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POSTÉRIEURS, PUIS ENTAMANT CES TUBERCULES

Écorce.

La forme de la coupe et les rapports profonds des circonvolutions sur ces figures sont les mômes que sur la planche précédente. On remarquera seulement que la scissure limbique, s'enfonçant plus profondément dans Thémisphère, rétrécit encore davantage Tintervalle de substance blanche intercalé entre Técorcc et la face supérieure du ventricule. Il en résulte que les faisceaux sousjacents à la scissure limbique, c'est-à-dire le faisceau diffus et le faisceau compact du fornix, tassés au-dessus du corps calleux, se présentent sous l'apparence de couches plus condensas; leur teinte est plus foncée et leurs limites plus arrêtées (FI)F, FCF, fig. 32).

Au-dessous du corps calleux (ce) s'ouvre la vaste fissure de l'hippocampe (36 SU). Mais il n'en sera question que plus loin, à propos des rapports de la substance grise de la corne d'Ammon (32 Hip).

Cavité jventrloulaire.

Dès l'apparition de la corne d'Ammon sur les coupes verticales (fig. 25, 24) la cavité venlriculaire a commencé à diminuer de largeur. Elle commence maintenant à augmenter de hauteur. Elle va se bifurquer bientôt pour se prolonger en haut, au-dessus du corps strié et de la couche optique, en bas au-dessous du noyau c^udé et du pédoncule cérébral. Elle s'allonge également dans le sens latéral, obliquement en haut et en dedans. On lui reconnaît toujours la forme quadrilatérale, mais avec de profondes modifications. Sur la| figure 56 c'est un croissant à convexité supéroexlerne. L'angle inférieur et interne du croissant est le sillon du subiculum {Dsu, fig. 54, 56).

150 COUPES \Ti:RTlCO-TRANS\T.RSALES.

Substance grise.

Sur celle planche on voit surtout s'accomplir la rapide transformation de la bandelette cendrée (fasciola cinerea, Fci, fig. 52, 55 et suiv.) en fascia denlata. La bandelette grise de la circonvolution limbique devient la corne d'Ammon.

L'apparence très compliquée de chacune des coupes devient très simple lorsqu'on les examine dans leur ensemble. Nous avons déjà étudié séparément dans la corne d'Ammon deux parties, une grise, prolongement de la bandelette cendrée (Fci), et une blanche, prolongement de la substance blanche du corps calleux (LMA). Ces deux parties fondamentah^s doivent toujours ùtre décrites Tune après l'autre.

Sur la figure 51, la substance grise sous-jacente et accolée au corps calleux (Fci) se porte directement en dehors jusqu'au voisinage de la paroi ventriculaire interne et se confond avec la masse grise déjà connue de la corne d'Ammon. Il s'agit toujours, en somme, de la bandelette cendrée, située entre le corps calleux (ce) et le sillon de l'hippocampe (&7j, fig. 52). — La structure de la corne d'Ammon rappelle ici exactement ce que nous avons déjà vu sur la figure 29, c'est-à-dire une masse grise homogène au milieu de laquelle se trouve une tache blanche, et au milieu de cette tache blanche une nouvelle masse grise. Seulement tout cet ensemble, au lieu d'être perdu parmi les fibres blanches du faisceau inférieur du forceps (fig. 25, 24 et 29), est relié à présent, d'une part à la bandelette cendrée au-dessous du corps calleux, d'autre part à la subslance grise de la circonvolution de l'hippocampe (Hip).

Sur la fig. 52 on comprend ce que représente la masse grise centrale : au-dessous du corps calleux la bandelette cendrée (Fci) se renforce d'un tubercule gris (Tf) situé immédiatement au-dessous du sillon de l'hippocampe (sh, fig. 52). Ce tuln^rcule, appelé tubercule du fascia denlata, n'est autre chose que la réflexion de la circonvolution limbique ((]) au-dessous du sillon de Thippo- (îampe (.s7t). Pour s'en assurer on n'a qu'à suivre le trajet de cette massi» «.nise jusqu'à la circonvolution de l'hippocampe elle-même (Ilip); or nous savons qucî la circonvolution de l'hippocampe et la circoiiYolulion limbique sont une seule et même chose.

Sur les figun»s 51 et 52 la substance blanche de la corne (rAmiiioii, avons-nous dit, correspond à l'interstice des plis de la

PLANCHE XYI. 151

bandolelle cendrée, laquelle est recouverte par une mince couche de fibres. Cette couche blanche commence à revêtir la bandelette cendrée, d'une façon très apparente, immédiatement au-dessous du splenium. Au-dessus du splenium sa présence est moins évidente. Ici (fig. 32) on la voit recouvrir (LMA) le sillon de l'hippocampe tout entier (sh), par conséquent la substance de la bandelette cendrée (Fci) et celle du tubercule sous-jacent (Tf). Elle les revêt dans toute l'étendue de leur surface; elle suit tous leurs détours, et nous la voyons s'insinuer partout où ces deux parties grises se développent et s'enroulent. Sur les figures 32, 53, 34, elle semble séparer le fasciola cinerea (Fci) et la substance grise de l'hippocampe (Ilip). En réalité elle ne les sépare pas; elle les recouvre l'une et l'autre. Mais comme ces deux couches grises décrivent des ondulations, et comme ces ondulations sont toujours revêtues de la substance blanche (LMA), celle-ci, sur les coupes verticales, parait les séparer là où elle s'enfonce entre elles. Leur base grise ne subit aucune interruption. On peut se convaincre du fait en comparant les deux coupes 31 et 32. Sur la coupe 31, Ja substance grise du fasciola cinerea se continue avec une portion grise (Fd) située au centre de la corne d'Ammon et qui est le fascia dentata. Ce fascia dentata est séparé du tubercule (Tl) par la lame blanche (L>LV). Au contraire, sur la figure 32, le fascia dentata (Fd) ne se contimie plus avec le fasciola cinerea ; et il n'est plus séparé du tubercule (Tf). Donc toutes les parties grises de la corne d'Ammon sont en continuité ininterrompue les unes avec les autres. La lame blanche qui semble les séparer ne fait que les tapisser uniformément; et elle-même est continue. Elle a son point de départ au niveau du sillon de l'hippocampe (sA, fig. 31 et 32); et de la elle se répand et s'enfonce partout où la substance grise de la bandelette cendrée se replie sur elle-même et s'incurve.

Fd. Fascia dentata. — Sur les figures 33, 34 et suivantes, le fascia dentata s'isole et de la fasciola cinerea (Fci) et du tubercule de la bandelette cendrée (Tf). 11 paraît alors plongé au milieu d'une masse de substance blanche (LMA). Mais ce n'est qu'une apparence. La masse de substance blanche est tout simplement la lame médullaire de la corne d'Ammon sectionnée dans son plan vertical, au point précis où elle se réfléchit de la face inférieure du fasciola cinerea sur la face supérieure de la circonvolution de l'hippocampe.

COIPES VEHTICO-TKANSVKhSALES.

Ainsi, peu à peu le fascia dénia ta (Fd) diminue de surface; il en est de même de son tul)ercule (Tf); et sur les coupes les plus antérieures de cette planche (35 et 30), ces deux îlots gris (Fd et Tf) représentent la partie la plus antérieure de la substance grise de la corne d'Ammon, tout à lait au voisinage de sa surface. Encore un ou deux coups de rasoir, et la section n'intéressera plus que la substance blanche qui revôt cette substance grise.

Il s*agit maintenant de préciser les rapports du sillon de Thippocampe (sh) avec les replis de la corne d'Ammon.

fth. Nous savons que le sillon de rhippocampe est la continuation du siims du corps calhnix (sC) à la face inférieure du splenium. Sur les figures 31 ci 32, ce sillon (»st réduit à une toute petite fente (sh) interposée» (Mitre le lasciohi cinerea (Fci) et le tubercule

LMA

Coii|M* vi»rtic(>-transversale du fasriola rinciva (Fci) au niwau oi^ il so continue av(H* lo fascia donlata (Fd) et, pliiH loin, nv(*c la substance grise |de l'hippocampe (Uip). La substance r<Hi<Milaire d'Arnold (LMA) «*tablil un large trait d'union entre toutes ces parties.

Srht'ina Gi.

du fasciola cinerea (Tf). Cette lente est revêtue de la substance blanche de la corne d'Ammoii (substance réticulaire d'Arnold) (LMA). Déjà sur ces deux coupes on voit, au-dessous du tubercule, un goHe de substance* blanche, qui s'enfonce entre le tubercule et la circonvolution d(î rhippocampe». Oite dépression de la surface corticale, nîvétue d'une couche blanche, représente la section verticale de la couehc» blanche ell(»-méme, qui, sur des coupes plus antérieures (33, 34, 3.')), recouvre la même fente plus largement ouverte. Sur la coupe 35 en particulier, on s'aperyoit que la substance blanche qui enveloppe extérieurement Técorce grise, passe (lirectemeiit du fasciola cinerea et de son tubercule sur la circonvolution th» rhippocampe (Uip). Mais elle ne se réfléchit pas ainsi de haut en bas sans envoyer un prolongement entre Técorce et le fnscin (Iciitata, (|iii lui-même est un simple repli de Técorce. De lîi,

l'apparence compliquée de la lame médullaire (LMA) sur les coupes obliques ou simplement verticales qui n'intéressent pas un seul plan de substance blanche et de substance grise.

Réfléchie sur la circonvolution de l'hippocampe, la substance réliculaire d'Arnold s'y étale horizontalement de dehors en dedans jusqu'au point où la circonvolution se porte en bas et en dehors. Elle ne recouvre donc de la circonvolution de l'hippocampe que ce qui appartient au subiculum, c'est-à-dire à l'étage supérieur de cette circonvolution.

Pour ce qui a trait aux rapports de la corne d'Ammon avec la paroi interne du ventricule, nous verrons ce qu'il laut en dire, à propos du laisceau inférieur du forceps (FOi).

Substance blanche.

ce. Le corps calleux, sur cette planche, est coupé transversalement en avant du splenium. Il ne reste donc ici plus guère de fibres appartenant au forceps. Seules les fibres les plus inférieures et les plus antérieures du splenium, qui vont envelopper la corne d'Ammon, s'isolent assez nettementdes fibres directement transversales. On constate que les fibres transversales du corps calleux se portent horizontalement en dehors, au-dessus de la paroi ventriculaire, et qu'elles se recourbent en majeure partie de haut en bas et de dedans en dehors, au contact de la face externe du ventricule. Elles forment ainsi une cloison épaisse, le iapefum (TAP, fig. 54), dont les faisceaux se comportent dans cette région comme se sont comportés ceux du forceps supérieur et moyen dans des régions plus postérieures. Arrivés à l'angle inféro-externe du ventricule, ils se réfléchissent sous la paroi inférieure et vont, les uns directement en dedans, les autres obliquement en dedans et en avant, s'épuiser dans l'écorce de la circonvolution de l'hippocampe. Nous savons que cet épuisement progressif ne s'accomplit que dans l'étage inférieur de la circonvolution. Nous savons aussi que la réflexion à la face inférieure du ventricule ne se fait pas en masse, tout d'un coup, pour toutes les fibres visibles sur un plan de section, mais seulement pour quelques-unes d'entre elles. Celles-ci forment alors la couche supérieure du faisceau longitudinal inférieur; et c'est parce qu'elles ne se réfléchissent pas toutes ensemble que la couche

154 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

supérieure de ce faisceau est nécessairement moins épaisse que le tapetum lui-môme. Nous y reviendrons plus loin.

TAP. Le tapetum. La totalité des fibres du corps eallejix, en dehors de celles qui ont fourni aux faisceaux moyen et inférieur du forceps (KOm et FOi, fig. 5i), s'étend de dedans en dehors audessus du ventricule et va former la paroi externe de celui-ci. Ses fibres n'appartiennent plus à proprement parler au forceps major, quoiqu'elles n'en soient séparées par aucune démarcation appré-

ciable. Les fibres du forceps sont, en somme, les fibres du corps calleux qui se portent d'avant en arrière, du bourrelet (ou splenium) aux circonvolutions occipitales internes.

FS. Le falBcean sensitif, dont les dcnx couches sont déjà reconnaissables sur les premières figures de cette planche, se divise d'une façon évidente en deux plans sur les trois dernières figures. Ces deux plans, adossés dans toute leur hauteur, se composent de fibres à directions difl'érentes {fig. 55) ; les plus externes (FSc) se portent assez exactement dans le sens anléro-poslérieur ; les plus intenies sont, elles aussi (FSi), antéro-posiérieuies, mais en outre obliques en haut et en dedans. Ce qu'il faut remarquer ici, c'est que le faisceau seusitif qui jusqu'à présent n'avait pas été nettement arrêté à sa partie externe, s'isote avec une très grande précision, surtout en bas, au voisinage de sa réflexion sous-ventriculaire.

FLi. Le faisceau longitudinal inférieur change d'aspect ; il est réduit il une couche sur la figure 51 (FLI); il en a trois sur les coupes 5n et 50. Cela lient ii ce que la disparition, par épuisement progressif du tapetum sous le plancher du ventricule, augmente le nombre des stiatificationsdes fibres entre celle paroi venlriculaire el

l'LASCiu; XVI. \y.>

le fond (lu grand sillon occipilo-tcmporal. Mais cela ne veut pas dire que les ti'uis couches du faisceau longitudinal iiifûricur, sigiiiilées prtVtiieiiiment, se soient rcconsti tuées ici. Deux couches nouvelles (FLi, KLs) ont fait leur apparition. Klles ne représentent pas de nouveaux faisceaux. Le faisceau longitudinal inférieur est toujours formé des inôuies libres. Seulement les fibres (|ui sur une coupe précédente formaient la couche nioyeuiie, foniienl mainte* naut ta couche inférieure. Celles qui formaient la couche inférieure,

forment une couche plus inférieure cncoi-c. On comprend ainsi que les coiiehes (KLa, FLi. FLs) du faisceau longitudinal inférieur {fig. .ïî)) ne soient qu'une disposition vraiment peu différente de ce <ini avait été signalé jusqu'à présent : la couche la plus inférieure, quelque numéro qu'elle porte, répond toujours nréessairement au faisceau diffus du fornix (FDF), une fois qu'il s'est réfléchi dans le gyrus fusifonne. Quant à la couche la plus supérieure, elle répond toujours au tapetum ; les couches intermédiaires (entre la plus supérieure et la plus inférieure) répondent toujours au faisceau sensitif interne (FSi), et h une partie du faisceau

156 COIPKS VEHTICO-TRANSVKRSALES.

soiisilif externe (FSe). Il y a d'ailieurs une autre raison qui fait que le faisceau sensilif interne (FSi), parvenu au fond du silloD occipito-teinporal (o/^), paraît se stratifier en couches supplémentaires. Un constatera, en examinant la planche 7, que la cinquième eirconvohition temporale (T*) où aboutissent les fibres sensitives, perd peu h peu d'épaisseur, d'arrière en avant. Le plancher du ventricule sphénoïdal s'abaisse. Une coupe pratiquée en airière (A, Schéma 04) dans une région où les trois couches sousventriculaires sont nettement parallèles, fera voir sur la surface^ d(î section trois plans horizontaux séparés par des lignes de démarcation très arrêtées, l'ne coupe pratiquée en avant (B), en un point où l(»s trois conclues ventriculaires du faisceau longitudinal inférieur s'enfoncent obliquement dans la circonvolution de Tliippocampe, fera voir, sur la surface de section, une superposition de couches dill'érennnent teintées, et plus nombreuses que ne le sont en réalité ces couches elles-mêmes. Toutes les lois, cji (îiïet, qu'un faisceau décrit une courbe, et que cette courbe es! intéressée par la coupe sur deux points de son trajet, la st»ction fournit deux teintes dillerentes, et en général d'autant plus tranchées que le rayon de courbure du faisc(»au est plus petit.

FDF. Le faisceau diffus du fornix est visible (fig. 32 et suiv.) dans deux régions très éloignées l'une de l'autre : la région de la scissure limbique (i) oi de la circonvolution limbique, et la région du gyrus fusifornh» T*. Dans la région limbique, aplati entre la substance corticale et h» faisceau sensilif du centre ovale (CO), il se confond insensiblement avec le faisceau compact du fornix (FCF). Dans la région du gyrus fusiforme (T*), il fait suite au faisceau sensilif externe (FSe) et mùh.» quelques-unes de ses fibres avec celles du faisceau sensitif externe qui se réfléchissent sous le ventricule.

FCF. Le faisceau compact du fornix est, comme nous Favons déjà vu, sihié toujours immédiatement en dehors du cingulum (Ciii). Les coupes de cette planche étant très voisines de celles de la planche précédente, l'aspect du faisceau compact du fornix ne s'est pas modifié. Ses fibres se portent i)resque directement de dehors en dedans. Quelques-unes (fig. 54), au contact du corps calleux, présentent une coloration foncée. Ce sont les fibres les plus inférieures de ce faisceau, coupées perpendiculairement à leur axe, au moment où, venues de la partie inférieure et postérieure du lobe carré et du

cuneus, elles passent dans la circonvolution liinbique. Un peu plus en avant, devenues transversales, et se dirigeant de dehors en dedans vers la circonvolution limbique, dans le plan de la coupe, elles deviennent progressivement plus claires, puis se mêlent au réseau blanc du manteau de la circonvolution limbique (fîg. 56,FCF).

Cin, Le cingnlnm se reconnaît à des caractères parfaitement précis, d'abord au-dessus du corps calleux, puis au-dessous de la corne d'Ammon. Comme il décrit un trajet arqué à concavité antérieure établissant une anastomose entre la région antérosupérieure et la région postéro-inférieure de la circonvolution limbique (C), comme d'autre part ses fibres inférieures s'épanouissent en divergeant dans la partie inférieure de la circonvo-

Ci/j --

Coupe 33 (verlicx)-lransvc*rsale) divisant le cinguluin (6'in) au-dessus et au-dessous du corps calleux (ce).

Le faisceau du cingulum accompagne la circonvolution liinbique (C) jusque dans la circonvolution de l'hippocampe (Uip) qui fait suite à la circonvolution limbique (C).

Schéma 65.

lution liinbique ou hippocampe, il ne faut pas s'attendre k trouver son épaisseur égale dans sa partie supérieure et dans sa partie inférieure. On le voit (fig. 55), au-dessus du corps calleux, représenté par le croissant foncé, compact, homogène, à concavité interne, que nous avons déjà mentionné. Les fibres les plus foncées sont toujours celles qui sont les plus voisines du corps calleux. Ce sont les plus directes d'une extrémité du corps calleux à l'autre. — Au contraire, au-dessous de la corne d'Anunon (fig. 52, 55, 50), il est exclusivement représenté par une lame blanche, interposée entre la substance grise de l'hippocampe et le faisceau inférieur du forceps (FOi). Là ses fibres, que nous avions vues précédemment dirigées en bas et en avant, se portent en dehors et forment la partie la plus supérieure du manteau du subiculum (Hip).

158 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

FOi. Le faisceau inféiienr du forceps (fig. 32, 54, 36) occupe la partie la plus inférieure el externe du corps calleux. Mais ici, il n'y a plus, à proprement parler, de forceps. Les fibres auxquelles on a donné ce nom se dirigent en effet toujours en arrière. Ici les fibres les plus inférieures du corps calleux se portent directement en dehors, sous la forme d'une bandelette blanche, qui va former, à la face interne du ventricule, ce qu'on appelle Valveus. Le faisceau inférieur du forceps, dans ce trajet, est accolé immédiatement à la partie externe du fasciola cinerea (Fci). Il le suit jusqu'à l'ange inféro-interne du ventricule, c'est-à-dire jusqu'au sillon du subiculum (DsUy fig. 36) ; puis, arrivé là, il change de direction, ainsi qu'en témoigne la coloration foncée de ses fibres (FOi, fig. 32, 34): il s'enfonce d'arrière en avant sous la substance grise de l'hippocampe (llip, fig. 54), et peu à peu se perd dans cette partie de l'écorce sphénoïdalc.

On peut remarquer que dans la région du splenium d'où émane le faisceau inférieur du forceps (FOi), la teinte claire des fibres transversales du corps calleux devient progressivement plus foncée. Il y a en effet, en dedans du faisceau inférieur du forceps, un faisceau diffus de fibres antéro-postérieures qui, sur les coupes plus antérieures, se détachera nettement de l'alveus. Ce faisceau diffus (FI, fig. 56) représentera l'origine de la fimbria.

FOm. Le faisceau moyen du forceps est réduit à une sorte de moignon de substance blanche, cassé irrégulièrement en dehors, et flottant dans la cavité ventriculaire. La cassure est verticale; mais elle représente Tancienne voûte horizontale du ventricule. Une partie de ses fibres, après avoir recouvert la voûte du ventricule, descend dans la paroi externe de celui-ci, en dedans du faisceau supérieur du forceps et se porte en avant (FOm, fig. 55).

FOs. Le faisceau supérieur du forceps (FOs, fig. 55, 55) se continue au-dessus de la paroi ventriculaire, de dedans en dehors, avec le lapelum. 11 est le tapetum lui-même TAP; mais il ne prend ce nom que lorsqu'il redescend à la face externe du ventricule qu'il tapisse. Dorénavant il ne sera plus question du faisceau supérieur du foi'cops, mais seulement du tapetum formant la paroi ventriculaire e\t(Miu». Nous avons déjà dit que les fibres du tapetum arrivées au voisinai^e de Fangle iiiféro-extenie du ventricule se portent çn avant (TOs, (ig. 54), et puis (Misuite en dedans sous le plancher de

PLANCHE \VI. i5y

la corne occipitale, au-dessus du faisceau longitudinal inférieur (FLI).

CO. Faisceau du centre ovale. Nous avons -*u que le faisceau sensilif externe, dirigé d'avant en arrière à sa partie inférieure, s'incline en haut et en dedans à sa partie supérieure. Au-dessus du ventricule (dont il est séparé par le tapetuni (TAP), fig. 5'2), il semble inônie, autant qu'on en juge par la coloration claire de ses fibres, se porter horizontalement en dedans vers la circonvolution limbique. Cette dernière partie de son trajet, assez mal déterminée sur les coupes verticales, s'eflectue dans la région du centre ovale. Nous appellerons faisceau sensitif du centre ovale (CO) l'espace clair, triangulaire, à sommet dirigé en dedans, qui parait faire suite au faisceau sensitif externe. Cet espace clair (CO), fig. 5'2, 55, 5i, 55, 56) est limité en haut par le faisceau diffus du fornix (H)F); la démarcation est très tranchée. En bas il est limité par le tapetum (Ï\V) ; ici la distinction entre les deux faisceaux est assez difficile à établir. Le faitest que leurs fibres sont également horizontales. Mais celles du faisceau sensitif du centre ovale se dirigent en avant et en dedans, tandis que celles du tapetum se dirigent franchement en dehors. En faisant varier Téclairage de la coupe, on arrive presque toujours à constater que les deux faisceaux en question ne mélangent pas leurs fibres.

L'examen des coupes représentées sur la planche 0 permet de supposer que les fibres du faisceau sensitif du centre ovale (CO) se |)ortent en dedans vers la circonvolution limbique, en passant audessus du cingulum (Cin) et en slntriquant finalement avec celles du faisceau compact du fornix (FCF, fig. 54, 55).

FPF. Le faisceau pariéto-frontal, qui est facile à reconnaître sur les coupes 5i, 55, ne l'était pas sur les coupes 51, 5tî, 55. Cela tient à ce qu'il se compose d'une série de plans imbriqués et onduleux, dont nous donnons ici une représentation schématique (Schéma 66). Les coupes vertico-transversales or, j/, z, parallèles entre elles, divisent ces plans suivant des intersections diflérentes. En (a), par exemple, les fibres sont coupées perpendiculairement à leur ax(S au voisinage de l'écorce; en (6) elles sont coupées obliquement; en (c) elles sont coupées parallèlement. Partout où elles sont coupées perpendiculairement à leur axe, elle ont la teinte foncée qu'on distingue sur les figures 5i, 55, 56 de la planche XVI; partout

160 COUPES VERTKO-TRANSVERSALES.

OÙ elles sont coupées parallèlement à leur axe, leur Icinle esl claire. 11 s'agit là d'une disposition connue depuis longtemps et qui saute au\ yeux lorsqu'on casse des cerveaux durcis dans une solution trop concentrée d'acide chromiquc. Les surfaces de cassure correspondent aux sortes de surfaces de clivage qui séparent réellement les unes des autres les lames imbriquées du faisceau pariéto-frontal. Foville a donné une reproduction trfts exacte de cette disposition sur la planche XIV de son bel atlas. On en trouve également une ébauche,

mais beaucoup plus simple, dans l'atlas de Leuret et de Graliolet, oii elle est empruntée non plus à l'homme, mais au singe papion (pi. XXVI, fig. 1, 2, 3, 4).

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