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COUPES VERTICO-TRANSVEUSALES PASSANT JUSTE EN ARRIÈRE

DU TUBERfXLE MAMILLAIRE

Écorce.

Sur la face externe de riiémisphère, le premier sillon frontal (/",, 99, 100) donne» passage à un large pli de communication entre la première circonvolution frontale et la dtîuxièmc (F* F"*, fig. 99). Ce pli va prendre de grandes proportions sur les coupes 101 et 102;

PLAiSCIlE XX\T1. 507

de telle sorte que la deuxième frontale occupera une bonne partie de la surface convexe de rhémisplière.

Mais la forme générale du lobe frontal ne changera plus maintenant. Deux grands sillcms convergents (/*,, /*,, fig. 99) divisent le manteau en trois secteurs que nous retrouverons jusqu'au pùlc frontal : les trois circonvolutions frontales.

Quant au lobe sphénoïdal, ses divisions sont toujours de beaucoup les plus simples.

Cavité ventriculaire.

La corne frontale est linéaire; elle ne présente d'autre particularité que la saillie formée à sa face inférieure par le tubercule antérieur de la couche optique (NaC, fig. 101, 102).

La corne sphénoïdale, transversale et môme légèrement oblique maintenant en haut et en dedans, est sectionnée tout près de son cul-de-sac antérieur. Sa paroi inférieure est devenue presque latérale; elle est toujoui^s soulevée par le grand sillon occipito-temporal. Sa face externe est représentée exclusivement par la queue du noyau caudé (NCC, fig. 10:2); sa face supérieure est formée, en dehors par la partie la plus postérieure du noyau amygdalîen (NA, fig. 102), et par la bandelette optique sus-jacenle à l'uncus (Une).

Substance grise.

CAM. La corne d'Ammon (CAM) et Vuncus ou crochet (Une) se mélangent intimement. La substance grise et la substance blanche de la corne d'Ammon se continuent, sans aucune démarcation, avec la substance grise et avec la substance blanche de Yuncus (fig. 97, 102); on se rend compte aisément, surtout sur la coupe 102, que l'uncus (Une) et le fascia denlata (Fd) sont une seule et même lame grise. On peut voir sur la coupe 101 que l'uncus est, comme la circonvolution de l'hippocampe (Hip), recouvert par une mince couche de substance blanche (LMA). Celle-ci est la substance réticulaire d'Arnold, qui s'est réfléchie au fond du sillon de l'hippo campe (S//). De ce fait môme, on peut considérer que le sillon de l'hippocampe (SU) interposé entre la circonvolution de l'hippocampe d'une part (llip) et le crochet d'autre part (Une), est la môme chose que le sillon vasculaire du stralum lacunosum,

ALY. L*alveu8 n'a élé figuré que sur la coupe 100 (ALV). 11

308 COUPES YERTICO-TRANSVERSALES.

recouvre la lamina convohda, le fascia dentala et la face interne de la crôte du crochet. Il est absolument confondu avec la terminaison antérieure de la fimbria, qui ne sera plus représentée dorénavant sur les coupes plus antérieures.

NC. Noyau caudé (fig. 98), voy. pi. XIX.

NCC. La queue du noyau caudé (fig. 98, 99, 101, 102). Ses rapports avec la bandelette sous-optique (BSO) et la racine inférieure du thalamus (ThI) seront étudiés plus loin.

Th. Le thalamus (Ag. 97) commena^ à montrer ici d*une façon tout à fait nette sa subdivision en trois noyaux. Nous connaissons déjà son noyau externe et son noyau interne. On voit apparaître maintenant, à son extrémité antérieure et supérieure le noyau antérieur (KaC).

' NaC; Le noyau antérieur du thalamus (fig. 97, 101), ou corpus album stibrotundum, est une masse grise bien isolée, enveloppée de tous côtés par de la substance blanche et faisant saillie au-dessus et en dehors du noyau interne (NiC, fig. 91). Il a la forme d'une demi-sphère {corpus subrotundum) revêtue d'une couche épaisse de fibres nerveuses, dont la plupart proviennent du tœnia. Ces fibres, par conséquent, sont dii-igées de dehors en dedans. Au moment cii elles atteignent le tubercule antérieur, elles se divisent en deux couches : Tune, sui)erficielle, recouvre le tubercule dont elle forme le stratum zonale; l'autre passe au-dessous de lui et va se mélanger avec la lame médullaire interne (LMI, fig. 101). Cette dernière change alors de direction : elle s'étale dans un plan vertical et antéro-poslérieur, de façon à renforcer la lame médullaire interne, projetant ses fibres en éventail, au-dessous du tubercule, les unes en avant, les autres en arrière.

IjCs fibi'es superficielles qui recouvrent le tubercule antérieur du thalamus sont loin de s'épuiser dans ce noyau. Elles ne font que passer au-dessus de lui pour aboutir au noyau interne (NiC, fig. 99). Très peu d'entre elles s'anélent au corpus album subrotundum. Nous verrons que ce ganglion reçoit, plus en avant, par sa face inférieure, les fibres du faisceau de Yicq-d'Azyr.

NiC. Noyan interne du thalamus (fig. 99).

NU. Le noyau rouge de la calotte (fig. 97, 98, 100) diminue pi*ogressivenient de volume ; les coui>es vertico-transvei'sales arrivent

PLANCHE SXVn. 309

au voisinage de sa convexilé antûricure. Sur la coupe 101 il n'en subsiste qu'une tivs petite surface de section. Sur la coupe 103 il n'eu reste plus rien; à sa place, le faisceau de la calotte (TEU) s'étale transversalement sous la couche optique, jusqu'au voisinage de la ligne médiane, dont il n'est séparé que par la couronne ray(Nï> nante du faisceau longitudinal postérieur (RFP, fig. 102).

Nous avons déjà signalé la striatiun blanche du noyau de la calotte par de petits faisceaux de libres dirigés obliquement de haut en bas et de dedans en dehors (MOC, fîg. 99). Ces fibres appirtiennent au nerf moteur oculaire commun, dont les noyaux les plus antérieurs siègent au-dessus et en dedans du noyau rouge, au fond de la gouttière de Monro.

PUT. Lepatamen (fig. 98, 100, 101), ou segment externe du noyau lenticulaire s'élend sur une hauteur de plus en plus grande :

deliirou|«!l01.

Oiic ciiupe invpnc loputi-

incn (PUTj cL lu Klobiis pallidu» (GLI') Tn.is rote ou Ririèrc du glnbui iiiediilis

(GLM);

CL,etinalnm (toy. plu) loin).

adjacent h la capsule externe {CE. fig. 101) dont il est séparé par une fissure réelle, il adhère intimement à toutes les autres parties qui l'environnent. Sa forme est celle d'un trapèze dont les deux ciïtés parallèles sont représentés ici (fig. 101) par sa face externe et par sa face interne. Les côtés non parallèles sont limités : le supérieur, par le segment postérieur de la capsule interne (CID), l'inférieur par le segment inférieur de cette capsule (CIF). La face interne est adhérente à la cloison verticale externe du noyau lenticulaire (MLE, fig. 98), d'où partent des stries horizontales, dirigées de dehors en dedans et qui se perdent dans la substance grise du putamen. La plupart s'y ramifient. Jamais elles ne présentent d'anastomoses.

310 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

A l'angle inférieur et externe du putamen on distingue une petite tache foncée, allongée verticalement, située sur le trajet du faisceau sensitif externe (FSe, 99, JOO, 101, 102). Il s'agil là du faisceau sensitif externe lui-môme; et la tache, de forme et de situation absolument constantes, ieprésente la section transversale des fibres du faisceau sensitif externe, qui pénètrent directement dans le putamen. Nous avons d(\jh signalé ces fibres et nous avons dit qu'elles constituaient un faisceau important de la couronne rayonnante du noyau lenticulaire.

GLP. Le globus pallidus (fig. 100) n'est pas encore complètement dégagé des fibres qui l'abordent par sa face postérieure ; en d'autres termes, la coupe ne le divise pas encore au niveau de sa plus grande largeur. Il ne présente donc pas une netteté de contours absolue.

Nous savons que le nom de globus pallidus est appliqué en général aux deux segments internes du noyau lenticulaire; pour éviter les confusions nous réservons cette àénomination au segment moyen, et nous appelons globus medialis le segment interne, a^lui qui est le plus voisin de la ligne médiane.

Les stries du putamen et celles du globus pallidus convergent, dans leur ensemble, vers la partie inférieure du faisceau pyramidal (FP, fig. 102). 11 est indubitable que beaucoup des fibres dont ces stries se composent vont direclement du putamen au pied du pédoncule, sans s'arrêter dans le globus pallidus et dans le globus medialis. Mais un nombre encore plus grand de ces fibres s'arrûtent dans les deux segments internes et s'y réduisent. Après réduction, elles gagnent le pied du pédoncule, en empruntant la voie des deux lames verticales qui séparent les trois noyaux. Elles sont toujours dirigées de haut en bas. C'est ainsi qu'elles arrivent au segment inférieur de la capsule interne (GIF) où elles formeront, un peu plus en avant, le faisceau bien isolé, connu sous le nom iVanse du noyau lenticulaire.

On peut s'étonner, a première vue, que les cloisons verticales du noyau lenticulaire, composé(»s exclusivement de fibres, présentent une coloration claire, aussi bien sur les coupes verticales que sur les coupes transversales. Cela prouve simplement que ces lames nMiferinent des fibres verticales et des fibres horizontah^s : le» fibres verticales sont celles qui, sorties des trois noyaux, descendent tcrs

PLANCHE HVn.

Ml

le segment inférieur <1c la capsule interne; les fibres horizontales sont celles qui ne font <iue liaverser tes deux noyaux internes jwur gagner le putanicu, ou qui élablissent des connexions transversales entre ces trois noyaux, chacun à chacun. Les lames verticales sont ainsi constituées [wr un véritable treillage fibreux. Il faut ajouter encore que, parmi les fibres verticales des cloisons, il en est

t Qbrm péilonculaim FIS Irsclabonsvcrtkalrt icmc et inlemc («LE,

CT. npiula intomp.

(iLI>. elubaspallùtii::; CLH.globus incUialis; AKL, ituc <lu miTiu lentiruliiire, tormfe par Im flbrn

MLE MLI ANL

qui viennent de la capsule interne. Nous nous expliquerons plus loin sur la question de savoir si ces dernières, issues de l'écorce, rentrent dans le putaincn après s'être intraduites dans la cloison externe (MLE).

CL. le clauatrnm (fig. 98. iOl), situé à peu pri-s à égale distance du putamcn et de l'écorce de l'insula, devient toujours plus apparent vers la région moyenne du noyau lenticulaire.

DL. Le discDB lentiformis (fig. 98, 99, 101) est un noyau gris parfaitement isole, de forme très régulièrement lenticulaire, situé immédiatement en avant et au-dessus du loctis niger, au-dessous de la couche optique, en dehors du noyau i-ouge, en dedans cl audessus du faisceau le plus interne du pied du pédoncule. Ce petit noyau auquel on a encore donné les noms de corpus siibihalamicum, noyau amygdali forme, bantlelelte accessoire de l'olive supérieure, ganrjlion de la capsule interne, corps de Forci, a surtout été bien décrit par M. Luys. du moins au point de vue de sa forme et de ses rapports généraux. Mais on est encore loin de s'entendre sur ses connexions intimes avec les nombreux faisceaux de la calotte et du pédoncule qui l'environnent. 11 a évidemment la forme d'une Icn-

312 COUPES VERTICO-TRAiNSVERSALES.

tille; toutefois on ne peut s'en rendre bien compte qu'après avoir pratiqué des coupes méthodiques de la région subthalamique dans les trois directions. C'est une lentille biconvexe, plus longue que large, c'est-à-dire que son diamètre antéro-postérieur est plus long que son diamètre tansvei-sal. La convexité supérieure a un plus petit rayon que la convexité inférieure. Le diamètre antéro-posté-

A, projection du discuM lentiformU (DL) sur le plan vcrtico-transTcrsal ;

n, projection du discus lentîformis sur le plan liorizontal.

Sur le plan vertical (A), le plan de réquateur du disque ronnc un angle de 35 dogi*és avec la ligne borixontaie Xy.

rieur n'est d'ailleurs qu'approximativement dirigé dans le sens sagittal; il s'incline légèrement en avant et en dedans, parallèlement à la direction du tractus optique. Le plan équatorial de* la lentille est lui-même incliné en dedans et en bas, suivant un angle de 35 degrés environ au-dessus du plan horizontal.

L€ discus lentiformis n'est relié par aucune traînée de substance grise avec la couche optique, ni même avec le noyau rouge de la calotte. Il est toujours parfaitement isolé et comme perdu au milieu des faisceaux de la calotte et du pédoncule. La seule région de substance grise avec laquelle il puisse avoir des connexions est celle que nous étudierons plus loin sous le nom de noyau de Tanse lenticulaire (GAP).

Le discus lentiformis (DL, fig. 99) reçoit par sa face inférieure les fibres de la lamina legmenti (LTE). Il émet par sa face supérieure les fibres du faisceau capsulaire (MF), sur les rapports duquel nous nous expliquerons un peu plus loin (voy. pi. XXVll); ce faisceau capsulaire est-il la continuation de la lamina legmenti (LTE) à travei*s le disque? La chose est probable. Nous admettons, en tout cas, d'une façon à peu près absolue, que le discus lentiformis est un noyau qui sert de centre de réduction au faisceau capsulaire (MI*')- Ce dernier, venu de la capsule interne, où il est m6lé

PLANCHE XXYU. 515

aux fibres de Tansc du noyau lenticulaire, continue donc son trajet, de haut en bas, très réduit au-dessous du disque, et va rejoindre, sous le nom de lamina tegmenti (LTE), la région de la calotte, où il s'entre-croise en formant une partie importante de la commissure de Meynert. La difficulté de Tétude des faisceaux sus-jacents au discus lentiformis a valu à cette couche de fibres le nom de zona incerta (Forel).

Substance blanche.

Ici le tronçon protubérantiel n'est pas représenté. Les coupes s'arrêtent à la partie inférieure du noyau rouge de la calotte (NR), au niveau de la pénétration des fibres capsulaires du faisceau pyramidal (FP) dans le pédoncule.

CEO. Le faisceau côrébello-thalamique (fig. 97) est tout ce qui subsiste du pédoncule cérébelleux supérieur. Il est beaucoup moins large que précédemment, pour la raison qu'il s'est épuisé en grande partie dans la lame médullaire externe du thalamus (LML). Les fibres se portent directement en haut et en dehors : mais nous savons que lorsqu'elles sont arrivées au-dessous de la couche optique pour former une bonne part de la lame médullaire, elles s'épanouissent en éventail : les postérieures dirigées en arrière, les moyennes en dehors, les antérieures en avant. Ces dernières, en raison de leur direction antéro-postérieure, apparaissent sous la forme d'une bandelette foncée sur les coupes 101 et 102. A partir de là, le faisceau cérébello-thalamique n'a plus de rapports avec la région de la calotte; il est passé tout entier dans la région eiternc du thalamus. On remarquera seulement qu'il n'est pas en contact immédiat avec la substance grise de la couche optique. Il en est séparé par une mince lamelle blanche venue du faisceau tegmentothalamique (CAO) et qui contribue avec lui à former la lame médullaire externe du thalamus. S'il est vrai que le pédoncule cérébelleux supérieur renferme des fibres destinées à Técorce cérébrale, c'est évidemment dans le faisceau cérébello-thalamique (CEO) qu'il faut les chercher. En tout cas le plus grand nombre des fibres de ce faisceau se perd préalablement dans la lame médullaire externe.

BO. Bandelette optique (fig. 98, 101).

LFP. Le faisceau longitudinal postérieur, situé au-dessous de la gouttière de Monro (Af), présente june teinte claire (fig. 97), lorsque

COUPES VERTKO-TRANSïTRSAlJiS.

SOS fibres se pnrk'iil, At: dedans cii d«hors, à la face inférieure Av la couche 0|ili({uc (Tli). où elles se' jR-i'deiil. Sur toutes les coupes Je

FLF'

-PLP nn'.lÉbrMinWrk

la plaiinlic XXYll il décrit mie courbe a convexitc suprrieure. La concavité infi'TÎPure do cofte courl» limite le faisceau tegmeutotbalamique (CAO), dirigé d'arrif-re en avant, et éyaienicul convexe en haut. Olui-ct est Imim-diatemciif adhérent au noyau l'oufïcdeU calotte; et, connue le faisceau longitudinal postérieur, il s'épuise, au-dessus du noyau rouge, dans la n'ïj.'ion inférieure du thalamus.

Au-tlestaus de

tulc .le la pUlii-llo \SVH.

te uajiu, UFP indique le lT*itt de U lyoniianle du fjisceau lonEitudhuI lltanl de dedans pn dchor* te jelcr |isiile iDlerne. b Imvera le diwu

(I dph.ii

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plaiwlip XXVII.

,t's tibn-s Miji^rii-un f I InliTnes. ai) nïii^au Jr la rnii|H' 101' ont une iPÎntf claiiP ; iniiis plus Inio (iii<i|H' lOS, (itiinche XIVlll), ellrv iTiIrvimBeat ■nti'ni-|Hist<''rii'Dn'!t, «1 .n-preniHmt une cohmticm r.ini'.'-.- FLI".

- Ml, n

Mais le faisceau longitudinal posliirieur (KLl') ne consiste pas seulement dans ragglontération de fibres qui se portent au-dessus

PLANCHE XXVn. 313

et en dehors du noyau rouge. Au-dessous de celui-ci, il envoie, en avant, en dehors et en haut une lame de fibres qui rejoint le bord le plus interne du discus lentiformis (DL, fig. 101, 102) avec lequel il paraît se confondre en partie. Le faisceau longitudinal postérieur, grûce à ce prolongement latéral, enveloppe donc du haut en bas le noyau rouge de la calotte. Ses fibres supérieures (FLP) vont au thalamus. Ses fibres inférieures (RFP) vont rejoindre, à travers le discus lentiformis, la capsule interne. Meynert appelle ces fibres inférieures € couronne rayonnante du faisceau postérieur » {radiaiio fascieuli posterions, RFP). Leur rôle consisterait h mettre en rapport dii'ect l'écorce cérébrale avec les noyaux moteurs de Tœil à travers la capsule interne.

RFP. La radiatio fascicnli posterioris (fig. 101, 102) est certainement bien distincte des faisceaux de la calotte qui enveloppent le noyau rouge. On voit, sur ces deux figures, qu'elle se confond en dehors avec le discus lentiformis (DL). Cette petite masse grise est en rapport intime avec la lame terminale de Reil (LTE, pi. XXVI, fig. 96) et avec le faisceau d'Arnold (AR, pi. XXXIl, fig. 101, 102). Comme il est indubitable que le faisceau d'Arnold réunit Técorce à la région supérieure et interne du pédoncule, c'est en quelque sorte par la logique seule qu'on a pu admettre les rapports du faisceau longitudinal postérieur avec la surface cérébrale. La radiatio fasciculi posterioris sert de trait d'union entre le faisceau d'Arnold et le faisceau longitudinal postérieur. Mais nous avons vu aussi que ce dernier faisceau a une radiation (ou couronne rayonnante) audessus du noyau rouge, sous la couche optique (voy. pi. XXV, fig. 90). Nous n'y reviendrons plus.

FRF. Le fascicnlas retroflexns de Meynert (fig. 98, 99, 101) se sépare h présent du faisceau longitudinal postérieur auquel il avait été toujours intimement accolé. Le faisceau longitudinal postérieur, en effet, se porte en haut, le faisceau rétroflexe se porte en bas ; et si, malgré cette diflerence de direction, ils ont pu rester en contact immédiat sur une assez grande étendue de leur parcours, par exemple au niveau de la coupe 94, il arrive un moment où le couteau les divise en un point où ils n'ont plus aucun rapport de contiguïté. C'est ce qu'on observe sur la coupe 99; le schéma ci-dessous nous semble rendre compte assez exactement de cette disposition. Lorsque le faisceau longitudinal postérieur (FLP) et le

316 COl'PES VBRTKO-TftAHSVERSALES.

faisceau nl-troHexe (FRF) se séparent, un nouveau faisceau s'insinue dans leur angle de divergence : c'est le faisceau tegniontn-thali-

CAO

ilcprufll. le rrai>i>iiimt do &B' tna lunKitudinal poMhtvt ITIP} <■! ilu nmciciiluii ntnên (['lil'i.tur l'hêmi»i>l>«rp|;««»p.

>ilrcmilr ■Dl^ritnnv d« l'br-

arcoléa l'un 1 l'iulrr.

La rnupc Kl. pluï tnt^rinirp. In tnTcoe qiuml ils ont 4f(l

Dani riiw(l<' de diiencKocr, l'ia-

sinue ]v faiar^au ip lamiqiH' |CAOj.

mique (CAO). D» moins c'est une partie importante de ce faiscrau. la plus interne, colle qui se porte d'arrière en avant, limitée en d» hors par le faisceau longitudinal postérieur. A ce niveau (pl.XXVQ. fig. 101) lo faisceau longitudinal postiïricur (FLP|, le Taisccau rclroflex (FltF) (>t le faisceau togmento-thalamique (CAO) se confondcRi. en apparence, d'une façon inextricable. Mais on jieut les retrouver isolément, soit en avant, soit en arrière de ce point.

Lm. La lamina medialis (fig. 08) n'est plus représcnlfW; que par son faisceau supérieur, accolé ïi la partie interne du noyau rougt (.VR) ; elle sépare, îi ee niveau, les fibres directes ol les fibres croisées du fasciculus retroflexus (FRF). Puis e!le devient de moins en moins foncée : ses fibres s'incurvent en bas et en avant; elles vont

ilivisinn clu RiKiriiliH rrHMn<>iui

=-FRP

il.^ Il Mnii» iwrfùlù de It«l

Lm

l'iulre iitur ™ Jphor».

TS. Funuii'nrxciiiK;

se terminer an-dessus et en dedans du trou Imrgne dans la substance grise du ganglion inter-pédoiicuiairc (voy. pi. WVIII, fig. 105).

PUNCUE XX VU. 517

Là, elles se mélangent avec celles du fasciculus reiroflexus (voy. GIP, pi. XXVm, fig. 105).

LTE. La lamina tegmenti (fig. 97) est toujours située, d'une part, au-dessous du noyau rouge (NR) et du faisceau cérébellothalamiquc (CEO), et, d'autre part, au-dessus de Tanse du noyau lenticulaire (AWi). Nous avons vu s'amincir progressivement le faisceau cérébello-lhalamique (CEO) au fur et à mesure qu'il abandonne des fibres à la lame médullaire externe du thalamus (LML). Mais lorsque le faisceau cérébello-thalamique est épuisé, un autre le remplace (NL) : le faisceau latéral du noyau rouge de la calotte, au-dessous duquel se glisse d'arrière en avant la lamina tegmenti (LTE, fig. 98). Ce rapport, toutefois, n'est que très passager, car dès l'apparition du faisceau latéral du noyau rouge (NX), on voit aussi s'insinuer entre la lamina tegmenti et le noyau rouge un nouvel organe : le discus lentiformis (DL, fig. 101). Nous avons signalé déjà précédemment ses connexions avec les faisceaux de la région.

CAO. Le faisceau tegmento-thalamiqne (fig. 98, 99 et suiv.) recouvre le noyau rouge auquel il est très exactement superposé dans une bonne partie de la convexité interne de celui-ci. Ce faisceau, dirigé d'arrière en avant, comme en témoigne sa coloration, s'étend en dehors jusqu'au voisinage de la capsule interne. 11 envoie le plus grand nombre de ses fibres à la lame médullaire externe du thalamus (LML), dans l'épaisseur de laquelle il accompagne les fibres cérébello-thalamiques (CEO, fig. 97). Limité en haut par le noyau interne du thalamus (NiC, fig. 99), il enveloppe en bas le noyau rouge, s'étale à sa partie interne (fig. 101, CAO), où il n'est séparé de la cavité ventriculairc que par le faisceau longitudinal postérieur (FLP) et le fasciculus retroflexus (FRF). A ce niveau il s'entre-croise avec ces deux derniers faisceaux, ainsi que nous l'avons déjà signalé. II arrive en môme temps, au contact de la lamina medialis(Lm), dont l'extrémité supérieure (fig. 98) s'insinue entre les deux branches du fasciculus retroflexus (FIIF).

En dehors, il s'étend d'arrière en .avant au-dessus du faisceau rubro-thalamique (NL) qui, lui, est dirigé de dedans en dehors, et que nous voyons apparaître sur la deuxième coupe de la planche actuelle.

NL. Le faisceau rubro-thalamique représente l'ensemble des libres latérales issues du noyau rouge de la calotte. Cette dési-

318 COUPES VKRTICO-TIUHSVEKSALES.

giiatioli, loin de nous satisfaire au point de vue grammatical, a du moins l'uvanlagc de la concision et de la précision, si l'on veut bien adniollrc que le faisceau ainsi baptisé est constitué exclusivement psr des fibres issues du noyau rovge et non pas d'une autre partie dp 11 région de la calotte. I.oi'sque le faisceau cérébcllo*lhalamiqiK, venu dn pédoncule cérébelleux supérieur, a dépassés d'arrière en avant, la partie moyenne du noyau rouge à ta face exlenic duquel il était situé, on voit suilir de ce dernier noyau les fibres du pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs) qui y avaient pénétré. Ces fibres (M.) font suite à celles du faisceau céi'ébcllo-thalamique (CEO) dans te

>-Ili»lamii|uc |NL), i sa nurtïp du BOyaD riHi)n|XB).

CEO. faincean ci^rtbollD-lbaUiuiqtK' te pi^ni-lnnl pas dans lo niiviu mu^:

TEC, Ir^ Icgmenlutn aivc la lamima frgmenti;

FLI', Ir raisceau longitudinal poOêtifùt;

FIIF, svclioD trauvcraaic du tasriculin rtlmlleTiu ;

CAO, ftiscrau trgmmto-lhalaaiiquc.

pied de la couronne rayonnante; elles suivent le mCme trajet sur un plan ant(*rieur. Elles ne diflttrenl du faisceau cérébcllo-thatatnique que parce qu'elles ont jiénétré dans le noyau, tandis que ce dernier faisceau a simplement côtoyé le noyau rouge. Les fibm latérales issues du noyau rouge sont-elles les mêmes que renfermait le pt-doncule cérébelleux avant d'aborder le noyau? La chose est probable. En tout cas, il faut admettre que le pédoncule cérébelleux subit une réduction notable dans le noyau de la calotte.

Sur les coupes qui passent au devant du noyau rouge (fig- 1021. le tegmeiitum (TEG) et le faisceau rnbro-thalaniiquc se confondent. Nous ne satu-ions dire si cette confusion est apparente ou réelle. U est vraisemblable qu'elle est réelle.

KM. le faiscean de Ttirck-Meynert (fig. 97} est encoi-e reconnaissable au-dessus de l'uncus (l ne), où il pi'rnètre dans l'héinisphên'. La direction de ses fihres esl, là encore, dilTéi-ente de celle du faisceau pyramidal (FP),

J-T. Le faisceau pyramidal (lig. 98, flfl) entre d'emblée dans la capsule iiilci'iic, où le sens d(^s stries rectilignes indique que se$

l'LANCHË NXVir. 510

fibres parcourent un long trajet. Un certain nombre d'entre elles cependant, sur la figure 100 s'inclinent vers le noyau lenticulaire et y pénètrent. Enfin, en dedans (fig. 100), 11 est borné par le faisceau géniculé (Fd) dont les fibres foncées, antéro-postérieures, le repoussent en dehors.

KG. Le laisceaB génicnlé, en elTet, îi mesure que les coupes deviennent plus antérieures, accapare la presque totalité du pied du pédoncule. Sur la coupe 102, par exemple, le faisceau pyramidal

ANL

Nilv (tOO) n'int^mne iiliin le [ïibcfaupTrimiJil (FPi, mais 'seuIcmcDl lo faï>naii ([Aiiculû (FC), el

n'est représenté sur la surface de section que par une bandelette de 2 millimètres au maximum, tandis que le faisceau géniculé occupe, avec l'anse du noyau lenticulaire (ANL), la presque totalité de la section du pied du pédoncule. Sur cette raftmc coupe (1 02), les fibres foncées représentent le faisceau géniculé; les fibres claires représentent l'anse du noyau lenticulaire.

ANL. L'anse dn noyau lenticulaire, venue, comme nous le savons déjà de la partie la plus antérieure de la capsule interne, se porte en bas el en dedans, pour former ic bord antérieur du pied du pinloncule. Mais avant d'y arriver, elle passe sous le discus Icntiformis (DL) et elle a pour limite interne, au-dessous de ce ganglion, la lamina tegmentî (LTE), qui {ténètre dans la substance grise de l'espace perforé postérieur,

MF. Le faiacean oapsnlaire, que nous avons vu apparaître sur les coupes de la planclie précédente, est sectionné ici (fig. 99) perpendiculairement Ji la direction do ses fibres. 11 pénètre, d'avant eu arrière et de dehors en dedans, dans le discus Icntiformis (DL,

SSO COlil'ES VEHT1^.0-TIU^S VERSA LES.

ûg, loi, lOS) doiil il cmpruiilc la forme. C'est m<ïine k la des libres du faisceau capsulairc que le discus lenlifoi'inis doîl u coloration fonn^e sur les coupes durcies dans les chromâtes. Uii remarquera, lonlefois, que cette coloration est plus prononcée a Ii face supérieure du discus lentifoniiis, ce qui semble lit^iiontrerque le faisceau capsulaire aborde le ganglion par sa face supérieure. Un est assez mal renseigné sur les connexions du faisci-au et du ganglion (nous venons de dire que la région, supérieure du diseus leiiliformis a été appelée par Forel zona incerla). Ce qui est ccrlain, c'est que le faisceau capsulaire sépare ici le corps de Luj-s (DL) ilu faisceau rubro-lhalamique (NL).

BSO. La bandelette sou9-optique (fig. 97) est toujoui-s soclionnéc de façon à si' iin'si'rili'c sur les coupes comme un faisccan h ilin*tion posléio-iiiiléiicnri'. Mais il est dissocié par des libres d'abord contournées en tous' sens, puis nettement transvei-salos uu obliques en haut et en dedans; ces fibres représentent la partie postiTicuir de la racine inférieure dit Ihalnmus (ThI, fig, 9!)) : nous allons le» étudier dans un instiuit. Sur l:i euu])e 98, la baiidelcUi^ suus-uptiqiic

(BSO) est entamée en dehoi-s par la racine inférieun.' du IhalaïUDs (Thl), mais elle n'est pas traversée par ces dernii^rcs, qui ne foDl que la fr.'iler; on peut en cfTet constater que sa partie interne est toujours arrêtée par un contour net et foncé, ce qui démontre que les fibi'es venues de sa partie externe ne s'entre-croisent pas avec elle. Elles restent toujours en debors, et lorsqu'elles prennent, im peu plus en avant (fig. 102), l'apparence d'un faisceau compact (Thl). ce faisceau jgUynHHkjâdiors de la bandelette sous-oplique. On

PUNGHË XXVIl. 391

remarquera également sur celle coupe ( 102) que la bandelette sousoptique (BSO) est maintenant située immédiatement au-dessus de la queue du noyau cauilé (NCC). D'abord |)Iacée à sa partie interne, la voici placée à sa partie supérieure; un peu plus loin, c'est-à-dire plus en avant, elle se placera à sa partie externe. Sur la figure lOi on voit une partie du faisceau foncé (B80) s'épuiser dans la queue du noyau caudé (NCC). Les quelques fibres qui proviennent, à ce niveau, de la bandelette sous-optiquc appartiennent évidemment au tœnia. Il est difficile toutefois de s'assurer exactement de leur provenance; elles vont du taenia à la lamelle blanche qui recouvre la

On doil supposer i|iic la qiii-uc ilu nojaii rsuilé iSO;] .■-; en jartic visible par traiwparcnce au-(leâiOiiii de la racine inférieure du llialainua {Tlii|. L'ubsercaleur regarde le cerreiu par sa (ace eiipéricura; la projcclion <le. la Bgnn ni doni; huriumlale. Le nojrau caudé (Ktc) s'anncp d'irrièrc en avanl, ï la partie eiteme du veniricule spbénoldal, ver» lo najsu amjRdalien (^A) qui ferme le cul-ile-Me antérieur de ce veniricule. La bandelette Eou»«pUquc (BSo d'abord placée en dedans

HÎun du centre oisie < cat Mut-jacentc au v Irieule spliénoldal,

M dt<dans, elln passe au-dewus de la paroi venlriculalre irn de l'espace perfon^ antérieur. Dans ce Irajel, on [>ent rleiiR» delà racine ïnlérieure du thalamus se dirigent ces libres qui sunt rernnnai»«alilrs i leur ODloration tbo-

facc postérieure du noyau amygilalien (NA). Peut-être donc ne se mélangent-elles pas avec les fibres de la bandelette sous-optique

COUPES VERTICO-TiyLNSVERSALES.

ThI. La racine inférieure de la couche optique que nous voyons apparaître pour la première fois sur la coupe 99 est un faisceau dont le trajet est fort compliqué; mais il est possible Ae s'en rendre compte en uuiltiplianl les coupes vertico-trausversales el en Iw comparant avec les coupes horizontales. Nous dirons d'aboi-d que ce faisceau appartient à trois régions bien distinctes : 1* le centre ovale du lobe spliénoïdal; 2" l'espace perforé antérieur; 3" la face interne de la couche optique. Si Ton voulait indiquer grossièrement sa direction générale, on pourrait la représenter d'abord à l'aide du scîhéma suivant : ou voit la racine inférieure du thalamus (ThI)

Coupt' vprliriMransversalc de ïTi».'misplièrp gauche destinvc à moniror |o trajet (inrcoiini fiarla moine infériouro du thal.iiiius;

F*, preniièro circouvftlutiun frontale.

F', ln)isièni«; circonvolution;

].\\ iusula de Reil ;

T*, première temporale;

Hip, circonvolution de l'iiippocampe en avant de ru nous;

L, scissure 1 imbique;

rc^ corps calleux ;

VS^ ventricule spliénoïdal;

EPA. espace pern>ré antérieur;

MiC, noyau lenticulaire;

Th. thalauuis;

>'C, noyau caudé ;

.\A, noyau amygdalien;

CA, commissure antérieure ;

ThI, i*acine inférieure de la couche optique.

Schéma VM.

partir ih l'écorce d(î la circonvolution de rhippocampi\ en dehors du noyau ainygdalicn (NA), contourner la cavité du ventricule spliénoïdal et arriver à Tespace pcirloré postérieur EPA. Dans la premii'»re portion de son trajet (*lle décrit donc une courbe à concavité supérieure» ; cetttî [)r(Mnière portion appartient tout entière au centre ovah» du lobe» spliénoïdal.

La deuxième portion, horizontale appartient à la partie la plus reculée de; l'espace ptîrforé antérieur (EPA). La troisième [K)rtion, v(»rtical(» appartient à la faci» interne de la «^'ouche optique, où elle cimlribiic à former h* slratum zonah» de la région la plus antérieure du vciilrinih; moyen. C/esl à Meynert qu'il faut rapporter le mérite (l'avoir le premier jeté quelque lumière sur cet appareil de projec-

tion si obscur, auquel on a donné, après lui, le nom de racine inférieure ou racine interne de la couche optique. I^e nom de racine inférieure est de beaucoup le meilleur.

Ce qui rend la difficulté presque insurmontable lorsqu'on s'en tient aux dissections, c'est que les fibres de la racine inférieure du thalamus s'enchevêtrent, à leurs extrémités, avec les faisceaux adjacents; c'est en outre que cette racine n'est pas, à proprement parler, un faisceau, mais une lame de fibres, excessivement mince dans toute sa portion inférieure, où elle croise à angle très aigu la bandelette sous-optique. Nous verrons d'ailleurs que la bandelette sousoptique peut être, à la rigueur, considérée comme une subdivision de la racine inférieure du thalamus.

Avant d'étudier ce dernier faisceau sur la coupe 99 où nous l'avons vu apparaître, nous renverrons encore le lecteur à la figure schématique (155), où nous avons représenté la racine inférieure du thalamus non pas telle qu'elle est en réalité, mais tel qu'il faut se la figurer pour la bien comprendre.

Sur la coupe 99, en effet, la racine inférieure du thalamus (ThI) est bien située en dessus et en dehors du noyau caudé (NCC); elle s'étend même, en dedans, au-dessus de la bandelette sous-optique (BSO). Sur la figure 100, ses fibres sont transversales (voy. la ligne 100 du schéma 153); elle a donc ici une coloration franchement claire. Mais sur les coupes 101 et 102 les fibres redeviennent presque antéro-postérieures; elles sont donc de nouveau foncées sur le plan de section vertico-transversal (voy. les lignes 101 et 102 sur le schéma 153). On voit aussi que ce faisceau, de forme triangulaire (fig. 102) est situé au-dessus et en dehors de la queue du noyau caudé (NCC), en dehors delà bandelette sous-optique (BSO), et qu'il se dirige en haut et en dedans vers le pied de la couronne rayonnante, représenté ici par le faisceau pyramidal (FP) et le faisceau géniculé (FG). Mais elle passe au-dessous de ces faisceaux, au-dessus de la bandelette optique (BO, fig. 101). C'est dans cette partie de son trajet qu'elle mérite bien le nom A'anse pédonculaire que lui avait donné Gratiolet.

ce. Le corps calleux, fig. 98 (voy. pi. XXIV et XXV).

TRI. Le trigone cérébral, fig. 98 (voy. pi. XXIV et XXV).

FSe. Le faisceau sensitif externe (fig. 99, 100, 101, 102) se distingue maintenant aussi nettement que possible du putamen

524 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

(PUT, fig. 100, 101), dans lequel il s'enfoncx?! en partie. Sur toutes les coupes vertico-transversales qu on fait dans ceiio région, on reconnaît Taspect très caractéristique représenté sur ces figures : la teinte foncée du faisceau sensilif externe se confond peu à peu avec la teinte foncée du putatnen. Le faisceau sensitif externe abandonne donc des fibres au putamen ; mais il va surtout, presque en totalité, se jeter dans la cloison externe du noyau lenticulaire (MLE, fig. 98). On doit toutefois remarquer encore que s'il abandonne la plupart de ses fibres au noyau lenticulaire et à sa cloison externe, quelques-unes s'insinuent dans la capsule cxlenuî (CE, fig. 101) entre le putamen (PUT) et le claustrum (CL) : nous les verrons, plus en avant, poursuivant leur trajet postéro-antérieur. donner h la région postérieure de la capsule externe une coloration foncée, qui se confond avec celle du claustrum.

CIF. Le segment inférieur de la capsule interne (fig. 98) sousjacent au putamen (PUT) s'étale de dehors en dedans jusqu'au bord externe de la bandelette optique (FiO). Il représente, au voisinage du pied du pédoncule, en avant du faisceau de Tùrck-Meyncii, le faisceau sensitif interne que nous avons déjà longuement décrit. H se confond bientôt (fig. 102) avec la racine inférieure du thalamus (ThI) et rejoint ainsi le pied du pédoncule (FP, fig. 102), au-dessous duquel il passe pour former l'anse pédonculaire de Gratiolet.

Cil). Le segment postérieur de la capsule interne (fig. 98, lOlh est la portion de la capsule interne qui passe du pédoncule dans le centre ovale, entre la couche optique et le noyau lenticulaire. Lorsqu'on étudie le cerveau sur les coupes vertico-transversales, il est très facile de savoir si les faisceaux capsulaires qu'on a sous les yeux appartiennent au segment antérieur ou au segment postérieur (CID). Quand la coupe intéresse, en môme temps que la couche optique, les deux seuls noyaux externes du noyau lenticulaire, c'esth-dire le putamen (PUT) et le glohus pallidus^GLP, fig. 100), il est certain que les faisceaux capsulaires sectionnés appartiennent au segment postérieur (fig. 100). Quand la coupe intéresse les trois noyaux (putamen, globus pallidus et glohus medialis), les faisceaux capsulain»s sc^ctioiinés appartiennent à une régi(m de la capsule très voisine du genou, mais qui peut encore être considéi-éo comme faisant partie du segment postérieur (CID, 108). Quand la coupe intéresse les trois segments et passe innnédiatementen arrière du pilier

PLANCHE XXVU. 325

descendant du trigonc (DF), les faisceaux sccUonniîs appartiennent au genou.

Quand la coupe passe, en avant du pilier du trigone, à travers la commissure antérieure (CA, 12i}, les faisceaux capsulaircs appartiennent au segment anliirieur. Enfin il n'y a plus de difficulté à les reconnaître quand la coupe passe en avant de la commissure anté-

rieure, car h partir du moment où la commissure anlérieure a disparu, la capsule est. interposée non plus entre le noyau lenticulaire et la couche optique, mais entre le noyau caudé et le noyau lenticulaire.

CE. Lacapaole externe {fig. 101) présente ii sa partie inférieure la teinte foncée qui correspond, ainsi que nous l'avons dit, à sa pénétration par les fibres les plus Cïternes du faisceau sensitif externe {FSe). Cette teinte s'accusecncore davantage surla coupe 102.

326 COUPES VERTICO-TRANS\'ERSALES.

LFS. La capsula extrema (fig. i{)2), elle aussi, est un peu plus foncée au voisinage de sa réflexion en dehors, sous la scissure do Sylvius; celte coloration appartient aux fibi'es du faisceau parallèle.

PAR. Le faisceau parallèle (fig. 98 et suiv.) provient de la première circonvolution temporale et de la deuxième ; il est donc à cheval sur le fond du premier sillon temporal ou sillon parallèle. Il conservera cette situation et cette direction dans toute son étendue antéro-poslérieure, n'empruntant rien aux troisième, quatrième ou cinquième circonvolutions temporales ; il est donc véritablement le faisceau du sillon parallèle; il prend ses insertions postéricuros dans la substance grise qui double ce sillon.

ARC. Le faisceau arqué (fig. 98) est dédoublé dans la région du centre ovale. Nous savons que son faisceau accessoire (FF) est l'expansion supérieure du faisceau pyramidal au moment où celuici émerge de la capsule interne (CID, fig. 98).

LML. La lame médullaire externe du thalamus (fig. 97, 08, 99) termine en dessous et en dehors de la couche optique tous les faisceaux de la calotte que nous avons énumérés : la lamina tcgmenli (LTE, fig. 98), le faisceau rubro-thalamique (NL), le faisceau tejîmento-thalamique (CAO), et même le faisceau longitudinal postérieur (FLP). Mais il faut admettre que les deux premiers de ces faisceaux, c'est-à-dire la lamina tegmenti et le faisceau rubro-thalamique se terminent ou plutôt poursuivent leur trajet dans la capsule interne (CID) avec le faisceau cérébello-thalamique (CEO, fig. 100 et 101), qu'ils accompagnent jusqu'à la couronne rayonnante.

RNC. La couronne rayonnante du noyau candé (fig. 97).

FCF. Le faisceau compact du fornix (fig. 101).

FDF. Le faisceau diffus du fornix (fig. 99).

Cin. Le cingulum (fig. 101).

CO. Le faisceau du centre ovale (fig. 102).

FLI. Le faisceau longitudinal inférieur (fig. 97).

PLANCHE XXVni. 527

COUPE VERTICO-TRANSVEKSALK PASSANT AU CONTACT DE LA PARTIE POSTÉRIEURE DU TUBERCULE MAMILLAIRE

Écorce.

On ronianiuera s(Miloment, à la face oxlorne, que la troisième circonvolution frontale (F', fig. 105) ([ui forme Topercule, se relevé vers le deuxième sillon frontal (/'j); ou, en d'autn^s termes, que le deuxième sillon frontal s'enfonce d(»rrière le pied de celte circonvolution. Ce sillon, comme on le sait, se confond avec le sillon praerolandique inférieur. La portion relevée de; la troisième frontale représente la racine inférieure de la deuxième frontale (::B, fig. 107) que nous avons déjà étudiée (voy. Inlrod,, p. lxvi).

Dans la région de Thippocampe (fig. 103) on voit que le sillon de riiippocampe (SU) n'arrive plus jusqu'à la surface : la bandelette de Giacomini (BGl) avec la substance grise sous-jacente, ftîrme en dedans le recessus antérieur du sillon et la fente de Bichat. Désormais la circonvolution de Fliippocampe est confondue avec le lobule de rhippocampe (HL, fig. 107). La circonvolution de Thippocampe (T*, fig. 108) reste toutefois suffisamment isolée au-dessus de Textrémité antérieure de la corne d'Annnon, qu'on reconnaît encore ici à la substance blanche du recessus antérieur de Thippocampe (RAIL fig. 108) et à la lame blanche de Talveus (ALV).

A la face interne de rhémisphère, le trou borgne s'élargit et forme une excavation qui représente sur la coupe 104 l'espace perforé postérieur (EPP). L'espace perforé est toujours limité par le faisceau le plus interne du pédoncule ou anse du noyau lenticulaire (ANX, fig. 104). Plus en avant, les faisceaux blancs du pédoncule se placent au contact de la substance grise du tuber cinereum (SG, fig. 108); et, en dedans de celle-ci, la coupe entame la partie la plus postérieure du tubercule mamillaire, constituée ici (fig. 108) par les fibres postérieures du pilier descendant de la voûte (DF).

La corne sphénoïdale seule est intéressante. Limitée en haut par le noyau amygdalien (NA, fig. 107) dans une large étendue, elle

COIIPES VERTICO-TRANSVERSALES.

envoie deux 'prolongomonls iiitcrnos, au-dessus et au-dcsnous de li corne d'Ainmon. I^ prolongement supih'knir est à restmnité antérieure de la fonte de Bichat: le prolongenicnl inférieur est le rerrMtn» sub svbiculo {Dsu, fig. 108).

Substance grise.

CAM. La corne d'Ammoa (CAM, fig. lOi) ne diflère de eu qu'elle était sur les figures précédentes que par ses rapports avec le sillon de riiippocanipc {SU) et la fente de Hieliat {Bf, fig. 105). La coupe précédente (102) passait par le sillon de l'hippocampe {tiH) en un

nuldal.

Ui|>. circnntiilulius de l'hlp-

pimni|ie KUniiont^ par

lPc™-llet[L"nrll Fil, IchKJa di'Ulala; FI. la flinbria; SU, Ictillon de l'Iiippocampr.

point oîi eelui-ei arrivait eiieim- jiisiiii'îi la surface eorlienle. Ici au contraire (llf;. lOÔ) le sillon de I" hippocampe n'arrive plus jusqu'à l'écorce. On le reconnaît bien encore sur la coupe, mois il n'est plus représenté que par une scissure horizontale, correspondant au cul-de-sac antérieur du sillon que nous avons appelé reccssus antérieur de rhippocain|}p (RAI!).

RMi. Le recABBOB antérieur de l'hippocampe (fig. 105. lOft) est toujours lapissi', en haut romme en bas, par une couche de substance, blanche, qui est la ronlinuation de la laine im'KluUaire de la circonvolution de l'hippocampe. Nous la retrouvons sur les coupes 107 et 108, où le cui-de-sac est dépassé, en avant, et où il n'est plus rejuésciilé {UAll) que par la substance réiiciilaii'c A'Stiiold qui h^ recouvre : sur ces deux dernières coupes, la sulistanci" grise allccle une forme ovalaire. La portion interne de l'ovale, plux

PLANCHE XXVin. 329

directement en rapport avec la cavité ventriculaire, représente la lamina convoluta (LC). La portion externe plus voisine de Técorcc

Fusion du fasria dentaU (Fd) ot de la Lamina convoluta (LC) à l'extivuiité aniéroîn terne do la cavit(^ splii^noldale.

Sch.'ma 157.

représente le fascia dentata (Fd). Mais on voit h quel point la fusion est intime.

ALV. L alveuB, substance blanche (fig. 108), enveloppe de toutes parts la lamina convoluta^ sauf à sa partie interne, où la substance grise se confond avec celle de Técorce.

BGI. La bandelette de Giacomini, a partir de la coupe 103, est un pont de substance grise qui réunit la crête de Tuncus avec la région sous-optique. Or, sur les coupes suivantes, on s'aperçoit que la région sous-optique, située immédiatement au-dessus du cul-desac antérieur du ventricule sphénoïdal, est remplie en grande partie par une masse ganglionnaire (NA, fig. 104, 105, 106, 107), de plus en plus volumineuse, directement reliée au bord libre de Técorce de Thippocampe. La bandelette de Giacomini (BGI) contribue à établir cette communication.

D'autre part il résulte de la communication apparente de l'écorce grise avec le noyau amygdalien (NA, fig. 103), ce fait que le ventricule latéral, dans sa région la plus antérieure, est séparé de la fente de Bichat (BF). Sur les coupes précédentes il s'ouvrait dans cette fente, juste au-dessous de la bandelette optique (BO, fig. 98).

NA. Le noyau amygdalien, situé au-dessus du cul-de-sac antérieur du lobe sphénoïdal, dont il forme la voûte, est longé en dehors par les fibi'es blanches du faisceau sous-optique (BSO). Il n'est pas immédiatement pénétré par elles. Il en est d'abord nettement distinct (fig. 104, 105). En dedans il i)arait se confondre avec la substance grise du lobule de l'hippocampe. Enfin, en haut, il est séparé de la bandelette optique (BO, fig. 108) par la feinte de Bichat. Par places, la séparation du noyau amygdalien et de la bandelette optique est

550 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

incomplète, et il n'est pas impossible que celle-ci, par sa face infi*rieure, lui fournisse quelques libres (105, 106).

Sur certaines coupes, on voit courir obliquement dans Taire du noyau amygdalien, des stries blanches, dirigées en haut et en dehors Ces fibres, comme on le verra plus loin, proviennent de la bandelette sous-optique (BSO).

La situation du noyau amygdalien a rextrémité la plus antérieure de la queue du noyau caudé a pu faire admettre que ce gros ganglion était un renflement terminal du corps strié. 11 n'est pas impossible qu'il en soit ainsi; toutefois on ne saurait négliger ce fait que le noyau amygdalien est toujours séparé de lextrémité de la queue du noyau caudé par les fibres de la bandelette sous-optique (BSO, fig. 107, 108), et quelques fibres du taenia.

Le noyau amygdalien forme une sorte de voûte à paroi épaisse au-dessus du cul-de-sac antérieur de la corne sphénoïdale. Nous venons de signaler ses étroites connexions avec la bandelette optique. 11 en présente de non moins étroites avec la racine inférieure du thalamus (Thl, fig. 10(5, 107, 108). C'est sur la convexité supérieure du noyau amygdalien (jue s'applique la partie postérieure de l'anse pédonculaire de Gratiolet (voy. plus loin, TIIl).

NC. Le noyau caudé (fig. 106) commence à émettre les fibres lenticulo-caudées (LCF) qui vont se jeter dans les cloisons verticales du noyau lenticulaire et contribuer à la formation de l'anse pédonculaire (voy. plus loin, ANC).

NCP. La queue du noyau caudé (fig. 105, 104) nkluite à une toute petite masse grise h peine recormaissable dans l'angle inféroexterne de la corne sphénoïdale, est immédiatement sous-jacente à la bandelette sous-optique (BSO). Mais encore plus en avant (fig. 107, 108) cette bandelette se porte en dedans de la queue du noyau caudé, et, accompagnée du tœnia (Tae, fig. 108), borde la face externe du noyau amygdalien, de façon à séparer ces deux noyaux.

PUT. Le putamen (fig. 105) présente encore à sa partie inférieure et externe les fibres anléro-postérieures du faisceau sensitif externe qui renforcent, sa coloration. Ce faisceau sensitif externe (FSe, fig. 107) en est cependant séparé déjà, mais sur quelques points seulement, par une petite bandelette blanche que nous étudierons et qui appartient aux fibres capsulaires externes de la commissure antérieure. Sur les coupes 107 et 108, on voit la substance grise

PLANCHE XXVm. 531

du putamen se prolonger de dehors en dedans, au-dessous du globus pallidus (GLP, 108) et du globus mcdialis (GLM) et se confondre, en apparence du moins, avec la convexité du noyau amygdalien (NA, i06, 107). Ce prolongement inférieur du putamen, dont la dissection est absolument impossible, ne peut être mis en évidence que par les coupes en série très méthodiques, aussi parallèles et aussi fines que possible. Wernicke Ta appelé prolongement temporal du noyau tew^/c^//a/re (Schlâfefortsatz des Linsenkerns). Il s'enfonce de dehoi's en dedans, sous Tanse du noyau lenticulaire, et va rejoindre, en dedans et en avant, la substance grise du tuber cinereum. Nous décrirons plus tard ce prolongement sous le nom de noyau de l'anse, qui lui a déjà été attribué, et qui est très préférable à celui de substance grise innominée (voy. GAP).

GLP. Le globus pallidus (fig. 108).

GLM. Le globus medialis (fig. 108).

Ces deux noyaux se distinguent maintenant très aisément, grûce à la formation plus complète de leurs cloisons de séparation (MLE, MLl, fig. 105, 107). Le globus medialis (fig. 105) est abordé directement par le faisceau pyramidal, qui le pénètre de bas en haut et de dedans en dehors. Plus en avant (fig. 106), le même faisceau semble s'enfoncer dans la capsule interne (CI) sans entrer en contact avec le noyau lenticulaire; mais, encore plus en avant, il s'insinue de nouveau dans le globus medialis. Les fibres des faisceaux capsulaires qui semblent ainsi éviter le noyau lenticulaire n'appartiennent probablement pas au faisceau pyramidal. Elles font partie du système de l'anse du noyau caudé, que nous étudierons ultérieurement. Il est possible également que, tout en appartenant au faisceau pyramidal, elles suivent un trajet intra-capsulaire direct, depuis le pied du pédoncule jusqu'à l'écorce. 11 s'agirait de ces fibres pédonculo' corticales directes dont Charcot a démontré péremptoirement l'existence par les faits anatomo-pathologiques, sans pouvoir leur assigner une localisation dans la capsule.

NaC. Le noyau antérieur du thalamus, sur toutes les coupes de cette planche, s'isole avec une grande netteté; presque toujours recouvert par la lame blanche du stratum zonale, il reçoit à sa face inférieure, adhérente à la masse de la couche optique, le faisceau de Vicq-d'Azyr (FVA, fig 108, voy. plus loin).

r>r>2 COUPES \'ertico-transversales.

NcC. Au noyau externe du thalamus (fig. {05, 100, 107), sectionné ici au voisinage de son exlréuiitr antérieure, arrivent en abondance, du stratinn zoiiale, les stries transversales qui reafermoiil les fibres venues de Técorce. Parmi ces fibres, les plus nombreuses sont celles de la racine antérieure du thalamus (ThA, fig. 105, 107, 108), coupées perpendiculairement à leur direction antéro-poslArieure. Elles vont se placer a la partie externe du faisceau de Vîeqd'Azyr (FYA). Ainsi les fibres corticales destinées au noyau externe du thalanms aboutissent à la partie interne de ce noyau. La partie externe, au contraire, est occupée par les fibres venues de la région de la calotte, en pailiculier par les fibres du faisceau capsulairc (MF, fig. 108) dont l'extrémité supérieure se perd dans la lame médullaire externe (LML). L'entre-croisement des fibres corticales et des fibres de l'étage supérieur, en dedans de la lame médullaire externe, forme cette sorte de tn^illage qu'on a appelé coj/c/ie grillagit (CG, fig. 104). La couche giillagée est.toujours beaucoup plus facile à voir sur les pièces fraîches que sur les pièces durcies.

Quant au noyau interne du thalamus, il est occupé, pi*esquc en totalité, sur les coupes 107 et 108, par la terminaison de la racine inférieure du thalanms (ThI).

GIP. Le ganglion interpédonculaire est une masse ganglionnaire (ligure 105) située dans la substance grise de l'espace perforé postérieur (EPP, fig. iOi), au-dessus et en dedans du pied du pédoncule. Il i;st adossé à la face supérieure et interne de Tanse du noyau lenticulain^ (ANL). Prescjue toujours difficile à reconnaître à Tœil nu, attendu que sa coloration ne diffère pas beaucoup de a*lle de la substance grise au milieu de laquelle il est noyé, on peut le reconnaître quelquefois plus facilement sur les coupes, à une certaine disposition concentrique de ses lames médullaires. Il s'agit là d'un mode de structure qui est counnun à presque tous les ganglions de l'hémisphère et qui nous siMuble pouvoir être présenté de la façon suivante : Les masses grises situées sur le trajet des fibres, sont destinées à concentrer sur un point limité les conducteurs veims de diverses régions; mais c<Mix-ci ne j)énètrent que tivs rarement d'emblé(» dans les noyaux dont les masses grist»s se composeul. La plupart du temps ils enveloppent la substance grise, de manièn» à eoustituer autour d'<»lle une sorte de capsule blanche. Après un parcours d'une longueur variable à la surface des noyaux, ils s'y enfouceul obliquenu»nt. Cette» disposition est comparable i

PLAiNCUE XXVUI. 533

celle des voies ferrées qui se rejoignent à la périphérie d'une grande ville pour former les réseaux concentriques de grande et de petite ceinture. L'irradiation du stratuni zonale de la couche optique est le type de cet encapsuleinent des masses grises, dont on retrouve les stratifications lamellaires, dans la profondeur du thalamus. Les tubercules quadrijumeaux, le corps mamillarire, le corps genouillé externe, le putamcn offrent un agencement analogue des faisceaux qui les abordent sur les différentes parties de leur surface. Il n'est pas jusqu'à l'écorcc cérébrale elle-même (sorte d'épanouissement de la substance grise centrale) qui ne présente cette stratification de la substance blanche, dans toute son étendue, c'est-à-dire partout où les conducteurs du centre ovale atteignent sa profondeur. La véritable surface libre de Técorce n'est-elle pas précisément la face adhérente au centre ovale, puisque la surface proprement dite de l'écorce, celle qui est recouverte par la pie-mère, est la surface adhérente au feuillet vasculaire de l'embryon?

Le ganglion interpédonculaire, lorsqu'il laisse entrevoir à l'œil nu la disposition concentrique des lames blanches qui le pénètrent, a toujours un développement plus considérable que celui qui lui est attribué d'ordinaire. On remarque en outre que sa partie interne est moins nettement circulaire que sa partie externe. C'est en effet par sa partie interne que la lamina tegmenti et le fasciculus retroflex y pénètrent. On observe en général deux zones concentriques de substance blanche : là, la zone interne reçoit selon toute vraisemblance les fibres du fasciculus retroflex, la zone externe reçoit les fibres de la lamina tegmenti (voy. plus loin LTE).

SG. La substance grise interpédonculaire (fig. 104, 105, 1 00) ou substance grise basilaire fait suite, d'arrière en avant, au ganglion interpédonculaire, comme le ganglion interpédonculaire faisait suite au noyau rouge de la calotte. Elle vient jusqu'à la surface; elle est située au-dessus et en dedans de l'anse du noyau lenticulaire (ANL), en dessous et en dedans du discus Icntiformis (le discus lentiformis n'est plus désigné ici que par le faisceau capsulaire (MF, 104, 105, 106) qui vient y épuiser ses fibres). Cette substance grise interpédonculaire correspond, par sa surface, à l'espace perforé postérieur (EPP, fig. 108); et déjà l'on y voit apparaître la convexité postérieure des tubercules mamillaires (DF).

DL. Le discus lentiformis (fig. 103, 106) est ici d'une coloration

554 COl'PES VERTICO-TRANSVERSALES.

plus foncée, ce qui tient à la présence des fibres antéro-poslérieures du faisceau capsulaire (MF) qui s'y termine (fîg. iOi, 105, 106). Ces libres venues de Técorce s'entre-croisent dans rintérieur du noyau avec les fibres venues de la calotte et qui appartiennent surtout, sinon exclusivement, à la lamina tegmenti (LTE). Ce faiscx^au, toutefois, ne s'épuise pas totalement dans le corps de Luys (DL) ; il abandonne une certaine partie de ses fibres à la substance grise de l'espace perforé postérieur (SG), en avant et en dehors du ganglion interpédonculaire.

GAP. Le noyau de Tanse (lîg. 107) sera étudié a roccasion des coupes de la planclie XXIX.

CL. Le claustrum (fig. 100), cloison grise verticale, intermédiaire à la capsule cxt(»rne (CE) et à la capsula exfretna (Lt'S, fig. 104), occupe ici encore toute la région du fond de Tinsula (voy. pi. XXIX).

Substeoice bleoiche.

BO. Bandelette optique (104, 103, 106, 107).

PY. Le pont de Varole (fig. lO,") est réduit à la couche la plus superficielle des fibres transversales de la protubérance. Il est traversé obliquement par les faisceaux de l'anse du noyau lenticulaire (ANL), qui vont se placer h sa partie interne, tout contre la ligne médiane, immédiatement en arriére de l'espace perforé postérieur (KPP, fig. 104). Lorsque les plans les plus antérieurs du pont sont sectionnés et que le couteau passe au-devant de la protubérance, la coupe n'intéresse plus que le pédoncule a^rébral (fig. 100, 107, 108), où Ton reconnait deux étages : l'étage supérieur, occupé par la substance grise interpédonculaire (SG), correspondant à Tespace perforé postérieur ; l'étage inférieur constitué exclusivement par les fibres les plus internes du pied, c'est-à-dire par le faisceau géniculé (¥G) et l'anse du noyau lenticulaire (.VNL).

CEO. Le faisceau cérébello-thalamique, que nous avons vu se confondre avec la lame médullaire externe de la couche optique (LML), n'est plus recoimaissable ici. Toutefois on peut lui attribuer sur les coupes lOo et 104 les deux petites bandelettes grises antéropostérieures qui se dirigent d'avant en arriére entre le thalamus et la capsule interne.

PLANCHE XXVni. 355

Le faisceau longitudinal postérieur (FLP, voy. pi. XXVII) n'est plus représenté ici. Il s'est épuisé, comme nous Tavons vu, d'une part, dans la couche optiffue, au-dessus du faisceau tegmentothalamique (CAO, fig. 101), d'autre part dans le discus lentiformis (DL, fig. 102) par l'intermédiaire de la radiatio fasciculi posterions (RFP). Si l'on voulait lui assigner une place sur la coupe 105 de la planche que nous étudions actuellement, on devrait le chercher dans la substance grise qui recouvre, en dedans, le faisceau tegmentothalamique (CAO).

lit P. La radiatio fasciculi posterioris se prolonge, en avant, plus loin que le faisceau longitudinal postérieur d'où elle émane. On la voit encore (fig. 105, 105) poursuivre son trajet postéro-anté rieur dans la substance grise de l'espace perforé postérieur, où elle se termine, immédiatement en arriére du tubercule mamillaire (ici le tubercule mamillaire (fig. 108) n'est représenté que par le petit faisceau descendant du pilier antérieur (DF) se réfléchissant en 8 de chifl're à la partie postérieure du tubercule).

Le fasciculus retroflex, lui non plus (FRF, XXVII, 101), ne figure plus ici. On peut admettre toutefois qu'il est constitué par les lames concentriques de substance blanche qui enveloppent le ganglion interpédonculaire (GIP) et qui peuvent être considérées comme l'épanouissemenl terminal de ce faisceau. D'autre part, il est vraisemblable que les lames en question envoient, d'un côté à l'autre de la ligne médiane, des fibres commissurales à la partie la plus antérieure du pont de Yarole (PV), c'est-à-dire en avant de l'anse du noyau lenticulaire (ANL), De cette façon, il est légitime de décrire le fasciculus retroflex comme un faisceau croisé. Il resterait à déterminer d'une manière précise si la décussation a lieu avant ou après la pénétration du fasciculus retroflex dans le ganglion interpédonculaire.

LTE. La lamina tegmenti (fig. 105), que nous avons vue s'épuiser progressivement en haut et en dehors dans le pied de la couronne rayoïmante et dans le locus niger où elle forme le siratum intermédium f est réduite ici à un faisceau de très petit calibre dirigé d'avant en arrière, en dehors du ganglion interpédonculaire. Elle est encore facile à reconnaître sur les coupes 101 et 105, alors qu'elle chemine à la partie externe de la substance grise centrale de l'espace perforé postérieur (SG). Mais bientôt elle se confond avec

536 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

celle-ci (fîg. 107), au-dessus et en dedans de l'anse pédonculairc (ANL). Sur la coupe i08 elle semble tolalemcnt «épuisée.

On peut déterminer avec beaucoup d'exactitude. ni<>nie à l'état frais, celle dernière partie du trajet de la lamina tegmenti, le long du bord interne (lu pt-doncule cérébral. Lorsque, apivs avoir dépouilktrès soigneusement de ses membranes l'espace perfore postérieur, on écarte doucement l'un de l'autre les pédoncules cérébraux, wi voit parfois saillir en arrière des tubercules mamillaïrcs (TM) deux petites masses grises perdues dans la substance grise de l'espace

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PV.,

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perforé postérieur, et qui correspondent aux ganglions înterpédonculaires GIP- Derrière elles s'avancent, de cbaque côté de la ligne médiane, deux petits tractus clairs, perforés d'orifices vasciilaires. ri qui, partis de la protubérance annulaire (PV), vont aboutir, en diminuant progressivement de largeur, aux renflements de siibstanci' grise qui représcnlent les ganglions interpédonculaires. Ces di'ui tiaclus clairs ne sont autre chose que les deux lamina médiate* (Lm) du Icmniscus. En dehors d'elles, s'étendent d'arrière en avant et de dedans en dehors deux fortes traînées grises (LTE) accolées, il droite et à gauche, au pied du pédoncule. Elles sont grisâtres, parce qu'un peu de subslaiire ganglionnaire les recouvre; mais on ne pi'ut nier (pi'elles soient constituées par des fibres pédonculaires, et <pie ces fibres, en partie recouvertes par l'anse du novau Icnli-

PlJlNCKE XXVIU. 3$T

culaire (ANL), vonl se cacher sous l'étage inférieur (c'esl-à-dirc qu'elles passent au-dessus de cet étage, le cerveau étant replacé dans sa situation normale). Mais elles n'y parcourent pas un long trajet. Presque immédiatement elles s'épuisent dans la substance grise centrale, soit de chaque cûté de la ligne médiane, soit, plus en dehors, dans la portion de celte substance qui fait corps avec le pédoncule (\oy. SG, pi. XXVlll, fig. 107). Les deux traînées grises dont il s'agit représentent l'extrémité antérieure de la lamina tegmcnti (LTE) et, l'on peut ainsi se rendre compte, comme les coupes vtirtico-transvcrsales en font foi d'autre part, que ce faisceau, avant de se terminer dans la substance grise de l'espace perforé postérieur, glisse en dehors du ganglion interpédonculaire (GIP).

CAO. Le faisceau tegmeato-thalamiqae, repoussé en haut et en dedans par le discus lenliformis (DL), envoie des fibres de plus en plus nombreuses à la lame médullaire externe de la couche optique {fig. 104, 106); les fibres les plus internes s'enfoncent dans la partie inférieure du noyau thalamique interne, dans l'angle renlcant du faisceau de Vicq-d'Azyr (KVA) et du faisceau rubro-thalantti|«e (NX):

NL. Les fibres externes dn noyaa rooge de Stilling, que nous avons vues émerger de la région de la calotte à la partie antérocxterne du noyau rouge, glissent obliquement au-dessus du discus lenliformis (DL, fig. 105), et vont, à leur lour, rejoindre la lame médullaire externe du thalamus (LML). Lorsqu'elles s'y sont à peu prés complètement épuisées, il en reste toujours un faisceau plus antérieur (fig. 106, 107, NL), superposé au discus lentiformis, et qui se môle finalement avec les fibres du faisceau d'Arnold.

GLP

FP. Le faiaceaa pyramidal (fig. 103, 10G)est sectionné au-dessus de la bandelette optique (BO); tout le pied du pédoncule est rcpré-

338 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

sente seulement par le faisceau géniculé et Tanse du noyau lenticulaire (FG et ANL). On le voit se porter, non plus comme sur les coupes précédentes, dans la capsule interne, mais dans le noyau lenticulaire qu'il aborde par son sommet. Sur la coupe 107, il subit même un mouvement de torsion spiroïde qui indique qu'il revient sur lui-môme pour entrer dans la substance grise du globus medialis, comme s'il avait dépassé le sommet de ce noyau (schéma 159).

FG. Le faisceau géniculé, représenté par les stries foncées de la capsule interne (fig. 105, 106, 107), semble s'étendre beaucoup plus loin^que précédemment entre la couche optique (ThA) et le noyau lenticulaire GLM (fig. 108). En effet, à ce niveau le faisceau géniculé descend d'une région assez élevée de la capsule interne ; mais à mesure qu'il s'étend en hauteur, sa teinte pâlit. Il rentre donc dans le plan de la coupe, c'est-à-dire qu'il se dirige obliquement de haut en bas et de dehors en dedans ; il devient de moins en moins oblique d'avant en arrière. On constatera ce fait plus nettement sur les coupes suivantes.

ÂNL. L'anse du noyau lenticulaire se porte en bas vers Tespacc perforé postérieur (EPP, fig. 104) dont elle forme le bord externe à la partie antérieure de la protubérance. Le mélange de ses fibres avec celles du faisceau géniculé est moins intime; elle occupe, à elle toute seule, le pied du pédoncule ((ig. 107, 108, AKL), tandis que le faisceau géniculé passe au-dessus d'elle dans la capsule interne. Elle se place, en dedans, au contact de la substance grise de l'espace perforé (SG), sans entrer en connexion avec elle (10()), croisant à angle presque droit la lamina tegmenti (LIE) ^ lorsque ce faisceau vient s'épuiser dans cette masse ganglionnaire et dans le discus Icntiformis. Nous verrons plus loin quel est le trajet de l'anse du noyau lenticulaire, lorsqu'elle quitte le pédoncule cérébral pour s'insinuer sous le noyau lenticulaire du corps strié.

MF. Le faisceau capsulaire (fig. 103), encore compact vers le bord antérieur du discus lentiformis (DL), devient de plus en plus diffus, de moins en moins foncé, sur les coupes plus antérieures où le discus lentiformis n'exislc plus. Mais en même temps, on s'aperçoit que ce faisceau s'étale en largeur, de dedans en dehors, vers la lame médullaire externe du thalamus (fig. 106) et en hauteur vers la substance grise de la couche optique. Sur la coupe 108, le faisi^eau rubro^thalamique (qui était encore visible sur la coupe 107

PLANCHE XXVUI. 359

(NL), a disparu (schéma 160). 11 empochait en quelque sorte Texpansion verticale du faisceau capsulaire. Dorénavant celui-ci s'éta-

Projcction sagittale du faisceau capsulaire (MF).

Ce faisceau est limité en haut par le foisceau latéral des libres de la calotte (faisceau rubro-tlialaniique (NL), au-dessous duquel il s'enfonce dans le discus lentifonnis (DL).

Schéma 160.

lera en lames superposées à la partie la plus inférieure du thalamus. La portion supérieure de ce faisceau restera la plus compacte dans son trajet d'arrière en avant.

On peut ainsi concevoir que le faisceau capsulaire (MF) est un ensemble de fibres venues de la couche optique en convergeant vers le discus lentiformis (DL). Il s'agirait de savoir avec quelque précision de quelle partie de la couche optique descend le faisceau capsulaire. Nous ne pourrions être très précis à cet égard. On peut toutefois affirmer que les fibres qui passent à la face supérieure du discus lentiformis et même à travers la partie supérieure de ce noyau, vont former dans la capsule interne la couche la plus interne de la lame médullaire externe du thalamus (LML); et c'est précisément en raison de cette étroite connexion que nous avons pris la liberté d'appeler cet ensemble de fibres le faisceau capsulaire (MF).

Si le faisceau capsulaire vient au discus lentiformis de la région externe du thalamus, il ne nous a pas paru possible de déterminer d'une façon absolue son origine dans ce ganglion. D'autre part, les coupes horizontales de l'hémisphère (voy. pi. XXXV, fig. 6) nous font voir que la couche blanche des fibres qui recouvrent le discus lentiformis ne s'attarde pas dans la lame médullaire externe du thalamus (LML). Elle traverse la capsule interne de dedans en dehors, sous, la forme de stries parallèles, disposées comme les barreaux d'une échelle. Ce sont ces stries qui, môme à l'état frais, divisent en fascicules isolés les faisceaux du segment postérieur de la capsule. Le faisceau capsulaire traverse donc la capsule de dedans en dehors, cl, parvenu ainsi jusqu'au noyau lenticulaire, il se divise en deux groupes de fibres ; les unes — de beaucoup les plus nombreuses — pénètrent dans le globus medialis et dans le globus pallidus ; les

3iO

COIPES VERTKO-TRANSVERSALES.

autres remontent, accolées a la face supéro-intcrnc de ces ganglions, dans la couronne rayonnante, probablement jusqu'à l'écnrcc cérJbrjie.

A sa partie inférieure le faisceau capsulairc alTcctc des rapports étroits avec la lamina Icgmcnti (LIE) ; nous les avons déjà signalés en passant (pi. XXVI, MK). Peut-Ctrc, avons-nous dit, n'est-i! que la

terne nionlrant «e» deui tf^innu.

l'ïnl^rieur (Tlil) et le port^

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