COUPES VERTICO-TRANSVEUSALES PASSANT JUSTE EN AVANT
DU GANGLION DE l'hABÉNULE
Écorce.
A la face cxlerne de rhéniisphere, le sillon praBrolandiquc supérieur (prsy fig. 92) reçoit rexlrémilé postérieure du pivinier sillon frontal (/*,). Bientôt le sillon praerolandique disparaît : les coupes passent au devant de lui et n'intéressent plus que le premier sillon frontal {f^, fig. 96). On reconnaît encore la scissuix* de Rolando (iî, 96) entre la deuxième circonvolution frontale (F*) et la partie moyenne de la frontale ascendante (F). La scissure de Sylvius s'enfonce horizontalement, limitée en haut par Topercule frontal (OF), en bas par la première circonvolution temporale et par la temporale transverse (Tt).
A la face interne de la couche optique (Th, fig. 94), et enti'e ce ganglion et le noyau rouge de la calotte (NR) on reconnaît la dépression qui corresi)ond à la gouttière de Monro (3/). Enfin, plus bas encore (fig. 96), entre la région de l'étage sui>érieur occupée par le noyau rouge (Ml) et la région du pont de Varole (l*V), on reconnaît la dépression qui corresi)ond au trou borgne ou foramen œcum (TB).
Cavité ventrioulaire.
La corne sphénoïdale du ventricule latéral présente seule des modifications : elle est deveime presque horizontale; elle communique encore avec la fente de Bichat au-dessus de Tuncus (Une, fig. 94); niais on verra bientôt se fermer ce passage. Sa paroi supérieure, à mesure que» le corps genouillé tend à disparaître, est représentée par les fibres de la bandelette optique qui se jettent en arrière dans ce noyau (BOG, fig. 96) et aussi par la bandelette optique ellcméiiK» (BO). 11 faut remarquer le rapport étroit qui existe toujours à ce niveau entre la face inférieure de la bandelette optique (BO) et la face supérieure de l'uncus.
("LAHCHE XXVJ. SU
Substance grise.
CAM. La corne d'Ammon (fig. 91) présente, sur celte planche, un aspect comparable à celui des dcrnii-rcs figures de la planche précédente. On voit toutefois se rapprocher progressivement la corne d'Ammon proprement dite, constituée par la lamina convoluta (LC) et l'uncus ou crochet (Une, figures 92, 93, 9-4, 95). De ce rapprochement résulte la disparition ou l'eiracemenl du reccssus de l'hippocampe (RAII, fig. 95, 96). Dès lors il n'y a bientôt plus aucun intervalle entre le fascia dentata (Fd) et la snbstance grise du crochet (fig. 96). k partir de la coupe 95 il est facile de constater que le crochet lui-môme (Une) présente la méine contexlure que la corne d'Ammon ; c'est la même superposition des lames grises et blanches, dans un sens et suivant une courbure inverses du sens et de la courbure de la lamina convoluta (LC). L'uncus, ainsi qu'on le voit sur la vignette scliéuialique ci-dessous, est la corne d'Ammon elle-même
Prajeclion horiiunlnlc de rcitn!iiilU) anti'rienrc du corps gmironni: (Fd).
txa BAB rcprt'scato le rccexsus ■nléricuidïl'hippociinpe, ronloumé par le lï&cit dentata (Fit).
{Vitcui}.
Fi, aiiibi'ia; LHA substance ri'liriih''; d'Ar-
recourbée en arrière ; et ii est facile de comprendre l'apparence compliquée de la section vcrtico-transversale 96, en se reportant aux. rapports de la surface de section horizontale où le trait de section 96 a été figuré. Le couteau a entamé à la fois l'estrémité antérieure du fascia dentata et le fond du cul-de-sac du sillon de l'hippocjJmpe {liAII).
Sur la coupe 9i on dislingue encore, entre la corne d'Ammon (représentée \vxt la lamina convoluta LC) et l'uncus (Une), la crétc de la fimbria (FI) où s'insère la toile choroïdicnne. Sur les coupes
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suivantes, cette crétc blanche s'efface, mais elle est remplacée par une crôte semblable de substance grise (lîg. 95, 96) qui n'est que la continuation de la précédente. La crête de la iimbria se termine donc exactement sur la face supérieure de Tuncus.
La crôte formée par Tuncus ou crochet est, d'autre part, la continuation immédiate de la substance grise corticale. Nous verrons plus loin apparaître un ganglion important, le noyau amygdalien (NA) à la terminaison la plus antérieure de la crôte de runcus (fig. 105, 106 et suiv.).
NC. Le noyau candé (fig. 92).
NCC. La qnene du noyau caudô (fig. 94), arrivée au voisinage de l'extrémité antérieure de la corne sphénoïdale, augmente un peu d'épaisseur.
Th. Le thalamus (fig. 94), limité en bas par le noyau rouge de la calotte (NR) dont il est séparé par le faisceau longitudinal postérieur (FLP), présente encore les bandes claires, concentriques à la lame médullaire externe (LML, 96), qui correspondent aux stries médullaires. Parmi ces bandes claires, il en est une qui occupe en général la partie moyenne du thalamus et qui correspond à ce qu'on a appelé la lame mddullaire interne (LMI, 95, 95, 96). Elle est située toujours exactement sur le prolongement du faisceau longitudinal postérieur, dont elle semble ôtre l'épanouissement dans la masse thahmiique; mais nous ne prétendons pas pour cela qu'il y ait entre ce faisceau et la substance grise de la couche optique plus qu'un rapport anatomique. La lame médullaire interne, sur les coupes vortico-transversales, est toujours beaucoup plus large que sur les coupes horizontales. Cela permet de supposer que les fibres de cette lame se décomposent en deux cloisons adjacentes, mais n'ayant pas la môme direction En tout cas, c'est toujours la lame médullaire interne (LMI, 95) qui établit la démap cation la plus apparente entre le noyau externe et le noyau interne du thalamus.
NiC. Noyau interne de la couche optique (fig. 94, 95, 96).
NeC. Noyau externe de la couche optique (fig. 91, 92).
NR. Le noyau rouge de la calotte, enveloppé d'une couche de substanctî l)lanche appartenant aux fibres les plus extérieures du pédoncule cérébelleux sui)érieur, est limité en dedans par le fasci-
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culus retroflex (FRF), en bas par la lamina medialis (Lm), en haut par le faisceau longitudinal postérieur (FLP), en dehors par les libres les plus externes du pédoncule cérébelleux (CEO). Sur la coupe 96 on le voit traversé de haut en bas et de dedans en dehors par de petits tractus blancs qui appartiennent au nerf moteur oculaire commun.
Au-dessous et en dehors du noyau rouge, la lamina tegmcnti (LTE), participant à la formation du stratum intermedium^ présente une notable condensation de ses fibres, qui se portent d'arrière en avant et de dedans en dehors. C'est là que va apparaître un nouveau noyau gris que nous étudierons plus loin : le discvs lentiformis.
LN. Le locus niger (fig. 91), interposé ici entre la lamina medialis (LM) et la lamina tcgmenti (LTE), présente une teinte relativement peu foncée. La lamina legmenti et la lamina medialis ont une coloration plus foncée que lui. Cela tient à ce que ces deux derniers faisceaux (qui le traversent d'arrière en avant) sont coupés perpendiculairement à la direction de leurs fibres. En réalité, il ne reste plus guère, sur la coupe 91, qu'une très faible quantité de substance noire de Sœmmering. Le locus niger est traversé en haut, surtout par la lamina terminaliSf et, un peu en dessous, par l'anse du noyau lenticulaire (ANL, voy. plus loin).
GE. Le corps genouillé externe (fig. 92, 93) diminue rapidement de hauteur. Sa couronne rayonnante (RGE, fig. 92), mêlée aux fibres du faisceau de Tùrck-Meynert(FM, 91, 95, 94), se superpose à la bandelette sous-optique avant de pénétrer dans le segment inférieur de la capsule interne (CIF, fig. 94).
Sa lame grise décrit des méandres moins élevés ; sur la coupe 94 elle s'élève à peine au-dessus de la cavité venlriculairc; sur la coupe 95 elle a disparu. On ne voit à sa place qu'une petite surface blanche, disposée en croissant avec une convexité supérieure, et dont le bord inférieur rectiligne présente une encoche (GES), Cette encoche répond à la section transversale du sillon longitudinal du corps genouillé. C'est le prolongement antérieur du sillon intergéniculaire, qu'on peut suivre, quelquefois, plus loin encore sur la bandelette optique elle-même.
Lorsque les coupes vertico-transversales arrivent à l'extrémité la plus antérieure du corps genouillé externe, on voit la bandelette optique (BO, fig. 96) faire suite immédiatement à ce noyau; et
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comme les fibres de cette bandelette sont dirigées d'avant en arrière, leur section, qui a la forme d'une lentille, ofTre une coloration foncée, ti-ès netlcnicnt an'ëtéc surtout au niveau de la convetilé supérieure.
La surface blanche (qui est à la limite du corps genouillé externe et de la bandelette optique et qu'on voit, sur la coupe 75, cnlamûe par le sillon (CES) du corps genouillé) représente les fibres inférieures de la bandelette fllOG, 96) se relevant dans l'inten-allc de deux replis de la lame grise gcnouillée. On ne doit pas d'ailleurs s'attendre ïi rencontrer celte particularité sur tous les cerveaui dont on fait les coupes vcrtico-lransvcrsales en si'ric. C'est par hasard que le coutcan a divisé ici cette première lame blanche.
PUT. Le pTilamen (fig. 91, 92, 9i, 95) est le segment le plus exlerne du noyau lenticulaire; il a plus d'étendue que les deux autres dans tous les sens; c'est donc toujours lui qui est entamé le premier sur les coui>es verticales et sur les coupes horizontales.
Il est encore assez difficile de distinguer ici le pulamen des fibres