‹ Anatomie du cerveau de l'hommeChapitre 47 sur 84 · TEG · texte numérisé non relu

TEG

JX, ^ Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. -T^rr| GP, commissure postérieure.

Schéma 99.

tegmentum ; l'extrémité inférieure de la lame de hache se continue sans démarcation tranchée avec la couche de Reil (Lem). Sur la coupe 65, une partie de cette couche se confond, en dehors avec le ruban de Reil (Laq), en dedans et en haut avec le tegmentum (TEG).

FCP. Le faisceau de la commissure postérieure est un des faisceaux du tegmentum qui s'isolent le plus nettement (fig. 61, 64, 65, 66). À sa coloration on reconnaît que ses fibres sont d'abord antéro-postérieures. Elles remontent ensuite, obliquement dirigées en haut et en dehors, puis en haut et en dedans, adossées à la partie interne du laqueus, et vont ainsi, jusqu'au-dessus de l'aqueduc de Sylvius, se jeter dans la commissure postérieure (schéma 99). Elles

218 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

passent alors du côté opposé et se perdent dans la couche optique, aux environs du centre médian (voy. plus loin).

BP. Les fibres du faisceau de la commissure qui ont franchi la ligne médiane représentent donc, pour la couche optique, l'analogue des bras des corps genouillés interne et externe. On pourrait, par conséquent, les désigner dans leur ensemble sous le nom de bras dupulvinar (BP). Sur la coupe 66 elles sont situées en dehors du laqueus, tout à fait au contact de l'extrémité antérieure du tubercule quadrijumeau antérieur. Elles font suite, sur cet hémisphère gauche, au faisceau de la commissure, issu de la calotte de l'hémisphère droit.

CP. La commissure postérieure se compose donc de toutes les fibres du laqueus d'un côté, destinées aux tubercules quadrijumeaux et au thalamus de l'autre cèté (fig. 65). Mais en dehors de ces fibres, il en est d'autres qui semblent dirigées tout à fait transversalement (CP, fig. 66 et schéma 99), d'un côté à l'autre de l'hémisphère en reliant des parties homologues. Il en sera question plus loin, à l'occasion des coupes de la planche suivante.

Lm. Le faisceau médian de la couche de Reil (Lm) est ce petit faisceau isolé, dont nous avons déjà parlé, qui est, de chaque côté de la ligne médiane, dirigé directement d'arrière en avant, isolé du reste du lemniscus, et qui sur le schéma 97, est désigné par le signe LM^. On lui a donné différents noms : Lamina medicUis Reiliy lamina ad pedunculum^ portion interne et inférieure de la couche de Reilj en allemand Schleifenbûndel zum Himschenkelfuss. Nous l'appellerons lamina medialis (Lm). La lamina medialis se compose de fibres antéro-postérieures provenant de deux sources : les plus^inférieures sont tout simplement les plus internes de la couche de Reil. Les plus supérieures sont des fibres du pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs), facilement reconnaissables sur les profils du cerveau de la planche 5, figures 2, 3 (Lm). Elles sont tangentes à la partie la plus inférieure du pédoncule cérébelleux (fig. 64, 65). Il est difficile d'admettre qu'elles ne soient pas une émanation directe de ce pédoncule. Nous les retrouverons sur toutes les coupes suivantes jusqu'au ganglion interpédonculaire (GIP, pi. XXVIII, fig. 105).

Lmd. Lamina lateralis de Reil (voy. plus loin). .

TRO. Le tractas opticns zonalis est une lame de fibres situées entre le pulvinar (Pul) et le corps genouillé interne (GI, fig. 65, 66) ; elles représentent l'expansion de la bandelette optique à la surface du pulvinar (voy. plus haut) ; ce sont des fibres terminales du nerf optique, issues de la bandelette optique au moment même où celle-ci se divise pour envoyer une partie de ses fibres au corps genouillé externe et une autre partie au corps genouillé interne. Elles se perdent dans le stratum zonale du pulvinar, où elles semblent se porter en dedans et en arrière à la rencontre du bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BQA, fig. 65, 66).

RGI. La conronne rayonnante du corps genonillé interne est formée d'un ensemble de fibres, dont le plus grand nombre abordent le corps genouillé par son stratum zonale (fig. 61, RGI). Elles se confondent d'ailleurs à ce niveau avec la couronne rayonnante du thalamus (fig. 65, Rth). Les autres fibres qui, avec celles-là, forment la couronne rayonnante du corps genouillé interne, abordent ce noyau par son extrémité antérieure (voy. pi. XXIV, fig. 80). 11 s'ensuit que le corps genouillé interne est comme enveloppé dans sa totalité par de la substance blanche (Gl, fig. 63) : en arrière par le stratum zonale (fig. 61), en dedans par le bras du tubercule quadrijumeau postérieur (BQP, fig. 62), en dehors par le bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BQA, fig. 64) et par le tractus opticus zonalis (TRO, fig. 65); en avant par la couronne rayonnante.

Rth. Conronne rayonnante dn thalamus (voy. plus loin).

BSO. La bandelette sous-optique (fig. 61) présente, sur les premières figures de cette planche, l'aspect d'un faisceau compact. Mais déjà, à sa partie externe, il perd peu à peu sa coloration franchement foncée; il est traversé par des fibres transversales, concaves en bas et en dehors vers la queue du noyau caudé (NCC, fig. 64). Ces fibres transversales appartiennent au tœnia, qui se continue insensiblement avec le stratum zonale de la queue du noyau caudé, et qui même le constitue à peu près exclusivement. On peut considérer d'ailleurs que les fibres réfléchies du taenia occupent toujours la partie la plus externe de la bandelette sous-optique. Mais les fibres transversales qui modifient le plus la forme de la bandelette sous-optique sont surtout celles des couronnes rayonnantes du pulvinar et du corps genouillé : il en sera question plus loin.

COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

Tae. Le tœnia semi-circnlaris (fig. 62), accolé au bord interne du noyau caudé (NC), fait saillie dans la cavité ventriculaire. S'il apparaît sur cette coupe et sur la coupe 66 avec une coloration trèî> claire, c'est parce que ses fibres sont déjà presque transversales : elles vont de dehors en dedans s'épanouir avec le stratum zonale sur toute la face supérieure de la couche optique. Gela signifie, en d'autres termes, que le taenia n'est pas seulement un faisceau antéropostérieur de fibres longues, étendu comme une bride au fond de la gouttière opto-striée. C'est un faisceau en grande partie composé de fibres courtes, s'épuisant, dans toute sa longueur, sur le stratum zonale. Nous y reviendrons à l'occasion de ses rapports profonds avec la capsule interne (CI, pi. XXD, fig. 6S, 70).

ce. Le corps calleux (fig. 62, 63), sur toutes les figures de cette planche, présente sur la ligne médiane une épaisseur qui répond à sa hauteur propre et à celle du pilier postérieur du trigone (TRp, fig. 62). Il se compose des fibres transversales qui vont former le lapetum (TAP, fig. 65) et de celles, plus superficielles, qui vont former le faisceau du centre ovale (CO, fig. 63).

TAP. Le tapetum (fig. 62) se distingue toujours très nettement, grâce à la coloration foncée de ses fibres réfléchies, à la partie externe du ventricule sphénoîdal. Il est situé immédiatement audessous de la queue du noyau caudé (NCC, fig. 63).

TRp. Le pilier poetôrienr dn trigone (fig. 62), étalé à la surface du thalamus, dont il est séparé par la toile choroidienne, est constitué par les fibres de la fimbria que nous avons étudiées sur les

Profil du corps calleux (ec) de rhémisphére gauche;

TRp, pilier postérieur du trigone;

LY, lyre de David;

Schéma 100.

coupes précédentes et que nous retrouvons (FI, fig. 64) réfléchies et dirigées d'arrière en avant au-dessus de la corne d'Ammon (CAM). Les fibres du pilier postérieur, au-dessous du corps calleux, sont

PLANCHE XXI. ^i

obliques en dedans et en avant, mais presque transversales : de là leur coloration blanche. Elles représentent ici la partie antérieure de ce champ de fibres horizontales qu'on appelait autrefois la lyre de David, et qui se compose tout simplement des fibres transversales de la portion réfléchie du splenium (SPL).

FSe. Le faisceau sensitif externe (fig. 62) se dirige d'arrière en avant, dans toute la hauteur de la cavité ventriculaire latérale, c'est-à-dire depuis la base de la corne sphénoïdale jusqu'à la voûte de la corne frontale. Il est limité en dedans par le faisceau sensitif interne dont nous allons parler immédiatement. En dehors il est limité par la substance blanche qui revêt l'écorce de la fosse de Sylvius. Cette substance blanche est la capsule externe (CE, fig. 65).

Le faisceau sensitif externe est plus large en haut qu'en bas ; il est plus compact en bas qu'en haut. En bas, il se continue avec le faisceau longitudinal inférieur (FLl, fig. 62); en haut, il s'étale transversalement entre le tapetum (TAP, fig. 62) et le faisceau du centre ovale (CO) ; mais ses fibres vont toujours d'arrière en avant, et un certain nombre d'entre elles paraissent s'incliner vers le corps calleux (ce).

On voit pénétrer, de dedans en dehors, dans le faisceau sensitif externe (fig. 64), un grand nombre de fibres horizontales venues de la lame médullaire latérale du thalamus (LML). Celles-ci paraissent être des fibres rayonnantes de la couche optique ; il n'en est rien. Les fibres rayonnantes de la couche optique forment, comme nous le verrons plus loin, le faisceau sensitif interne (FSi). Les fibres dont il s'agit, qui traversent le faisceau sensitif externe (FSe), ne sont autre chose que les fibres mêmes de ce faisceau, s'épuisant de dehors en dedans au fur et à mesure que le faisceau marche d'arrière en avant; et nous constaterons enfin qu'elles vont s'insinuer entre le putamen et le globus pallidus (pi. XXVI, fig. 92, FSe).

FSi. Le faisceau sensitif interne (fig. 62) est composé de fibres blanches, dirigées en bas et en dehors, entre le faisceau sensitif externe (FSe) et le tapetum réfléchi (TAP). Elles viennent de la couche optique (Th, fig. 62) et plus spécialement du pulvinar, où l'on distingue un faisceau (Rth) situé au-dessus de la bandelette sous-optique (BSO, fig. 63). Ce faisceau est la couronne rayonnante du pulvinar. Arrivées à l'angle inféro-externe de la corne ventricu-

223 COUPES \ÏRTIC0-TRANSVERSA1ES.

laire sphénoïdalc, elles se réfléchissent en dedans pour participer à la formatfon du faisceau longitudinal inférieur (FLI, fig. 62).

Rth. La couronne rayonnante du thalamus (iig. 65) ne se compose pas d'ailleurs uniquement des fibres issues du pulvinar (Pul, fig. 62, 65, 64, 65, 66) et qui vont, en décrivant une courbe à concavité inférieure, se jeter dans le faisceau sensitif interne (FSi, fig. 62). On doit appeler couronne rayonnante du thalamus la totalité des fibres transversales qui forment la striation horizontale de la couche optique, depuis la face inférieure jusqu'à la face supérieure de ce noyau, et qui aboutissent toutes, en somme, à cette lame blanche, oblique en bas et en dehors (LML, fig. 64), qui se continue avec le faisceau sensitif interne (FSi).

LML. La lame latérale du thalamus (fig. 66) s'étend donc depuis le taenia (TaB, fig. 64), qui sépare en haut le noyau caudé (NC) du thalamus (Th), jusqu'à la queue du noyau caudé (NCC); elle va même plus loin, puisqu'elle longe la face externe du tapetum (TAP, fig. 64) et se perd, après réflexion, dans le faisceau longitudinal inférieur (FLI, fig. 62). La lame latérale du thalamus et le faisceau sensitif interne ne sont donc qu'une seule et même chose, du moins à la partie postérieure de la couche optique.

FLI. Le faisceau longitudinal inférieur (fig. 62) ne présente ici rien de particulier. Nous connaissons les éléments dont il se compose.

CE. La capsule externe (fig. 65) est la lame de substance blanche qui double en dedans le claustrum (voy. pi. XXIf, CE).

Cin. Le cingnlum (fig. 64), régulièrement compact sur tout son trajet, présente la forme en croissant que nous avons déjà signalée (voy. pi. XV, Cin),

FCF. Le faisceau compact du fomix (voy. pi. XIV).

FDF. Le faisceau diffus du fornix (voy. pi. XlV).

FPF. Le faisceau pariéto-frontal (voy. pi. XIII, fig. 14).

ARC. Le faisceau arqué (fig. 65) est ce large faisceau dirigé d'abord d'arrière en avant, puis de dehors en dedans, qui prend sa plus forte insertion dans l'écorce de l'opercule (OP). Il est toujours situé au-dessous du faisceau pariéto-frontal (FPF). Nous l'étudierons en détail un peu plus loin (voy. pi. XXII, XXIII).

PLANCHE XXU 225

COUPES VERTICO-TRANSVERSALES PASSANT PAR LE MILIEU DE LA COMMISSURE POSTÉRIEURE ET LA PARTIE POSTÉRIEURE

DU GANGLION DE l'hABÉNULE

Ces coupes sont très rapprochées les unes des autres et très voisines de celles de la planche précédente. Il n'y a rien de spécial à signaler relativement à Técorce (voy. pi. XXI).

Gavit6 ventriciilaire.

La corne frontale du ventricule latéral s'aplatit de plus en plus. Elle conserve toutefois sa forme générale.

La corne sphénoïdale diminue de hauteur, mais elle tend à s'élargir et son angle inféro-interne s'enfonce plus profondément sous la corne d'Ammon.

Le ventricule moyen semble fermé en dedans (fig. 67, 68, 71, 72) par la toile choroïdienne, qui englobe la base de la glande pinéale (G. 68) et la partie la plus interne du ganglion de l'habénule (GH, 71, 72). Mais le repli de toile choroïdienne qui descend de la face inférieure du corps calleux {ce, 68) jusqu'à la glande pinéale n'établit pas de sépara*ion médiane entre les deux moitiés latérales du ventricule moyen. Cette séparation cesse d'exister immédiatement en avant de la commissure postérieure.

Substance gxise.

CAM. Corne d'Ammon (voy. pi. XVH et XVffl).

FI. la flmbria, coupée perpendiculairement à sa direction postéroantérieure (fig. 69), présente, sur les six figures de la planche XXII, des différences d'épaisseur très notables. Il est certain que si ce gros faisceau, si remarquablement isolé sur tout son parcours, se compose en grande partie de fibres longues, étendues d'une extrémité à l'autre de la voûte à trois piliers, il contient aussi des fibres courtes qui relient, d'étape en étape, les différents centres de la lamina convoluta ou du fascia dentata. Si la fimbria se composait

224 COUPES YERTIGO-TRANSVERSALES.

exclusivement de fibres longues, d'une seule portée, elle conserverait sur toute son étendue la même épaisseur. Il n'en est pas ainsi ; elle est tantôt légèrement amincie, tantôt légèrement épaissie : c'est un fait qu'on peut constater souvent, même sur les cerveaui frais.

tec. La lamina tecta (fig. 71) s'étale à la surface du corps calleux, au-dessous du sinus du corps calleux (sC).

QA. Le tabercnle qnadrijnmeau antérieur, coupé au niveau de son extrémité antérieure (fig. 67), n'est presque plus reconnaissable au milieu des fibres antéro-poslérieures foncées de la commissure postérieure et surtout de la lamina lateralis de Reil (Lmd).

NC. Le noyau candé (fig. 68) proémine dans la eavité ventriculaire. Sa substance grise, homogène, est tantôt libre dans cette cavité, tantôt recouverte d'un mince feuillet blanc (fig. 67, 71), formé de fibres aberrantes du taenia.

NCC. La queue du noyau caudé (fig. 68, 69, 71) ne présente pas partout les mêmes dimensions. Elle ne diminue pas de calibre d'une façon uniforme, à mesure que les coupes sont plus antérieures. Par places, la section est plus large (fig. 71). C'est un fait à peu près constant; mais les différences sont, en tout cas, peu considérables.

Th. La couche optique (fig. 68), sectionnée ici encore tout au voisinage de son extrémité postérieure, est une masse de substance grise, beaucoup plus claire et beaucoup moins homogène que celle du noyau caudé. Elle est traversée de dehors en dedans par les fibres venues de la capsule interne (CI, fig. 68, 70) et qui appartiennent au segment postérieur de cette capsule (CID, fig. 72). Nous savons que ces fibres font partie du système du faisceau sensitif interne (FSi, fig. 70).

Dans cette région le thalamus ne forme donc d'abord qu'un seul noyau (fig. 68). Mais bientôt on voit s'isoler un noyau interne (NiC, fig. 89) ; il est séparé de la masse commune par des faisceaux de la capsule interne représentant la couronne rayonnante de la masse commune postérieure (Rth, fig. 70), et provenant par conséquent des faisceaux sensitifs; ils pénètrent dans la substance grise en se confondant, à leur terminaison, avec le stratum zonale ZS, fig. 71).

Quoique, dans cette région postérieure du thalamus, toute la

PLANCHE XXn. 225

substance grise paraisse au premier abord confondue en une seule masse, il est donc possible déjà d'établir quelques divisions qui n'ont rien d'artificiel : en haut est le noyau interne (NiC, fig. 69, 72) formant le bord supéro- interne de la couche optique. Plus en dehors, sera le noyau externe que nous étudierons plus loin. En dessous et en arrière de ces deux noyaux la substance grise pourrait être appelée noyau postérieur du thalamus (NpC).

Il faut distinguer ici le noyau postérieur du thalamus et le pulvinar. Celui-ci est la grosse tubérosité postéro-inférieure (Pul, fig. 67) qui se trouve placée en arrière du corps genouillé externe (GE, fig. 70), lequel est entamé seulement sur les coupes suivantes, et dont on ne reconnaît encore que l'écorce blanche (RGE, fig. 70, 71, 72).

GI. Le corps genouillé interne (fig. 70) ne fait plus qu'une faible saillie à la paroi supérieure de la fente de Bichat. Il est séparé du noyau postérieur par le bras du pulvinar (BP, fig. 69), au-dessous duquel s'étend le bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BQA).

GE. Le corps genouillé externe (fig. 70), qui fait suite au pulvinar, n'est pas encore entamé ici dans sa profondeur. Le couteau n'a divisé que les fibres les plus superficielles de son extrémité postérieure, qui forment une partie de sa couronne rayonnante (RGE, 71). Mais déjà Ton voit s'agglomérer de la substance grise au-dessus du sillon très profond qui séparait le pulvinar du corps genouillé interne. Cette substance grise sera le corps genouillé externe.

Pul. Le pulvinar (fig. 67) est en effet toujours nettement isolé du corps genouillé interne, grâce à une grande fissure au fond de laquelle on trouve — nous le savons déjà — le tractus opticus zonalis (TRO, pi. XXI, fig. 65). Cette fissure est le sillon intergéniculaire. Le pulvinar y présente parfois une disposition un peu spéciale que nous allons signaler.

CIT. Cnnens thalami optici intergenicnlaris. — Meynert a désigné sous ce nom un petit triangle appartenant au pulvinar et situé entre les deux corps genouillés : c'est l'extrémité la plus inférieure du pulvinar; elle ne mérite vraiment pas l'honneur d'un nom si compliqué; elle le mérite d'autant moins qu'elle n'est pas toujours apparente. La saillie en forme de coin que présente le pulvinar entre les corps genouillés est même très fréquemment remplacée

BRISSAUD. 15

COUPES VERTKO-TRAKSVERSALES.

par la continuation postérieure de la fente inler-géniculaire. Cela fait que le cuneu» tkalami-optici-intergenicularit est refoulé en

Pm, pédoncules cérébelleux nipérieurs ; VV, valvule de Tieus-

Ct.corpi genouillé ÎD'

CE, corps g«poaillé

BQP, bns du tubercule

oplici intergcDico-

Schima 101. — Face postérieure delà coocho optique (Th) et des lubercalesquadrijumani antérieurs |QA) et postérieurs {HV}.

arrière, presque jusqu'à l'extrémité saillante du thalamus dans le carrefour ventriculaire. Lorsque ce cuneus est bien développé, on peut reconnaitre qu'il est limité à sa partie supérieure par le bras du tubercule quadrijumeau antérieur (CQA). En tout cas, il est recou- . vert à l'estérïeur et même quelquefois traversé par les fibres de la racine interne de la bandelette optique, ou ansa inter-genicularis de Rauber (AI, pi. XXU, fig. 68).

GH. Le ganglion de l'habénnle (fig. 71, 72), ainsi nommé parce que la rêne de la glande pinéale semble y prendre naissance, est une petite niasse grise située au-dessous et en dedans du thalamus, à la base de la glande pinéale. On n'en aperçoit encore ici que la partie la plus postérieure. Ce ganglion sera étudié à l'occasion des figures de la planche XXIII.

Substanoa blanche.

PV. Le pont de Varole (fig. 69, 71) présente, au milieu de la striation transversale de ses libres, des faisceaux longitudinaux (KM) qui ne proviennent pas de la région de ta calotte. Ces faisceaux, situés tout à fait en dehors, à la surface de l'isthme de l'encéphale.

PLANCHE XXII. i-ii

au-dessous et en dedans du bras du tubercule quadiijumeau postérieur (69, BQP), émanent du pied du pédoncule. Ils sont en apparence la continuation du ruban de Reil proprement dit (RR, fig. 69), ou faisceau triangulaire de l'isthme. Mais en réalité ils sont tout à fait indépendants de ce faisceau. Ils appartiennent au groupe de fibi-es que nous désignons en France sous le nom de faisceau de Mcynert (FM) et qu'on appelle en Allemagne faisceau de Tûrck.

RR. Partie la plus antérieure du mban de Reil proprement dit ou faisceau triangulaire de l'isthme (fig. 69).

Pcs. Le pédoncale cérébelleux supérieur (6g. 69) continue de s'entre-croiser avec son congénère sur la ligne médiane, limité en haut par le faisceau longitudinal postérieur (FLP), en bas par la lamina medialis (Lm), en dehors par la concavité inférieure du tegmentum (TEG). Ses rapports avec le faisceau longitudinal postérieur cessent bientôt d'être imm6diats(fîg. 71). H en est séparé par une commissure (CMT), dite commissure de Meynerl, au niveau de laquelle s'entre-croisent des fibres nerveuses parties de la calotte (TEG) et destinées à la région sous-optique.

CMT. Coinmi8snre de Meynert (voy. plus loin). FLP. Le faiBcean longitndinal postériear (flg. 69) sous-jacent à la substance grise de l'aqueduc (SG) se présente par places seule-

FLP

ccau longitudini rieur (FL1>) sur le:

ment, sous l'aspect d'une petite strie foncée, transversale et légèrement inclinée en haut et en dehors. Sur certaines coupes (68, 70)

228 COITES VERTICO-TRAI^SVERSALES.

il n'est pas visible; cela tient à ce que, de distance en distance, ses fibres deviennent transversales, et parallèles au plan de seclion. II doit donc se composer en majeure partie de fibres courtes s'entre-croisant au-dessous de Taqueduc ou établissant des connexions entre les différents étages ou noyaux de la substance gTÎse de Taqueduc.

Lem. La coiiche de Reil on lemniscns (fig. 69) se trouve réduite, ou peu s'en' faut, aux fibres qui vont former le faisceau latéral de Reil ou laqueus (Laq). Sur une coupe encore plus antérieure (71 ) die se compose de fibres qui vont former la partie la plus inférieure du tegmentum (TEG). Tout à fait en dedans, la lamina niedialis (Lni) se confond avec le lemniscus. Nous verrons plus loin que si la couche de Reil s'épuise par l'expansion latérale progressive de ses fibres dans le laqueus, elle prend, plus haut, un renforcement notable au niveau du locus niger de Sœmmering (voy. pi. XXIV, fig. 79, 83).

Laq. Le laqueus, nettement reconnaissable à sa coloration claire et à sa forme arquée (fig. 67), est limité en dedans par le tegmentum (TEG). Il se porte au-dessus de Taqueduc pour contribuer à la formation de la commissure postérieure (CP, fig. 67); mais il est impossible de lui attribuer des fibres destinées à une région déterminée ; on peut en tout cas affirmer qu'il emprunte ici des fibres à la calotte, et que ces fibres sont celles du faisceau de la commissure (FCP). Il est possible qu'il renferme encore quelques fibres du ruban superficiel de Reil destinées au tubercule quadrijumeau du côté droit. Le laqueus se compose donc principalement, sur les coupes 67 et 69, des fibres du faisceau de la commissure (FCP); il est limité en dedans par le tegmentum (TEG), en dehors par la lamina lateralis de Reil (Lmd).

BQA. Le bras du tubercule quadrijumeau antérieur (67, 69, 71 , 72), une fois que le tubercule quadrijumeau a disparu, se porte en dehors et en bas, au-dessus et au devant du corps genouillé interne, à travers le pulvinar. Dans ce trajet il est sous-jaccnt au bras du pulvinar. Mais comme toutes les fibres, à ce niveau suivent, à peu près parallèlement, une direction transversale, il es! difficile de les différencier sur les coupes verticales.

BQP. Le bras du tubercule quadrijumeau postérieur est presque épuisé (fig, 67, 69). La coupe, en eflet, n'intéresse plus qu'une

PUKCHE XXW. 220

extrémité imperceptible du corps gcnouitlé interne. Sur la coupe 69 il se confond avec le stratum zonale de ce corps gcnouillé.

TEG. Le taiscean de la calotte ou tegmestnin est moins nettement limité sur la coupe 67 que sur les précédentes. On en voit surgir le faisceau do la commissure postérieure (Laq=:FCP). Plus en avant, sur la coupe 69, le faisceau du tcgmentum se détache plus manifestement de la répion proprement dite de la calotte; et de celle-ci on voit se porter vers la ligiic médiane les fibres qui vont former la commissure de Mcynert (CMT, fig. 71 et schéma 9ô et 97).

FCP. Le faisceau de la commissare postérieure, issu de la partie inférieure du tegmentum (fig. 67) contribue, avons-nous dit, à former le laqueus. On le voit se jeler dans la commissure postérieure sous le frein de l'habénule (HAB, 69) et, plus en avant, sous le ganglion de l'habénule (GH, 71). Plus loin encore (fig. 72), il

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