‹ Anatomie du cerveau de l'hommeChapitre 43 sur 84 · L})CA · texte numérisé non relu

L})CA

Pi

cimpe recouverte par 11 lime réticii-

Cette lame eil rendue Ir^ diHdenle par

un t^JDur deïibeuresdant lebichro-

UIA,EubttsDce réticulaire;

FI, nmbria;

Fd, hjtU denlaU.

Scliéma 71

loppe continue et uniforme ; c'est une sorte de treillis, de filet, dans les mailles duquel on reconnaît la substance grise sous-jacente. Il

PLANCHE irai. 173

peut donc arriver que les coupes vertico-transversales passent par les mailles grises au lieu de passer par le treillis blanc. Dansée cas la substance réticulaire d'Arnold ou lame médullaire (L^U) semble rait% défaut (voy. pi. IX, fîg. 4d, et pi. X, fig. 60). Il n'en est rien, car sur les coupes suivantes on la retrouve. Elle est sujette aussi à des variations d'épaisseur assez considérables. Elle s'amincit de dedans en dehors progressivement (fig. 46, 47, 48), et disparait sur le bord interne de la circonvolution de l'hippocampe. En dedans, au contraire, elle s'élargit (fig. 47), passe au-dessus du fascia dentata (Fd', fig. 44), et se continue avec la partie interne de la fimbria, mais sans mélanger ses fibres avec celles de celte dernière (FI, fig. 45).

On peut se demander si, au niveau du corps godronné, la lame médullaire LMA {fig. 48) passe toujours directement de la surface de l'hippocampe à la fiinbria. H y a des interruptions dans sa continuité, plus nombreuses au-dessus du corps godronné que partout ailleurs. Les saillies du fascia dentata peuvent avoir pour conséquence l'amincissement de la lame médullaire. Mais ce n'est pas tout. La lame médullaire s'enfonce toujours ou envoie un prolongement entre la substance grise de l'hippocampe (LC, fig. 46) et le

Fd

PI, Umbrii.

ALV, alveu).

o(„ erand ii\ teBi parai.

fascia dentata (Fd). Ce prolongement n'est pas, du reste, un simple diverticulum de la substance réticulaire. C'est une véritable invagination, dans laquelle on peut facilement reconnaître deui feuillets ; et entre ces deux feuillets circulent des ramifications de la pie-mère. La substance blanche de la portion invaginée s'appelle

àu

COUPES YERTIGO-TRANSVERSALES.

ttratum lacunosum (LST). Mais, après avoii* décrit son trajet circulaire autour de la convexité inférieure du fascia dentata (Fd), cette laitie revient vers Técorce du fascia dentata et continue son trajet de dehors en dedans, pour aller s'adosser à la fimbria (FI).

Fd. Le fascia dentata est la partie la plus profonde de là corne d'Ammon. Toutes les figures de la planche XYIII démontrent, ôomme les précédentes, qu'il n'est que la continuation de la substance grise de l'hippocampe retournée sur elle-même, comme un point d'interrogation horizontal. D'autre part, nous savons que le fascia dentata forme une série de saillies godronnécs à la surface de la

Schéma 74.

cCf corps calleux. — SPL, bourrelet. — GG, {^enou. — Fd, fascia dentata. — Fci, fa»ciola cinerea. — tec, tsnia tecta. — Tf, tubercule du fasciola cinerea. — G, circonvolution limbique.

circonvolution de l'hippocampe ; qu'il est séparé de celle-ci par un sillon (sillon de l'hippocampe) où s'enfonce le stratuin lacunosum (LST, fig. 45) ; enfin qu'il est la continuation du fasciola cinerea en arrière du splenium du corps calleux. Déjà on a vu que le fasciola cinerea s'insinuait, au-dessus du splenium, dans la profondeur du sinus du corps calleux (sC, fig. 45), et qu'il y représentait un repli de la substance grise de la circonvolution limbique (C, fig. 43, 45). Ce repli, très mince, très effilé à son extrémité interne, n'est que le tœnia tecta (tcc, fig. 45 et schéma 74), ou tractus gris longitudinal de Duvemey, ou tractus latéral^ appelé encore par les

PLAIfGHE XVm. 175

Allemands induseum jfmewm*. Nous lui conserverons exclusivement le nom de tœnia tecta^ qui lui convient beaucoup mieux que tous les autres. Ainsi le corps godronné ou fascia dentata, le fasciola cinerea et le tœnia tecta sont une seule et même chose ; pour mieux dire, c'est la même bandelette de substance grise, présentant, suivant les points où on l'examine, de grandes différences de volume et de forme, mais partout continue avec elle-même, sans aucune interruption. Elle parcourt un trajet considérable, demi-circulaire, tout autour du corps calleux, accolée au cingulum {Cin^ fig. 44, 46) avec lequel elle a certainement d'autres rapports que des rapports de contiguïté. Elle part, en avant, de la substance grise basilaire, s'enfonce sous la circonvolution limbique, franchit le genou du corps calleux, longe son bord externe, l'accompagne en arrière jusqu'au splenium, se réfléchit derrière celui-ci et prend à ce niveau le nom de fasciola cinerea. Puis, toujours adossée à la circonvolution limbique, elle se porte du cap du lobe carré à la circonvolution de l'hippocampe, formant la lisière la plus externe du pli de passage temporo-limbique. Arrivée à la circonvolution de l'hippocampe, elle change de nom encore une fois et devient le corps godronné ou fascia dentata.

Dans tout ce long parcours elle est intercalée entre deux tractus blancs composés de fibres longitudinales. Le tractus interne est le tractus de Lancisi. Le tractus externe est le cingulum. L'un et l'autre se retrouvent toujours, en dedans et en dehors du tsenia tecta, quelle que soit la région où on l'examine et quel que soit le nom qu'on lui donne. Au-dessus et en dehors du corps calleux, le tractus blanc externe est le cingulum, avons-nous dit ; on le voit sur toutes les figures des planches précédentes et encore sur la figure 44 de la planche XYllI, accompagner la substance grise de l'hippocampe. Le tractus interne, au-dessus du corps calleux, s'appelle tractus de Lancisi (schéma 74) ; au-dessous du corps godronné il s'appelle lame médullaire de Vhippocampe ou substance réticulaire d'Arnold (LMA). Mais c'est toujours le môme appareil fibreux.

Ce n'est pas tout. On peut considérer le taenia tecta et le corps godronné comme la réflexion de la substance grise corticale sur elle-même, aussi bien au-dessus du corps calleux qu'au-dessous. Le

1 . Indusium [Varr. ap. Non.) désigne en latin un peignoir de femme. Nous avouons ne pas comprendre l'adaptation de ce mot à la disposition anatomique dont il est ici question.

COUPES YERTIGO-TRANSVERSALES.

schéma 75 démoatre qu'il ne s'agit pas là seulement d'une comparaison. Cette réflexion de la substance grise corticale est un fait réel et constant, dans toute rétendue de la circonvolution limbique.

LMA

Réflexion du fascia dontata (Fd) è la partie postérieure du corps calleux {ce).

Il devient le taenia tecta (tcc) à la face supérieure du corps calleux.

La substance réticulaire d'Arnold (LMA) devient le tractus de Lancisi (N£L).

La circonvolution de Thippocampe située au-dessus du quatrième sillon occipito-temporal {ol^) devient la circonvolution limbique (C).

FI, la flmbria.

Schi^ma 75.

Précisément elle répond au limbe de l'hémisphère, c'est-à-dire à toute là portion de l'écorce où la substance grise s'arrête et est remplacée par de la substance blanche. En haut, c'est le corps calleux (ce) ; en bas, c'est le trigone ou son pilier postérieur, la fimbria (FI), qui limite l'écorce. Le corps calleux se confond avec le tractus de Lancisi et s'enfonce au-dessus du tœnia tecta. La fim-

Réflexion du sillon de l'hippocampe SH dans le sinus du corps calleux (<€). Ces deux sillons séparent du corps calleux {ce) les deux circonvolutions homologues :

Cf la limbique ou circonvolution du corps calleux ;

Ilip, la circonvolution de l'hippocampe.

L, scissure limbique.

ot^f grand sillon occipitotemporal.

Schéma 76.

bria (corps calleux réfléchi) se confond avec la lame médullaire (tractus de Lancisi réfléchi), et s'enfonce au-dessus du fascia dentata (taenia tecta réfléchi). Au niveau où la substance grise de

ce

PLANCHE XVffl. 177

l'écorce se réfléchit sur elle-même» on voit un espace libre séparant les deux surfaces de cette sorte d'invagination (schéma 75). L'espace libre au-dessus du splenium s'appelle sinus du corps calleux : au-dessous il s'appelle sillon de r hippocampe ; mais c'est le même sillon avec deux noms diflérents. Enfin les deux circonvolutions situées au-dessus et au-dessous de ce sillon, la circonvolution du corps calleux en haut (C), la circonvolution de l'hippocampe en bas (Hip), sont une seule et môme circonvolution, dont Broca a su, avec une rare sagacité, démontrer l'autonomie par l'anatomie comparée, et qu'il a appelée la circonvolution limbique.

En poursuivant plus loin encore l'analyse de cette disposition si remarquable, on arriverait facilement à prouver que la scissure limbique (L) qui limite en haut la circonvolution limbiquc, n'est que la suite du grand sillon occipito-temporal (o/J, qui limite en bas la circonvolution de l'hippocampe. Nous avons déjà insisté sur la constance de ce dernier sillon, sur la précocité de son apparition, sur la permanence de ses rapports profonds. Nous avons dit qu'il était le lieu d'insertion du faisceau diiTus du fornix, aussi bien dans la région pariétale interne que dans la région temporale interne. Toutes ces raisons suffisent, et au delà, pour justifier son assimilation avec la scissure limbique.

LC. La substance grise de la circonvolution de rhippocampe, avant de se terminer dans le fascia dentata (Fd), décrit une double courbe dont le sens est invariable. C'est une sorte d'S italique, couchée horizontalement sur le subiculum. Il est important de désigner par un nom spécial chacune des parties de cette courbe. La portion verticale interne, grise jusqu'à la surface (Hip), est l'écorce de l'hippocampe proprement dit. La portion horizontale, recouverte par la lame médullaire (LMA), est l'écorce ou substance grise du subiculum. Le subiculum a pour limite supérieure cette surface et pour limite inférieure le prolongement virtuel de l'angle inférointerne de la cavité ventriculaire. Ce prolongement {Dsu) est le diverticulum latéral du subiculum ; ilous avons vu déjà qu'il divise en deux étages, jusqu'à l'écorce, le manteau de la circonvolution de l'hippocampe. La portion verticale de l'écorce, adjacente à la face externe du stratum lacunosum (LST), sera le segment interne de la lamina convoluta (LC) ; la portion horizontale interposée entre le stratum lacunosum et le sillon du subiculum sera le segment

BRISSAUD. 12

178 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

moyen de la lamina convoluta (LC'). La portion verticale, remontante, sous-adjaccnte à l'alveus (ALV), sera le segment externe de la

Bip. circonvaliilion de l'bippocimpe, donl la Iice sup^rieurp, ou jubiculum, at tapissée par la subslance rélIcuUiire d'Ai-nold {LIU). La lulMance griic de lliipiiocainiie se réDétbil en bi» et CD dehors pour former l<3 trois segments (interne, moyen et ei terne) de la lamina ronioluta ;LC LC, LC").

j ç,|, Li lamina coniolula se ter-

mine par le rascia dentata (Fd), qui se df^iolappe i «in eilr^milé apr^ aroir >nbi hFD HJD "" *l"-Hl«m-" (hile du

"'r hscia denlata, hFd).

PJ La lamina convoluta est sépa-

ALV

r^ de la cavité ventnculairc par l'alieus (iLTJ.

L'aNeus se prolonge, en dedans, sous la lamina eoniolula, ipi'il sépare du sillon Tentriculaire inféro-intenie

I.ST, le tlratum lacunoaum, sépare la lamina convoluta de » portion renlnnle ou r««ia denUU (Fd).

FI, la flmbrii, niperpoiée au

lamina convoluta (LC). La portion amincie, à laquelle le fascia dcntata (Fd) est comme appcndu, sera — et s'appelle d'ailleurs déjà — le kile du fascia dentata (hFd).

La substance grise de la corne d'Ammon n'est donc qu'une sorte d'enroulement de la substance grise de l'iicorce de l'hippocampe,

ScbSiDB représentant le renversement de l'écorce à la Are inférieure et 1 la ftice supérieure du corps callcui (ccj, pour former le fatcia denlala (Fd) el le iMnia lecta (toc).

dans un sens inverse de celui que présente le reste de l'écorce sur toute la superficie de J'hémisphère. Comme elle se compose essen-

PLANCHE XYin.

tiellement du fascia dentata et de ses prolongements supéro-anlérieurs (le fasciola cinerea et letœnia tecta), on reconnaîtra le même enroulement de la substance corticale sur le bord libre de ces dernières parties. La figure schématique ci -dessus permet de comprendre immédiatement cette disposition. 11 nous reste à examiner les portions blanches de la corne d'Ammon.

FI. La fimbria (fig. 44, 45, 46, 48) occupe la partie inférieure et externe du corps calleux, où ses fibres antéro-postérieures, difl'uses» dissociées par les fibres transversales du corps calleux, se portent en dehors et en bas, jusqu'au voisinage du fascia dentata. Elles forment une bonne partie du faisceau oblique qui joint encore le splenium (CR) à la circonvolution de Thippocampe (Hip, fig 47). Mais elles ne représentent pas la totalité de cette bandelette ; elles n'en occupent que la moitié interne, ou les deux tiers internes. Le tiers externe est occupé par l'alvcus dont il va être question. A sa partie supérieure la fimbria est donc dirigée d'avant en arrière, là où elle est encore mélangée avec les fibres du corps calleux. Plus loin en arrière, elle se porte en bas et en dehors, et sa teinte devient claire ; enfin, tout à fait en bas, elle se porte en avant, au-dessus du corps godronné, et sa couleur est plus foncée. C'est au contact du corps godronné qu'on peut la voir (fig. 45) se continuer de dehors en dedans avec la lame médullaire.

TSC. L'alvens (désigné jusqu'à présent par le signe ALV) se détache de la fimbria vers le milieu du parcours oblique de celle-ci. C'est-à-dire que le couteau laisse flotter ses fibres dans la cavité ventriculaire (fig. 46), alors que la fimbria reste compacte. L'alveus, en effet, n'a que des rapports de contiguïté avec la fimbria. Il lui est simplement accolé et la moindre action mécanique les détache l'un de l'autre. Il n'est plus d'ailleurs représenté ici que par une très mince lamelle, dont nous avons déjà parlé, et que nous avons désignée sous le nom de triangle sous-calleux (TSC). C'est cette lamelle qui, un peu plus en arrière, se continuait avec la face externe de la corne d'Ammon dans le ventricule. Elle forme la paroi interne du ventricule ; on la retrouve, aussi bien en avant qu'en arrière (fig. 45, ALV), adossée au segment externe de la lamina convoluta (45, LC"). Elle est le prolongement le plus inférieure du sple* nium. Sur les figures 47, 48, l'alveus présente encore quelques encoches; il devient de plus en plus mince. Ce décollement de

COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

Tâlveus et de la fîmbria est inévitable quand la cavité ventriculaire n'est pas remplie de cire ou de paraffine.

QA. Le tnbercale quadrijumean antérieur est représenté sur le schéma 79 tel qu'il apparaît sur les coupes verticales (fig. 45).

Schéma représeoUnt sur une coupe Tertico-transversale la région du tubercule quadrgumeau antérieur(Qà).

Th, thalamus.

G, glande pinéale.

Laq, le laqueus (ruban latéral de Reil) avant sa décussation.

BQP, bras du tubercule quad ri jumeau postérieur.

GI, corps genouillé interne.

Schéma 79*

Il se compose d'une masse grise (QA) recouverte d'une lame blanche superficielle (ZSQ) (stratum zonale des tubercules quadri jumeaux) dont nous verrons les rapports ultérieurement. Il repose sur une lame blanche de fibres dirigées obliquement en haut et en dedans : le laqueus (Laq, schéma 79).

Au-dessus et en dedans du tubercule quadrijumeau antérieur, on reconnaît la coupe vertico-transversale de la glande pinéale (G), couchée sur la gouttière médiane, antéro-postérieure, qui sépare l'un de l'autre les deux tubercules gauche et droit (43, 48).

Th. Le thalamuB ou couche optique (Th), composé de substance grise en dedans, de substance blanche en dehors (43, 44, 45) se présente ici comme un îlot, séparé de toutes les parties avoisinantes par la grande fente de Bichat (B/*, 47). Sa portion inférieure et interne, d'un gris homogène, est le pulvinar (Pul, 46) ou noyau postérieur du thalamus. Il reçoit de la partie externe trois ou quatre bandes de substance blanche, obliques en haut, en dedans et en arrière, et qui appartiennent au stratum zonale (ZS, fig. 46).

Substance blanche.

ce. Le corps calleux (44, 45, 47) consiste surtout en fibres transversales dont la majeure partie forme le tapetum. Il en est ainsi dans toute la région occipitale. Un peu plus en avant les fibres du corps calleux ne suivront plus la paroi ventriculaire ; elles formeront le centre ovale.

PLANCHE Vm. 181

TAP. Le tapetnm (fig. 44, 46) est la continuation du corps calleux et de ce qui reste du faisceau supérieur du forceps. On peut remarquer sur cette planche que son épaisseur ne cesse de décroître. Il va disparaître presque complètement. Ainsi nous constatons que la diminution d'épaisseur du tapetum se fait progressivement, à mesure que les sections intéressent des parties de plus en plus antérieures du corps calleux. Cela semble démontrer que le tapetum et le splenium du corps calleux ont des rapports étroits ; bien plus, que le tapetum n'est autre chose que l'épanouissement du splenium à la face externe du ventricule. Mais cela ne veut pas dire que le tapetum.ne se compose que de fibres du splenium. On a prétendu que dans les cas d'absence congénitale du corps calleux, le tapetum est parfaitement développé. Nous ne saurions nous prononcer sur ce fait, soit pour le confirmer, soit pour l'infirmer, car nous n'avons jamais étudié encore de cerveaux dépourvus de corps calleux. Il est certain, en tout cas, que le tapetum renferme des fibres venues d'une région supérieure à celles du corps calleux ; il suffit pour s'en assurer, de jeter les yeux sur les figures 44 et 45 : la partie supérieure du tapetum se continue manifestement avec le manteau de la circonvolution limbique.

Les fibres inférieures du corps calleux (FOi) seront étudiées plus loin (voy. FI).

FS. Le faisceau sensitif composé de ses deux couches [faisceau sensitif externe (FSe) et faisceau sensitif interne (FSi)] présente la même disposition d'ensemble que sur la planche précédente. On remarquera seulement qu'une plus notable partie des fibres du faisceau externe semble s'épuiser dans le gyrus fusiforme (T) (fig. 43, 44 et suîv.). Puis, sur les coupes plus antérieures, ce faisceau perd beaucoup de son importance, et l'on constate en revanche l'augmentation de surface du faisceau du gyrus fusiforme. — Le faisceau sensitif interne n'a pas délimite supérieure bien précise. Il semble toutefois s'étendre jusqu'à l'angle supéro-externe du ventricule*. On verra sur les figures suivantes (54, 55, etc.) qu'il a en effet l'étendue verticale du corps strié ; il va donc en réalité jusqu'à l'angle supéro-externe du ventricule. — Le faisceau externe (FSe)

i. L'angle supéro-externe de la cavité ventriculaire n'est pas celui qui correspond à rareté supéro-externe de la corne occipitale. Ici il n'y a plus d'angle supéro-externe, à proprement parler, puisque la paroi supérieure est formée par l'ancienne paroi externe fortement incurvée en dedans.

ISS COUPES VERTICO-TRANSTERSALES.

n'est compact que dans sa moitié inférieure. — Dans sa moitié supérieure il se dirige obliquement en haut, en dedans et en avant, au-dessus du faisceau supérieur du corps calleux (FOs) vers la circonvolution limbique, mais il n'atteint pas cette circonvolution. Du moins ses fibres sont en grande partie arrêtées par celles des faisceaux compact et diffus du foniix.

FLI. Le laisceaa longitudinal inférienr, sur la première figure de la planche VIO, présente les quatre couches sous-vcntriculaires que nous connaissons déjà. Mais peu à peu on les voit s'atténuer (fig. 44 et 45), puis se renforcer (fig. 46 et 47), puis se réduire encore. La région de l'hippocampe (llip) représentée ici est en eflet

' 04 Hip

Scbéina 80 repr^nlinl par IraniparcnFc les raisctaui conslilulilï du ^isceiu loo^ludinal inKrieur, t'iiuénnt i l'écorce de la ilrronvolulian de l'hippocamiie lUip), au-dtutu du grand sillon (Kcipilo-teinpartl (o(,). Ces raisccaux sont : 1' l« faisceau sensltit ei(«nie (FSc); f le AisccBU scDsitir inlernc iFSi] ; 3- le taptlum |TAP). Quant au faisceau dilTus du romii (FDF}, il s'insire t l'écorce de la qualrièmc circonvolulion occipilo-temponle, aii-dnaoïu du grand dllan iKcIpila-leinponI [ol,).

celle où toutes les couches de ce faisceau convergent et s'épuisent. Elles se portent donc successivement d'arrière en avant, puis de dehors en dedans, chaque changement de direction étant signalé par un cliangement de coloration. On remarquera, par exemple (fig. 46), que le faisceau sensitif interne (FSi) se continue sous le ventricule avec Ea troisième couche du faisceau longitudinal infé-

PLANCHE XVin. 185

rieur (FL3), mais qu'il se continue également avec la quatrième couche (FL4). C'est-à-dire que les fibres les plus internes du faisceau sensitif interne se portent encore d'avant en arrière (FLs) quand ses fibres externes se portent déjà de dehors en dedans. En d'autres termes, le point d'arrivée des fibres du faisceau sensitif (FSe, FSi) dans la circonvolution de l'hippocampe occupe une région de cette circonvolution d'autant plus antérieure que les fibres du faiseau sensitif sont plus internes. La figure schématique précédente (80) représente l'ensemble de cette disposition sur un profil de l'hémisphère gauche.

La coupe 48 ne laisse plus guère apercevoir au-dessous du ventricule qu'une seule couche foncée, la cinquième, qui sur les coupes suivantes (pi. IX) se dédouble encore, puis, finalement, se réduit à une mince lamelle foncée. Cette couche, la plus inférieure (FL5, flg. 47, pi. VIII) est toujours, manifestement, la continuation sousvenlriculaire du faisceau sensitif externe (^FSe).

Quant aux fibres du tapctum que nous avons vues former précédemment la couche la plus superficielle du faisceau longitudinal inférieur, elles ne sont plus désormais représentées que par une bandelette grise (fig. 44, TAP) verticale, située au milieu même du prolongement du faisceau supérieur du forceps (FOs). Elles se dirigent obliquement en bas et en avant; elles ne passeront sous le ventricule que dans une région plus antérieure.

FDF. Le faisceau diffus du forniz perd beaucoup de son épaisseur. 11 s'est en grande partie épuisé dans la circonvolution limbique, au fond de la scissure limbique. Sur toutes les coupes de la planche VDI il ne garde l'apparence d'un faisceau homogène que dans le manteau de cette circonvolution, au-dessus des fibres claires du faisceau compact du fornix (FCF), dirigées transversalement. Dans l'épaisseur de la quatrième circonvolution temporale (T*, fig. 44), on peut encore le reconnaître ; mais il est au bout de son trajet. Plus loin (fig. 47, 48) on ne distingue plus la teinte foncée grâce à laquelle nous pouvions jusqu'ici affirmer sa présence. Ses fibres deviennent verticales, claires et se jettent dans l'écorce du gyrus fusiforme (T).

FCF. Le faisceau compact du fornix mélangé au faisceau compact se porte directement en dedans vers l'écorce, dans le manteau de la circonvolution limbique, au-dessus du cingulum {Ciriy fig. 47).

184 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

Cin. Le cingnlnm ne présente rien de remarquable dans son trajet à travers la circonvolution limbique (fig. 44, 46, 47). Dans la circonvolution de l'hippocampe (fig. 44), il se mêle avec le faisceau inférieur du forceps, devenu ici Talveus ; et même, à Textrémité la plus interne de la circonvolution de l'hippocampe, on le voit mélanger en partie ses fibres avec celles du faisceau longitudinal inférieur (FLI).

FOi. Les fibres inférieareB du forceps (fig. 45) présentent sur cette planche la même disposition que sur la précédente ; le forceps comprend deux parties : une interne (fig. 45), située dans l'angle et au-dessous de l'angle supéro-interne du ventricule ; elle descend vers la corne d'Ammon et forme l'alveus (ALV) ; une externe (FI), située en dedans de la précédente et qui, elle aussi, descend vers la corne d'Ammon, mais pour changer de direction au-dessus du fascia dentata, en se portant d'arrière en avant jusqu'à l'uncus du lobe sphénoïdal (voir plus loin). Sur les figures 46, 47, 48, la partie interne du faisceau inférieur du forceps, réduite à une minceur extrême, est entamée inégalement par le couteau ; elle est comme ébarbée. Nous touchons ici à la région où le faisceau inférieur du forceps va disparaître. Il n'en subsistera plus que la partie externe ou fimbria (FI). — FOm (fig. 43) représente ce qui reste du faisceau moyen du forceps,

CO. Le faisceau sensitif du centre ovale (fig. 44, 46, 48) diminue d'épaisseur au voisinage du corps calleux, à mesure que celuici augmente d'importance.

FPF. De nouveau le faisceau pariéto-frontal est devenu diffus. Ses fibres sont donc sectionnées dans le plan même de la coupe. Sur la figure 48 on remarquera toutefois un faisceau compact, très foncé, qui prend une insertion importante dans l'écorce de la circonvolution pariétale. Sur la figure 46, au niveau du pédicule de la première circonvolution frontale, on voit le faisceau (FPF) se confondre, sans aucune ligne de démarcation, avec le faisceau diffus du fornix (FDF). Nous avons déjà signalé l'intime connexion de ces deux faisceaux au-dessous du fond de la scissure limbique.

Laq. Le laqnens ou couche latéral du ruban de Reil (fig. 43) est un faisceau oblique de fibres blanches dont il sera question plus loin.

ZS. Le Btratnm sonale (fig. 46, 47) représente le revêtement blanc du pulvînar de la couche optique. Son origine et sa terminaison seront étudiées à Toccasion des rapports de la couche optique avec l'écorce.

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