‹ Anatomie du cerveau de l'homme v. 2Chapitre 4 sur 84 · VI · texte numérisé non relu

VI

INTRODUCTION

quième circonvolutions temporales (T*, T*); elles mériteraient donc le nom d'occipito- temporales. La cinquième (T») fait suite, d'autre part, à la circonvolution limbique (G) en arrière du corps calleux (ce). Mais cela n*empèche qu'il n'y a pas, du moins chez l'homme, la moindi*e démarcation entre les circonvolutions temporales (T*, T*) et la région occipitale. La partie la plus reculée de la cinquième circonvolution temporale (T*^) porte, dans la nomenclature de Broca, le nom de cinquième •irconvolulion occipitale (G* schéma i5). Mais ce n'est là qu'une assimi-

SA/Fi

Schéma 15. — Face interae d'un hémisphère droit (fœtus de cinq mois

et demi à six mois).

A', scissure calcarine ; Oi^ scissure occipitale interne ; 0*, sixième circonvolution occipitale ou cunetu; 0", gyrus lingual; PO, pôle occipital; ot^^ quatrième sillon occipitotemporal^ T*, cinquième circonvolution temporale (ou de l'hippocampe); Une, crochet de l'hippocampe; T*, quatrième circonvolution temporale ; PS, pôle sphénofdal ; ce, corps calleux ; G, circonvolution du corps calleux ou limbique; L, scissure limbique; TJ, tubercule de jonction ; «JtfE, grand sillon métopiquc; F*, première circonvolution frontale ; pro, sillon prae-o val aire ; Pa, lobule paracentral.

lation avec ce qu'on observe sur le cerveau du singe, où le lobe occipital a une autonomie parfaite. Dans la nomenclature allemande cette partie postérieure de la cinquième temporale est appelée gyrus lingualis (0*). Le grand sillon qui sépare la quatrième circonvolution temporale (T*) de cinquième (T*) est le grand sillon occipito-temporale de Panoch, ou quatrième sillon temporal de BrocA (ot^)-

La scissure limbique (£) s'allonge à ses deux extrémités. L'extrémité

postérieure se relève et atteint le bord supérieur de l'hémisphère. Tout

miest^tué i sa partie postérieure appartient au lobe pariétal (P*).

lilé aotérieiire se rapproche du genou du corps calleux, et se

9 ûrférieiire de ce genou, sans rejoindre le grand sillon

INTRODUCTION. x:.xvi

métopique (sME). Tout ce qui est au-dessus de la scissure limbique appartient au lobe frontal (F*); tout ce qui est au-dessous appartient à la circonvolution limbique (C). De cette façon la circonvolution limbique se réfléchit, comme la scissure limbique (L) au-dessous du genou du corpç calleux, et là, se termine dans une saillie de Técorce qu'on peut appeler le tubercule de ionction (TJ).

Le grand sillon métopique (sME) divise le lobe frontal en deux plis. Le pli antérieur (F^) est la première circonvolution frontale, qui borde la scissure inter-hémisphérique dans toute la convexité antérieure du cerveau, et qui va, elle aussi, en suivant la convexité, aboutir au tubercule de jonction (TJ), au-dessus et en avant de la vallée de Sylvius (S). La partie du lobe frontal qui est en arriére du grand sillon métopique réunit la première frontale (F^) au tubercule de jonction (TJ) par un trajet plus court, c'est-à-dire au contact de la circonvolution limbique (C).

Enfin la première circonvolution frontale (F*) est entaillée, vers sa partie moyenne et sur le bord libre de Thémisphère, par une incisure {pro) qui sert de limite antérieure à une surface allongée, improprement désignée sous les noms de lobule ovalaire ou de lobule paracentral(Pa). Cette incisure est dite a prae-ovalaire » .

Au septième mois environ, la disposition générale des plis de Técorce commence à se rapprocher de la forme défmitive. Il y a peu de modifications à signaler (schéma 16) dans la région occipitale et dans la région temporale. On remarquera seulement que la scissure occipitale (Oe) entame de plus en plus profondément le bord supérieur de Thémisphère, où elle se continue, à la face externe qui sera étudiée ultérieurement. Les modifications les plus importantes se passent dans la région antérieure ou frontale.

La scissure limbique (L), qui forme la limite postérieure du lobe paracentral (Pa) et qui sépare la première circonvolution frontale (F*) de la circonvolution limbique (C), ne rejoint pas le grand sillon métopique. Celui-ci se prolonge au-dessous du genou du corps calleux (GC), où il prend le nom de premier sillon sous-frontal (sF) . 11 ne garde le nom de sillon métopique que dans la région sus-jacente au genou nu corps calleux. Le pli qui est situé entre ce sillon et la scissure limbique es le grand pli de passage fronto-limbique (tcF, schéma 16). 11 réunit en effet la circonvolution limbique (C) ou le tubercule de jonction (TJ) à la première circonvolution frontale (F*). Ce grand pli de passage aboutit, en haut et en arrière au lobule paracentral (Pa), audossous du sillon prse- OTalaire (pro). Un second sillon sous-frontal (s/) plus petit que le premier divise en deux étages la partie réfléchie de la première frontale. Entre Ifô deux sillons sous-frontaux {sF et «/), on voit un petit pli de passage (ici) établir encore une communication entre le tubercule de jonction

xxxvm

INTRODUCTION

(TJ) el la première circonvolution frontale (F*) ; Broca Tappelle petit pli de passage fronto-limbique.

EnGn, dans rintervalle qui sépare le lobe paracentral (Pa) du lobe occipital (0*), c'est-à-dire entre la scissure limbique (L) et la scissure occipitale {Oe), on voit une surface quadrilatérale, qu'on appelle communément le lobe carré, et qui n'est autre que la face interne du lobe pariétal. Ce lobe communique avec la circonvolution limbique par un petit pli de

Schéma 16. — Face interne d'un hémisphère droit de sept mois et demi.

ce, corps calleux ; GC, genou du corps calleux ; A', scissure calcarinc ; Oe, scissure occipitale interne faisant suite à la scissure occipitale externe; of^, grand sillon occipitotemporal; 0*, cuneus; 0", gyrus lingual; Y*, quatrième circonvolution temporale; T*, cinquième circonvolution temporale ou circonvolution de l'hippocampe ; Une, crochet de l'hippocampe; L, scissure limbique; G, circonvolution limbique; TJ, tubercule de jonction; «L, pli de passage pariéto-limbique; «P, scissure sous-pariétale; p/, sillon pariétal transverse; âf', premier sillon sous-frontal; F*, première circonvolution flrontale; icF, grand pli de passage fironto-limbique ; Pa, lobule paracentral; pro, incisurc prae-ovaloirc; «/", deuxième sillon sous-frontal; «f, petit pli de passage fronto-limbiquc.

passage (itL) : le pli de passage pariéto-limbique. A la surface du lobe carré, une profonde incisure étoilée {sP) à trois branches divise ce lobe en trois territoires suffisamment indépendants. Le plus antérieur des trois est lui-même subdivisé en deux parties par le prolongement d'un sillon (/>/), venu de la face externe de l'hémisphère : le sillon paiHélal transverse. Au neuvième mois, la disposition est la même, mais tous les plis sont plus tortueux, plus compliqués ; des incisures continues ou isolées augmentent le nombre de leurs subdivisions. C'est ainsi qu'on voit apparaître dans la région temporale un nouveau sillon (ot^) ou troisième sillon occipito-temporal ; la face interne de la région temporale présente, de ce fait, trois plis longitudinaux, qui sont de bas en haut : la troisième circonvo-

INTRODUCTION

lation temporale (T*), la quatrième (T*) et la cinquième (T*), ou circon- Tolution de Thippocampe. En avant, entre la quatrième et la cinquième, uo sillon (PRU) sépare le p^le sphénoîdal (PO) du crochet de Thippocampe (Uoe). Ce sillon (prœ-uncique) est le prolongement antérieur du grand sillon occipito-temporal (0^4). 11 sert de limite antérieure et interne au crochet» ou, pour mieux dire, à la partie renflée de Thippocampe, qui se

otj^ si

FBU

oit

Schéma 17. — Face interne d'un hémisphère droit (fœtus à terme).

£. scissure calcarinc ; Oe, scissure occipitale envoyant une branche dans le cuncus (0") ; 0/4, grand sillon occipito-temporal envoyant une branche («/) dans le gyrus lingual (0") ; o^, troisième sillon occipito-temporal ; T', troisième circonvolution temporale; T*, quatrième circonvolution temporale, se continuant en arrière avec la quatrième occipitale (G*;, ou gyrus fusi forme; T", cinquième circonvolution temporale (ou de l'hippocampe) se continuant en arrière avec la cinquième occipitale (0") ou linguale, et, on avant, avec le crochet (Une) ; PRV^ sillon praî-uncique séparant le crochet de la quatrième temporale (T*); PS, pôle sphénoîdal ; L, scissure limbiquc; C, circonvolution limbiquo; «L, pli de fiassage pariéto-limbique; GQÂ, pli antérieur du lobe carré; GQP, pli postérieur du lobe carré; BQ, bourrelet du lobe carré; sJf£, grand sillon métopiquc; sF, premier sillon sous-frontal; «F, grand pli de passage fronlu-Iimbique; Pa, lobule paracenlrai; pro^ sillon ou incisure pr»-ovalaire ; »f^ deuxième sillon sous-frontal ; « f, petit pli de passage fronto-l imbique; Rf, rectangle frontal antérieur; 5A, sillon rostral ; tma, incisure métopiquc antérieure; imp^ incisure métopique postérieure; A, scissure de Rolande; «me, incijiure métopique ; GSF, premier gyrus sous-frontal; GSf, deuxième gyrus sons-frontal ; GB. gyrus rectus.

termine par un crochet. La partie renflée dont il s*agit est le lobule de Yhippocampe, qu'il ne faut pas confondre avec la circonvolution de Thippocampe.

Dans la continuité de la cinquième circonvolution occipito-tcmporale, en arrière, vers le pôle occipital, le grand sillon occipito-temporal (0^4) envoie un prolongement constant (xl) : le sillon du lobule lingual.

La scissure calcarine (K)y au niveau où elle se relève en arrière, émet une branche inférieure, dont retendue est variable.

XL INTRODUCTION

La scissure limbique (L) présente, sur sa lèvre inférieure, des incisures continues qui entament la circonvolution limbique (C). Ces incisures donnent à la circonvolution limbique une disposition plissée (qui n*est ici que rudimentaire) et qui lui a valu le nom de circonvolution de Vourlet, Un des plis de Tourlet forme le pli de passage pariéto-limbique (?tL), qui réunit la circonvolution limbique au lobe carré.

Le lobe carré, au-dessus du prolongement postérieur de la circonvolution limbique (C). se montre déjà subdivisé en territoires distincts, d*une part, par le sillon pariétal transverse (pQ, qui établit une séparation entre le gyrus antérieur du lobe carré (GQA) et le gyrus postérieur (GQP) ; d'autre part, par la scissure sous-pariétale qui sépare le gyrus postérieur (GQP) du bourrelet du lobe carré (BQ). Le bourrelet, grand triangle isocèle, dont les deux côtés égaux sont représentés par deux des branches delà scissure sous-pariétale, a pour base la scissure occipitale (Oé),

Le grand sillon métopique (sME)y la plupart du temps séparé du premier sillon sous-frontal {sF) par un pli tardif, forme la limite antérosupérieure du grand pli de passage fronto-limbique (izF). Ce pli se continue en bas et en arrière jusqu'au tubercule de jonction, sous le nom du premier pli sous-frontal (GSF).

Le second sillon sous-frontal (sf) se prolonge en avant jusqu'à une encoche du bord de Thémisphère, qui est appelée, à tort peut-être, sillon rostral (SA). Le sillon rostral qu*on observe chez les carnivores n'a pas d'équivalent absolu chez les primates. Au-dessus du deuxième sillon sou^ frontal (s/), le petit pli de passage fronto-limbique (itf) s'étend en arrière jusqu'au voisinage du tubercule de jonction, sous le nom de deuxième pli sous-frontal (GSf). En avant, il se termine la plupart du temps dans une surface assez régulièrement quadrilatérale (Rf) : le rectangle frontal antérieur.

Au-dessous du deuxième sillon sous-frontal (sf) la première circonvolution frontale forme le bord inférieur de l'hémisphère et le bord interne de la surface orbitaire. Elle est appelée à ce niveau gynts rectus (GR).

Enfm, le bord de l'hémisphère commence à être entamé par des enailles plus ou moins profondes : à la partie postérieure du lobule paracentral (Fa), c'est l'extrémité supérieure de la scissure de Rolando (A). En avant du sillon prae-ovalaire (pro), c'est l'incisure métopique postérieure (imp). Au-dessus du rectangle frontal antérieur (Rf), c'est l'incisure métopique antérieure {inia). Le siège de ces deux incisures est d'ailleurs très variable. Il en est de même d'une incisure isolée (sme), composée parfois de plusieurs tronçons, et qui occupe l'étage supérieur de la première frontale, dans une direction parallèle à celle du grand sillon métopique (sME). On peut la désigner, suivant son importance, sous les noms de petite incisure métopique ou do petit $illon méfovinne Lorsqu'elle est

INTRODUCTION. xli

divisée en plusieurs tronçons, chacun de ceux-ci s^appellera incisure métopique.

B. — Développement de la face externe,

A la fin du troisième mois et même dans le courant du quatrième, le cerveau est encore dépourvu de plis. Nous avons dit qu*à la face interne la scissure calcarine commençait à se montrer vers celte date. 11 n*y a rien de semblable à la face externe, qui rappelle la surface corticale des lissencéphales (schéma 18). L'hémisphère est un ovoïde assez régulier, dont la partie antéro-inférieure est échancrée par une cavité peu profonde, dirigée en haut, en arrière et en dehors; cette cavité est la fosse de Sylvius. En avant et au-dessus de la fosse de Sylvius se trouve Textrémité

F, région Arontale;

P, région pariétale;

T, région sphénoldale ou temporale.

Schéma 18. — Face externe d'un cerveau de fœtus de trots mois et demi

(grandeur naturelle).

frontale (F) , directement au-dessus se trouve la région pariétale (P) ; audessous et en arrière se trouve la région sphénoîdale ou temporale (T). Pas plus qu*à la face interne, il n*est possible de reconnaître une région occipitale distincte.

Dans le courant du cinquième mois, Tanfractuosité (S*) qui s*cnfonce au-dessous de la région frontale (F) s*allonge en arrière en s*amincissant. Elle se continue en dedans et en avant avec l'espace perforé antérieur, où prend naissance le bulbe olfactif (0L6, schéma 19).

Au-dessus de la fosse de Sylvius (S'), à la surface de la région moyenne, commence à se dessiner une incisure oblique en bas et en avant, qui sera la scissure de Rolando (fî). Deux autres incisures, antéro-postérieures {fi ^^ /î)' apparaissent presque en même temps; elles deviendront les deux sillons frontaux.

Dès lors, le lobe frontal est constitué; il est représenté par toute la partie de la convexité de l'hémisphère qui se trouve en avant de la scissure de Rolando (R). Les deux sillons (fi et /*,) partagent ce lobe en trois plis parallèles, qui seront les trois circonvolutions frontales; la région commune à ces trois circonvolutions, en arrière, sera la circonvolution frontale ascendante.

XLO

INTRODUCTION

La région pariétale ne présente aucun sillon. Hais dans la région temporale, parallèlement à la direction de la fosse de Sylvius, on reconnaît déjà une incisure allongée, qui sera le premier sillon temporal (/|), ou sillon parallèle, quelquefois appelé scissure parallèle. En arrière, un deuxième sillon (^,), deuxième sillon temporal, apparaît au voisinage de la région occipitale (0). Le lobe temporal est donc» lui aussi, défmitivement constitué dans ses traits essentiels : il se compose de trois circon-

S% fosse de Sylvius;

OLB, nerf olfactif et son bulbe ;

F, région frontale;

P, région pariétale ;

f^^ premier sillon frontal ;

/*(, deuxième sillon flron- Ul;

f«, premier sillon temporal;

tg, deuxième sillon temporal;

0, région occipitale.

Schéma 19. — Face externe d'un hémisphère droit de fœtus de quatre mois et demi

(grandeur naturelle).

volutions parallèles, séparées par deux sillons (t^ et Q^ mais confondues dans rintervalle de ces sillons. En arrière, le lobe temporal se confond avec la région occipitale et avec la région pariétale.

Dans le courant du sixième mois, de grands changements surviennent. La fosse de Sylvius se ferme par le rapprochement de ses deux bords, et elle est remplacée, à la surface, par la scissure de Sylvius (S'). Le rapprochement n'est pas absolument complet (schéma 20). En avant surtout, les deux lèvres sont encore assez écartées pour qu*on distingue entre elles un mamelon (PI), qui réprésente le centre de convergence des circonvolutions de rinsula, enfermées dans la fosse de Sylvius. Cette saillie mamelonnée est le pôle de Vinsula.

L*insula est un petit groupe de circonvolutions qui sera étudié plus loin (schéma 25).

Les parties de Técorce adjacentes à la scissure de Sylvius et qui recouvrent la fosse en se rapprochant Tune de Tautre sont appelées opercule supérieur et opercule inférieur.

INTRODUCTIOH. lun

Elles sont eotaillées par des incisures dont le siège est A peu prte fixe. D eo est deux, en tout cas, situées à la région antérieure de l'opercule supérieur, dont l'apparition est précoce et dont l'importance est telle au poiot de vue de l'orientation, qu'on les a considérées comme des branches de la scissure de Sylvius. Ces deux incisures oaissent en elTet de la scis-

P, V fi P''" P" A

S'.Kloure de Sylrius; PI, pAle de l'insula ; S", bi'anclie antérieure ou boriianUle de la scissure de Sjlïiiii; S'", branche terticaleou ascendante de la scissure deSjlvimjll, scissure deRotando; ^,,prGinicrsillanlronlal: ^,.denii mière, deaiième, troisième clrconvalutianslhmtalei

dantc ; prt, >lllon pne^vlindique supérieur ;firi, «lion pivroiandiquc inférieur ; 1,, premier sillon temporal ; f„ deuxième sillon temporal ; T', T*, T', premiire, deuxième, IroisièmecirconTalutions temporales; (,„braocbesupérlciiredu preuiier sillon temporal; t,,, branche intérieure du premier sillon tuniporal ; PC, )ili eourbe ; Ot, scissure perpendiculaire eitemc;^, sillon pariétal ou interpariétal; P', circonTolution pariétale supérieure; P*, eirconiolution pariétale Inférieure; p,, sillon post-rolandique supérieur; fi„ sillon post-rolandique inférieur; J'. ci rconvolutian pariétale ascendante; GP, lobule du pli courbe; 0, pAte occipital; nO, pli Je passage pariéto-occipitat supérieur ou premier pli de passage eiterne; kP, pli de paï!iagi.' pariélo-ocdpital inFérieurou dcuiièmcplidepii-

sare de Sylvius, en avant du pôle de l'insuto (PI), par un tronc commun; l'une d'elles {S") se dirige horizontalement en avant : c'est la branche horizontale ou anlérieure de la scissure de Sylvius ; l'autre, à peu près verticaie (S'"), est la branche verticale ou atcendante de la scissure de Sylvius ; ces deux branches s'enfoncent dans la troisième circonvolution frontale (P), dont elles compliquent la forme et le (rajct. La scissure de Itolando (R) augmente de profondeur et d'étendue ; elle

XLiY LVTRODUCTION.

n*esi plus rectiligne, elle devient sinueuse; les deux sillons frontaux (fi* fi) s'allongent dans le sens antéro-postérieur, et ainsi Ton voit s*isoler plus nettement les trois circonvolutions frontales (F*, P. F'). Nous avons dit que ces trois circonvolutions prenaient naissance, en arrière, au-devant de la scissure de Rolando (A), sur une portion, de Técorce qui leur est commune et qui peut être déjà appelée circonvolution frontale ascendante (F). La frontale ascendante s*isole elle-même de plus en plus, grâce à Tapparition de deux sillons situés au-devant de la scissure de Rolando et qui, plus tard, seront parallèles à cette scissure. Le sillon supérieur {prs) ou prœ-rolandique supérieur reçoit Textrémité postérieure du premier sillon frontal (/i) ; le sillon inférieur ou prœ-rolandique inférieur {prî) reçoit Textrémité postérieure du deuxième sillon frontal (/*,).

Dans la région temporale il n*y a guère de transformations à signaler . toutefois le premier sillon ou sillon parallèle (t^) présente déjà à son extrémité postérieure une bifurcation de grande importance. Les deux branches de cette bifurcation (^n, branche supérieure, t^t, branche inférieure), forment un angle ouvert en arrière, limitant une petite portion de Técorce qui sera le pli courbe (PC). Quant au deuxième sillon (/,), il se compose de plusieurs tronçons isolés, laissant des intervalles anastomotiques entre la deuxième circonvolution temporale (T*) et la troisième (T»).

Ainsi la région frontale et la région temporale n*ont pas subi de changements très notables. Au contraire, dans la région pariétale on constate de grandes modifications.

Sur le bord supérieur de l'hémisphère, en arrière, apparaît Tencoche de la scissure occipitale (Oe), que nous avons déjà signalée à la face interne de rhémisphère. Ce qui est en arrière de la scissure occipitale est le lobe occipital (0). Au-dessous de cette encoche, un sillon profond, concave en haut et en dedans, mais dirigé, dans son ensemble, d*avant en arrière, divise en deux étages la partie supérieure de la région pariétale. Ce sillon, appelé interpariétal ou tout simplement pariétal, n*est qu'une incisure isolée. Ce qui est au-dessus de lui est le lobule pariétal supérieur (P*) ; ce qui est au-dessous est le lobule pariétal inférieur (P*) ; le lobule pariétal inférieur est relié au pli courbe (PC) par un pli intermédiaire appelé lobule du pli courbe (GP). On peut constater que le lobule du pli courbe est sur le prolongement de la première temporale (T*).

Le lobule pariétal supérieur (P*) et le lobule pariétal inférieur (P*) 3ont séparés de la scissure de Rolando (A), chacun par un petit sillon parallèle à cette scissure; le sillon post-rolandique supérieur (p^ et le sillon posiF-rolandique inférieur (p,) servent ainsi de limite postérieure à une

fimde circonvolution (P), la pariétale ascendante, bornée en avant, dans Rendue» par la scissure de Rolando (A).

INTRODUCTION. ilv

Le lobe pariétal esl donc divisé en deux lobules (P* et P') par le sillon interpariétal (p). Ces deux lobules se subdiviseront eux-mêmes ultérieurement. Déjà le lobule inférieur se compose de trois parties : la circonvolution pariétale inférieure (P^), le lobule du pli courbe (GP), et le pli courbe (PC), qu'on peut considérer comme appartenant au lobe pariétal.

Au-dessus et au-dessous du sillon pariétal (p), le lobe pariétal est relié au lobe ocipital (0) par deux plis : un pli supérieur (tc 0), qui décrit une courbe à concavité interne autour de la scissure occipitale externe (Oe) ; c*est le pli de passage pariéto-occipital supérieur ou premier pli de pasuige externe (Gratiolet). Il réunit le lobule pariétal supérieur (P') au lobe occipital (0); un pli inférieur (irP), au-dessous du sillon pariétal (p), relie le pli courbe (PC) au lobe occipital : c*est le deuxième pli de pansage externe^ ou pli de passage pariéto-occipital inférieur. 11 n*est jamais superficiel que chez Thomme ; et, pour cette raison, Gratiolet rappelait pli humain.

Vers la Gn du septième mois, tous les traits fondamentaux que nous venons d'énumérer se sont considérablement accentués, c'est-â-dire que les scissures et les sillons ont augmenté de longueur et de profondeur, de foçon à isoler davantage les lobes et les circonvolutions; mais il n*y a que peu de subdivisions nouvelles.

L*hémisphére« représenté sur le schéma 21 et qui appartenait à un fœtus de huit mois environ, n'est pas bien différent de l'hémisphère de six mois et demi représenté sur le schéma 20. La vallée de Sylvius (S) se continue avec la scissure de Sylvius; on peut remarquer que les incisures des opercules sont plus prononcées. Toutes les parties constituantes du lobe frontal ont la disposition générale qui a été décrite; toutefois, le premier sillon frontal (/i) se confond avec le prae-rolandique supérieur en arrière et ne se prolonge pas en avant. Dans la région antéro-inférieure du lobe frontal, apparaît une incisure isolée (soe)y qui sera le sillon orhitaire externe.

Dans la région temporale et dans la région pariétale, il n'y a rien à signaler; c'est dans la région occipitale (celle dont le développement est certainement le plus tardif, du moins à la face externe de l'hémisphère), qu'il y a lieu de relever les modifications les plus importantes.

Sur l'hémisphère que nous avons reproduit ici, la scissure occipitale externe (Oe) atteint le sillon pariétal (p), de telle sorte que le premier pli de passage externe n'existe pas. C'est là une anomalie qui est relativement rare chez l'adulte, mais qui ne l'est certainement pas autant chez le fœtus. D'autre part, le sillon pariétal (p) se termine en arrière dans une petite incisure transversale (OJ, qu'on doit appeler preniier sillon occipital, mais qu'on peut considérer — par assimilation avec ce qui s'observe chez les primates — comme un prolongement de la scissure occipitale externe (Oe). Ce qui se trouve au-dessus et en avant de ce premier sillon occipital est la

INTHODICTION.

première circonvolution occipitale (0*). La première occipitale fait immédiatement suite, on le conçoit, au premier pli de passage externe. Ce qui se trouve au-dessous et en arrière du premier sillon occipital (o,) est la deuxième circonvolution occipitale (0*). La deuxième circonvolution occipitale est reliée au pli courbe (PC) par le deuxième pli de passage (itP).

Schéma 21. — Face exlerne d'un liémisplièrc droit de fœtus à la On du septième mois

(plus petit que nature).

S, vallée de Sylvius se continuant à la Tace externe du cer\'eausous le nom de scissure de Sylvius ; R, scissure de Rolande ; F, fi-ontale ascendante ; F% F*, F*, première, deuxième, troisième circonvolutions frontales; f^^U^ premier et deuxième sillons frontaux; «oe, sillon orbitaire externe ; P, lobe pariétal ; p, sillon pariétal ou interpariélal ; P(, sillon post-rolandique supérieur; p,, sillon post-rolandique inférieur; Oe, scissure occipitale externe; 0|, premier sillon occipital ; o,, deuxième sillon occipital ; 0', 0", 0*, première, deuxième, troisième circonvolutions occipitales ; PC, pli courbe ; «P, deuxième pli de passage extenie; T*, T*, T*, première, deuxième, troisième circonvolutions temporales; ^,, premier sillon temporal ou sillon parallèle; f^, deuxième sillon temporal.

Enfin, cette deuxième circonvolution occipitale est limitée en bas — mal limitée d'ailleurs — par un petit sillon (o,), deuxième sillon occipital, qui est sur le prolongement du deuxième sillon temporal (^,). Ce qui est audessous du deuxième sillon occipital est la troisième circonvolution occipitale ((P), toujours confondue avec la troisième temporale (T^).

L*hèmisphère du fœtus à terme est constitué comme celui de Tadulte, avec cette seule différence que les plis sont en général moins contournés, moins compliqués et plus largement anastomosés. Le spécimen que nous avons représenté ici (schéma 22) répond assez exactement à la moyenne, et peut être considéré comme un type approximatif de cerveau schématique. Hais nous ne saurions trop répéter que les différences individuelles, commençant à se manifester avec les premiers plissements de Técorce,

INTRODUCTION

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