DES TUBERCULES QUADRI JUMEAUX
Ëcorce
Ici les coupes (49 à 54) n'intéressent plus, à la face interne, qu'une très faible partie du pli de passage pariéto-limbique (;;L). Celui-ci est même devenu tout à fait profond (fig. 51). Cela explique comment, dans la région représentée sur cette planche, la hauteur de la circonvolution limbique (C) diminue très rapidement; et cela est constant.
A la face externe (fig. 49 et suiv.), on voit la scissure de Sylvius (S') s'enfoncer de plus en plus profondément. Elle arrive (fig. 50, 51) presque au contact du faisceau sensitif externe (FSe). En même temps le sillon interpariétal (p) diminue de profondeur.
Sur les figures 50, 52 et suiv. la scissure de Rolande (B) est sectionnée dans son axe même, là où elle forme une concavité antérieure (voy. Schéma, 81). Cette coïncidence, qui ne peut jamais manquer de se produire à un moment donné sur les coupes verticales en série, permet de voir la face postérieure de la frontale ascendante (F, fig. 52, 53, 54) au fond et en avant de la scissure de Rolando.
A la face interne de l'hémisphère, les surfaces de section de la couche optique (Th, fig. 54) deviennent bien plus larges. Sur la dernière figure, on voit même se produire tout d'un coup une modification radicale dans le contour de l'écorce. L'alveus a disparu, et le ventricule s'ouvre, par sa face interne, dans la région sous-thalamique. Cette communication n'est qu'apparente, puisque, en réalité, la toile choroîdienne ferme toujours la fente
COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.
ventriculaire. Mais quand la toile choroîdienne a disparu, la cavité ventriculaire se fait jour dans la région sous-thalamique. Cette région sous-thalamique n'est autre chose que la fente de Bichat (voy. fig. 54).
On sait, d'autre part, que la fente de Bichat s'insinue sous le corps calleux, au-dessus des tubercules quadrijumeaux et de la couche optique. Or, si l'on se reporte à la figure 49 (même planche),
Face externe de l'héinisphèrc gauche. Coupe vertico-transversale passant par le coude de la scissure de Rolando (50). — F, frontale ascendante. — P, pariétale ascendante.
on verra la fente de Bichat (Bf) pénétrer de dedans en dehors» audessus de la corne d'Àmmon, se prolonger entre la fimbria (FI) et la couche optique (Th), et se continuer, sous le corps calleux, avec un espace vide au milieu duquel se trouve la glande pinéale (G). Cet espace vide, limité en haut par le corps calleux (ce), en bas par le tubercule quadrijumeau postérieur (QP), en dehors par la couche optique (Th), est le prolongement antérieur et médian de la grande fente cérébrale de Bichat.
CSavité ▼entricolaire
Outre ce qui précède relativement à sa continuité médiate avec la fente de Bichat, la cavité ventriculaire présente ici comme particu-
larité essentielle le rétrécissement progressif de sa partie moyenne. Ce rétrécissement est dû à l'apparition du noyau caudé (NC, fig. 50 et suiv.) au milieu du tapetum (TAP) ; il est dû aussi à l'élargissement de la couche optique (Th), qui se porte en dehors à la rencontre du noyau caudé (fig. 54).
Dans sa partie supérieure comme dans sa partie inférieure, la cavité ventriculaire ne subit pas de modifications. Le sillon du subiailum {Dsu, ûg. 5i) s'enfonce toujours plus ou moins profondément dans la circonvolution de l'hippocampe.
Aq. (flg. 50, 52) représente la demi-section verticale de Taqnedoc de SylviDS entre les deux tubercules quadrijumcaux (l'antérieur et le postérieur du même cOté).
Sobatance grise
Fd. La corne d'Ammon, essentiellement constituée par le fascia dentata, ne présente, sur cette planche, qu'uncou deux particularités nouvelles. Dans la continuité de la lamina convoluta (LC, fig. 49, 50) apparaît une stne blanche transversale, qui s'allonge (fig. M, 52, LMA') en même temps que le slratum lacunosum s'élargit (LST,
tS50
fig. 53). Il est évident que cette nouvelle strie, sur la figure 50 par exemple, correspond à la section du stratum lacunosum, respecté sur la coupe 48. Elle représente la lame médullaire (LMA') qui recouvre le godron situé immédiatement en avant de la coupe. Il ne faut donc pas voir dans ce petit tractus blanc une couche spéciale, surajoutée à la constitution déjà décrite de la corne d'Ammon. Sur la coupe 54 on remarquera également que ta substance réticulaire ou lame médullaire (LHA) divise en deux tronçons le fascia dentata (Fd). Cet aspect tient encore à la direction du trait de section, qui
188 COUPES YERTIGO-TRANSVERSALES.
entame le corps godronné sur deux saillies successives, ainsi que l'indique la ligne 50 de la figure schématique 82. On verra plus loin (PI. XXni, fig. 76 et 77) que la disposition tout artificielle dont il s'agit acquiert parfois une complexité extrême, surtout dans les régions antérieures du corps godronné, et cela, malgré la simplicité réelle et l'unité de configuration de la corne d'Ammon dans toute son étendue antéro-postérieure.
FI. La flmbria devient de plus en plus mince; au fur et à mesure que le couteau divise des parties plus antérieures, elle se réduit; un mince pont de substance blanche (fig. 51 , 52, 53) établit encore une communication entre la partie inférieure du corps calleux (ce) et la lame médullaire (LMA, fig. 51). Sur la coupe 54 la continuité est interrompue/ La fimbria est divisée en deux tronçons. Le tronçon supérieur (TRI, 51, 54) poursuit son trajet postéro-antérieur à la partie inférieure et externe du corps calleux : c'est le pilier postérieur du trigone cérébral. Le tronçon inférieur, coupé perpendiculairement à la direction de ses fibres, présente l'aspect d'un croissant, coiffant en partie le fascia dentata (fig. 55, FI). C'est la fimbria proprement dite, ou corps bordé, corpus fimbriatum,
G. Glande pinéale (49, 52).
SG. Substance grise de l'aqueduc de Sylvius. — Au pourtour de l'aqueduc de Sylvius (Aq, fig. 52) on distingue une masse de substance grise qui tapisse de t()utes parts la cavité encéphaloméduUaire. C'est la substance grise centrale, recouverte par la membrane épendymaire ; et c'est l'épendyme lui-même, avec une structure spéciale, plus ou moins simple ou plus ou moins com« plexe, suivant la région où a été pratiquée la section du canal nerveux.
QA. Le tubercule quadrijumean antérieur (49, 50) présente les mêmes rapports que sur les coupes précédentes.
GI. Le corps genouillé interne (50, 51, 53) commence à être aperçu au-dessous de la couche optique (Th, fig. 49, 51) dans la profondeur de la fente de Bichat.
Th. La couche optique, complètement isolée encore des parties avoisinantes, est formée de substance grise homogène, plus foncée à sa partie interne, et traversée de dehors en dedans par les bandes blanches du stratum zonale (ZS, fig. 52).
Substance blsoiche
ce. Le corps calleux recommence à augmenter d'épaisseur. La cavité ventriculaire, au niveau de son angle supéro-interne, s'y enfonce de plus en plus profondément; elle le divise ainsi en deux étages : un supérieur qui représente le corps calleux proprement dit, dont les fibres formeront plus en dehors le centre ovale ; un inférieur dont les fibres dirigées en dehors en bas et en arrière constituent le pilier postérieur du trigone ou fimbria. Celles des fibres de cet étage inférieur qui ne participent pas à la formation de la fimbria ont été sectionnées plus en arrière, alors qu'elles s'épanouissaient en tous sens au pourtour de la corne d'Ammon.
TAP. Le tapetnm (fig. 50, 51,52) provient du corps calleux, mais il diminue considérablement d'épaisseur. On peut constater qu'il n'emprunte au corps calleux que la moitié, tout au plus, des fibres supérieures de celui-ci. Une autre bonne partie des fibres calleuses s'insinue de dedans en dehors entre le tapetum (TÂP, fig. 52) et le faisceau difflus du fornix (FDF).
Sur la première figure de cette planche (fig. 49), on voit apparaître, vers le milieu de la paroi ventriculaire externe, une petite masse grise (NC) perdue dans la substance blanche du tapetum : c'est le noyau caudé, c'est la partie la plus reculée de la convexité du noyau caudé, entamée pour la première fois par le couteau. Sur
Profil du noyau caudé du côté gauche, entamé en arrière par la coupe i9, au moment où la queue de ce noyau se réfléchit de haut en bas et d'arrière en avant.
NG, noyau caudé.
NGC, queue du noyau caudé.
NA, noyau araygdalien.
Ts, tasnia semi-circularis.
Schéma 83.
NCC
NA
les coupes suivantes, cette tache grise augmente de largeur et surtout de hauteur. Elle refoule dans le ventricule une partie du tapetum (fig. 50, 51, 52). Mais elle est toujours dans le tapetum lui-même. Cependant on voit bientôt proéminer en dedans du noyau caudé (NC, fig. 54) une petite bandelette blanche à fibres verticales (Tas) qui semble n'ôtre qu'un simple épaississement du tapetum. C'est le
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tœnia semi-circularis, ou bandelette demi-circulaire. En réalité le tenia est indépendant du tapetum ; mais il est de même provenance, il a la même signification : c'est un petit système de fibres antéropostérieures, parallèles aux fibres inférieures du corps calleux, par conséquent aux fibres de la fimbria. C'est une bandelette analogue à la fimbria, par sa direction générale, par ses tenant et aboutissant.
Au-dessous du noyau caudé (NC, fig. 52), dans la lame blanche du tapetum, on distingue encore une petite lame grise, verticale (TAP), qui représente les fibres du tapis réfléchies d'arrière en avant. Mais leur nombre est singulièrement diminué.
FS. Le faiBcean sensitif se modifie d'une façon très appréciable. Le faisceau sensitif externe (FSe), toujours plus foncé que l'externe, par conséquent composé de fibres plus franchement antéropostérieures , remonte à la partie externe du tapetum (TAP) jusqu'au voisinage de l'angle supéro-externe de la cavité ventriculaire. Là, il s'incurve légèrement en dedans. Le faisceau sensitif interne (FSi) devient de plus en plus pâle, et il est nettement strié dans le sens transversal. II est évident qu'il change de direction. Antéro - postérieur sur les planches précédentes, il se porte ici presque directement en dedans. Le changement de direction s'accuse d'autant plus que les coupes intéressent des portions plus antérieures du noyau caudé (NC). Sur les figures 52, 53 on distingue encore, à sa partie inférieure, la coloration foncée qui correspond à sa direction antéro-postérieure ; sur la figure 54, il est devenu presque tout à fait clair, par conséquent transversal. Ses fibres passent de dehors en dedans au-devant du noyau caudé, pour aller se jeter dans la partie postérieure de la couche optique ou pulvinar (Pul).
FLL Le faiscean longitudinal inférieur ne se compose plus que de deux couches. La supérieure, transversale, renferme les fibres du faisceau sensitif interne (FSi); l'inférieure renferme les fibres du faisceau sensitif externe (FSe). Il va sans dire que toutes les fibres de ces deux derniers faisceaux ne passent pas sous le ventricule pour former le faisceau longitudinal inférieur. Nous avons déjà vu que le faisceau longitudinal inférieur ne représente qu'une partie des fibres du faisceau sensitif, réfléchie sous la corne occipitale.
FDF. Le faiscean difFas dn fornix devient de plus en plus mince. Il ne se compose plus que de fibres mal agglomérées, dirigées dans le sens antéro-postérieur au fond de la scissure limbique.
FCF. Le faisceau compact dn fomix est perdu dans le manteau de la circonvolution limbique. Il s'y est épuisé, lui aussi, en grande partie. Mais nous le verrons réapparaître un peu plus loin vers les régions antérieures.
Cin. Le cingnlum, dans la circonvolution de l'hippocampe (fig. 52), se termine sous la substance grise du subiculum avec les fibres les plus antérieures du faisceau longitudinal inférieur (FLI) et avec celles de Talveus.
FOi. Le faisceau inférienr du forceps, devenu Talveus (fig. 52)« passe sous la corne d'Âmmon, de dehors en dedans, et va se terminer, comme le faisceau précédent, dans l'étage supérieur de la circonvolution de Thippocampe. Mais ici une tranformation considérable s'est, accomplie, de la coupe 50 à la coupe 54.
Fl
TSC Fd
Profll de la fimbria au niveau de sa réflexion sous le corps calleux (ce).
La coupe 50 passe par la fimbria (FI) au niveau de sa réflexion.
Les coupes 53, S^i la divisent avant la réflexion — lorsqu'elle est encore adjacente à la face inférieure du corps calleux — et après sa réflexion — lorsqu'elle marche d'arrière en avant, au dessus et en dehors du fascia dentata (Fd).
Entre la partie supérieure et la partie inférieure de la fimbria les deux coupes 53 et 54 sectionnant le triangle sou»-calleux (TSC).
Schéma 8i.
La coupe 50, comme on peut s'en rendre compte sur le profil cidessus, intéressait le corps calleux et la fimbria, sans solution de continuité. La coupe 55 passe au-devant de la concavité antérieure de la fimbria. Celle-ci, sur une section vertico-transversale, paraît donc divisée en deux tronçons. Mais cette section intéresse encore dans toute sa hauteur le triangle sous-calleux (TSC). Le triangle sous-calleux n'est pas autre chose que la partie la plus antérieure du faisceau inférieur du forceps, entre le corps calleux et Talveus : c'est à la fois l'alveus et le faisceau inférieur du forceps. Sur la coupe 54, le couteau a passé au-devant de la concavité anté-
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rieure du triangle sous*calleux. 11 n'y a donc plus désormais aucune continuité reconnaissable entre la corne d'Ammon et le corps calleux. Le tronçon inférieur de la iimbria portera seul le nom de fimbria ou de corps bordé (FI, fig. 53); le tronçon supérieur portera le nom de pilier postérieur du trigone (TRI, fig. 51, 54).
FOm. Le faisceau moyen du forcepa a complètement disparu. Il ne reste plus trace ici du bulbe de la corne postérieure. Non seulement on ne reconnaît plus aucune saillie des fibres moyennes du splenium dans la cavité ventriculaire, mais cette cavité s'enfonce dans le corps calleux plus profondément en dedans ; la masse du corps calleux se trouve ainsi divisée en deux parties : la supérieure correspond au corps calleux proprement dit, et Tinférieurc au trigone cérébral.
CO. Le faisceau sensitif du centre ovale manifeste de plus en plus nettement (fig. 52, 53, 54) sa continuité avec le faisceau sensitif externe. Nous avons vu que celui-ci (FSc, fig. 52, 53) se porte en avant et en dedans; c'est la direction que nous avons aussi assignée au faisceau sensitif du centre ovale. 11 n'est pas étonnant de voir la continuité des deux faisceaux s'accuser davantage à mesure que les coupes intéressent des régions plus antérieures.
FPF. Le faisceau pariéto-frontal continue de présenter ses inégalités de coloration, suivant les coupes et suivant les régions, c'està-dire suivant le degré d'obliquité de la surface de section par rapport à la direction des lames imbriquées qui le composent. Mais ici déjà on peut remarquer que les faisceaux foncés, ceux, en d'autres termes, qui se portent d'arrière en avant, n'existent plus guère que dans la région de la circonvolution pariétale ascendante (P). Toutle manteau de la circonvolution pariétale inférieure (P*) est assez uniformément clair. De cette région les fibres se portent transversalement dans le centre ovale. Un peu plus loin, nous les verrons changer de direction pour constituer un nouveau faisceau, le faisceau rolandique ou faisceau arqué, remarquable par la constance de sa forme et de ses rapports.
Laq. Le laqneus n'offre rien de spécial ici. Il sera étudié plus complètement à l'occasion des coupes de la planche suivante.
ZS. Le stratnm zonale (fig. 52, 54) se dirige de dehors en dedans. 11 se compose de bandes fibreuses, en apparence éparpillées et sans
BS
ordre h la surface et dans la profondeur du thalamus (ûg. 54). Mais en suivant la série des coupes, on s'aperçoit que trois faisceaux principaux entrent dans sa constitution : un inférieur superficiel (fîg. 52); un supérieur également superficiel ; un moyen ou profond. Tous les trois convergent vei-s la partie interne du thalamus. Le faisceau inférieur (lig. 5i), clair au-dessous de la couche optique, devient foncé à sa partie externe, où il change de nom ; ses fibres,
Prdjecliop hnriiODtile de la couche optique Th, au niveau de la coupe verticD- Irançïersalc 51 (PI. 19).
VO.porlionoccipilalcdutenlricule latéral, h Bf, fente de Biehal.
T1], couche optique recouverte en arrière par le slralum lonale <Z3).
BSO, la bandelette «ous-optique qui conli- Due le ttratum Mnale i la partie postéro-interne de il couche optique est sectionni^e, en dehors parallèlement i se« libres, en dedani perpendiculaire-
U' Irait horiiontal correspond h la Cati-
en effet.'se duigent, à ce niveau, d'arrière en avant pour constituer la bandelette sous-optiquc (BSO).
BSO. La bandelette sons-optique est un faisceau en éventail venu des régions postérieures et latérales de l'écorce sphénoîdale et qui contribue à former la racine postérieure de la couche optique. Le schéma ci-dessus représente une section horizontale de la couche optique sur laquelle est indiqué le trait de la coupe vertico-transversale 54. On se rend compte, d'après cette figure toute schématique, du changement de coloration du stratum zonale (ZS), lorsqu'à la partie externe de la couche optique il devient la bandelette sousoptique (BSO).
ZO. Le stratam zonale de la bandelette optique est cette portion terminale de la bandelette opiiquc qui, sans pénétrer dans le corps genouillé externe, continue son di-oit chemin en arrière jusqu'à la surface du pulvinar (Th). Foncé à sa partie inférieure (fig. 54), qui est encore dirigée d'avant en arrière, il devient clair plus haut lorsqu'il s'épanouit de bas en haut à la surface du thalamus. Mais il est
BUSSAVD. 13