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FACE INTERNE DU MÊME HÉMISPHÈRE APRÈS ABLATION DE LA MASSE

PROTUBÉRANTIELLE

Si l'on se reporte h la figure i de cette planche, il sera facile de se rendre compte du mode de préparation de l'hémisphère reproduit sur la figure 2.

Le cerveau étant appliqué sur sa face convexe, on relève la masse

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protiibérantiellc dans la direction indiqu(5e par le sens de traction de rérigne fixée au tubercule quadrijumeau postérieur (QP). Il va sans dire qu'on relève la masse protubéranticUe avec les doigts; rérigne déchirerait le tissu nerveux. La traction sur la masse protubéranticUe doit être suffisante pour qu'on puisse insinuer le cou teau à la partie externe de celle-ci, de façon h séparer le corps genouillé interne et le pulvinar (Pul). On sectionne alors toutes les parties qui se présentent sous le couteau à partir du corps genouillé interne, en respectant soigneusement tout ce qui appartient à l'écorce cérébrale. Le couteau passe ainsi (fig. 1) en dehors des tubercules quadrijumeaux postérieur et antérieur (QP, QA), en dehors de la glande pinéale (G) et de la commissure postérieure (CP) ; il entame le noyau interne de la couche optique (NiC), passe en dehors de Thabénule (II AB), et traverse le noyau antérieur de la couche optique (NaC). A mesure qu'on procède à cette division, il faut avoir soin de regarder de temps à autre en dessous et en dehors du pédoncule cérébral, pour s'assurer qu'on ne lèse pas l'écorce du lobe sphénoîdal.

Lorsque cette préparation est faite avec soin, on a sous les yeux les parties que représente la figure 2 de la planche VIII.

Tf. Le tubercule du fascia dentata apparait sous le splenium (SPL) comme une masse de substance grise plus ou moins volumineuse, repliée quelquefois sur elle-même conmie si elle était constituée par de petites circonvolutions*. Ce tubercule est l'extrémité postérieure du fascia dentata (Fd) qui vient de la région antérieure du lobe sphénoîdal, où il prend insertion sur le crochet ou uncus (Une).

Fd. le fascia dentata est un ensemble de petites circonvolutions régulièrement festonnées, qui s'étendent longitudinalement entre la fimbria (Fi) ou pilier postérieur du trigone et la circonvolution de l'hippocampe, laquelle se continue en arrière, avec le pli de passage lemporo-limbique (wT, fig. 1). Toute l'écorce de celte circonvolution, au voisinage du fascia dentata, est recouverte par la substance réticulée (ou réticulaire) d'Arnold (LMA).

LMA. La substance réticulaire d'Arnold commence a apparaître, en arrière, immédiatement au-dessous du splenium (SPL),

1. En réalité le tubercule du fascia dentata est la prcniiôi*e ou la plus interne des circonvolutions sous-calleuses de la corne d'Annnon, étudiées par M. Mathias Duval.

58 fa<:e interne de L'Hémisphère.

imiTiMiatcment derrière le tubercule du fascia dentata (Fd). Elle tapisse la partie la plus interne de la circonvolution de l'hippocampe, sans toucher le fascia dentata dont elle est séparée par un sillon, le sillon de l'hippocampe. En avant elle se termine sur le crochet ou uncus (Une), en avant de la bandelette de Giacomini (BGi), dont il sera question dans un instant.

FI. La flmbria ou pilier postérieur du trigone, située iinmédiament en dehors et au contact du fascia dentata (Fd), est un faisceau homogène, prismatique ou rubanné suivant les sujets, adhérent, en haut et en arrière, à la face antéro-inférieure du splenium, et qui s'insère, en avant, au sommet de l'uncus (Une). La iimbria, au devant du tubercule du fascia dentata (Tf), s'amincit et prend une forme en croissant à concavité antérieui'e. Si l'on écarte de la fimbrîa le tubercule du fascia dentata en tirant celui-ci en arrière, la fimbria se présente sous l'aspect d'une pellicule triangulaire, que M. Testut nous semble avoir décrite mieux que personne avant lui. Cette portion de la fimbria qu'on peut appeler triangle Bous-calleux (TSC) est très importante à connaître pour bien comprendre les rapports de la corne occipitale du ventricule latéral avec la fente de Richat.

TSC. Le triangle sous-callenz n'est d'ailleurs sur chaque hémisphère rien autre chose que la moitié correspondante de la lyre de David; c'est, en d'autres termes, pour chaque hémisphère, la moitié du triangle formé en arrière par l'écartement des pédon(îules postérieurs du trigone. En insinuant un stylet d'avant en arrière, immédiatement en dehors du triangle sous-calleux, on pénètre dans la corne occipitale du ventricule latéral, et le slyl(»t va buter contre l'ergot de Morand formé par le refoulement de la scissure calcarine (K) à l'intérieur du ventricule.

Telles sont les parties qu'on reconnaît au-dessous et en avant du splenium du corps calleux, sur un cerveau frais et préparé de la façon que nous avons indiquée. 11 est maintenant facile de s'orienter dans la région de l'écorce du lobe sphénoïdal.

0"^. Le lobule lingual, large et contourné sur lui-même à l'extrémité du lobe occipital, va s'amincissant progressivement d'arrière en avant, entre le cuneus (0*), situé au-dessus de lui, et le gyrus fusiforme (0*), situé au-dessous. Son extrémité antérieure va, en droite lif^ne, se confondre avec la circonvolution de l'Iiippocampe,

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bordée par le fascia dentata (Fd). Le lobule lingual est la cinquième circonvolution occipitale. La circonvolution de Thippocampe est la cinquième circonvolution temporale. On peut donc considérer ces deux circonvolutions, chez Vhommej comme une seule et même circonvolution occipito-temporale.

Cette circonvolution, toutefois, ne va pas jusqu'à l'extrémité antérieure du lobe temporal ou pôle sphénoïdal (PS). Elle est séparée du pùle sphénoïdal par un sillon {PRU)j le sillon prae-uncique, qui représente virtuellement la terminaison de la scissure limbique sur le lobe temporal (nous avons déjà rappelé ce fait, bien mis en évidence par Broca). En arrière de ce sillon, la circonvolution de l'hippocampe se renverse et se replie sur elle-même pour former le crochet (Une). C'est dans l'interstice de la portion directe de la circonvolution et de la portion réfléchie ou uncus que vient se terminer le sillon de l'hippocampe.

Une. Le crochet ou uncus de la circonvolution d'hippocampe serait libre à son extrémité postérieure, s'il ne recevait, en dehors, l'insertion de la fimbria (Fi) et en dedans, l'insertion du fascia dentata (Fd). Le fascia dentata s'insère sur le crochet par l'intermédiaire de la bandelette de Giacômini.

BGi. La bandelette de Giacômini est la terminaison antérieure de la petite circonvolution godronnéeou fascia dentata (Fd). Arrivé, d'arrière en avant, jusqu'à la pointe du crochet, le fascia dentata dépasse cette pointe, longe la face interne du crochet au fond du sillon de l'hippocampe, puis se relève à angle droit, et va mourir en s'amincissant progressivement sur la convexité supéro-interne du crochet à laquelle il est intimement accolé.

0^ Le gyms fnsifonne, ou quatrième circonvolution occipitale, appartient, d'une façon évidente, beaucoup plus à la région temporale qu'à la région occipitale. Comme, d'autre part, il se continue en avant, sans démarcation tranchée, avec la quatrième circonvolution temporale, il est encore parfaitement logique de considérer ces deux circonvolutions, chez Vhommey comme» n'en faisant qu'une seule.

T\ La troisième circonvolation temporale, ou circonvolution longitudinale inférieure de Meynert, est encore plus fusionnée, s'il est possible, avec la troisième occipitale.

Nous avons dit que la coupe avait été pratiquée sur cet hémisphère à travers la couche optique. Il nous reste à énuinérer les parties, entamées par le couteau, qui n'appartiennent pas à Técorce.

FM. Le faisceau de Tûrck-Heynert est la portion la plus posté rieure du pédoncule cérébral. Le pédoncule a été sectionné ici, juste au niveau de sa pénétration dans Thémisphère à la face inférieure de la couche optique. Le faisceau de Ti'irck-Meynert s'enfonce au-dessous et en avant du corps genouillé interne (GI), en avant et en dedans du corps genouillé externe, qu'il masque sur cette préparation.

FP. le faisceau pyramidal est la portion moyenne du pied du pédoncule cérébral. Il s'enfonce dans l'hémisphère au-dessous d'un noyau gris (fusiforme sur les coupes sagittales), le discus lentiformis (DL), sous-jacent lui-même a la couche optique.

FG. Le faisceau géniculé est la moitié postérieure du tiers antérieur du pédoncule (on ne saurait préciser davantage ni plus clairement). Il s'enfonce d'arrière en avant et de dedans en dehors, toujours situé au-devant de la couche optique.

ANL. L'anse du noyau lenticulaire est la moitié antérieure du tiers antérieur du pédoncule. Ce faisceau s'enfonce dans l'hémisphère, comme le faisceau géniculé, d'arrière en avant et de dedans en dehors; mais bientôt il change de direction, rebrousse chemin en partie, se porte en dehors et en arrière sous le faisceau géniculé.

IS. Le stratum intermedium, de couleur foncée, est un faisceau qui traverse une masse pigmentée, le locus niger de Sœmmering. Il est intermédiaire entre les faisceaux du pédoncule qui viennent d'être énumérés et la couche optique à la face inférieure de laquelle il est médiatement accolé. — 11 est situé au-dessous et en avant du discus lentiformis (DL).

GI. Le corps genouillé interne et Pul, le pulvinar, font saillie dans le carrefour venliculaire, c'est-à-dire dans cette région vide où la fente de Bichat communique virtuellement avec le ventricule latéral.

Tae. Le tsnia semi-circularis est la petite bande de fibres blanches qui sépare la couche optique (Pul) de la queue du noyau caudé (NCC).

La face inférieure du cerveau est celle où il est souvent le plus difficile de déterminer les circonvolutions av.çc quelque précision. C'est celle où les plis d'anastomoses sont le. plus inconstants, soit au point de vue de leur forme et de leurs anastomoses, soit au j)oint de vue de leur présence même. Les deux figures de cette planche représentent des hémisphères cérébraux qui, à première vue, s'écartent tellement du type schématique qu'ils peuvent passer pour monstrueux. On verra cependant, en tenant compte de certaines compensations de volume et de rapports, qu'il est possible d'appliquer aux circonvolutions de ces cerveaux la nomenclature du type schématique. Mais nous répéterons encore que pour localiser une lésion circonscrite sur des circonvolutions si anormales et si peu superposables aux schémas classiques, il est indispensable de recourir à une reproduction fidèle de chaque hémisphère en particulier.

Figure i.

FACE INFÉRIEURE d'uN HÉMISPHÈRE GAUCHE

Cet hémisphère gauche a été séparé de Thémisphère droit par une section sagittale sur la ligne médiane. Le trait de section a divisé en deux le chiasma optique (Cil), laissant intact le tubercule mamillaire gauche (TM). La protubérance (PV) est coupée sur le raphé ; en arrière de la protubérance on reconnaît le tubercule quadrijumeau antérieur (QA).

Le bord interne de Técorce est représenté d'avant en arrière : par le gyrus rectus (GR) ou circonvolution olfactive interne, qui fait suite à la première frontale (F*). Celte circonvolution (GR) va de I extrémité antérieure du cerveau, où l'on dislingue le sillon rosirai (SU), jusqu'au voisinage du chiasma optique (Cil). A ce niveau le bord interne de la face inférieure de l'hémisphère se porte en dedans vers l'espace perforé antérieur (EPA), où l'on voit plonger les racines du nerf olfactif (OL). L'espace perforé antérieur est limité en arrière par le lobule de l'hippocampe (IIL), qui passe

au-dessous de la bandelette optique (BO) ^ et qui adhère au pied du pédoncule (PP) dans une étendue de trois ou quatre millimètres. Derrière le lobule de Thippocampe, la fente de Bichat {Bf) sépare la niasse protubérantielle (PV) de la circonvolution de Thippocampc (T*) ou cinquième circonvolution temporale. Cette circonvolution rejoint sur la ligne médiane le cap du lobe carré (CQ), auquel elle est réunie par le pli de passage temporo-limbique (icT). Enfin, en arrière du cap du lobe carré, vers le sommet duquel on voit s'avancer la branche inférieure de la scissure sous-pariétale («P), apparaît la scissure occipitale interne (0/), séparée de la calcarine (A') par la pointe du cuneus (0*). Toutes ces parties sont vues, pour ainsi dire, en profil perdu, attendu qu'elles appartiennent à la face interne et non à la face inférieure de l'hémisphère.

Au niveau de Tespaco perforé antérieur (EPA) commence la vallée de Sylvius (Sj, qui, décrivant une vaste courbe à convexité antérieure, sépare le lobe frontal du lobe temporal. Cette vallée de Sylvius gagne le bord externe de la face inférieure du cer^'eau, où elle prend le nom de scissure de Sylvius (S'). Toutes les circonvolutions situées au devant de la vallée de Sylvius font partie du lobe frontal, qui, vu par sa face inférieure, s'appelle improprement lobe urbitaire ; toutes les circonvolutions, situées en arrière font partie du lobe temporal et du lobe occipital.

Les circonvolutions de la région occipito-temporale présentent ici une disposition à peu près normale.

T*. La première circonvolution temporale, limitée en arrière par le sillon parallèle (/,), se confond en avant avec la deuxième temporale (T*) pour former le pôle sphénoïdal (PS). Mais c'est la deuxième circonvolution qui se termine le plus directement au pùle sphénoïdal.

T'. La deuxième circonvolution temporale, figure le bord externe apparent de la face inférieure de l'hémisphère, car il va sans dire que rhémisphère ne présente pas de bord h ce niveau. Deux forts plis d'anastomose, à peu près constants d'ailleurs, font communiquer cette circonvolution avec la troisième (T^) et interrompent la continuité du deuxième sillon temporal (/,) ou occipitotemporal (o^,).

1. Le concau étant placé ici sur sa face convexe, le lobe de riiippocanipe est au- ^Jjf^f' dessus de la bandelette optique; mais tous les rap|H)rts que nous signalons sont i*auicné8

à la jH>silion aimlomique.

T. La troisième circonvolution temporale, très large, et qui cependant forme le bord inférieur de l'hémisphère, est repliée plusieurs fois sur elle-même ; en arrière elle semble séparée de la troisième circonvolution occipitale (C) par un prolongement du troisième sillon (0/3). Mais la séparation n'est qu'apparente: k la face externe du cerveau, la troisième temporale (T') se continue avec la troisième occipitale (0'), en dehors du troisième sillon.

T^. La quatrième circonvolution temporale, fondue avec la troisième en avant, borde l'hémisphère en avant du sillon pr»uhcique (PRU). En arrière, elle se continuerait directement avec la quatrième occipitale (0*) ou gyrus fusiforme, n'était un sillon d'anastomose transversal entre les troisième et quatrième sillons temporaux (ot^, o/J.

T^ La circonvolution de l'hippocampe, limitée en avant par le sillon prae-uncique (PRlTjy apparaît sous la forme d'un losange à grand axe antéro-postérieur et légèrement infléchi en S italique. La portion antérieure de ce losange est striée par des rides nombreuses dont les sinuosités sont parallèles à l'incurvation générale de la circonvolution. L'espace ridé appartient au lobule de l'hippocampe (HL) dont la coloration, plus claire que tout le reste de Técorce, est due à la présence de la couche réticulaire d'Arnold. — En arrière, la circonvolution de l'hippocampe se trouve réunie, comme nous venons de le dire, au lobe carré (CQ) par l'intermédiaire du pli de passage temporo-limbique (xT). Elle est limitée en dedans par la fente de Bichat (B/), et en dehors par le grand sillon occipilo-temporal (o/^) dont la continuité est interrompue par un pli d'anastomose, en avant du pli de passage temporo-limbique. L'interruption de ce grand sillon occipito-temporal est une compensation évidente du sillon de communication qui sépare le lobule fusiforme (0*) de la quatrième circonvolution temporale (T*).

Or. La troisième circonvolution occipitale forme le p(Mo occipital. Elle s'anastomose avec le gyrus lingual (0*) en dedans, et, en avant avec le gyrus fusiforme (0*).

0\ Le gyrus fusiforme, réellement allongé du forme de fuseau, outre le troisième sillon temporal (o/,) et le quatrième (o^J, communique en arrière avec la troisième circonvolution occipitale ; à sa partie moyenne il présente une incisure longitudinale, dont la longueur et la profoiuleur varient de façon à modifier plus ou moins

profondément, selon les cas, l'aspect général de toute la région temporale inférieure.

0*. Le gyms lingual, limité en dedans par la calcarine (K), en dehors par le grand sillon occipito-temporal (ot^) est divisé en deux plis par la pénétration du sillon lingual (si), branche du grand sillon occipito-temporal. Il communique en dehors avec la troisième occipitale (0*), en dedans et en haut avec la sixième (O*), derrière la bifurcation postérieure de la scissure calcarine (A').

Dans la région frontale, la détermination des circonvolutions est beaucoup moins simple. Il n'est possible de s'orienter qu'à la condition d'avoir exactement noté la situation de la branche horizontale de Sylvius (S").

S^. La branche horizontale de Sylvins, issue de la vallée de Sylvius au point où cette vallée se confond avec la scissure (8"), représente la limite interne du cap de la troisième frontale (CAP). Mais on voit que cette branche horizontale est absolument minime ; elle nait de la vallée de Sylvius par un tronc commun avec la liranche verticale (S'"). Le cap, intercalé entre ces deux branches, est réduit à quelques millimètres de surface. Il est rare de reiiconti-er un hémisphère cérébral où les branches antérieures de Sylvius soient à ce point i-udimentaires. Il s'ensuit que toute la région orbitairo devient méconnaissable.

En ellet, en dedans de la branche horizontale de Svlvius, on voit, d'habitude, marcher d'avant eu arrière un petit pli qui fait suite à la troisième fnmtale et auquel convient bien le nom de circonvolution fronto-orbitaire externe (KO"*). Ici ce pli est considérable; il est la continuation directe du cap, de dehors en dedans ; et d'autre part il se continue, au devant de la vallée de Sylvius, avec le déseil olfactif (DO), qui lui-même aboutit au pôle frontal (PF).

En général, la limite interne de la circonvolution fronto-orbitaire externe (FW) est un petit sillon, perdu à la région externe du lobule orbitaire, parallèle à la branche antérieure de Sylvius et considéré comme la continuation virtuelle du deuxième sillon frontal; ce sillon est le sillon orbitaire externe (soe).

sœ. Le sillon orbitaire externe est ici, au contraire, un grand sillon profond, qui, loin d'être perdu dans la région orbitaire exfAnui.^pare nettement le lobule orbitaire proprement dit (F*, KO*)

PLAISXJIE JX. 65

de la circonvolution oibilaire externe (FO') cl du désert olfactif (DO). Ce sillon fait suite inimédiateinent au deuxième sillon frontal (/*,), lorsque celui-ci passe de la face convexe h la face inférieure de riiémisphère. II se prolonge en dedans et en arrière jusqu'au voisinage du pùle frontal (PF). Ce développement extraordinaire compense Fabsence presque absolue de la branche antérieure de Sylvius (S*). Une conséquence de cette compensation est que le sillon en // est complètement déformé. II n'est représenté que par la branche transversale de 17/, d'où Fon voit s'élever deux rameaux ; par contre, la continuité du deuxième sillon frontal (Q avec le sillon orbitaire externe (soe), démontre aussi la continuité de la deuxième circonvolution frontale (F*) avec le lobule (U'bitaire (FO*). Conformément à une opinion très judicieusement soutenue par Her^'é, toute la portion de la région orbitaire qui est située au devant et en dedans du sillon orbitaire externe («op), appartient au lobule orbitaire proprement dit (FO*) ou h la deuxième frontale (F*) ; tout ce qui est situé en arrière et en dehors de ce sillon appartient à la troisième frontale (CAP), à la fronto-orbi taire externe (FO*) et au désert olfactif (DO).

soi. Le sillon olfactif on orbitaire interne enfin présëtitc ifci une disposition rare ; il se prolonge en avant, au delà du bulbe olfactif (OLB) et va se terminer dans une branche antérieure du premier sillon frontal {f^). Celle-ci communique également avec un rameau du deuxième sillon frontal qui aboutit au sillon rostral (SR). Ainsi le sillon orbitaire interne (soi) représente à la face inférieure du lobe frontal le prolongement réfléchi du premier sillon frontal, comme la circonvolution olfactive interne (GR) ou gyrus rectus représente le prolongement réfléchi de la pi-emière circonvolution frontale (F*).

Fignre 2.

FACE INFÉRIEURE d'uN CERVEAU*

Ce qui précède nous dispensera d'insister sur les particularités

de cette pièce. Nous signalerons seulement trois faits principaux.

1** On remarquera d'abord la grande analogie des deux lobes

1. carreau de Gambetta. Une étude détaillée de ce cerveau a été publiée par )IM. Mathias Ihiyal et Chudzinskv.

BRISSALD. 5

temporaux entre eux ; d'autre part, on peut constater leur grande différence avec le lobe temporal de la première figure. Cette différence tient au nombre, à la forme et au siège des plis d'anastomose qui unissent la troisième circonvolution temporale (T) à la quatrième occipitale (0*).

0\ Le gyms fasifonne est toujoui^ intercalé entre le troisième sillon occipito-temporal (ot^) et le grand sillon occipito-temporal (of J. Mais ici, tandis que le grand sillon occipito-temporal est continu et ne présente aucune interruption dans toute son étendue anléro-postérieure, il n'en est pas de même du troisième sillon. Des deux côtés, ce sillon est travei*sé par un large pli d'anastomose qui fait communiquer la troisième circonvolution temporale, en arrière avec le gyrus fusiforme proprement dit (0*), et en avant avec la quatrième circonvolution temporale proprement dite. Il résulte de là que c'est Tincisure médiane du lobule fusiforme qui compense par son importance le troisième sillon occipito-temporal (o/,). On notera d'ailleui*s que son extrémité antérieui*e présente, comme sur le cerveau schématique, une bifurcation à branches transversales. Mais la forme de la quatrième circonvolution occipitale (0*) est complètement modifiée. On n'a plus sous les yeux un gyrus fusiforme ; la quatrième circonvolution occipitale et la quatrième temporale sont confondues en un seul et même pli antéro-postérieur, élargi seulement en arrière.

2"* Le lobule orbitairc de l'hémisphère droit (coté gauche de la figure) n'est pas occupé en son milieu par le sillon en //. Ce lobule se compose de trois circonvolutions antéro-postérieures, auxquelles il est difficile d'attribuer un nom. Comme presque toujours, c'est la disposition de la branche horizontale de Sylvius (ff) qui commande tout le reste.

if. La branche horizontale de Sylvius est de très petite dimension. Le sillon orbitaire externe (soe) ne la compense pas. Toute la compensation réside dans le grand dévelop|)ement des deux branches latérales de 1'//. Ces deux branches latérales cependant ne sont pas reliées par le trait transversal de 17/ ; celui-ci est interrompu par un petit pli d'anastomose qui réunit Texlrémilé de la deuxième cirronvolulion frontale (F*) à la région du désert olfactif (1)0).

5" L(^ lobule orbitaire de riiéniisphère gauche (ccMé droit de la iij^iire) présente une disposition générale absolument inverse.

PLANCinS X. 67

Comme la branche horizontale de Sylvius est double, le cap est dédoublé*, ce qui diminue d'autant, par compensation, l'importance du sillon orbilaire externe (soe) réduit ici à une incisure étoilée. L'hvfMîrtrophie dcî la troisième frontale dans la région du cap l'efoulc en quelque sorte, de dehoi's en dedans, la troisième circonvolution fronto-orbi taire (FO') et la deuxième (FO*). Ce refoulement fait disparaître le trait transversal du sillon en //; mais la forme générale du lobule orbilaire se reconnaît sans difficulté.

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