I.IV LNTRODl'CTIO.N
jamais été mesurée proportionnellement à la superficie de Técorce, font partie de Técorce elle-même ; que les anomalies apparentes des plis vùiblet peuvent être compensées par les variations de profondeur de ces anfractuosités ; que ces anfractuosités mêmes sont des circonvolutions retournées, en d*autres termes, Tenvers des plis du manteau ; que, dans la substance blanche où ils se cachent, tous ces plis et replis, si Ton pouvait les dérouler, présenteraient un développement de substance grise bien plus considérable que ce qui se voit du dehors. Les consciencieuses recherches de Calori, de Giacomini sur ce sujet n*ont pas fourni les résultats dont on pourrait tirer des conséquences pratiques. Bref, si Ton connaît suffisamment les anomalies de 1 ecorcc visible, on connaît mal celles de récorce invisible. Celles-ci ne peuvent être élucidées que par la méthode des coupes sur des cerveaux durcis. L*écartement des scissures ou des sillons, sur les cerveaux frais, ne fournira jamais que des données inexactes ou incomplètes.
Pansch admet, d'une façon générale, que les anfractuosités fondamentales ou primaires sont les plus profondes. Cela même est encore bien loin d*être exact. La scissure de Sylvius et la calcarine sont évidemment les plus fixes, les plus précoces des anfractuosités de Técorce; elles sont aussi celles qui s*enfoncent le plus loin dans la masse cérébrale. Hais la scissure de Rolando qui, à tous les points de vue, doit être considérée comme une des plus typiques, est, bien souvent, moins profonde que les deux sillons prae-rolandique et post-rolandique. La branche antérieure de la scissure de Sylvius, regardée par Broca comme une anfractuosité fondamentale, n*est représentée fréquemment que par une incisure à fleur d*écorce, dans la région postéro-inférieure de la troisième circonvolution frontale. Enfin la grande scissure limbique ou scissure d'Arnold, qui divise dans presque toute sa longueur la région supérieure de la face interne de Thémisphère, est absolument comblée, chez un grand nombre de sujets, par le grand pli de passage fronto-limbique.
On remarquera également, quand on aura pratiqué un certain nombre de coupes, que Tinclinaison de la surface de section dans telle ou telle direction, par rapport à la surface, modifie la profondeur apparente des anfractuosités, scissures ou sillons.
Il n*est donc possible d*apprécier exactement la profondeur réelle des plis, qu*en divisant le manteau perpendiculairement au plan même des anfractuosités qui les séparent : problème presque irréalisable. Il faut se contenter des coupes heureuses fournies par le hasard. Alors seulement on se rend compte que deux scissures et un sillon, à Texclusion de toutes les autres anfractuosités, ont une profondeur à peu près constante. Les deux scissures sont la sylvienne et la calcarine ; le sillon est le quatrième temporal ou grand sillon occipito-temporal de Pansch,
INTRODUCTION. lv
Modi/ication du type schématique à la face interne
de l'hémisphère.
Le schéma 26 est destiné à montrer l'aspect de la face interne d*un hémisphère adulte qu*on peut considérer comme à peu près schématique. Cette figure servira de point de repère pour rappeler Tétat normal lorsqu'on examinera les figures suivantes, relatives à des types anormavar.
* si X
Schéma 26. — Face interne d'un hémisphère droit du type schématique. (Yoy. également la planche II de l'Atlas.)
A, scissure de Rolando ; L, scissure limbique ; «F, premier sillon sous-frontal ; s/*, deuxième sillon sous-frontal; Oe^ scissure occipitale; IC, scissure calcarine; A'', branche Inférieure de cette scissuro ; prOy incisure pne-ovalaire ; pt, sillon pariétal transverse ; o/^, grand sillon occipito-temporal ; «/, sillon du lobule lingual ; G, circonvolution limbique; PEA, pli ou pentagone antérieur de la circonvolution limbique ; PSO, pentagone sousovalalre; PEN, pentagone du lobe carré; CQ, cap du lobe carré; T% circonvolution de l'hippocampe ou cinquième temporale; GSF, première circonvolution sou&-frontale ; GSf, deuxième circonvolution sou»-frontale ; Rf, rectangle frontal antérieur; «f, petit pli de passage flronto-limbique ; «F, grand pli de passage fronto-1 imbique ; GM A, gyrus métopique antérieur; GMP, gyrus métopique postérieur; Pa, lobule paracentral ; GQA, pli antérieur du lobe carré ; GQP, gyrus postérieur du lobe carré ; BQ, bourrelet du lobe carré; 0*, Cuneua^ coin ; 0*, gyrus lingual; 0^ gyrus ftisiforme; T*, quatrième circonvolution temporale.
La meilleure manière de s'orienter consiste toujours à préciser le trajel de la scissure limbique (L) ou de la circonvolution limbique (C). On remarquera les ourlets de cette circonvolution, au-dessus de la moitié postérieure du corps calleux. Chacun de ces ourlets a la forme d*un petit pentagone; ils sont le plus souvent au nombre de trois, 'et l'on peut les désigner par les noms de pentagone antérieur (PEA), pentagone sousovalaire (PSG) et pentagone du lobe carré (PEN). Ce dernier est situé immédiatement au-dessus et en avant d*une proéminence arrondie, attenante au splenium : le cap du lobe carré (CQ).