‹ Anatomie du cerveau de l'hommeChapitre 40 sur 84 · DU TUBERCULE QUADRIJUMEAO POSTÉRIEUR · texte numérisé non relu

DU TUBERCULE QUADRIJUMEAO POSTÉRIEUR

Écorce.

La forme des surfaces de section est absolument la même que sur les planches précédentes. Quelques modificationssansgrande importance sont seulement à relever.

A la face interne, au-dessus de la scissure limbique (L, fig. 39, 40), le couteau a entamé un repli de la substance grise, qui appar-

PLANCHE xvn. m

tient en majeure partie à la première circonvolution frontale (F*). Puisy plus loin (fig. 42), on voit la substance blanche pénétrer dans ce repli cortical; c'est le lobule paracentral (Pa), dont l'apparition ne change d'ailleurs rien d'essentiel aux rapports des faisceaux du centre ovale avec l'écorce.

Sur les figures 37 et 42, on distingue au-dessous du corps calleux {cc)f sur la ligne médiane, la moitié de la section transversale de la glande pinéale (G).

Entre le corps calleux et le bord inférieur de l'hémisphère (fig. 41 , T^), un nouvel aspect de la face interne du cerveau nous est représenté par la section de la couche optique (Th). Il s'agit seulement de la portion la plus reculée et en même temps la plus externe ou pulvinar. Elle est blanche dans presque toute son étendue, attendu que la lame du couteau n'a encore traversé que des fibres de revêtement, dirigées obliquement en bas et en dehors, dans le plan de section.

Enfin, à la face externe, deux changements se sont produits : d'abord (fig. 42) on voit la circonvolution pariétale supérieure (P*) se confondre avec la pariétale ascendante (P). Jusqu'à présent, ces deux circonvolutions avaient été séparées par le sillon post-rolandique (p,). Désormais, les deux circonvolutions confondues ne porteront plus que la désignation (P) de la pariétale ascendante.

Enfin, au milieu du lobule pariétal inférieur, et plus spécialement dans la région désignée sous le nom de lobule du pli courbe (GP), on remarque (fig. 37) un diverticulum gris (S), qui représente la partie la plus reculée de l'écorce de la scissure de Sylvius; puis (fig. 42), la scissure elle-même pénétrant dans ce diverticule de substance grise. L'apparition de la scissure de Sylvius sur les coupes verticales apporte toujours des modifications notables dans les rapports profonds de la substance blanche à son pourtour.

Cavité ventrlcttlaire.

De plus en plus haute, de plus en plus étroite et même resserrée à sa partie moyenne (fig. 42), elle n'est plus reconnaissable, relativement à ce qu'elle était sur les coupes précédentes, si ce n'est dans sa région inférieure, où le plancher et ses deux angles conservent la même forme et les mômes rapports. Dans la région supérieure, elle s'incurve de plus en plus vers la ligne médiane, et sa face supé-

BRISSAUB. ii

16S COUPES VERUGO-TRANSVERSALES.

Heure est représentée par une partie de sa face externe, d'abord inclinée en dedans, puis horizontale. Quant à sa face supérieure proprement dite, elle se réduit à un intervalle de quelques millimètres entre la face externe et la face interne, là seulement où il reste quelques fibres du faisceau moyen du forceps (BCP, fig. 40). C'est en effet dans cet angle rentrant qu'on reconnaît encore l'extrémité la plus antérieure du bulbe de la corne postérieure.

Snbstanoa grise.

Les figures de cette planche sont destinées à montrer les changements survenus dans les rapports réciproques des parties constituantes de la corne d'Ammon (fig. 37).

Fci. La substance grise dn fasciola cinerea se porte en dehors vers la paroi du ventricule, dont elle n'est séparée que par l'alveus (ALV). Elle longe cette paroi jusqu'à l'angle inféro-interne du ventricule, puis se relève en dedans et se continue avec l'écorce grise de la circonvolution de l'hippocampe (Hip, fig. 38). Sur la première coupe (fig. 37), la substance grise du fasciola cinerea (Fci) est réduite à une bandelette d'une extrême minceur ; elle est très peu foncée; il n'en reste bientôt qu'une lamelle qui disparait complètement sur la figure suivante (fig. 38). A sa place, on voit s'étendre un grand prolongement blanc du corps calleux, qui se confond en bas avec la lame médullaire (LMA) et sur la signification duquel nous allons revenir.

Sur les coupes suivantes (39, 40, 41, 42), la substance grise du fasciola cinerea (Fci) se continue avec le fascia dentata d'une part (Fd), et avec l'écorce de l'hippocampe d'autre part (Hip, fig. 40). Sa communication avec la région sous-calleuse est interrompue ; le fasciola cinerea n'existe plus sous le corps calleux. Il en est de même sur les figures 41 et 42, et il en sera ainsi jusqu'à l'extrémité antérieure de la corne d'Ammon. Mais, sur la coupe 42, apparaît au-dessus et en dedans du fascia dentata (Fd), une nouvelle petite masse grise (Fd') ; celle-ci est la section d'un autre repli de la substance grise de la corne d'Ammon, situé sur une région antérieure. Par conséquent, une coupe encore plus antérieure fera voir dans ce repli le fascia dentata lui-même. Le fascia dentata n'est autre chose que le corps godrontié. La masse grise (Fd') est un godron placé au devant du godron (Fd) des coupes 40 et 41 . Cet aspect n'existerait

pas si tous lies godrons se succédaient parallt-lement âans empiéter les uns sur les autres. Mais comme ils débordent tous les uns sur les autres» la section de l'un d'eux ne peut ckvoi^ lieu sans intéresser un fragment de celui qui le suit ou qui le précède (schéma 67).

1, pirtie «ntérisure de l'hémi-

■pbère.

P, partie postérieure.

H, coupe Tcrtico-lransversole du

corps godronoé (coupe i^.

L> ligne de Mclion intéresse le

repli ou godron Fd et le go-

droniuinntFd'.

LMA. La substance blanche de la corne d'Ammon (fîg. 57), étalée au devant du fasciola cinerea et de ses replis (Fci. Fd), part de la face inférieure du corps calleux (fig. 58) et va, obliquement en bas et en dehors, rejoindre la lame médullaire qui tapisse la face supérieure de la circonvolution de l'hippocampe (Hip). Sur la figure 38 on distingue encore quelques taches grises correspondant au reliquat du fasciola cinerea (Fci) cl de son tubercule (Tf). Plus loin (fig. 39), ces taches ont disparu parce que le couteau a passé au-devant de la substance grise. Mais la lame médullaire n'est pas pour cela devenue absolument blanche. Sur deux points, en haut et en bas (FI, FI), elle est striée obliquement de haut en bas et de dedans en dehors. C'est qu'en elTet les libres dont elle se compose sont dirigées dans ce sens, les supérieures venant d'avant en arrière, les inférieures allant d'arrière en avant. Cette partie blanche striée, issue de la face inférieure du corps calleux, est le pilier postérieur du trigone cérébral ou (imbria (FI). Sur une coupe plus antérieure, où les libres sont sectionnées plus parallèlement à leur direction générale (fig. 42), la coloration de la fimbria est plus claire.

Kl. La flmbria. Confondue en dedans (fig. 37, 58, 59) avec la lame médullaire (LMA) qui revêt le fasciola cinerea, la fimbria s'isole nettement à l'état de bandelette (fig. 41, 42), à partir du moment où la section passe au-dcVant de la substance grise de la bandelette cendrée. Alors on ne retrouve plus la bandelette cendrée ou fasciola cinerea qu'aux deux extrémités de la fimbria : en haut

COUPES VERTICO-TRANSYERSALES.

(fig. 41), on la reconnaît encore (Fci) sous le corps calleux, mais ce n'est qu'une couche de substance grise d'une extrôme. minceur, repré^ntant sa partie la plus antérieure. En bas, c'est l'ensemble des replis gris de la corne d'Ammon.

La fimbria (FI), sur toutes les figures de cette planche, apparaît comme un ruban homogène, décrivant un arc à concavité antérieure. Ses fibres émanent de la partie la plus inférieure du corps calleux (fig. 37, FI), où elles forment un faisceau foncé, isolé, compact, se rapprochant de plus en plus de la cavité ventriculaire, mais restant

Coupes 39 et 42 de la fimbria FI, passant du lobe sphénoldal dans le ti*^ gone (TRI).

Schéma 68.

toujours séparé de cette paroi (fig. 40) par une lame blanche (ALV), l'alveus, qui émerge directement de la face inférieure du corps calleux. La direction des fibres de la fimbria, reconnaissable sur les figures 39, 40, etc., permet de constater qu'elles ne se continuent pas, à la partie inférieure, avec la substance blanche qui recouvre la corne d'Ammon. Entre celle-ci et la fimbria il y a une bandelette arquée,, convexe en haut, qui recouvre la substance grise de la corne d'Ammon et qui fait suite à la lame médullaire du subiculum (LMA, fig. 41). Mais la teinte de cette extrémité inférieure, plus claire en dedans, laisse soupçonner que les fibres de la fimbria s'épuisent en partie, surtout en dedans, sur le fascia dentata (Fd), les plus externes continuant toujours leur trajet d'arrière en avant. L'examen des coupes sur des régions plus antérieures nous montrera que le pilier postérieur du trig'one ou fimbria s'épuise, en effet, progressivement sur la corne d'Ammon, à sa partie interne. Mais un. grand nombre de ses fibres conservent leur groupement compact

PLAJ^CHE XVII. 165

jusqu'à la partie antérieure de la corne d'Ammon. Nous allons, également y revenir dans un instant.

ALV. L'alveus. Nous venons de dire que la fimbria est séparée de la paroi ventriculaire par l'alveus (ALV, jQg. 40). L'alveiis est simplement l'épanouissement des fibres les plus antérieures du faisceau inférieur du forceps (FOi) à la face externe de la corne d'Ammon. Il est bien évident que ces fibres proviennent du corps calleux, où elles sont plus foncées à la partie inférieure et externe du splenium (fig. 41). Elles sont, en tout cas, indépendantes dé celles de la fimbria. Celles-ci ne sont qu'accolées au corps calleux; les fibres de l'alveus en font partie intégrante. On peut voir, en outre, que les fibres les plus externes de l'alveus continuent leur trajet oblique en bas et en dehors, jusqu'à la partie inférieure de la corne d'Ammon, qu'elles se portent ensuite en dedans et qu'elles forment, dans ce dernier trajet (fig. 41), la limite supérieure du sillon ou fente, ou diverticule du subiculum (Dsu). Elles vont ainsi se continuer sous la corne d'Ammon, comme ont fait déjà toutes les fibres du faisceau inférieur du forceps et se terminent finalement dans l'étage supérieur de la circonvolution de l'hippocampe, en dehors et audessus du cingulum (Ctn, fig. 40).

Les coupes verticales nous font voir ainsi que l'alveus, envisagé généralement comme une couche blanche tapissant la face externe de la corne d'Ammon dans le ventricule, n'est que la continuation la plus antérieure des fibres inférieures du splenium. Ce sont encore ces fibres qui, dans leur ensemble, forment la mince cloison de substance blanche que nous avons appris à connaître sous le nom de triangle sous-callcux (TSC).

Fci. Fasciola cinerea. Sur la figure 42 se détache, au-dessous du corps calleux, un petit triangle blanc (Fci), interposé entre le corps calleux (ce), la couche optique (Th) et la fimbria (FI). C'est la coupe très fine de la mince lamelle blanche qui revêt la partie la plus antérieure du fasciola cinerea. Sur la figure suivante, cette coupe sera encore plus réduite ; plus loin, elle aura complètement disparu. II est rare que les sections soient assez rapprochées les unes des autres pour donner un aspect aussi net à l'œil nu.

Th. Couche optiqae. Les premières entailles faites dans la partie la plus reculée de la couche optique apparaissent sur cette planché sous la forme d'un ovale (Th), foncé en dedans, clair en dehors. La

COUPES YËRTICO-TRAHSYERSALES.

portion interne foncée est la substance grise du pulvinar, ou portion la plus reculée du thalamus. La portion externe, claire, est la coupe de revêtement blanc de la couche optique. Celui-ci se compose de fibres dont la direction oblique en bas et en dehors commence à se montrer sur la figure 42. Nous verrons ultérieurement le trajet de ces fibres.

SnlwtaiUM blancihe.

ce. Le corps calleux augmente d'épaisseur sur les figures 37 et 38, puis diminue. La forme du splenium permet de comprendre ces

ce

VariitioDi

d'«|aiHeur du

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coupos

ïcHico-tnnn-er-

ul» S7, 38, 39, ta. ta roiiinige du bourreleU

variations. Il est, dans son ensemble, strié transversalement. Les stries foncées qui séparent les couches blanches et qui sont visibles seulement sur les cerveaux durcis, représentent les couches de fibres antéro-postérieures qui se groupent, dans le voisinage de l'angle supéro-interne du ventricule, en un faisceau d'abord diffus, qui en devenant compact formera la fimbria (fig. 42, FI).

TAP. Le tapetnm (fig, 38) est, d'une façon manifeste, ia continuation de la portion supérieure du corps calleux. Il contourne toute la paroi externe du ventricule, jusqu'à l'angle inféro-externe. Là il passe en grande partie sous le plancher du ventricule ; mais une partie (TAP, fig. 37, 42) se réfléchit d'arrière en avant sous la forme d'une lamelle foncée, située verticalement dans l'épaisseur des fibres blanches. En dehors du tapetum courent d'avant en arrière les fibres des faisceaux sensitifs interne et externe {(■"Si, F'Se). Le contact est

PLANCHE XYD.

immédiat, mais il n'y a que contact, du moins dans toute l'étendue verticale de la paroi externe du ventricule. Ici, les fibres du tapetum et du faisceau sensitif ne se mélangent jamais. Il n'en est pas de même dans la région supérieure et externe du tapetum, où les fibres du faisceau sensitif externe (FSe, fig. 42) rejoignent la partie supérieure du corps calleux.

FS. Le faisceau sensitif (fig. 37) est composé de ses deux couches : l'externe, compacte, foncée, dirigée d'avant en arrière (FSe, fig. 38 et suiv.); l'interne, pâle, en apparence moins compacte (FSi), fig. 38 et suiv.), et dont les fibres ont une direction qu'il s'agit de déterminer. On constatera d'abord sur les coupes horizontales que cette partie interne du faisceau sensitif n'est pas moins claire que la partie externe. Donc ses fibres se rapprochent de la direction horizontale ; et si elles sont claires sur les coupes verticales, c'est parce qu'elles sont dirigées, d'une façon générale, de dedans en dehors, horizontalement. Nous approchons, en effet, de la région du corps opto-strié, et nous allons voir (pi. IX, fig. 52) que ces fibres prennent leur origine dans un noyau, d'où elles pénètrent dans le centre ovale horizontalement de dedans en dehors. — On pourrait supposer que le faisceau sensitif, sur toutes ces coupes, ne se compose pas de deux couches de fibres, mais seulement d'une seule, incurvée de telle sorte que sur les sections verticales la difl*érence de teinte soit le fait de cette incurvation. La figure ci-contre explique ce que nous

Projection horisontale du faisceau sensitif et changement de direc^ tion des fibres de ce faisceau.

A, portion transversale de son

«, portion sagittale.

xpy une coupe ▼ertico-transversale.

La ligne pointillée indique la direction sagittale, parallèle à la fente interhémisphérique.

Schéma 70.

voulons dire : le faisceau sensitif est constitué par des fibres arquées, d'abord horizontales de dedans en dehors, puis sagittales et un peu obliques en dehors et en arrière. Une section verticotransversale suivant x y laissera à la partie horizontale (h) (qui est

168 COUPES VERTIG0-TRÂNSYE31SALES.

dans le plan de la coupe) une teinte claire ; tandis que la portion sagittale s^ perpendiculaire à a; y (ou à peu près), aura une teinte foncée.

Cette hypothèse serait acceptable en totalité (elle ne l'est qu'en partie), si la transition entre la partie externe foncée et la partie interne claire s'eflectuait insensiblement. II n'en est rien. La démarcation est très tranchée ; et s'il y a dans le faisceau sensitif interne (FSi) une notable quantité de fibres qui passent dans le faisceau externe (FSe), celui-ci est loin de se composer uniquement des fibres qui ont déjà formé le faisceau interne. Les coupes horizontales démontrent même que la majeure partie des fibres du faisceau externe, venues de beaucoup plus loin en avant, n'ont rien de commun avec le faisceau interne.

FU. Le faisceau longitudinal inférieur présente ici quatre couches (fig. 37 et suiv.) : 1® une couche supérieure claire, formée des fibres les plus internes du tapetum (TÂP), réfléchies sous le ventricule ; 2^ une couche foncée, formée des fibres du faisceau sensitif interne (FSi, fig. 59) et des fibres du faisceau sensitif externe (FSe) ; 3^ une couche claire, formée d'une bonne partie des fibres du faisceau sensitif externe (FSe), mélangées avec les fibres les plus internes du faisceau diffus du fomix (FDF) ; t^ une couche foncée (FL5, fig. 38), qui est la continuation, sous le ventricule, du faisceau diffus du fomix (FDF). Toutes ces couches du faisceau longitudinal inférieur, sous-jacentes au plancher ventriculaire et au sillon du subiculum (DsUf fig. 41), se prolongent et se perdent dans la circonvolution de l'hippocampe (Hip) ; elles appartiennent toujours à l'étage inférieur de cette circonvolution et ne se mélangent avec les fibres de l'étage supérieur que tout à fait au voisinage de l'écorce grise.

Il ne faut pas considérer les stratifications sous-vcntriculaires du faisceau longitudinal inférieur comme des faisceaux compacts, absolument séparés les uns des autres. Nous nous sommes déjà expliqué sur ce point (FLI, pi. VI). Ce qui est incontestable, c'est que les couches foncées représentent des faisceaux antéro-postérieurs, et les couches claires des faisceaux transversaux. Les faisceaux antéropostérieurs foncés deviennent clairs au fur et à mesure qu'ils deviennent transversaux.

FDF. Le faisceau diffus du fomix se reconnaît toujours facilement dans la région limbique (fig. 39, 41). Ses rapports et sa forme

PLÂl^GHE XVn. 169

sont ceux que nous avons déjà signalés. Dans la quatrième circonvolution temporale (T^), il devient moins apparent. Il est presque totalement épuisé. Mais nous venons de dire qu'une bonne partie de ce faisceau se prolonge dans la couche la plus inférieure du faisceau longitudinal inférieur (fig. 59, 40, 41).

FCF. Le faisceau compact da fomix ne présente rien de spécial. La majeure portion de ses fibres se porte horizontalement en dedans, vers Técorce dé la circonvolution limbique.

Cin. Le cingnlum (fig. 50, 58), dans la circonvolution limbique, est très caractérisé. Nous connaissons sa forme de croissant; elle reste maintenant invariablement la même. A sa partie supérieure et interne, la coloration accentuée qu'il présente dans son ensemble s'atténue peu à peu (fig. 42), de place en place. Cela signifie simplement que ses fibres supérieures se portent souvent directement en dedans vers l'écorce limbique pour s'y insérer. Mais les fibres les plus voisines du corps calleux gardent, sur toute leur étendue, leur homogénéité. En d'autres termes, les fibres supérieures du cingulum sont des fibres courtes ; les fibres inférieures sont des fibres longues.

Au-dessous de la corne d'Ammon (fig. 59, 40, 42), elles se portent en dehors et se mêlent avec toutes celles de l'étage supérieur du subiculum. Leurs plus proches voisines sont celles du faisceau inférieur du forceps (FOi, fig. 57).

FOi. Le faiscean inférieur da forceps que nous avons vu constituer l'alveus, passe, en effet, sous la corne d'Ammon et va, au-dessus du sillon du subiculum (Dsu), se jeter, de dehors en dedans, dans l'étage supérieur de la circonvolution de l'hippocampe. Jusqu'à présent, nous avons su reconnaître sa section transversale foncée, compacte ; par conséquent, il était dirigé d'arrière en avant. A présent, il se porte directement en dehors, comme le cingulum, son faisceau satellite. Il a une teinte franchement claire (FOi, fig. 57).

En haut, dans le corps calleux, il s'isole de plus en plus complètement de la fimbria (FI, fig. 59).

FI. La fimbria, qu'on peut considérer comme un faisceau antéropostérieur du corps calleux (du moins dans la région du splenium), entoure en dedans le faisceau inférieur du forceps, dont elle dérive, et s'incline en dehors et en bas (elle accompagne (fig. 42) le faisceau inférieur du forceps, avec lequel elle parait se confondre dans la

170 COUPES YERTIGO-TRANSYERSALES.

paroi interne du ventricule). Mais, au voisinage delà corne d'Ammon (fig. 40, 41), ses fibres (FI) changent de couleur : claires d'abord, elles deviennent progressivement foncées. Elles se portent en avant, au-dessus de la corne d'Ammon. Elles sont désormais séparées du bile du fascia dentata (Hfd, fig. 41) par une lame blanche, transversale, qui continue, de dedans en dehors, la lame médullaire de la corne d'Ammon (LMA, fig. 42). La continuité de celle-ci avec la fimbria n'est pas seulement apparente, elle est réelle.

FOm. Le faisceau moyen du forceps a presque totalement disparu. On ne retrouve que sur certaines coupes (fig. 37, 39, 42) le bourgeon blanc de ce faisceau, à son insertion sur le corps calleux, vestige du bulbe de la corne postérieure.

CO. Le faisceau sensitif du centre oyale diminue d'épaisseur (fig. 58, 39, 40) entre le tapetum (TAP) et le faisceau diffus du fornix (FDF). Sur les figures 41, 42, on reconnaît d'ailleurs que ses fibres, à leur extrémité interne, se portent plus en avant et se mélangent d'une façon plus intime avec toutes celles que renferme le manteau de la circonvolution limbique (C, fig. 41).

FPF. Le faisceau pariéto-frontal devient plus compact, surtout dans l'épaisseur de la première circonvolution frontale (F*, fig. 37, 39, 42). On l'y voit prendre une insertion puissante (fig. 39) au contact du lobule paraccntral (Pa).

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