‹ Anatomie Descriptive et Topographique des Racines Rachidiennes Postérieures: Les Divers Procédés de Radicotomie PostérieureChapitre 13 sur 37 · PRE · texte numérisé non relu

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avantage est de diminuer la gravité du traumatisme et de nécessiter une brèche infiniment moindre, et en hauteur et en largeur. Dans la région dorsale la largeur de la brèche osseuse ne présente qu’un faible intérêt, les conditions dans lesquelles on pratique cette brèche étant toutes différentes de celles que l’on trouve dans la région lombo-sacrée (épaisseur moindre de la couche musculaire, disposition tout autre de cette couche et irrigation différente des muscles). Quant à la longueur de la brèche, il ne peut être question de la diminuer au niveau des vertèbres dorsales, car il n’en est pas ici comme à la hauteur du cône médullaire, où les filets radiculaires sont tassés les uns contre les autres: les racines dorsales sont au contraire écartées les unes des autres, et les filets radiculaires d’une même racine sont séparés par des espaces souvent très appréciables. Enfin non seulement le procédé de section des filets radiculaires ne présente aucun avantage dans la région dorsale, mais encore il présente une infériorité très nette sur l’opération de Foœrster. En effet, toute opération portant sur les filets radiculaires ne peut consister qu’en une simple section, alors qu’une véritable radicotomie postérieure peut permettre la résection d’une certaine longueur du nerf. La régénération nerveuse est rapide après simple section, et nous avons trouvé qu’un certain nombre de cas d’insuccès opératoires dus à cette cause étaient signalés dans les observations que nous avons dépouillées.

Le procédé de section et de résection extra-dure-mérien de Guleke n’est par contre applicable que dans la région cervicale et dans la région dorsale, et ceci pour des raisons anatomiques que nous avons déjà signalées dans la première partie de ce travail. Dans la région lombaire, en effet, il est à peu près impossible d’écarter la dure-mère de l’os, l’espace épidural est très étroit et quelque largement que soit faite la résection osseuse, on ne peut suivre la gaine durale de la racine rachidienne postérieure que sur une longueur de 1 millimètre ou 2; sur aucun des sujets que nous avons examinés, nous n’avons pu récliner la dure-mère comme Guleke conseille de le faire dans la région dorsale. Bien plus, si l’on descend à la partie tout inférieure de la région et à la partie supérieure du canal sacré, il devient absolument impossible d’écarter si légèrement que ce soit la dure-mère de l'os.

En résumé, nous voyons que la technique de Forster eat applicable sur toute la hauteur du névraxe, mais que les autres procédés doivent être réservés à des territoires bien définis, des conditions anatomiques très précises s’opposant à leur application en certaines régions.

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