‹ Anatomie du cerveau de l'homme v. 2Chapitre 3 sur 84 · XX IΫTR0DUCT10N · texte numérisé non relu

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fier que, si les circonvolutions n'ont que leur développement habituel, le système commissural qui les réunit est plus perfectionné ou simplement plus complet. Mais il ne s'agit là que d'une hypothèse; et en tout cas le fait ne parait pas entraîner de conséquences notables au point de vue

Schéma 10. — Variations d'épaisseur du corps calleux.

morphologique. Tout au plus est-il bon de l'indiquer pour expliquer les variations d'épaisseur du corps calleux qu'on observe parfois sur les coupes verticales en série.

TRI. Trigone cérébral. — De la face inférieure du corps calleux, un peu en avant du splenium (SPL) on voit s'avancer d'arrière en avant et de haut en bas un faisceau régulièrement cylindrique en apparence, mais qui se continue en s'effilant comme une lame aplatie, en dehors : c'est le trigone cérébral ou voûte à trois pilieriy ou fomix. Dans ce trajet il s'écarte donc du corps calleux; entre le corps calleux et lui, lorsque la coupe est faite exactement sur la ligne médiane, on voit s'étendre, comme un voile, une cloison verticale composée de deux minces feuillets adossés l'un à l'autre et qui représente ce qu'on appelle la cloison ou septum lucidum. Hais lorsque la coupe ne passe pas exactement sur la ligne médiane, le septum lucidum reste en dehors ou en dedans de l'hémisphère qu'on examine. Ici (schéma 9) le septum est resté adhérent à l'hémisphère gauche ; on a sous les yeux l'hémisphère droit, et l'intervalle qui sépare le corps calleux de la partie antérieure du trigone est un espace vide qui appai^tient à la cavité du ventricule latéral (corne frontale) .

Le trigone s'avance beaucoup moins loin que le corps calleux d'arrière en avant ; il s'incline de plus en plus vers le bas, devient bientôt vertical et se réfléchit d'avant en arrière. Alors il prend le nom de pilier descendant de la voûte ou du fomix (DF). Désormais, oblique en bas en arrière et un peu en dehors^ il s'enfonce dans la substance grise qui revêt la paroi du ventricule moyen et va se jeter dans le tubercule mamillaire (TH).

Couche ODtione» thalamus. •— Toutes les parties situées au-dessous dtt DartiemieDt au ventricule moyen. Toutes les parties

^«■ment au voitricule latéral. — La paroi du

INTRODUCTION. xw

Teniricule moyen est représentée par une masse grise considérable, ovoïde, allongée dans le sens antéro-postérieur : c'est la couche optique ou thalamus. On peut y reconnaître facilement deux étages : l'étage supérieur, recouvert d*un mince revêtement de substance blanche ou siratum zonale ; il se compose de trois noyaux : l"" un noyau antérieur (NaC) ou noyau antérieur du thalamus, ou corpus album subrotundum, placé immédiatement en arrière du point de réflexion du trigone; ce noyau, de forme elliptique, est incliné en bas, en avant et en dedans; 2® un noyau beaucoup plus considérable que le précédent et placé en arrière de celui-ci : noyau interne du thalamus (NiC) ; il est très allongé dans le sens antéropostérieur ; 3® un petit noyau en forme de massue, dont la grosse extrémité régulièrement arrondie est en arrière : le ganglion de l'habénule (GH). Son extrémité antérieure, très mince, très effilée, rectiligne, horizontale, forme une crête saillante, Yhabénule (HAB) ou rêne, ou frein de la glande pinéale, L'habénule se perd en avant, au-dessous du noyau antérieur (NaC), où ses fibres rejoignent, en s'éparpillant, au-devant de ce noyau, vers le pilier descendant de la voûte (DF).

L*habénule est la limite naturelle de Tétage supérieur et de Tétage inférieur du thalamus. L*étage inférieur représente la paroi plane et verticale du ventricule moyen. Il est constitué par de la substance grise ; il n'est pas, comme Tétage supérieur, revêtu par la couche blanche du stratum zonale. Vers sa partie moyenne, la substance grise de la paroi du troisième ventricule est reliée à la paroi opposée du même ventricule par un petit pont cylindrique, également formé de substance grise : la commissure molle ou moyenne (CM). Cette commissure n*est pas absolument constante ; sa forme et son siège sont variables ; quelquefois elle est double ou triple (Tenchini).

L*étage inférieur du thalamus n*est pas moins bien limité â sa partie inférieure qu'à sa partie supérieure. Son bord inférieur, en effet, est représenté par une gouttière anléro-postérieure, qui s'étend depuis l'aqueduc de Sylvius (AQ) jusqu'au fond de l'infundibulura (Inf). Cette gouttière {gouttière de Monro M), étroite en arrière, s'élargit en avant; parfois, au lieu de s'ouvrir dans l'infundibulum, elle semble se prolonger plus en haut et plus en dehors pour aboutir au trou de Monro (tim) derrière le pilier descendant de la voiite (DF). Dans son ensemble, elle décrit une courbe à convexité supérieure, qui continue la courbure générale du canal épendymaire (AQ).

L'aqueduc de Sylvius (AQ), [qui traverse d'arrière en avant la région supérieure de la masse prolubérantielle (PV), a pour paroi supérieure les tubercules quadrijumeaux.

QA, QP- Les tubercules qnadrijnmeanx antérieur et postérieur sont deux masses grises mamelonnées situées sur le prolongement des

xxu INTRODUCTION.

pédoncules cérébelleux supérieurs (Pcs). Les deux tubercules antérieurs et les deux tubercules postérieurs, divisés sur la ligne médiane par la coupe interhémisphérique, sont réunis, chacun à chacun, sur le cerveau non divisé, par des fibres commissurales dont Tensemble appartient au ruban de Rcil. Le ruban de Reil, ou faisceau triangulaire de l'isthme, est la couche superficielle de la face postéro-exteme du pont de Varole (PV). Ce système de fibres commissurales est renforcé, en avant du tubercule quadrijumeau antérieur, par une masse cylindrique de fibres transversales qu'on appelle commissure blanche postérieure (CP) et qui se trouve juste au-dessus de l'orifice antérieur de l'aqueduc de Sylvius (AQ).

G. La glande pinéale ou conarinm est un organe impair, en forme de pomme de pin, couché sur la commissure postérieure (CP) et sur le tubercule quadrijumeau antérieur (QA), immédiatement au-dessous du splcnium (SPL), dont il est séparé par la fente de Bichat. Libre en arrière, où elle flotte dans un repli de la pie-mère, la glande pinéale est reliée à la couche optique à droite et à gauche par trois pédoncules : 1® un pédoncule moyen et horizontal, qui s'enfonce directement en dehors et qui n'est pas visible à la face interne de l'hémisphère ; S"" un pédoncule inférieur, oblique en bas et en avant, et qui correspond au bord supérieur de la gouttière de Monro (M) ; 3® enfîn un pédoncule antérieur qui n'est autre que Vhabénule (HAB) ou frein de la glande pinéale. Nous avons vu, d'autre part, que l'habénule fait suite à un ganglion de l'étage supérieur de la couche optique (GH). C'est qu'en effet la glande pinéale, située sur la ligne médiane, se confond latéralement avec le ganglion de l'habénule (GH); et l'habénule (HAB) n'est que le prolongement superficiel fibreux de la masse grise commune au ganglion de l'habénule et à la glande pinéale.

CA. La commissure antérieure est un faisceau transversal, compact, divisé sur la ligne médiane par la section interhémisphérique. Placée immédiatement en avant du pilier descendant de la voûte (DF), la commissure antérieure a une surface de section régulièrement elliptique, dont le grand axe est oblique en haut et en avant. Elle sépare le pilier de la voûte du pied du septum lucidum.

PEL. Le septum lucidum ou pellucidum ou cloison transparente est le double feuillet de substance blanche qui réunit, sur la ligne médiane, la face inférieure du corps calleux (ce) à la face supérieure du trigone (TRI). L'intervalle des deux feuillets qui le composent est improprement appelé ventricule de la cloison. C'est le septum lucidum qui sépare les deux ventricules latéraux au-dessus de la voûte à trois piliers. Il se confond donc en haut avec le corps calleux, en avant avec le genou du corps calleux (GC), en bas avec la voûte; ses fibres disposées verticalement paraissent soutenir la voûte comme les câbles qui soutiennent le

HrmODUCTION. nm

tablier d'un pont suspendu. En bas et en avant, derrière le rostruin, te septum envoie un prolongement vertical jusqu'à l'espace perforé antérieur (EPA), au-devant de la commissure antérieure. Ce prolongement est le pied ou pédoncule du leptum.

psp. Le pied du septuni pellncidam a la forme d une petite bandelette blanche sitiii5e en arrière du bec du corps calleux (ROS) , avec lequel eUe se confond souvent, mais dont elle est parfois très nettement séparée. En eOet, si ces deux parties blanches sont difllcilcs à distinguer l'une de l'autre, en raison de l'identité de leur couleur, la situation plus superficielle et la direction toute spéciale des fibres du pied du septum permet, pour peu qu'on y fasse attention, d'éviter toute méprise.

Le pied du septum lucidum, large en haut, au-dessus et en avant de la commissure, alors qu'il s'épanouit dans la cloison, s'amincit progressive-

ment à mesure qu'il s'abaisse, et cela au point de n'avoir plus qu'un inîllimHrc ou deux de largeur. Dès lors il se porte obliquement en bas, en dehors et en arriére, dans la région postérieure de l'espace pei-foré antérieur, oii il est conlîgu à la lame terminale et au nerf optique (NO),

XXIV INTRODUCTION

qui sont placés immédiatement derrière lui. Quand il est arrivé, de la face interne du cerveau, à Tangle interne de l'espace perforé, il prend une direction de plus en plus oblique, presque horizontale; mais ce qui permet surtout de le reconnaître c'est que, dans cette dernière partie de son trajet, il est presque absolument parallèle à la racine externe du nerf olfactif (voy. schéma 4). Nous avons dit que celle-ci occupe, dans l'espace perforé, une région plus antérieure. Elle est séparée du pied du septum par un intervalle d'un centimètre environ (plutôt moins que plus). Tandis que la racine externe du nerf olfactif se fusionne insensiblement avec la substance blanche de l'espace perforé, le pied du septum court sur la surface de cet espace, auquel il n'est relié que par des filaments très délicats.

Le pied du septum arrive par ce trajet jusqu'au côté postéro-externe du quadrilatère, qu'il atteint en son milieu, par conséquent au voisinage de la circonvolution en crochet. Là on le perd de vue ; une partie de ses fibres se môle à la substance blanche de l'espace perforé ; l'autre partie se jette dans la substance grise du lobe temporal, dans le voisinage du lobule de l'hippocampe*.

LAT. La lame terminale (schéma 9, p. xix) est une lame transversale qu'on voit mal ici, sur le profil du cerveau, mais dont on conçoit facilement la forme et les rapports. Partie de la région postérieure du chiasma optique, où elle semble faire suite à la paroi antérieure dû l'infundibulum (Inf), cette lame remonte verticalement derrière le pédoncule du septum (psp) jusqu'au-devant de la commissure antérieure (CA), Là, elle se confond avec le pied du septum. Elle se compose do deux couches : une antérieure blanche, qui forme une véritable commis-

1. Il y a ici une confusion de mots qu'il est important d'éviter. Vicq d'Azyr, qui avait reconnu l'existence du pied du septum, l'avait décrit sous le nom de pédoncule antérieur du corps calleux. Or, il est certain que le faisceau blanc étudié par Vicq d'Azyr n'émerge pas du bec du corps calleux, mais de la cloison. Le bec du corps calleux (qui aboutit, lui aussi, à l'espace perforé) est situé au-devant du pied du septum. — Broca, bien qu'ayant adopté la si^ification attribuée par Vicq d'Azyr au pied du septum, a donné une description remarquablement exacte du trajet de ce faisceau dans l'étendue du quadrilatère. En raison de sa direction oblique en arrière et en dehors, il l'avait appelé bandelette diagonale. U supposait qu'on ne l'observait pas chez tous les sujets, et qu'en tout cas, cette bandelette se terminait dans la substance la plus superficielle de l'espace perforé, avant d'atteindre le lobule de l'hippocampe. Chez deux hommes atteints de paralysie générale, il la vit cependant se prolonger jusqu'à l'écorce grise, au voisinage du pli falciforme. « Les conditions favorables à l'apparition de cette disposition anatomiquc doivent, dit-il, varier suivant les individus et suivant le degré d'intensité et le degré d'évolution de la maladie. » Nous pensons que l'existence du pied du septum ou bandelette diagonale est constante ; il suffît, pour s'en assurer, de créer une « condition favorable à son apparition • : Cette condition, en dcliors de certains cas pathologiques, est, comme nous venons de le dire, l'iiTigation de l'espace perforé après l'arrachement du réseau vasculaire.

inTRODUCTIOn. nv

sure transversale, mais qui n'existe qu'au-dessus du chiasma optique (NO) ; nne postérieure, grise, qui sur les eûtes se continue avec la substance grise de l'infundibuluin au-dessous du pilier descendant de la voùtc (DF). Plus bas, derrière le chiasma, cette couche grise représente ce qu'on appelle la racine grue det nerft optiques. La convexité postér»snpèrteure du chiasma lui est intimement adhérente.

Le seuil ou Umen comprend encore d'auires parties qu'il est impossible de Yotr sur la foce interne de l'hémisphère, lorsque la coupe passe par

. NeC CV

^f" NaC ]sjiG Fui

pp. pédonrule célébra] ; CE, <:ari»|ienc)uillr cilrrnp: Piil, piilvioar; NiC, noyau îniDmc Aa IbalsTniis; SPL, splenium; Une, Hnctu ou crocliL'l do l'hippocampe; Ft, Ilinbria; DF. piUcrd«cvD<Janli]ela rodU;; Fil. âacia dentata; ter, (œnii testa, Tf, luberculodu taMU iIcdUU; DGI, bandirlclte de Glacninial| LXA, subsUnce rétlculaire d'Amuld; SH, i^illon de l'bippocanipo (ce sillnn o'csl repriHcnti' ki que |Kir la ligiie sinueuse qui t>>|i>Te 11 substance rétlculaire (UCA) et le hscia dentila {Pcl|; lA, continuai ion du tinni du cnrpi calleux dam le sillon ds l'hippocampe; PRV, ïillon prc-uncique; PS, |>4le spli-'HoIdll ; EPA, espace perron' anicrieur; ce, corps calleui; CC, genou du cui|b fa lieux ; ROS, rostrum; CA. commissure anli.'rieurc; NaC, anjau antcrieur du thalamus; HeC, aojaa eilernedu thalamus; CV, carrernur;Tealriculaire.

Comparer ce schéma avec la Ugure ! de la planclie Vlll. La plupart des détails de la description peuienl être suivis sur celte planche.

le milieu du pont de Varole. Il faut, pour les avoir sous les yeux, réséquer te pont de Varole et tous les organes qui appartiennent à la base du cerveau : on divise le pédoncule cérébral d'avant en arrière au niveau

XXVI INTRODUCTION

môme où il pénètre dans riiémisphère, et en respectant soigneusement les circonvolutions du lobe temporal. Le schéma 12 représente la région du seuil après cette préparation.

On voit sur ce schéma que le pédoncule cérébral (PP) pénètre dans l'hémisphère au-dessous de la masse du thalamus, avec laquelle il se confond. En arrière du pédoncule, une éminence arrondie, convexe à sa partie inférieure, représente le corps genouillé externe (GE) ; et derrière le corps genouillé externe on constate que le thalamus forme une grosse tubérosilé, libre dans le carrefour ventriculaire (CV) : cette tubérosité est le pulvinar (Pul), en partie constitué par le noyau interne de la couche optique (NiC).

Au-dessous et en avant du splenium (SPL) s'étend un ruban blanc à concavité antérieure, servant de limite à la fois à la fente de Bichat et au carrefour ventriculaire, dirigé obliquement en avant, en bas et en dehors, et se terminant sur le crochet de l'hippocampe (Une). Ce ruban est la fimbria (FI) ou pilier postérieur du trigone, La fimbria, en effet, cachée d'abord par la saillie antéro-inférieure du splenium (SPL), à laquelle elle semble adhérer, fait suite immédiatement à la voûte; elle décrit ainsi une grande courbe à concavité antérieure, de la même façon que le pilier antérieur (DF), faisant suite au trigone, décrit une grande courbe à concavité postérieure. Sur la ligne médiane, la fimbria du côté gauche est reliée à la fimbria du côté droit par des fibres transversales, accolées à la concavité antérieure du splenium, et dont l'ensemble a été désigné sous le nom de lyre de David {j)sallerium) , On ne peut bien voir ces fibres qu'en soulevant, sur un cerveau entier, le bord postérieur ou bourrelet du corps calleux. En avant la fimbria se perd, en diminuant progressivement de calibre, sur le sommet du crochet (Une).

Fd. Fascia dentata. — En dehors et un peu au-dessous de la fimbria (FI), dans toute l'étendue de celle-ci et parallèlement à sa direction, court un ourlet de substance grise, dont la largeur et les sinuosités vont en diminuant d'arrière en avant, depuis le splenium jusqu'à Vuncus : cet ourlet gris est le fascia dentata (Fd), corps bordant ou corps godronné. Tandis que la fimbria, sur la face interne de l'hémisphère, paraît émerger de la concavité antérieure du splenium, le fascia dentata parait émerger de sa convexité postérieure. Et en effet il sort du sinus du corps calleux, où il était caché, entre le corps calleux et la circonvolution limbique ; dans son trajet au fond du sinus, on désigne cette petite lamelle grise sous le nom de tœnia tecta (lec). C'est derrière le splenium que le taenia tecta augmente de volume et commence à décrire des sinuosités. Un de ses replis, sous-jacent au splenium, est appelé quelquefois tubercule du fascia ieiUaia (Tf).

La bandelette de Giacomini est l'extrémité antérieure du fascia

INTRODUCTION. xxvn

dentata à la face interne de Tuncus. Le fascia dentata ou circonvolution godronnée, avons-nous dit, devient, d'arrière en avant, de moins en moins sinueux. Parvenu au-dessous du crochet, en avant de Tinsertion antérieure de la fimbria, le fascia dentata se relève sur la convexité du crochet, à laquelle il est tout à fait adhérent. Il y est encore un peu replié sur lui-même; enfin, arrivé à la face supérieure du crochet, il s*y épuise en s'amincissant encore et disparaît.

LMA. La substance réticnlaire d'Arnold est la couche gaufrée de substance blanche qui revêt la circonvolution de Thippocampe en dedans et on peu au-dessous du fascia dentata. Elle est irrégulière sur ses deux bords; son bord externe, adjacent au fascia dentata, est représenté par un petit sillon dans lequel s'enfonce la pie-mère : c'est le sillon de Thippoeampe (SH), qui fait suite au sinus du corps calleux derrière le tsnia tecta (tec) , où il est désigné par le signe sh, La substance réticulaire d* Arnold apparaît derrière le splenium en môme temps que le taenia tecta; elle accompagne le fascia dentata (Fd) jusqu'au crochet (Une), à la surface duquel elle disparait.

En dedans de la substance réticulaire d'Arnold, s'étend la circonvolution de rhippocampe terminée en avant par l'uncus; celui-ci est limité en bas et en dedans par le sillon praî-uncique (PRU). Toutes ces parties sont de fécorce des circonvolutions ; elles n'appartiennent plus au limen,

§ V Circonvolutions cérébrales.

Les replis de la surface du cerveau, dont Tensemblc constitue le manteau des hémisphères, sont désignés en français sous le nom de circonvolutions : mot trop long et inexact, auquel Gratiolet a tenté de substituer celui de plis. Nous emploierons indifféremment ces deux mots, Tusage les ayant consacrés l'un et l'autre.

Pour les besoins de l'étude, on a divisé les circonvolutions d'un môme hémisphère en six grands départements ou lobes : le lobe frontal, le lobe pariétal, le lobe occipital, le lobe temporal, le lobe limhiqtie et le lobe de Vinsula. Les quatre premiers sont suffisamment désignés par le nom qu'ils portent. Le lobe limbique n'est autre chose que la grande cir^ convolution qui limite le seuil de l'hémisphère; au-dessus du corps calleux, en d'autres termes au-dessus du seuil, c'est la circonvolution du corps calleux ou circonvolution limbique; au-dessous du seuil, c'est la circonvolution de Vhippocampe, Quant au lobule de l'insula, c'est un groupe triangulaire de plis rectilignes disposés er éventail au fond de la scissure de Sylvius.

livra miRODUCTION.

Les lobes sont séparés les uns des autres par les scissures. Les circonvolutions dont se composent les lobes sont séparées les unes des autres par les sillons. Il ne faut pas se servir indifféremment de ces deux termes; leur acception, dans le langage anatomique, est formelle et exclusive.

Cofnme les scissures et les sillons ne sont pas partout continus les territoires de Técorce, lobes ou circonvolutions, ne sont pas assimilables à des lobules glandulaires ; ils communiquent entre eux, les lobes avec les lobes,' les circonvolutions avec les circonvolutions. Les plis qui font communiquer les circonvolutions d un lobe avec les circonvolutions d*un autre lobe sont les plis de passage (Gratiolet) ; ils sont superficiels ou profonds. Les plis qui font communiquer les circonvolutions d*un même lobe sont les plis d'anastomose (Broca) ; ils sont eux-mêmes superficiels ou profonds.

Enfin les circonvolutions sont entaillées parfois sur leurs bords ou à leur surface par des anfractuosités qui compliquent leurs sinuosités. Ces anfractuosités sont les incisures. Les incisures qui sont branchées sur une scissure ou sur un sillon sont dites incisures continues; celles qui ne communiquent ni avec les scissures ni avec les sillons sont dites incisures isolées.

Les sinuosités des circonvolutions autour des incisures continues sont les plis d'inflexion ou méandres. Les plis que séparent, sur une même circonvolution, les incisures isolées sont les plis de subdivision.

C*est à Broca que revient le mérite d'avoir proposé cette terminologie, d*en avoir démontré Tutilité, d'avoir su l'appliquer à tous les cas, et d'avoir ainsi rendu possible la détermination de toutes les parties de Técorce, conformément au desideratum du philosophe : a Que chaque chose ait un nom; que chaque chose n'ait qu'un nom; que ce nom ne désigne quune seule chose ».

Hais tous ces mots, dont le sens devrait être aujourd'hui strict et définitif, n'ont qu'une valeur générale; il s agit de les adapter à la définition de telle circonvolution donnée, de tel pli, de telle scissure, de tel sillon. Ici encore Broca nous a laissé un admirable modèle de méthode, d'analyse et de synthèse. Un de ses derniers mémoires, sous le titre modeste de Nomenclature cérébrale résoud toutes les difQcultés du problème. 11 est très regrettable que ce travail ne soit guère connu que des anthropologistes, et que ses conclusions n'aient pas été généralement adoptées dans la pratique quotidienne des dissections et des autopsies. La nomenclature proposée par Broca est de beaucoup la plus logique, la plus simple, la plus facile à apprendre et à retenir. Elle a en outre et surtout l'immense avantage de remplacer les dénominations fantaisistes ou surannées qui servent à désigner les mêmes circonvolutions, les mêmes scissures, les mômes sillons. 11 est bien certain que si l'écorce du cerveau

INTRODUCTION. xm

fêt un sujet d*étude particulièrement difficile, la difficulté n*a fait que s accroître avec la complication de la terminologie. Même dans les ouvrages classiques, comme ceux de Heynert, de Pansch, de Giacomini, les noms des mêmes choses varient tellement non seulement d'un ouvrage à un autre, mais encore d*un passage à un autre du même ouvrage, qu*il faut renoncer à la lecture courante : une clef est indispensable. Kéraval a eu Texcellente idée de réunir, dans un dictionnaire synonymique — sorte de Concordance anatomique — tous les termes actuel* ieraent employés par les auteurs des travaux les plus consultés. Mais on avouera que Tusage universel d*un seul et même langage serait infiniment préférable'.

i. n est à souhaiter que cette question soit tranchée dans un des nombreux congrès scientifiques qui se réunissent périodiquement. L'unité de poids et de mesure, l'unité du méridien, l'unité de l'heure, l'unité des valeurs électriques, etc., ont été déjà ou sont sur Je point d'être arrêtées et convenues par des congrès internationaux ; ce sont là des œuTres de première utihté et qui justifient, de temps à autre, les réunions de ce genre.

Nous avons adopté, pour la désignation des anfractuosités et des plis, la notation de Broca : 5, vallée de Sylvius; S', scissure de Sylvius (S", sa branche antérieure; 5^', sa branche verticale); Zr, scissure^ hmbique ; 0, scissure occipitale; K, scissure calcarine; B^ scissure de Rolande ; F, la circonvolution frontale ascendante ; F' F' F", les trois circonvolutions frontales ; P, la circonvolution pariétale ascendante ; P' P*, les deux circouTolations pariétales; 0»0«0'0*0'0', les six circonvolutions occipitales; T'T'PT*'!*, les cinq circonvolutions temporales; C, la circonvolution limbiquc, etc. Pour les plis supplémentaires ou inconstants, qui n'enti^ent pas dans la constitution du cerveau schématique, nous avons adopté une notation que nous nous sommes efforcé de rendre anssi explicite que possible ; elle a du moins le mérite de ne pas varier, de la première à la dernière page de cet ouvrage.

Broca avait employé les lettres italiques pour désigner les anfractuosités, et les lettres capitales pour désigner les plis. Nous avons respecté cette manière de faire qui eM. très commode pour l'auteur et plus encore pour le lecteur. On sait aussi que Broca comptait les circonvolutions à partir du bord supéricm* de l'hémisphère en suivant la face externe de haut en bas, puis la face interne de bas en haut. Chaque circonvolution cft donc facilement et suffisamment désignée par un exposant : F' V* désignent les première et deuxième circonvolutions frontales; T*,0' désignent la quatrième temporale ci la sixième occipitale. La circonvolution frontale ascendante et la pariétale ascendante, aillées par quelques auteurs circonvolutions centrales^ sont les seules qu'on ne puisse compter de cette façon. Broca les indiquait simplement par les lettres F et P.

Les scissures et les sillons sont comptés et numérotés de la même façon. Pour la simplification de la lecture nous avons désigne les anfractuosités (scissures, sillons ou iocisures} non pas par un exposant, mais par im indice (chiffre situé au-dessous de la ligne). On évite ainsi plus facilement la confusion de 0* (première circonvolution occi- [•îtale] avec Oj (premier sillon occipital) et ainsi de suite.

Les plis de passage et les plis d'anastomose, qui n'ont pas de désignation spéciale dan-s la notation de Broca, seront ici représentés chacun par la lettre ir suivie d'un autre signe.

Certaines circonvolutions, certains sillons ont des noms de convention. Nous emploierons souvent ces noms; il est bien évident, par exemple, que le nom de Coin ou Otneu* est plus bref et tout aussi facile à comprendre que celui de sixième circont^ution occipitale.

XM INTRODUCTION.

A l'époque encore peu éloignée où les plis du manteau cérébral semblaient inextricables à ce point qu'on renonçait d'avance à les décrire, Gall et Spurzheim eurent la témérité bien inspirée de rechercher les dispositions de l'écorce qui pouvaient présenter certains caractères constants de rapports et de forme. La division de l'hémisphère en grands départements lobaires par la scissure de Sylvius et la scissure de Rolando, constatée de longue date, permettait de supposer que le nombre et la répartition des circonvolutions elles-mêmes étaient soumis à des lois. C'est de ces recherches de Gall et Spurzheim que date la période vraiment scientifique de Thistoire des localisations. La partie anatomique de leurs

observations est tout à fait remarquable ; malheureusement la partie physiologique ne compte pas; c'est pure rêverie. Avec trop de précipitation peut-être, les a commissaires » de l'Académie des sciences réfutèrent le travail en bloc, et l'engouement aveugle du public pour ce qu'on appelait le système de Gall sanctionna sa condamnation en le ridiculisant. Aujourd'hui, quel médecin sait encore qu'une circonvolution s'appelait « Espoir en Dieu », une autre « Confiance en soi-même »? Gomment en effet un pareil enfantillage a-t-il pu se mêler à des investigations si consciencieuses, si ingénieuses et presque toujours si exactes?

11 n'est pas moins étonnant que la seule et véritable méthode qui pût réussir, celle qui procède de la comparaison des espèces, n'ait pas été la première mise en œuvre. On savait bien cependant que les plis du cerveau chez tous les animaux, y compris les mammifères, correspondent à un type spécifique-, c'est-à-dire qu'ils sont, pour chaque espèce, à peu près immuables; que les circonvolutions d'un mouton, par exemple, sont identiques aux circonvolutions de tous les autres moutons, du moins quant à leur nombre, leur disposition générale et leurs rapports réciproques. Les différences de volume sont, bien entendu, absolument secondaires.

De Blainville entreprit la tâche d'établir la filiation des types cérébraux chez les vertébrés; mais il ne l'acheva pas. Gratiolet, à qui il légua cette partie de son héritage scientifique, sut en tirer un parti merveilleux : il reconnut d'abord la fixité du type cérébral dans les différentes espèces de singes, et démontra que le cerveau humain n'est, au point de vue morphologique, qu'un type plus ou moins compliqué du cerveau des anthropoïdes. Les degrés, variables à l'infini, de la complication du cerveau humain n'empêchent jamais de retrouver les caractères essentiels du type fondamental; et ce type fondamental est, à très peu de chose près, le type simple et fixe des cerveaux d'anthropoïdes. Les différences, suivant les individus, sont parfois si grandes et si imprévues qu'il paraît impossible, au premier abord, de réduire tel cerveau d'homme à un cerveau d'orang ou de gibbon; mais si la superposition des détails n'est pas réalisable.

INTRODUCTION. xxxi

celle de Tensemble l*est toujours. Un musicien expérimenté n'a pas plus de peÎDe à suivre parmi les développements et les modulations d'une fugue le canevas du thème donné.

La comparaison des cerveaux d'anthropoïdes avec le cerveau humain n'a été cependant qu'un moyen d'étude ; et si elle a permis de vériGer la fixité de certains caractères dans le nombre et la disposition des circonvolutions de l'homme, elle n'a, d'autre part, révélé que des analogies. Il restait à déterminer si, entre tous les cerveaux humains, désormais subdivisés en territoires connus, les variations" des circonvolutions ne sont pas plus apparentes que réelles; si ces variations ne tiennent pas à de simples différences de volume ou de courbure ; en un mot s*il n'existe pas UD type cérébral humain, en quelque sorte idéal et susceptible d'être schématisé. Broca en France, et Ecker en Allemagne ont résolu ce problème.

Les schémas classiques d'Ecker qui représentent les faces interne, externe, supérieure et inférieure du cerveau sont â peu près irréprochables. Mais la nomenclature adoptée par ce savant anatomiste est parfois défectueuse; Les schémas de Broca sont moins simples peut-être et d'une lecture plus diflicile; par contre, la nomenclature qui les accompagne est parfaite à tous égards*.

Le travail d'Ecker a, en tout cas, l'avantage de la priorité. Il parut au moment favorable — il y a bientôt vingt ans de cela — à l'époque où l'on ne connaissait encore que la localisation de l'aphasie. Mais déjà les publications de Fritsch et Hitzig ramenaient les cliniciens à l'étude des lésions corticales circonscrites. C'est sur les schémas d'Ecker que furent collationnés les premiers cas présentés à la Société anatomique ; bientôt après ceux-là, à l'appel de M. Charcot, affluèrent de tous côtés les observations précises, grâce auxquelles la localisation cl l'indépendance des fonctions corticales passèrent irrévocablement du domaine des doctrines dans celui de la science positive. 11 ne faut pas oublier que le petit mémoire d'Ecker, quoique postérieur à la lumineuse démonstration de Broca, facilita dans une large mesure cette merveilleuse conquête physiologique à laquelle les noms de Broca et de Charcot resteront toujours attachés.

Aujourd'hui encore, on se sert des schémas d'Ecker lorsqu'on veut localiser une lésion de l'écorce. Mais il faut bien reconnaître que ces schémas sont souvent tout à fait insuffisants. Ils représentent, en effet, non pas le type du cerveau humain moyen, mais le type d'un cerveau rudimeniaire, et qui n'a même pas son équivalent sur le cerveau du fœtus, attendu que, pour une répartition équivalente des plis à la surface du

1. Les figures reproduites dans les Bulletins de la Société d* anthropologie, d'après le cerveau schématique moulé en plâtre par Broca lui-môme, sont détestables c4 indignes de ce recueil.

XXXII INTRODUCTION

cerveau fœtal, les proportions de l'ensemble sont toutes différentes. Il y a donc des lésions circonscrites qui ne peuvent pas être localisées sur le schéma; telles sont celles qui sont situées entre les circonvolutions, au fond des sillons ou des scissures. Il y en a aussi qui sont superficielles et dont il est impossible de déterminer la place exacte, parce qu'elles occupent des plis de complication, des plis d'anastomose, voire môme des circonvolutions supplémentaires qui n'existent pas sur la figure schématique. On conçoit les inconvénients qui résultent de ces défauts de concordance ; et c'est parce qu'on a toujours rapporté les localisations à un type schématique invariable, qu'on s'est trouvé dans la nécessité d'imaginer, à côté ou au pourtour^des centres absolus de l'écorce, d'autres centres [dits centres relatifs, dont la fonction et la signification restent forcément indécises.

La conclusion qu'il faut .tirer de là, c*est que les lésions circonscrites de l'écorce doivent toigours être représentées sur une figure reproduisant exactement les profils de l'hémisphère pour chaque cas particulier. Lorsqu'il s'agissait de localiser dans la région supérieure des circonvolutions centrales la fonction motrice du membre inférieur, ou, dans la région moyenne des mêmes circonvolutions, la fonction motrice du membre supérieur, il suffisait de s'en rapporterau profil du cerveau schématique; et cette méthode a rendu des services inappréciables. Hais si l'on veut localiser des fonctions corticales plus limitées, par exemple des fonctions musculaires telles que l'adduction ou l'abduction du pouce, la pronation de l'avant-bras, l'écartement des doigts, il faut préciser davantage, dans les autopsies, le siège et l'étendue des lésions. Ici, en d'autres tenues, la figure schématique est insuffisante, puisqu'elle n'indique pas le détail de la configuration corticale ; et elle ne l'indique pas, parce que le détail varie suivant les sujets. Ces localisations qui ont été si ingénieusement déterminées chez le singe par Horsley, Beevor, Semon, s'accommodent du type schématique, pour la raison bien simple que l'écorce, dans les espèces simiennes, n'est soumise qu'à de très faibles variations. Il n'en est pas de même du cerveau humain ; autant de sujets, autant de visages, dit-on ; on pourrait ajouter autant de conformations et de physionomies cérébrales. Nous insisterons plus loin sur ces variations des circonvolutions de l'homme, et nous espérons démontrer qu'elles sont régies elles-mêmes par un système de compensations réciproques dont l'économie sera facile à saisir.

§ VI Le cerveau schématique.

Tous les organes en voie de développement présentent, à un moment donné, un aspect qui réalise conune la schématisation spontanée et natu-

INTRODUCTION. xxxiii

relie de leur état adulte. Il en est ainsi du cerveau. Mais ce moment est difficile à saisir, attendu que, dès la première apparition des plis corticaux, rhémisphère humain, très différent en cela de celui de tous les autres animaux, affirme déjà son individualité. Seules les parties centrales, celles qui correspondent à la base ou au seuil, s*accroissent et se disposent d'une foçon à peu près identique. Cependant, si Ton considère les grandes difîérences des cerveaux adultes et la difficulté qu*on éprouve à les ramener plus ou moins habilement à un type schématique convenu, on reconnaîtra qu*il est préférable de rechercher encore dans Fhistoire du développement cérébral les éléments delà schématisation.

La date à laquelle les circonvolutions apparaissent est elle-même variable. Chez tel sujet, le cerveau, à trois mois, ne présente pas trace de plissement; chez tel autre, les scissures fondamentales sont déjà parfaitement reconnaissables, et par conséquent la subdivision lobaire se dessine. L*ordre dans lequel les circonvolutions s'isolent n'est pas mieux déterminé; on ne peut formuler à cet égard que des lois très générales, sur lesquelles Gratiolet et Broca ont émis des opinions différentes. 11 serait donc impossible de tirer des conclusions médico-légales formelles sur Tâge d*un fœtus d'après Tordre d'apparition de ses plis cérébraux. Le moment auquel il faut rapporter l'état schématique de l'hémisphère, au cours du développement de cet organe, n'est |rien moins que précis.

En raison des nombreux caractères différentiels qui, dès le début, manifestent cette individualité du cerveau dans l'espèce humaine, il est préférable d'arriver progressivement à la conception schématique du manteau cortical en étudiant le développement lui-même. On en vient ainsi à se convaincre que c'est vers le neuvième mois que le type schématique est réalisé avec la plus grande approximation.

Nous avons dit qu'il nous semblait logique de ne considérer à l'hémisphère que deux faces : une interne et une externe. Nous examinerons successivement le développement de l'une et de l'autre.

A. Développement de la face interne.

Vers la fin du troisième mois ou dans le courant du quatrième, on

Toit apparaître, à la partie postérieure de l'hémisphère, une incisure

horizontale : c'est le rudiment de la icissure calcarine (K, schéma 13).

Cette petite scissure sépare la région pariétale (P) de la région temporale

(T). Mais il n'y a pas encore à parler ici de lobes. La région frontale (F) se

confond avec la région pariétale (P). Quant à la région occipitale, elle

n'existe que virtuellement, en arrière de la scissure calcarine (K) au niveau

où la région pariétale (P), se confond avec la région temporale (T). Entre

la région frontale (F) et la région temporale (T), on voit s'enfoncer d'avant

BBISSAUO. c

XUIV

INTRODICTION.

en arrière et de bas en haut une anfractuosité régulière, à contour circulaire, dont le fond est exclusivement constitué par de la substance grise. C est l'espace perforé antérieur et la vallée de Sylvius (S'). De la substance grise qui tapisse cette fosse part un prolongement de substance blanche qui s'avance au-dessous de la région frontale (F) et qui présente, à son extrémité antérieure, une partie renflée. Ce prolongement nerveux est le lobe olfactif; la partie renflée est le bulbe olfactif (OLB).

Le fond de la vallée de Sylvius (S') est entouré par un bordure blanche, à concavité antéro-inférieure, large en arrière, mince en avant. Cette bor-

F, région frontale ;

P, région pariétale ;

T, région temporale ;

S\ scissure de Sylvius ;

OLB, bulbe olfactif;

FI, fimbria ;

c<r, corps calleux;

Fd, foscia dentata;

sC, sinus du corps calleux

K, scissure calcarine.

Schéma 13. — Face interne d'un hémisphère droit (fœtus de trois mois et demi ; •

grandeur naturelle).

dure est la fimbria (FI); la partie amincie en avant est Tébauche du corp calleux (ce). Elle est limitée elle-même, A sa périphérie, par un repli ourlé de l'écorce (Fd) qui représente l'ébauche du corps godronné ou fascia dentata, et qui est séparé de l'écorce proprement dite par un sillon demicirculaire (sCj, Ce sillon représentera, dans l'avenir, le sinus du corps calleux.

Sur un cerA'eau de quatre mois et demi, la scissure calcarine (K) n'a gagné ni en étendue ni en profondeur; mais au-dessus d'elle une nouvelle scissure se montre, oblique en bas et en avant : la scissure occipitale interne (OU schéma 14). Elle forme avec la calcarine un angle ouvert en arrière, dont les côtés limitent le futur lobe occipital. Au-dessous de la calcarine (K) est le lobe temporal (T) ; au-dessus et en avant de la scissure occipitale interne (Oi) est le lobe pariétal (P).

Le lobe temporal, à son extrémité antériem^e, se recourbe en arrière, formant une sorte de crochet (Une).

Les régions frontale (F) et pariétale (P) se confondent encore dans toute l'étendue du bord supérieur de l'hémisphère; mais elles sont divisées en lieux étages par deux nouvelles incisures : une moyenne (L) horizontale.

INTRODUCTION

qui sera la scissure limbique; une antérieure, verticale (sME), qui sera le grand sillon métopique. Ces deux incisures semblent être sur le prolongement Tune de l'autre et décrire une courbe à concavité inférieure, parallèle à la courbe du seuil de Thémisphére.

Le seuil de Thémisphère se compose des parties que nous avons déjà

tM£

JjTf scissure calcarine

Oiy scissure occipitale interne ;

Ff région frontale;

P, région pariétale;

T, région temporale ;

0/ Une, crochet;

L, scissure limbique;

sJf£, grand sillon métopique ;

FI, fimbria ,

Fd, fiiscia dentata ou corps godronné ;

OLB, bulbe olfactif.

Sché ma 14. — Face interne d'un hémisphère droit (tœtus de quatre mois et demi ;

grandeur naturelle).

signalées. Toutefois la fimbria (FI) se bifurque en avant : la brancbe de bifurcation supérieure sera le corps calleux ; la branche inférieure sera le pilier antérieur du trigone. Le corps godronné ou fascia dentata (Fd) sert de limite en bas à la fimbria, et en haut au corps calleux; la portion qui circonscrit le corps calleux constituera ultérieurement le taenia tecta, A cinq mois et demi environ la scissure calcarine (K) se relève en arrière et se confond en avant avec la scissure occipitale (Oi, schéma 15). La portion de l'écorce comprise entre les côtés de l'angle formé par ces deux scissures est le cuneus ou sixième circonvolution occipitale. Cette sixième circonvolution occipitale représente en réalité la partie essentielle du lobe occipital à la face interne du cerveau. La scissure occipitale interne, qui le limite en avant, (Oi) atteint le bord de Thémisphére et l'entaille plus ou moins profondément.

Au-dessous de la scissure calcarine (K) s'étend, d'arrière en avant, un grand sillon (0/4) qui sépare en deux étages ou en deux grands plis longitudinaux la région temporale. On remarquera (schéma 15) qu'il n'y a aucune solution de continuité dans le trajet de ces deux plis; qu'ils vont depuis le pôle occipital (PO), au-dessous de la scissure calcarine (K), jusqu'au pôle sphénoîdal (PS). Ces deux plis sont les quatrième et cin-

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