‹ Anatomie du cerveau de l'homme v. 2Chapitre 40 sur 84 · LIMBIQUE ET LA PARTIE ANTÉRIEURE DU TUBERCULE · texte numérisé non relu

LIMBIQUE ET LA PARTIE ANTÉRIEURE DU TUBERCULE

QUADRIJUMEAU POSTÉRIEUR

Écoroe.

Les coupes, très rapprochées de celles de la planche précédente, ne s'en distinguent que par des détails insignifiants. Les explications relatives à l'écorce s'appliquent donc à ces deux planches.

PLANCHE XVm. 171

On remarquera cependant que la section de plus en plus large du pulvinar (Th) modifie l'aspect de la face interne de l'hémisphère» — Le sinus du corps calleux («C) est et continue d'être très apparent; la petite languette de substance grise qui, au-dessous de lui, s'étale sur la face supérieure du corps calleux (ce) représente le prolongement antérieur du fasciola cinerea.

A la face externe, la scissure de Sylvius (S') s'enfonce dans l'hémisphère, repoussant devant elle une couche de substance grise dont on reconnaît une tache aberrante au beau milieu de la substance blanche. Cette tache répond au fond même de la scissure ; c'est l'extrémité de son cul-de-sac postéro-interne. Ce cul-de-sac, plus ou moins profond, repousse toujours en dedans le faisceau sensitif (FSe, FSi), qui décrit une concavité externe, en général située vers le milieu de la hauteur du ventricule.

Cavité ventriculaire.

Toujours plus haute, à mesure que les coupes sont plus antérieures, elle présente, au voisinage du pulvinar une irrégularité de forme qui tient surtout ici aux rapports de la fimbria (FI). En effet, la fimbria est réduite à une lame blanche qu'on voit se rétrécir de plus en plus à sa partie inférieure ; elle flotte en quelque sorte, n'étant plus maintenue que par ses deux extrémités; les changements de position qu'elle subit sous le passage du couteau augmentent ou diminuent les dimensions de la lumière ventriculaire. Les coupes approchent de la région où le ventricule latéral sera divisé en deux étages : un supérieur, un inférieur. C'est le point où sa cavité présente son maximum de hauteur.

Substance grise.

Les particularités relevées déjà à l'occasion de la formation de la corne d'Ammon se retrouvent ici sans modifications profondes. L'aspect général de la circonvolution de l'hippocampe est le même. Nous signalerons seulement les quelques changements qui se sont accomplis depuis les coupes de la planche précédente. Celles-ci d'ailleurs leur font suite à une distance d'un quart de millimètre.

LMA. Au-dessous de la partie inféro-extornc du corps calleux et lui adhérant, on voit une tache blanche représentant la couche de

173 COUPES TERTICO-TRANSVERSUES.

substance incdullairc qui tapisse le fasciola cinerea. Elle est d'unk extrême minceur. Elle tient en avant au corps calleux (ce), avec lequel elle se confond. En arrière, elle n'est pas moins intimement fixi^c au fasciola cinerea (Fci). Sur les coupes suivantes elle disparait ; ses fibres antéro-poslcrieures, disposées sous la forme d'une iiandelette excessivement ténue, courent sur la convexité du corps

ce, CorjH callcui,

13, Coupe terlico-tnDirerule puani en *t-

riirc (lu ïorp* ciUeux i InTcrt la lame

iii<mullBire du fiuiola cinrm. Celln lime

forniv en bas, Bu^dessui du fisrii denlita

(Fil) U lame miidullairc de la codm d'im.

L lubslance r^Uculalre d'imold.

, elle fannc le irtelm de Laaeiii

desaoïu du prolongement

isciola cinerea (Fie), qui

avant, le Isnia tecU (tec).

iscii denUli.

calleux et représentent les Iraclus de Lancisi ou stries méduUairet médianes. Ces tractus sont parfois à peine visibles, tantôt plus, tantôt moins rapprochés du sinus du corps calleux.

Comme elle est adhérente en arrière au fasciola cinerea, il faut s'attendre à la retrouver sur le segment inférieur de cette couche grise à la partie supérieure de la corne d'Ammon. Elle y fonne en effet (fig. 45, 46) un revêtement blanc, étalé horizontalement (LMÂ) au-dessus de la substance grise do l'hippocampe. La lame médullaire en question est appelée encore quelquefois substance réticulaire dArnoid : elle ne se présente pas eu effet sous la forme d'une enve-

Kranininl de

' La eliTonvDl

ulion de rhippo.

■ la lime K-licu-

laire d'A

rnold (nnndeur naturelle).

Olk- lain

e ejt rendue

(rteiridentcpar

un «jour de «jieurc

ni lie d'aminoniiquc.

LMA, sulslai.

ire réiicullir

FI. ninbrii:

loppe continue et uniforme : c'est une sorte de treillis, de filet, dans les mailles duquel on reconnaît la substance grise sous-jacente. H

PUHCHE xvni.

peut donc arriver que les coupes verlico-transversales passent par les mailles grises au lieu de passer par le Irtîillis blanc. Dans ce cas la substance rcticulaire d'Arnold ou lame médullaire (LMA) semble faire défaut (voy. pi. IX, iig. 49, et pi. X, fig. 60)- 11 n'en est rien, car sur les coupes suivantes on la retrouve. Elle est sujette aussi k des variations d'épaisseur assez considérables. Elle s'amincit de dedans en dehors progressivement (fîg. 46, 47, 48), et disparaît sur le bord interne de la circonvolution de l'hippocampe. En dedans, au contraire, elle s'élargit (fig. 47), passe au-dessus du fascia dentata (Fd', fig. 44), et se continue avec la partie interne de la fimbria, mais sans mélanger ses fibres avec celles de cette dernière (FI, lig. 15).

On peut se demander si, au niveau du corps godronné, la lame médullaire LMA (fig. 48) passe toujours directement de la surface de l'hippocampe à la fimbria. 11 y a des interruptions dans sa continuité, plus nombreuses au-dessus du corps godronné que partout ailleurs. Les saillies du fascia dentata peuvent avoir pour conséquence l'amincissement de la lame médullaire. Mais ce n'est pas toul. La lame médullaire s'enfonce toujours ou envoie un prolongement entre la substance grise de l'hippocampe (LC, fig. 46) et le

Coupe >enira-lrBiuwrssk de

— LST LMA, substance rf

fascia dentata (Fd). Ce prolongement n'est pas, du reste, un simple diverticutum de la substance réliculaire. C'est une véritable invagination, dans laquelle on peut facilement l'econnaitre deux feuillets; et entre ces deux feuillets circulent des ramifications de la pie-mère. La substance blanche de la portion invaginéc s'appelle

174 COUPES VERTICO-TRANSVERSUES.

stratum lacunosum (LST). Mais, après avoir décrit son trajet circulaire autour (le la convexité inférieure du fascia dcntata (Fd), cette lame revient vers Técorcc du fascia deiitata et continue son trajet de dehors en dedans, pour aller s'adosser à la fnnbria (FI).

Fd. Le fascia deatata est la partie la plus profonde de la corne d'Ainmon. Toutes les tigurcs de la planche VVIU démontrent, comme les précédentes, qu'il n'est que la continuation de la substance grise de l'hippocampe retournée sur elle-même, comme un point d'iiiteiTogation horizontal. D'autre part, nous savons que le fascia dcntata forme une série de saillies godronnces à la surface delà

SFL-

volulioD litiihii|ui-.

circonvolution de riiippocaiiipe; qu'il est séparé de celle-ci par un sillon (sillon de l'hippocauipo) où s'enfonce le stratum lacunosum (LST, fl^^ ià} ; enfin qu'il est lu continuation du fasciula cinrrea en arrière du spleniiun du roips callcuï, D(>jii on a vu que !e fasciola cincrea s'insinuait, au-dessus du splenium, dans la profondeur du sinus du corps calleux {xC, fig. i5), et qu'il y représentait un repli de la substance gristt de la circonvolution linibique (C, fig. 45, 4")). Te repli, très mince, très effilé à son extrémité interne, n>sl que le twiiiti teiin (1er, fi^. io (^l schéma 7i), ou Iractus grîi Umgitudinal ilc Diivcnicy, ou tmclus latéral, appelé encore par les

PLANCHE XVra. 175

Allemands induseum grrtsewm*. Nous lui conserverons exclusivement le nom de tœnia tecta^ qui lui convient beaucoup mieux que tous les autres. Ainsi le corps godronné ou fascia dentata, le fasciola cinerea et le taenia tecta sont une seule et même chose ; pour mieux dire, c'est la même bandelette de substance grise, présentant, suivant les points où on l'examine, de grandes différences de volume et de forme, mais partout continue avec elle-même, sans aucune interruption. Elle parcourt un trajet considérable, demi-circulaire, tout autour du corps calleux, accolée au cingulum {Cin, fig. 44, 46) avec lequel elle a certainement d'autres rapports que des rapports de contiguïté. Elle part, en avant, de la substance grise basilaire, s'enfonce sous la circonvolution limbique, franchit le genou du corps calleux, longe son bord externe, l'accompagne en arrière jusqu'au splenium, se réfléchit derrière celui-ci et prend k ce niveau le nom de fasciola cinerea. Puis, toujours adossée à la circonvolution limbique, elle se porte du cap du lobe carré à la circonvolution de l'hippocampe, formant la lisière la plus externe du pli de passage temporo-limbique. * Arrivée à la circonvolution de l'hippocampe, elle change de nom encore une fois et devient le corps godronné ou fascia dentata.

Dans tout ce long parcours elle est intercalée entre deux tractus blancs composés de fibres longitudinales. Le tractus interne est le tractus de Lancisi. Le tractus externe est le cingulum. L'un et l'autre se retrouvent toujours, en dedans et en dehors du taenia tecta, quelle que soit la région où on l'examine et quel que soit le nom qu'on lui donne. Au-dessus et en dehors du corps calleux, le tractus blanc externe est le cingulum, avons-nous dit ; on le voit sur toutes les figures des planches précédentes et encore sur la figure 44 de la planche XVIH, accompagner la substance grise de l'hippocampe. Le tractus interne, au-dessus du corps calleux., s'appelle tractus de Lancisi (schéma 74) ; au-dessous du corps godronné il s'appelle lame médullaire de l hippocampe ou substance réticu' laire d'Arnold (LMA). Mais c'est toujours le même appareil fibreux.

Ce n'est pas tout. On peut considérer le taenia tecta et le corps godronné comme la réflexion de la substance grise corticale sur elle-même, aussi bien au-dessus du corps calleux qu'au-dessous. Le

1. Indusium (Varr. ap. Non.) désigrne en latin un peignoir de femme. N'ous avouons ne pas comprendre l'adaptation de ce mot à la disposition anatomique dont il est ici question.

COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

schéma 75 démontre qu'il ne s'agit pas là seulement d'une comparaison. Cette réflexion de la substance grise corticale est un fait réel et constant, dans toute V étendue de la circonvolution limbique.

toc

LMA

Rt'flexion du fascîa denUU (Fd) i la partie postérieure du corps calleux [ce).

Il devient le tsnia tecta (toc) à la face supérieure du corps calleux.

La substance réticulaired'Ar^ nold (LMA) devient le tractus de Lancisi (N'EL).

La circonvolution de l'hippocampe située au-dessus du quatrième sillon occipito-temporal {ot^) devient la circonvolution limbique (C).

FI, la fimbria.

SchiMna 75.

Précisément elle répond au limbe de Thémisphère, c'est-à-dire à toute la portion de l'écorcc où la substance grise s'arrête et est remplacée par de la substance blanche. En haut, c'est le corps calleux {ce) ; en bas, c'est le trigone ou son pilier postérieur, la fimbria (FI), qui limite l'écorcc. Le corps calleux se confond avec le tractus de Lancisi et s'enfonce au-dessus du taenia tecta. La fim-

Uéflexion du sillon de l'hippocampe SB dans le sinus du corps calleux («C). Cos deux sillons séparent du corps calleux (ce) les deux circonvolutions homologues :

C, la 1 imbique ou circonvolution du corps calleux ;

Ilip, la circonvolution de l'hippocampe.

L, scissure limbique.

0/4, grand sillon occipitotemporal.

Schéma 76.

bria (corps calleux réfléchi) se confond avec la lame médullaire (tractus de Lancisi réfléchi), et s'enfonce au-dessus du fascia denlata (taînia tecta réfléchi). Au niveau où la substance grise de

ce

PLANCHE XVm. 177

l'écorce se réfléchit sur elle-même, on voit un espace libre séparant les deux surfaces de cette sorte d'invagination (schéma 75). L'espace libre au-dessus du splenium s'appelle sinus du corps calleux : au-dessous il s'appelle sillon de V hippocampe; mais c'est le même sillon avec deux noms diflerents. Enfin les deux circonvolutions situées au-dessus et au-dessous de ce sillon, la circonvolution du corps calleux en haut (C), la circonvolution de l'hippocampe en bas (llip), sont une seule et môme circonvolution, dont Broca a su, avec une rare sagacité, démontrer l'autonomie par l'anatomie comparée, et qu'il a appelée la circonvolution limbique.

En poursuivant plus loin encore l'analyse de cette disposition si remarquable, on arriverait facilement à prouver que la scissure limbique (L) qui limite en haut la circonvolution limbique, n'est que la suite du grand sillon occipito-temporal (o/^), qui limite en bas la circonvolution de Thippocampe. Nous avons déjà insisté sur la constance de ce dernier sillon, sur la précocité de son apparition, sur la permanence de ses rapports profonds. Nous avons dit qu'il était le lieu d'insertion du faisceau diffus du fornix, aussi bien dans la région pariétale interne que dans la région temporale interne. Toutes ces raisons suffisent, et au delà, pour justifier son assimilation avec la scissure limbique.

LC. La substance grise de la circonvolution de rhippocampe, avant de se terminer dans le fascia dentata (Fd), décrit une double couibe dont le sens est invariable. C'est une sorte d'S italique, couchée horizontalement sur le subiculum. 11 est important de désigner par un nom spécial chacune des parties de cette courbe. La portion verticale interne, grise jusqu'à la surface (Hip), est l'écorce de l'hippocampe proprement dit. La portion horizontale, recouverte par la lame médullaire (LMA), est l'écorce ou substance grise du subiculum. Le subiculum a pour limite supérieure cette surface et pour limite inférieure le prolongement virtuel de l'angle inférointerne de la cavité ventriculaire. Ce prolongement (Dsu) est le diverticulum latéral du subiculum ; nous avons vu déjà qu'il divise en deux étages, jusqu'à l'écorce, le manteau de la circonvolution de l'hippocampe. La portion verticale de l'écorce, adjacente à la face externe du stratum lacunosum (LST), sera le segment interne de la lamina convoluta (LC) ; la portion horizontale interposée entre le stratum lacunosum et le sillon du subiculum sera le segment

BRISSAUD. 12

178 COUPES VERTlCO-TRANSTEEtSALES.

moyen de la lamina convolula (LC). La portion verticale, remontante, sous-adjacente h l'alveus (ALV), sera le segment externe de la

Bï|i, rirconvalnllon de rhïppocain|>«. dont la face Aupëricurc, ou subiculum. est (ipiné* pir la substance réticulairp d'Arnold (LIA). La subslancc gr'» de tliippoompe *e réSécbil en bas et en dehors pour Tonner Im Irais Eegmenlsfmlcrne, majpn et eilenie)de ti limita (LC, LC, LC').

lula, qu'il s^pirc d Tenlrieulairc infêro-ialeriK

slralum ticuooiniii, si^pare la lamina coanilula

denlala (Fd).

LC hilcdn rtscia dentita.

ScliOnia 77. — Cou|jo ïerlico-lransïere»le de l'hippocampe.

lamina convolula (LC"). La portion amincie, à laquelle le fascia deiitata (Kd) est comme appendu, sera — et s'appelle d'ailleui-s déjà — le hile du fascia dentala (liFd).

La substance grise de la cinnc d'Ainmon n'est donc qu'une sorte d'enroulement de la substance grise de l'écorce de l'hippocampe,

Schéma ^^pr¥sentant le ren-

I (cr), pour former eia ilenlala (Fd) el lia teeta (lec).

dniis nn sens inverse de celui que présente le reste de l'écorce sur toiili' l;i siipcrficit- (k' rhômifiplH"'rc. Comme elle se compose csscn-

PLANCHE XYfll. 170

liellement du fàscia dentata et de ses prolongements supéro-antérieurs (le fasciola cinerea et lelœnta tecla), on reconnaîtra le même enroulement de la substance corticale sur le bord libre de ces dernières parties. La figure schématique ci -dessus permet de com-, prendre immédiatement cette disposition. Il nous reste à examiner les portions blanches de la corne d'Ammon.

FI. La flmbria (fig. 44, 45, 46, 48) occupe la partie inférieure et externe du corps calleux, où ses fibres antéro-postérieures, diffuses, dissociées par les fibres transversales du corps calleux, se portent en dehors et en bas, jusqu'au voisinage du fascia dentata. Elles forment une bonne partie du faisceau oblique qui joint encore le splenium (CR) à la circonvolution de Thippocampe (Hip, fig^ 47). Mais elles ne représentent pas la totalité de cette bandelette ; elles n'en occupent que la moitié interne, ou les deux tiers internes. Le tiers externe est occupé par Talveus dont il va être question. A sa partie supérieure la fimbria est donc dirigée d'avant en arrière, là où elle est encore mélangée avec les fibres du corps calleux. Plus loin en arrière, elle se porte en bas et en dehors, et sa teinte devient claire ; enfin, tout à fait en bas, elle se porte en avant, au-dessus du corps godronné, et sa couleur est plus foncée. C'est au contact du corps godronné qu'on peut la voir (fig. 45) se continuer de dehors en dedans avec la lame médullaire.

TSC. L'alvena (désigné jusqu'à présent par le signe ALV) se détache de la fimbria vers le milieu du parcours oblique de celle-ci. C'esl-à-dire que le couteau laisse flotter ses fibres dans la cavité ventriculaire(fig. 46), alors que la fimbria reste compacte. L'alveus, en effet, n'a que des rapports de contiguïté avec la fimbria. 11 lui est simplement accolé et la moindre action mécanique les détache l'un de Tautre. 11 n'est plus d'ailleurs représenté ici que par une très mince lamelle, dont nous avons déjà parlé, et que nous avons désignée sous le nom de triangle sous-calleux (TSC). C'est celte lamelle qui, un peu plus en arrière, se continuait avec la face externe de la corne d'Ammon dans le ventricule. Elle forme la paroi interne du ventricule ; on la retrouve, aiM«i bien en avant qu'en arrière (fig. 45, ALV), adossée au segment externe de la lamina convoluta (45, LC). Elle est le prolongement le plus inférieure du splenium. Sur les figures 47, 48, l'alveus présente encore quelques encoches; il devient de plus en plus mince. Ce décollement: de

180 COtPES \'ERTlCO-TBA.NSVERSAiES.

t'alvcus cl de la fimbria est inévitable quand la cavité vcntriculaJre n'est pas remplie de tiiï ou de paraffine.

QA. Le tubercule qnadrijnmean antérienr est représenté sur le schéma 79 tel qu'il apparaît sur les coupes verticales (%. 43).

Srhr'ina repréMDtiDl sur une coupe

Tfrtico-lrantTcrealc b r^e'vudu ^' borculcquidrumimu aulûricu riW)-

II se compose d"uno masse grise (QA) recouverte d'une lame blanche siipcrticielie (ZSQ) (stratiim zonalc des tubercules quadi-ijumeaux) dont nous verrous le» rapports ultérieiiroment. Il repose sur une lame blanche de fibres diri^'ées obliquement en haut el en dedans : le laqueus (Laq, schéma 79).

Au-dessus et en dedans du tubercule quadrijumeau antérieur, on recoimalt la coupe vert ico- transversale de la glande pinéalc (G), couchée sur la gouttière m^liane, antéro-postérieure. qui sépare l'un de l'autre les deux tubercules gauche et droit (45, 48).

Th. Le tbalamaB ou couche optique (Th), composé de substance grist' en dedans, de substance Idanche en dehors (i3, ii, 45) se présente ici connue un tint, séparé de toutes les parties avotsiiiantes par la grande t'ente de Hichat {lif, 47). Sa portion inférieure et interne, d'un gris homogène, est le pulvinar (Put, 46) ou noyau ])()siéiienr du thalamus. 11 re^'oit de la partie externe trois ou quatre bandes di' substance hianclie, obliques on haut, en dedans et en arrière, et qui a|)partteiineiit au slralum zonale (ZS, fig. 46).

Substance blanche.

*■<■- Le corps calleux (44. ih, 47 ) consiste surtout en fibres transversales dont la majeure partie forme le tapetum. II en est ainsi dans tonte la région ocripilale. l'n peu plus un avant les fdn'esdii coips calleux ne suivront plus la pai'oi ventriculaîre; elles formeront le centre ovale.

PLANCHE XVUI. 181

TAP. Le tapetum (fig. 44, 46) est la continuation du corps calleux et de ce qui reste du faisceau supérieur du forceps. On peut remarquer sur cette planche que son épaisseur ne cesse de décroître. II va disparaître presque complètement. Ainsi nous constatons que la diminution d'épaisseur du tapetum se fait progressivement, à mesure que les sections intéressent des parties de plus en plus antérieures du corps calleux. Cela semble démontrer que le tapetum et le splenium du corps calleux ont des rapports étroits ; bien plus, que le tapetum n'est autre chose que l'épanouissement du splenium à la face externe du ventricule. Mais cela ne veut pas dire que le tapetum ne se compose que de fibres du splenium. On a prétendu que dans les cas d'absence congénitale du corps calleux, le tapetum est parfaitement développé. Nous ne saurions nous prononcer sur ce fait, soit pour le confirmer, soit pour l'infirmer, car nous n'avons jamais étudié encore de cerveaux dépourvus de corps calleux. Il est certain, en tout cas, que le tapetum renferme des fibres venues d'une région supérieure à celles du corps calleux ; il suffit pour s'en assurer, de jeter les yeux sur les figures 44 et 45 : la partie supérieure du tapetum se continue manifestement avec le manteau de la circonvolution limbique.

Les fibres inférieures du corps calleux (FOi) seront étudiées plus loin (voy. FI).

FS. Le faiscean sensitif composé de ses deux couches [faisceau sensilif externe (FSe) et faisceau sensitif interne (FSi)] présente la même disposition d'ensemble que sur la planche précédente. On remarquera seulement qu'une plus notable partie des fibres du faisceau externe semble s'épuiser dans le gyrus fusiforme (T*) (fig. 45, 44 et suiv.). Puis, sur les coupes plus antérieures, ce faisceau perd beaucoup de son importance, et l'on constate en revanche l'augmentation de surface du faisceau du gyrus fusiforme. — Le faisceau sensitif interne n'a pas de limite supérieure bien précise. 11 semble toutefois s'étendre jusqu'à l'angle supéro-externe du ventricule*. On verra sur les figures suivantes (54, 55, etc.) qu'il a en effet l'étendue verticale du corps strié; il va donc en réalité jusqu'à l'angle supéro-externe du ventricule. — Le faisceau externe (FSe)

1. L'aDgle supéro-externe de la cavité ventriculaire n'est pas celui qui correspond à Tarêle supéro-externe de la corne occipitale. Ici il n'y a plus d'angle supéro-externe, à proprement parler, puisque la paroi supérieure est formée par l'ancienne paroi externe fortement incurvée en dedans.

482 COUPES VERTICO-TRANSTERSALES.

n'est compact que dans sa moitié inrérieure. — Dans sa ihoîlîé supérieure il se dirige obliquement en haut, en dedans et en avant, au-dessus du faisceau supérieur du corps calleux (FOs) vers la circonvolution limbique, mais il n'atteint pas cette circonvolution. Du moins ses fibi'es sont en grande partie arrêtées par celles des faisceaux compact cl diffus du fornix.

FLl. Le faisceaa longitndinal iufdrienr, sur la première figure de la planche Vlll, présente les quatre couches sous-ventriculaires que nous connaissons déjà. Mais peu à peu on les voit s'atténuer (fig. M et 45). puis se renforcer (fig. 46 et 47), puis se réduire encore. La rî'gion de l'hippocampe (Uip) représentée ici est en effet

FDF

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celle où toutes les couches de ce faisceau convergent et s'épuisent- Elles sf piirteiit donc successivement d'arrière en avant, puis de dehors en dcMans, chaque (^han^ement de direction étant signalé par un changement de roloialion. On remarquera, par exemple

(fiff. ifi). que le faisceau sensilif interne (KSi) se continue sous le M'iilricnle avec la troisicme coiielie du faisceau longitudinal infé-

PLANCHE XVffl. 485

rieur (FL3)j mais qu'il se continue également avec la quatrième couche (FL4). C'est-à-dire que les fibres les plus internes du faisceau sensitif interne se portent encore d'avant en arrière (FLs) quand ses fibres externes se portent déjà de dehors en dedans. En d'autres termes, le point d'arrivée des fibres du faisceau sensitif (FSe, FSi) dans la circonvolution de l'hippocampe occupe une région de cette circonvolution d'autant plus antérieure que les fibres du faiseau sensitif sont plus internes. La figure schématique précédente (80) représente l'ensemble de cette disposition sur un profil de l'hémisphère gauche.

La coupe 48 ne laisse plus guère apercevoir au-dessous du ventricule qu'une seule couche foncée, la cinquième, qui sur les coupes suivantes (pi. IX) se dédouble encore, puis, finalement, se réduit à une mince lamelle foncée. Cette couche, la plus inférieure (FLs, fig. 47, pi. Vlll) est toujours, manifestement, la continuation sousventriculaire du faisceau sensitif externe ^FSe).

Quant aux fibres du tapetum que nous avons vues former précédemment la couche la plus superficielle du faisceau longitudinal inférieur, elles ne sont plus désormais représentées que par une bandelette grise (fig. 44, TiVP) verticale, située au milieu même du prolongement du faisceau supérieur du forceps (FOs). Elles se dirigent obliquement en bas et en avant; elles ne passeront sous le ventricule que dans une région plus antérieure.

JDF. Le faiscean diffns dn fornix perd beaucoup de son épaisseur. 11 s'est en grande partie épuisé dans la circonvolution linibique, au fond de la scissure limbique. Sur toutes les coupes de la planche VIII il ne garde l'apparence d'un faisceau homogène que dans le manteau de cette circonvolution, au-dessus des fibres claires du faisceau compact du fornix (FCF), dirigées transversalement. Dans l'épaisseur de la quatrième circonvolution temporale (T*, fig. 44), on peut encore le reconnaître ; mais il est au bout de son trajet. Plus loin (fig. 47, 48) on ne distingue plus la teinte foncée grâce à laquelle nous pouvions jusqu'ici affirmer sa présence. Ses fibres deviennent verticales, claires et se jettent dans l'écorce du gyrus fusiforme (T*).

FCF. Le faiscean compact dn fornix mélangé au faisceau compact se porte directement en dedans vers l'écorce, dans le manteau de la circonvolution limbique, au-dessus du cingulum {Cirif fig. 47).

184 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

Cin. Le cingulum ne présente rien de remarquable dans son Irajcl à travers la circonvolution linibique (fig. 44, 46, 47). Dans la circonvolution de Thippocampc (fig. 44), il se mêle avec le faisceau inférieur du forceps, devenu ici Talveus; et môme, à l'extrémité la plus interne de la circonvolution de Thippocampe, on le voit mélanger en partie ses fibres avec celles du faisceau longitudinal inférieur (FLl).

FOi. Les fibres inférieures dn forceps (fig. 45) présentent sur cette planche la môme disposition que sur la précédente ; le forceps comprend deux parties : une interne (fig. 45), située dans Tangle et au-dessous de l'angle supéro-interne du ventricule; elle descend vers la corne d'Ammon et forme Talveus (ALV) ; une externe (FI), située en dedans de la précédente et qui, elle aussi, descend vers la corne d'Ammon, mais pour changer de direction au-dessus du fascia dentata, en se portant d'arrière en avant jusqu'à Funcus du lobe sphénoïdal (voir plus loin). Sur les figures 46, 47, 48, la partie interne du faisceau inférieur du forceps, réduite à une minceur extrême, est entamée inégalement par le couteau ; elle est comme ébarbée. Nous touchons ici à la région où le faisceau inférieur du forceps va disparaître. 11 n'en subsistera plus que la partie externe ou fimbria (FI). — FOm (fig. 43) représente ce qui reste du faisceau moyen du forceps.

CO. Le faisceau sensitif du centre ovale (fig. 44, 46, 48) diminue d'épaisseur au voisinage du corps calleux, à mesure que celuici augmente d'importance.

FPF. De nouveau le faisceau pariéto-frontal est devenu diffus. Ses fibres sont donc sectionnées dans le plan môme de la coupe. Sur la figure 48 on remanjuera toutefois un faisceau compact, très foncé, qui prend une insertion importante dans Fécorc^ de la circonvolution pariétale. Sur la figure 46, au niveau du pédicule de la première circonvolution frontale, on voit le faisceau (FPF) se confondre, sans aucune ligne d(» démarcation, avec le faisceau diffus du fornix (Fl)F). Nous avons déjà signalé Fintime connexion de ces deux faisceaux au-dessous du fond d(» la scissure limbique.

Laq. Le laqueus ou couche latéral du ruban de Reil (fig. 45) est un faisceau oblique de fibres blanches dont il sera question plus loin.

ZS. Le stratnm zonale (fig. 46, 47) représente le revêtement blanc du pulvinar de la couche optique. Son origine et sa terminaison seront étudiées à l'occasion des rapports de la couche optique avec Técorce.

PLAÎSCHE XIX

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