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DU TUBERCULE QUADRIJUMEAU ANTÉRIEUR

(Voy. schéma 51, p. 68)

La coupe passe par la face supérieure du tubercule quadrijumeau antérieur; c'est dire qu'elle est tangente à ce tubercule (QA) ; en d'autres termes, elle passe un peu au-dessous de la commissure blanche postérieure : en avant elle passe par le milieu de la commissure blanche antérieure (CA).

Les coupes qu'on pratique sur ces deux repères (commissure antérieure et commissure postérieure) présentent toujours une remarquable similitude. Il suffit d'ailleurs de comparer la coupe que nous étudions avec la coupe 5 de la planche XXXV et les coupes 1 et 2 de la planche XXXVllI pour être frappé de la ressemblance.

Écorce.

A la face externe de rhémisphère (fig. 2, pi. X), les trois circonvolutions frontales (FS F*, P) forment la majeure partie du lobe frontal. La troisième circonvolution est séparée du lobule de l'insula (IN) par la rigole antérieure de la fosse de Sylvius. Mais elle se continue encore avec un petit îlot de Técorce qui ferme Tanfractuosité sylvienne, et qui appartient à l'opercule.

Le lobule de l'insula (IN), avec ses cinq plis inégaux, se continue en arrière avec la première temporale (T*) ; cette circonvolution forme une longue languette oblique en avant et en dehors, que limite le sillon parallèle, profondément enfoncé dans le lobe temporal. Toute la surface de Técorce qui s'étend jusqu'au deuxième sillon temporal (^,) appartient à la deuxième circonvolution temporale. En arrière de ce sillon vient la troisième circonvolution (T) ; elle est séparée îpar le troisième sillon (Q du pôle occipital (PO), où Ton voit s'enfoncer la branche relevée de la calcarine (A').

A la face interne de rhémisphëre, la première frontale (F*) se confond avec la deuxième sous-frontale (GSf) ; puis, d'avant en arrière nous voyons s'étendre en droite ligne la première sousfrontale (GSF) : elle est limitée à sa partie postérieure par l'extrémité de la scissure limbique (L); et juste derrière celle-ci, un petit tubercule (qui est le tubercule de jonction TJ) représente la terminaison antéro-inférieure de la circonvolution limbique (G).

La commissure blanche antérieure (GA) coupée sur la ligne médiane est séparée du tubercule de jonction par une petite éminence grise qui représente la lame terminale. — Gette commissure, après un trajet d'un centimètre environ de dedans en dehors, s'enfonce brusquement en bas et en arrière ; elle est, à ce niveau, au contact de la capsule interne.

Derrière la commissure blanche s'étend d'avant en arrière la paroi du troisième ventricule où Ton reconnaît la dépression du sillon de Monro (M) ; derrière celui-ci on reconnaît le tubercule quadrijumeau antérieur (QA).

Le tubercule quadrijumeau antérieur (QA) est à l'entrée de la fente de Bichat, qui va, de dedans en dehors, s'ouvrir dans la cavité ventriculaire.

A la partie postérieure de la fente de Bichat se succèdent, dans le lobe temporo-occipital, la circonvolution de l'hippocampe (Hip), limitée par la scissure calcarine (A'). Entre cette anfractuosité delà calcarine et celle qu'on retrouve à l'extrémité du lobe occipital, la face interne de l'hémisphère est représentée par le lobule lingual (0*). Le grand sillon occipito- temporal (o/J envoie des prolongements profonds jusque sous le lobule lingual qu'il sépare du lobule fusiforme.

Cavité ventriculaire.

Ici la corne occipitale est seule entamée par la coupe. La corne est au-dessus du plan horizontal de section.

Gette corne occipitale a pour paroi interne la corne d'Ammon, constituée par un repli de l'écorce de l'hippocampe (Hip) ; plus en arrière, elle présente un relief régulièrement convexe, dû à un refoulement de l'écorce par la scissure calcarine (A) : c'est le petit hippocampe ou ergot de Morand.

La paroi externe de la cavité ventriculaire est limitée par le tapetum (TAP). La paroi inférieure, coupée obliquement en arrière

et formant le plancher convexe du ventricule, repose sur le faisceau longitudinal inférieur (FLI), que nous étudierons plus loin.

Enfin il n'existe pas de paroi antérieure; la corne occipitale se continue avec la corne sphénoïdale, sous le pulvinar (Pul), en dedans de la queue du noyau caudé (NCC); On reconnaît à ce niveau la houppe vasculaire du plexus choroïde.

Substance grise.

NC. Le noyau caudô, convexe en dedans, n'est plus libre dans la corne frontale. Il est adjacent à la substance blanche qui est située au-dessous de la corne frontale, et qui est constituée par la couronne rayonnante du noyau caudé (RNC). Cette couronne rayonnante s'insinue, en partie, dans le corps calleux (ce), placé plus en dedans et plus en avant, et dont on ne voit ici que les libres qui ont pénétré dans le centre ovale, de haut en bas et de dedans en dehors.

En dedans et en arrière, le noyau caudé se confond avec la substance grise du septum lucidum (GSL).

En dehors et en arrière, il reçoit des fibres du segment antérieur de la capsule interne (CIA), à laquelle il adhère intimement.

GSL. La substance grise du septum lucidum est donc la continuation de la tète du noyau caudé vers la ligne médiane, où elle se confond avec celle du côté opposé au devant de la commissure (CA). Sur la ligne médiane, la très mince couche de substance grise qui réunit ainsi les deux têtes des noyaux caudés, fait partie de la lame terminale. Elle semble se confondre avec la substance grise du tubercule de jonction derrière la scissure limbique (L). Mais en réalité elle en est séparée par les fibres du pied du septum, qui, étant ici perpendiculaires au plan de la coupe, ont une teinte foncée difficile à différencier de celle de la substance grise.

PUT. Le putamen est ce vaste noyau gris qui semble faire suite, en arrière et en dehors, au noyau caudé (NC). Il lui fait suite en effet. Le contour de ces deux noyaux n'est interrompu que par l'expansion antéro-externe de la capsule interne (CIA). Les deux noyaux n'en font qu'un seul ; mais ils sont séparés l'un de l'autre, dans leur partie supérieure, par la capsule interne qui s'y creuse une sorte de rigole oblique en avant et en dehors.

Le putamen, sur les coupes horizontales où il ne fait pas corps

avec le noyau caudé, présente la forme d'un quadrilatère : le côté externe, le plus étendu, légèrement convexe en dehors, occupe toute la région profonde de Tinsula, dont il est séparé par trois couches distinctes : 1** la capsule externe, blanche (CE); 2" Tavantmur (CL), sorte de cloison grise verticale; 3"* le manteau de Tinsula, ou substance innominée, qu'on a appelée encore capsula exirema.

Le côté interne, concave, est limité par une lame blanche (MLE), cloison verticale externe du noyau lenticulaire, qui sépare le putamen des deux segments internes du noyau lenticulaire (GLP, GLM).

Le côté antérieur est adjacent au segment antérieur de la capsule interne (CIA).

Le côté postérieur, très étroit, reçoit les fibres du faisceau sensitif externe (FSe). Ce côté postérieur peut être considéré comme un bord ou une arête.

En dedans du putamen, les deux noyaux gris, le globus pallidus (GLP) et le globus medialis (GLM), constituent avec le putamen la masse grise à laquelle on a donné le nom de noyau lenticulaire.

Le globus pallidus et le globus medialis sont d'une coloration beaucoup plus claire que le putamen. Le putamen fait corps avec le noyau caudé ; le globus pallidus et le globus medialis en sont indépendants. On ne peut donc considérer les trois segments du noyau lenticulaire comme un organe homogène. Le putamen et le noyau caudé sont un seul et même organe. Le globus pallidus et le globus medialis réunis en sont un autre.

Ces deux derniers noyaux sont quelquefois décrits ensemble sous le terme générique de globus pallidus ; on dit alors, pour les désigner séparément : segment interne et segment externe du globus pallidus. Il y a là matière à confusion. Nous appellerons donc globus medialis le segment le plus interne et globus pallidus le segment externe. D'ailleurs nous reviendrons plus loin sur les motifs de cette dénomination.

Sur la coupe horizontale (2, PI. X), les trois segments du noyau lenticulaire présentent la forme d'un triangle dont le sommet est représenté par la partie, amincie en dedans, du globus medialis, la base est représentée par le côté externe du putamen. Ce triangle est divisé en trois segments par deux lames blanches, parallèles à la base du triangle, et légèrement convexes en dehors. Les lames du noyau lenticulaire s'appellent cloison verticale externe (MLE) et cloison verticale interne (MLI).

Les trois segments sont traversés par des fibres rayonnantes, dont le foyer est le sommet du triangle. Les fibres en question émergent du segment postérieur de la capsule (CID). Elles s'arrêtent dans la masse grise du putamen, après avoir présenté d'assez nombreuses ramifications dans ce dernier noyau.

Le globus medialis (GLM) est toujours adhérent au segment postérieur de la capsule (CID) par son bord postérieur très régulièrement rectiligne. Son bord antérieur, fortement convexe en avant, est en rapport avec le segment antérieur de la capsule et avec la réunion des deux segments de cette capsule qu'on a appelée Genou de la capsule interne.

Th. Le thalamus, libre par sa face interne dans la cavité du troisième ventricule, se continue en arrière et en dedans avec le tubercule quadrijumeau antérieur (QA). On n'y reconnaît plus les trois noyaux (NaC, NiC, NeC) qui avaient été entamés par une coupe plus supérieure. C'est une masse grise assez homogène, limitée encore en dehors par la lame médullaire externe- (LML) ; et l'on voit une multitude de fibres blanches partir de cette lame médullaire pour s'enfoncer, en convergeant, dans la profondeur, de dchoi's en dedans et d'avant en arrière.

Toutes ces fibres sont interrompues dans leur parcours par des traînées grises, obliques en avant et en dedans, et qui représentent les surfaces de section des faisceaux de la calotte.

En arrière et en dehors du tubercule quadrijumeau antérieur, le thalamus forme une saillie à convexité interne, constituée par une substance grise homogène : c'est le pulvinar (Pul).

Pul. Le puMnar est la tubérosité postérieure de la couche optique faisant saillie dans le carrefour ventriculaire et formant la paroi antérieure de la fente de Bichat. La fente de Bichat le sépare de la circonvolution de l'hippocampe (Hip). I^e pulvinar est une masse grise qui correspond à la fusion des noyaux interne et externe. Mais on peut le considérer aussi comme un noyau isolé et indépendant de ces deux derniers. 11 en est séparé en réalité par un autre noyau profond, le noyau médian de Luys (voy. pi. XXIII, fig. 75, 77, NmC).

Nous avons vu que le thalamus est toujours limité en dehors par la lame médullaire externe (LML). Il n'en est pas de même pour le pulvinar; ce noyau en effet, quoique faisant partie de la couche Optique, ne s'arrête pas nettement à la lame médullaire externe; il

envoie une masse de fibres horizontales, dirigées de dedans en dehors, au faisceau sensitif (FSi). Cette masse de fibres n'est autre chose que la couronne rayonnante du thalamus (Rth) ; mais ce n'est qu'une partie de cette couronne rayonnante.

NCC. La queue du noyau caudô est sectionnée au moment où elle passe dans la corne sphénoïdale du ventricule.

QA. Le tubercule quadrijnmean antérieur, qui semble faire corps avec la couche optique, présente dans sa masse grise une tache foncée, nettement arrêtée en dedans, où son bord est sinueux. C'est la section transversale d'un faisceau bien décrit par Meynert sous le nom de fasciculus relroflex.

Substance blanche.

Le corps calleux s'enfonce dans le centre ovale (CO) en dehors de l'écorce de la face interne de l'hémisphère. Il passera en avant, audessous et en dehors du noyau caudé (NC) et du putamen (PUT) pour se jeter dans la capsule externe (CE).

CO. Le centre ovale.

FSe, FSi. Le faisceau sensitif subdivisé en deux lames, ";,une externe, une interne, s'étend, en dehors de la corne occipitale du ventricule, dont il est séparé par le tapetum (TAP), depuis le noyau lenticulaire jusqu'au pôle occipital (PO). Le faisceau sensitif externe (FSe), envisagé d'avant en arrière, est la réunion de fibres qui viennent 1" de la capsule externe (CE); 2*" du bord postérieur du putamen (PUT) ; 3° de la cloison externe du noyau lenticulaire (MLE); 4** du segment postérieur de la capsule interne (CED).

Le faisceau sensitif interne provient du pulvinar, où il représente, comme nous venons de le dire, la couronne rayonnante du thalamus (Rth) ; mais il provient aussi de parties grises situées au-dessous du pulvinar et qui sont le corps genouillé interne et le corps genouillé externe.

Les deux faisceaux sensitifs accolés vont ainsi d'avant en arrière jusqu'au pôle occipital (PO) ; mais on remarquera encore que leur épaisseur diminue, à mesure qu'ils se rapprochent du pôle. Us abandonnent en effet, chemin faisant, un grand nombre de fibres au faisceau longitudinal inférieur (FLI), après s'être recourbés de dehors en dedans sous la paroi inférieure de la corne occipitale.

FLI. Le faisceau longitudinal inférieur, placé au-dessous du plancher venlriculaire, se compose de fibres venues du faisceau sensilif, de fibres venues du tapetum (TAP), enfin de fibres antéropostérieures réunissant d'étape en étape les différentes parties de la quatrième circonvolution occipito-temporale, toujours située audessous de ce faisceau.

TAP. Le tapetum, lame fibreuse adossée à la paroi externe de la corne occipitale, est toujours sectionnée perpendiculairement à la direction de ses fibres sur les coupes horizontales. Aussi sa colora ration est-elle toujours très foncée. Il est facile de le reconnaître derrière la queue du noyau caudé (NCC).

FPV. Le faisceau pariétal vertical est une masse peu compacte de fibres d'association qui réunissent Técorce du lobe pariétal inférieur à Técorce des deuxième et troisième circonvolutions temporales. 11 fait suite, sans démarcation bien tranchée, au faisceau occipital vertical (FOV).

FOV. Le faisceau occipital vertical.

LFE. La lame festonnée, placée à égale distance de Técorce de la scissure calcarine (A') et de la paroi interne du ventricule, s'étend dans le sens antéro-postérieur, depuis la circonvolution de l'hippocampe (Hip) jusqu'au gyrus lingual (0*).

Figure 3.

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