renflée qui s'enfonce sous . les muscles plagio-antobliques caudaux , se divise en six faisceaux, terminés par des tendons très-forts qui s'insèrent aux apophyses transverses des deux dernières vertèbres sacrées , et des quatre premières caudales. Ceux de ces tendons qui se fixent aux vertèbres sacrées et première caudale^ sont faibles, et à peine distincts entre eux , tandis que ceux qui se rendent sur la troisième et quatrième caudales sont les plus gros, et reçoivent en outre des chefs inférieurs plus faibles, des apophyses transverses des deux dernières sacrées et des trois premières caudales ; le chef le plus court est un véritable intertransversaire.
Les muscles suivants qui continuent la série , naissent sur les apo-
. STSTàME MUSCULAIBB. 277
physes transverses caudales, en commençant pour la première par nn tendon fort placé en dedans de la masse , et se portent en arrière , en contournant en dehors et en dessous les muscles qui suivent pour se fixer par un tendon large, longtemps visible à la face externe, à l'apophyse transverse de la quatrième vertèbre suivante , en recevant des chefs plus courts des deux premières vertèbres intermédiaires, et franchit la troisième par son tendon terminal devenu libre.
Cette série se termine à la neuvième vertèbre caudale à laquelle les trois derniers muscles, venant des sixième, septième et huitième vertèbres , se fixent à la fois , et ces derniers sont déjà fort petits.
Ces muscles sont contigus en haut aux plagio-antobliques , dont ils sont séparés par une cloison fibreuse , et en bas aux muscles moyenssous-plagio-transversaires , dont ils ne sont également séparés que par une cloison fibreuse. Les plus antérieurs sont séparés en outre par les insertions des muscles pyriformes, le chef caudal du dermo-huméral , le (grand) fessier , le paraméral et Tischio-caudal , insérés tous aux apophyses transverses et plagiennes.
6* Intertransversaires (Str.-Dur.)» répondant chez \ Homme aux che& postérieurs des intertransversaires des anthropotomistes , et paraissant appartenir à la série des scalènes. Ce sont , comme dans Tespèce humaine, de petits muscles se rendant directement d'une apophyse transverse sur celle qui suit immédiatement, mais qui diffèrent assez notablement selon la région qu'ils occupent.
fntertransi^ersaires cervicaux. Le premier de ces muscles est le droit latéral de la tête (PI. VI, fig. 1, 4^); le second manque entre l'atlas et Taxis; le troisième (PI. VU , fig. 1, Sg; PL VIII, fig. 1, 70), est un fort muscle fusiforme qui naît sur l'angle postérieur de l'apophyse transverse de l'atlas (qui représente peut-être plutôt la plagienne), d'où il se porte en dessous, placé en dedans du muscle isocèle avec lequel il est en partie confondu , franchit l'axis et va s'insérer sur l'apophyse transverse de la troisième vertèbre cervicale.
Ceux de ces muscles qui unissent les apophyses transverses des autres
278 TEOISlàMB PAETIB.
vertèbres cervicales jusqu'à la première dorsale (PL VIII , fig. t , 70 ) , sont de petits faisceaux confondus en partie avec les courts dieb lies plagio-antobliques, les scalènes et les intercosteltaires.
Les Intertransversaires dorsaux n'existent pas, de même que dtm \ Homme y et paraissent représentés par les surcostaux. Quelquefois cependant on en trouve un entre les deux premières vertèbres.
Sur les lombes , les intertranss^enaires (PL YIII , fig. 9, 4^« £l) 9 ^^t entièrement rudimentaires , ne consistant qu'en quelques fibres charnues mêlées parmi les fibreuses des ligaments du même nom qui remplissent tous les intervalles des apophyses transverses.
Les Intertranss^erscdres caudaux paraissent avoir enfin entièrement disparu; les petits muscles qui semblent les représenter, appartiennent plutôt à la série des interplagiens, s'insérant aux apophyses plagieones et non aux transverses.
7* Intercostellaires (Ste.-Dur.) , les che& antérieurs des intertrans* versaires dans mon Traité danatomie comparatisme pratique ( PL VIII , fig. S, 29-33, m). Ces muscles, qui correspondent chez X Homme aux chefs antérieurs des in ter trans versaires , paraissent appartenir à la série des isocèles dont ils représentent les chefs les plus courts. Ils sont séparés des véritables intertransversaires par les ner& cervicaux , et forment une série de cinq petits muscles s*insérant d'une part à la face interne de lelargissement des apophyses costellaires , depuis latlas jusqu'à la cinquième vertèbre du cou ; et d'autre part, à la face externe de la même apophyse de la vertèbre qui suit. L atlas n'ayant pas d'apophyse costellaire distincte de la transverse , le petit muscle s'y insère à celle-ci ; et le dernier venant de la cinquième vertèbre se^ fixe à son extrémité postérieure, à la branche antérieure de l'apophyse costellaire de la sixième.
A la région dorsale ces muscles sont représentés par les intercostaux , sur les lombes par les intertransversaires , et sur la queue la série paraît se continuer en formant les muscles suivants.
8* InterDlasiens caudaux TSte^-Doe.) • les intertransversaires caudaux
STSTiMB MD8Cl}XAiaB. 279
de mon Traité d anatomie comparatisme pnxtique (ils ne sont pas figurés). Ces muscles naissent sur les quatre premières vertèbres caudales tout le long des apophyses transv^'ses et plagiennes, d'où ils se portent directement en arrière sur celle qui suit, en remplissant tout Tintervalle. Us sont couverts en dessus par les longs*sus*intertransversaires , et en dessous par les longs-sous-plagio*transversaires* Sur les vertèbres postérieures, ils naissent en avant, par un tendon court intérieur, sur l'apophyse plagienne, sous le tendon d'origine du court-sous-interplagien , et souvent les deux sont confondus. De ce tendon les fibres charnues se portent en arrière , les premières tout le long du côté de la vertèbre suivante , où elles s'insèrent sons le court chef du court«sons*interplagien ; et les dernières se rendent sur un tendon terminal fixé au sommet de l'apophyse plagienne.
N. B. Les courts chefs des muscles courts-interplagiens, se rendant également d'une vertèbre à Tautre , sont de véritables interplagiens.
9* Isocèle (STa.-DuR.). Je considère comme formant une série à part , que je désigne sous ce nom, l'analogue du muscle scalène antérieur de Y Homme , joint à une partie du long antérieur de la tète (PI. V, fig. 1, 4o; PL Y! , fig. 4, 27, 128 et 40* ^^ même que les scalènes du Chat^ devant lesquels ils sont placés, les isocèles se divisent en plusieurs muscles, formant une chaîne le long de la r^on antéro-latérale du cou , et chacun est encore composé de plusieurs chefs qui ont , par leur disposition, beaucoup de ressemblance avec les leurs; mais ils en sont bien d^tincts et même séparés par les nerfs cervicaux.
1^ premier Isocèle ^ ou le supérieur, naît par de très-fortes fibres tendineuses superficielles sur l'angle postérieur de l'apophyse transverse de Tatlas, an devant de l'attache du premier scalène, avec lequel il est souvent confondu ; mais quelquefois aussi leurs tendons sont distincts jusqu'à l'os. De ce point , le muscle se porte en dessous et en arrière , contourne les scalènes en avant , en se portant en dedans, et se divise en quatre chefs (27), qui se fixent, par des tendons grêles, sur les extrémités des apophyses costellaires des troisième , quatrième , cinquième et
2S0 TEOISliMB PAETIX.
sixième vertèbres cervicales. Ces chefs étant placés d'autant plus en dehors qu ils se prolongent plus en dessous.
Leurs tendons terminaux reçoivent en outre des chefs faibles de tous les scalènes qui se trouvent au-dessus de leur insertion , ainsi que du grand-droit-antérieur de la tète.
Le second Isocèle se fixe à l'apophyse trans verse de Taxis par le tendon correspondant des scalènes, et se divise en trois chefs qui se rendent aux apophyses costellaires des troisième , quatrième et cinquième vertèbres cervicales, en se rendant sur les mêmes tendons que les che& do pre^ mier isocèle : le chef est placé devant le premier isocèle»
Le troisième Isocèle (40 est faible; il s'attache à l'angle de l'apophyse transverse de la troisième cervicale , au moyen d'un tendon qui s'unit à celui du sixième scalène. De là le petit muscle , fort grêle , se porte en dessous , s'unit à ses analogues des quatrième et cinquième apophyses transverses, forme avec eux un petit cordon charnu arrondi, et donne, d'autre part, des fibres à ces mêmes apophyses, passe ensuite en dedans du troisième scalène , et en dehors du grand-droit-antérieur de la tête , s'applique en avant sur le tendon du long-inférieur, du cou , auquel il adhère par quelques fibres , et lui appartient en eflfet comme son premier chef. Ce petit muscle s'arque ensuite en arrière « contourne en dedans ce tendon , et se divise en trois chefs , dont l'un ^ charnu , se fixe à la partie externe du bord antérieur de la première vertèbre dorsale. Le second , plus long et tendineux , se fixe au milieu du bord antérieur de la seconde , et le troisième à celui de la troisième. Ce troisième isocèle a, comme on voit, quelque analogie avec les che& du long du cou de Y Homme , qui viennent des vertèbres dorsales , mais ne lui appartient pas dans le Càat
Le quatrième et le cinquième Isocèles , qui se fixent par de longs ten-*^ dons cachés aux apophyses transverses des quatrième et cinquième vertèbres, s'unissent au troisième, et leur masse commune se distribue aux * vertèbres indiquées pour ce dernier, et se terminent ainsi à la troisième vertèbre dorsale.
Enfin ie sixième Isocèle (PL VU, fig. t, 56) ou scalène antérieur de
STSTiMB MDSCULAIEB. 28t
X Homme ^ forme un petit muscle large, triangulaire , fixé par de courtes fibres tendineuses de son angle antérieur à la tubérosité postérieure de Tapophyse costellaire de la sixième vertèbre cervicale, d*où il se porte en arrière et en bas pour s'insérer principalement par des fibres charnues au tiers inférieur du bord antéro-in terne de la première côte, audessous du chef le plus court du troisième scalène(55) venant de la septikne cervicale;
Les isocèles paraissent avoir pour analogues sur le thorax les muscles surcostaux et intercostaux-internes décrits comme moteurs des côtés , qui ne représentent toutefois que leurs courts chefs; ou plutôt les intercostellaires qui appartiennent à la même série que les isocèles ; mais les longs chefs de ces derniers y ont disparu. Sar les lombes et la queue leurs analogues reparaissent au contraire dans les muscles suivants.
lo. Mîpsoas (Habicot), le petit psoas des auteurs modernes (PI. Vil, fig. •, 20; PI. VIII, fig. t, II 3). Appliqué contre la face interne du (grand) psoas, avec lequel il est en grande partie confondu par ses attaches antérieures, et quil déborde en dessous II est de même forme à peu près que chezYffomme^ mais beaucoup plus large, et contigu à celui du côté opposé dont il n est séparé que par un profond canal angulaire , dans lequel se trouvent placés les piliers du diaphragme , fartère aorte , etc. 11 naît postérieurement sur Téminence ilio-pectinée , par un tendon large et aplati (117 ^) , lequel se porte en avant , en longeant le psoas, se charge de fibres musculaires à sa face externe , et s'élargit en une grande feuille aponévrotique qui occupe la face infra-interne du muscle. De cette aponévrose les fibres charnues se portent en avant en dedans et en haut, forment d'abord un muscle simple et plat; mais arrivées à la quatrième vertèbre lombaire non costinifère, ellesse divisent en cinq chefs qui vont se fixer à la face interne d'autant de tendons termia?ux cachés, lesquels donnent aussi, par leur face externe , insertion aux fibres du psoas et du long-sous-intertransversaire des lombes; et ces chefs du mipsoas s'insèrent au milieu du bord postérieur du corps des trois premières vertèbres lombaires non costinifères , et des deux dernières costi** 11. 36 .
nS troisiAmb paetib»
nifères. Le tendon le pins antériear et superficiel est bridé en dehms par nn ligament (6) qni s en détache, en se portant en avant, endehon^et en dessus ponr aller se fixer à Fapophyse transverse antérieure de la seconde vertèbre lombaire non coslinifi^e ; en bridant en mdme temps la partie antérieure du long-sous-intertransversaire et le psoas, qui s*y attache par quelque.fibre superficielle. Chez YHonune^ au contraire, le roipsoas n a en avant qu'une seule attache à la dernière vertèbre km* baire costinifere.
1 1 • Longs-souS'interlranwersaires des lombes ( Str,-Ddr. ) ou Carré des lombes (PL Vil, fig. e, 10-19; PhVm, fig. S, 83, 84). Ces muscles sont bien les représentants de ce dénier muscle de ï Homme; mais ils en diffèrent si fortement qu'ils ne lui sont plus comparables. C'est une série de muscles très-compliqués placés sous les apophyses trans verses de toutes les vertèbres lombaires non costinifères ainsi qu'au corps des deux dernières costinifères, et qui se terminent postérieur^oie&t à l'épine antérieure et inférieure de l'ilium , ainsi qu'au sommet de toutes les apophyses transverses des vertèbres lombaires , sous la partie interne desquelles ils sont placés, en s'envoyant tous des chefs les uns aux autres, ce qui complique singulièrement ces muscles.
Celui qui se rend à l'ilium (PL YII, fig. •, 19 a; PL VIII, %. S, 84), s y fixe à son épine antérieure et inférieure : i *" par une grosse masse de fibres charnues , r^résentant une partie du carré lombaire de V Homme ; 2"" par un très-fort tendon fixé en dedans de cette masse. Les fibres de la première origine forment un muscle conique qui se termine en pointe par un tendon qui règne avant à sa face externe et s'insère à l'angle postérieur de la neuvième apophyse transverse lombaire ( les non-costinifères et les costinifères ensemble) , et envoie-un fort trousseau à tout le bord postérieur de la dixième ou dernière ( 1 9^. Le tendon formant la seconde origine (16) se porte en avant , passe sous les trois dernières apophyses transverses, envoie une branche interne accompagnée d'un faisceau de fibres musculaires à la dixième , à toute la iàce inférieure de laquelle elle se fixe. Un second chef plus fort (1^') se
SYSTEMS MOSGOLAIBB. 38S
rend à la pénultième, ou il se fixe à sa partie interne. Un autre» plus fort «ioore(i9), à la huitième, et en partie à la face externe du der^ nier tendon d origine du mipsoas et du psoas (8'^) , avec lesquels le chef se termine enfin par un faisceau au corps de la sixième vertèbre lombaire (17, ly^.
Le tendon d origine envoie en outre , par son bord externe , des fibres charnues à tous les tendons d'origine des chefe antérieurs, ain^ qa*aux apophyses transverses des deux dernières vertèbres lombaires , en passant sous le tendon d origine qui se fixe à la plus postérieure.
Le muscle qui vient de la dernière apophyse transverse , s*y fixe à son sommet par un tendon entièrement caché par les che& superficiels. Il envoie de même des fibres charnues sur la partie terminale des deux précédents, ainsi qu'au tendon du muscle qui naît sur le huitième, et le muscle se termine par un faisceau qu'il envoie sur le tendon d origine du psoas , venant de la sixième vertèbre lombaire (S"').
Le muscle qui naît sur Tavant-dernière apophyse transverse , s'y fixe de m^e par un fort tendon (i5) à l'angle antérieur, et donne un chef aux deux apophyses qui précèdent , ainsi qu'au tendon d'origine du muscle qui part de la septième ( i o) , et à celui du psoas venant de la cinquième (80* Enfin , les fibres les plus inférieures et les plus antérieures concourent à former une masse fusiforme(i 1% placée le long sous les sommets des quatrième , cinquième , sixième et septième apophyses transverses, masse qui se termine en avant par une lame aponévrotique qui recouvre sa face interne et se forme en un tendon qui va s'insérer à la partie latérale du bord infra-postérieur du corps de la seconde vertèbre lombaire.
Celui de ces muscles qui vient de la huitième apophyse transverse lombaire , se prolonge jusqu'au tendon terminal qui se fixe à la seconde, lien est de même de celui qui vient de la septième; mais déjà une partie de leurs fibres se porte plus avant sur un autre tendon terminal semblable qui passe en dedans du postérieur, et se fixe à la première vertèbre lombaire. Le muscle venant de la huitième apophyse transverse lombaire, se comporte du reste comme celui venant delà vertèbre suivante.
28& TROISIÈIIB PAETIS^
Le muscle venant de la septième apophyse transverse, donne un chef à la sixième ainsi qu'au tendon du muscle qui en nait; et au second chef du mipsoas; mais la majeure partie de ses fibres entre dans la masse dont le premier chef du mipsoas se détache.
Celui de ces muscles qui provient de la sixième apophyse transverse, donne des fibres à la cinquième, au tendon des muscles qui naît de cette dernière à la masse commune superficielle , et une partie se rend sur un troisième tendon terminal antérieur et externe qui va se fixer au corps de la première vertèbre lombaire.
Enfin les muscles qui naissent sur le sommet de la cinquième et de la quatrième apophyse transverse lombaire, qui sont fort petits, se perdent dans la masse commune antérieure, et celui de la cinquième envoie quelques fibres sur la quatrième.
Ces muscles , situés immédiatement sous les apophyses transverses des vertèbres lombaires, et, par conséquent ^ sous les muscles intertransversaires, sont recouverts en dessous par le psoas et le mipsoas, et séparés de ceux du côté opposé par ces mêmes muscles et une profonde gouttière médiane , dans laquelle plongent les tendons qui terminent les piliers moyens du diaphragme.
N. B. Le psoas appartient évidemment à cette série ; mais comme il se termine en arrière à la cuisse dont il est un des fléchisseurs , je renvoie sa description au paragraphe où je traiterai de ces derniers muscles.
12* Moyen-sous-plagio-transs^ersaire de la queue (Str.-Dub.) ; le moyen sous-inter-transversaire de mon Traité et anat.comp. pratique Ç?\. VIII, fig. 1 , 98) Ces muscles forment une série qui longe la partie latéroinférieure de la queiie. Chacun est composé de plusieurs chefs ; mais en nombre différent sur Forigine et la partie terminale de la queue. Le long chef du premier naît par des fibres aponévrotiques sur le sommet de l'apophyse plagienne delà seconde vertèbre caudale , se porte en arrière, passe sur ceux qui suivent en les contournant en dessous et en dessus, se termine par un tendon grêle au niveau de la cinquième vertèbre caudale , et va s implanter à Tapophyse trans verse de la sixième.
Ce long chef ^ placé à la face externe da muscle , reçoit deux autres che& venant de la troisième et de la quatrième vertèbre caudale : la cinquième est franchie par le tendon.
Ceux de ces muscles qui naissent sur les troisième , quatrième et cinquième vertèbres caudales, sont semblables au premier, mais de plus en plus faibles ; tandis que ceux qui viennent de la sixième et des suivantes perdent leur long chef, de manière qu'ils se terminent à la troisième vertèbre qui suit celle sur laquelle ils naissent, et se rendent sur les tendons des muscles longs-sous-plagio-transversaires.
Enfin, plus en arrière encore, ils perdent de nouveau leur plus long chef, et ne se rendent plus que sur la seconde vertèbre , et leur tendon terminal est très-court.
La série de ces muscles est placée immédiatement sous la crête que forment les apophyses plagiennes , le long des côtés des vertèbres , et contiguë , en haut , à la série des longs-sus-intertiansversaires , en dedans à celle des courts-plagio-transversaires , et en bas à celle du longsous-plagio-transversaire.
]3* Courls^souS'-'plagiO''transi^ersaires de la queue (Str.-Due.), les courts-sous- in tertransversaires de mon Traité danatomie comparatisme pratique (PL VII , fig. •, 38, 380- Ces muscles paraissent représenter sur la queue les longs-sous-intertransversaires des lombes; mais comme ceux-ci trouvent plus particulièrement encore leurs analogues dans les muscles longs-sous-plagio-transversaires , et les plagio-mamiUaires de la queue , il est plus probable que ceux dont je donne ici la description appartiennent à la série des isocèles, des épicostaux et des lomboépineux.
Cette série est formée de petits muscles composés chacun de deux chefe. Ces muscles prennent des formes différentes sur les cinq premières vertèbres de la queue , qui n ont point d'apophyses transverses , et les vertèbres postérieures qui en sont pourvues , ce qui change un peu la disposition de ces organes.
Celui qui naît sur la première vertèbre caudale (38), produit en
386 TIOISIÈHB PAITIB.
dehors trois cfaefe , dont un, le court, se rend sur Tapophyse traosv^rse qui suit ; le second , un peu plus fort , se porte sur la seconde ; et le dernier sur la troisième , en se recouvrant en dessous » d'avant en arrière.
Ceux de ces muscles qui . naissent sur la seconde , troisième et quatrième apophyses plagiennes caudales n ont plus que deux ch^s : un pour la première apophyse transverse qui suit ; et le second , placé ^os en dessous, fixé en pointe au sommet de Tapophyse sur laqudle il naît , se rend en arrière pour s'insérer à celle de la seconde vertèbre suivante.
Sur les autres vertèbres plus postérieures, pourvues d'apophyses transverses, ces muscles prennent une autre forme (380- Ils sont plus fusiformes, et présentent une série où chacun est composé de deux chefs qui naissent, comme sur les premières , en commun sur le sommet des apophyses plagiennes: i* par des fibres charnues; et â* par un ou deux tendons , cachés dans l'intérieur du muscle. Les fibres chamoes qui naissent de toute part sur ce tendon , se portent en arrière sur la face interne d'un tendon terminal également très-fort , lequel va s'implanter sur l'apophyse transverse de la seconde vertèbre qui suit.
Les fibres, formant le second chef, naissent tout le long de la £àce latérale de la vertèbre intermédiaire, sous la crête latérale que forment les apophyses transverses et plagiennes , pour se porter en arrière et en dehors sur 1er tendon terminal commun.
Cette série renfermée dans la même gaîne aponévrotique que les moyens-sous-plagio-transversaires, qui la recouvre en dehors, et les longs-sous-plagio-transversaires , paraît par là devoir être conâdérée comme appartenant à la même série , et formée de la suite de leurs courts chefs. Mais, comme ces muscles sont isolés les uns des autres ^ je les ai décrits comme des muscles différents. Ils sont séparés en haut par une cloison fibreuse des longs-sus-intertransversaires et contigus ea dessous aux intertransversaires , et séparés avec ces derniers par une autre cloison fibreuse des longs-sous-plagio-transversaires.
i4* Lengs-sous-plag^a-transversaires de la queue (Sth,-Dom.), les
SYSTÈME MUSGDLAIRE^r S87
loogs-soiis-intertransversaires de mon Traité danaiomie comparatîi>e pratique (PL VII, fig. •, 34, 340 ; et les
i5' Longs-plagia-mamillaires (Str. -Dur. )» les transverso-mamilhires de mon Traité danaiomie comparative pratique. Ces denx espèces de muscles confondues entre elles forment une série qui vient de rintérieur du bassin , où elle naît par des divisions ou muscles simples, sous les apophyses transverses des trois vertèbres sacrées ; et successivement des dix vertèbres caudales suivantes. Ces muscles, fortement unis entre eux , forment sbus les six premières de ces vertèbres , jusqu'au niveau à peu près de lanus , une masse fusiforme assez épaisse de fibres charnues divisée en trois ou quatre masses plus petites , et elles-mêmes subdivisées en faisceaux simples, d'autant plus inférieurs et plus externes, qails proviennent de muscles plus antérieurs. Ghaqoe faisceau simple produit deux tendons filiformes qui vont se fixer à une même vertèbre , l'un à l'apophyse trans verse, l'autre à l'apophyse mamillaire; formant par leur ensemble deux faisceaux de tendons placés à côté l'un de l'autre ; où chaque tendon simple est contenu dans une gaine spéciale , formée par l'aponévrose spinale.
Les tendons supérieurs constituent la continuation caudale de la série des lombo-transversaires , et les inférieurs celle des lombo-épineux ; ceux-ci en reprenant une disposition qui a plus d'analogie avec les muscles placés en tète de la série : les scalènes et les épicostaux.
Les deux premiers tendons vont se fixer à la cinquième vertèbre caudale, le supérieur en se confondant avec le court-sous-plagio-transversaire, et les autres successivement toujours par paires, aux vertèbres suivantes jusqu'à la vingt-deuxième ou dernière.
La série cesse après la onzième vertèbre caudale; le tendon du musde qui naît sur celle-ci , se prolongeant jusqu'au bout de la queue.
Ces muscles franchissent ainsi dix vertèbres, et sont d'autant plus faibles qu'ils sont plus postérieurs.
La première vertèbre caudale ne reçoit pas de tendon inférieur , qui parait représenté par le muscle ischio-caudal.
Chacun de ces muscles reçoit des chefs des vertèbres sur lesquelles son ventre passe.
Leurs tendons terminaux reçoivent aussi des chefs du long-sous-
plagio-transversaire.
La partie antérieure de la série , cachée dans le bassin , est contiguë en dehors aux muscles paraméral , pyriforme , (grand) fessier et ischiocaudal ; en dedans aux muscles sous-vertébraux. Dans la partie libre de la queue, ils sont placés au-dessous des courts-sous-plagio-transversaires, et en dehors des sous-vertébraux.
Ajoutez :
1 * Les Costo-épineux ;
2^ Les Lombo-transversaires ;
3* Les Lombo-plagiens ;
4* Le Trachélo-mastoïdien ;
5* Le Transverso-scapulaire ;
6* Les Petits-surcostaux ;
7* Les Antobliques-épineux ;
8* La partie supérieure des Intercostaux ;
9* L*Ilio-caudal ;
1 o* Les Gourls-sou&-plagiens-mamillaires.
S IIL Fléchisseurs directs.
Le rachis est fléchi en dessous par plusieurs muscles, dont un seul, le long-antérieur du cou, a son analogue dans Y Homme ^ ceux qui correspondent à la queue n y existant pas ; ce sont d'avant en arrière :
i"* Longs-antérieurs du cou (Ste.-Due.)# portion supérieure du long du cou des anthropotomistes (PI. VI, fig. 4, iS-ig). Ces muscles forment une série placée sur le devant du cou, contre les corps des vertèbres, au milieu du bord inférieur desquelles ils se fixent à leur extrémité supérieure , mais chez \ Homme on les considère simplement comme ne formant qu un seul , composé de plusieurs chefs.
Le premier de la série est représenté par le grand-droit-antérieur de la tête (8) , qui a la même forme et la même disposition , avec cette différence qu*il se fixe à Fos basilaire.
Les autres ou les vertébraux qui nous occupent ici , sont composés chacun de trois chefs , se recouvrant de haut en bas.
Le premier (i5) , naît par un tendon très-fort, commun à celui du côté opposé , sur le tubercule antérieur du corps de latlas , et fixe ses courts-chefs aux tendons inférieurs du grand-droit de la tête , qui provient des apophyses costellaires de la seconde et de la troisième vertèbre cervicale ; et son chef le plus long et le plus interne , se porte en dessous et en dehors , pour aller s'insérer par un fort tendon à langle supérieur de la lame que forme l'apophyse costellaire de la quatrième.
Le tendon terminal reçoit en outre , en dedans , des fibres charnues des corps des deux vertèbres intermédiaires.
Le second (i6), s attache en haut au milieu du bord inférieur du corps de l'axis , et envoie son chef le plus externe sur le tendon du premier qui se rend à la quatrième apophyse costellaire; un plus court , profond , au tendon du grand-droit-antérieur de la tête qui se fixe à la troisième vertèbre. Enfin le troisième chef, ou le plus long, descend jusqu'à la cinquième apophyse trans verse , et s'y insère par un fort tendon caché, au bord supérieur de la lame que forme son apophyse costellaire; ainsi que par des fibres charnues à toute cette lame , où il est confondu avec les chefs correspondants des autres de ces muscles.
Le troisième ( 1 7) , venant de la troisième vertèbre cervicale , est placé en dedans du second , et se comporte de même en insérant ses trois che& par des tendons forts et des fibres charnues , au bord supérieur des lames formées par les apophyses costeUaires des quatrième, cinquième et sixième apophyses trans verses; son long chef se fixant en même temps à toute la face interne de la lame de l'apophyse costellaire de la sixième vertèbre, ainsi qu'au ligament qui réunit les deux angles de cette lame.
Le quatrième (18), n'a que deux chefs qu'il insère à la cinquième et à la sixième apophyse costellaire.