LUI
LNTRODLCTION.
lobule du pli courbe (igp)» La troisième, postérieure, tantôt isolée, tant64 branchée sur le sillon pariétal, tantôt continue avec le sillon parallèle, sert de limite antérieure au pli courbe, c'est Vincisure du pli courbe (ipc).
Enfin on retiendra comme un fait constant la présence de deux incisures continues, branchées sur la scissure de Sylvius et mordant sur lopercule supérieur : lantérieure, ou incisure frontale de Sylvius (if)*
Schéma 32 (A). — Face externe d'un hémisphère gauche (type schématique de l'état
adulte) ; indication des anfractuosilés :
S', scissure de Sylvius; S", sa branche antérieure; S"', sa branche verticale; if, son incisure frontale; tp, son incisure pariétale; it^ son incisure temporale; A, scissure de Rolando ; pr<f sillon pne-rolandique supérieur; pri, sillon prœ-rolandique inférieur; ff, fgy premier et deuxième sillons frontaux ; /'/, sillon delà première frontale; /",', sillon de la deuxième fh)ntale; toe, sillon orbitaire externe; H, sillon en H du lobule orbitaire; L, scissure nmbique;p<, sillon pariétal transverse; p, sillon pariétal ou interpariétal; p^ sillon post^rolandique supérieur ;p, sillon post-rolandique inférieur; tpt, incisure du lobule pariétal inférieur; igp^ incisure du lobule du pli courbe; ipc, incisure du pli courbe; Oe, scissure occipitale; A', scissure calcarine; K\ branche inférieure de la calcarine; <«, premier sillon temporal ou sillon parallèle; /^c, sa branche postéro-supérieure ; i^^, sa branche postéro-inférieure ; <, , deuxième sillon temporal.
s'enfonce dans la partie la plus inférieure de la circonvolution frontale ascendante; la postérieure, ou incisure pariétale de Sylvius (ip), toujours oblique en haut et en avant, entame l'extrémité inférieure de la pariétale ascendante. Nous avons déjà signalé l'existence de Yincisure iem* porale de Sylvius (il), qui établit une démarcation souvent très nette entre l'opercule temporal (T*, schéma 33 B) et le pied de la temporale transverse (Tt, schéma 35 B).
La nomenclature des circonvolutions du type schématique adulte est indiquée sur le schéma 33.
IMTRODICTIO.N.
Nous n*àvons ici rien de nouveau à décrire. Pour les plis que nous n'avons pas encore signalés, on se reportera à Texplication de la planche T de Tatlas, où le détail de chaque partie jious parait suffisamment commenté.
Nous avons désigné par un nom spécial chacun des segments de l'opercule de Sylvius; et nous disons opercule frontal (OF), opercule rolandique (OR), oi^erctde pariétal (OP), opercule du fond de Sylvius (OS); chacun de
Schéma 35 (B). — Face externe de rii^misphèro gauche déjà ^présenté sur le schéma 32 (type schématique de l'état adulte). Indication des plis de l'écorce.
F, circonvolution frontale ascendante ; P, pariétale ascendante; F% F*, F', première, deuxième, troisième frontales; pF*, pied delà deuxième frontale ;iefA, pli d'anastomose antérieur de la première frontale (F*) à la deuxième (F*) ; «DM, pli d'anastomose moyen de la deuxième frontale (P) k la troisième (F*) ; «BA, pli d'anastomose antérieur de la deuxième frontale (F*) à la troisième (F') ; GAP, cap de la troisième circonvolution Arontaie ; FO*, troisième circonvolution nronto-orhilairc; OF, opercule frontal; OR, oper^ cule rolandique ; OP, opercule pariétal; P*«, pli supérieur du lobule pariétal supérieur; P*i, pli inférieur du lobule pariétal supérieur ; P^ lobule pariétal inférieur, ou deuxième circonvolution pariétale; pP*, pied du lobule luiriétal inférieur; GP, lobule du pli courbe; PC, pli couri>e; 0*, 0*, 0", première, deuxième, troisième circonvolutions occipitales; «0, premier de passage externe; vP, deuxième pli de passage externe; ikOT, troisième pli de passage externe ; T* T*, T', première, deuxième, troisième circonvolutions temporales; Tt, circonvolution temporale transvei'se, ou pli de passage temporo-pariétal profond ; OS, opercule du fond de Sylvius ; PS. pôle sphénoldal.
ces petits territoires a une autonomie morphologique. Leur autonomie fonctionnelle ne nous semble pas douteuse, et il est important de savoir y localiser les lésions en foyer. C'est là que Tauatomie pathologique permettra de déterminer avec précision les centres des mouvements volontaires de la langue, de la mâchoire, du cou, du larynx, de la face et des veux.
Nous verrons ultérieurement que la difficulté de la localisation ne résulte pas toujours des anomalies de Técorce; elle peut dépendre uniquement de
LNTRODUCTIOX.
la complication des replis, autrement dit de leur richesse, alors même que leur disposition générale est conforme au type schématique. Il suffit, pour s*en assurer, de comparer i*hémisphère du schéma 53 avec celui du schéma 34. Ce dernier ne présente, à proprement parler, aucune ano* malie' ; cela n'empêche pas qu'il soit extraordinaire : sa forme, la multiplicité des sillons continus ou isolés qui le parcourent, rendent presque impossible la désignation de beaucoup des pailies qu'on y découvre. De semblables spécimens sont rares; mais il n'est pas inutile de signaler, en
pri /f* n.
Schéma 3i. — Face externe d'un hémisphère gauche.
S , scissure de Sylvius ; 5", sa branche antérieure ; 5'"^ sa branche verticale ; A, scissure de Rolande ;prf, sillon prai-rolandique supérieur; pn, sillon pns-rolandique inférieur; ^, /V« les deux sillons frontaux; F, circonvolution frontale ascendante ; F*, F% F", première, deuxième, troisième circonvolutions frontales; /"g, sillon de la deuziènoe frontale; p, sillon pariétal ou interpariétal; p<, sillon pariétal transverse; P, circonvolution pariétale ascendante ; P*, P*, première et deuxième circonvolutions pariétales; GP, lobule du pli courbe; PC, pli courbe; cO, premier pli de passage externe; «P, deuxième pli de passage externe; /,, sillon parallèle; t,« et t^u i^es branches supérieure et inférieure; T*, T', T*, première, deuxième, troisième circonvolutions temporales.
passant, que des difficultés de localisation peuvent tenir exclusivement à la complication des plis du manteau.
Il n'en est pas de même de l'hémisphère représenté sur le schéma 55. Ici, une seule anomalie est à relever dans la région frontale; mais cette anomalie est de telle nature qu'on ne peut, à moins de beaucoup d*attention, s'orienter et reconnaître les traits fondamentaux de la région. La scissure de Sylvius (S') n'émet qu'une branche antérieure : la branche verticale (S'")- Cellè^î se divise à son exlréniité supérieure, de telle façon
1. le cerveau repi*éscnté ci cjA décrit coinplôteluent dans le Itexte dfc cet ôuvriige
tymoDicTioN. Lïï
qu'on peut, à la rigueur, considérer ses deux rameaux comme étant la branche verticale et la branche borizontale, nées d'un tronc commun. Mais s'il en était ainsi, le cap se confondrait avec le corps même de la circonvolution (F^). U faut envisager les choses autrement. Lorsque la branche antérïeure de SylviuB fait défaut, on trouve en général — et c'est le cas ici — une forte incisure (S") sous le rameau antérieur de bifurcation de la branche verticale (S'"). La portion de l'écorce, intermédiaire entre l'incisure (S") et le rameau (S'"), n'est autre chose que le cap. Mais le cap n'a plus sa forme schématique. S'il s'agissait d'un hémisphère gauclie
Scbëiua 3S. — Fice eitened'uD bémisplitre drolL
S-, wssQre de Sjhiiu; S", branche horiionlale de Srlvii»; S"', brtnclic rertinle;
P, troisième circonvolutian frontale; CAP, cnp de In (roisitme IhniUle; wet, aillon
orbiUire eileroc. il, scisnre de Rolando; F, Tronlale ascendanle; F<, P, première et
dcuiiéme totales; P, pariétale ascendante; Pi.sïUon posl-rolamiique supérieur; P', P",
(ii,sa branche inférioura; (,, dcuiiëme sillon temporal; T',P,T>, pnriiiièrc. deuiiémo- Iroiiiime circoniotutiont leiiiporale».
et qu'il fallàl localiser une lésion d'aphasie, on éprouverait un grand embarras à rapporter cette lésion au type schématique de la circonvolution de Broca.
Tel est précisément le cas qui se présente sur l'hémisphère du schéma 56. Ici tout est conforme au type schématique, moins la circonvolution de Broca. La complication de cette circonvolution est telle qu'il faut renoncer à la décrire et qu'on doit se borner à la considérer telle qu'elle est reproduite sur la figure. Il est exceptionnel que la troisième frontale (F=) offre un pareil degré de complexité. On y reconnaît bien cependant les deux branches antérieures de Sylvius (S", S'"), autour desquelles le pH s'enroule; mais le cap est divisé par une profonde incisure qui vient se
Liïi LMRODUCTIO.N.
terminer dans la scissure mâme de Sylvius entre la brandie horizontale (S") et la branche verticale (S'"]. Il est certain que c'est à la présence de cette incisure que la troisième frontale doit sa disposition anormale. En général l'incisure du cap vient du deuxième sillon frontal ; si elle part de la scissure de Sylvius, l'aspect de la circonvolution est complètement modifié; on n'y reconnaît plus rien de la forme typique. Il sufBl pourtant de constater que l'incisure du cap part de la scissure de Sylvius, pour
ScMma 36. — Face eilerne d'un hémisphère gxuche.
elle; Jt. KisEure i}e Halando; F, cinonvoluiion Tronule aKemlantc ; P, pariéule McentUnle; F», IroisWine Trontale (lireoniolulion de Brauj ; •«, sillon orbitaire eilerne; T<, première circonvolnlion temporale.
qu'on retrouve et détermine aisément chacune des parlies constituantes de la troisième circonvolution frontale.
Le schéma 57 est destiné â montrer une variété très commune de la deuxième frontale (F*). Cette circonvolution nait de la frontale ascendante (V) pr deux racines ou deux pieds (pF', pF'). Le pied supérieur est normal ; le pied inférieur est situé au-dessus de l'eitrémitë supérieure du sillon pre-rolandique inférieur (pri). Cette disposition est très intéressante à connaître, attendu qu'il existe des localisations (agraphie) dont le foyer senibleprécisément circonscrit dans la région du pied de la deuxième frontale (F'). Or le mode d'origine de cette circonvolution par deux pieds distincts commande de déterminer avec soin toute localisation morbide, avec plus de précision que n'en comportent les schémas classiques.
Cela est encore d'une ui^ence plus absolue dans les cas oîi la deuxième frontale (F'J prend naissance dans la frontale ascendante (F, schéma 58) par deux pieds, dont l'inférieur {ttBj est situé immédiatement en arrière
INTRODUCTIOiN.
du pied de la troisième (F'). Ce pied iitférieur est un véritable pli d'ana* stomose entre la troisième frontale (F') et la deuxième (F'). Son existence est
Schéma 37. — Face externe d'un hémisphère droit.
S\ scissure de Sylvius ; S**, sa branche antérieure; S"\ sa branche verticale; pri^ sillon pra&-rolandiqae inférieur; A, scissure de Rolande; F, frontale ascendante; P, deuxiém frontale ; pF*, pied de la deuxième fh)ntale ; pri, sillon prsBHrolandique inférieur ; pF', pied de la troisième frontale; p^, sillon posUrotandique supérieur; j)„ sillon post-rolandique inférieur; P, pariétale ascendante; L, scissure limbique ; p^, sillon pariétal transverse; Oe^ scissure occipitale.
Schéma 58. — Face externe d'un hémisphère droit.
iS', scissure de Sylvius; S'\ sa branche antérieure; S"% sa branche verticale; A, scissure de Roiando ; F, frontale ascendante ; P, pariétale ascendante ; F*, deuxième frontale ; F', troi. siéme Anontale; «B, pli d'anastomose postérieur de la troisième frontale (F*) à la deuxième F*}; /|, sillon parallèle; Tt, temporale transverse.
Lxvm
LNTRODl'CHON.
très commune ; on la constate dans un qtiart des cas» pour le moins; et l'on peut expliquer facilement sa présence, si Ton considère qu'il émerge de la profondeur du sillon prs-rolandique, où il est toujours possible de le trouver lorsqu'on écarte les lèvres de ce sillon.
Une disposition analogue, mais beaucoup moins fréquente et d'une interprétation plus difficile, est représentée sur le schéma 39. Ici le pli d'anastomose (ttB) qui émerge du sillon pne-rolandique inférieur remonte non seulement jusqu'à la deuxième frontale (F*), mais jusqu'à la première (F*). De cette façon le pied delà troisième frontale, en arrière et au-dessous
/ fi prs pri
Schéma 39. — Face externe d un hémisphère droit.
5', scissure de Sylvius; 5", branciie antérieure; A, scissure de Rolando; pr», sillon prœ-rolandiquc supérieur ; prt, sillon pra^rolandique inférieur; F', première frontale; F'f F*, deuxième frontale; CAP, cap de la troisième frontale; F, frontale ascendante ; L, scissure liuibique; p, sillon intcrpariétal ; pt, sillon pariétal transverse; 0«, scissure occipitale; T', T*, T', première, deuxième, troisième circonvolutions temporales; <,t, branche inférieure du sillon parallèle.
du cap, est relié à la partie moyenne de la première circonvolution frontale. Pour comprendre une semblable anomalie, il faut d'abord considérer que le sillon prae-rolandique supérieur {^t%) s'étend au devant de la circonvolution frontale ascendante (F) sur toute la hauteur de cette circonvolution, et que, par conséquent, il se confond avec le sillon prœ-rolandique inférieur (pW). Mais, d'autre part, nous savons que le pli d'anaslomose (ttB) situé en arrière du pied de la troisième frontale émerge de la profondeur du sillon prae-rolandique inférieur (pri). Celui-ci ne présente donc rien d'anormal, si ce n'est son anastomose avec le sillon prae-rolandique supérieur {'pri). Dès loi*s, tout s'explique dans celte disposition exceplioniieno. 11 n'en est pas moins vrai que de la première
LNTKODUCTIO.N. lux
janonialic on en voit résulter beaucoup d*autres. Pour n'en signaler qu'une, nous feronsi remarquer que. la deuxième frontale (F').ne semble prendre racine sur. la frontale, ascendante (F) que par le pli d'anastomose (tcB) situé en arrière du cap.
Pourra-t-on prétendre que c'est à ce niveau qu'il faut localiser le centre des mouvements du membre supérieur gaucîie, sous prétexte que le centre des mouvements du membre supérieur gauche siège en partie sur le pied de la deuxième frontale droite? Assurément non. Les localisations fonctionnelles ne doivent pas être systématiquement cantonnées dans des régions qui n'ont qii'une signification morphologique, et qui sont loin de posséder des attributions physiologiques prédestinées. C'est d'ailleurs maintenant qu'il convient d'étudier les suppléances et les compensations réciproques des différentes parties de l'écorce, dans les cas où les circonvolutions s'écartent du type schématique.
§ Vin
Supl^éanoes et compensations réciproques des différentes parties
du manteau oortioal.
On a beaucoup écrit et beaucoup disputé sur les causes du plissement cérébral. Cette question est encore bien loin d'être élucidée. Mais il est un fait primordial, que chacun peut aisément constater et qui est à la base de toutes les théories présentes ou à venir : c'est que les sillons les plus précoces répondent, dans la profondeur de l'hémisphère, aux faisceaux de substance blanche dont le développement s'achève le . plus promptement. La scissure de Sylvius et la calcarine apparaissent les premières sur l'écorce encore lisse de l'hémisphère ; or les parties du centre ovale qui leur sont sous-jacentes ne subissent, au cours de l'accroissement du cerveau, aucune modification appréciable, ni dans leur forme, ni dans leur épaisseur. 11 est donc plus que vraisemblable que les sillons ne se montrent à la surface de l'hémisphère que lorsque la substance grise qui les double a contracté des connexions définitives avec les noyaux . centraux (couche optique, etc.). Et ainsi s^établit le premier système, de projection de Heynert.
. Ces premières connexions entre la surface et les noyaux du centre n*empèchent pas l'écorce de s'accroître; mais, au fur et à mesure que de nouvelles connexions compliquent le premier système de. projection, les plis du manteau deviennent plus nombreux. Chaque pli rentrant con*espond à une sorte de bride qui relie la périphérie aux masses opto-striées.
D'autre part, nous savons que le mode de développement du. manteau diffère suivant les sujets. Cela tient à ce que l'écorce ne s'accroît pas
Lxi INTRODUCTION.
proportionnellement ou parallèlement au premier système de projection. Il s'ensuit que si les incisures, les sillons ou les scissures apparaissent à des époques relativement fixes, la forme et le volume des circonvolutions qui les entourent peuvent varier à Tinfini.
Lorsqu'on étudiera le cerveau adulte, c*est donc toujours sur les anfractuosités qu'il faudra s'orienter, et non pas sur les plis. Les anfractuosités — du moins celles du type schématique — ne font jamais défaut; et peu importe, dès lors, la direction, la courbure ou même l'étendue des circonvolutions. Ainsi, déjà, nous avons signalé le cas où la branche antérieure de Sylvius- ne prend pas naissance dans la scissure (voy. plus haut, schéma 35). 11 est probable que l'anastomose de ces deux anfractuosités existait à l'origine ; mais le développement excessif de Técorce a interrompu leur continuité. Nous pourrions multiplier les exemples de ce genre. Pour le moment celui-là est suffisamment démonstratif.
Si l'on applique ces données à l'étude des cas anatomo-pathologiques, on se rend compte sans peine que les localisations fonctionnelles ne répondent pas nécessairement à des foyers ou à des centres invariables; il n'y a pas de centres absolui, ou, s'il en existe, leurs limites sont très restreintes. Assurément le centre des mouvements du membre inférieur siège à l'extrémité supérieure des circonvolutions rolandiques; mais ce n'est là qu'une indication générale. Le centre du langage articulé siège dans le pied de la troisième frontale gauche; mais nous avons vu combien .de variétés de formes peuvent modifier le type schématique de cette circonvolution; corollairement, dans beaucoup de cas, la localisation schématiqtie de Broca est méconnaissable, et il est facile de le prouver.
Qu'on admette, par exemple, l'existence d'une lésion circonscrite (N) sur le pied de la troisième frontale (pP, schéma 40). Si la disposition de la troisième frontale est conforme au type schématique (A), la lésion intéressera le centre indiqué par Broca comme étant celui du langage articulé. Mais si la circonvolution s'écarte de ce type (B), la même lésion (N), tout en intéressant le même centre, pourra siéger sur l'extrémité inférieure de la frontale ascendante (F). Une autre anomalie (C) entraînera encore une localisation différente ; le centre du langage articulé ne sera plus ni sur le pied de la troisième frontale (pF'), ni sur l'extrémité inférieure de la frontale ascendante (F), mais au voisinage du sonmiet du cap (CAP). La ligne verticale qui, sur le schéma, réunit les trois foyers morbides (N, N, N), représente le lieu géométrique des connexions du centre de l'aphasie avec les parties sous-jacentes. La situation de ce centre cortical ne change pas relativement aux centres profonds; il ne change que relativement aux parties de Vécorce qui V environnent. La difficulté de localisation serait encore bien plus grande si le pied de la troisième frontale prenait naissance à l'extrémité de la frontale ascendante, en avant
INTRODUCTION. lui
du pli d'anastomose («fi) de la Iroisième frontale k la deuxième [schéma 36).
l'ne comparaison fera peut-être mieux comprendre notre pensée. Les
circonvolutions sont comme des va^es plus ou moins lai^s, plus ou
moins longues, plus ou moin élevées. Un centre fonclionncl sur une
Train vartéléi (A, B, C) Broo.
5',.cl»u.«deS,l.iu.i
il,KU>ureden»l>.ùdai
pri, lillon pr»-rolaadiquc
/'„d«uièm«tnioafronUI;
«cendtDle ;
pF', pied de 1» troisième rrontiie;
P, corp» de !■ troliième natale:
CAP, cap dB b IrDiHÏme
fronUle;
N, œnlre supposé de 11 ftculté du langage .rli-
circonvolution est comme un navire au sommet d'une vague ou dans l'intervalle de deux vagues (schéma H, A, B). Les ondulations des vagues ne changent rien â la longitude ni à la latitude du navire; il occupe toujours, à la surface de la mer, la même situation par rapport au centre de la Terre.
Au sommet d'une vague (A, schéma il) ou dans l'intervalle de deux
Lxxn
INTRODUCTION
vagues (B), il est toujours sur la même verticale; et suivant le sens de l'ondulation de la surface de l'eau, il passe du sommet d'une vague au sommet d'une autre vague, tantôt de gauche à droite, tantôt de droite à gauche, sans que son point astronomique varie. Il en est de même des centres, suivant le sens de l'ondulation de l'écorce, c'est-à-dire suivant l'amplitude et la direction des plis du cerveau. Nous pouvons, par exemple, désigner par les signes F, pF', CAP trois ondulations du manteau cortical (schéma 41, A). U est bien certain que le centre, représenté par le navire, passera de la vague pF' (A) à la vague F (schéma, 41, G) ou à la vague CAP (schéma 41, D) selon que les circonvolutions déferleront de droite à gauche
F, circonvolution frontale ascendante ; '
pF*, pied de la Z>* frontale;
CAPf cap de la 5* frontale.
Soht^ma il.
ou de gauche à droite. La situation de ce centre changera à la surface, mais elle ne changera pas relativement aux parties profondes; il restera sur la même verticale, c'est-à-dire qu'il fera toujours partie du même système de projection.
La comparaison peut être serrée de plus près encore. Lorsque les vagues se pressent dans un mouvement rapide, elles se dépassent parfois les unes les autres, elles s'enjambent en quelque sorte; alors elles se fusionnent et leurs intervalles disparaissent. C'est aussi de cette façon que se fusionnent les ondulations du cerveau, c'est ainsi que disparaissent les anfractuosités et que se forment les plis de passage. Cela n'est plus une simple figure : c'est la réalité même. Les plis de passage émergent de la profondeur des scissures, comme des vagues de fond qui, en comblant les intervalles, réunissent et confondent les lobes.
En résumé, la surface cérébrale, chez les lissencéphales et chez le fœtus, est comme la mer calme. La première perturbation qui, vers le quatrième mois, vient rompre l'uniformité de l'hémisphère, provoque l'apparition de
DiTRODUCTIOxN.
vérilables ondes corticales. Chaque nouvelle perturbation produit de nouvelles ondes ; celles-ci interfèrent avec les premières, et ainsi, peu à peu, le cerveau acquiert la conformation accidentée dans laquelle il semble Ogé et qu'il garde indéfiniment, à partir du moment où le développement s'arrête. C'est véritablement l'interférence des ondulations corticales qui décide, en dernière analyse, de l'arrangement des plis du manteau;, et comme ces plis n'occuperont jamais qu'un espace restreint, ils se pressent et s'entassent dans les limites que leur permet la capacité crânienne. Les scissures sont les premières en date ; puis on voit se creuser les sillons et finalement les incisures. Les scissures et les sillons sont constants; les incisures sont inconstantes. Mais si l'existence des scissures et des sillons est constante, leur forme, leur direction, leurs courbures, leur profondeur ne le sont pas. Tout dépend du volume des circonvolutions a<]ya-
Schéma i3. — Face externe d'un hémisphère droit.
S\ scissure de Sylvius; P, P, circonvolution pariétale ascendante; P*, lobule pariétal inférieur; pP*, pied du lobule pariétal inférieur ; GP, lobule du pli courbe ; PC, pli courbe ; Pf sillon interpariétal ; /«, sillon parallèle; f^t, branche inférieure du sillon parallèle; t^»J branche supérieure du sillon parallèle; tp», incisure du lobule pariétal inférieur; igp, incisure du lobule du pli courbe; ipc^ incisure du pli courbe; p^, sillon post-rolandique inférieur; /,, deuxième sillon temporal.
centes. L'accroissement d'une circonvolution dans une certaine direction peut augmenter la profondeur d'une des anfractuosités qui la limite d un côté et diminuer celle de l'anfractuosité qui la limite de l'autre côté; et ainsi s'établissent à la surface du manteau les compensations dont nous avons déjà parlé, dont nous, reparlerons souvent, et dont nous allons encore signaler dès maintenant trois exemples assez communs.
Le sillon pariétal ou interpariétal (p) émet, avons-nous dit, des branches descendantes qui s'enfoncent dans le lobule du pli courbe (GP) et dans le
LXXIT
INTRODUCTION
lobule pariétal inférieur (P'). Sur le schéma 42, on peut voir que ces branches font défaut. C*es( le premier sillon temporal ou sillon parallèle (/i) qui se charge ici de faire la compensation : il émet des branches ascendantes qui pénètrent verticalement dans la région pariétale, où elles se continuent avec Tincisure du lobule pariétal inférieur (ipi), avec Tincisuredu lobule du pli courbe (igp), et avec Tincisure du pli courbe (ipc). Nous savons également que le sillon pariétal {p) se termine en avant dans le sillon post-rolandique inférieur (p,). Ici le sillon postnrolandique inférieur est isolé. Toutes ces anomalies tiennent évidenunent à Taccroissement excessif de la partie supérieure du lobule pariétal inférieur, qui a effacé les incisures descendantes du sillon interpariétal. Pour compenser Tabsence de communication du sillon interpariétal (p) avec le post-rolandique inférieur (p,), on voit deux petites branches, issues de lextrémité
/spy^i
Schéma 13. — Face externe d'un hémisphère droit.
A, scissure de Rolando ; F, circonvolution frontale ascendante ; P, pariétale ascendante ; P's, pli supérieur du lobule pariétal supérieur; P*i, pli inrérieur du lobule pariétal supérieur; pt, sillon pariétal transverse; F^, lobule pariétal inférieur; pP", pied du lobule pariétal inférieur; p, sillon interpariétal; p^, sillon post-rolandique supérieur confondu avec rinférieur; GP, lobule du pli courbe; PC, pli courbe; tpt, incisure du lobule pariétal inférieur; i^p, incisure du lobule du pli courbe; ipc^ incisure du pli courbe; 0% 0*, 0*f première, deuxième et troisième circonvolutions occipitales; «0, premier pli de pas^ sage externe ; ic P, deuxième pli de passage externe ;«0T, troisième pli de passage externe.
antérieure du sillon pariétal {p), s'enfoncer profondément, d'arrière en avant, dans la circonvolution pariétale ascendante (P).
Le schéma 43 représente une disposition différente pour une compensation identique. Ici Tincisure du lobule pariétal inférieur (ipi) émerge du sillon interpariétal (p) pour gagner Topercule du fond de Sylvius. En général cette incisure, lorsqu'elle n'est pas isolée, est continue avec
INTRODUCTION. mv
rextrémité de la scissure de Sylvius. On voit ici que la scissure de Sylvius ne présente aucune connexion avec elle? et c'est le sillon pariétal (p) qui la fournit.
Presque toujours, lorsqu'il en est ainsi, le sillon pariétal se jette dans un sillon post-rolandique unique (p,), et alors la région pariétale est occupée par une anfractuosité étoilée, à quatre branches : la branche postérieure est le sillon interpariétal (p); la branche antérieure est le sillon post-rolandique (7)4) ; la branche inférieure (ipi) est Tincisure du lobule pariétal inférieur; la branche supérieure est le prolongement supérieur du sillon post-rolandique; il forme la limite antérieure du lobule pariétal supérieur (P^s).
Il nous reste à signaler une disposition très particulière qui, bien souvent, a intrigué les anatomistes et qui peut entraîner parfois des erreurs de localisation. Nous voulons parler de la pluralité des scissures de Rolando ^
La scissure de Rolando n*est jamais doublé ni triple, mais elle peut le paraître. L'anfractuosité qu'on prend en général pour une seconde scissure de Rolando est le sillon prse-rolandique, lorsque le segment supérieur {prs) et le segment inférieur (pri) de ce sillon se confondent; ou bien c'est le sillon post-rolandique qui, par le fait d'une fusion analogue de ses deux segments, représente la scissure supplémentaire. Dans ces deux cas l'erreur est très facile â éviter. Les rapports de l'extrémité supérieure de la véritable scissure de Rolando avec la scissure limbique sur le bord de l'hémisphère sont trop constants pour qu'il ne soit pas immédiatement possible de déterminer le trajet réel de la scissure de Rolando sur la convexité.
La difficulté est plus grande, au moins en apparence, lorsque les deux sillons prae-rolandique et post-rolandique représentent chacun une anfractuosité continue. Le schéma 44 reproduit un spécimen de cette anomalie. Le sillon prae-rolandique supérieur {prs) se confond avec le sillon prserolandique inférieur (pri). Le pied de la deuxième frontale, qui, dans l'étal normal, sépare ces deux sillons, est donc séparé ici (pF*) de la frontale ascendante (F). Les trois circonvolutions frontales prennent alors naissance sur un pli qui leur est commun à toutes les trois, et qui n'est, en somme, que le pied dédoublé de la deuxième frontale (pF', itB). Mais voici où l'on trouve une compensation à la continuité des deux sillons prsB-rolandiques : les deux sillons frontaux qui devraient naître, le supérieur dans le sillon pr<e-rolandique supérieur, l'inférieur dans le sillon prse-rolandique inférieur, sont isolés à la surface du lobe frontal.
i. Xous ne parlerons pas des cas où une longue incisure, subdivisant la circonvolution pariétale ascendante ou la frontale ascendante en deux plis distincts, peut, h première vue, passer pour une scissure de Rolando supplémentaire.
INTRODLCTiON.
Il en est de même du sillon post-rolandique, dont les deux fronçons (p,, jp,) se confondent. Le sillon interpariétal (p), qui devrait aboutir au sillon post-rolandique inférieur (pi),en est séparé par un pli d*anastomose qui relie le lobule pariétal inférieur (P*) au lobule pariétal supérieur (P*).
Schéma ii. — Face externe d'un hémisphère droit.
A, scissure de Rolando; prv,j>rt, sillons post-rolandiques supérieur et inférieur, con- Tondus en un seul ; p^, p,, sillons post-rolandiques supérieur et inférieur confondus en un iteul ; F, circonvolution frontale ascendante; F*, F*, première et deuxième circonvolutions frontales; pF', pied de la deuxième frontale; pF*, pied de la troisième firontale; «B, pli d'anastomose postérieur de la deuxième frontale (F*) à la troisième (pF') ; P*. lobule pariétal supérieur; P*, lobule pariétal inférieur; p, sillon interpariétal.
Nous pourrions faire voir, par de plus nombreux e.\emp1es, que cette loi de la compensation réciproque des anfractuosités et des plis est absolument générale. Mais le chiffre des variations individuelles étant illimité, une étude plus complète des cas particuliers nous entraînerait trop loin et il vaut mieux en rester là. Nous rappellerons seulement que la question des compensations corticales est incidemment traitée par M. Manouvrier dans un travail de date récente, et nous nous félicitons d*étre pleinement d*accord sur un sujet si important avec ce distingué observateur.
§ IX Méthode des coupes.
Jusqu'à présont nous n*avons envisagé que les parties du cerveau qui sont visibles à Textérieur, soit sur la convexité, soit sur la face interne, y compris les portions centrales situées sur la ligne médiane et divisées par la section inter-hémisphérique. Les parties profondes ne sont accessibles que par la méthode des coupes.
INTRODUCTION. lxxvii
* On peut évidemment pratiquer des coupes de l'hémisphère dans tous
les sens; cela est même indispensable si l'on veut arriver à la détermination exacte du trajet de certains faisceaux. Hais, dans la pratique, il est infiniment préférable de s'en tenir aux coupes qui correspondent aux trois dimensions de l'espace : la hauteur, la largeur et la longueur. Les coupes seront donc verticales, horizontales ou sagittales.
La méthode des coupes en série n'a été vraiment inaugurée que par Vésale. On sait quels précieux résultats elle a fournis. D'autres méthodes infiniment plus ingénieuses ont ajouté à nos connaissances sur l'anatomie du cerveau en général. Les méthodes physiologiques, par exemple, basées sur les lois de la dégénérescence des faisceaux, les méthodes embryologiques, basées sur les lois du développement, nous ont appris des détails de conformation et de structure intime, que la méthode des coupes eût été forcément incapable de nous révéler. Hais cette dernière, il faut bien en convenir, est la seule à laquelle on puisse recourir pour l'étude du cerveau de l'homme adulte ; et c'est aussi la seule que puisse utiliser l'anatomie pathologique.
Lorsqu'on veut apprendre l'anatomie descriptive du cerveau, il est nécessaire de pratiquer successivement la série des coupes verticales, la série des coupes horizontales et la série des coupes sagittales. Gela implique qu'il faut avoir à sa disposition au moins trois hémisphères térébraux ; mais quand il s'agit de recherches anatomo-patliologiques, il faut se décider pour l'un des trois sens. L'essentiel est de ne pas compromettre, par une dissection imparfaite, la seule pièce qu'on possède. Or le choix du sens des coupes n'est pas indifférent. Quelquefois il est commandé par la nature de la lésion ; néanmoins, le plus souvent et en règle générale, la série verticale présente les plus grands avantages. Les coupes verticales sont beaucoup plus faciles à faire ; les cassures sont plus rares, les surfaces de section sont plus nettes; enfin, si l'on sait exactement à quel niveau passe une coupe verticale, il est très simple de rapporter la région sectionnée à la région correspondante de la série horizontale ou de la série sagittale.
Les coupes horizontales sont préférables dans les cas où l'on veut déterminer avec précision l'étendue d'un centre ou d'une localisation fonctionnelle dans le sens antéro-postérieur. Ces cas sont exceptionnels, et d'ailleurs la même détermination est réalisable avec la série verticale, si l'on a soin de repérer exactement chaque coupe verticale sur le profil de rhémisphère.
Quant aux coupes sagittales, il faut, en principe et de parti pris, y renoncer presque toujours. La présence de la vaste cavité du ventricule latéral dans l'axe même de l'hémisphère rend la section trop difficile. En outre et surtout, s'il est possible de faire passer une coupe verticale ou transver-
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sale dans une région profonde du cerveau, déterminée d*avance grâce aux repères de la surface, cela est impossible pour les coupes sagittales : les repères sont incertains. Ils ne sont représentés que par les circonvolutions de la face supérieure ou de la face inférieure et les circonvolutions sont changeantes. Au contraire, pour les coupes verticales ou horizontales les repères sont représentés par la commissure antérieure, la conunissure postérieure, le tubercule antérieur de la couche optique, etc. Ces repères-là sont invariables, ou tout au moins, les plus constants.
Les planches de notre atlas (de XI à XXXIIl) reproduisent la série des coupes verticales de Thémisphère depuis la région occipitale jusqu*à la région frontale. Quiconque voudra pratiquer la même série de coupes pourra constater que les repères, dans la région du seuil, permettent
ce, corps calleux ;
GC, genou du corps calleux;
SP, splenium ;
TRI, trigone cérébral ;
i?A fente de Bichat;
VF, corne firontale du ventricule latéral;
VO, corne occipitale ;
KS, corne sphénoîdale;
CK, carrefour venlriculaire.
VS BfCY
VO
Schéma 45 — Face interne de l'hémisphère droit (voy. page suiv.).
d'aborder directement les parties profondes représentées sur chaque figure. Au contraire, les repères de la région occipitale ou de la région frontale, qui ne correspondent qu'à des circonvolutions, ne donnent que des renseignements très insuffisants sur les parties sous-jacentes.
Les figures des planches XXXIV, XXXV, XXXVI, XXXVII et XXXVIH reproduisent les surfaces de section de la série horizontale. Ici les coupes ont été faites parallèlement à la ligne horizontale qui passe à la fois par h commissure antérieure et par la commissure postérieure, en commençant par la région inférieure de l'hémisphère.
La dernière planche (XLIU) représente quatre coupes de la série sagittale. Elle est exclusivement destinée à montrer comment on peut s'orienter sur les coiipos de cette série, lorsqu'on est obligé, en raison de circon-
INTRODUCTION
stances tout é fait exceptionnelles, de renoncer aux coupes verticales ou aux coupes transversales.
Cependant on peut recourir encore aux coupes sagittales quand on veut, en étudiant Tanatomie descriptive de rhémisphère, se rendre compte de la forme générale de la cavité ventriculaire. Nous avons déjà signalé les dimensions et la situation de cette cavité. Les coupes sagittales n'apprennent rien sur la cavité moyenne, ou troisième ventricule; mais elles donnent d'excellentes indications sur le ventricule latéral. Par exemple une coupe sagittale passant par le milieu de Thémisphère, c'est-à-dire à égale distance de la face externe et de la face interne, permet de voir dans tout son développement le profil de cette cavité que le schéma 45 représente, comme par transparence, dans la profondeur.
Si Ton fait passer une coupe sagittale au voisinage de la face interne de
Th, couche optique;
NC, tète du noyau caudé;
NCC, queue du noyau caudé;
TJ, tubercule de jonction;
Tae, taenia demi-circulaire ;
NA, noyau ainygdalien :
Une, crochet de l'iiippocampe.
Schéma 46. — Face interne de l'hémisphère droit.
rhémisphère, parallèlement à cette face et à un centimètre environ de la ligne médiane, on constate que toute la paroi inférieure de la corne frontale du ventricule latéral est tapissée par une masse de substance grise, renflée en avant, amincie en arrière, le noyau caudé (NC) ou noyau intraventriculaire du corps strié (schéma 46). On a comparé le noyau caudé à une virgule ou à une apostrophe ; la portion antérieure, régulièrement arrondie, est la tête du noyau caudé ; elle est attenante au tubercule de jonction (TJ). La portion postérieure, progressivement amincie, est la queue du noyau caudé (iXGC). 11 n'y a pas de démarcation entre la tête et la queue; l'ensemble de ce noyau gris décrit une courbe dont la concavité inférieure contourne le thalamus (Th). La queue du noyau caudé se réfléchit même derrière le thalamus, passe ainsi de la corne frontale du