‹ Anatomie du cerveau de l'hommeChapitre 48 sur 84 · partie du h'S · texte numérisé non relu

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semble changer de direction et s'écarter de la commissure postérieure; il n'en est que momentanément séparé par un nouveau faisceau, descendu du ganglion de l'habénule (le fascicule rétroflexe FRF), dont il va être question.

BP. Les fibres du faisceau de la commissure postérieure forment dans l'hémisphère du côté opposé le bras du pulvinar (BP). Celuici se compose de fibres disposées en lames presque verticales, en avant du bras du tubercule quadrijumeau antérieur, au-dessus des fibres les plus antérieures du bras du tubercule quadrijumeau postérieur (BQP, 69). Ces lames séparent le corps gcnouillé in-

230 COUPES \t:rtico-transversales.

terne de la portion du thalamus qui porte le nom de cerUre médian (NmC). Ce rapport sera plus facile à constater sur les coupes 73, 74, 76.

La continuité du faisceau de la commissure postérieure (FCP) et du bras du pulvinar (BP) nous semble suffisamment établie par la série de nos coupes verticales et de certaines coupes obliques. Les fibres qui se poursuivent dans ces deux faisceaux sont d'ailleurs très difficiles, à isoler. On peut se demander si elles passent toutes au-dessus de l'aqueduc, dans la commissure postérieure; ou bien si un certain nombre d'entre elles ne passent pas au-dessous de l'aqueduc, à l'extrémité antérieure de celui-ci. Elles appartiendraient, dans ce dernier cas, à ce système de fibres que Forel appelle fasciculi decussalionis anticae, et Meynert fasciculi marginales aquœducii (voy. plus loin, CTE).

Le faisceau de la commissure (FCP) fait donc partie surtout de l'ensemble des fibres qui constituent le laqueus; et comme celui-ci s'entre-croise avec son congénère sur la ligne nii^diane, au-dessus des tubercules quadrijumeaux, on peut considérer aussi comme faisant partie de la commissure postérieure toute la couche de substance blanche qui revêt les corps quadrijumeaux et qui provient du ruban de Reil. Il est vrai que l'entre-croisement dont il s'agit n'est pas, à proprement parler, une commissure, puisque les fibres dont il se compose ne semblent pas réunir des parties homologues des deux hémisphères. C'est ce que nous allons examiner à présent.

CP. CommisBure postérienre. — Chez l'homme adulte, la commissure postérieure (CP) est si peu développée, elle est môme quelquefois réduite à des proportions si rudimentaires, qu'on est en droit de se demander si elle joue un rôle aussi important que celui qui lui a été attribué par la majorité des anatomistes. Elle serait le lieu d'entre-croisement des fibres qui constituent les racines antérieure et postérieure de la couche optique. Mais ces racines, envisagées isolément, ont un calibre de beaucoup supérieur à celui de cette commissure, et il est invraisemblable qu'elles s'y entre-croisent en totalité. Si en efl'et les faisceaux volumineux qui représentent les deux racines antérieures et les deux racines postérieures devaient se rencontrer au niveau de la commissure postérieure, sous la glande pinéale, ce tractus vraiment minime équivaudrait dans sa masse

totale à ces quatre racines réunies. Cette supposition est inadmissible.

D'autre part, comme il est incontestable que des trousseaux de fibres venus des racines antérieures et postérieures des deux couches optiques s'entre- croisent à ce niveau, il faut croire de deux choses Tune : ou bien qu'un très petit nombre de fibres des racines antérieure et postérieure de la couche optique vont directement s'y entre-croiser ; ou bien que les racines en question, réduites à de faibles proportions, du fait de leur passage dans le thalamus, sont représentées seulement par quelques fibres dans la commissure postérieure.

Enfin nous répéterons que ce que l'on est convenu d'appeler commissure postérieure n'est pas, à vrai dire, une commissure, La plus grande partie de ses éléments franchissent en effet la ligne médiane obliquement; ils ne sont pas transversaux. Ce sont, en d'autres termes, des fibres qui ne réunissent pas des parties homologues des deux moitiés du cerveau. C'est un mélange de fibres venues d'un étage supérieur d'un hémisphère pour gagner un étage inférieur de l'autre hémisphère. C'est un raphé. Le nom de commissure postérieure serait justifié à la rigueur si, comme le prétendait Arnold, cette mince lamelle de fibres blanches établissait une communication immédiate et directe entre les deux couches optiques. Les coupes 66 et 67 dq notre série verticale semblent démontrer que l'opinion d'Arnold n'est qu'en partie fondée. Le nom de commissure ne convient donc qu'autant qu'il est réservé à ces seules fibres commissurales. On voit, en particulier sur la figure 67 (CP), un trousseau bien isolé de fibres blanches transversales, venues de la commissure, sur la ligne médiane, et se portant horizontalement en dehors où elles se ramifient dans la substance grise du thalamus, au-dessus des fibres les plus supérieures du bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BQA).

Lmd. La lamina lateralis du ruban de Reil ou faisceau direct de la couche de Reil succède au faisceau de la commissure postérieure dans la région antéro-externe du laqueus (fig. 67). Sur cette coupe et sur les suivantes, le tubercule quadrijumeau antérieur a disparu. Il est remplacé par une masse de fibres dirigées en haut, en avant et en dehors, foncées à leur partie interne (Lmd, 67), plus claires à leur partie externe. Cette masse de fibres représente

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la lamina lateralis. Sur les coupes 67, 68, 69 on se rend compte qu'elle est située entre le thalamus et le corps genouillé interne, d'une part, et la région de la calotte, d'autre part. Elle est surtout en rapport avec l'extrémité antérieure du corps genouillé interne et avec le bras du pulvinar (BP, fîg. 68) : elle le sépare du centre médian. On voit sur les coupes suivantes (70, 71, 72) qu'elle se porte de plus en plus en dehors, comme si elle devait pénétrer dans le corps genouillé; mais ce n'est là qu'une apparence, elle est destinée à un autre noyau. Sur les coupes 69 et 71, où est représentée la surface de section de la protubérance, on constate que la lamina IcUeralis émane d'une région intermédiaire à la protubérance et à la calotte. Elle provient (fig. 69) de la couche de Reil ou lemniscus (Lem), comme tous les faisceaux que nous avons vus contribuer à la constitution du laqueus. Seulement, tandis que les fibres du laqueus se portaient en haut et en dedans vers la commissure antérieure, la lame latérale se dirige en haut et en dehors, sans subir de décussation.

A l'extérieur, la lame latérale correspond exactement à la ligne de jonction imaginaire du pied du pédoncule et du ruban de Reil. On voit sur la coupe 69 (RR) le ruban de Reil tout à fait superficiel qui, un peu plus en avant (fig. 69), s'ajoutera à la lame latérale (Lmd). La partie la plus postérieure du pied du pédoncule est représentée par le faisceau de Tùrck-Meynert (FM, 69, 71), dont il sera question ultérieurement.

TRO. Le tractns options zonalis (68) envoie dans la région antérieure du corps genouillé interne des fibres qui s'entre-croisent avec celles du bras du pulvinar. Il établit donc une connexion immédiate entre la bandelette optique et le corps genouillé interne. Plus en avant (fig. 71), l'isolement de ces fibres terminales n'est plus reconnaissable. Elles se mêlent en effet avec celles du bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BQA) qui passe, avec le bras du pulvinar et avec la lame latérale, à la partie antérieure du corps genouillé interne.

AI. La racine interne de la bandelette optique (ansa intergenicnlaria deRauber(fig. 68, 71) représente, sous la masse du thalamus, entre le corps genouillé externe et le pulvinar, les fibres qui vont former le tractus opticus zonalis (TRO). Il faut remarquer, toutefois, que si le nom de tractns opticus zonalis convient parfaitement aux

PLANCHE XXn.

conducteurs de cette racine qui s'épanouissent dans le stratum zonale du pulvinar et du corps genouillé interne, il est moins approprié à ceux qui se jettent directement dans le corps genouillé interne par son extrémité inférieure, et qui sont figurés (TRO) sur la coupe 68. Par conséquent, Vansa intergenicularis renferme à la fois les fibres optiques du stratum zonale et celles du corps genouillé interne. La séparation des deux groupes de ces fibres se fait au voisinage et à la partie externe de l'extrémité antérieure du corps genouillé interne.

FRF. Fascicnlns retroflexus. Si nous revenons à la région de la calotte que nous avons momentanément abandonnée, nous y voyons apparaître, en dehors de la substance grise de l'aqueduc, un nou-

Profil de la région postérieure du ventricule moyen.

Schéma destiné à montrer la direction du foâciculiu retroflexus.

PV, pont de Varole ;

PP, pied du pédoncule cérébral; QA, QP, tubercules quadrijumeaux ;

Pul, pulvinar;

GH, ganglion de Thabénule;

G, glande pinéale;

CP, commissure postérieure.

FRF, fasciculus retroflexus.

FRF

Schéma 104.

veau faisceau (FRF, fig. 71, 72) qui interrompt la continuité du faisceau de la commissure (FCP) au-dessous du ganglion de l'habénule (GH). Ce nouveau faisceau, appelé par Meynert fasciculus retroflex ou retrofleocusj part de la face postérieure du ganglion de rhabénule, empruntant au stratum zonale de ce ganglion la majeure partie de ses fibres ; il se porte en bas, en dehors et en avant, revient ensuite directement en bas et en arrière et se termine dans la région inlerpédonculaire. Ici (fig. 71, 72) on ne distingue que la portion initiale de ce faisceau, c'est-à-dire la partie de son trajet où il se dirige d'arrière en avant et de haut en bas; sa surface de section présente, par conséquent, une teinte foncée. Il est situé en dehors de la commissure postérieure et du tegmentum (TFiG), en dedans du faisceau de la commissure (FCP). Les figures classiques sur lesquelles on a schématisé la direc-

COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

tion et les rapports du fasciculus retroflexng ne nous semblent pas, en général, conformes à la réalité. Pour mieux indiquer la réflexion en arrière de ce faisceau au milieu de sa course, on le représente s'avançant en avant à une si grande distance qu'il ne rejoint plus en arrière la région interpédonculaire qu'au-dessous du noyau rouge de la calotte (NR). Or, en fait, le fasciculus retroflexus décrit bien une courbe à concavité postérieure; mais son rayon de courbure est excessivement grand et c'est à peine si, chez quelques sujets, les fibres s'écartent de la verticalité. 11 résulte encore de ce dernier fait

A. Figure schêinalique (i droite ) représentant la direction du fasciculus retroflexus.

PV, pont de Varole ;

GH, ganglion de lliabënulc;

G, glande pinéale;

QÂ, QP, tubercules quadrijumeaux ;

NR, noyau rouge de Stilling.

La couche à convexité antt^ Heure de ce faisceau (FRF) est beaucoup trop accentuée. En réalité, le rayon de couii»ure est bien plus grand.

B. Figure moins schématique (à gauche) montrant que le faisceau rétroflexe est presque vertical.

FRF

-PV

Schéma 105.

que le faisceau rétroflexe est situé immédiatement en dedans du noyau rouge de la calotte, au lieu de courir d'avant en arrière audessous de lui, comme l'indique la figure B du schéma 105. Les coupes suivantes démontreront d'ailleurs la disposition et les rapports réels du fasciculus retroflexus.

FM. On désigne en France sous le nom de faisceau de Meynert (FM), la portion des fibres du pied du pédoncule qui, situées à la partie la plus postérieure de l'étage inférieur, juste au contact du ruban de Reil (fig. 71), se réfléchissent d'avant en arrière dans la capsule interne, pour aller se terminer à la pointe du lobe occipital (c'est le faisceau cortical direct du carrefour sensitif). L'appellation usitée en France comporte une cause d'erreur très regrettable. On réserve, en effet, en Allemagne, en Italie, etc., le nom de faisceau de Meynert au fasciculus retroflexus^ que nous venons de signaler, et

qui a été découvert et décrit par le savant professeur de Vienne. Quant au faisceau postérieur du pied du pédoncule (FM), on Tappelle communément, à l'exemple de Meynert lui-même, faisceau de Tûrck. Si la priorité de la découverte implique que la désignation de faisceau de Tûrck mérite d'ôtre conservée, il faut reconnaître que Meynert a su, par des dissections remarquables, isoler le faisceau en question des autres portions du pied du pédoncule. Pour ne pas rompre avec Thabitude française et aussi pour éviter toute confusion, nous nommerons dorénavant le faisceau cortical postérieur faisceau de Tûî'ck-Meynert.

Le faisceau de Tùrck-Meynert (FM) apparaît dans la protubérance (PV) sur la coupe 69, en dedans du ruban de Reil. Sur la coupe 71, le ruban de Reil s'étant porlé tout entier en dehors et en avant, pour former la lamina laferalis au contact du corps genouillé interne, c'est le faisceau de Tûrck-Meynert qui forme la surface de la région du pont. A partir de cette coupe, le bord externe du mésocéphale sera toujours représenté par le pied du pédoncule; et ici déjà (fig. 71) c'est le pied du pédoncule qui limite la surface de section. Une partie des fibres de ce faisceau se confond avec le stratum zonale du corps genouillé, mais la majeure partie s'enfonce en dehors de la lamina terminalis, en dedans du corps genouillé interne, vers la substance grise du thalamus. Elle ne doit pas d'ailleurs s'y arrêter, puisqu'elle va immédiatement se réfléchir en arrière, après avoir doublé la partie antérieure des deux corps genouillés.

BSO. La bandelette sons-optique, encore assez compacte sur les coupes 67 et 68, paraît le devenir un peu moins sur les coupes 69, 70 et 71. Ce nouvel aspect tient à ce que le corps genouillé externe, faisant saillie à la face inférieure du thalamus, son stratum zonale est en partie intéressé par la section (schéma 106). Mais un peu plus en avant (fig. 72), la bandelette sous-optique redevient plus homogène; elle poursuit sa course d'arrière en avant. Elle est toujours située au-dessus du plafond du ventricule sphénoïdal, séparé en bas de la flmbria (FI, fig. 72), par le prolongement de * la fente de Bichat dans le ventricule. Elle a toujours la forme d'un croissant à concavité inférieure; elle est toujours plus nettement limitée en dehors qu'en dedans; elle est toujours en dedans du taenia dont les fibres transversales se mélangent en partie avec les siennes.

230 COUPES YERTICO-TRANSVERSALES.

Ts. Le tania temi-circnlaris (fig. 69) est au fond du sillon opto-slrié et se continue manifestement (fig. 70) avec le stratum zonale de la convexité supérieure de la couche optique (ZS, fig. 71 , 72). Dans sa profondeur, il est en continuité avec la capsule interne

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(CI, fig. 68, 70), et nous verrons que cette portion de la capsule est le segment postérieur {GID, 72). Tout à fait en bas, lorsqu'il s'est réfléchi d'arrière en avant à la face supérieure du ventricule sphénoTdal, il longe la convexité interne de la queue du noyau caudé (NCG, fig. 68) ; et comme sa direction générale est devenue dès lors anléro-postérieure, sa teinte est foncée. On peut la constater sur la coupe 68, entre la queue du noyau caudé (NCC) et la bandelette sous-optique (BSO). Mais sur les coupes suivantes, cette teinte foncée disparaît pour faire place à une teinte claire, où l'on reconnaît des stries transversales. Cela démontre une fois de plus l'existence de fibres courtes sur le trajet de la bandelette demi-circulaire,

ce. Le corps callenxaugmented'épaisseuretses fibres se dirigent maintenant bien plus franchement en dehors, où elles forment la majeure partie du centre ovale {CO, fig. 69). Très peu d'entre elles se réfléchissent en bas, en arrière et en dehors pour réapparaître (fig, 71, TAP) à la face externe du ventricule sphénoïdal, où elles représentent le tapetum.

TAP. Le tapetnm (fig. 71) est cependant rcconnaissabic audessous de la queue du noyau caudé (NCC, fig. 71). Seulement, comme il est beaucoup moins épais q(ie précédemment, on peut

admettre que, dans sa portion réfléchie, il est formé des fibres que nous voyons apparaître au-dessus et en dehors du noyau caudé (fig. 69, TAP) et qui, sorties de la masse du corps calleux, se portent encore en arrière, en bas et en dehors, pour se réfléchir dans la paroi externe du ventricule sphénoïdal.

TRI. Le trigone cérébral (fig. 68) diminue de largeur. Il forme une mince languette de fibres obliques, ou presque transversales, au-dessus de la couche optique (Th) dont il suit les sinuosités.

FSe. Le faisceau sensitif externe (fig. 68, 70) perd encore peu à peu rintensité de sa coloration primitive. Il émet des fibres obliques en haut et en dedans, qui diminuent d'autant le nombre de celles qui sont franchement postéro-anléricures. Ces fibres oblique» vont se jeter dans la lame médullaire externe du thalamus, ou, pour parler plus exactement, dans la capsule interne (CI, fig. 68, 70). Nous verrons bientôt, en eflet, que la lame médullaire externe, déjà étudiée à l'occasion des coupes précédentes, semble se confondre avec la capsule interne. Mais il s'agit de deux lames parfaitement distinctes en réalité.

FSi. Le faisceau sensitif interne (fig. 70) n'est, en apparence, que la continuation de la capsule interne (Cl); nous allons voir aussi qu'il ne doit pas être considéré comme appartenant à cette lame de fibres.

Rth. La couronne rayonnante dn thalamus (fig. 68), issue en grande partie du pulvinar, décrit une courbe au-dessus de la bandelette sous-optique (BSO) et de la queue du noyau caudé (NCC), pour aller se jeter dans le faisceau sensitif interne (FSi). Plus en avant, lorsque la section a entamé le corps genouillé externe, on constate que la couronne rayonnante de ce corps genouillé (RGE, fig. 70, 71, 72) fait suite, dans la même direction, à la couronne rayonnante du pulvinar. Toutes ces fibres aboutissent dans le faisceau sensitif interne. Il en est de même des fibres sorties de la région moyenne du thalamus (fig. 72), qui toutes vont se jeter dans la lame blanche que nous savons être la capsule interne (CI, fig. 70) et qui est ici (CID) le segment postérieur de cette capsule (fig. 72). Mais on peut remarquer sur la dernière coupe de la planche XXII (fig. 72) que le segment postérieur de la capsule interne (CID) se bifurque; une branche interne se jette dans le thalamus; une branche externe se prolonge en haut jusqu'au stratum zonale (ZS),

27)8 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

qui fait suite au taenia. Or la branche interne seule doit être considérée comme appartenant à la couronne rayonnante du thalamus. La branche externe représente la capsule interne proprement dite.

en). Le segment postérieur de la capsnle interne (fig. 72) est donc formé par les fibres les plus internes du faisceau sensitif externe. Mais ces fibres ne parcourront pas un long trajet dans la capsule ; nous apprendrons bientôt qu'elles vont se continuer dans la lame latérale externe du noyau lenticulaire, entre le globus pallidus et le putamen.

Cin. Le cingnlnm (fig. 68, 69, 70), toujours compact en dehors de la lamina tecta (tec), au-dessus du corps calleux (ce), poursuit son trajet postéro-antérieur.

FCF. Le faisceau compact du fomix (fig. 71) prend insertion sur la circonvolution du corps calleux. Ses fibres sont blanches, transversales ; les coupes de cette planche intéressent donc une portion du trajet de ce faisceau, où Ton reconnaît qu'il est constitué par des fibres courtes.

FDF. Le faisceau diffus du fornix (fig. 71) continue son chemin d'arrière en avant sous le cul-de-sac gris de la scissure limbique (L, fig. 67 à 70). Il est certain qu'il est en grande partie fondu avec le faisceau compact du fornix (FCF) dans le manteau de la circonvolution du coi'ps calleux (C, fig. 70).

CO. Le faisceau du centre ovale (fig. 69) remonte dans le lobe frontal, entre lé faisceau diffus du fornix et le fasciculus arcualus (ARC, fig. 72). Il est facile de constater que ce faisceau du centre ovale, dans la partie supérieure de l'hémisphère, appartient surtout à la première circonvolution frontale.

ARC. Le faisceau arqué ou fasciculus arcuatus (fig. 72), issu de l'opercule (OP) et du lobule pariétal inférieur (P*, fig. 67), se condense au-dessus de la scissure de Sylvius sous la forme triangulaire que nous retrouverons ultérieurement dans une grande partie de l'étendue antéro-postérieure de l'hémisphère. Il est, comme nous l'avons déjà vu, sous-jacent au faisceau pariéto-frontal.

FPF. Le faisceau pariéto-frontal (fig. 72), repoussé en haut et en dehors par le grand développement progressif du fasciculus arcuatus (ARC, fig. 72), s'accole à la substance grise des circonvolutions pariétale inférieure (P*) et pariétale ascendante (P), et à la

substance grise de la frontale ascendante (F). Sur la figure 67, on voit un faisceau très compact, très Foncé, triangulaire, s'insérer sur la substance grise de la pariétale ascendante (P, fig. 67). Il est encore plus volumineux sur la coupe 68. — Sur la coupe 69, il redescend en dedans vers le fond de la scissure de Rolando, la contourne, et court au-dessus du faisceau arqué vers le manteau de la première circonvolution frontale (F'), où il rejoint le faisceau pariélo-frontal (FPF, fig. 72).

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