CL. le claoBtrum ou avant-mur (fig. 65, voy. pi. XXV
Substance blanche.
PV. Le pont de Varole (61, 62, 65, 64) présente des (ibi-es obliques en haut et en dehors; elles vont se joindre au reiiillcl latéral du ruban do Doil, nu laqucus (Laq, fîg. 62, 63). et on peut constater iiiêiiie qu'elles coutribuoiit à former, en dehors de la région protubérautielle (fi},'. 65), la partie visible à l'extérieur du ruban de Reil (RR) ou faisceau triangulaire de l'isthiiie. Les Cbn-s verticales (PV) de la môme figure représentent les ares d'anastomose transversale qui forment l'étage le plus inférieur de la protubérance.
Psc. Le pédoncule cérébelleux snpériear est sectionné encore (sur toutes les ligures de cette planche), au niveau «le son entreci'oisemenl. 11 forme a gauche de la ligne mwliane un deini-cei-clc régulier, clair au ccnlrc, où ses fihies sont transversales, foncé à la pth'iphérie, où ses liliivs redevîeniienl antéro-postéricurcs. Il est limité en haut par le cbnuip de la calotte (TEC, voy. plus loin) et par le faisceau longitudinal postérieur (FLl'. fig. 61, 62, 65). En bas, il est en contact avec la couche de Rcil ou leinniscus (Lem).
FM'. Le faisceau longitudinal postérieur (fig. 61, 62, 65, 65) est d'une teinte toujours foncée. H est juste au contact de la ligne
PLANCHE XXf.
GMT
médiane; ses fibres sont antéro-poslérieures, d'une façon générale; mais, comme il reçoit des filets nombreux de la région latérale de la substance grise de racjueduc (SG), sa partiiî supérieure est plus claire et sa partie inférieure est plus foncée. Sur les coupes durcies dans le bichromate d'annnoniaque, l(»s fibres supérieures semblent donc se confondre avec la substance grise de Taqueduc.
Aq, aquoduc de Sylviiis.
SG, substance grise de l'aqueduc.
Pcs, entre-croisement des pédoncules cért^belleux supérieurs.
Kl.Pi, flhrcs inférieures du faisceau lonpritudinal postérieur; cll(»s sont coupées perpendiculairement à leur din>ction.
FLPs, fibres supérieures du faisceau longitudinal postérieur; elles sont obliques en haut et en dehors et vont se mettre en rapport avec le noyau de la 111* paire (111;. Elles sont pèles sur la coupe.
Dans son ens<>mble, le faisc<tau longitudinal postérieur a une disposition pirifonne sur la coupe.
Schéma Î6.
Lem. Le lemniaque ou couche de Reil est une lame de fibres antéro-postérieures, perpendiculaires au plan de section, situées entre le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs) et le pont de Varole (PV). Il se compose de deux couches : une couche inférieure foncée (Lem, fig. 61, 62, 65, 64), et une couche supérieure claire. La couche inférieure, foncée, est constituée par un faisceau aplati de fibres dirigées en avant ; la couche supérieure, claire, est une émanation de la précédente. Elle est constituée, elle aussi, par le faisceau inférieur, qui, au fur et h m(»sure qu'il avance vers les régions antérieures de l'isthme d(» rtMicéphale, abandonne peu a peu ses fibres de dedans en dehors et dans des plans verticaux; de telle sorte que si Ton se figure le profil de ce système, toutes les fibres coupées en
Schéma ivpn'sentant de profil les fibi-es de la couchu du ruban de Reil (A) se portant en haut et en dehors pour former le laqueus ou rubun de lleil proprement dit (B).
Schéma 96.
arrière, suivant la ligne A, paraîtront foncées, tandis que les fibres supérieures, coupées en avant, suivant la ligne B, paraîtront claires. Sur la coupe passant par hi ligne B, on trouvera t»ncore une partie d\i faisceau foncée, la partie iniérieure. Il résulte dr» là que plus
BRISSAl'D. H
les coupes seront antérieures, plus sera réduite la portion foncée du lemnisque. C'est ce qui a lieu, en effet. Mais, en tout cas, la partie la plus inférieure ne s'épuise jamais en totalité; elle suit son trajet direct d'arrière en avant jusqu'à la substance grise interpédonculaire, et même plus loin encore peut-être. C'est là, à proprement parler, la couche de Reil (Lem). La partie latérale ou laqueus est le ruban de R^il (Laq). La confusion qui peut résulter ici de la similitude des noms ne tire pas à conséquence, puisque couche de Reil et ruban de Reil sont une seule et même chose dans deux régions différentes.
Déjà nous avons indiqué (pi. XX) le procédé par lequel les fibres supérieures de la couche de Reil se portent en haut et en dehors. Il faut maintenant, pour expliquer leur disposition topographique sur les figures 61, 62, 65 et suivantes, exposer leur trajet dans son ensemble.
On sait que les fibres du ruban de Reil, vues de l'extérieur, partent de la région latérale de la protubérance, d'où elles émergent au niveau du sillon latéral de l'isthme. Elles viennent de la moelle allongée. Au sortir du sillon latéral de l'isthme, elles se portent en haut directeuient, puis en dedans, et s'étalent, conmie un ruban aplati, à la surface des tubercules quadrijumeaux, dont elles indiquent vaguement la forme et le volume. La voussure des deux tubercules quadrijumeaux, de chaque coté de J'isthme de l'encéphale, tend donc à reproduire extérieurement, c'est-à-dire à la surface du ruban de Reil, le sillon qui établit une démarcation entre les tubercules eux-mêmes. On a ainsi admis, en général, que le ruban de Reil, vu de l'extérieur, se compose de deux faisceaux ou rubans secondaires : l'un destiné à recouvrir le tubercule quadrijumeau inférieur; l'autre destiné à recouvrir le tubercule quadrijumeau supérieur. Cette distinction est absolument de convention. 11 n'y a qu'un ruban de Reil de chaque côté de l'isthme; et ce ruban de Reil provient d'une seule couche profonde de fibit's antéro-postérieures, la couche de Reil (Lem). Pour les besoins de la démonstration, nous conserverons toutefois — mais en partie seulement — la division admise. Au lieu de deux faisaîaux, nous en supposerons quatnî et même cinq (on pourrait en supposer encore davantage). La disposition du système en question n'en paraîtra pas plus compliquée.
Le schéma ci-joint le représente dans son ensemble.
Il correspond approiimalivement h une coupe transversale et oblique en bas et on arriLTc.
Au milieu et en haut, G, la glande pinéale, repose sur la commissurc postérieure (CP). Elle est au fond dune cavitiS à concavité
G, hIidiIc pinéale; GB, gangJian de rhobénulp; NiU. noyau ÎDlcnie du Ihalaniiu; ZS, ^l^atu^l lanatc du ganglian <1p l'hiihi^nult; SG, aubstnnCG crise de l'aigueduc de Sjliius; VD, racine descenilaiite dn Irijumpïu; i:p, commissure p.istérieure: SR, noyau rauHe de la calotle; (JA, tuberruln quadrijumi-au anlvrieur; QP, tubercule quadrijumeau imstéricur; CI, corpï ([cnauilli Intei^ci CE, corps genou iJ If eileme; BQP, braï du tubercule (juadi^ijumpaupwtérivur; BQA.bns du tubercule quadrijnmCBuaiiliïricur; DP, Lrai du pulvinar; FCt. (aicccau de la eaiami»iure ; TEC, faiscean propre de la calolloou legiDenliim; Pcs, pédoncule céi^belleui supérieur; PllF, bicceau rélrognde (Toy. plus loin);FLP. Eiisceau longiludinal postérieur de Ja calotte; Laq', Laq*. Laq*, laq*, eourbea du laqueus correspondant aui couches du leinniscus IJI', LH*, LU*, LU'; Lem, couche la plus niperflcielle du lemniscni corretpondaut i Ut'i Lem = Teg, coucbe du leoiDiicuâ correspondant au bisceau prapre de la calotte.
supérieure, dont les deux côtés sont formés par le tubercule interne de la couche optique (NiC) et le ganglion de l'habcnule (GH), recouvert par le siratum zoiiale (ZS). Au-dessous et en debors de la glande pinéale, parmi des faisceaux obliques de filircs blancbes, on voit émerger le tubercule quadrijumeau antérieur {QA, (JA') et le tubercule quadrijumeau postérieur (01'. 01")- Le tubercule dmit fait une saillie plus prononcée que le tubercule gauche; cela n'est qu'une apparence résultant de la disposition que nous avons, à
212 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.
dessein, donnée aux faisceaux obliques. En dehors et en dessous des tubercules quadrijunieaux apparaissent deux gros noyaux : en dedans, le corps genouillé interne (GI, GF) ; en dehors le corps genouillé externe (GE, GE'). Nous ferons remarquer encore une fois (jue le corps genouillé (îxterne est toujours placé en dehors et au-dessous du corps genouillé interne. 11 est aussi placé sur un plan antérieur à celui du corps genouillé interne, ce dont la figure ne peut rendre compte.
Les faisceaux obliques sous-jacenls à la glande pinéale recouvrent la substance grise (SG) de Taqueduc de Sylvius. On reconnaît, au centre de celle-ci, la lumière de Taqueduc. Au-dessous et en dehors, deux petits faisceaux dont la section piriforme est caractéristique, figurent, de chaque côté de la pointe inférieure de la substance grise, le faisceau longitudinal postérieur (FLP).
De la partie inférieure montent cinq rubans superposés, sectionnés transversalement à leur origine (LM*, LM', LM% LM*, LM*), et qui représentent les stratifications de la couche de Reil à sa sortie du bulbe, c'est-à-dire au moment où elle pénètre dans la protubérance, de bas en haut. Ces cinq rubans n'en forment, en réalité, qu'un seul. On peut cependant admettre que la couche de Reil a été artificiellement dissociée. Il ne reste plus qu'à suivre chacun de ces rubans isolément pour avoir une idée aussi exacte que possible du trajet des fibres de la calotte. Nous choisirons ceux du côté gauche.
Le plus supérieur (LM^) remonte dans le plan de la coupe, c'està-dire en haut et en avant, parallèlement à la ligne médiane, à gauche de laqu(îlle il est situé. Puis il change de direction. Il était lemniscus, il devient laqueus (Laq*); par conséquent il se porte en avant et en dehors obliquement, décrit une courbe à concavité interne, passe, comme une voiUe de pont, au-dessus de la substance gris(? de l'aqueduc (SG), franchit ainsi la ligne médiane, aborde le tubercule quadrijumeau postérieur (QF), le traverse et surtout le recouvre, et, du même coup, recouvre le faisceau homologue venu du côté opposé (D); puis, continuant son trajet en dehors, il se jette dans le corps genouillé interne du côté droit (GV). Entre le tubercule quadrijumeau postérieur droit (QP) et le corps genouillé interne (GT), il prend le nom de bras du tubercide quadrijumeau postérieur droit (BOP').
Le second ruban L>P, sous-jacent au précédent, remonte, comme
ce dernier, à gauche de la ligne médiane, appartenant ainsi à la couche de Reil. Puis il s'infléchit en dehors (Laq*), décrit le même arc à concavité interne, en avant et au-dessus du premier, et franchit la ligne médiane en se mettant en contact avec la substance grise de Taqueduc. Celle-ci, en efl'et, se prolonge sous les rubans de Reil, jusqu'au-dessous de la glande pinéale (G), située sur un plan antérieur. De là, le faisceau LM* se porte en dehors, pénètre dans le tubercule quadrijumeau antérieur droit (QA'), le recouvre, et continue son trajet en bas et en dehors jusqu'au corps genouillé externe droit (GE'). Entre le tubercule quadrijumeau antérieur droit (QA') et le corps genouillé externe droit (GE'), il prend le nom de bras du tubercule quadrijumeau antérieur droit (BQA').
Le troisième ruban (L\P) remonte comme les précédents à gauche de la ligne médiane, puis s'infléchit en dehors (Laq'); mais il n'appartient pas au ruban de Reil superficiel, visible à l'extérieur. Il est séparé de la surface par le bras du tubercule quadrijumeau postérieur gauche (BQP). On l'appelle faisceau de la commissure postérieure (FCP). C'est lui, en efl'et, qui va former la partie la plus antérieure de cette sorte de raphé, qui est sous-jacent au conarium et sus-jacent à l'aqueduc de Sylvius. Il franchit, lui aussi, la ligne médiane en avant des deux rubans précédents, passe sous le ganglion de l'habénule (GH), croise à ce niveau un faisceau descendu de ce ganglion (le pédoncule du ganglion de l'habénule (HAP); puis il suit, de dedans en dehors, un trajet parallèle à celui du bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BQA') et finalement va se jeter dans le pulvinar. Dans son trajet entre la commissure (qu'il représente) et le pulvinar, on peut lui donner le nom de bras du pulvinar (BP). Il recouvre la partie la plus postérieure et inférieun; du ganglion de l'habénule, comme le faisceau précédent recouvrait le tubercule quadrijumeau antérieur. Mais cette portion du ganglion de l'habénule n'est pas visible sur la figure, elle correspond au pédoncule de la glande pinéale (ILVP) et est située au-dessous et en avant du plan imaginaire de section que nous avons choisi.
La quatrième couche (LM*) s'incline en dehors, alors que les trois premières se sont déjà portées vers les parties externes et supérieures de l'isthme. Elle leur est sous-jacente. Au moment où elle change de direction (Laq*), elle est en contact, en avant, avec un gros faisceau qui se croise sur la ligne médiane avec son congénère et qui n'est autre que le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs), et
214 COUPES VERTÏCO-TRANSVERSALES.
au milieu duquel on reconnaît le noyau rouge de Stilling (NR). Cette quatrième couche, qu'on appelle le faisceau propre de la calotte (TEC), diflere des précédentes en ceci, qu'elle ne passe pas au-dessus de la substance grise de Taqueduc pour y subir une décussation. Elle s'enfonce directement en dehors et en haut, vers l'hémisphère, en passant sous les tubercules quadrijumeaux antérieurs, et elle va se jeter dans la capsule interne, en arrière et en dehors de la couche optique.
Il est très difficile, comme on peut le concevoir d'après ce que nous avons déjà dit, de disssocier les quatre couches de Reil et les quatre rubans qui en émanent, celte distinction en quatre couches n'est pas dans la nature; il est constant néanmoins que les fibres les plus supérieures de la couche de Reil proprement dite s'inclinent les premières en dehors, puis en dedans, pour former le bras du tubercule quadrijumeau postérieur du cùté opposé; que les fibres suivantes, un peu plus inférieures, forment le bras du tubercule quadrijumeau antérieur du cùté opposé; que les fibres suivantes, encore plus inférieures, forment le faisceau de la commissure et vont se perdre dans le pulvinar du coté opposé; enfin que les fibn»s les plus profondes ne subissent pas la décussation médiane et qu'elles vont se mêler à la capsule interne du môme coté.
Reste une cinquième couche (LM*) encore plus profonde que les quatre premières; celle-là est, en fait, assez nettement isolée; elle se compose de fibres compactes, situées juste au contact de la ligne médiane; à aucun moment de leur trajet postéro-antérieur elles ne se portent en dehors. Elles vont droit devant elles. Arrivées au voisinage de Tentre-croisement des pédoncules cérébelleux supérieurs (Pcs), on voit (sur la figure schématique 97) qu'elles s'enfoncent sous ces pédoncules, par conséquent sous les noyaux rouges delà calotte; immédiatement après, elles se terminent dans la substance grise de Tespace perforé postérieur, où un petit ganglion (pair et symétrique), le ganglion interpédonculaire, les reçoit en majeure partie. Cette dernière couche porte un nom spécial : on l'appc^lle faisceau médian de la couche de Reil,
Il nous reste à ajouter que les fibres dn ruban de Reil, après avoir formé le colé externe de Tisthme de rencéphale, ne remontent pas toutes au-dessus de Taqueduc deSylvius pour constituer la commissure postérieure ou les bras des tulxTcules quadrijumeaux. In certain nombre d'entre elles continuent de bas en haut et de dedans
Pîî dehors, leur trajet direct vers les corps genoiiillés. Les plus supérieures vont aux corps genouillés internes, et forment la surface du bras de ce corps genouillé; elles sont donc superposées aux couches homologues du côté opposé venues par la voie du laqueus.
Celles qui sont sous-jacenles vont au corps genouillé externe; elles forment la surface du bras du corps genouillé externe, plus rares et plus profondes que les fibres directes de la couche précédente.
Celles du faisceau de la commissure (FCP ou LM') vont en avant et au-dessus du corps genouillé externe se confondre avec les fibres du faisceau propre de la calotte (TEG), dans la partie postérieure de la capsule interne, où elles se placent en avant du tractus opticus zonalis (TRO, voy. plus loin). Ces notions préliminaires permettent de comprendre maintenant la topographie de la région de la calotte telle qu'elle apparaît sur les coupes de la planche XXI.
Lem. Le lemniscns ou couche de Reil (fig. 61, 62, 65, etc.) est formé de deux étages : un étage inférieur composé de fibres antéropostérieures ; un étage supérieur composé de fibres dirigées en haut et en dehors. Ces dernières se portent par conséquent vers la surface de risthme, où elles représentent la partie superficielle du ruban de Reil ou laqueus (Laq, fig. 61, 62, 65, etc.). On peut se rendre compte, sur les figures 62 et 65, que la difl'érence de coloration de ces deux étages n'est pas nettement accusée. On devine que les fibres antéro-postérieures (Lem), c'est-à-dire celles de la couche de Reil, changent de direction pour devenir obliques en haut et en dehors (Laq) et former le laqueus. Mais au fur et à mesure que ces fibres antéro-postérieures (Lem) se portent vers la surface latérale de l'isthme, de nouvelles couches, plus profondes, les remplacent (RR) figure 65, venues de la région supérieure du pont de Varole (PV).
Laq. Le laqueus ou faisceaa de Reil proprement dit se porte en haut et en dehors, puis directement en haut, puis obliquement en haut et en dedans, décrivant ainsi un arc à concavité interne; il arrive ainsi au-dessus de l'aqueduc, sur la ligne médiane, où il s'entre -croise avec son congénère; de là il se porte, plus loin encore, du côté opposé, et passe dans le tubercule quadrijumeau antérieur (QA), situé en dehors de lui. Il le traverse et va former le bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BQA).
216 COUPES VERTICO-TRANS\mSALES.
BQA. Le bras du tubercule quadrijumean antérieur (Gg. 61, 62, 64, 65) représente la coiilinualion des fibres du laqueus du côté droit (le coté qui manque sur la préparation). Ces fibres deviennent nettement transversales, comme on en peut juger par leur coloration claire. Le faisceau qu'elles constituent se môle en partie à la substance grise du tubercule quadrijumeau antérieur (QA); mais leur majeure partie se porte en dehors et en bas, s'insinue sous la couche optique (Th), glisse au-dessus du corps genouillé interne (GI, fig. 64) et s'éparpille dans le pulvinar (fig. 65, 66); mais beaucoup d'entre elles vont, plus en dehors encore et plus en avant, aboutir au corps genouillé externe ; c'est précisément parce qu'elles se terminent dans une région plus antérieure qu'on ne les suit pas jusqu'à leur extrémité sur les coup(^s de la planche XXL
BQP. Le bras du tubercule quadrijumean postérieur forme une masse de fibres beaucoup plus importante que celle du bras du tubercule antérieur. Ces fibres sont dirigées ici en avant et en dehors. Les plus internes sont les plus antéro-postérieures ; les plus externes sont les plus transversales. Elles proviennent du laqueus du côté opposé. Elles sont descendues de la région de la commissure postérieure; elles ont passé en dessous et en dedans du tubercule quadrijumeau antérieur (fig. 63, QA) et elles sont venues se placer en dedans du corps genouillé interne (GI) ; le laqueus (Laq) situé à leur partie interne (fig. 64, 65, 66) est précisément le faisceau de Reil dont les fibres formeront, du côté opposé, non pas le bras du tubercule quadrijumeau postérieur, mais le bras du tubercule quadrijumeau antérieui'. — Le bras du tubercule quadrijumeau postérieur (BQP) mélange ses fibres avec celles du stratum zonale du corps genouillé interne (ZGl).
TEG. Le tegmentum est une région, encore très confuse à certains égards, mais dont les cormcîxions principales sont suffisamment connues. Dans le voisinage de l'aqueduc de Sylvius, le tegmentum ou région de la calotte se présente toujours, sur les coupes verticales, sous la forme d'une lame de hache dont la convexité répond au laqueus ou faisc(»au latéral de Ueil (Laq); la concavité supéricMire circonscrit la substance grise de l'aqueduc (SG); la concavité inférieure circonscrit W jïédoru'ule cérébelleux supérieur (INs). Le tegrnentuni |)(uit être considéré comme un faisceau antéroposlérieui'; mais c'.est un faisceau qui est parsemé de tant d'amas
PLANCHE Xin. 217
superposés de substance grise qu'on peut le considérer aussi comme un noyau. Pour les besoins de la démonstration, il est préférable de
Section vcrlico-transversalc de la moitié gauche de
Éla calotte, montrant la Tonne en lame de hache ^^ du faisceau du tegmenlum (TEG).
CiJVl 1 SG, substance f^rise de l'aqueiluc; i C8 ***^'^' pédoncule cérébelleux supérieur;
CMT, commissure de Meyneil (pour ce qui concerne cette commissure, voy. pi. XXII, llg. 71, TEC. et pi. XXUl, GMT).
Schéma 98.
Téludier en tant que faisceau, en spécifiant toutefois qu'il est bien loin de représenter un faisceau homogène et compact. C'est à la fois l'aboutissant et le point de départ de fibres antéro-postérieures venues de la moelle et destinées à s'épanouir dans la couronne rayonnante ; ces fibres y prennent un développement quantitatif des plus considérables. La meilleure preuve en est que sur les coupes des planches suivantes (XXII, XXIII, XXIV), on verra s'accroître notablement la surface de section du champ de la calotte et aussi des faisceaux qui en émanent pour se porter vers l'hémisphère. Sur la coupe 64 on reconnaît déjà une des origines du faisceau du
C'Cl Rapports de la lamina medialis (Lm) et du lemnisque (Lem) avec le tegmentum (TEG); f}>Q P<^s, pédoncule cérébelleux supérieur. --T-jy^ CP, commissure postérieure.
Schéma 99.
tegmentum ; l'extrémité inférieure de la lame de hache se continue sans démarcation tranchée avec la couche de Ileil (Lem). Sur la coupe 65, une partie de cette couche se confond, en dehors avec le ruban de Reil (Laq), en dedans et en haut avec le tegmentum (TEG).
FCP. Le faisceau de la commissure postérieure est un des faisceaux du tegmentum qui s'isolent le plus nettement (fig. 61, 64, 65, 66). A sa coloration on reconnaît que ses fibres sont d'abord antéro-postérieures. Elles remontent ensuite, obliquement dirigées en haut et en dehors, puis en haut et en dedans, adossées à la partie interne du laqueus^ et vont ainsi, jusqu'au-dessus de Taqueduc de Sylvius, se jeter dans la commissure postérieure (schéma 99). Elles
2i8 COUPES VERTICO-TRAXSVERSALES.
passent alors du côté opposé et se perdent dans la couche optique, aux environs du centre médian (voy. plus loin).
BP. Les fibres du faisceau de la commissure qui ont franchi la ligne médiane représentent donc, pour la couche optique» l'analogue des bras des corps genouillés interne et externe. On pourrait» par conséquent, les désigner dans leur ensemble sous le nom de hra$ dupulvinnr (BP). Sur la coupe 66 elles sont situées en dehors du laqueus, tout à fait au contact de Texlrémité antérieure du tubercule quadrijumeau antérieur. Elles font suite, sur cet h«»mîsphère gauche, au faisceau de la commissure, issu de la calotte de rhéniisphére droit.
CP. La commissure postérieure se compose donc de toutes les fibres du laqueus d'un côté, destinées aux tubercules quadrijumeaux et au thalamus de Tautre côté (fig. 65). Mais en dehors de ces fibres, il en est d'autres qui semblent dirigées tout à fait transversalement (CP, lig. 66 et schéma 99), d'un côté à l'autre de rhémisphère en reliant des parties homologues. Il en sera question plus loin, à l'occasion des coupes de la planche suivante.
Lm. Le faisceau médian de la couche de Reil (Lm) est ce petit faisceau isolé, dont nous avons déjà parlé, qui est, de chaque côté de la ligne médiane, dirigé directement d'arrière en avant, isolé du reste du lemniscus, et (jui sur le schéma 97, est désigné par le signe LM*. On lui a donné diilérents noms : Lamina mediali» Reili, lamina ad pedinicuhntu portion interne et inférieure de la couche de Reil, en allemand Schleifenbûndel zum Hirnschenkelfuss» Nous l'appellerons lamina medialis (Lm). La lamina medialis se compose de fibres anléro-postérieures provenant de deux sources : les plusjnférieures sont tout simplement les plus internes de la couche de R(ûl. Les plus supérieures sont des fibres du pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs), facilement reconnaissables sur les profils du cerveau de la planche 5, figures 2, 5 (Lm). Elles sont tangentes à la partie la plus inférieure du pédoncule cérébelleux (fig. Oî, 65). Il est dirfi(til(î d'admettre qu'elles ne soient pas une émanation directe de vv pédoncule. Nous les retrouverons sur toutes les coupes suivantes jusqu'au ganglion interpédonculaire (GIP, pi. XXVIIl, fig. lor)).
Lmd. Lamina lateralis de Reil (voy. plus loin).
PLANCHE XXI. 2i9
TRO. Le tractns opticns zonalis est une lame de fibres situées outre le pulvinar (Pul) et le corps genouillé interne (GI, fig. 65, 66); elles représentent rexpansion de la bandelette optique à la surlace du pulvinar (voy. plus haut); ce sont des fibres terminales du nerf optique, issues de la bandelette optique au moment même où celle-ci se divise pour envoyer une partie de ses fibres au corps genouillé externe et une autre partie au corps genouillé interne. Elles se perdent dans le stratum zonale du pulvinar, où elles semblent se porter en dedans et en arrière à la rencontre du bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BQA, fig. 65, 66).
RGI. La couronne rayonnante dn corps genonillé interne est formée d'un ensemble de fibres, dont le plus grand nombre abordent le corps genouillé par son stratum zonale (fig. 61, RGI). Elles se confondent d'ailleurs à ce niveau avec la couronne rayonnante du thalamus (fig. 63, Rlh). Les autres fibres qui, avec celles-là, forment la couronne rayonnante du corps genouillé interne, abordent ce noyau par son extrémité antérieure (voy. pi. XXIV, fig. 80). II s'ensuit que le corps genouillé interne est comme enveloppé dans sa totalité par de la substance blanche (GI, fig. 63) : en arrière par le stratum zonale (fig. 61), en dedans par le bras du tubercule quadrijumeau postérieur (BQP, fig. 62), en dehors par le bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BQA, fig. 64) et par le tractus opticus zonalis (TRO, fig. 65); en avant par la couronne rayonnante.
Rth. Conronne rayonnante dn thalamus (voy. plus loin).
BSO. La bandelette sous-optiqne (fig. 61) présente, sur les premières figures de cette planche, l'aspect d'un faisceau compact. Mais déjà, à sa partie externe, il perd peu à peu sa coloration franchement foncée; il est traversé par des fibres transversales, concaves en bas et en dehors vers la queue du noyau caudé (NCC, fig. 64). Ces fibres transversales appartiennent au taenia, qui se continue insensiblement avec le stratum zonale de la queue du noyau caudé, et qui môme le constitue à peu près exclusivement. On peut considérer d'ailleurs que les fibres réfléchies du taenia occupent toujours la partie la plus externe de la bandelette sous-optique. Mais les fibres transversales qui modifient le plus la forme de la bandelette sous-optique sont surtout celles des couronnes rayonnantes du pulvinar et du corps genouillé : il en sera question plus loin.
COUPES \'ERTICO-TRANSVERSALES.
Tœ. Le tsnia semi-circularis (fig. 02), accolé au bord interne du noyau caudé (XC), fait saillie dans la cavité ventriculaire. S'il apparait sur cotlc coupe et sur la coupe 66 avec une coloration très claire, c'est parce que ses fibres sont déjà presque transversales; elles vont de dehoi^s en dedans s'épanouir avec le stratuin zonale sur toute la face supérieure de la couche optique. Cela signifie, en d'autres teruies, que» le taenia n'est pas seulement un faisceau antéropostérieur de fibres longues, étendu connue une bride au fond de la gouttière o{)lo-slriée. C'est un faisceau en grande partie composé de fibres courtes, s'épuisant, dans toute sa longueur, sur le stratum zonale. Nous y reviendrons à l'occiision de ses rapports profonds avec la capsule interne (Cl, pi. XXll, fig. 68, 70).
ce. Le corps calleux (fig. 62, 65), sur toutes les figures dé cette planche, présente sur la ligne médiane une épaisseur qui répond à sa hauteur propre i'X à celle du {)ilier postérieur du trigone (TRp, fig. 62). 11 se compose des fibres transversales qui vont former le tapetum (TAP, fig. 65) et dé celles, plus superficielles, qui vont former le faisceau du centre ovale (CO, fig. 65).
TAP. Le tapetum (fig. 62) se distingue toujours très nettement, grâce à la coloration foncée de ses fibres réfléchies, à la partie externe du ventricule sphénoïdal. Il est situé inunédiatement audessous de la queue du noyau caudé (NCC, fig. 65).
TRp. Le pilier postérieur du trigone (fig. 62), étalé à la surface du thalanms, dont il est séparé par la toile choroïdienne, est constitué par les fibres de la fimbria que nous avons étudiées sur les
Proiil du corps calleux {ce) de riiéuiisphérc gauche;
TRp, pilier postérieur du trigone;
LY, lyre de David ;
Soht'inn KK).
coupes précédentes et que nous retrouvons (FI, fig. 64) réfléchies et dirigées d'arrière en avant au-dessus de la corne d'Annuon (C\M). Les lil)res du pilier postérieur, au-dessous du corps calleux, sont
PLANCHE XXL 221
obliques en dedans et en avant, mais presque transversales : de là leur coloration blanche. Elles représentent ici la partie antérieure de ce champ de fibres horizontales qu'on appelait autrefois la lyre de David, et qui se compose tout simplement des fibres transversales de la portion réfléchie du splenium (SPL).
FSe. Le faisceau sensitif externe (fig. 62) se dirige d'arrière en avant, dans toute la hauteur de la cavité ventriculaire latérale, c'est-à-dire depuis la base de la corne sphénoïdale jusqu'à la voûte de la corne frontale. 11 est limité en dedans par le faisceau sensitif interne dont nous allons parler immédiatement. En dehors il est limité par la substance blanche qui revêt l'écorce de la fosse de Sylvius. Cette substance blanche est la capsule externe (CE, fig. 65).
I>î faisceau sensitif externe est plus large en haut qu'en bas; il est plus compact en bas qu'en haut. En bas, il se continue avec le faisceau longitudinal inférieur (FLl, fig. 62); en haut, il s'étale transversalement entre le tapetum (TAP, fig. 62) et le faisceau du centre ovale (CO) ; mais ses fibres vont toujours d'arrière en avant, et un certain nombre d'entre elles paraissent s'incliner vers le corps calleux {ce).
On voit pénétrer, de dedans en dehors, dans le faisceau sensitif externe (fig. 64), un grand nombre défibres horizontales venues de la lame médullaire latérale du thalamus (LML). Celles-ci paraissent être des fibres rayonnantes de la couche optique ; il n'en est rien. Les fibres rayonnantes de la couche optique forment, comme nous le verrons plus loin, le faisceau sensitif interne (FSi). Les fibres dont il s'agit, qui traversent le faisceau sensitif externe (FSe), ne sont autre chose que les fibres mêmes de ce faisceau, s'épuisant de dehors en dedans au fur et à mesun» que le faisceau marche d'arrière en avant; et nous constaterons enfin qu'elles vont s'insinuer entre le putamen et le globus pallidus (pi. XXVI, fig. 92, FSe).
FSi. Le faisceau sensitif interne (fig. 62) est composé de fibres blanches, dirigées en bas et en dehors, entre le faisceau sensitif externe (FSe) et le tapetum réfléchi (TAP). Elles viennent de la couche optique (Th, fig. 62) et plus spécialement du pulvinar, où Ton distingue un faisceau (Hth) situé au-dessus de la bandelette sous-optique (KSO, fig. 65). Ce faisceau est la couronne rayonnante du pulvinar. Arrivées à Tangle inféro-externe de la corne v(»ntricu-
22î2 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.
laire sphénoïdalc, elles se réfléchissent en dedans pour participer à la formation du faisceau longitudinal inférieur (FLI, iig. 62).
Rth. La couronne rayonnante du thalamus (fig. 63) ne se compose pas d'ailleurs uniquement des fibres issues du pulvinar (Pul, fig. 62, .65, 64, 65, 66) et qui vont, en décrivant une courbe à concavité inférieure, se jeter dans le faisceau sensitif interne (FSi, fig. 62). On doit appeler couronne rayonnante du thalamus la totalité des fibres transversales qui forment la striation horizontale de la couche optique, depuis la face inférieure jusqu'à la face supérieure de ce noyau, et qui aboutissent toutes, en somme, à cette lame blanche, oblique en bas et en dehors (LML, fig. 64), qui se continue avec le faisceau sensitif interne (FSi).
LML. La lame latérale du thalamus (fig. 66) s'étend donc depuis le tœnia (Tœ, fig. 64), qui sépare en haut le noyau caudé (NC) du thalamus (Th), jusqu'à la queue du noyau caudé (NCC); elle va même plus loin, puisqu'elle longe la face externe du tapetum (TAP, fig. 64) et se perd, après réflexion, dans le faisceau longitudinal inférieur (FLI, fig. 62). La lame latérale du thalamus et le faisceau sensitif interne ne sont donc qu'une seule et môme chose, du moins à la partie postérieure de la couche optique.
FLI. Le faisceau longitudinal inférieur (fig. 62) ne présente ici rien de particulier. Nous connaissons les éléments dont il se compose.
CE. La capsule externe (fig. 65) est la lame de substance blanche qui double en dedans le claustrum (voy. pi. XXII, CE).
Cin. Le cingulum (fig. (ii), régulièrement compact sur tout son trajet, présente la forme en croissant que nous avons déjà signalée (voy. pi. XV, Cin).
FCF. Le faisceau compact du fornix (voy. pi. XIV).
FDF. Le faisceau diffus du fornix (voy. pi. XIV).
FPF. Le faisceau pariéto-frontal (voy. pi. Xlll, fig. 14).
ARC. Le faisceau arqué (fig. ()5) est ce large faisceau dirigé d'abord d'arrièie en avant, puis de dehors en dedans, qui prend sa plus forte insertion dans Técoree de l'opercule (OP). Il est toujours situé au-dessous du faisceau pariéto-frontal (FPF). Nous Fétudierous en détail un peu plus loin (voy. pi. XXll, XXIII).
PLANOœ \m â:25
COUPES VERTICO-TRANSVERSALES PASSANT PAR LE MILIEU DE LA COMMISSURE POSTÉRIEURE ET LA PARTIE POSTÉRIEURE
DU GANGLION DE l'hABÉNULE
Ces coupes sont très rapprochées les unes des autres et très voisines de celles de la planche précédente. Il n'y a rien de spécial à signaler relativement à Técorce (voy. pi. XXI).
Cavité ventriculaire.
La corne frontale du ventricule latéral s'aplatit de plus en plus. Elle conserve toutefois sa forme générale.
La corne sphénoïdale diminue de hauteur, mais elle tend à s*élargir et son angle inféro-interne s'enfonce plus profondément sous la corne d'Ammon.
Le ventricule moyen semble fermé en dedans (fig. 67, 68, 71, 72) par la toile choroïdienne, qui englobe la base de la glande pinéale (G. 68) et la partie la plus interne du ganglion de l'habénule (GH, 71, 72). Mais le repli de toile choroïdienne qui descend de la face inférieure du corps calleux (ce, 68) jusqu'à la glande pinéale n'établit pas de séparation médiane entre les deux moitiés latérales du ventricule moyen. Cette séparation cesse d'exister immédiatement en avant de la commissure postérieure.
Substance grise.
CAM. Corne d'Ammon (voy. pi. XVH etXVUI).
FI. La fimbria, coupée perj)endiculairement à sa direction postéroantérieure (fig. 69), présente, sur les six figures de la planche XXII, des dillértînces d'épaisseur très notables. Il est certain que si ce gros faisceau, si remarquablement isolé sur tout son parcours, se compose en grande partie de fibres longues, étendues d'une extrémité à l'autre de la voûte à trois piliei*s, il contient aussi des fibres courtes qui relient, d'éta{)e en étape, les différents centres de la lamina couvoluta ou du fascia dentata. Si la fimbria se composait
224 COUPES \t:rtico-transversales.
exclusivement de fibres longues, d'une seule portée, elle conserverait sur toute son étendue la niénnî épaisseur. Il n'en est pas ainsi ; elle est tantôt légèrement amincie, tantôt légèrement épaissie : c'est un fait qu'on peut constater souvent, même sur les cerveaux frais.
tec. La lamina tecta (fig. 71) s'étale à la surface du corps calleux, au-dessous du sinus du corps calleux (sC).
QA. Le tubercule quadrijnmean antérieur, coupé au niveau de son extrémité antérieure (fig. 67), n'est presque plus reconnaissable au milieu des fibres antéro-postérieures foncées de la commissure postérieure et surtout de la lamina laferalis de Beil (Lmd).
NC. Le noyau caudé (fig. 68) proémine dans la cavité ventriculaire. Sa substance grise, homogène, est tantôt libre dans cette cavité, tantôt recouverte d'un mince feuillet blanc (fig. 67, 71), formé de fibres aberrantes du taenia.
NCC. La queue du noyau caudé (fig. 68, 69, 71) ne présente pas partout les mêmes dimensions. Elle ne diminue pas de calibre d'une façon uniforme, à mesure que les coupes sont plus antérieures. Par places, la section est plus large (fig. 71). C'est un fait à peu près constant; mais les diflerences sont, en tout cas, peu considérables.
Th. La couche optique (fig. 68), sectionnée ici encore tout au voisinage de son extrémité postérieure, est une masse de substance grise, beaucoup plus claire (»t beaucoup moins homogène que celle du noyau caudé. Elle est traversée de dehoi*s en dedans par les fibres venues de la capsule inl(»rne (CI, fig. 68, 70) et qui appartiennent au segment postérieur de cette capsule (CID, fig. 72). Nous savons que ces fibn^s font partie du système du faisceau sensitif interne (FSi, fig. 70).
Dans cette région le thalamus ne forme donc d'abord qu'un seul noyau (fig. 68). Mais bientôt on voit s'isoler un noyau interne (NiC, fig. 89) ; il est séparé de la masse commune par des faisceaux de la capsule interne représentant la couronne rayonnante de la masse commune postérieure (lUh, fit:. 70), et provenant par conséquent (les faisc(»aux seiisitifs; ils pénètrent dans la substance grise en se conforuluril, à leur terminaison, avec le stratum zonale ZS, fig. 71).
<Ju()ique, dans celle région poslérieun» du thalanuis, toute la
PLANCHE XXU. 225
substance grise paraisse au premier abord confondue en une seule masse, il est donc possible déjà d'établir quelques divisions qui n'ont rien d'artificiel : en haut est le noyau interne (NiC, fig. 69, 72) formant le bord supéro- interne de la couche optique. Plus en dehoi's, sera le noyau externe que nous étudierons plus loin. En dessous et en arrière de ces deux noyaux la substance grise pourrait être appelée noyau pontérietir du thalamus (NpC).
11 faut distinguer ici le noyau postérieur du thalamus et le pulvinar. Celui-ci est la grosse tubérosité postéro-inférieure (Pul, lig. 67) qui se trouve placée en arrière du corps genouillé externe (GE, fig. 70), lequel est entamé seulement sur les coupes suivantes, et dont on ne reconnaît encore que Técorce blanche (RGE, fig. 70, 71, 72).
GI. Le corps genouillé interne (fig. 70) ne fait plus qu'une faible saillie à la paroi supérieure de la fente de Bichat. Il est séparé du noyau postérieur par le bras du pulvinar (BP, fig. 69), au-dessous duquel s'étend le bras du tubercule quadi'ijumeau antérieur (BQA).
GE. Le corps genouillé externe (fig. 70), qui fait suite au pulvinar, n'est pas encore entamé ici dans sa profondeur. Le couteau n'a divisé que les fibres les plus superficielles de son extrémité postérieure, qui forment une partie de sa couronne rayonnante (RGE, 71). Mais déjà Ton voit s'agglomérer de la substance grise au-dessus du sillon très profond qui séparait le pulvinar du corps genouillé interne. Cette substance grise sera le corps genouillé externe.
Pul. Le pulvinar (fig. 67) est en effet toujours nettement isolé du corps genouillé interne, grâce à une grande fissure au fond de laquelle on trouve — nous le savons déjà — le tractus opticus zonalis (TRO, pi. XXI, fig. 65). Cette fissure est le sillon intergéiiiculaire. Le pulvinar y présente parfois une disposition un peu spéciale que nous allons signaler.
CIT. Cuneus thalami optici intergenicularis. — Meynert a désigné sous ce nom un petit triangle appartenant au pulvinar et situé entre les deux corps genouillés : c'est Texlrémité la plus inférieure du pulvinar; elle ne mérite vraiment pas l'honneur d'un nom si compliqué: elle le mérite d'autant moins qu'elle n'est pas toujours apparente. La saillie en forme de coin que présente le pulvinar entre les corps genouillés est même très fréquemment remplacée
BBISSAUO. 15
COUPES VERTICO-TRANSVERSAIES.
par la continuation postéricuri; de la fente intcr-géniculairc. Cela fait que le cuneua thalamt-optici-intergenicularit est refoulé en
arrière, presque jusqu'à l'extrémité saillante du thalamus dans le carrefour ventiiculaire. Lorsque ce cvnevs est bien développé, on peut reconnaître qu'il est limité à sa partie supérieure par le bras du tubercule quadrijumoau antérieur (BQA). En tout cas, il est recouvert h l'extérieur et même quelquefois traversé par les fibres de la racine interne de la bandelette optique, ou ansa inter-genîculariM de Itauber (Al, pi. X\!I, fig. 68).
Gli. Le ganglion de l'habénnle (tig. li. 72), ainsi nommé parce que la rCne de la glande pinéale semble y prendre naissance, est une petite masse grise située au-dessous et eu dedans du Ibalamus. il la base de la glande pinéale. On n'en aperçoit encore ici que la partie la plus postérieure. Ce ganglion sera étudié à l'occasion des figures de la planche XXIII.
Substance blanche.
l'V. Le pont de Varole (fif;. 09. 71) présente, au milieu de la striation transversale de ses fibres, des faisceaux longitudinaux (FM) qui lit- priivif-nnent pas de la région de la calotte. Ces faisceaux, situés tiiul à fait en dehors, à la surface de l'isthme de l'encéphale.
ati-dcssous et on dcduns du bras du lul)crculc quadrijumcau postérùîiir (69, BOI')> émanenl du piod du pédoncule. Ils sont en appa- ■-enci> In cunlinuation du ruban de Iteil proprement dit (ItR, lig. 69), ou faisceau trîangulati'e de l'isthme. Mais eii rt>alilc ils sont loiit à fait indépendants de ce faisceau. Us appartiennent au groupe de fibivs que nous désignons en France sous le nom de faisceau de Meynert (FM) et qu'on appelle en Allemagne faisceau de Tûrck.
RR. Partie la plus antérieure du mban de Reil proprement dit ou faisceau triangulaire de l'isthme (fig. 69).
Pcs. Le pédoncule cérébellenz Bupérieur (6g. 69) continue de s'cnlre-croiscr avec son congéni-rc sur la ligne médiane, limité en haut par le faisceau longitudinal postérieur (FLP), en bas par la lamina medinlis (Lm), en dehors par la concavité inférieure du tegnientuin (TEG). S<;s rapports avec le faisceau longitudinal postérieur cessent bientôt d'^ti-e immédiats (6g. 71). Il on est séparé par une commissure (CMT), dite commiiisvre fie Meijnerl, au niveau de laquelle s'entrc-croisent des Hbrcs ner%euses parties de la calotte (TEG) et destinées à la région sous-optique.
CMT. Commissure de Heynert (voy. plus loin).
FLP. le faisceau longitudinal postérieur (6g. tiO) sous-jacent à la substance grise do l'aqueduc (SG) se présente par places seule-
t<-»\i liinRiluilinai piisté-