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ralement les eschares. La laminectomie n’a pas besoin d’être aussi étendue, la résection des arcs des onzième et douzième dorsales, première et deuxième lombaires suffit, bien que les arcs soient à ce niveau moins hauts que dans la région inférieure; de plus, les os sont plus superficiels, il n’y a pas de lordose et les masses musculaires sont moins épaisses; le traumatisme sera donc moins grand et l’hémorragie moins abondante.
Van Gehuchten, ignorant les recherches de Codivilla, a proposé la même intervention en décembre 1910; il a fait opérer plusieurs malades par ce procédé. Van Gehuchten, se basant sur la physiologie et sur la topographie intra-médullaire des fibres des raçines postérieures, arrive à cette conclusion qu’il est suffisant de sectionner un certain nombre de filets radiculaires de chaque racine. Au point de vue de la technique, van Gehuchten a fait opérer moins largement que Codivilla. D’après lui, la résection des trois arcs suffit, les deux dernières dorsales et la première lombaire; de plus il n’est pas nécessaire de faire une brèche aussi large que dans l’opération de Fœrster. Dès que la dure-mère est incisée et que la mince membrane arachnoïdienne a été enlevée, sur la partie de la moelle mise à nu, la section des filets radiculaires postérieurs peut se faire sans difficulté aucune.
Delrez, ignorant également les travaux de Codivilla et van Gehuchten, a appliqué en mai 1911 le même procédé; la seule modification qu’il a apportée à l’opération consiste en ce qu’il essaie de déterminer à quelles racines appartiennent les filets radiculaires qu’il a sectionnés.
Wilms essaie également de savoir quels filets il coupe en repérant d’abord le douzième nerf dorsal.