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ment, sous l'aspect d'une iR'tite strie foncée, transversale cl légèrement inclinée on haut irl on dehoi's. Sur certaines coupes (68, 70)
228 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.
il n'est pas visible; cela tient à ce que, de distance en distance, ses fibres deviennent transversales, et parallèles au plan de section. Il doit donc se composer en majeure partie de fibres courtes s'entre-croisant au-dessous de Taqueduc ou établissant des connexions entre les différents étages ou noyaux de la substance grise de l'aqueduc.
Lem. La couche de Reil ou lemniscns (fig. G9) se ti*ouve réduite, ou peu s'en faut, aux fibres qui vont former le faisceau latéral de Reil ou laqueus (Laq). Sur une coupe encore plus antérieure (71) elle se compose de fibres qui vont former la partie la plus inférieure du tegmentum (TEC). Tout à fait en dedans, la lamina medialis (Lm) se confond avec le lemniscus. Nous veiTons plus loin que si la couche de Reil s'épuise par l'expansion latérale progressive de s(îs fibres dans le laqueus, elle prend, plus haut, un itînforccment notable au niveau du locus niger de Sœmmering (voy. pi. XXIV, fig. 79, 85).
Laq. Le laqueus, nettement reconnaissable à sa coloratiou claire et à sa forme arquée (fig. 67), est limité en dedans par le tegmentum (TEG). 11 se porte au-dessus de l'aqueduc pour contribuer à la formation de la commissure postérieure (CP, fig. 07); mais il est impossible de lui attribuer (l(»s fibres destinées à une région déterminée ; on peut en tout cas affirmer qu'il emprunte ici des fibres à la calotte, et que ces fibres sont celles du faisceau de la conimissuiv (FCP). 11 est possible (pfil riMiferme encoix^ quelques fibres du ruban superfici(4 de Reil d(*stiné(»s au tubercule quadrijumeau du cùté droit. Le la(ju(îus se composer donc principah'ment, sur les coupes 07 et 09, des tibn»s du faisceau de la commissuiv (FCP); il est limité en dedans par h» tegmentum (TEG), en dehors par la lamina latéral is de Reil (Lmd).
BQA. Le bras du tubercule quadrijumeau antérieur (07, 69, 71, 72), une fois que le tubercule quadrijumeau a disparu, se porte en dehors et en bas, au-dessus et au devant du corps genouillé inteme, à travers le pulvinar. Dans ci* trajet il est sous-jacent au bras du pulvinar. Mais eommi* toutes les fibres, à ce niveau suivent, à peu prcs parallèhîmenl, une din^ction transversale, il est difficile de les dill'éreiicii.'r sur h*s coupes verticales.
RQP. Le bras du tubercule quadrijumeau postérieur est presque épnis/' (li^r. 07, 0!)). La coupe, n\ effet, n'intéresse plus qu'une
PLANCHE XXn.
extrémité imperceptible du corps genouillé interne. Sur la coupe 69 il se confond avec le stratiim zonale de ce corps genouillé.
TKG. Le faisceau de la calotte ou tegmentum est moins nettement limité sur la coupe 67 que sur les précédentes. On en voit surgir le faisceau de la commissure postérieure (Laq = FCP). Plus en avant, sur la coupe 60, le faisceau du tegmentum se détache plus manifestement de la région proprement dite de la calotte; et de celle-ci on voit se porter vers la ligne médiane les fibres qui vont former la commissure de Meynert (CMT, fig. 71 et schéma 95 et 97).
FCP. Le faisceau de la commissure postérieure, issu de la partie inférieure du tegmentum (fig. 67) contribue, avons-nous dit, à former le laqueus. On le voit se jeter dans la commissure postérieure sous le frein de Thabénule (HAB, 69) et, plus en avant, sous le ganglion de Thabénule (GII, 71). Plus loin encore (fig. 72), il
Coupe verlico-lninsversale au niveau de la partie antérieure de la commissure postérieui-e (Q*), dcstin<^e à montrer que le fasoirulus retroflexus (FHF) 8>'entre-croise avec les fibres du faisceau de la commissure (FCP) sans se mélanger avec elles.
Th. thalamus;
GU, le ganglion de l'iiabénule, dont le stratum wnale fournit la majeure })artie du fasciculus retroflexus.
Schéma 105.
semble changer de direction et s'écarter de la commissure postérieure; il n'en est que momentanément séparé par un nouveau faisceau, descendu du ganglion de rhabénule(le fascicule rétroflexe ¥M)y dont il va être question.
BP. Les fibres du faisceau de la commissure postérieure forment dans rhémisphère du côté opposé le bras du pulvinar (BP). Celuici se compose de fibres disposées en lames presque verticales, en avant du bras du tubercule quadrijumeau antérieur, au-dessus des fibres les plus antérieures du bras du tubercule quadrijumeau postérieur (BQP, 69). Ces lames séparent le corps genouillé in-
250 COUPES \ÏRT1C0-TRANSVERSALES.
Icrno de la portion du thalamus qui porte le nom de centre médian (NmC). Ce rapport sera plus facile à constater sur les coupes 75, 74, 70.
La continuité du faisceau de la commissure postérieure (FCP) et du bras du pulvinar (BP) nous semble sufflsammcnt établie par la série de nos coupes verticales et de certaines coupes obliques. Les fibres qui se poursuivent dans ces deux faisceaux sont d'ailleurs très difficiles à isoler. On peut se demander si elles passent toutes au-dessus de Taqueduc, dans la commissure postérieure; ou bien si un certain nombre d'entre elles ne passent pas au-dessous de l'aqueduc, a rexlrémité antérieure de celui-ci. Elles appartiendraient, dans ce dernier cas, à ce système de fibres que Foivl appelle fasciculi decussationis anlicœ, et Meynert fascicidi marginalet aquœducti (voy. plus loin, CTE).
Le faisceau de la commissure (FCP) fait donc partie surtout de l'ensemble des fibres qui constituent le laqueus; et comme celui-ci s'entre-croise avec son congénère sur la ligne médiane, au-dessus des tubercules quadrijumeaux, on peut considérer aussi comme faisant partie de la commissure postérieure toute la couche de substance blanche qui revôt les corps quadrijumeaux et qui provient du ruban de Reil. 11 est vrai que l'entre-croisement dont il s'agit n'est pas, à proprement parler, une commissure, puisque les fibres dont il se compose ne semblent pas réunir des parties homologues des deux hémisphères. C'est ce que nous allons examiner à présent.
CP. Commissure postérieure. — Chez l'homme adulte, la commissure postérieure (CP) est si peu développée, elle est même quelquefois réduite à des proportions si rudimentaires, qu'on est en droit de se demander si elle joue un rôle aussi important que celui qui lui a été attribué par la majorité des anatoniistes. Elle serait le lieu d'enlre-croisement des fibr(*s qui constituent les racines antérieure et postérieures de la couche optique. Mais ces racines, envisagées isolément, ont un calibre de beaucoup supérieur à celui do cette commissure, et il est in vraisemblable qu'elles s'y enti'e-croisent en totalité. Si en efl'et les faisceaux volumineux qui représentent h^ deux racines antérieures et lesdtuix racines postérieuivs devaient se rencontrer au niveau de la commissure postérieui*e, sous la glande pinéale, ce tractus vraiment minime équivaudrait dans sa masse
PLANCHE XXU. 25i
totale à ces quatre racines réunies. Cette supposition est inadmissible.
D'autre part, comme il est incontestable que des trousseaux de fibres venus des racines antérieures et postérieures des deux couches optiques s'entre- croisent à ce niveau, il faut croire de deux choses l'une : ou bien qu'un très petit nombre de fibres des racines antérieure et postérieure de la couche optique vont directement s'y entre-croiser; ou bien que les racines en question, réduites à de faibles proportions, du fait de leur passage dans le thalamus, sont représentées seulement par quelques fibres dans la commissure postérieure.
Enfin nous répéterons que ce que l'on est convenu d'appeler commissure postérieure n'est pas, à vrai dire, une commissure. La plus grande partie de ses éléments franchissent en effet la ligne médiane obliquement; ils ne sont pas transversaux. Ce sont, en d'autres termes, des fibres qui ne réunissent pas des parties homologues des deux moitiés du cerveau. C'est un mélange de fibres venues d'un étage supérieur d'un hémisphère pour gagner un étage inférieur de l'autre hémisphère. C'est un raphé. Le nom de commissure postérieure serait justifié à la rigueur si, comme le prétendait Arnold, celte mince lamelle de fibres blanches établissait une communication immédiate et directe entre les deux couches optiques. Les coupes 66 et 67 de notre série verticale semblent démontrer que l'opinion d'Arnold n'est qu'en partie fondée. Le nom de commissure ne convient donc qu'autant qu'il est réservé à ces seules fibres commissurales. On voit, en particulier sur la figure 67 (CP), un trousseau bien isolé de fibres blanches transversales, venues de la commissure, sur la ligne médiane, et se portant horizontalement en dehors où elles se ramifient dans la substance grise du thalamus, au-dessus des fibres les plus supérieures du bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BQA).
Lmd. La lamina lateralis du ruban de Reil ou faisceau direct de la couche de Reil succède au faisceau de la commissure postérieure dans la région antéro-externe du laqueus (fig. 67). Sur cette coupe et sur les suivantes, le tubercule quadrijumeau antérieur a disparu. 11 est remplacé par une masse de fibres dirigées en haut, en avant et en dehors, foncées à leur partie interne (Lmd, 67), plus claires k leur partie exteine. Cette masse de fibres représente
232 COUPES \'ERTICO-TRANSVERSALES.
la lamina lateralis. Sur les coupes 67, 68, 69 on se rend compte qu'elle est située entre le thalamus et le corps genouillé interne, d'une part, et la région de la calotte, d'autre part. Elle est surtout en rapport avec l'extrémité antérieure du corps genouillé interne et avec le bras du pulvinar (BP, fig. 68) : elle le sépare du centre médian. On voit sur les coupes suivantes (70, 71, 72) qu'elle se porte de plus en plus en dehors, comme si elle devait pénétrer dans le corps genouillé; mais ce n'est là qu'une apparence, elle est destinée à un autre noyau. Sur les coupes 69 et 71, où est représentée la surface de section de la protubérance, on constate que la lamina lateralii émane d'une région intermédiaire à la protubérance et à la calotte. Elle provient (fig. 69) de la couche de Reil ou lemniscus (Lem), comme tous les faisceaux que nous avons vus contribuer à la constitution du laqucus. Seulement, tandis que les fibres du laqueus se portaient en haut et en dedans vers la commissure antérieure, la lame latérale se dirige en haut et en dehors, sans subir de décussation.
A l'extérieur, la lame latérale correspond exactement à la ligne de jonction imaginaire du pied du pédoncule et du ruban de Reil. On voit sur la coupe 69 (RR) le ruban de Reil tout à fait superficiel qui, un peu plus en avant (fig. 69), s'ajoutera à la lame latérale (Lmd). La partie la plus postérieure du pied du pédoncule est représentée par le faisceau de Tûrck-Meynerl (FM, 69, 71), dont il sera question ultérieurement.
TRO. Le tractus options zonalis (68) envoie dans la région antérieure du corps genouillé interne des fibres qui s'entre-croisent avec celles du bras du pulvinar. 11 établit donc une connexion immédiate entre la bandelette optique et le corps genouillé interne. Plus en avant (fig. 71), l'isolement de ces fibres terminales n'est plus reconnaissable. Elles se mêlent en efl'et avec celles du bras du tubercule quadrijnmcau antérieur (BQA) qui passe, avec le bras du pulvinar et avec la lame latérale, a la partie antérieure du corps genouillé interne.
AI. La racine interntî de la bandelette optique (ansa intergenicnlaris deRauber (fig. 68, 71) représente, sous la masse du thalamus, entre le corps genouillé externe el le pulvinar, les fibres qui vont former le tractus opficus zotialis (TRO). Il faut remarquer, toutefois, que si le nom de tractus opticus zonalis convient parfaitement aux
conducteurs de celte racine qui s'épanouissent dans le stratum zonaie du pulvinar et du corps genouillé interne, il est moins approprié à ceux qui se jettent directement dans le corps genouillé interne par son extrémité inférieure, et qui sont figurés (TRO) sur la coupe 68. Par conséquent, Vansa intergenicularls renferme à la fois les fibres optiques du stratum z(male et celles du corps genouillé interne. La séparation des deux groupes de ces fibres se fait au voisinage et à la partie externe de Textrémité antérieure du corps genouillé interne.
FRF. Fasciculus retroflexus. Si nous revenons h la région de la calotte que nous avons momentanément abandonnée, nous y voyons apparaître, en dehors de la substance grise de l'aqueduc, un nou-
IVofil de la région postérieure (lu ventricule moyen.
Schéma destiné à montrer la direction du fasciculus retroflexus.
PV, pont d<; Varole ;
i»P, pied du i)édoncule cén^bral ; QA , QP, tubercules quadrijumeaux ;
Pul, pulvinar;
GlI, ganglion de l'iiabénule ;
G, glande pinéalc;
CP, commissure postérieure.
FRF, fasciculus retroflexus.
Schéma 104.
veau faisceau (FRF, fig. 71, 72) qui interrompt la continuité du faisceau de la commissure (FCP) au-dessous du ganglion de i'habénule (GIl). Ce nouveau faisceau, appelé par Meynert fasciculus retroficx ou retroflexus, part de la face postérieure du ganglion de l'habénule, empruntant au stratum zonaie de ce ganglion la majeure partie de ses fibres; il se porte en bas, en dehors et en avant, revient ensuite directement en bas et en arriére et se termine dans la région interpédonculaire. Ici (fig. 71, 72) on ne distingue que la portion initiale de ce faisceau, c cst-à-dire la partie de son trajet où il se dirige d'arrière en avant et de haut en bas; sa surface de section présente, par conséquent, une teinte foncée. 11 est situé en dehors de la commissure postérieure et du tegmentum (TEG), en dedans du faisceau de la commissure (FCP).
Les figures classiques sur lesquelles on a schématisé la direc-
COUPES VERTICO-TRANSVERSALKS.
QV
tion et les rapports du fnsciculus retroflexug ne nous semblent pas, en général, conformes à la réalité. Pour mieux indiquer la réflexion en arrière de ce faisceau au milieu de sa course, on le ropi^éscnte s*avançant en avant l\ une si grande distance qu'il ne l'cjoint plus en arrière la région interptidonculaire qu'au-dessous du noyau rouge de la calotte (NR). Or, en fait, le fasciculus retroflexus décrit bien une courbe a concavité postérieure; mais son rayon de courbure est excessivement grand et c'est a peine si, chez quelques sujets, les fibres s'écartcînt de la verticalité. Il résulte encore de ce dernier fait
A. Figura schciiiatiquc ■> droite) représeoUnt la direction du fasciculus retroflexus.
PV, pont de Varole;
GH, ganglion de lliabénulr;
G, glande pim^ale ;
QA, QP, tubercules quadrijuuieaux ;
NRf noyau rouge de Stilling.
La couche à convexité anli'*rieure de ce faisceau (FRFi est beaucoup trop accentu<^. En réalité, le rayon de courbure est bien plus grand.
B. Figure moins schématique (à gauche) montrant que le faisceau rétroflcxe est presque vertical.
FRF
NR-
quc le faisceau rétroflcxe est situé immédiatement en dedans du noyau rouge de la calotte, au lieu de courir d'avant en arrière audessous de lui, comme Tindique la figure B du schéma 105. Les coupes suivantes démontreront d'ailleurs la disposition et les rapports réels du fasciculus retroflexus.
FM. On désigne en France sous le nom de faisceau de Heynert (FM), la portion des fibres du pied du pédoncule qui, situées à la partie la plus postérieure do Tétage inférieur, juste au contact du ruban de Reil (fig. 71), se réfléchissent d'avant en airière dans la capsule interne, pour aller se terminer à la pointe du lobe occipital (c'(»st le faisceau cortical direct du carrefour sensitif). L'appellation usitée en France comporte une cause d'erreur très regrettable. On réserve, en effet, (mi Allemagne, en Italie, etc., le nom de faisceau (le Meyiiert au fasciculus retroflexus, que nous venons de signaler, et
PLANCHK XVJl 235
qui a été découvert et décrit par le savant professeur de Vienne. Quant au faisceau postérieur du pied du pédoncule (FM), on l'appelle communément, à l'exemple de Meynert lui-même, faisceau de Tùrck. Si la priorité de la découverte implique que la désignation de faisceau de Tùrck mérite d'ôtre conservée, il faut reconnaître que Meynert a su, par des dissections remarquables, isoler le faisceau en question des autres portions du pied du pédoncule. Pour ne pas rompre avec l'habitude française et aussi pour éviter toute confusion, nous nommerons dorénavant le faisceau cortical postérieur faisceau de Tiirck'Meynert.
Le faisceau de Tùrck-Meynert (FiM) apparaît dans la protubérance (PV) sur la coupe 69, en dedans du ruban de Reil. Sur la coupe 71, le ruban de Reil s'étant porlé tout entier en dehors et en avant, pour former la lamina laleralis au contact du corps genouillé interne, c'est le faisceau de Tùrck-Meynert qui forme la surface de la région du pont. A partir de cette coupe, le bord externe du mésocéphale sera toujours représenté par le pied du pédoncule; et ici déjà (fig. 71) c'est le pied du pédoncule qui limite la surface de section. Une partie des fibres de ce faisceau se confond avec le stratum zonalc du corps genouillé, mais la majeure partie s'enfonce en dehors de la lamina terminalis, en dedans du corps genouillé interne, vers la substance grise du thalamus. Elle ne doit pas d'ailleurs s'y arrêter, puisqu'elle va immédiatement se réfléchir en arrière, après avoir doublé la partie antérieure des deux corps genouillés.
BSO. La bandelette sous-optique, encore assez compacte sur les coupes 67 et 68, paraît le devenir un peu moins sur les coupes 69, 70 et 71. Ce nouvel aspect tient à ce que le corps genouillé externe, faisant saillie à la face inférieure du thalamus, son stratum zonale est en partie intéressé par la section (schéma 106). Mais un peu plus en avant (fig. 72), la bandelette sous-optique redevient plus homogène; elle poursuit sa course d'arrière en avant. Elle est toujours située au-dessus du plafond du ventricule sphénoïdal, séparé en bas de la fimbria (FI, fig. 72), par le prolongement de la fente de Bichat dans le ventricule. Elle a toujours la forme d'un croissant à concavité inférieure; elle est toujours plus nettement limitée en dehors quen dedans; elle est toujours en dedans du taenia dont les fibres transversales se mélangent en partie avec les siennes.
COUPES TERTICO-TRANSVERSALES.
Tae. Le tania semi-circnlaris (lig. 69) est au fond du sillon opto-slrié et se wnlinue inanifcsteiiient (fig. 70} avec le slralum zonalcdc la convexité supérieure de la couche optique (ZS, fîg. 71, 72). Dans sa profondeur, il est en continuité avec la capsule interne
lu ma mantrani de prnlll, nii niteaii de la cnu|H' v<'i> tii-o-tramierule 7t , Il
lie posirrit lire du nirp (icnnuilli iH ni n dim' lian honiunlalp ]HHir s r*|iproclier de U verti
BSO
(CI, fig. 68, 70), et nous verrons que cette portion de la capsule est te segment postérieur (CIU, 72). Tout k fait en bas, lorsqu'il s'est réfléchi d'arrii;re en avant à la face supérieure du ventricule sptiénoldal, il longe la convexité interne de la queue du noyau caudé (NCC, fig. 68) ; et comme sa direction générale est devenue dès lors antéro-postérieure, sa teinte est foncée. On peut la constater sur la coupe 68, entre la queue du noyau caudé (NCC) et la bandelette sous-optique (BSO). Mais sur les coupes suivantes, celte teinte foncée disparait pour faire place à une teinte claire, où l'on ceconnail des stries transversales. Cela démontre une fois de plus l'existence de fibres courtes sur le trajet de la bandelette demi-circulaire.
ce. Le corps calleux augmente d'épaisseur et ses fibres se dirigent maintenant bien plus franchement on dehors, où elles forment la majeure partie du centre «valo (CO, fig. 69). Très peu d'entre elles se réfléchissent en bas, en arrière et en delioi's pour réapparaître (fig. 7 1 , TAP) à la face externe du ventricule sphénoïdal, où elles représentent le tapetum.
TAl', Le tapetnm (lig, 71) est cependant reconnaissablc audessous de la queue du nuyau caudé (NCC, lig. 71). Seulement, nimnir il est beaucoup moins épais que piticédcmmenl, on peut
admettre que, dans sa portion réfléchie, il est formé des fibres que nous voyons apparaître au-dessus et en dehors du noyau caudé (fig. 69, TAP) et qui, sorties de la masse du corps calleux, se portent encore en arrière, en bas et en dehors, pour se réfléchir dans la paroi externe du ventricule sphénoïdal.
TRI. Le trigone cérébral (fig. 68) diminue de largeur. 11 forme une mince languette de fibres obliques, ou presque transversales, au-dessus de la couche optique (Th) dont il suit les sinuosités.
FSe. Le faisceau sensitif externe (fig. 68, 70) perd encore peu à pou rintensité de sa coloration primitive. Il émet des fibres obliques en haut et en dedans, qui diminuent d'autant le nombre de celles qui sont franchement postéro-anlérieures. Ces fibres obliques vont se jeter dans la lame médullaire externe du thalamus, ou, pour parler plus exactement, dans la capsule interne (CI, fig. 68, 70). Nous verrons bientôt, en eflet, que la lame médullaire externe, déjà étudiée à l'occasion des coupes précédentes, semble se confondre avec la capsule interne. Mais il s'agit de deux lames parfaitement distinctes en réalité.
FSi. Le faisceau sensitif interne (fig. 70) n'est, en apparence, que la continuation de la capsule interne (Cl); nous allons voir aussi qu'il ne doit pas être considéré comme appartenant à cette lame de fibres.
Rth. La couronne rayonnante du thalamus (fig. 68), issue en grande partie du pulvinar, décrit une courbe au-dessus de la bandelette sous-optique (BSO) et dci! la queue du noyau caudé (NCC), pour aller se jeter dans le faisceau sensitif interne (FSi). Plus en avant, lorsque la section a entamé le corps genouillé externe, on constate que la couronne rayonnante de ce corps genouillé (RGE, fig. 70, 71, 72) fait suite, dans la même direction, à la couronne rayonnante du pulvinar. Toutes ces fibres aboutissent dans le faisceau sensitif interne. Il en est de môme des fibres sorties de la région moyenne du thalamus (fig. 72), qui toutes vont se jeter dans .la lame blanche que nous savons être la capsule interne (CI, fig. 70) et qui est ici (CID) le segment postérieur de cette capsule (fig. 72). Mais on peut remarquer sur la dernière coupe de la planche XXII (fig. 72) que le segment postérieur de la capsule interne (CID) se bifurque; une branche interne se jette dans le thalamus; une branche externe se prolonge en haut jusqu'au stratum zonale (ZS),
238 COUPES VERTlCO-TRiVNSVERSALES.
qui fait suite au taenia. Or la branche interne seule doit être considérée comme appartenant à la couronne rayonnante du thalamus. La branche externe représente la capsule interne proprement dite.
CID. Le segment postérieur de la capsule interne (fig. 72) est donc formé par les fibres les plus internes du faisc4îau sensitif externe. Mais ces fibres ne parcourront pas un long trajet dans fa capsule ; nous apprendrons bientôt qu'elles vont se continuer dans la lame latérale externe du noyau lenticulaire, entre le globus pallidus et le putamen.
Cin. Le cingulum (fig. 68, 69, 70), toujours compact en dehors de la lamina tecta (tec), au-dessus du corps calleux {cc)^ poursuit son trajet postéro-antérieur.
FCF. Le faisceau compact du fomiz (fig. 71) prend insertion sur la circonvolution du corps calleux. Ses fibres sont blanches, transversales ; les coupes de cette planche intéressent donc une portion du trajet de ce faisceau, où Ton reconnaît qu'il est constitue par des fibres courtes.
FDF. Le faisceau diffus du forniz (fig. 71) continue son chemin d'arrière en avant sous le cnUde-sac gris de la scissure limbique (L, fig. 67 à 70). Il est certain qu'il est en grande partie fondu avec le faisceau compact du fornix (FCF) dans le manteau de la circonvolution du corps calleux (C, fig. 70).
CO. Le faisceau du centre ovale (fig. 69) remonte dans le lobe frontal, entre le faisceau dilfus du fornix et le fasciculus arcuatus (x\RC, fig. 72). 11 est facile de constater que ce faisceau du centre ovale, dans la partie supérieure de rhémisphère, appartient surtout à la première circonvolution frontale.
ARC. Le faisceau arquô ou fasciculus arcuatus (fig. 72), issu de Topercule (OP) et du lobule pariétal inférieur (P*, fig. 67), se condense au-dessus de la scissure deSylvius sous la forme triangulaire que nous retrouverons ultérieurement dans une grande partie de rétendue anléro-postérieure de rhémisphère. Il est, comme nous l'avons déjà vu, sous-jacent au faisceau pariéto-frontal.
FPF. Le faisceau pariéto-frontal (fig. 72), repoussé en haut et rn dehors jiar le grand développement progressif du fascicnlus (uruahis (ARC, fig. 72), s'accole à la substance grise des circonvolutions pariétale inférieure (P*) et pariétale ascendante (P), et à la
PLANCHE XXfll.
substance grise de la frontale ascendanle (F). Sur la figure 67, on voit un faisceau très compact, très foncé, triangulaire, s'insérer sur la substance grise de la pariétale ascendan^te (P, fig. 67). Il est encore plus volumineux sur la coupe 68. — Sur la coupe 69, il redescend en dedans vers le fond de la scissure de Rolando, la contourne, et court au-dessus du faisceau arqué vers le manteau de la première circonvolution frontale (F*), où il rejoint le faisceau pariéto-frontal (FPF, fig. 72).
COUPES VERTICO-TRANSVERSALES PASSANT PAR LA PARTIE ANTÉRIEURE DE LA COMMISSURE BLANCHE POSTÉRIEURE ET LA PARTIE
MOYENNE DU GANGLION DE l'iIABÉNULE
Le contour de ces coupes n'offre aucune particularité nouvelle. Mais on remarquera, sur la face interne de l'hémisphère, que le ganglion de Thabénule (GII, fig. 76) forme une convexité qui peut arrriver jusqu'à la ligne médiane, au-dessus de la commissure postérieure (CP). Le ganglion de Thabénule, en effet, se prolonge, ainsi que le fait voir le schéma 107, jusque dans le pédicule de la glande
Les deux gan^Mions do l'habénule, vus d'en haut, adhtMvnts aux coucher optiqu<?s par leur race externe et confondus avec la substance grise de la glande pinéale, au niveau de
la partie postérieure de leur
Schéma 107.
face interne. La coupe 1^ passe à travers le thalamus et le ganglion de riiabônule, de façon à laisstîr un vide, une excavation iissuraire, entre ces deux massi>s gristrs. Cette excavation est visible sur la couiie vcrtico-lransversale (73) de la planche XXIII.
pinéale. Sur la coupe 75, la substance grise du ganglion du côté droit st» confond avec celle du ganglion du colé gauche : les deux ganglions de Thabénule forment donc à leur partie postéro-intcrne une véritable commissure grise au-dessus et en arrière de la commissure postérieure (CP). Cette commissure occupe précisément le
COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.
pédicule de la glande pinéale. Au contraire, un peu plus en avant, sur la coupe 78, par exemple (schéma 107), les deux ganglions sont nettement distincts; leur convexité interne est toujours à une certaine distance de la ligne médiane.
Substance grise.
CAM. La corne d'Ammon ne diflere ici, en rien, de ce qui en a été dit à propos des coupes précédentes. Toutefois, sur la coupe 76, on pourra remarquer une complexité apparente de structure qui ne s'est pas encore présentée.
L'alveus (ALV) limite en dehors la saillie grise intra-ventriculaire de la corne d*Ammon. Mais cette saillie, au lieu d'être représentée par le segment externe de la lamina convoluta, comme dans la coupe précédente (75, LC"), se compose de trois lames concentriques, aboutissant en haut à la masse très petite du fascia dentata (Fd).
En réalité, il n'existe qu^un feuillet de la lamina convoluta; et les deux feuillets supplémentaires qu'on aperçoit sur cette coupe appartiennent à deux replis du corps godronné, situés sur un plan de section plus antérieur. Il faut se rappeler, pour bien comprendre cette disposition, que les circonvolutions du corps godronné, à mesure qu'elles deviennent plus antérieures, deviennent aussi plus serrées, plus plates, plus contournées. Un trait de section unique
Sclit'iiia repn'^scntant la cirronvolution godronmV. oi iiionti'aiit qu'une section vorlico - transversale ilS) peut diviser trois n>plis de cette circonvolution
Sclu'nia 108.
pourra donc entamer à la lois trois segments successifs de la lamina convoluta, puisqu'il peut entamer trois circonvolutions successives du corps godronné. La vignette» schématique 108 donne Tcxplicalioii de ('elle transformation de la corne d'Ammon dans ses régions antéi'i(»ures. Il va sans dire (\\w ces trois sections de la lamina convoluta sont séparées entre (»lles par deux sections du stratuin lacuiiosuin. On peut iiiénie constater, sur la figure 77, que la substance
PLANCHE XXni. 241
grise de la circonvolution de l'hippocampe se subdivise elle-môine en deux lames superposées, entre lesquelles s'insinue la substance réticulaire adjacente à la lame inférieure. Déjà nous avons signalé (pi. VH et VllI) le commencement de cette modification de la corne d'Ammon sur des coupes plus postérieures.
NC. Le noyan caudé (fig. 74, 76, 77), libre dans la corne frontale du ventricule latéral, où il forme une proéminence régulièrement convexe, repose sur des fibres du stratum zonale du thalamus (ZO, 74), avec lesquelles il n'a d'ailleurs aucune connexion. Mais, par sa face inférieure, il émet des fibres à concavité supérieure (RNC, 77, 78), qui représentent sa couronne? rayonnante et qui seront étudiées ultérieurement en détail.
NCC. La qneue du noyan caudé (75, 74), adjacente à la portion réfléchie du taenia (Tae), occupe le bord interne de la corne sphénoîdale du ventricule.
NIC. Le noyau interne dn thalamus (fig. 78) est à l'angle supérieur et interne de la couche optique. Il est séparé du noyau exteme (NeC, 78) par une bande de fibres blanches horizonlales, venues do. la lame médullaire externe (LML; nous verrons que cette lame fait partie du segment postérieur de la capsule interne, CID, fig. 76).
NeC. Le noyau exteme du thalamus (fig. 75) s'isole nettement. Circonscrit en dehors, en haut et en dedans par les fibres de la lame médullaire externe (LML, 78), qui proviennent de la capsule inlerne (CID, 76), il est séparé, en bas et en dedans, du centre médian (NmC, 75, 74) par un faisceau blanc issu de ce dernier centre.
NmC. Le centre médian ou centre de Lmjs (fig. 75, 74, 75, 76, 77) est une masse grise dont la section verticale est assez régulièrement circulaire ou elliptique. Elle est toujours située au-dessous du noyau interne (NiC) et du noyau externe (NeC) et seulement à la partie postérieure de ces deux noyaux. Les coupes successives, faites d'arrière en avant, n'intéressent pas le centre médian dans une grande étendue antéro-postérieure. Il faut donc considérer ce noyau comme aplati d'avant en arrière; il est permis, de ce fait, de le comparer à une lentille biconvexe et placée dans un plan verticotransversal. En bas, et en dedans, on y voit rayonner les filires de la lamina laleralis de Reil (Lmd, fig. 77). En bas, il est Iiii»i|é par le bras du pulvinar (BP, 77). En avant, c'est-à-dire lorsqu'il cesse