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Cerveau de TourgueiielF

52 FACE LNTERNE DE LIIÉMISPHÈRE.

grandes circonvolutions anléro-posléricures : la circonvolution liin bique et la première circonvolution frontale.

Les lobe^ carrés sont de petite dimension, surtout celui de rhémisphère droit; les lobules cunéiformes ont une conformation absolument classique ; la région du carrefour frontal présente une disposition presque scîhématique des deux cotés.

Il n'en est pas moins vrai que cette simplicité même comporte certaines difficultés d'interprétation.

Figure 1.

HÉMISPHÈIŒ DROIT

L. La scissure limbique circonscrit la circonvolution du corps calleux (C) dans toute sa longueur, depuis le tubercule de jonction (TJ) au-dessous du corps calleux (GC), jusqu'au bord supérieur de rhémisphère, en arrière de rcncoche de Rolando (R). Cette scissure limite également toute la première frontale où l'on reconnaît en avant le gyrus métopique antérieur (GMA) et le gyrus métopique postérieur (GMP).

sF. Le preuiier sillon sous-frontal circonscrit de la même façon le premier gyrus sous-frontal (GSP) ; mais au lieu de se prolonger en baut et eu arrière jusqu'au lobule paracentral, il s'arrête en avant du gyrus métopique postérieur (GMP). Le grand pli de passage fronto-liml)iquc (::F), qui fait suite au premier gyrus sous-frontal, se continue donc avec le gyrus métopique postérieur (GMP) au lieu de se continuer avec le lobule paracentral (Pa). Le grand sillon métopique (s3fE) est, de cette façon, interrompu dans sa continuité. Mais comme il est, malgré tout, très profond et très anfractueux, le petit sillon métopique (.<îm(?) n'existe pas; ou du moins il n'est représenté que par les très nombreuses incisures verticales qui partent (sme) du grand sillon métopique (sME).

sf. Le second sillon sous-frontal, en raison de l'énorme développement du lobe frontal, est dédoublé; les deux tronçons dont il se», compose sont remarquablement allongés dans le sens antéro-postérieur; Tun d'eux, le supérieur, se continue avec le sillon ros tral (SR).

(in.V. Le gyrus antérieur du lobe carré, repoussé en arrière par

rhyperlrophie de la région frontale, ne présente qu'un tout petit volume; tout le lobe carré lui-même est aminci au voisinage du bord supérieur de rhémisphère. La scissure sous-pariétale est divisée en deux tronçons principaux; et le bourrelet du lobe carré (BO). dont la surface est habituellement lisse, est entamé ici par de nombreuses incisures superficielles qui compensent l'absence de la branche supérieure de la scissure sous-pariétalc.

0*. Le gyms lingual, limité en bas par le grand sillon occipitotemporal (o^J, est formé de replis nombreux; le sillon du gyrus lingual (si) émet trois fortes incisures supérieures qui compliquent la circonvolution. Cette circonvolution offre une ampleur inusitée; cela est, sans doute, la compensation de l'état rudimentaire des trois circonvolutions temporales externes que nous avons déjà signalé. (Voy. figure 1 de la planche 4).

Figure 2.

HÉMISPHÈRE GAUCHE

C. La circonvolntioii limbiqne, très mince au-dessous du genou du corps calleux (GC), est très large et très épaisse on avant. Ce développement antérieur empiète fortement sur la région métopique, dont les plis sont comme comprimés et remarquablement sinueux. Une incisure transversale et étoilée occupe le genou de la circonvolution limbiquc : fait exceptionnel et qui correspond sans doute à une compensation que nous expliquerons de la façon suivante :

Toute la large portion de la circonvolution limbique qui est située au devant du genou du corps calleux n'appartient pas exclusivement à cette circonvolution. Il faut admettre qu'elle comprend la circonvolution limbique elle-même et le grand pli de passage fronto-limbiquc (xF). La circonvolution limbique (C) est en arrière de l'incisure (U); le grand pli de passage fronto-limbique {%¥) est en avant. — On remarquera d'ailleurs que, si la circonvolution limbique occupait toute la région comprise entre le genou du corps calleux (GC) et le petit pli de passage fronto-limbique (xf), il n'y aurait pas de grand pli de passage fronto-limbique (xF).

Au-dessus du genou du corps calleux (GC), la circonvolution limbique et le grand pli de passage fronto-limbique ne forment qu'un seul et même pli, limité en haut par le grand sillon méto-

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pique (sME). On sait cependant que le grand sillon métopique ne peut pas servir de limite supérieure à la circonvolution limbique ; aussi voit-on réapparaître la scissure limbique (L), plus en arrière, au-dessous du point où le grand pli de passage pariéto-frontal {%¥) se dirige vers le lobule paraccntral (Pa).

Il n'y a, dans tout cela, qu'une différence d'interprétation morphologique, dont l'importance n'apparaît pas du premier coup avec une grande évidence. Mais il faut considérer que la question des localisations est assez impérieuse pour justifier les explications de détail dans lesquelles nous entrons.

^F. Le grand pli de passage fronto-limbique présente lui-même une anomalie assez commune ; il se termine dans le gyrus métopique postérieur (GMP) au lieu d'aboixler la région antéro-inférieure du lobe paracentral (Pa).

sP. La scissure sons-pariétale est la continuation directe de la scissure limbique (L) dans le lobe carré. 11 s'en faut que cette continuité des deux scissures soit ordinaire : elle est censée appartenir aux types cérébraux inférieurs. Le lobe carré se trouve donc divisé par cette scissure en deux étages : Tun supérieur, où l'on reconnaît d'avant en arrière le gyrus antérieur du lobe carré (GQA), le gyrus postérieur (GQP) et le bourrelet (BQ) ; l'autre inférieur, où l'on voit le pentagone antérieur de la circonvolution limbique (PEA), le pentagone sous-ovalaire (PSO) et le pentagone du lobe carré (PEN). En arrière cette scissure sous-pariétale (sP) émet pourtant ses deux branches; seulement la branche supérieure est horizontale ; et ce n'est pas le bourrelet (BQ) mais le cap du lobe carré (CQ) qui est compris entre les deux branches. Pour compenser l'absence du prolongement de la branche supérieure en haut et en arrière, un tronçon isolé de la scissure sous-pariétale (sP) sépare le boun^elet (BQ) et le gyrus postérieur du lobe carré (GQP).

On remarquera enfin que, pour compenser l'absence de communication de ce dernier tronçon avec la branche principale de la scissure sous-pariétale («P), c'est le sillon pariétal transverse {pt) qui communique avec la s(îissure sous-pariétale.

Figure 1.

Cet hémisphère a (Hé dessiné d'après une pièce fraîche; dépouillée de ses membranes, et colorée par le bichromate d'ammoniaque pendant 24 heures. Le séjour dans le bichromate d'ammoniaque pendant ce délai suffit pour colorer la pièce sans la durcir ; et le procédé est, de beaucoup, le meilleur pour mettre en évideace la substance réticulaire d'Arnold qui revêt le pli de passage temporolimbique (wT) et qu'on voit avec plus de netteté sur la figure 2 (LMA).

Le mode de préparation anatomique est celui que nous avons déjà indiqué. La protubérance (PV) a été divisée transversalement par son milieu ; le cervelet ayant été ainsi détaché de la masse cérébrale, une coupe sagittale a été pratiquée sur la ligne médiane. L'hémisphère se présente alors comme une volumineuse excroissance, développée sur la partie externe du pédoncule (PP) et des tubercules quadrijumeaux (QA, QP). Nous revenons à dessein sur ces données fondamentales pour permettre de mieux comprendre la préparation de l'hémisphère représenté sur la figure suivante (fig. 2).

Après 24 heures de séjour dans la solution de bichromate d'an? moniaque, l'hémisphère, s'il a été placé sur sa face convexe, s'elale en quelque sorte, les circonvolutions s*écartent, et Ton voit apparaître les plis de passage profonds. Il y a peu de plis de passage profonds à la face interne de l'hémisphère; mais le moyen d'étude que nous indiquons est indispensable pour l'étude de la région du lobe carré, du cuneus et surtout de la scissure occipitale interne.

C'est uniquement à l'étude de ces parties qu'est destinée la figure 1 de la planche VIII.

6QA, GQP. Le gyms antôrienr et le gyms postérieur du lobe carré, séparés l'un de l'autre par le sillon pariétal transverse (p/), sont, d'autre part, séparés du bourrelet du lobe carré (BQ) par une profonde scissure qui entame le lM>rd supérieur de l'héinisphère,

et qui est la scissure sous-pariétale («P). Elle est si profonde qu'on pourrait d'abord la confondre avec la scissure perpendiculaire interne. La confusion serait ici d'autant plus facile à commettre, que, par une anomalie très remarquable, l'extrémité inférieure de la scissure sous-pariétale semble communiquer avec la scissure occipitale. 11 en résulte que le cap du lobe carré (CQ) et le pli de passage cunéo-limbique (tuO*) forment une masse bilobée, et ne sont divisés que par l'extrémité inférieure de la scissure occipitale (Oi).

BQ. Le bourrelet du lobe carré apparaît ainsi, comme un pli isolé, interposé entre la scissure occipitale (Oi) qui le limite en arrière, et la scissure sous-pariétale («P) qui le limite en avant.

Oi. La Bci&Bure occipitale interne borde en avant le cuneus (0") qui est étalé, avachi en quelque sorte, et allongé par son propre poids à l'extrémité du pli de passage cunéo-limbique (i:0*). On voit que le pli de passage cunéo-limbique (icO') s'étend depuis le cuneus (0') jusqu'à la circonvolution limbique entre le cap du lobe carré (CQ) et le pli de passage temporo-limbique (%T). Il est limité en bas par la scissure calcarine (A'). Cette scissure se termine en mourant sur le pli de passage temporo-limbique (icT). Elle est ainsi absolument indépendante de la scissure occipitale interne (Oi) ; il est donc inexact de dire que la scissure calcarine se jette en avant dans la scissure occipitale interne ; elle en est séparée par le pli de passage cunéo-limbique (wO') ; et si elle semble se jeter dans la scissure occipitale interne, c'est seulement lorsque la surface de l'hémisphère est maintenue et resserrée par ses membranes.

La disposition représentée sur cette figure ne répond cependant pas à tous les cas sans exception.

Figure 2.

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