COUPE HORIZONTALE PASSANT PAR LA BASE DU TUBERCULE ANTÉRIEUR
DE LA COUCHE OPTIQUE (covpus album subrolundum),
Écorce.
Les coupes horizontales passant par le repère que nous indiquons divisent en général le corps calleux à l'insertion du septum lucidum (PEL) en avant, et à l'insertion du pédoncule postérieur du trigone (Fi) en arrière. Elles partagent le corps calleux lui-môme en parties à peu près égales, au niveau du genou et au niveau du bourrelet.
A Ja face interne du lobe frontal, on reconnaît, d'avant en arrière,
1. Ce dédoublement du cap est très fréquent. Toutefois, il résulte moins souvent d'un dédoublement de la branche horizontale de Sylvius que d'un dédoublement de la branche verticale.
la première circonvolution frontale (F*) et la première circonvolution sous-frontale (GSF); cette dernière est limitée en arrière par la scissure limbique (L). Entre la scissure limbique et le corps calleux, s'enfonce à une faible profondeur le sinus du corps calleux («C).
Derrière le bourrelet du corps calleux, on voit le lobe carré (Q), séparé du cuneus (0*) par la scissure perpendiculaire interne (Oï) et son recessus antérieur (RQ)- La scissure calcarine (K) se jette dans le fond de la scissure perpendiculaire et se prolonge assez loin en arrière. Enfin, la môme scissure réapparaît à l'extrémité
NaC
CP
TM
CA
TJGSF
Schéma 51. — Coupes horixontales 1, 2, 5 de la planche X.
ce, corps calleux. — C, circonvolution limbique. — F*, première circonvolution IVontale. — GSP, GSf, première et deuxième circonvolutions sous-frontales. — TJ, tubercule de jonction. — L, scissure limbique. — GA, commissure antérieure. — CP, commissure postérieure. — TM, tubercule mamillaire. — NàC, tubercule antérieur de la couche optique.
postérieure de la face interne de l'hémisphère; c'est sa branche montante qui sépare, à cet endroit, le cuneus (0*) du pôle occipital (PO).
A la face externe derhémisphère, les trois circonvolutions frontales sont faciles à limiter (F*, F', F'). La première (F*) appartient à la face interne comme à la face externe.
La troisième frontale (F'), divisée au niveau de l'extrémité supérieure de son pied, se continue directement avec l'opercule frontal (OP) où l'on distingue l'incisurc frontale de Sylvius (//), ou incisure frontale antérieure.
L'opercule frontal est limité en arrière par la scissure de Rolando
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(R). Cette scissure établit une séparation entre l'opercule et la pariétale ascendante (P) ; puis vient Tentaille relativement peu profonde de la scissure de Sylvius (S') : c'est la branche de bifurcation postérieure et supérieure. Quant à la scissure elle-même, on la voit, en arrière de la troisième frontale (F'), en dedans de l'opercule (OP). La profonde coupure qui, à ce niveau, s'étend d'avant en arrière, entre l'écorce et les noyaux gris centraux, est la fosse de Sylvius ; elle apparaît à la hauteur de la rigole supérieure de l'insula.
Enfin, derrière la branche de bifurcation postérieure et supérieure de Sylvius, se succèdent les trois circonvolutions temporales (T*, T*, T') ; la première est séparée de la seconde par le premier sillon temporal (/,) ou sillon parallèle, toujours très profond. La deuxième circonvolution temporale (T), coupée presque parallèlement à sa direction, occupe une bonne partie de la surface corticale.
Cavité ventriculaire.
U corne antérieure du ventricule latéral s'enfonce obliquement en avant et en dehors, beaucoup plus loin que la tête du noyau caudé (NC) qui forme sa paroi externe.
La corne postérieure du ventricule latéral est ouverte, sur cette coupe, juste au niveau du carrefour ventriculaire, c'est-à-dire à l'endroit où le ventricule émet ses trois prolongements ; nous venons de voir le prolongement frontal. Le prolongement occipital passe sous la partie la plus externe du corps calleux {ce) en dehors de la scissure calcarine (K). Le prolongement sphénoïdal passe sous la couche optique (NiC).
Substance grise.
NC. Le noyan caudô homogène a la forme d'un ovoïde; il fait saillie dans le ventricule frontal. En arrière et en dehors il repose sur une large masse de fibres qui convergent vers la couche optique (NeC); cette masse de fibres est la couronne rayonnante, dirigée obliquement en haut et en dehors.
NaC, NeC, NiC. Les trois noyaux de la conche optique forment aussi, dans leur ensemble, la masse ovoïde du thalamus. Us sont
séparés les uns des autres par une sorte d'étoile blanche à trois rayons; les deux rayons externes représentent une cloison antéropostérieure, à fibres également antéro-postérieures et que nous étudierons plus tard sous le nom de lame médullaire interne du thalamus. Cette lame n'existe guère que dans la région supérieure du thalamus. Elle est formée en partie par la lame médullaire externe (LML), recourbée de haut en bas et de dehors en dedans, avec le stratum zonale qui recouvre la couche optique.
Le stratum zonale est cette lamelle blanche qui revôt les trois noyaux du thalamus dans la cavité ventriculaire. Il est moins visible à la surface du noyau interne (NiC), parce que ses fibres, vers l'extrémité postérieure de la couche optique, sont coupées perpendiculairement à leur direction.
Le noyau externe (NeC) est séparé de la couronne rayonnante par une lame blanche d'épaisseur uniforme, la lame médullaire externe ou latérale (LML). Cette lame est formée de fibres venues de la face inférieure de la couche optique, c'est-à-dire de la région de l'étage supérieur de la calotte; elle se compose de deux couches entrecroisées, qui constituent ce qu'on a appelé la couche grillagée (voy. CG, pi. XXVUI, fig. 114).
Les trois noyaux de la couche optique sont d'une teinte plus claire que le noyau caudé; le plus foncé des trois est le noyau antérieur, ou tubercule antérieur (NaC).
En arrière, les deux noyaux externe et interne (NcC, NiC) se confondent en une seule masse, que nous étudierons sur une coupe plus inférieure (fig. 2) sous le nom de pulvinar (Pul).
Substance blanche.
ce. Le corps calleux, dans le lobe frontal et , dans le lobe occipital, n'émet pas ses fibres transversales, directement de la ligne médiane à l'écorce. Les fibres frontales, en majeure partie, se réfléchissent en bas et en dehors ; un grand nombre d'entre elles formeront, plus bas, la capsule externe (CE, fig. 2). Quelques-unes se réfléchissent plus brusquement encore pour gagner la face inférieure du noyau caudé, mélangées aux fibres de la couronne rayonnante de ce noyau (RNC).
Dans le lobe occipital, le corps calleux, après avoir formé la paroi supérieure de la corne postérieure du ventricule, se porte
brusquement en bas et en dehors pour former, sous le nom de tapetum (TAP), la paroi externe de ce ventricule.
CO. Le centre ovale, dans le lobe frontal, est la masse de fibres qui émergent de la partie supérieure et antérieure du corps calleux, pour se mélanger aux fibres propres de ce lobe. On voit un faisceau clair, situé en dehors de la couronne rayonnante du noyau caudé (RNG), se porter du lobe frontal à la partie interne de Tinsula. Ce faisceau sera étudié ultérieurement : nous l'appellerons faisceau du centre ovale (CO).
FS. Le faisceau sensitif est cette bande claire à direction antéropostérieure qui, dans le lobe occipital, fait suite à la couronne rayonnante (RC). Il est toujours parfaitement limité : en dedans par le tapetum (TAP) et la lame festonnée (LFE); en dehors par le faisceau pariétal vertical (FPV). Le faisceau sensitif diminue de largeur à mesure qu'il approche du pôle occipital (PO). En avant il envoie un prolongement externe, en dehors de la couronne rayonnante (RC), et un prolongement interne entre la couronne rayonnante et la couche optique. Ce dernier prolongement se perd môme, en grande partie, dans la substance grise de la couche optique.
CR. La couronne rayonnante, que nous avons déjà signalée plus haut, présente, dans l'intervalle de ses faisceaux, des taches oblongues, effilées en dedans ; ces taches représentent la section du bord supérieur du putamen; mais sur les pièces durcies dans les bichromates, la substance grise de ce noyau n'occupe jamais une étendue aussi grande qu'on pourrait le supposer. En effet, une partie de la surface de section de ces taches correspond aux fibres verticales de l'anse du noyau lenticulaire (ANL). Nous y reviendrons, d'ailleurs, à l'occasion des coupes verticales.
FPV. Le faisceau pariétal vertical est une masse de fibres d'association, étendues entre les circonvolutions temporales (T* et T') d'une part, et les circonvolutions pariétales d'autre part. Ce faisceau est toujours très nettement distinct du faisceau sensitif (FS). En avant il semble se confondre avec une bande grise intercalée entre la couronne rayonnante (RC) et la fosse de Sylvius (S'). La continuité n'est qu'apparente. La bande grise en question est réellement un noyau gris, l'avant-mur (CL, fig. 2) ; mais il ne devient facile à reconnaître que sur les coupes transversales qui intéressent le putamen (PIT, fig. 2).
LFE. La lame festonnée représente, au-dessous de Técorce de la scissure calcarinc, un système analogue d'association verticale, entre les circonvolutions occipitales internes et le lobe carré.
Figure 2.