ST8TÈ1IB 088SUX
plus grosse, renflée en tnbérosité au bont, et visiblement la ccHitinua-* tien delà racine supérieure, constitue Y Apophyse transverse et peut-être la Pk^enne;c^te branche, dirigée en dehors et en arrière, est d'autant plus distincte que la vertèbre est plus postérieure.
Sur la sixième vertèbre, l'apophyse costellaire (e) se partage elle-même en deux branches (e, e^), dont Tune on/^nezire est dirigée en avant, et Tautre ou hi postérieure se porte en arrière; les deux formant ensemble ^ne large lame.
Sur la septième vertèbre , la partie correspondant à Tapophyse costellaire disparaît complètement, de manière qu'il ne reste que celle répondant à Y Apophyse transverse (/*) ; et il n'y a en conséquence sur cette vertèbre, qu une seule racine et pas de canal de Tartère vertébrale. Cette apophyse est dirigée obliquement en dehors et en dessous, et se renfle également nn peu au bout. Dans quelques autres Mabimiibrxs cependant , tels que certains Rougbubs, la racine antérieure existe aussi, mais trèsfaible, placée sous Tapophyse transverse , et alors on trouve également pour cette vertèbre un troit de Tartère vertébrale.
Les Trous de conjugaison (A), ménagés entre les parties antérieures et postérieures des masses apophysaires, sont d'autant plus grands qu'ils sont plus postérieurs , à l'exception du second , placé entre l'atlas et l'axis , qui est le plus grand de tous , n'étant borné en dessus que par le prolongem^Qt de l'apophyse épineuse de cette dernière vertèbre.^Le huitième, pla^ entre la dernière cervicale et la première dorsale, est aussi un peu plus petit que celui qui le précède : ces trous sont proportionnés à l'ampleur du canal rachidien et à la grosseur des ner& cervicaux auxquels ils livrent passage.
§ n. Vertèbres dorsales.
J'ai fait remarquer, en parlant du squelette en général, que les anatomistes ont jusqu'à présent considéré comme Vertèbres dorsales toutes celles portant des côtes, en distinguant toutefois celles-ci en deux séries qui se font suite, dont les premières ou vraies côtes se rendent sur le sternum , et dont les dernières, ou les fausses côtes, sont libres dans les
chairs à leur extrémité inférieure ; mais j'ai fait observer aussi que ce caractère exclusif de porter des côtes ne parait naturel que chez les Mammifères; tandis qu'il ne l'est pas dans les autres Vertébrés, où toutes les régions du rachis portent de ces appendices; et j'ai. en conséquence cru devoir aussi changer la classification des vertèbres des Mammifères , et ne considérer comme appartenant à la région dorsale que celles répondant aux vraies côtes, ainsi qu'aux premières fausses, et regarder les fausses côtes postérieures comme appartenant à la lombaire, et cela d'autant plus que, même chez ces Animaux et spécialement chez les Felis^ cette division est parfaitement indiquée par la forme de ces os. Les vertèbres portant des Côtes dans le Chat^ sont au nombre de treize (PI. XI, 38'5o; PL XIII, fig. i, 8-5o), comme chez la plupart des Carnivores, et se distinguent des cervicales, i* par la présence des facettes articulaires costales (PL XIII, fig. 1, &-20 e)\ 2"* par la forme que prennent les apophyses transverses (A), qui a'ont pas de trou pour l'artère vertébrale, ce trou étant, ainsi que nous l'avons vu, l'analogue de l'espace entre ces apophyses et le col des côtes respectives; 3* en ce que ces apophyses sont plus relevées sur les côtés de l'arcade apophysaire (PL XI, 38-5o e,û?); et 4"* enfin, par la saillie toujours croissante de l'une à l'antre, d'avant en arrière , que le corps {a) fait en dessous, en prenant une forme plus cylindrique; saillie produite par cela même que les apophyses transverses et plagiennes se relèvent de plus en plus.
Les Vertèbres dorsales proprement dites^ ou les dix preipières, parfaitement distinctes des suivantes par leur forme , se divisent toutefois en deux séries qui se font suite, par leffet des conditions dans lesquelles leurs côtes respectives se trouvent à l'égard du sternum ; les huit antérieures ou les vraies côtes, se rendant seules par leur extrémité inférieure sur ce dernier; tandis que les deux dernières ou fausses côtes ne l'atteignent pas tout à fait, et font ainsi déjà le passage aux costines ou appendices costaux des lombes. Ce manque de précision dans ce caractère des côtes, qui ne s'accorde pas exactement avec celui que présentent les vertèbres, est une conséquence de l'analogie qui existe en général
en ire tous les appendices vertébraux à quelque région qu'ils appartiennent; tous ne formant dans le principe qu'une seule série, où les diverses pièces passent insensiblement d'une forme ou d'une disposition à l'autre , par l'effet de la loi de gradation qu'ils suivent.
Les bases des vertèbres dorsales sont presque perpendiculaires à la direction de Taxe de ces os (PL XII , fig. 11, A:, /), et simplement un peu convergentes en dessus dans les plus antérieures pour produire la courbure convexe en dessous que prend leur série, qui participe encore à la même inflexion que présentent les cervicales. Ces bases sont du reste partout légèrement convexes en avant et concaves en arrière, comme aux vertèbres du cou. Leiy forme est ovale, avec la courbure inférieure plus convexe que la supérieure.
J'ai déjà dit que les Apophyses transs^erses (Pi. VIII, fig. », 39-43 b) étaient placées plus haut que sur la région cervicale, et d'autant plus que la vertèbre est plus postérieure ; de sorte que sur la première dorsale, elles sont au niveau de la partie inférieïire du canal rachidien, et sur la dixième presqu'à la hauteur de la partie supérieure de ce dernier. Ces apophyses sont dirigées horizontalement en dehors, et un peu en avant (Pi. XIII, fig. 1, 8-17 &), en s'arquant légèrement en dessous, de manière à présenter inférieurement une échancrure arrondie, convertie en un trou par le col de la côte , et faisant suite au canal de l'artère vertébrale des vertèbres du cou , dont elles sont en effet les analogues.
Ces apophyses transverses, généralement fort courtes et grosses, décroissent encore en longueur depuis la première , qui est déjà un peu moins saillante que la septième cervicale , jusqu'à la dixième ou dernière dorsale; ne formant chacune qu'une grosse tubérosité, portant en dessous la facette articulaire costale (e), assez profonde sur lantérieure, et de moins en moins sur les suivantes, pour finir même par devenir convexe. Cette apophyse, placée sur la première dorsale, comme sur la septième cervicale , à une assez grande distance au-dessous de l'antoblique portant la facette articulaire (PL VIII, fig. 9, Sg b)^ s'en approche déjà un peu plus dans la seconde , et plus encore dans la
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troisième , où les deax se confondent en une seale tubérostié fort rugueuse au sommet, en même temps que la faeette arthrodiale latérale antérieure, qui se rapproche de son côté graduellement du plan mé« dian, se trouve déjà séparée de Fapophyseantoblique placée sur la partie antérieure de la lame , et n'est plus séparée que par une échancrure de celle du côté opposé.
L'apophyse portant la côte , et qu'on considère généralement comme n'étant que la trans verse, est ainsi réellement formée , en partant de la troisième vertèbre, de trois apophyses confondues (b,c,d; PL XI, 42- 47 b, c,d)\ la branche antérieure (d), à laquelle je conserverai exclusivement le nom & Apophyse transs^erse^ comme étant l'analogue de la transverse lombaire; la postérieure (c) répondant à celle que j'ai appelée sur les lombes ï Apophyse plagienne^ et YAntobUque (d)\ et ces trois parties se confondent encore davantage sur les vertèbres suivantes, jusqu'à la septième, où elles ne sont distinctes que par des rugosités fort irrégulières; mais déjà, à partir de la huitième (45), ces rugosités se séparent de plus en plus en trois masses (^, c , d) correspondant à ces apophyses , qui deviennent parfaitement distinctes sur la dixième ou dernière dorsale, et se séparent totalement sur les trois premières lombaires (48-5o) portant des costines dont je parlerai dans le paragraphe suivant C'est sur l'antéro-inférieure ou V Apophyse transs>erse (b) que s'arthrodie la côte parsatubérosité, articulation purement syndesmoïque sur les premières lombaires et formées par des faisceaux ligamenteux se rendant de la tubérosité représentant l'apophyse transverse à la tubérosité de la côte.
11 n'existe ainsi réellement d'apophyses antobliques et postobliques distinctes que sur les deux premières vertèbres dorsales^ qui participent encore de la forme des dernières cervicales, où les antobliques (Ph VIll, fig. 8, 35 et 36 c) en forme d'oreillon arrondi, font saillie sur la partie latérale antérieure de la lame, et portent au-dessus les facettes arthrodiales de l'articulation latérale (PI. XI , 4^*47 ^i tandis que les apophyses postobliques (e) , à peine sensibles sur la première vertèbre où leur bord externe ne forme qu'une légère saillie sur les côtés de la lame, disparaissent déjà complètement sur les autres jusqu'à la dixième ou dernière dorsale, où
STSTillB OSSEUX. &79
elles reparaissent comme mie saillie latérale (e) de la lame, et deviennent de pins en pins proéminentes sur les lombaires.
Quant aux facettes arthrodiales latérales , ce n'est que par circonstances qu elles se trouvent placées sur des apophyses antobliques et postobliques, et non parce qu elles en font nécessairement partie , appartenant plus particulièrement aux lames.
A la première vertèbre , les facettes antérieures sont , ainsi que nous Tavons vu, portées sur la face supérieure des apophyses antobliques, en plongeant en dedans et un peu en avant; sur la suivante, ces facettes sont sessiles sur la lame, et leur partie externe seule se relève encore un peu en apophyse , tandis que sur les vertèbres plus postérieures , elles sont placées encore plus en dedans sur les lames , et ne font plus aucune saillie en dehors , les apophyses antobliques s en étant écartées pour se réunir aux transverses.
Quant aux facettes latérales postérieures^ elles sont placées sous la partie postérieure des lames, et séparées par une gouttière étroite; de manière que les lames s'imbriquent largement. Sur la première dorsale , ces&cettes font paiement saillie en dehors, en se relevant un peu en apofdiyse oblique , à bord arrondi, ressemblant encore beaucoup à celles des vertèbres cervicales; tandis que sur les autres dorsales, elles ne proéminent aucunement, sont plus rapprochées du plan médian , et de plus en plus éloignées des apophyses transverses; enfin , sur la dernière dorsale seule (PL Xni, fig. !• et 1 1 û?, d)^ elles se relèvent obliquement en dehors en formant une véritable saillie, premier commencement des apophyses postobliques plus distinctes sur les vertèbres lombaires.
Dans la série des dix vertèbres dorsales, les apophyses épineuses (PI. XI, 38-47/) sont très-longues, comprimées, styloïdes, et dirigées obliquement en haut et en arrière , portées sur la partie postérieure des lames. Celte apophyse, très^ongue sur la première vertèbre (PI. VIIF, fig. 8 , 60 e), et presque perpendiculaire à son axe, est de plus en plus oblique en arrière dans celles qui suivent , ne formant plus sur la dixième qu'un angle de 4o*, avec l'axe de la vertèbre, et sa longueur n'a plus que la moitié de celle de la première.
liSO PREMIÈRE PARTIE.
H résulte de cette disposition des apophyses épineuses qu elles sont presque parallèles entre elles, et à peu près verticales, leur inclinaison étant corrigée par la courbure que prend la série des corps de vertèbres, et que leurs sommets s'arrêtent sur une ligne légèrement concave en dessus.
L'articulation des extrémités ou des têtes des côtes ( PL XllI , fig. t , 8-17 e; et VllI, fig. », 4'"43 «) ne se trouve pas sur le corps proprement dit des vertèbres, ainsi que cela paraît, mais sur les parties latérales inférieures des masses apophysaires , qui semblent faire partie de ce corps , étant placées à côté de ce dernier, plus bas que le canal rachidien. Cette articulation est du reste, comme chez Y Homme , du côté des vertèbres, une cavité cotyloïde encroûtée de cartilage, creusée sur la jointure de deux vertèbres.
Au-dessus des cavités articulaires sont les trous de conjugaison (PL XI, 40-47 i)^ placés entre les masses apophysaires des deux vertèbres, au niveau de la partie inférieure du canal rachidien. Ces ouvertures diminuent de grandeur depuis la première jusqu'à la dernière vertèbre dorsale, en devenant surtout subitement très -petites sur les premières lombaires qui suivent, portant les costines, et augmentant ensuite de nouveau progressivement sur les lombaires postérieures.
Les vertèbres dorsales se développent , comme les cervicales postérieures , par cinq points d'ossification : un pour le corps, deux pour les épiphyses et deux pour la masse apophysaire.
$ IIL Vertèbres lombaires.
Je comprends donc parmi les vertèbres lombaires , non-seulemçnt celles qui , chez les Mammifères , précèdent le sacrum , et ne portent point d'appendices costaux , mais encore celles qui donnent insertion aux dernières paires de fausses côtes, et se distinguent par leur forme des vertèbres dorsales proprement dites.
1* Vertèbres lombaires antérieures ou costinifères(Ph XI, 48, 49 ^^ 5^)- Les trois vertèbres portant les dernières fausses côtes ou costines dans If
STSTiME OSSEUX. 1^81
Chat^ fonl par leur conformation la transition des vertèbres dorsales postérieures aux lombaires privées d appendices, prenant dans leur corps et leurs apophyses tout à fait la forme de celles-ci. En partant ainsi de la dixième ou dernière dorsale, le corps des vertèbres lombaires (PI. XI, 48-57; et PL XIII, fig. t , 18-26 a) s'allonge et grossit progressivement jusqua la neuvième ou avant-dernière, la plus grande du rachis. Les bases, semblables à celles des dorsales, sont d'abord perpendiculaires à Taxe des vertèbres, et ensuite d'autant plus inclinées en plongeant en arrière, qu elles sont plus postérieures et légèrement divergentes en dessus, pour produire la courbure inférieure de cette région de la colonne vertébrale.
Les véritables ^opAj^^e^ transs^erses ç?V XI, 48-67 ^)et les branches postérieures auxquelles j'ai assigné le nom ^Apophyses plagiennes (c) , déjà distinctes sur les dernières dorsales, et distinctes aussi des antobliques(^), avec lesquelles elles ne forment qu'une seule masse sur les dorsales antérieures, s'écartent entièrement déjà sur les lombaires costinifères, où la trans verse (ô) est toutefois réduite à une simple rugosité latérale du corps de ces vertèbres; à laquelle s'attache la costine au moyen de ligaments , et non plus par une véritable arthrodie ; et la tête descostines ne s'articule également plus avec deux vertèbres, mais uniquement avec la face latérale de celle à laquelle elle appartient. V Jpophyse plagienne ^ au contraire (c), de plus en plus saillante , plus relevée et plus portée en arrière, croise l'antoblique (rf) de la vertèbre qui suit , absolument comme aux lombaires privées de costines. Quant à YAntoblique (û?), confondue avec la transverse et la plagienne sur la région dorsale, mais déjà distincte sur les plus postérieures, elle s'en isole plus encore sur la neuvième, et enfin entièrement sur la dixième, et continue ensuite à s'en écarter de plus en plus sur les lombaires costinifères, en se portant en haut et en avant à la rencontre de la postoblique (e) de la vertèbre qui précède, pour s'arlhrodier avec elle.
Les facettes articulaires antérieures des masses apophysaires, entièrement sessilessnrles vertèbres dorsales, où elles sont placées sur les lames à une distance assez grande des apophyses antobliques, s'approchent
482 PREMIÈRB FÀETIB,
graduellement de celle-ci à mesure que la vertèbre est plas postérieure , au point de se trouver en dedans de sa base sur la dixième ou dernière ^ et continuant aux vertèbres lombaires costiniferes à se porter sur ce» apophyses , elles finissent par occuper leur face interne ; d oii ces dernières deviennent véritablement des apophyses articulaires , nom qu on leur donne quelquefois.
Les facettes arthrodiales latérales postérieures, également sessiles et placées sous la partie postérieure des lames des vertèbres dorsales (PI. XI, 42-47 Of ^^ faisant déjà un peu saillie en dehors sur les deux dernières^ les parties de la lame qui les porte deviennent de véritables apophyses sur les lombaires costiniferes , en prenant la forme d oreillons arrondis portant la facette diarthrodiale à leur face externe ( PL XIII , fig. 18, d)^
Les Apophyses épineuses ^ inclinées en arrière sur les vertèbres dorsales, le sont au contraire en avant sur toutes les lombaires (PL XI, 48-56y), en devenant graduellement de plus en plus grandes et fortesjusqua la sixième, où elles commencent de nouveau à diminuer sur les quatre dernières.
Les trous de conjugaison (i), très-petits sur les vertèbres lombaires costiniferes, par cela qu'ils sont couverts par les apophyses plagiennes très^ larges sur ces vertèbres , sont au contraire de nouveau de plus en plas^ grands sur les suivantes.
2* f^erlèbres lombaires postérieures. Les vertèbres lombaires qui sui* vent celles partant des costines (PL XIII, fig. t, 21-26), nen diffèrent que par l'absence de ces 'dernières et la grandeur considérable des apophyses transverses (&), qui remplacent par là les costines, comme leviers sur lesquels agissent les muscles. Sur la première vertèbre lombaire cos-^ tinifère, cette apophyse est une simple rugosité ; sur les deux suivantes elles font un peu plus saillie; et rar la quatrième, ou première privée de costines, elle devient de suite une longue lame losange (&, b; PL XI, 5i &), de cinq millimètres environ de long, presque horizontale, dirigée en dehors et en avant et un peu en dessous ; et sur les vertèbres suivantes elle devient de plus en plus longue et plus forte jusqu'à la
STSTèXB MSBUX. fôS
dernière (57), et tout à coup sensiblement plus petites, celle-ci, par TefFet deimfluence des os des îles: atteignant sur la pénultième nne longueur de quinze millimètres.
Ces apophyses se détachent de la partie antéro-inférieure de la vertèbre, et se portent d'abord en dehors et en dessous, puis s'arquent en avant, en se prolongeant sur les plus postérieures jusqu'au niveau du tiers antérieur de la vertèbre qui précède; leurs sommets s'arrêtant, dans toutes , à une ligne droite dirigée vers celui de Fapophyse épineuse de la dixième vertèbre dorsale^ occupant le Nœud de mouvement sur lequel la colonne vertébrale se meut, en se débandant dans le saut; nœud auquel aboutissent aussi les deux lignes des sommets des apophyses épineuses dorsales et lombaires, et dont je parlerai plus bas. Ces apophyses très-longues » et quon retrouve dans des dispositions semblables chez tous les Mammifères qui sautent en débandant leur colonne vertébrale, dépassent le niveau inférieur du corps des vertèbres, et servent de principal bras de levier sur lesquels les muscles fléchisseurs de la colonne vertébrale agissent pour plier le corps, afin de le préparer au saut.
Les Apophyses pla^tnnes (c),qui confondues encore sur les neuvième et dixième dorsales avec les trans verses, où elles ne forment même qu'une forte pointe dirigée en arrière, s'en écartent tout à fait sur les vertèbres qui suivent, en se portant plus en arrière et en haut, dépassant le corps de la vertèbre , pour former ainsi, avec la postoblique (e)^ une mortaise dans laquelle est reçue l'apophyse antoblique {d) de la vertèbre suivante, et s'opposer par là aux luxations latérales des vertèbres; disposition qui se retrouve chez tous les Mammifères qui sautent par le débandement de la colonne vertébrale.
Ces apophyses , très-fortes sur les trois lombaires costinifères et les premières lombaires postérieures , où le mouvement d'extension est le plus grand, diminuent graduellement d'avant en arrière, et disparaissent presque entièrement sur la pénultième.
Nous avons vu que sur les vertèbres dorsales , les apophyses anto- Jbliques et postobliques étaient nulles; que sur les lombaires costinifères
kSk PRBlIlàRB PAR.TIB.
elles faisaient de plus en plus saillie , et devenaient enfin , sur les lom-' baires postérieures, de fortes apophyses ( 48-57 d,e)\ les antobliqaes dirigées obliquement en haut et en avant, et les postobliques obliquement en haut et en arrière ; celles-là en portant les facettes articulaires à leur face interne, celles-ci en les portant à leur face externe.
Dans les vertèbres dorsales les apophyses épineuses (/) sont , ainsi que je lai £siit remarquer, portées sur la partie postérieure des lames, et dirigées obliquement en arrière; sur les lombaires , elles sont au contraire placées sur la partie antérieure des lames, et se portent obliquement en haut et en avant, et cette différence de direction de ces apophyses dans les deux régions se retrouve également chez tous les Mammifères qui sautent en débandant la colonne vertébrale, mais avec différents degrés d mclinaison , selon que ces animaux sont plus habiles dans ce genre de locomotion ; c est même à ces caractères que présentent les diverses apophyses des vertèbres qu on peut reconnaître si un animal saute parle débandement de sa colonne vertébrale, cçst-à'-dire verticalement et de pied ferme; circonstance dans laquelle la colonne vertébrale joue le plus grand rôle; règle à laquelle lesUrsus font exception ; tandis que dans le saut dans une direction horizontale et avec élan , le principal effet est produit par les membres. La longueur de ces apophyses , prise depuis le sommet jusqu'au centre de mouvement de leurs vertèbres respectives^ augmente de la première lombaire costinifère à la huitième, et diminue un peu sur les deux suivantes, et le degré d'obliquité est d'autant plus grand que la vertèbre est plus antérieure. Enfin ces apophyses, trèslarges à leur base, se prolongent en arrière en une forte crête qui s'élève sur la partie postérieure des lames.
Il résulte de cette disposition et de la direction des apophyses épineuses des vertèbres dorsales d'une part, et des lombaires de l'autre, qu'elles vont à la rencontre les unes des autres, se joignant à la dixième dorsale, qui est non-seulement la plus courte, mais en tout dans une condition à peu près intermédiaire entre celles des deux régions et l'inclinaison en sens opposé des deux séries d apophyses épineuses, montre que c'est sur cette vertèbre que se fait la flexion des deux branches de
SYSTàllB OSSEUX. 485
k colonne vertébrale ; c'est-à-dire que cette vertèbre occupe ce qu on peut appeler le Nœud de mouvement de la colonne vertébrale. Enfin l'observation montre en outre que c'est Jà aussi que les FeUs plient le plus fortement leur corps lorsquib s'accroupissent.
De même que dans tout arc qui se débande , c'est dans le nœud que le mouvement est le plus faible; aussi l'apophyse épineuse de la dixième vertèbre dorsale est-elle la plus courte , n'ayant pour ainsi dire aucun eflfort à supporter, les forces de traction des muscles antérieurs et postérieurs se détruisant sur elle.
Cet ouvrage étant essentiellement anatomique, je ne puis pas entrer dans de plusgrands détails sur ce sujet ; mais je le développerai davantage dans mon Traité de mécanique animale; cependant il était néces* saire d'indiquer ici sommairement les causes des formes que j'avais à décrire, causes qu'aucun anatomiste comparateur n'a encore indiquées que je sache.
3* La septième ou dernière p^ertèbre lombaire (Sj; PI. XIII, fig. t, 27 ) , modifiée un peu par la présence du bassin, ne diffère cependant pas notablement des autres; elle est simplement près dun tiers plus petite que la précédente , et à peu près égale en longueur à la troisième. Ses apophyses transverses sont plus courtes; les plagiennes nulles; les postobliques plus dirigées en dehors et moins relevées; enfin son apophyse , épineuse moins oblique et plus petite que celles qui précèdent , n^offre ces deux caractères que parce que la vertèbre est plus éloignée du nœud et moins mobile à cause du sacrum qui la suit.
Toutes les vertèbres lombaires se développent comme les dorsales par les mêmes points d'ossification.
§ l'V^ Vertèbres sacrée».
Les vertèbres Sacrées (PL XI, 0 58-6o; PL XIII, %. t , a8-3o), soudées en une seule pièce chez les individus âgés, reçoivent. de là le nom commun de Sacrum. Quoique confondues entre elles , ces vertè-
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bres, au nombre de trois seulement chez le Oiat^ se distinguent en deux espèces : les antérieures qui s'articulent avec les ilium, et la postérieure qui ne les atteint pas; les premières, je les ai désignées sous le nom de vertèbres Sacrées-ûiaques ^ et la postérieure sous celui de Sacrée^ caudale. Les trois forment, comme je lai déjà fait remarquer ailleurs, une série faisant en sélevant postérieurement un angle très-obtus avec la série des lombaires.
r Vertèbres Sacrées-iliaques. Ces vertèbres sont au nombre de deux, dont la première (28) forme presqu'à elle seule Fattache du sacrum avec les ilium. Son corps n*a en longueur que les deux tiers de celui de la dernière lombaire qui la précède , et se rétrécit fortement en arrière, de manière que sa base postérieure n'a plus que la moitié de la largeur et la moitié de la hauteur de l'antérieure. Ses Apophyses antO" bliques (PL VIIl , fig. 8 , 39 c), disposées ainsi que leurs facettes articulaires comme aux vertèbres lombaires sont simplement plus grosses, et concourent par leur face externe à l'articulation sacro-iliaque.
Les PostobUques , également semblables pour la forme à celles des lombaires, en diffèrent en ce qu'elles sont plus petites, comme toute la partie postérieure de cette vertèbre.
L'Apophyse épineuse (e) ne diffère de celles qui précèdent qu'en ce qu'elle est aussi plus petite, et à peine un peu oblique en avant, c'està-dire qu'elle suit pour la longueur et l'obliquité la même gradation que les apophyses épineuses lombaires.
La plus grande diffîérence qui existe entre cette vertèbre et les lombaires réside dans les Apophyses transverses {afjgh ; PI. XIII, fig. 1 , 2 8 ^, ô ) qui prennent une grosseur excessive , occupant non-seulement toute la face latérale de la vertèbre, mais s'élargissent encore fortement à leur extrémité, où elles présentent une troncature plane de plus de douze millimètres de large dans tous les sens, oblique de haut en bas, en arrière et en dessous , sur laquelle s'applique l'ilium correspondant (4i; PI. XI, 98). Cette grosseur considérable de l'apophyse transverse n'est cependant pas due uniquement au grand développement de cet^U
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dernière, mais aussi à la costioelle (PL VIII, fig. 8, Sp fh^) qui s'y joint par en dessous , et qui grossit également beaucoup , au point de former plus de la moitié de Tarticulation , et cette pièce est encore distincte à sa troncature dans des Chats de quatre à cinq mois.
Cette articulation du sacrum s'étendant en outre en haut, envahit la face latérale de lapophyse antoblique (c), et 1 élargissement de l'apophyse transverse se prolonge en même temps en arrière en une saillie correspondant à \ Apophyse pla^enne {/) , qui reparaît ici, mais se trouve plus portée en dehors que sur les lombaires, pour sarticuler également avec Filium. Cette apophyse se recourbe en outre en arrière, et atteint la transverse (a) delà vertèbre suivante, avec laquelle elle se suture; doii résulte que le Trou de conjugaison se tronwe barré en dehors , comme aux lombaires , par la réunion de ces deux apophyses, et partagé ainsi en deux autres, dont Tun ouvert en haut reçoit le nom de Trou scicré supérieur ^ et l'autre ouvert en dessous celui de Trou sacré inférieur.
2^ La seconde Yertèhre Sacrée-ihaque (4o; PI. XIII, fig. 1,^9), beaucoup plus petite que la première , a ses bases égales et une longueur moindre. Dans sa partie supérieure, elle ne diffère du reste pas des lombaires , si ce n'est qu elle est plus rétrécie en arrière , et que son Jfpo^ physe épineuse (PI. YIII, fig. 8 , 4^ e), entièrement droite et portée sur le milieu de la lame, est aussi plus courte encore que celle de la première vertèbre sacrée.
Quanta Tapophyse transverse ^ elle est divisée également en deux branches (a,^% Tune antérieure ou véritable Transverse (PI. VII, fig. ft, 2 d\ et l'autre postérieure ou Plagiennt (e) qui occupent ensemble, de même, toute la longueur delà face latérale de la vertèbre; mais la première est fortement aplatie de haut en bas , moins prolongée en dehors que celle qui précède, et terminée par un bord longitudinal articulé avec los des îles (8 g), en même temps qu'elle s'articule en avant avec la plagienne précédente.
L'apophyse plagienne (e) écartée de l'ilium se dirige en arrière pour
aller se suturer avec la transverse de la troisième du sacrum (3rf), et barre également le trou de conjugaison , en le divisant en trous sacrés supérieur et ir^érieur.
L'articulation des deux vertèbres sacrés-iliaques avec Filium est une plagiarthrose accompagnée d'une syndesmose très-large , dans laquelle il existe encore un léger mouvement, et décrite plus bas à l'occasion des ilium.
Ces vertèbres sacrées iliaques ont les mêmes points d'ossification que les lombaires et autres , si ce n'est que la première a un noyau de plus dans chaque apophyse transverse , dû à un rudiment de costinelle , qui s'y unit par en dessous, osselet que j'ai déjà signalé dans mon Traité danatonde comparalis^t.
3* La Vertèbre sacrée-caudale (3o) mérite d'autant mieux ce nom, qu'elle ne diffère des véritables caudales qu'en ce qu'elle touche simplement par un point de son Apophyse transi^erse la seconde vertèbre sacrée, ce qui doit toatefois la faire compter parmi celles du sacrum, en même temps qu'elle se soude avec la seconde par son corps , et lui ressemble en tout point, si ce n'est que son uipophyse épineuse (PI. YIII, fîg. S, 4 1 e) estencore plus courte , et que la Transs^erse et la Plagienne réunies et également fort larges d'avant en arrière, forment ensemble une longue crête à leur bord externe. Ces deux apophyses sont d'ailleurs distinctes par leur direction; la Transi^erse dirigée en avant s'articule avec le sommet de l'apophyse plagienne de la vertèbre sacrée; tandis que la branche postérieure ou YJlpophyse plagienne dirigée obliquement en arrière et en dehors est beaucoup plus longue et styliforme, mais ne rencontre pas la transverse de la vertèbre suivante ou première caudale.
La vertèbre sacrée caudale a les mêmes points d'ossification que les lombaires et les dorsales.
SYSTÈME 08SEDX. &89
S V. Fenèbres caudales.
La région caudale ( PI. XI , E , 6 1 -8 1 ) , qu'on nomme chez les Animaux aussi fort improprement la Coccrygienne, nom qu'on lui a donné chez Y Homme ^ où l'on a cru lui trouver quelque ressemblance avec le bec d'un Coucou. Elle est composée chez le Chat de vingt-deux vertèbres, et quelquefois une de moins ou une de plus, dont les cinq premières sont cachées dans les chairs du tronc , ne dépassant pas le bassin et l'anus; tandis que les autres forment ce long appendice libre, plus particulièrement connu sous le nom de Queue. Je désignerai de là les premières sous le nom de vertèbres Caudales cachées , et les secondes sous celui de vertèbres Caudales libres.
r Ferlèbres caudales cachées. Ces vertèbres (6i-65) , qui font immédiatement suite aux sacrées y leur ressemblent d'autant qu'elles sont plus antérieures; et d'autant mieux aux caudales libres, qu'elles sont plus postérieures. La première (PI. XIII, fig. tft ; et PL VU, fig. ft , 4) ^^ ^^ plus courte des caudales, à l'exception des deux dernières, et un peu plus petite que la dernière sacrée, dont elle ne diffère du reste qu'en ce qu'elle manque souvent de \ Apophyse iranss^erse {d) par laquelle la sacrée s'articule avec celle qui précède, apophyse réduite le plus souvent à un simple petit angle à peine sensible ; tandis que X Apophyse plagienne (e) est plus longue , styliforme , libre à son extrémité , et dirigée plus obliquement en arrière , en dehors et en dessous. Cette vertèbre difiere en outre des sacrées par une brièveté encore plus grande de Y Apophyse épineuse , ainsi que par des apophyses antobliques et postobliques , plus allongées et plus relevées.
Dans les quatre vertèbres qui suivent, les Corps (PL VII, fig. ft, 5, 6 , 7 ; et PL XI , 6a-65 a) deviennent de plus en plus longs et plus grêles ; les Apophyses pla^ennes (c; PL XIII, fig. t, 3i-35, d) sont de nouveau graduellement plus courtes ; de manière que celle de la dernière dépasse à peine le corps de la vertèbre. Les Transs^erses , au contraire {b\ réduites sur la première à un simple petit angle à peine apparent, font
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de plus en plus saillie sur les autres , sans former cependant encore une véritable apophyse, et sont portées sur la partie antérieure de la face latérale du corps des vertèbres, et liées aux apophyses plagiennes, placées à Tautre extrémité, par une crête longitudinale plus ou moins saillante.
Les Apophyses épineuses^ déjà très-courtes sur les vertèbres sacrées , sont presque nulles sur les premières caudales , et en forme de simples crêtes allongées sur les suivantes. Les ArilohUques (PI. XI, 62-65 d) sont plus larges, plus saillantes^ et augmentent même de dimension en formant de larges palettes comprimées par les côtés; tandis que les PosU obliques{e), de plus en plus petites, cessent déjà d'atteindre les antérieures sur la sixième vertèbre ou première libre , et forment avec la partie correspondante de la voûte du canal rachidien qu elles terminent , une simple apophyse de plus en plus grêle^ dirigée obliquement en arrière et en dessus ; et le canal devenant également plus étroit , n est |4u$ qu un très-petit tube sur la cinquième vertèbre caudale.
En dessous , on remarque déjà à partir de la seconde vertèbre caudale, au bord antérieur dn corps, deux petits tubercules , ou Apophyses mamillaires, portant chacune une très-petite 0>5tette(Â); et ces apophyses devenant de plus en plus grosses et saillantes sur les vertèbres qui suivent , se répètent sur les caudales libres. Portant les appendices des vertèbres, on serait disposé à considérer ces apophyses mamillaires comme les analogues des transverses ; mais celles-ci se trouvent, comme nous lavons vu , sur les parties latérales du corps des vertèbres.
i" Vertèbres caudales libres (PI. XI, 66-81). La première des ces Vertèbres ne difiere de la cinquième cachée , qu en ce que la Lame avec les Apophyses postobliques (e) sont extrêmement réduites, mais forment encore un Canal rachidien formée quoique presque capillaire; tandis que sur les vertèbres suivantes, ce canal s ouvre en haut, et les deux apophyses se réduisent à deux petites saillies latérales postérieures donnant attache aux tendons des muscles ordinaires. Les Apophyses antobUques {d) , en forme d oreillons dirigés en haut , en dehors et en avant ,
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sont encore fort larges , mais décroissant à mesure que la vertèbre est plus postérieure, elles se réduisent bientôt à de simples tubérosités.
Les Âpopkyses plaff£nnes (c), encore fort saillantes sur la cinquième vertèbre, continuent à se réduire graduellement, et finissent par devenir également de petites tubérosités latérales, à peine sensibles vers le bout de la queue.
Les Tnmsverses^ qui ne forment qu un petit angle peu apparent sur la première vertèbre caudale cachée , deviennent au contraire progressivement plus saillantes sur les autres, et forment dès la seconde vertèbre caudale libre (PL XIII, 5y b) une apophyse en forme doreillon, aussi grande que la plagienne, et diminuant ensuite également sur les vertèbres suivantes , elles ne constituent plus sur les dernières qu'un simple tubercule semblable à celui de Tapophyse plagienne.
Enfin, ïesJpophyses mamUlaireSj formées de deux tubercules bien saillants sur la première vertèbre libre , finissait également par disparaître vers le bout de la queue ; et les Costettes qu'elles portent manquent quelquefois déjà sur la seconde vertèbre libre.
Les vertèbres caudales postérieures ou libres portent ainsi encore les rudiments des apophyses antobliques, postobliques, transverses, plagiennes et mamillaires.
Les corps des vertèbres devenant de plus en plus grêles, continuent à augmenter en longueur jusqu'à la dixième caudale ou cinquième libres, et se raccourcissent ensuite progressivement jusqu a la dernière qui est extrêmement petite et conique.