COUPES VERTICO-TRANSVERSALES PASSANT PAR LE SILLON TRANSVERSE
DES TUBERCULES QUADRIJUMEAUX.
Ëcorce
!ci les coupes (49 à 54) n'intéressent plus, à la face interne, qu'une très faible partie du pli de passage pariéto-limbique (xL). Celui-ci est même devenu tout à fait profond (fig. 51). Cela explique comment, dans la région représentée sur cette planche, la hauteur de la circonvolution limbique (C) diminue très rapidement; et cela est constant.
A la face externe (fig. 49 et suiv.), on voit la scissure de Sylvius (S') s'enfoncer de plus en plus profondément. Elle arrive (fig. 50, 51) presque au contact du faisceau sensitif externe (FSe). En même temps le sillon interpariétal (p) diminue de profondeur.
Sur les figures 50, 52 et suiv. la scissure de Rolando (JR) est sectionnée dans son axe même, là où elle forme une concavité antérieure (voy. Schéma, 81). Cette coïncidence, qui ne peut jamais manquer de se produire à un moment donné sur les coupes verticales en série, permet de voir la face postérieure de la frontale ascendante (F, fig. 52, 55, 54) au fond et en avant de la scissure de Rolando.
A la face interne de l'hémisphère, les surfaces de section de la couche optique (Th, fig. 54) deviennent bien plus larges. Sur la dernière figure, on voit même se produire tout d'un coup une modification radicale dans le contour de Técorce. L'alveus a disparu, et le ventricule s'ouvre, par sa face interne, dans la région sous-thalamique. Cette communication n'est qu'apparente, puisque, en réalité, la toile choroïdienne ferme toujours la fente
186 COUPES VERTICO-TRANSVERSÀLBS.
ventriculaii-e. Mais quand la toile clioroidienne a disparu, la canté vcntriculaire se fuit jour dans la région sous-thalamique. CeHe région sous-thalamiquc n'est autre chose que la fente de Bicbal (voy. fig. 54).
On sait, d'autre part, que la fente de Bichat s'insinue sous le corps calleux, au-dessus des tubercules quadrijumeaux et de la couche optique. Or, si l'on se reporte à la figure 49 (même planche).
on verra la fente de Bichat (Bf) péniitrer de dedans en dehors, audessus de la corne d'Ammon, se prolonger entre la fimbria (FI) el la couche optique (Th), et se continuer, sous le corps calleux, avec un espace vide au milieu duquel se trouve la glande pinûale (G). Cet espace vide, limite en haut par le corps calleux (cp), en bas parle tubercule quadrijiinicau postérieur (QP), en dehors par la coucbe optique (Th), est le prolongement antérieur et médian de la grande fente cérébrale de Bichat.
Cavité ventriculalre
Outre ce qui précède rclaliveiiieiil a sa continuité médiate avec la fente de Bichat, la cavité vcntriculaire présente ici comme parlicu-
larité csscnlicllc le rétrécissement progressif de sa partie moyenne. Ce rétrécissement est dû à l'apparition du noyau caudé {NC, fig. 50 et suiv.) au milieu du tapctum (T^VP) ; il est dû aussi ii l'élargissement de la couche optique (Tli), qui se porte en dehors à la rencontre du noyau caudé (fig. 5i).
Dans sa partie supérieure comme dans sa partie inférieure, la cavité vontriculaire ne subit pas de muiliftcations. Le sillon du subiciiliim (Dsu, iig. 51) s'enfonce toujours plus ou moins profondément dans la circonvolution de l'hippocampe.
Aq. (fig. 50, 52) représente la demi-section verticale de raqoednc de SyWins entre les deux tubercules quadrijumeaus (l'antérieur et ' le postérieur du même côté).
Substance grise
Fd. La corne d'Ammon, essentiellement constituée par le fascia dentata, ne présente, sur cette planche, qu'uncou deux particularités nouvelles. Dans la continuité de la lamina convoluta (LC, tig. 49, 50) apparaît une strie blanche transversale, qui s'allonge (fig. 51, 52, LMA') en même temps que le stratuni lacunosum s'élargit {LST,
La coupe 18 paasf ai
W50 LST
Schéma 81.
fig, 55). il est évident que celte nouvelle strie, sur la figure 50 par exemple, correspond à la section du stratum lacunosum, respecté sur la coupe 48. Elle représente la lame médullaire (LMA') qui recouvre le godran situé immédiatement en avant de la coupe. 11 ne faut donc pas voir dans ce petit tractus blanc une couche spéciale, surajoutée ii la constitution déjà décrite de la corne d'Annnon. Sur la coupe 54 on remarquera légalement que la substance réliculairc ou lame médullaire (LMA) divise en deux tronçons le fascia dentata (Fd). Cet aspect tient encore à la direction du trait de section, qui
188 COITES VERTICO-TRANSVERSALES.
enlainc le corps godronné sur deux saillies successives, ainsi que l'indique la ligne 50 de la figure schématique 82. On verra plus loin (PI. XXIII, fig. 7() et 77) que la disposition tout artificielle dont il s'agit acquiert parfois une complexité extrême, surtout dans les régions antérieures du corps godronné, et cela, malgré la simplicité réelle et Tunilé de configuration de la corne d'Ammon dans toute son étendue anléro-postérieure.
FI. La fimbria devient de plus en plus mince; au fur et à mesure que le couteau divise des parties plus antérieures, elle se réduit; un mince pont de substance blanche (fig. 51, 52, 55) établit encore une communication entre la partie inférieure du corps calleux (ce) et la lame médullaire (LMA, fig. 51). Sur la coupe 54 la continuité est interrompue. La fimbria est divisée en deux tronçons. Le tronçon supérieur (TRI, 51, 54) poursuit son trajet postéro-antérieur à la partie inférieure et externe du corps calleux : c'est le pilier postérieur du trigone cérébral. Le tronçon inférieur, coupé perpendiculairement à la direction de ses fibres, présente l'aspect d'un croissant, coiffant en partie le fascia denlata (fig. 53, FI). C'est la fimbria proprement dite, ou corps bordé, cotyus fimbriatum,
G. Glande pinéale (49, 52).
SG. Substance grise de Taqueduc de Sylvius. — Au pourtour de l'aqueduc de Sylvius (Aq, fig. 52) on distingue une masse de substance grise (jui tapisse de toutes parts la cavité encéphalomédullaire. C'est la substance grise centrale, recouverte par la membrane épendymairo; et c'est Tépendyine lui-même, avec une structure spéciale, plus ou moins simple ou plus ou moins complexe, suivant la région où a été pratiquée la section du canal nerveux.
QA. Le tubercule quadrijumeau antérieur (49, 50) présente les mêmes rai)p()rls que sur les coupes précédentes.
Gl. Le corps genouillé interne (50, 51, 55) commence à être aperçu au-diîssous de la couche 0[>lique (Th, fig. 49, 51) dans la profondeur de la fente» de Hichat.
Th. La conche optique, complètement isolée encore des parties avoisinantes, est formée de substance grise homogène, plus foncée à sa partie interne» et traversée de dehors en dedans par les bandes blanches du stratum zonale (ZS, fig. 52).
Substance blanche
ce. Le corps callenz recommence à augmenter d'épaisseur. La cavité ventriculaire, au niveau de son angle supéro-interne, s'y enfonce de plus en plus profondément; elle le divise ainsi en deux étages : un supérieur qui représente le corps calleux proprement dit, dont les fibres formeront plus en dehors le centre ovale; un inférieur dont les fibres dirigées en dehors en bas et en arrière constituent le pilier postérieur du trigone ou fimbria. Celles des fibres de cet étage inférieur qui ne participent pas à la formation de la fimbria ont été sectionnées plus en arrière, alors qu'elles s'épanouissaient en tous sens au pourtour de la corne d'Ammon.
TAP. Le tapetnm (fig. 50, 51,52) provient du corps calleux, mais il diminue considérablement d'épaisseur. On peut constater qu'il n'emprunte au corps calleux que la moitié, tout au plus, des fibres supérieures de celui-ci. Une autre bonne partie des fibres calleuses s'insinue de dedans en dehors entre le tapetum (TAP, fig. 52) et le faisceau diflus du fornix (FDF).
Sur la première figure de cette planche (fig. 49), on voit apparaître, vers le milieu de la paroi ventriculaire externe, une petite masse grise (NC) perdue dans la substance blanche du tapetum : c'est le noyau caudé, c'est la partie la plus reculée de la convexité du noyau caudé, entamée pour la première fois par le couteau. Sur
Profil du noyau caud;'- du côté gauche, entamé en arrière par la coupe 49, au moment où la queue de ce noyau se réfléchit de haut en bas et d'arrière en avant.
NC, noyau caudé.
NCC, queue du noyau raudé.
NA, noyau amygdalien.
Ta», tœnia serai-circularis.
Schéma 83.
NCC
NA
les coupes suivantes, cette tache grise augmente de largeur et surtout de hauteur. Elle refoule dans le ventricule une partie du tapetum (fig. 50, 51, 52). Mais elle est toujours dans le tapetum lui-môme. Cependant on voit bientôt proéminer en dedans du noyau caudé (NC, fig. 54) une petite bandelette blanche à fibres verticales (Tîb) qui semble n'être qu'un simple épaississement du tapetum. C'est le
190 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.
lœîiia semi'circnlarisy ou bandelellc demi-circulaire. En réalité le tœnia est indépendant du tapetum; mais il est de même provenance, il a la même signification : c'est un petit système de fibres antéropostérieures, parallèles aux fibres inférieures du corps calleux, par conséquent aux fibres de la fimbria. C'est une bandelette analogue à la fimbria, par sa direction générale, par ses tenant et aboutissant.
Au-dessous du noyau caudé (NC, fig. 52), dans la lame blanche du tapetum, on distingue encore une petite lame grise, verticale (TAP), qui représente les fibres du tapis réfléchies d'arrière en avant. xMais leur nombre est singulièrement diminué.
FS. Le faisceau sensitif se modifie d'une façon très appréciable. Le faisceau sensilif externe (FSe), toujours plus foncé que Texterne, par conséquent composé de fibres plus franchement antéroposlérieures , remonte a la partie externe du tapetum (TAP) jusqu'au voisinage de l'angle supéro-externe de la cavité ventriculaire. La, il s'incurve légèrement en dedans. Le faisceau sensitif interne (FSi) devient de plus en plus paie, et il est nettement strié dans le sens transversal. 11 est évident qu'il change de direction. Antéro - postérieur sur les planches précédentes, il se porte ici presque diretttement (^n dedans, h^ changement de direction s'accuse d'autant plus que les coupes intéressent des portions plus antérieures du noyau caudé (NC). Sur les figures 52, 53 on distingue encore, à sa partie inférieure, la coloration foncée qui correspond à sa direction antéro-postérieure; sur la figure 54, il est devenu presque tout l\ fait clair, par conséquent transvei'sal. Ses fibres passent de dehors en dedans au-devant du noyau caudé, pour aller se jeter dans la partie [)ostérieure de la couche optique ou |)ulvinar (Pul).
FLI. Le faisceau longitudinal inférieur ne se» compose plus que de deux couches. La supérieure, transversale, renferme les fibres (lu faisceau sensitif interne (FSi); Finférieure ivnferme les fibres du faisceau sensitif externe (FSe). Il va sans dire que toutes l(^s fibres de ces deux derniers faisceaux ne passent pas sous le ventricule pour former le faisceau longitudinal inférieur. Nous avons déjà vu que le faisceau longitudinal inférieur ne repi-ésenle qu'une partie des fibres du faisceau sensitif, réfléchie sous la corne occipitale.
PLANCDE XIX. 191
FDF. Le taisceao difFos dn fomiz devient de plus en plus mince. H ne se compose plus que de fibres mal agglomér<ies, diiigécs dans le sens anléro-posléricur au fond de la scissure limbique.
FCF. Le faiscean compact du fornix est pci'du dans le manteau de la circonvolution limbique. Il s'y est épuisii, lui aussi, en grande partie. Mais nous le verrons réapparaître un peu plus loin vers les régions antérieures.
Ctn.Le ciagalnm, dans la circonvolution de l'hippocampe (fig. 52), se termine sous la substance grise du subiculum avec les fibres les plus antérieures du faisceau longitudinal inférieur (FLl) et avec celles de l'alveus.
FOi. Le faisceau inférieur du forceps, devenu l'alveus (fig. 52). passe sous la corne d'Ammon, de dehors en dedans, et va se terminer, comme le faisceau précédent, dans l'étage supérieur de la circonvolution de l'hippocampe. Haïs ici une tranformation considérable s'est accomplie, de la coupe 50 à la coupe 54.
Pnilll de La nmbria au ni
veau de sa rétleii
le eoriKi calleux (<f).
LacoupcBOpasjeiur la
nmbria (FI) au ni'
Les coupes 53, 51 la dlvi<
>enl aranl U réfle
adjtcenlc t la fa
rïfuru du corpi callcii
B- et après sa ri
- loFBquVlIc marchfi
darritre en aïi
dessus et en dehors di
u rascia dcntala (1
Entre la lunio supérieure el 1> partie inf
dclallmbria lMd«Hi
nanlk-lrianglejouM
:alleui (ISC).
■'TSC ii
La coupe 50, comme on peut s'en rendre compte sur le profil cidessus, intéressait le corps calleux et la fimbria, sans solution de continuité. La coupe 5lî passe au-devant de la concavité antérieure de la fimbria. Celle-ci, sur une section vertico-transversalc, parait donc divisée en deux tronçons. Mais cette section intéresse encore dans toute sa hauteur le triangle sous-calleux (TSC). Le triangle sous-c^lIeux n'est pas autre chose que la partie la plus antérieure du faisceau inférieur du forceps, entre le corps calleux et l'alveus : c'est à la fois l'alveus et ie faiscean intérieur du forceps- Sur la coupe 5i, le couteau a passé au-devant de la concavité anlé-
192 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.
ricure du triangle sous-calleux. 11 n'y a donc plus désormais aucune continuité reconnaissable entre la corne d'Ammon et le corps calleux. Le tronçon inférieur de la fîmbria portera seul le nom de fimbria ou de corps bordé (FI, fig. 53); le tronçon supérieur portera le nom de pilier postérieur du trigone (TRI, fig. 51, 54).
FOm. Le faisceau moyen dn forceps a complètement disparu. 11 ne reste plus trace ici du bulbe de la corne postérieure. Non seulement on ne reconnaît plus aucune saillie des fibres moyennes du splenium dans la cavité ventriculaire, mais cette cavité s'enfonce dans le corps calleux plus profondément en dedans ; la masse du corps calleux se trouve ainsi divisée en deux parties : la supérieure correspond au corps calleux proprement dit, et Tinférieurc au trigone cérébral.
CO. Le faisceau sensitif du centre ovale manifeste de plus en plus nettement (fig. 52, 53, 54) sa continuité avec le faisceau sensitif externe. Nous avons vu que celui-ci (FSe, fig. 52, 53) se porte en avant et en dedans; c'est la direction que nous avons aussi assignée au faisceau sensitif du centre ovale. 11 n'est pas étonnant de voir la continuité des deux faisceaux s'accuser davantage h mesure que les coupes intéressent des régions plus antérieures.
FPF. Le faisceau pariéto-frontal continue de présenter ses inégalités de coloration, suivant les coupes et suivant les régions, c està-dire suivant le degré d'obliquité de la surface de section par rapport à la direction des lames imbriquées qui le composent. Mais ici déjà on peut remarquer que les faisceaux foncés, ceux, en d'autres termes, qui se portent d'arrière en avant, n'existent plus guère que dans la région de la circonvolution pariétale ascendante (P). Tout le manteau de la circonvolution pariétale inférieure (P*) est assez uniformément clair. De cette région les fibres se portent transversalement dans le centre ovale. Un peu plus loin, nous les verrons changer de direction pour constituer un nouveau faisceau, le faisceau rolandique ou faisceau arqué, remarquable par la constance de sa forme et de ses rapports.
Laq. Le laqueus n'ofl're rien de spécial ici. 11 sera étudié plus coniplèlernenl h l'occasion des coupes de la planche suivante.
ZS. Le stratum zonale (fig. 52, 54) se dirige de dehors en dedans. 11 se compose de bandes fibreuses, en apparence éparpillées et sans
PUNCHE XK.
ordre à la siirfacc et dans la pmfondeur <lu thalamus (fig. 54). Mais en suivant la strie des coupes, on s'aperçoit que trois faisceaux principaux cntient dans sa constilution : un inférieur superHciel (fit;, b'i) un suptniui également snpcrficiol; un moyen ou profond. Tous les liois (.onxeigont \trs la partie interne du thalamus. Le faisceau mfiiieui (fig ji) clair au-dessous de la couche optique, devient fonct i st pii lie exlcrne, où il change de nom : ses fibres,
PrqJKlinn horlmnlalc Je li couchv o|iliquc Th, ail niveau ir la eovipn ïi-rlico- Iransvri^alrâMri. 19).
VO.)K>r(ionordpi(alc(luïonlricu]plalL-nl.
Th B^. fiMilpdcDichal.
par Ir Ali'aliiin lonali- (IIS).
BSO, Il bimlclPtlD (Oiis-opliquc qui conlinuo ivilralum aonale i la partie posti'ra-inteniR du la rauche opliquo est FCClionn>V, ea dc-liont paralliilrinral i set nbTv*. rn d«lans perpendiculairc-
t lioriiontal correspond à
en effet, se duigent. ii ce niveau, d'arrière on avant pour constituer la bandelette soiis-opliqne (ItSO).
BlSO. La bandelette sons-optiqne est un faisceau en éventail venu des régions postérieures et latérales de l'écorce sphéuoïdalfi et qui eoniribiie à lormer la racine postérioui'e de la couche optique. L(> schéma eiilessiis représente une seclî<ni horizontale de la couche optique sur laquelle est indiqué le trait de la coupe vertîco-transversale 51. On se rend compte, d'apn>s cette figure toute schématique, du changement de coloration du stratiim zonale (ZS), hirsqua la partie externe de la couche optique il devient la bandelette sousoptique (BSO).
ZO. Le stratnm zonale de la bandelette optiqne est cette poilion terminale de la bandelette opiiquc qui, sans pénétrer dans lo corps gcnoiiillé externe, continue son dniit chemin on arrii-re jusqu'à la sui-face du pulvinar (Th). Foncé à sa partie inférieure {fig. yi), qui est encore dirigée d'avant en arriére, il devient clair plus haut loi'squ'il s'épaiimùl de bas en haut à la surface du thalamus. Mais il est
NUaSAtiD. lô
192 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.
ricure du triangle sous-calleux. 11 n'y a donc plus désormais aucune continuité reconnaissable entre la corne d'Ammon et le corps calleux. Le tronçon inférieur de la fîmbria portera seul le nom de fimbria ou de corps bordé (FI, fig. 53); le tronçon supérieur portera le nom de pilier postérieur du trigone (TRI, fig. 51, 54).
FOm. Le faisceau moyen du forceps a complètement disparu. Il ne reste plus trace ici du bulbe de la corne postérieure. Non seulement on ne reconnaît plus aucune saillie des flbres moyennes du splenium dans la cavité ventriculaire, mais cette cavité s'enfonce dans le corps calleux plus profondément en dedans ; la masse du corps calleux se trouve ainsi divisée en deux parties : la supérieure correspond au corps calleux proprement dit, et Finférieure au trigone cérébral.
CO. Le faisceau sensitif du centre ovale manifeste de plus en plus nettement (fig. 52, 55, 54) sa continuité avec le faisc<îau sensitif externe. Nous avons vu que celui-ci (FSe, fig. 52, 53) se porte en avant et en dedans; c'est la direction que nous avons aussi assignée au faisceau sensitif du centre ovale. Il n'est pas étonnant de voir la continuité des deux faisceaux s'accuser davantage à mesure que les coupes intéressent des régions plus antérieures.
FPF. Le faisceau pariéto-frontal (îontinue de présenter ses inégalités de coloration, suivant les coupes et suivant les régions, c està-dire suivant le degré d'obliquité de la surface de section par rapport à la direction des laines imbriquées qui le composent. Mais ici déjà on peut remarquer que les faisceaux foncés, ceux, en d'autres termes, qui se portent d'arrière en avant, n'existent plus guère que dans la région de la circonvolution pariétale ascendante (P). Tout le manteau de la (ûrconvolulion pariétale inférieure (P*) est assez uniformément clair. De cette région les fibres se portent transversalement dans le centre ovale. Un peu plus loin, nous les verrons changer de direction pour constituer un nouveau faisceau, le faisceau rolandique ou faisceau arqué, remarquable par la constance de sa forme et de ses rapports.
Laq. Le laqueus n'oflVe rien de spécial ici. 11 sera étudié plus coniplètenient à l'occasion des coupes de la planche suivante.
ZS. Le stratum zonale (fig. 52. 5 i) se dirige de dehors en dedans. 11 se compose de bandes fibreuses, en apparence éparpillées et sans
PUKCHE XIX. iOÔ.
onlii t la stiificc et dins la profondeur du tlialamus (fig. .>i). Mais m '•unant la stuc dts roupes, on s'aperçoit que trois falsccatix piiiHipiiiv cntient dans sa constitution : un inft^'ieur superficiel (fij, )2) un bupéneui tgaliinenl superficiel; un moyen ou profond. Tons Ils liuii roiiM.[gcnt vei'S la partie interne du thalamus. Le fiibiLUi infuiLUi (fig oi) dur au-dessous de la courlic optique, di \ lent fonce "1 it partit e\tei ne, où il change de nom : ses fibres,
Prajeetinn horiionUlp ilc la couelir 0[iti- . que Ih, nu nivuii de la cûiI|h' ïiTlico-
y^îC^N InnsTPralc 51 (PI. 13).
"1 11 VO.iKirlionofcipiUlpduïPiilricuIflaliTal.
—" j Th BAf<'nt''iJoBielui[.
Tli, eourlif n|>tîquc rfcnuïPrIn en arriirp
RS<), la handi'lctte soiis-aptiquc qui conliniie Itilralum tonale à la partlp |uit- U'ro-inlïrne de la couche optique crt spctionn.ie, en dehors jiarallileini'nt i
on effet, se dirigent, Ji ce niveau, d'arrière en avant pour constituer la hanilelettc sous-optique (BSO).
BSO. La bandelette soas-optiqne est un faisceau en éventail venu des régions postérieures et latérales de l'écoi'ce sphénoûlaie et qui contribue à former la racine postérieure de la couche optique. Lt; si^liénia ci-dessus représente une section horizontale de la couche optique sur laquelle est indiqué le trait de la coupe vertico-transvcrsale ;)î. On se rend compte, d'après cette figure toute schématique, du changement de coloration du stratum zonale (ZS), lorsqu'à la ■partie externe de la couche optique il devient la bandelette sousoptique (BSO),
/O. Le stratum zonale de la bandelette optiqne est cette portion terminale de la hamlelette oplique qui, sans pénétrer dans le corps genouillé externe, continue sou ditiit chemin en arrière jusqu'à la surface du pulvinar (Th). Foncé à sa partie inférieui-e (fig. ai), qui est encore dirigée d'avant en arrière, il devient clair pins haut lorsqu'il s'épanouit de bas en haut à la surface du thalamus. Mais il est
COiJPES VERTiCO-TRANSVERSAUS.
b remarquer qu'il n'arrive jamais jusqu'à la surface mâme du pul- \inar. Il en esl st;pai'é loujours par une couche de substance grise. Et c'est pourquoi on ne le distinguait pas encore sur les coupes
« rK'>kincnlo-|ir<iliib<'n rt'rvbral «aurliP (»>}. la bai
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ni l'on voit. 1 11 pii-Uc pi».
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noyaiii un pralonnrmcnl ili^ llbm lie la biiulcU'Ili' npltqun <TIUI) t'élalr h la wrface dii Ihalaimis. Ce iimlonp-incnl hIiii- dans le sillon ilr séparation des curg» ^nouilln (CE, CI) liulcta intrrgaiKularii\ i-*t le itralum lonah dt ta bandtlelle opli^ut.
précwlentes. Plus loin, c'est -ii-diiv plus en avant (pi. Xï et XXI). nous le ii'tninvernns, moins dill'iis, dt^signé par le signe TRO, coriesiiondaitl à ev. qu'on a appelé le Iradtis opticua z-onalis.
COUPES VERTICO-TRANSVERSALES PASSANT PAR LA PARTIE ANTÉRIEURE DU SPLENIUM ET PAR LE TUBERCULE QUADRIJUMEAU ANTÉRIEUR
Écorce.
Les scissures, sillons et circonvolutions se profilent sur cette planche de la même façon que sur la précédente. Les explications qui les concernent devront donc ôlre recherchées dans ce qui a été déjà exposé, particulièrement à propos des planches XVll et XYIIL On remarquera seulement que Técorce grise de la scissure de Sylvius {S') s'enfonce plus profondément dans l'hémisphère; elle arrive presque au contact du faisceau sensitif externe (fig. 56, FSe), mais ne l'atteint jamais. La substance grise qui revêt le cul-de-sac ou gouttière de cette scissure se relève brusquement et directement en haut. Cette disposition absolument constante correspond au commencement de la formation de l'opercule pariétal (OP) (voy. fig. 67).
Cavité ventriculaire.
Los sections successives de l'hémisphère intéressent ici d'abord la cavité ventriculaire occipitale dans toute sa hauteur (fig. 55), puis la portion supérieure de cette cavité (qui ne s'est pas encore montrée à Télal d'isolement), puis sa portion inférieure qui est le prolongement de la corne occipitale. La séparation est due ici à ce fait que la couche optique (Th) rejoint le corps strié (NC) à travers la cavité elle-même. En réalité la cavité n'est pas scindée (fig. 56). Simple en arrière, elle se bifurque au niveau de la partie postérieure de la couche optique : un prolongement supérieur se porte au-dessus de la couche optique (Th) et de la fimbria (FI) : c'est la portion frontale du ventricule latéral (VF, fig. 56). Un prolongement inférieur se porte au-dessous de la couche optique : c'est la portion sphénoïdale du ventricule latéral (VS). Cette portion sphénoïdale est celle qui communique au-dessous de la couche optique avec la fente de Bichat, tout le long de la portion inféro-antérieure de la fimbria (fig. 57, FI).
196 COUPES VERTICO-TRANS\'ERSALES.
Sur toutes les figures qui vont suivre, on reconnaîtra, pour la portion frontale de la cavité ventriculaire, une voûte formée par la face inférieure du corps calleux ; une base formée par la fimbria, la couche optique, la bandelette demi-circulaire ou tœnia senticircularis (fig. 56, 58, 60, Tœ) et le noyau caudé du corps strié (NC). Cette portion frontale, aplatie, présente deux bords, un externe mousse, arrondi, concave en dedans, limité en dehors par le tapetum (TAP), et un bord interne^ aigu, enfoncé entre le corps calleux (ce) et le trigone (TRI, fig. 58).
Pour la portion sphénoïdale, elle reste quelque temps encore quadrangulaire : le côté supérieur du quadrangle est représenté par la couche optique et ses annexes (corps genouillé externe, etc., voy. plus loin) ; le côté externe est représenté par le tapetum (TAP, fig. 60), le côté interne par l'alveus (ALV); le côté inférieur ou base est toujours superposé au fond du grand sillon occipito-temporal (o/^). Le faisceau longitudinal inférieur (FLI) est toujours sous-jacent à ce sillon.
Aq. Aqueduc de Sylvius.
Substance grise.
CAM. La corne d*Ammon ne présente rien de particulier. Tout ce qui a été signalé, à Foccasion des coupes des planches XVll et XVIII, se retrouve ici avec une disposition identique. On remarquera simplement que la fimbria (FI) fait une saillie externe dans la cavité ventriculaire, et que cette saillie (fig. 58, 59) s'accuse bientôt à tel point que le bord externe de ce faisceau se termine par une crôte aiguë. Sur les cerveaux frais la crôte représentée ici donne insertion à la toile choroïdienne.
SG. La substance grise de laqueduc de Sylvius (57, 58, 59) se confond en grande partie, vers la périphérie, avec des faisceaux qui, en raison de leur direction oblique, aflectent une teinte fonc^»e. Ces faisceaux, qui seront étudiés plus loin, sont les faisceaux de la calotte.
QA. Le tubercule quadrijumeau antérieur, d'abord indépendant do la couche optique sur les [)remières coupes de celte planche, se confond avec Me sur la coupe 60. La même couche blanche de slraUuri zonale qui revôt les faces inférieure et postérieure de la
couche optique, pa!;se à la face supérieure du tubercule quadrijumeau antérieur. Nous y reviendrons plus loin. — La fusion du tubercule quad ri jumeau et de la couche optique s'cfTcctue immédiatement au-dessus et en dedans du corps genonillé interne (GI, 55, 56, 57, 60).
Gl. Ce dernier noyau gris est relié au tubercule quadrijunieau postérieur par un Iractus (BQP) visible sur les coupes 55, 56, 57. Le tubercule quadrijumcau inférieur n'est pas indiqué sur cette planche. Les coupes, en efTet, passent au-devant de lui. Mais on voit Bon prolon^^enient antérieur le bras du tubercule quadrijumeau postérieur (BQP) se jeter sous la couche optique, en dedans du corps genouiilé interne.
Th. Le thalamus (fig. 55, 56,60), toujours d'un gris homogène à sa partie interne, est parcourn maintenant par des fibres blanches non-seulement à sa surface, mais dans sa profondeur : fibres transversales dîngécs de dehors eu dedans et aboutissant toutes à cette région interne et postérieure qui s'appelle le pulvinar {l'ul, fig. 59).
NC. Le noyaa candé dn corps strié (fig. 55, 56), allongé h la face cxlcme de la cavité vcntriculaire, semble divisé en plusieurs tron-
Les coupes S5, 57, 60 représcnli^es sur le |)n>ni du noyau caud.^ |SR), inonlrent la raisuu d'être do la disjHjïlIioii analoinl(|uc nguréc sur la planche 20.
SS. section de la queue du aopu caud>>
inninde
caudO lit lie la qiicuc du nopu caiidv, «■'laK-s run de l'aulre par les Dhi-es de la courunne rajonnanlo de la couehe optique (Rlhj.
VF, corne frontale du veulriculo latéral ;
VS, corne sphénoldale de ce veuthcnle.
çons sur les figures 57, 58. 59. Finalement il reste divisé en deux tronçons : un supérieur, le noyau caudé proprement dit {NC, fig. 60). un inférieur, la queue du noyau caudé (NCC). Celle-ci aboutit à la H'gion la plus antérieure du ventricule spbénoïdal {VS, fig. 00); le noyau cau<lé proprement dit arrive jusqu'au cul-de-sac antérieur
198 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.
du ventricule frontal. L'un et Tautrc sont limités en dedans par la bandelette demi-circulaire ou taenia (Tsb, fig. 56, 57, 58). Celle-ci même, comme nous le verrons plus loin, contribue à établir, dans la profondeur et non pas seulement à la surface, une démarcation entre le noyau caudé et la couche optique (Tae, fig. 59).
Substance blanche.
ce. Le corps calleux fournit, au niveau de son étage supérieur, dans deux directions bien distinctes, des fibres à Thémisphère : d'abord les fibres antérieures du tapctum (TAP, fig. 57); puis le faisceau du centre ovale (CO, fig. 57, 60) dont il a déjà été question.
TAP. Le tapetnm se réduit encore progressivement sur toutes les figures de €ctte planche. Il n'est plus guère reconnaissable que dans sa portion sus-jacente à la portion supérieure du ventricule. Au-dessous de la queue du noyau caudé (NCC, fig. 60), il présente encore dans sa hauteur la strie grise qui correspond à ses fibres anléro-postérieures.
Tae. La bandelette (ou tœnia) demi-circulaire que nous avons
déjà rencontrée sur la planche précédente établit, comme nous venons de le dire, la ligne de séparation de la couche optique et du corps strié. Elli* se compose surtout de fibres verticales sur les coupes postérieures des corps opto-striés. Nous verrons un peu plus loin ses rapports avec ces derniers et quelle signification anatomique on est en droit de lui attribuer.
PV. Le pont de Varole (57, 58, GO) apparaît ici pour la première fois. Il n'est sectionné que dans sa partie supérieure. Sa moitié inférieure a été séparée transversalement de sa moitié supérieure avant la division du corps calleux (voy. Introd,). Il se compose de fibres horizontales appartenant en majeure partie au pédoncule cérébelleux moyen. Elles sont légèrement excavées; leur concavité regarde en haut. Leur coloration claire indique leur direction transversales : elles forment une commissure entre les deux moitiés du cervelet.
Tout ce qui est au-dessus du pont de Varole (fig. 57-60) appartient à la région dite de la calotte et des tubercules quadrijumeaux. Seulement il faut remarquer ici que la coupe a divisé les tubercules quadrijumeaux antérieurs, laissant les tubercules postérieurs
derrière elle. La coupe sagittale qui a divisé tes deux hémisphèi'es passe exaeteuiciit pai' le raphé médian; le bord rectiligne de cotte région inférieure et interne, situé en bas et à droite, correspond par conséquent d'une façon trî;s exacte au l'aphéde la calotte; l'aqueduc de Sylvius hii>n)Crnc a été divisé en deux moitiés (Aq, lïg. 57, 59) et il est représenté par une gouttière allongée à concavité interne. Lem. Le lemnisqne. — Juste au-dessus des libres transversales du pont de Varole (l'V)on distingue vers la ligne médiane un tractus foncé (Lem) nettement isolé en bas {lig. 60), plus dilTus au niveau
QA, section vertico- transversale du
tubcrcuJe quadrijumeau antérieur; BQP, bras du luberculc quadrijumeau
postérieur,' Pet, pédoncule cér^bellmii supérieur
au niveau de «a déru^alioa; FLI', hisceau longitudinal postérieur; Loin, IpiddIscus ou couclw de Reil
(Sclllnibdts Allemands); Laq, laqueus ou fuIhd de Reil auprr-
ndei.
"Lem QTT. commissure de Meinert (toï.
de son bord supérieur, aminci en dehors, et se continuant en haut et en dehors avec un faisceau blanc arqué (Laq). Le faisceau foncé constitué par des fibres antéro-postériouros est le lemnisquc (Lem) ou lemniscus, ou couche du ruban de Reil {Schleife des Allemands). Le faisceau clair, latéral, constitué par des fibres verticales, est le Laqueus (Laq) ou ruban de Hell proprement dit. Celui-ci est la continuation de celui-là. Il n'y a entre eux aucune démarcation. Ce sont deux parties d'un seul et même faisceau. Seulement les fibres du lemnisque ou de la couche de Reil (Lem), arrivées ^ un certain point de leur trajet posiéro-anténcur, s'inclinent en haut et en dehors dans le plan de section, de façon à présenter une teinte claire sur la surface de coupe. Au moment où elles subissent ce changement de direction, ellcséprouvcnt aussi un mouvement de torsion spiroide, en vertu duquel les fibres les plus internes, d'abord antéro-ijostérieui-es (foncées sur la coupe), se portent tout à fait en dehors, tandis que les plus externes se portent en dedans.
La couelic de Keil (Ijeni) a une épaisseur considérable à sa parlie inférieure, lorsqu'elle passe de la région bulbaire dans la région de
900 COUPES VERTlCO-TftANSVERSALES.
la protubéraiico. Or ce sont toujours les fibres les plus superficiellos (Laq) (jui changent les premières de direction. Il reste toujours au-dessous d'elles des fibres antéro-postérieures (Lein), qui représentent le Icmnisquc, et qui elles aussi, à leur tour, plus haut el plus en avant, se porteront en haut et en dehors pour constituer le laqucus. Ainsi que l'indique te schéma 80, la r«uche
Lf m, nbr™ anléra - pimtcouche prnCODitc de Rtil,
Rcil proprcmeDl dit.
Laq', piirtian du ruban de Rpil proïcnanl de lacouclic profonde de Heil ou letn Disque.
la plus profonde est celle qui poursuit le plus longtemps de bas en haut et d'arrière en avant son trajet i-ectiiigne (Leui en bas, Laq' en haut). Deux rauehes seulement sont représentées. Mais on peut facilement en imaginer une troisième, el même une quatrième; la plus profonde sera celle qui, de Icniniscus, deviendra le plus tant laqueus. C'est cette {HirLion de la couche de Reil, parvenue à la face externe de la région pmtubcraiitielle (fig. 58), qui constitue ce qu'on est convenu d'appeler le faisceau triangulaire de t'islhme ou ruban de Reil{Rl\). Le faisceau triangulaire de l'isthme est un cordon blanc, plal, situé, coninu^ on le voit sur la coupe bS, entre la prolul)érance annulaire ou pont de Varole (PV) el le bras du tubercule quadrijunieau postérieur (IIQI'). Nous reconnaîtrons, à l'occasion des coupes de la planche suivante, la destination des fibit's du ruliMii de llcil.
FM'. Le faisceau longitudinal postérieur, ainsi que le Icmnisquc, e!it composé de fibres antéio-postcricures ; il apparaît sur les coupes
PLANCIIË XX. 301
comme une petite strie foncée, située immédiatement au-dessous et im peu en dehors de la substance grise (SG) de l'aqueduc de Sylviiis (fig. 58). Ses rapports avec celle-ci sont invariables. Il commence avec elle et finit avec elle, c'est-à-dire qu'on peut le suivre bien loin en avant jusque dans la région antérieure du troisième ventricule; en arrière il se perd, au-dessous de l'aqueduc deSylvius, dans la substance grise du plancher du quatrième ventricule, au voisinage de la ligne médiane.
Pcs. Le pédoncule cérëbellenx snpérienr (fig. 57, 58, CO) est placé exactement entre le faisceau longitudinal postérieur (FLP) et le lemniscus (Lem). Il présente sur les coupes de la planche XX l'aspect d'un demi-cercle plus clair à son centre qu'à sa périphérie. Ces coupes en cITet passent au niveau de son entre-croisement avec son congeneie sur la ligne médiane ïtur un plan horizontal, on peut se figuier aisément comme quoi les libres externes ont une direction plus antero-poslerieui e que les fibres internes.
pédoncules cén>bcllciK supérieurs (Pcs) ■» niïMU de 11 coupe feHico- IransYcrsalc 60 Ipl. XI}.
TEC. Le faisceau do la calotte enfin, antéro-postérieur lui-même, et dirigé en môme temps en haut, est placé dans l'angle rentrant formé par le bord inféro-cxtcrne de la substance grise (SG, fig. 58) et le bord supéro-exteme de l'entrc-croiscment des pédoncules cérébelleux supérieurs. 11 provient, comme on le sait, de la région bulbo-prolubérantielle, toujoui-s au-dessus de la couche de Reil, et toujours limité en dehors par le laqueus (Laq) ou ruban de Reil proprement dit.
BSO. La bandelette aons-optique, faisceau temporo-thalamique d'Arnold (fig. 55), issue du stratum zonalc du pulvinar, se porte en dehors, obliquemonl, de telle façon que sa section vcrtico-transvcrsale est d'un gris clair. Sur la coupe 5fi ce faisceau est déjà un peu plus en dehoi-s, il se rapproche de la bandelette blanche qui sépare le corps strié de la couche optique et que nous avons déjà vue appa-