‹ Anatomie descriptive et comparative du chat, type des mammifères en général et des carnivores en particulier (volume 2)Chapitre 28 sur 30 · SECONDE SECTION · texte numérisé non relu

SECONDE SECTION

Appendices du Rachis.

De même que les vertèbres céphaliques ont des appendices qui com* posent principalement les parties de la face, en contournant sous les corps des vertèbres des cavités où sont placés divers organes , et surtout lorigine des appareils de la respiration et de la digestion, de même

&92 PRBMliAB PARTIE.

aussi les vertèbres rachidiennes portent des appendices qui embrassent des cavités du tronc , mais modifiés selon le besoin. C'est ainsi que sur les vertèbres cervicales* ces appendices ou apophyses Costellaires sont réduits à de simples rudiments nuls en apparence chez les Mammifères , mais dont l'existence est prouvée par la composition des vertèbres chez les Oiseaux et les Reptiles. Sur les vertèbres dorsales , ces appendices forment les Côtes et le Sternum , sur les lombes ils n'existent chez les Mammifères que sur les vertèbres les plus antérieures où ils constituent les fausses côtes ou Costines, et disparaissent complètement sur les vertèbres lombaires suivantes, où on les retrouve toutefois chez la plupart des Vertébrés ovipares. Aux vertèbres sacrées , les appendices immédiats ne forment que de simples rudiments de CostineUes qui se confondent bientôt avec le sacrum ; mais les appendices plus éloignés sont ce qu'on nomme les os Coxaux. Enfin , à la queue » les analogues des côtes on les Costettes se présentent aux premières vertèbres caudales, soit sous la forme de très-petits osselets rudimentaires , soit en se soudant par paires . sous celle d'os Vpsiloïdes.

§ I. Appendices des uertèbres cervicales.

Les Appendices des vertèbres cervicales sont , ainsi que je viens de le dire, entièrement rudimentaires chez les Mammifères, et ne forment, que je sache, jamais des pièces à part chez ces Animaux, où ils sont simplement représentés par la partie des apophyses transverses placées au-dessous des trous de l'artère verétbrale, et répondant plus particulièrement à ce que j'ai nommé l'apophyse Costellaire , comme étant l'analogue des costellçs.

§ II. jippendices des uertèbres dorsales.

Les Appendices des vertèbres dorsales sont formées pour chacune d'une paire d'os longs et grêles on Côtes (PI. XI , 83-92 ) , composés de deux pièces consécutives , et d'une pièce Stemale sur laquelle ces der-

nières se rendent, et occupant la ligne médiane inférieare de la poitrine, oii ils forment une série longitudinale, connue sous le nom de Sternum (96, 96', a, b^ c, rf, e,Jl g, A, I, g, A-), partie impaire opposée au rachis.

Pour faire mieux comprendre la conformation du Thorax , cage osseuse formée par les vertèbres dorsales, les premières lombaires, leurs appendices immédiats et le sternum , je décrirai ces os dans le même paragraphe, afin de faire ressortir les rapports qui existent entre tous.

Les Côtes , au nombre de dix paires dans le Chat (83-92) , et les Costines(g5''g5)j fixées aussi par paires aux trois premières vertèbres lombaires, ne diffèrent que fort peu de celles de Y Homme, étant simplement plus grêles, moins larges et aplaties d'avant en arrière dans leur moitié interne ou supérieure, et au contraire plus étroites et légèrement comprimées de dehors en dedans , à la moitié inférieure en diminuant de grosseur de la première à la dernière. Quant à leur longueur, la première, qui est la plus courte de toutes, n a que les l de la neuvième qui est la plus longue, et les intermédiaires augmentent graduellement de Tune à lautre. Delà neuvième, elles diminuent ensuite de nouveau progressivement jusqu a la treizième , qui égale la quatrième en longueur. Les extrémités de toutes ces côtes et costines s'arrêtent ensemble à un arc de cercle, ou plutôt à une courbe parabolique à double courbure , étant à la fois convexe en dessous et convexe en dehors , de manière que Fécartement des extrémités inférieures des quatrièmes côtes est le même que celui de la dernière costine. Dans la partie qui correspond aux trois premières côtes, la courbure en dehors est concave par leffet d'une courbure moins précipitée de ces os ; d'oii résulte que le thorax est fortement comprimé, et présente une concavité latérale dans laquelle se place l'épaule avec ses grosses masses de muscles.

r Les deux côtes de la première paire, ou plutôt les cordes qui soustendent leur arc, sont dirigées en dessous, et un peu en avant et en dehors ; et celles des autres , de plus en plus en dehors jusqu'à la huitième; sur les suivantes, l'écartement diminue de nouveau. Quant à l'obliquité dans un plan longitudinal , elle devient de plus en plus forte

U9k PREMliRB PABTIC.

d avant en arrière ; de manièrç qne dans la seconde paire elle est nulle, et de 60^ à peu près dans la dernière.

Les côtes et les costines sont chacune formées de deux pièces consécutives, dont la supérieure, toujours osseuse , constitue la Côte^ ou la Costine vertébrale (PI. XI, 83 -96, mn)\ et Tinférieure, généralement cartilagineuse chez les Mammifèrks, est le Cartilage costal ou Costimen (no).

Les côtes se distinguent ensuite en deux espèces : les antérieures au nombre de huit paires dans le Chat^ dont le cartilage ou Côte stemale atteint le sternum , sont nommées de là fondes côtes (SS-go) ; et les postérieures formant deux paires (91-92), qui n'arrivent pas tout à fait au sternum, sont désignées dans les ouvrages d'anthropotomie , en commun avec les costines, sous le nom de Fausses côtes; en tout , dix paires de côtes dorsales.

A leur extrémité supérieure , toutes les côtes forment, comme celles de \ Homme ^ un léger renflement (r; XIII, fig. tS et 19 a) ou Téte^ terminé par une double facette cartilagineuse arthrodiale,par laquelle elles s articulent avec les corps des vertèbres; et un peu plus en d^ors, au bord supérieur est une Tubérosité d'autant plus saillante {b) que la côte est plus antérieure , terminée paiement par une facette artbro* diale convexe , par laquelle les côtes appuient dans les cavités articulaires de l'extrémité des apophyses transverses. Aux côtes postérieures , ces tubérosités sont à peine proéminentes ; et enfin sur les costines (PI. XI , 93, 94 et 95) , elles perdent même leur facette arthrodiale , et se réduisent à une simple rugosité, où se fixent les ligaments transs^rsocostiniens.

Entre la tète et la tubérosité les côtes présentent un léger étranglement ou Col(?\. XIII, fig. tS et 19, ^), qui ménage entre lui et 1 apophyse transverse de la vertèbre un petit espace vide , faisant suite au canal de l'artère verticale , dont il est l'analogue.

Au quart supérieur à peu près du bord externe de chaque côte et costine, on aperçoit une autre rugosité (c; PI. XI, 83*95 m), à laquelle se fixent les tendons des muscles épicostanx et costo-lombaires; rugosités

STSTÈMB 088BUX. i^5

qui répondent à ce qu on appelle Y Angle des côtes chez Y Homme , mais qui ne fait point saillie dans le Œat.

L'extrémité inférieure {n) des côtes et costines vertébrales est légèrement renflée et tronquée carrément dans la substance osseuse , mais se continue sans interruption avec le Cartilage costal^ ou Costinien (nol).

Les côtes se développent par deux points d'ossification , Fun pour la diaphyse , et le second pour Tépiphyse formant sa tête supérieure. Cette épiphyse est une petite calotte ménisque.

2* Les Cartilages costaux et Costiniens (o) sont comme chez V Homme des tiges grêles, simples, qui prolongent les côtes et costines vertébrales en dessous, en se dirigeant en bas, en avant et en dedans vers le sternum (96, 97), avec lequel les huit premières paires du Chat seules s'articulent, et caractérisent par là les Vraies côtes on Côtes K^ertébro-stemales ; tandis que les deux paires suivantes, ou cartilages des Fausses côtes ne l'atteignent pas , de même que ceux des trois costines. Les cartilages des côtes sont grêles, légèrement renflés à leurs extrémités, et courbés en arc, en se dirigeant d'abord de haut en bas dans la direction des côtes, qu'ils continuent, et s'arquent ensuite en avant pour se terminer, à distances à peu près égales, sur les côtes du sternum : les deux derniers seuls sont rapprochés.

Ces cartilages, d'autant plus longs et plus arqués qu'ils sont plus postérieurs, ont dans la huitième paire, trois fois environ la longueur de la première, qui est un peu plus que la moitié de celle de la côte. Ces cartilages ne forment pas proprement un arc de cercle, mais plutôt une courbe parabolique , de manière que leurs deux séries forment inférieurement un plan presque droit. Les extrémités sternales(/) des vraies côtes sont assez fortement élargies de haut en bas , et terminées par une tête en portion de cylindre vertical par laquelle ces cartilages s'arthrodient avec le sternum dans la partie latérale des jointures des os qui composent ce dernier, et jouissent d'une mobilité assez forte , nécessaire au mouvement des côtes chez des Animaux aussi souples que les FéUs.

3* Les cartilages des fausses côtes et des costines sont coniques, et éga-

Ii96 PREMIÈRE PARTIE.

lement courbés en arc; renflés à leur extrémité supérieure comme les antérieurs , mais terminés en pointe en bas.

La première paire attemt encore le sternum , mais sans s articuler avec lui , s accolant simplement au cartilage précédent ; les autres d'autant plus courts qu'ils sont plus postérieurs, s'accollent de même à celui qui les précède; de manière que leurs séries forment en arrière un large écartement angulaire arqué. Tous ces cartilages sont réunis par du tissu cellulaire condensé.

4'' Sternum. Le sternum des Carnivores , et par conséquent du Chat ( PL XI, 96-97 ; PI. VI , fig. » , 1-9 ), est composé, ainsi que je l'ai fait remarquer en parlant, du squelette en général, d'une série de neuf os allongés ( 1 -8) renflés aux bouts ^ et réunis à leur base par des cartilages simulant les ligaments fibro-pulpeux des vertèbres , et les pièces ressemblent même beaucoup pour la forme aux vertèbres caudales postérieures, dont ellesne diffèrent guère que par l'absence des crêtes apophysaires.Telie est du moins la forme de ces pièces depuis la seconde jusqu'à la sixième inclusivement; et c'est dans leurs jointures que viennent s'articuler latéralement les têtes inférieures des cartilages costaux.

Quant à la première pièce ( PI. XI , 96 ) elle diffère des autres en ce qu'elle est du double plus longue, par l'effet d'un prolongement antérieur odontoïde (6), égalant presque en longueur et en grosseur la partie principale, et forme par son extrémité cette saillie arrondie qu'on remarque à la base du cou des animaux, et à laquelle se fixent entre autres les muscles sterno-mastoïdiens. La première paire de cartilages costaux s'insère latéralement au point où cette grande apophyse commence, et non entre deux pièces sternales, comme les autres; il semble que ce prolongement représente la véritable première pièce sternale qui se serait soudée à la seconde ; mais on n'aperçoit rien qui puisse indiquer qu'il ait jamais formé une pièce à part.

La pièce qui sépare la septième et la huitième paire de cartilages ( PI. VI , fig. 9,7) n'a guère que la moitié de la longueur des autres , avec une grosseur égale à celle de leurs renflements.

STSTitfB 088BDX. &97

Au delà de la huitième paire de cartilages, le sternum se prolonge en une dernière pièce osseuse ( 8 ) deux fois aussi longue que les intermédiaires ', à peu près de même forme qu elles, mais plus grêle, et fortement atténuée à son extrémité postérieure , où elle s'élargit un peu , et se continue enfin par Yjàppendice Xiphoïde ( 9 ; PI. XI , 97 ) , pièce qui correspond aux cartilages des fausses côtes et des costines qui toutefois ne latteignent pas.

5* Le Cartilage odphoïde ainsi nommé déjà par les anatomistes qui ont précédé Gaubn, comme ressemblant chez X homme à une épée, a dans le Chat environ dix millim. de long, et forme postérieurement un disque horizontal mince {k) en trois quarts de cercle , de huit millimètres de large, tenant à la dernière pièce osseuse du sternum par un pédicule court faisant la continuation de cette dernière.

Le sternum est ainsi composé de neuf pièces consécutives , non épiphysées, disposées en ligne droite, plongeant postérieurement un peu en dessous.

Chaque pièce stemale n*a qu'un seul centre d'ossification.

§ III. Appendices des yertèbres lombaires.

Nous avons vu plus haut que les trois dernières paires de Fausses côtes doivent être considérées comme appartenant à la région lombaire du rachis , région distinguée de la dorsale par la forme des vertèbres; et les costines qu'elle porte différent aussi des côtes dorsales, en ce qu'elles ne s'articulent par leur tête qu'avec leur vertèbre propre , et ne sont que suspendues par des ligaments aux apophyses transverses sans s'arthrodier avec elles. On ne trouve du reste que rarement des appendices costaux fixés aux autres vertèbres lombaires chez les Mammifères; j'en ai cependant rencontré quelquefois ^ et même chez les Felis. Ce sont de petites pièces rudimentaires très-courtes articulées par des ligaments sur les extrémités des apophyses transverses des premières vertèbres lombaires, d'ordinaire privées de costines, osselets qui paraissent faire la continuation immédiate de ces apophyses; mais nous avons vu en

2^98 PBKVliEB PARTIE.

parlant du sqaelette des autres Vertèbres , qae chez la plupart de ces Animaux les vertèbres lombaires portaient toutes, ou du moins le plus grand nombre, des costines qui se répètent même sur le sacruifa et sur la queue. Enfin, dans les Crocodilus^ ces appendices, réduits à leurs cartilages, sont placés dans les muscles abdominaux , en faisant suite aux cartilages costaux thoraciques, en se répétant régulièrement et d'une manière constante jusqu'au bassin , où les pubis leur font suite à leur tour.

5 IV. j4ppendices des vertèbres sacrées.

On n'admet dans les ouvrages d anthropotomie , tantôt qu'une seule paire d'os formant les appendices du sacrum , ou les os Coxaux (PL XI, 98, 99, 100; PI. XIII, fig. t, 4^1 4^ > 4^1 %• tS), constituant avec le sacrum ce qu'on appelle le Bassin ; et cela d'après ce qui existe chez V Homme adulte, où tous les os du même côté sont en effet confondus en un seul; et tantôt on en admet trois, d'après la composition des parties chez les jeunes sujets , où Ton trouve , ainsi que l'a déjà reconnu Erasistrates, que les os coxaux se composent au moins de trois pièces de chaque côté , désignés sous le nom àllium (fig. fO, abce)y à! Ischion (efgni) et de Pubis (ghci), qui ne se confondent que plus ou moins tard , selon l'espèce de Manimifères , et souvent jamais dans les Reptiles. Chez certains Mammifères , et spécialement dans le genre Felis , dont le Chat est l'espèce type, on trouve en outre un petit os (dik) placé dans la cavité cotyloïde de l'articulation fémorale, et que je nomme de là os CotyUen; de plus une Épiphyse (ab) surmontant l'ilium à sa crête antérieure; et une seconde (/) formant la lubérosité ischiatique. A ces cinq paires de pièces , on doit ajouter encore la paire de CostineUes que j'ai découverte sous les apophyses transverses de la première vertèbre sacrée des très-jeunes Chats ; et enfin chez les Marsupiaux , le bassin porte encore une septième paire d'os, qu'on a de là nommés Os Marsupiaux ^ articulés en avant sur le pubis , d où ils se portent en avant dans les muscles abdominaux pour soutenir les parois de la poche de ces Animaux.

8T5TiMB OSSECX. /i99

Qoant à lanalogie qui peut exister entre les divers os du bassin avec ceux des autres parties du corps, elle est assez difficile à établir, surtout chez les Mammitèrbs. Plusieurs anatomistes paraissent toutefois disposés à les r^rder comme les analogues des côtes qui auraient pris un trèsgrand développement, comme devant donner attache aux muscles des membres postérieurs ; mais déjà lexistence des costinelles montre que , du moins, les ilium ne sauraient être considérés comme les représentants des côtes vertébrales, et devront être par conséquent comparés aux sternales ; et les ischions avec les pubis formeraient une seconde paire , dont les premiers seraient les représentants des côtes vertébrales, et les seconds ceux des sternales ; mais tout cela est difficile à prouver, chez les Mammifères, et devient un peu plus probable par l'examen de ces os chez les Reptiles , dont il a été parlé plus haut.

Le bassin forme chez tous les Mammifères une ceinture qui, en s appuyant sur le sacrum , entoure en dessous la partie postérieure de la cavité viscérale, proprement divisée de là en trois régions, la Thoracique, \ Abdominale et la Pulvienne.

RuFFUS décrit les os ilium, ischion et pubis, sous le nom commun ^Ischion; Galien les nomme Os innominés; Celsius, Ossa coxarum; Zerbis, Ossa anchorum{os des hanches); et enfin Etienne les distingue les uns des autres.

Les trois os principaux qui composent le bassin , et qu on retrouve partout oit ce dernier n*est pas rudimen taire, s unissent entre eux dans la cavité cotyloïde que tous les trois concourent ainsi à former; et le quatrième ou le cotylien , placé dans le fond de cette cavité, leur sert ainsi de centre.

Quoique le sacrum fasse partie du bassin, considéré comme une ceinture osseuse entourant la région postérieure de la cavité viscérale, plusieurs anatomistes, et parmi eux Cuvier, décrivent sous le nom de bassin les os coxaux seulement, sans y comprendre le sacrum, et ce dernier anatomiste les considère comme faisant partie des membres postérieurs, et cela devrait être si ces os n étaient pas fixés; car, au fond, les ilium, les ischions et les pubis paraissent évidemment être les

500 PBBMiàRB PARTIB.

représeniants des omoplates » des coracoïdiens et des clavicules dans les membres antérieurs.

Dans son ensemble, le bassin du ChcU (PI. XIII, fig. i, 38, 29, 3o, 41, 4^ et 43) est beaucoup plus étroit que chez V Homme ^ surtout dans sa partie antérieure (40 correspondant au grand bassin, qui n'est guère plus évasé que le petit (42), dont il n'est pas distinct ; il est aussi plus allongé d'avant en arrière, et surtout dans la partie qui répond à la symphyse des pubis (film) , symphyse qui se prolonge beaucoup entre les deux ischions (42).

La direction du bassin suivant sa plus grande longueur, c'est-à-dire de la crête iliaque (PI. XI, 98 ab) aux tubérosités ischiatiques (99 A^), est oblique d'avant en arrière et en dessous; mais du reste les deux parties latérales sont parallèles entre elles.

r lUum. Cette pièce (PL XIII , fig. tO, abce)^ la plus grande des os coxaux , ainsi nommée par Vesalius , et os des Iles par Etienne , est très- étroite , surtout dans sa partie antérieure, mais élargie et saillante sur le côté pour former la Hanche; «lie est toutefois moins saillante en avant que chez Y Homme; mais plus allongée d'avant en arrière que de haut en bas, et fait face en dedans et en dehors, au lieu d'être tournée, comme dans l'espèce humaine , obliquement en dehors. Dans son milieu , l'ilium est rétréci en formant un Cou fortement marqué, et s'élargit ensuite de nouveau inférieurement , où il est coupé obliquement de haut en bas et en avant par une troncature droite , formant sa suture avec l'ischion en haut, avec le coty lien plus bas, et le pubis dans la partie lapins inférieure. Au milieu, cette troncature concourt à former une très-petite portion de la cavité CotyUnde (Jm). Les bords antérieurs, supérieur et postérieur (PL XI, 98 oÀ et bd) de la hanche formant la Crête iliaque^ sont épais et rugueux, et donnent attache à des muscles ; et l'angle qui sépare les deux derniers est surmonté de l'épyphyse (b), qui rend cet angle plus saillant. Le bord postérieur du col (de) forme une grande échancrure assez profonde à bord arrondi , qui s'étend dans la moitié de la longueur de l'os , jusqu'à

STSTiVB 088BDX. 501

rischion, et séparé en haut de la crête spinale (bd) de la hanche par une forte saillie (â{) dirigée en arrière et en dedans, pour s articuler (PI. XIII, fig. tS, ghik) avec le sacrum; saillie qui correspond à Y Épine iliaque postérieure et inférieure de XHomme , mais qu'il est plus convenable de nommer XÉminence sacrée. L echancrure dont je viens de parler fait partie des bords du Trou ischiaJdque y complété en haut. par le sacrum et en arrière parle muscle hchio-caudal ^ remplaçant le petit ligament ischio-coccigien de XHomme. Ce trou, qui n est chez le Chat qu'une simple echancrure ( ce dernier ligament n existant pas ) , sera mieux appelé Echancrure ilio-sacrée.

A son bord antérieur (c/*), le col de l'ilium présente une autre echancrure moins profonde , mais aussi longue , séparé de la crête inférieure de la hanche par une tubérosité (c) formant un léger angle et correspondant à X Epine antéro-inférieure. Enfin langle antéro-supérieur de la hanche (a) est ce qu'on appelle X Epine antérieure supérieure dans XHomme.

 leur extrémité antérieure les hanches sont légèrement fléchies en dehors, de manière que la face externe. forme une légère Fosse iliaque externe; tandis que la face interne est plane au niveau du sacrum, et un peu convexe , mais large au devant de ce dernier, en regard de la dernière vertèbre lombaire.

L'échancrure du col est bornée en dessous , au devant de la cavité cotyloïde, à une petite saiUie à peine sensible ou Éminence ilio-pectinée (Pi. XI, gS\f). Au devant du bord supérieur de cette même cavité cotyloïde est une petite surface rugueuse (jy), à laquelle s'implante le tendon du muscle droit antérieur de la cuisse.

La face interbe de l'ilium présente, dans sa moitié inférieure (PL XIII, fig. tS, cdef)^ une surface unie, presque plane, l^rement concave en travers faisant partie des parois intérieures du. bassin. Au-dessus de cette partie unie est une large surface articulaire (gi) , divisée en deux parties, dont l'une postérieure (/«A), forme une facette arthrodiale saillante, en forme de demi-cercle, à concavité, tournée en avant, s'arliculant avec une facette arthrodiale semblable de la troncature des apophyses

502 PRBMIÈEE PARTIE.

transverses du sacrum. Tandis que la partie antérieure {ghk\ de la sur* face articulaire, est au contraire rugueuse, et donne attache à trois gros faisceaux de ligaments, ou ligaments interosseux , sacro-iliaques, supé* rieur, moyen et inférieur, et constituant une articulation syndesmoïdale.

L'ilium se développe par deux centres d'ossification; un pour son corps , et un pour 1 epiphyse.

2^" Pubis. Cet os (PL XIII, fig. IB, chgî)^ formant la partie antéroinférieure du bassin, est le plus petit de trois principaux oscoxaux. Il est formé de deux branches grêles, disposées en angle obtus presque droit, dont Tune, que ]2L\fipe\\eSymphysaire {hg\ s'unit tout le long avec celle du côté opposé , au moyen d'un cartilage interarticulaire pour former la Symphyse des pubis ; l'autre branche, ou V Abdominale (ch) , partant de l'extrémité antérieure de cette dernière, se porte obliquement en haut et en dehors, et va se continuer avec l'angle inférieur de Tilium , auquel elle s'unit à son extrémité. Un peu plus en arrière , cette même extrémité s'articule avec Tos cotylien (dik) ; enfin, plus en arrière encore (z), avec l'ischion ; sans entrer dans la composition de la cavité cotyloïde, dont elle est séparée par l'os cotylien.

Les deux branches du pubis contournent ensemble le tiers antéroinférieur d'une grande ouverture ou Trou pubien (in)^ dont les deux autres tiers sont formés par Fischion ; os avec lequel le pubis s'articule une seconde fois au milieu de la symphyse (g). L'angle antérieur (A) des deux branches, forme \ Epine du pubis.

Les pubis n'ont qu'un point d'ossification.

3' Cotylien (PL XIII, fig. tO (dik) et »0). Cet os qu'on ne rencontre que chez certaines espèces de Mammifères et entre autres dans les FeUs, mais jamais chez ï Homme ^ est, après les deux épiphyses, le plus petit des os coxaux ; il est de forme triangulaire et placé dans la partie antéro-inférieure de la cavité cotyloïde, dont il forme une partie du bord, entre l'ilium en devant et en dessus, le pubis en avant et en dessous, et l'ischion en arrière. Cet osselet, plus lai^e à la face externe

SYSTitfE OSSBCX. 503

qu'à rintérienr, ne présente en dedans du bassin quune très petite surface triangulaire visible.

H n'a qu un point d'ossification.

4* Ischion. Cet os {efgnik) {orme la partie postérieure des os coxaux, en £iisant supérieurement suite à Tilium , et en bas à la branche symphysaire du pubis. Il a dans le Chat la forme d'un grand crochet dirigé en arrière et recourbé en dessous et en avant, contournant la partie supérieure et postérieure du trou pubien (i/i), qui est fort grand, ovale, avec son grand diamètre d avant en arrière, un peu obliquement en haut et en dehors. Cet os , dirigé d'avant en arrière dans sa branche principale ou Iliaque (ef) a une longueur presque égale à celle de l'ilium auquel il fait suite en s'unissant avec ce dernier à son extrémité antérieure coupée carrément , un peu plus bas avec le cotylien , et dans la partie la plus inférieure de cette suture avec le pubis , formant à lui seul plus de la moitié de la cavité cotyloïde. En arrière de celle-ci , le bord supérieur de l'ischion présente une forte saillie ou Épine ischiatique (eo ; PI. XI, 98 eg)^ et se rétrécit au delà par une légère échancrure encroûtée de cartilage articulaire (jgh) ou Échancrure ischiatique , correspondante à la petite échancrure ischiatique de Y Homme. Sur cette gorge se dévie le muscle obturateur interne. Â son bord inférieur, la même branche est découpée en arc d ovale pour former avec le pubis le trou pubien {m\ PI. Xin, fig. tO, in). Postérieurement, l'ischion s'élargit considérablement en un grand disque fortement aplati , formant avec celui du côté opposé un angle obtus presque droit. Cette partie large contourne en arrière le trou pubien, et vient » par une branche inférieure ou Symphy saire (ng) , se terminer à l'extrémité postérieure de la branche symphysaire (gh) du pubis, avec laquelle l'ischion se continue. Le bord interne de cette branche s articule avec son correspondant, et prolonge ainsi la Symphyse du pubis entre ces os, où elle prend le nom de symphyse Ischiatique. Le bord postérieur de l'ischion, qu'on nomme la Crète ischiatique (jgf)^ est en arc de cercle dirigé obliquement de haut en baS| en avant et ea dedans, aboutissant à la symphyse dont je viens

50& PEEMIÈRE PARTIE.

de parler, et rencontre en haut le bord supérieur de los, en formant avec lui un angle arrondi et épais, ou Tubérosité ischiatique {f; PL XI, 99 hi). Au-dessous de cette tubérosité, le bord postérieur s'amincît , en restant toujours rugueux , et donne attache à des muscles.

La cavité Cotyloïde {m; PI. VIII, fig. t, 40 ik) dans laquelle s articule le membre postérieur, est creusée principalement dans Vischion, qui en occupe plus de la moitié postérieure. C'est une cavité hémisphérique tournée en dehors et un peu en bas. Elle n'est encroûtée de cartilage diarthrodial que sur une large bande contournant ses bords , et interrompue même inférieurement dans un sixième de la circonférence par un espace rugueux (A*), étendu jusqu'au fond de la cavité , où cette partie interrompue correspond à une profonde échancrure du bord de la cavité, complétée par un ligament formant larcade cotyloïdienne {Im) qui y forme un petit pont , sous lequel passent les vaisseaux qui se rendent dans le fond de la cavité. C'est sur les deux angles de cette échancrure que s'implantent les racines du ligament interarticulaire.

De la partie postérieure de la cavité , à la tubérosité de Tischion , Fos présente une crête arrondie , légèrement concave , séparant la face latérale en deux parties, une supérieure inclinée en dedans et en dessus , et une inférieure tournée en dehors et en dessous. A sa fac« interne , l'ischion ne présente qu'une surface unie, faisant suite à celle de Tilium , et n'offre rien qui mérite d'être remarqué.

11 a deux points d'ossification , un pour le corps, et un pour sa tubérosité.

S"" Pémsial. C'est ici que doit être placée la description d'un très-petit osselet placé dans le gland du Pénis, et généralement connu chez la plupart des Carnivores sous le nom d'os de la verge, mais que je propose de nommer os Pémsial. Dans le Chat c'est une très-petite tige (PI. XI, 82) d'environ quatre millimètres de long , en forme d'épine, élargi à sa base où il se termine par trois dents, deux latérales obliquement en avant et en dehors (la verge des FeUs est dirigée en arrière à l'état de repos et ue revient en avant que par l'effet de l'érection ) , et une moyenne droite.

STSTÀME OSSEUX. 505

§ V. Appendices des vertèbres caudales.

J'ai déjà dit ailleurs que les vertèbres caudales étaient susceptibles, comme toutes les autres , d'avoir des appendices analogues aux côtes. Chez les MAiHMiFBaES, et surtout chez ceux dont la queue est très-mobile, ou qui agit avec force dans sa fonction, ces osselets se trouvent bien distinctement sous deux formes différentes ; soit comme petits grains isolés ou Costettes , soit confondus par paires pour former des os Upsiloïdes.

r Les Costettes (PL XI, 64, 65, 66 h ; PL XIII, 35—39, A), sont généralement de très-petits osselets coniques , tout à fait rudimentaires, articulés sur les apophyses mamillaires , d'où ils se dirigent en avant, sons la vertèbre qui précède, pour donner attache à des muscles sous-codaux, et se répètent sous les vertèbres antérieures, depuis la seconde jusqu'à la neuvième, et quelquefois sur un plus grand nombre encore.

2* D'autres fois, ces osselets se soudent par paires pour former ce que j'ai nommé les os Upsiloïdes , qu'on nomme quelquefois , vu leur forme, os en V ; terme composé, que j'sti cru devoir remplacer par un simple. Sous cette seconde forme , ces appendices deviennent quelquefois fort grands, et même assez compliqués de diverses apophyses chez les Halma^ turus.

Page 1