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POSTÉRIEURS, PUIS ENTAMANT CES TUBERCULES

Écoroe.

La forme de la coupe et les rapports profonds des circonvolutions sur ces figures sont les mêmes que sur la planche précédente. On remarquera seulement que la scissure limbique, s'enfonçant plus profondément dans l'hémisphère, rétrécit encore davantage Tintervalle de substance blanche intercalé entre Técorce et la face supérieure du ventricule. Il en résulte que les faisceaux sousjacents à la scissure limbique, c'est-à-dire le faisceau diffus et le faisceau compact du fornix, tassés au-dessus du corps calleux, se présentent sous l'apparence de couches plus condensées; leur teinte est plus foncée et leurs limites plus arrêtées (FDF, FCF, fig. 32).

Au-dessous du corps calleux (ce) s'ouvre la vaste fissure de l'hippocampe (36 SH). Mais il n'en sera question que plus loin, à propos des rapports de la substance grise de la corne d'Ammon (32 Hip).

CSavité jventrlonlaire.

Dos l'apparition de la corne d'Ammon sur les coupes verticales (fig. 23, 24) la cavité ventriculaire a commencé à diminuer de largeur. Elle commence maintenant à augmenter de hauteur. Elle va se bifurquer bientôt pour se prolonger en haut, au-dessus du corps strié et de la couche optique, en bas au-dessous du noyau caudé et du pédoncule cérébral. Elle s'allonge également dans le sens latéral, obliquement en haut et en dedans. On lui reconnaît toujours la forme quadrilatérale, mais avec de profondes modifications. Sur la] figure 36 c'est un croissant à convexité supéroexterne. L'angle inférieur et interne du croissant est le sillon du subiculum {Dsu^ fig. 34, 36).

150 COrPES V-ERTICO-TRANS^-ERSALES.

Substance grise.

Sur celte planche on voit surtout s'accomplir la rapide transformation de la bandelette cendrée (fasciola cinerea, Fci, fig. 52, oô et suiv.) en fascia dentata. La bandelette grise de la circonvolution limbique devient la corne dWmmon.

L'apparence très compliquée de chacune des coupes devient très simple lorsqu'on les examine dans leur ensemble. Nous avons déjà étudié séparément dans la corne d'Ammon deux parties, une grise, prolongement de la bandelette cendrée (Fci), et une blanche, prolongement de la substance blanche du corps calleux (LMA). Ces deux parties fondamentales doivent toujours être décrites Tune après l'autre.

Sur la figure 51, la substance grise sous-jacente et accolée au corps calleux (Fci) se porte directement en dehors jusqu'au voisinage de la paroi ventriculaire interne et se confond avec la masse grise déjà connue de la corne d'Ammon. Il s'agit toujours, en somme, de la bandelette cendrée, située entre le corps calleux (ce) et le sillon de l'hippocampe («A, fig. 52). — La structure de la corne d'Ammon rappelle ici exactement ce que nous avons déjà vu sur la figure 29, c'est-à-dire une masse grise homogène au milieu de laquelle se trouve une tache blanche, et au milieu de cette tache blanche une nouvelle masse grise. Seulement tout cet ensemble, au lieu d'être perdu parmi les fibres blanches du faisceau inférieur du forceps (fig. 25, 24 et 29), est relié à présent, d'une part à la bandelette cendrée au-dessous du corps calleux, d'autre part à la substance grise de la circonvolution de l'hippocampe (Hip).

Sur la fig. 52 on comprend ce que représente la masse grise centrale : au-dessous du corps calleux la bandelette cendrée (Fci) se renforce d'un tubercule gris (Tf) situé immédiatement au-dessous du sillon de l'hippocampe (sA, fig. 52). Ce tubercule, appelé tubercule du fascia dentata ^ n'est autre chose que la réflexion de la circonvolution limbique (C) au-dessous du sillon de l'hippocampe {sh). Pour s'en assurer on n'a qu'à suivre le trajet de cette masse grise jusqu'à la circonvolution de l'hippocampe elle-même (Hip) ; or nous savons que la circonvolution de l'hippocampe et la circonvolution limbique sont une seule et même chose.

Sur les figures 51 et 52 la substance blanche de la corne d'Ammon, avons-nous dit, correspond à l'interstice des plis de la

bandelette cendrée, laquelle est recouverte par une mince couche de fibres. Cette couche blanche commence à revêtir la bandelette cendrée, d'une façon très apparente, immédiatement au-dessous du splenium. Au-dessus du splenium sa présence est moins évidente. Ici (fig. 52) on la voit recouvrir (LMA) le sillon de l'hippocampe tout entier («A), par conséquent la substance de la bandelette cendrée (Fci) et celle du tubercule sous-jacent (Tf). Elle les revêt dans toute l'étendue de leur surface; elle suit tous leurs détours, et nous la voyons s'insinuer partout où ces deux parties grises se développent et s'enroulent. Sur les figures 32, 35, 54, elle semble séparer le fasciola cinerea (Fci) et la substance grise de l'hippocampe (Hip). En réalité elle ne les sépare pas; elle les recouvre l'une et l'autre. Mais comme ces deux couches grises décrivent des ondulations, et comme ces ondulations sont toujours revêtues de la substance blanche (OIA), celle-ci, sur les coupes verticales, parait les séparer là où elle s'enfonce entre elles. Leur base grise ne subit aucune interruption. On peut se convaincre du fait en comparant les deux coupes 51 et 52. Sur la coupe 51, la substance grise du fasciola cinerea se continue avec une portion grise (Fd) située au centre de la corne d'Ammon et qui est le fascia dentata. Ce fascia dentata est séparé du tubercule (Tf) par la lame blanche (LMA). Au contraire, sur la figure 52, le fascia dentata (Fd) ne se continue plus avec le fasciola cinerea ; et il n'est plus séparé du tubercule (Tf). Donc toutes les parties grises de la corne d'Ammon sont en continuité ininterrompue les unes avec les autres. La lame blanche qui semble les séparer ne fait que les tapisser uniformément; et elle-même est continue. Elle a son point de départ au niveau du sillon de l'hippocampe {shy fig. 51 et 52) ; et de là elle se répand et s'enfonce partout où la substance grise de la bandelette cendrée se replie sur elle-même et s'incurve.

Fd. Fascia dentata. — Sur les figures 55, 54 et suivantes, le fascia dentata s'isole et de la fasciola cinerea (Fci) et du tubercule de la bandelette cendrée (Tf). Il parait alors plongé au milieu d'une masse de substance blanche (LMA). Mais ce n'est qu'une apparence. La masse de substance blanehe est tout simplement la lame médullaire de la corne d'Ammon sectionnée dans son plan vertical, au point précis où elle se réfléchit de la face inférieure du fasciola cinerea sur la face supérieure de la circonvolution de l'hippocampe.

COrPES VTDRTiœ-TRANSMÎRSALES.

Ainsi, peu à peu le fascia dentata (Fd) diminue de surface; il en est de même de son tubercule (Tf) ; et sur les coupes les plus antérieures de cette planche (35 et 36), ces deux ilôts gris (Fd et Tf) représentent la partie la plus antérieure de la substance grise de la corne d'Ammon, tout à fait au voisinage de sa surface. Encore un ou deux coups de rasoir, et la section n'intéressera plus que la substance blanche qui revêt cette substance grise.

Il s'agit maintenant de préciser les rapports du sillon de l'hippocampe (sh) avec les replis de la corne d'Ammon.

sh. Nous savons que le Billon de rhippocampe est la continuation du sinus du corps calleux (sC) à là face inférieure du splenium. Sur les figures 31 et 32, ce sillon est réduit à une toute petite fente {sh) interposét» entre le fasciola cinerea (Fci) et le tubercule

LMA

Coupe Tortico-transvei'sale du fasciola cinerea (Fci) au niveau où il se continue avec le fascia dentata (Fd) et, plus loin, avec la substance grise \ûe l'hippocampe (Uip). La substance réticulaire d'Arnold (LIIA) établit un lai'ge trait d'union entre toutes ces i>arties.

Scht^ma 62.

du fasciola cinerea (Tf). Cotte fente est revêtue de la substance blanche de la corne d'Ammon (substance réticulaire d'Arnold) (LMA). Déjà sur ces deux coupes on voit, au-dessous du tubercule, un golfe de substance blanche, qui s'enfonce entre le tubercule et la circonvolution de l'hippocampe. Cette dépression de la surface corticale, revêtue d'une couche blanche, représente la section verticale de la couche blanche elle-même, qui, sur des coupes plus antérieures (33, 34, 35), recouvre la même fente plus largement ouverte. Sur la coupe 35 en particulier, on s'aperçoit que la substance blanche qui enveloppe extérieurement l'écorce grise, passe directement du fasciola cinerea et de son tubercule sur la circonvolution de l'hippocampe (Hip). Mais elle ne se réfléchit pas ainsi de haut en bas sans envoyer un prolongement entre l'écorce et le fascia dentata, qui lui-même est un simple repli de l'écorce. De là,

Tapparence compliquée de la lame médullaire (LMA) sur les coupes obliques ou simplement verticales qui n'intéressent pas un seul plan de substance blanche et de substance grise.

Réfléchie sur la circonvolution de l'hippocampe, la substance réticulaire d'Arnold s'y étale horizontalement de dehors en dedans jusqu'au point où la circonvolution se porte en bas et en dehors. Elle ne recouvre donc de la circonvolutioii de l'hippocampe que ce qui appartient au subiculum, c'est-à-dire à l'étage supérieur de cette circonvolution.

Pour ce qui a trait aux rapports de la corne d'Ammon avec la paroi interne du ventricule, nous verrons ce qu'il laut en dire, à propos du faisceau inférieur du forceps (FOi).

Substance blanche.

ce. Le corps calleux, sur cette planche, est coupé transversalement en avant du splenium. Il ne reste donc ici plus guère de fibres appartenant au forceps. Seules les fibres les plus inférieures et les plus antérieures du splenium, qui vont envelopper la corne d'Ammon, s'isolent assez nettement des fibres directement transversales. On constate que les fibres transversales du corps calleux se portent horizontalement en dehors, au-dessus de la paroi ventriculaire, et qu'elles se recourbent en majeure partie de haut en bas et de dedans en deliors, au contact de la face externe du ventricule. Elles forment ainsi une cloison épaisse, le tapetum (TAP, fig. 54), dont les faisceaux se comportent dans cette région comme se sont comportés ceux du forceps supérieur et moyen dans des régions plus postérieures. Arrivés à l'angle inféro-externe du ventricule, ils se réfléchissent sous la paroi inférieure et vont, les uns directement en dedans, les autres obliquement en dedans et en avant, s'épuiser dans l'écorce de la circonvolution de l'hippocampe. Nous savons que cet épuisement progressif ne s'accomplit que dans l'étage inférieur de la circonvolution. Nous savons aussi que la réflexion à la face inférieure du ventricule ne se fait pas en masse, tout d'un coup, pour toutes les fibres visibles sur un plan de section, mais seulement pour quelques-unes d'entre elles. Celles-ci forment alors la couche supérieure du faisceau longitudinal inférieur; et c'est parce qu'elles ne se réfléchissent pas toutes ensemble que la couche

COIPES VERTICO-TRANSVERSALES.

supérieure de ce faisceau est nécessairement moins épaisse que le tapetum lui-même. Nous y reviendrons plus loin.

TAP. Le tapetum. La totalité des fibres du corps calleux, en dehors de celles qui ont fourni aux faisceaux moyen et inférieur du forceps (FOm et FOi, fig. 54), s'étend de dedans en dehors audessus du ventricule et va former la paroi externe de celui-ci. Ses fibres n'appartiennent plus à proprement parler au forceps major, quoiqu'elles n'en soient séparées par aucune démarcation appré-

Face supérieure du bourrelet du corps calleux (ce).

Fci fasciola cincerea devenant tsBnia tecta (lec).

FOSf faisceau supérieur du forceps ;

FOm, faisceau moyen du force]».

Schéma 65.

ciable. Les fibres du forceps sont, en somme, les fibres du corps calleux qui se portent d'avant en arrière, du bourrelet (ou splenium) aux circonvolutions occipitales internes.

FS. Le faisceau sensitif, dont les deux couches sont déjà reconnaissables sur les premières figures de cette planche, se divise d'une façon évidente en deux plans sur les trois dernières figures. Ces deux plans, adossés dans toute leur hauteur, se composent de fibres à directions différentes (fig. 35); les plus externes (FSe) se portent assez exactement dans le sens antéro-postérieur ; les plus internes sont, elles aussi (FSi), antéro-postérieures, mais en outre obliques en haut et en dedans. Ce qu'il faut remarquer ici, c'est que le faisceau sensitif qui jusqu'à présent n'avait pas été nettement arrêté à sa partie externe, s'isole avec une très grande précision, surtout en bas, au voisinage de sa réflexion sous-ventriculaire.

FLi. Le faisceau longitudinal inférieur change d'aspect ; il est réduit à une couche sur la figure 31 (FLI); il en a trois sur les coupes 35 et 36. Cela tient à ce que la disparition, par épuisement progressif du tapetum sous le plancher du ventricule, augmente le nombre des stratifications des fibres entre cette paroi ventriculaire et

le fond du grand sillon occipito- temporal. Mais cela ne veut pas dire que les trois couches du faisceau longitudinal inférieur, signalées précédemment, se soient reconstituées ici. Deux couches nouvelles (FL4, FLs) ont fait leur apparition. Elles ne représentent pas de nouveaux faisceaux. Le faisceau longitudinal inférieur est toujours formé des mêmes fibres. Seulement les fibres qui sur une coupe précédente formaient la couche moyenne, forment maintenant la couche inférieure. Celles qui formaient la couche inférieure,

Schéma 6i.

Profil du faisceau longitudinal inférieur, vu par transparence à la (lace interne d'un hémisphère gauche. Sur une coupe verticale (A) il est horizontal; sur une couikî verticale (B) il est oblique en bas et en avant, suivant toujours la direction du grand sillon occipito-temporal iot^).

forment une couche plus inférieure encore. On comprend ainsi que les couches (FLs, FL4, FL5) du faisceau longitudinal inférieur (fig. 35) ne soient qu'une disposition vraiment peu différente de ce qui avait été signalé jusqu'à présent : la couche la plus inférieure, quelque numéro qu'elle porte, répond toujours nécessairement au faisceau diffus du fornix (FDF), une fois qu'il s'est réfléchi dans le gyrus fusiforme. Quant à la couche la plus supérieure, elle répond toujours au tapetum ; les couches intermédiaires (entre la plus supérieure et la plus inférieure) répondent toujours au faisceau sensitif interne (FSi), et à une partie du faisceau

<56 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

sensilif externe (FSe). II y a d'ailleurs une autre raison qui fait que le faisceau sensitif interne (FSi), parvenu au fond du sillon occipito-temporal (o/^), parait se stratifier en couches supplémentaires. On constatera, en examinant la planche 7, que la cinquième circonvolution temporale (T*^) où aboutissent les fibres sensitives, perd peu à peu d'épaisseur, d'arrière en avant. Le plancher du ventricule sphénoîdal s'abaisse. Une coupe pratiquée en arrière (A, Schéma 64) dans une région où les trois couches sousventriculaires sont nettement parallèles, fera voir sur la surface de section trois plans horizontaux séparés par des lignes de démarcation très arrêtées. Une coupe pratiquée en avant (B), en un point où les trois couches ventriculaires du faisceau longitudinal inférieur s'enfoncent obliquement dans la circonvolution de l'hippocampe, fera voir, sur la surface de section, une superposition de couches différemment teintées, et plus nombreuses que ne le sont en réalité ces couches elles-mêmes. Toutes les fois, en effet, qu'un faisceau décrit une courbe, et que cette courbe est intéressée par la coupe sur deux points de son trajet, la section fournit deux teintes différentes, et en général d'autant plus tranchées que le rayon de courbure du faisceau est plus petit.

FDF. Le faisceau diffas du fomiz est visible (fig. 32 et suiv.) dans deux régions très éloignées l'une de Fautre : la région de la scissure limbique (L) et de la circonvolution limbique, et la région du gyrus fusiforme T^. Dans la région limbique, aplati entre la substance corticale et le faisceau sensitif du centre ovale (CO), il se confond insensiblement avec le faisceau compact du fornix (FCF). Dans la région du gyrus fusiforme (T*), il fait suite au faisceau sensitif externe (FSe) et môle quelques-unes de ses fibres avec celles du faisceau sensitif externe qui se réfléchissent sous le ventricule.

FCF. Le faisceau compact du fomiz est, comme nous l'avons déjà vu, situé toujours immédiatement en dehors du cingulum (Cin). Les coupes de cette planche étant très voisines de celles de la planche précédente, l'aspect du faisceau compact du fornix ne s'est pas modifié. Ses fibres se portent presque directement de dehors en dedans. Quelques-unes (fig. 34), au contact du corps calleux, présentent une coloration foncée. Ce sont les fibres les plus inférieures de ce faisceau, coupées perpendiculairement à leur axe, au moment où, venues de la partie inférieure et postérieure du lobe carré et du

cuneus, elles passent dans la circonvolution limbique. Un peu plus en avant, devenues transversales, et se dirigeant de dehors en dedans vers la circonvolution limbique, dans le plan de la coupe, elles deviennent progressivement plus claires, puis se mêlent au réseau blanc du manteau de la circonvolution limbique (fig. 56,FCF).

Cin. Lecingulnm se reconnaît à. des caractères parfaitement précis, d'abord au-dessus du corps calleux, puis au-dessous de la corne d'Ammon. Comme il décrit un trajet arqué à concavité antérieure établissant une anastomose entre la région antérosupérieure et la région postéro-inférieure de la circonvolution limbique (C), comme d'autre part ses fibres inférieures s'épanouissent en divergeant dans la partie inférieure de la circonvo-

Cin-

Coufie 35 (verlico-lransvei^ sale) divisant le cingulum {Cin) au-dessus et au-dessous du corps calleux (ce).

Le faisceau du cingulum accompagne la circonvolution limbique (C) jusque dans la circonvolution de l'hippocampe (Hip) qui fait suile à la circonvolution limbique (C).

Schéma 65.

lution limbique ou hippocampe, il ne faut pas s'attendre à trouver son épaisseur égale dans sa partie supérieure et dans sa partie inférieure. On le voit (fig. 33), au-dessus du corps calleux, représenté par le croissant foncé, compact, homogène, à concavité interne, que nous avons déjà mentionné. Les fibres les plus foncées sont toujours celles qui sont les plus voisines du corps calleux. Ce sont les plus directes d'une extrémité du corps calleux à l'autre. — Au contraire, au-dessous de la corne d'Ammon (fig. 32, 33, 36), il est exclusivement représenté par une lame blanche, interposée entre la substance grise de l'hippocampe et le faisceau inférieur du forceps (FOi). Là ses fibres, que nous avions vues précédemment dirigées en bas et en avant, se portent en dehors et forment la partie la plus supérieure du manteau du subiculum (Hip).

158 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

FOi. Le faisceau inférienr du forceps (fig. 32, 54, 36) occupe la partie la plus inférieure et externe du corps calleux. Mais ici, il n'y a plus, à proprement parler, de forceps. Les fibres auxquelles on a donné ce nom se dirigent en effet toujours en arrière. Ici les fibres les plus inférieures du corps calleux se portent directement en dehors, sous la forme d'une bandelette blanche, qui va former, à la face interne du ventricule, ce qu'on appelle Valveus. Le faisceau inférieur du forceps, dans ce trajet, est accolé immédiatement à la partie externe du fasciola cinerea (Fci). 11 le suit jusqu'à l'angle inféro-interne du ventricule, c'est-à-dire jusqu'au sillon du subiculum {Dsuy fig. 36); puis, arrivé là, il change de direction, ainsi qu'en témoigne la coloration foncée de ses fibres (FOi, fig. 32, 34): il s'enfonce d'arrière en avant sous la substance grise de l'hippocampe (Hip, fig. 34), et peu à peu se perd dans cette partie de l'écorce sphénoïdale.

On peut remarquer que dans la région du splenium d'où émane le faisceau inférieur du forceps (FOi), la teinte claire des fibres transversales du corps calleux devient progressivement plus foncée. Il y a en effet, en dedans du faisceau inférieur du forceps, un faisceau diffus de fibres antéro-postérieures qui, sur les coupes plus antérieures, se détachera nettement de Talveus. Ce faisceau diffus (FI, fig. 36) représentera l'origine de la fimbria.

FOm. Le faisceau moyen du forceps est réduit à une sorte de moignon de substance blanche, cassé irrégulièrement en dehors, et flottant dans la cavité ventriculaire. La cassure est verticale ; mais elle représente l'ancienne voûte horizontale du ventricule. Une partie de ses fibres, après avoir recouvert la voûte du ventricule, descend dans la paroi externe de celui-ci, en dedans du faisceau supérieur du forceps et se porte en avant (FOm, fig. 53).

FOs. Le faisceau supérieur du forceps (FOs, fig. 33, 55) se continue au-dessus de la paroi ventriculaire, de dedans en dehors, avec le tapetum. Il est le tapelum lui-même TAP; mais il ne prend ce nom que lorsqu'il redescend à la face externe du ventricule qu'il tapisse. Dorénavant il ne sera plus question du faisceau supérieur du forceps, mais seulement du tapetum formant la paroi ventriculaire externe. Nous avons déjà dit que les fibres du tapetum arrivées au voisinage de l'angle inféro-externe du ventricule se portent en avant (FOs, fig. 54), et puis ensuite en dedans sous le plancher de

PLANCHE XVI. iôd

la corne occipitale, au-dessus du faisceau longitudinal inférieur (FLI).

CO. Faisceau du centre ovale. Nous avons vu que le faisceau sensilif externe, dirigé d'avanl en arrière à sa partie inférieure, s'incline en haut et en dedans à sa partie supérieure. Au-dessus du ventricule (dont il est séparé par le tapetum (TAP), fig. 32), il semble même, autant qu'on en juge par la coloration claire de ses fibres, se porter horizontalement en dedans vers la circonvolution limbique. Cette dernière partie de son trajet, assez mal déterminée sur les coupes verticales, s'eflectue dans la région du centre ovale. Nous appellerons faisceau sensitif du centre ovale (CO) l'espace clair, triangulaire, à sommet dirigé en dedans, qui parait faire suite au faisceau sensitif externe. Cet espace clair (CO), fig. 52, 55, 54, 55, 56) est limité en haut par le faisceau diffus du fornix (FDF); la démarcation est très tranchée. En bas il est limité par le tapetum (TAP) ; ici la distinction entre les deux faisceaux est assez difficile à établir. Le fait est que leurs fibres sont également horizontales. Mais celles du faisceau sensitif du centre ovale se dirigent en avant et en dedans, tandis que celles du tapetum se dirigent franchement en dehors. En faisant varier l'éclairage de la coupe, on arrive presque toujours à constater que les deux faisceaux en question ne mélangent pas leurs fibres.

L'examen des coupes représentées sur la planche 6 permet de supposer que les fibres du faisceau sensitif du centre ovale (CO) se portent en dedans vers la circonvolution limbique, en passant audessus du cingulum (Cin) et en s'intriquant finalement avec celles du faisceau compact du fornix (FCF, fig. 54, 55).

FPF. Le faisceau parié to-frontal, qui est facile à reconnaître sur les coupes 54, 55, ne l'était pas sur les coupes 51, 52, 55. Cela tient à ce qu'il se compose d'une série de plans imbriqués et onduleux, dont nous donnons ici une représentation schématique (Schéma 66). Les coupes vertico-transversales a:, y, Zy parallèles entre elles, divisent ces plans suivant des intereections difl'érentes. En (a), par exemple, les fibres sont coupées perpendiculairement à leur axe, au voisinage de l'écorce; en (6) elles sont coupées obliquement; en (c) elles sont coupées parallèlement. Partout où elles sont coupées perpendiculairement à leur axe, elle ont la teinte foncée qu'on distingue sur les figures 54, 55, 56 de la planche XVI; partout

160 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

OÙ elles sont coupées parallèlement h leur axe, leur teinte est claire. 11 s'agit là d'une disposition connue depuis longtemps et qui saute aux yeux lorsqu'on casse des cerveaux durcis dans une solution trop concentrée d'acide chromique. Les surfaces de cassure correspondent aux sortes de surfaces de clivage qui séparent réellement les unes des autres les lames imbriquées du faisceau pariéto-frontal . Foville a donné une reproduction 1res exacte de celte disposition sur la planche XIV de son bel atlas. On en trouve également une ébauche,

l'inclÉDiison do la sul>lUnce KriK tur la partie blanche du nunlcau.

mais beaucoup plus simple, dans l'atlas de Leuret et de Gratiolel, où elle est empruntée non plus à l'homme, mais au singe papion (pi. XXVI, fig. 1, 2, 3, 4).

COUPES VEHTICO-THANSVER SALES PASSANT PAR LE LOBULE

PARACENTRAL, LE PENTAGONE DE LA CIHCONVOLUTION LIHBIQUE,

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