‹ Anatomie du cerveau de l'homme v. 2Chapitre 6 sur 84 · ISTRODIXTIOX · texte numérisé non relu

ISTRODIXTIOX

scissure sous-pariétale (»P) esl réduite b une profonde incisure dont la concavité regarde en arrière.

Enfin Ib scissure calcarine (A), par une exception vraiment rare, n'arrive pas jusqu'au [>6\e occipital. Elle est interrompue par un pli d'anastomose qui relie la siiiéme circonvolution occipitale (0*) à la cinquième (0*). De ce fait, le sillon du cuneus, au lieu de se jeter dans la scissure occipitale (Oe), se jette dans la calcarine (K).

Le schéma 31, qui reproduit aussi fidèlement que possible le profil internede l'hémisphère droit d'Eugène Véron rappelle à beaucoup d'égards

■sM£ 4

S;h^nu SI. — Ttte interne d'un h^mi

L. sctsiure limbique; tC, «inui du corpi catleui; cr, corps ull«ui; jF, premier lillon >oiu-rronUI;>/, deuiième (illan saïu-rronlal ; C, circonTOlution limbique; GSF, pnv mlére cirtanvolutiDn sous-[)vntalc : .F, grand pli de pttsage fronto-lirobique; tME, grand hIIdd mélopique; imc, petit sUloa mëtopique; Pa, Inbule pinceDlnl; B, kI»sure deRolindo; iL, pli de ptsagepirléta-linibjque;()e, scissure occipiUle; K, Kitiure calcarine; 0*, gjna cunrïiramie: of,, grand sillan occipilcMemponl; T', cinquième ci r^ convolulion temporale (ou de l'hippocampe).

l'hémisphère de la négresse représenté sur le schéma 30. M. Hanouvrier a publié tous les détails relatifs à la configuration assez exceptionnelle de ce cerveau. Ici encore la circonvolution limbique (C) est réduite, au devant du corps calleux (ce), à une minceur extrême. C'est le premier gyrus sousfrontal (GSF) qui occupe la place de celte circonvolution, ou qui la supplée, par le volume, à ce point qu'on peut le considérer comme un simple dédoublement de la circonvolution limbique. Telle est d'ailleurs l'opinion de H. Hanouvrier. S'il en est ainsi, le grand sillon mélopique {tME) représente la scissure limbique. Mats cela n'est guère vraisemblable, car on Terrait alors cette scissure s'arrêter bien au devant du lobule paracentral (Pa), et cette disposition est impossible. La scissure limbique, en effet, sert toujours de limite postérieure au lobule paracentral (Pa). Sur le

INTRODUCTION. lxi

schéma 5i , on la reconnaît juste en arrière du lobule paracentral, où elle entame le bord de rhèmisphère. Si on la suit d'arrière en avant, on la voit se rapprocher du corps calleux, disparaître momentanément, puis réapparaître un peu plus loin pour contourner le genou et venir se terminer dans la région du carrefour, au-dessus du premier gyrus sousfrontal (GSF). L'intervalle qui, à ce niveau, sépare le sinus du corps calleux ($C) et la scissure limbique (L) représente la circonvolution limbique.

Nous signalerons encore, sur ce schéma, Tinterruption de la scissure calcarine (K) par un pli d*anastomose qui relie la sixième circonvolution occipitale (0*) à la cinquième située au-dessous.

Les planches 5, 6, 7 et 8 de Tatlas présentent encore d'autres exemples d'anomalies de la face interne de Thémisphère, avec les explications qui nous semblent leur convenir.

Modifications du type schématique à la face externe

de rhémisp?ière.

Les circonvolutions de la convexité sont sujettes à des variations beaucoup plus nombreuses que celles de la face interne de rhèmisphère. Nous ne mentionnerons que les plus fréquentes, après avoir reproduit sur les schémas 32 et 33 Taspect du type schématique de Thémisphèrc adulte. Le schéma 32 (A) est destiné à rappeler la nomenclature des anfractuosités; le schéma 33 (B) rappellera celle des circonvolutions.

Sur le schéma 32 (A), on remarquera certaines incisures qui ne figuraient pas sur le cerveau fœtal, mais qui, en raison de leur constance sur le cer>'eau adulte, méritent d'être classées parmi les traits fondamentaux du type schématique. Par exemple, on constatera presque toujours, dans la continuité de la première circonvolution frontale, une incisure isolée, allongée, parallèle au premier sillon frontal (fi) et qui subdivise la première circonvolution en deux plis secondaires. Cette incisure, qu'il faut appeler incuture ou sillon de la première circonvolution frontale (fv)t occupe en général la région postérieure de cette circonvolution. On trouve une incisure analogue dans la continuité de la deuxième frontale ; nous rappelons, de même, incisure ou sillon de la deuxième circonvolution frontale (fr)- Celle-là est encore beaucoup plus constante que la précédente (voy. pi. I). Elle a permis à Hervé de considérer la deuxième frontale de rhonime comme une circonvolution toujours dédoublée.

Dans la région pariétale, trois incisures verticales méritent également un nom spécial. L'une d'elles, la plus antérieure, qui souvent fait suite à la scissure de Sylvius, remonte dans la deuxième circonvolution pariétale : c'est Vincisure du lobule pariétal inférieur (ipi) ; la seconde, isolée au milieu du lobule du pli courbe, quelquefois étoiiée, est Vincisure du

un LMR01HCT((>.\.

lobule du pli courbe (ly^). La troisième, postérieure, lanliM isolùe, tantôt branchée sur le sillon pariétal, tantôt continue avec le sillon pamllèle, sert de limite antérieure au pli courbe, c'est Vinciture du pli courbe (ipc).

Enlin on retiendra comme un fait constant la présence de dcui incîsures continues, branchées sur la scissure de Sylvius et mordaut sur l'opercule supérieur : l'antérieure, ou incuure frontale de Sijlv'aa (if).

naSI (A). — Faceeitems d'un hémispliére giacbe (Ijpe Kbémi tique de l'élit adulte); indlcalion de> anfraduosltt^s :

S, leissure de Sjlïiu»; S", sa branchi' «nlérieiipe; S"', sa branche rerlicalc; if, son tncisure ^nlale; ip. Mil Incisure parit-tale; i(, son inciiure lemponlc; A, wissurc di' Itulindo ; pn, sillon prx-rnlindique lupi'ricur; pri, nillon prœ^nlandiqiie inl^rieur; /'„ f,, premier el deuiièi ne sillons rrootiui; f,',Mlloii delà première rrunli le; /',', sillon di' la deuiiéme frunUle; «w, sillcm orbiKire eiterDc;/r. sillon en U du lobule orbilairc; L, Missure ]iiiibiq<ic;jft, sillon inhùlal Iransierse; p, (illon pariétal ou intcrpirii.'tat; p, sillon |MSt-ralandique supérieur ; ;>, sillon posl-rolandique inférieur; ij», tnciiiure du lobule pariétal iorërieur; igp, inciiure du lobule du pli courbe; ipc, intïsure du pli caurt>e;Oe, sciisure occipitale; R, Kiwurecalcarine; K\ branche Inférieure de la calorine; t„ premier sillon temporal ou sillon parallèle; (,i, ta branche postém-tupérieure; 1,1, ai branche postéro-inférieure; („ dcuiiémc siltoa temporal.

s'enfonce dans la partie la plus inréricure de la circonvolution frontale ascendante; la postérieure, ou tacimre pariétale de Sylviuâ {ip), toujours oblique en haut et en avant, entame l'extrémité inférieure de la pariétale ascendante. Nous avons déjà si^elé l'existence de Vinciture temporale de Sylviut [il), qui établît une démarcation souvent très nette entre l'opercule temporal (T', schéma 35 B] et le pied de la temporale transverse (Tt, achéma 33 B).

I itoDmwlalure des circonvolutions du type schématique adulte est le anr le schéma 35.

ISTItODLCTIU.N. * luu

Nous n'avons ici rien de nouveau à dticrirc. Pour les plis que nous n'avons pas encore signalés, on se reportera A l'explication de la planche 1 de l'atlas, où le détail de chaque partie nous parait suffisamnienl commenté.

Nous avons désigné par un nom spécial chacun des segments de l'opercule de Sylvius ; et nous disons opercule frontal (OF] , opercule rolandique (OB), oi>ercule pariétal (OP), opercule du fond de Sylviut (OS); chacun de

!hL'uia 3i

n'iiilipliérr giuchc dé {Ijpo scbématique de l'vlit adulte). Indication àm plit de l'^carrc. F, circonTOlution frontite iicenclinte i F, pariélile asiendiDle; F', F', F', première, deuiitme, Iroititme froDUles; pP. pied delà deiiiiâine(Vonlale;i:U, pli d'anaaloinose ■ntérieur de 11 preiiilire tonUlc |F'| 1 la deiiiiérne |F*) ; .BH, pli d'AMsloiiiose inojcn de la deuii«ine rrunlale {¥•) i la Iiviiii^me (F*| ; iBA, pli d'aniatomoBc anlvrieiir de la ilruiijme TronUIe IP) 1 la Iroisième (F>) ; UP, rap de la Iniisiéiiie rirconiotutian ttonlale; FO*, Iroinijine circonvoluliun fhjnliMirhitairej OF, opercule frontal; OR. opereule rolandique; OP, opercule pariétal; P't, pli supérieur dn lobule pari iSlal supérieur; P'i, pli inférieur du lobule pariétal supérieur; P', lobule pariétal inférieur, ou itruiiéme circonvolution pariétale; pP", pied du labiile pariétal inférieur; GP, ItAule du pli courbe; PC, pli rouiiie; 0', D*, O*, pninière, dpuiiiiiiF, troi^ème clreouTolntinns occipitales; lO, premier de passade citomp;iP.deuiiémo pli de paiisage eilemo; ■eOT, Iroisiéme pli de pawage eticme ; T" P, I', première, deuiiéme, Iroisitnie ciTtort- Tolutions temporale»; Tl, circonvolution leinporalo transverse, ou pli de passage temporo-pariétal profond; OS, opercule du fond de Sylvius; PS, pAle spliénoidal.

ces petits territoires a une autonomit; morphologique. Leur autonomie fonctionnelle ne nous semble pas douteuse, et il est important de savoir y localiser les lésions en foyer. C'est là que l'aiiatoinie pathologique perniellra de détenniner avec précision les centres des mouvements volontaires de la langue, de la mâchoire, du cou, du larynx, de la Tace et des yeui-

Nous verrons ultérieurement que la dinicultédela localisation ne résulte pas toi^onrs des anomalies de l'écorce; elle peut dépendre uniquement du

Luv LVntODUCTtO.X.

la complication des replis, autrement dit de leur richesse, alors même qne lenr disposition générale est conforme au type scliëmatiquc. 11 suflit, pour s'en assurer, de comparer Théraisphère du schéma 33 avec celui du schéma 34. Ce dernier ne présente, à proprement parler, aucune anomalie' ; cela n'empêche pas qu'il soit extraordinaire ; sa forme, la multiplicité des sillons continus ou isolés qui le parcourent, rendent presque impossible la désignation de beaucoup des parties qu'on y découvre. De semblables spécimens sont rares; mais il n'est pas inutile de signaler, en

/T/ P^^ fi

ptOe

tile; p, sillon parlL'tal au inlfrpariiiUlj pf, lUIon pari^UI tnnttcne; P. circonrolutian piriétaleiKcndintc; P', 1", preiniire cl deuiiénic circoiiTolutions pariéule»; CP, lobule du pli courbe; PC, pli courbe; lO, premier pli de paasige eitcnic;<il', deuliémc pli de pisH^ eiterne; 1,, sillon .[a nilléle; I,. e( /,(. les hnncbn supérieure et inrêncure; T', T', T*, première, deuiitmc, Iroisiéme circoDTolulions lempunles.

passant, que des diflîcultës de localisation peuvent tenir eiclusîvemcnt à la complication des plis du manteau.

Il n'en ^t pas de même de l'hémisphère représenté sur le schéma 35. Ici, une seule anomalie est à relever dans la région frontale ; mais cette anomalie est de telle nature qu'on ne peut, à moins de beaucoup d'attention, s'orienter et reconnaître les traits fondamentaux de la région. La scissure de Sylvius (S') n'émet qu'une branche antérieure : la branche verticale (S'"). Celle-ci se divise à son eitrémité supérieure, de telle façon

1. Le cerveau représenté ci est décrit cuiiipli^tcmcut dans le (ciic Ue cet ouvrage

mnoBicnox. lit

qu'on peul, à la ng:ucur, considiïrer ses deux rameaux conuite étant la branche verticale et la branche horizontale, nées d'un tronc commun. Nais s'il en était ainsi, le cap se conTondrait avec le corps même de la cîrconxtttution (F*). 11 faut envisager les choses autrement. Lorsque ,1a branche antérieure de Sylvius Tait défaut, on trouve en giïnéral — et c'est le cas ici — une forte incisurc (S") sous le rameau antérieur de bifurcation de la branche verticale (S'"). La portion de l'écorce, intermédiaire enlre l'încisure (S") et !e rameau (S'"), n'est autre chose que le cap. Hais lu cap n'a plus sa forme schématique. S'il s'agissait d'un hémisphère gauche

^, J.,, soe

Si'h^mi 35. — F«c rilprnc d'un hviiiii^i.litrp ilmil.

!-. wi

««ire de SiLius ; S". bnntXw li..riii.nlalf it Sylvius; S'-. I.ranrlip v,-rt»'al.- ;

lAûsil

hnp ïirc..iiïoliitinnrr.inl«k; CAP, n\< dp la troisi*™! hi>nlak-; m. sillon

PïlerDP. 8. «■!*«..«. d<- flotainlo: F, tninMIc «st-tmImI.-; F'. F*. |.n-iiii»rc a

u^llir

et qu'il failûl localiser une lésion d'aphasie, on épi-ouverait un grand oinharrns â i-apirarter cette lésion au type schématique de la circonvolution (le Broca.

Toi est précisément le C.1S qui se pn'-sente sur rhêmisphén' du srhéimi 5G. Iri tout est conforme au type schématique, moins la cii'convolutioii do Itntca. \âi complication de cette circonvolution est telle qu'il faut renoncer h lii décrire cl qu'on doit se honier !i la considérer telle qu'elle est reproduih' sur la figure. Il ret exceptionnel (jue la Iroisiêniu fronlide (K'j niïiï un [inrcil degré de complexité. On y l'econnait bien cependant h-s deux bniicht!» antérieures de Sylvius (S", S"), autour des(|U(<llt<s le pli s'eiiniulf; mais le cap es) divisé jwr une profonde incisurc (pii vient se mtivAtm. •'■

tivi L\THODlCTIU.\.

tormiiiL'r dans la scissure in^me de Sylvius ciilre la brandie liumuiilale (S") el la branche verticale (S'"). Il est certain que c'est à la présence de cette incisure que la troisième frontale doit sa disposition anormale. En général l'incisure du cap vient du deuxième sillon frontal; si ellepart de la scissure de Sylvius, l'aspect de la circonvolution est complètement modiné; on n'y reconnaît plus rien de la forme typique. Il suffît pourtant de constater que l'incisure du cap part de la scissure de Sylvius, pour

Schrin* 36. — Face Gilerne J'un 1u^inis|ilièru (^lurliv,

S", Missnr£dcS)[1viiia;$", branche anti'neniv JcrnltR scissurp; S'", brandis vcHi-

rale;(l,Ki»ure île Uolanila ; F, circonmliilion rronlalit iHcniliTitr ; P, |nrii'U1e iicen-

■laDle; K*. troiwéiac (ronule {circonvululion de Brucaj ; «k, siUiin nrbitiire Kitcmc;

T', preiniéru circanv»luti»n teuifuralG.

igu'on retrouve et détermine aisément chacune des parties constituantes tic la troisième circonvolution frontale.

Le schéma 37 est destiné h montrer une variété très commune de la dcuiième frontale (F'). Cette circonvolution naît de la frontale ascendante (F) par deux racines ou deux pieds (pF', pF*). Le pied supérieur est normal ; le pied inférieur est situé au-dessus de l'extréniitè supérieure du sillon pne-rolandique inférieur (pri). Cette disposition est très intéressante à connailrc, attendu qu'il existe des localisations (agrapbie) dont le foyer neinblc précisément circonscrildans la i-ègion du pied de la deuxième fi-ontale (F*), lli- le mode d'origine de celte circonvolution par deux pieds distincts cotninainle de détei'niinei' avec soin toute loealisjilion morbide, avec plus de précision que n'en comportent les schémas classiques.

Cela est encore d'une urgence plus absolue dans les cas où la deuxième Irniitide {V) prend naissimee dans la frontale ascendante (F, schéma Ô8) IKir (li'ux pieds, iloiit rinrérieur{7cl() est situé immédiatement en arrière

du pied de la troisième (F'). Ce pied inférieur est un vëritable pli d'anastomose entre la troisième frontale (F>) et la deuxième (P). Son existence est

Sclirim 37. — Face eilerne d'un hêmLsphtroJrail. S', »isMirr île SflTiiH; S", U branche snt^rieiirG; S'", a branche lerticalpi pri, >ilLun |ine-ruliniliqiip iarêrieur; H, scitaure de Rnlindn ; F, frontale asrt'ndanle; F*. di'iiiiAiii [ronlalc ; |iF', jiied de la deuiiémo tranlale; pri, tltloo prs-ro1and<que infi'rieiir; |iF*, pied de la Iroisidme rronlale; p,. «illon posl-rolandique supérieur; p,, sillon poat-niliindique infi'rieur; P, pariétale aKcndanlei I., scissure limbiquc ;p(, sillon pai-iétal Innsrerse; Oe, sciisura iiccipitali:.

Sclicuia SX. — Face externe , H'i»un.- <k Sytvia kIo; r. rrxnUlc a ■ frontale; <n, pli (,. silliin |>iiralléle;Tt, leinp»

Liïiii L\TRODliCTIO.\.

très coinmiine ; on la constale dans un quart dus cas, pour le moins ; et l'on peut expliquer facilement sa présence, si l'on considère qu'il émerge de la prorondeur du sillon pnc-rolandique, où il est toujours possible do le trouver lorsqu'on écarte les lèvres de ce sillon.

Une disposition analogue, mais beaucoup moins fréquente et d'une interprétation plus dilTicilc, est représentée sur le schéma 59. Ici le pli d'anastomose (^B) qui émerge du sillon prs-rolandique infùrieur remonte non seulement jusqu'à la deuiiëmc frontale (P), mais jusqu'à la première (F'). De cette façon le pied de la troisième frontale, en arriére et au-dessous

n lii'iiii»|iliirc droit.

r; H, nclMure de lIoliRdo; pn, wllun |ir*-K>liadique Mipi'riMir ; pri, Mlliin luv-nilindique intiricur; F', prcmièn! rrunlalc; P.P. diuilèmi' (niatiki CAl', cap de ta Iroiiiéiiw fronulr; F, tronlalitaicvndanU';

illiHi jMriùtal Innivonci Oe, KisHiri'

iKCipilalc; T'. T*. T', lu-ciulèru, dfii; r,i, hranclii? inri'i-iviirc du «illoD iisialti'li

roisitiiii

du cap, est l'elié à la partie moyenne de la première circonvolution frontale. Pour comprendre une semblable anomalie, il faut d'abord considéivique le sillon pne-rolandique supérieur (prt) s'étend au devant de lit circonvolution frontale ascendante (F) sur toute la hauteur de cette circonvolution, et que, par conséquent, il se confond avec le sillon prœ-rolaiidique inférieur (pri). Mais, d'autre part, nous sovons que le pli d'anastomose I^K) situé en arrière du pied de la troisième frontale èmei^ de la iH-ofondeur du sillon pra^rolandique inférieur (pri). Celui-ci ne pivscnte donc rien d'anormal, si ce n'est son anastomose avec le sillon pi'(i--nihinilic{ne suin-rieur (pm). Dès loi"», tout s'explique dans cette dis- |iiisiliiiii iMi]iiiii(iiii'lli'. Il nVn l'st p^is moins vrai que de la pi-t-mièrc

LNTHODICTIO.N. i.xi\

anomalie ou en voit résulter bcaur.oup d*au(rcs. Pour n'en signaler qu'une, nous ferons remarquer que la deuxième frontale (F') ne semble prendre racine sur la frontale ascendante (F) que par le pli d'anastomose (ttBj situé en arrière du cap.

Pourra-t-on prétendre que c'est à ce niveau qu'il faut localiser le centre des mouvements du membre supérieur gauche, sous prétexte que le centre des mouvements du membre supérieur gauche siège en partie sur le pied de la deuxième frontale droite? Assurément non. Les localjsij^r lions fonctionnelles ne doivent pas être systématiquement cantonDÊes dans des régions qui n'ont qu'une signification morphologique, et qiû-'sont loin de posséder des attributions physiologiques prédestinées. C'est d'ailleurs maintenant qu'il convient d'étudier les suppléances et les compensations réciproques des différentes parties de l'écorce, dans les cas où les circonvolutions s'écartent du type schématique.

§ YllI

Suppléances et compensations réciproques des différentes parties

du manteau cortical.

On a beaucoup écrit et beaucoup disputé sur les causes du plissement cérébral. Celte question est encore bien loin d'être élucidée. Mais il esl un fait primordial, que chacun peut aisément constater et qui est à la base de toutes les théories présentes ou à venir : c'est que les sillons les plus précoces répondent, dans la profondeur de l'hémisphère, aux faisceaux de substance blanche dont je développement s'achève le plus promptement. La scissure de Sylvius et la calcarine apparaissent les premières sur l'écorce encore lisse de l'hémisphère; or les parties du centre ovale qui leur sont sous-jacenles ne subissent, au cours de l'accrois^ sèment du cerveau, aucune modification appréciable, ni dans leur forme, ni dans leur épaisseur. 11 est donc plus que vraisemblable que les sillons ne se montrent à la surface de l'hémisphère que lorsque la. substance jjrise qui les double a contracté des connexions définitives avec les noyaux centraux (couche optique, etc.). Et ainsi s'établit le premier nystème de projection de Meynert.

Ces premières connexions entre la surface et les noyaux du centre n'empêchent pas l'écorce de s'accroître; mais, au fur et à mesure que de nouvelles connexions compliquent le premier système de projection, les plis du manteau deviennent plus nombreux. Chaque pli rentrant corresl>ond à une sorte de bride qui relie la périphérie aux masses opto-striées.

D'autre part, nous savons que le mode de développement du manteau diffère suivant les sujets. Cela tient à ce que l'écorce ne s'accroît pas

Lxx INTRODUCTION.

proporlionncllement ou parallèlement au premier système de prujectioii. Il s*cnsuit que si les incisures, les sillons ou les scissures apparaissent à des époques relativement fixes, la forme et le volume des circonvolutions qui les entourent peuvent varier à TinOni.

Lorsqu'on étudiera le cerveau adulte, c*est donc toujours sur les anfractuosités qu'il faudra s'orienter, et non pas sur les plis. Les anfractuosilés — du moins celles du type schématique — ne font jamais défaut ; et peu importe, dès lors, la diœction, la courbure ou même Tétendue des circonvolutions. Ainsi, déjà, nous avons signalé le cas où la branche antérieure de Sylvius ne prend pas naissance dans la scissure (voy. plus haut, schéma 55). Il est probable que Tanastomose de ces deux anfractuosilés existait à Torigine; mais le développement excessif de l'écorce a interrompu leur continuité. Nous pourrions multiplier les exemples de ce genre. Pour le moment celui-là est suffisamment démonstratif.

Si Ton applique ces données à Tétude des cas anatondo-pathologiqucs, on se rend compte sans peine que les localisations fonctionnelles ne nV pondent pas nécessairement à des foyers ou à des centres invariables ; il n*y a pas de centres absolus, ou, s*il en existe, leurs limites sont très restreintes. Assurément le centre des mouvements du membre inférieur siège à Tcxtrémité supérieure des circonvolutions rolandiques; mais ce n*est là qu'une indication générale. Le centre du langage articulé siège dans le pied de la troisième frontale gauche; mais nous avons vu combien de variétés de formes peuvent modifier le type schématique de cette circonvolution; corollairement, dans beaucoup de cas, la localisation schématique de Broca est méconnaissable, et il est facile de le prouver.

Qu'on admette, par exemple, l'existence d'une lésion circonscrite (N) sur le pied de la troisième frontale (pF*, schéma 40). Si la disposition de la troisième frontale est conforme au type schématique (A), la lésion intéressera le centre indiqué par Broca comme étant celui du langage articulé. Hais si la circonvolution s'écarte de ce type (B), la même lésion (N), tout en intéressant le même centre, pourra siéger sur l'extrémité inférieure de la frontale ascendante (F). Une autre anomalie (C) entraînera encore une localisation différente ; le centre du langage articulé ne sera plus ni sur le pied de la troisième frontale (pF'), ni sur l'extrémité inférieure de la frontale ascendante (F), mais au voisinage du sommet du cap (CAP). La ligne verticale qui, sur le schéma, i*éunit les trois foyers morbides (N, N, N), représente le lieu géométrique des connexions du centre de l'aphasie avec les parties sous-jacentes. La situation de ce centre cortical ne change pas relativement aux centres profonds; il ne change que relativement aux parties de Vécorce qui Venvironnent. La difficulté (le localisation serait encore bien plus grande si le pied de la troisième ^mnlnlo prônait naissance à l'extrémité de la frontale ascendante, en avant

IXTROUICTIOX. LUI

du pli d'anastomose (tcBJ du lu troisième frontale à \a deuxième l&chénia 58).

l'ne comparaison fera peut-^lra mieux comprendre notre pensée. Les

circonvolutions sont comme des vagues plus ou moins larges, plus ou

moins longues, plus ou moin t^lcvi^es. Un centre ronclionnci sur une

circonvolution est comme un navire au sommet d'une vague ou dims l'intervalle de deux vagues {scliêma H.A, B). I^s ondulations des vagues ne changent Heii à la lon;;iludc ni à la Intiludii du navin>; il occupe toujours, a In surface de la mer. la même situation pir rapport nu cenlrt! de la Terre.

Ail sommet d'une vagne (A. srhi'-ma ^1} ou dans l'inlervalle de deux

Lxxn

INTRODUCTION

vagues (B), il est loujoui*s sur la même verticale; et suivant le sens de Tondulation de la surface de leau, il passe du sommet d*une vague au sommet d*une autre vague, tantôt de gauche à droite, tantôt de droite à gauche, sans que son point astronomique varie. Il en est de mùme des centres, suivant le sens de Tondulation de Técorce, c*est-€^-dire suivant Tamplitude et la direction des plis du cerveau. Nous pouvons, par exemple, désigner par les signes F, pF^, GAP trois ondulations du manteau cortical (schéma 41, A). Il est bien certain que le centre, représenté par le navire, passera de la vague pF^ (A) à la vague F (schéma, 41, G) ou à la vague CAP (schéma 41, D) selon que les circonvolutions déferleront de droite à gauche

F, cirronvolution frontale ascendante;

pF*, pied de la 5* fi-ontale;

CAP, cap do la 3* frontale.

Schriiia il.

ou de gauche à droite. Li situation de ce centre changera à la surface, mais elle ne changera pas relativement aux parties profondes; il restera sur la même verticale, c est-à-dire qu'il fera toujours partie du mOme système de projection.

La comparaison peut être serrée de plus près encore. Lorsque les vagues se pressent dans un mouvement rapide, elles se dépassent parfois les unes les autres, elles s*enjambent en quelque sorte; alors elles se fusionnent et leurs intervalles disparaissent. C'est aussi de cette façon que se fusionnent les ondulations du cerveau, c'est ainsi que disparaissent les anfractuosités et que se fonnent les plis de passage. Cela n*est plus une simple figure : c'est la réalité même. Les plis de passage émergent de la profondeur des scissures, comme des vagues de fond qui, en comblant les intervalles, réunissent et confondent les lobes.

Kn résumé, la surface cérébrale, chez les lissencéphales et chez le fœtus, est coininela mer calme. La première perturbation qui, vers le quatrième mois, vient rompre l'uniformité de l'hémisphère, provoque l'apparition de

LMROUtiCTIO.N. uxiii

véritables ondes corlicalcs. Chaque nouvelle per(uH)atioii produit do nouvelles ondes; celles-ci iiitcrfî^renl avec les premières, et ainsi, peu à peu. le cerceau acquiert la conformation accidentée dans laquelle il semble lige et qu'il garde indéfiniment, à partir du moment où le développement s'arrête. C'est vérJUililement l'interférence des ondulations corticales qui décide, en dernière analyse, de l'arrangement des plis du manteau; et comme ces plis n'occuperont jamais qu'un espace restreint, ils se pressent et s'entassent dans les limites que leur permet la capacité crânienne. Les scissures sont les premières en date; puis on voit se creuser les sillons et finalement les incisures. Les scissures et les sillons sont constants ; les incisures sont inconstantes. Hais si l'existence des scissures et des sillons est constante, leur forme, leur direction, leurs courbures, leur profondeur ne le sont pas. Tout dépend du volume des circonvolutions adja-

,..„...j^ doSylrius: l', I', cir,„ „..™ ,

ur; |iP*, |ilnl du lobuli* inriiHil inriFriciir ; Ul <D inlcrpiirii'lali t„ slllnii pnrallvlc; (,i, lirni ip suptiriinirpiln «illon panimi'; ipj.i '

T du lubule du pli cirarl».'; ipc, liicisuiT iir; /,. il<iiïi*iiie silliui ti;in]iQral.

jauL.-, I , lllllllll- plrii'^UI

)biiledupliniiirl>i;;l>C,IiliMMrlH-; e inntrinin- du lillbui pnnilli'h-; t,*, i>diilnlHili- parliîlalinri'riniir; ùpi.

cuurtiv; p„ sillnn po»l-n>landii|Ui'

crntcs. L'accroissement d'une circonvolution dans une certaine direction peut augmenter la profondeur d'une des anfractuosités qui la limite d'un c«)té cl diminuer celle de l'anfractuositi^ qui la limite de l'autre calé; et .-linsi s'établissent à la surface du manteau les compensations dont nous avons déjà parlé, dont nous reparlerons souvent, et dont nous allons encore signaler dès maintenant tivis exemples assez communs.

Lp sillon pariétal ou intcrpariétiil (p)émet, avons-nous dit, des br.inches descendantes qui s'enfoncent dans le lobule du pli courbe (GP) et dans le

t«iï r>"THODlCTIO.\".

lobule pariétal inférieui' (1"). Sur le schéma A'2, on peut voir que eus branches font défaut. C'est le premier sillon temporal ou sillon paralItMe (t,) qui se ctiarge ici de Taire la compensation : il ëmet des branches usccndaDtcs qui pénètrent verticalnment dans la région pariétale, où elles se continuent avec t'incisurc du lobule pariétal inférieur (ipi), avec l'incisure du lobule du pli courbe (igp), et avec l'incisure du pli courbe [ipc). Nous savons également que le sillon pariétal (/j) se termine en avant dans le sillon post-rolandique inférieur (p,). Ici le sillon post-rolandique inférieur est isolé. Toutes ces anomalies tiennent évidemment à l'accroissement excessif de la partie supérieure du lobule pariétal inférieur, qui a effacé les incisures descendantes du sillon inlerpariétal. Pour compenser l'absence de communication du sillon inlerpariétal (p) avec le post-rolan* dique inférieur (;>,), on voit deux petites branches, issues de l'extrémité

ripiir; pi. sillon pdiiiitil lran»T<>nc; r*. luhult- pari<-MI inr<'rieur; iiP*. pi< parli'lil iiirvrii>iir:p, lillon intcriwHi'tsI ; p„«ll1an |>0iit-ro1inJiq<iP oupi'ri RViv l'inMrieiir; CI', lobule du |ilicnurbe; If^ pl' courlw; ipi, inciaurc du lu ittft^rïpur ; igf, tttfànn ilu lobule du pU rouriw ; ipc, Inrisitre du pLi rcM 0*, prnnltre, druiièniv et tniMbtoe clrcnnmluUunseccipiMle»; iO, preiiiU s.t)EoextvrDe;iiP, deiixliino pli >lr passât'*^ cxlcmr:T:OT, tmiiiètnepliilc \o«

pli d<> pas-

antérïeure du sillon pariétal {p), s'enfoncer profondément, d'arrière en avant, dans la circonvolution pariétale ascendante (P).

I,e scbénia 4^ représente une disposition différente pour une compensation identique. Ici l'incisure du lobule pariétal inférieur {ipi) émerge du sillon intiTpariétal (p) |K)ur gagner l'opercule du fond de Sylvius. Kn général cflte iiii'isure, lorsqu'elle n'est pas isolée, est continue avec

LNTRODICTION. lxxv

rexlrémité de la scissure de Sylvius. On voit ici que la scissure de Sylvius ne présente aucune connexion avec elle ; et c'est le sillon pariétal (p) qui In fournit.

Presque toujours, lorsqu'il en est ainsi, le sillon pariétal se jette dans un sillon post-rolandique unique (/>,), et alors la région pariétale est ocxrupée par une anfractuosité étoilée, à quatre branches : la branche postérieure est le sillon interpariétal (p) ; la branche antérieure est le sillon post-rolandique (pi) ; la branche inférieure (ipi) est l'incisure du lobule pariétal inférieur; la branche supérieure est le prolongement supérieur du sillon post-rolandique ; il forme la limite antérieure du lobule pariétal supérieur (P's).

11 nous reste à signaler une disposition très particulière qui, bien souvent, a intrigué les anatomistes et qui peut entraîner parfois des erreurs de localisation. Nous voulons parler de la pluralité des scissures de Rolando*.

La scissure de Rolando n'est jamais double ni triple, mais elle peut le paraître. L'anfractuosité qu'on prend en général pour une seconde scissure de Rolando est le sillon prse-rolandique, lorsque le segment supérieur iprg) et le segment inférieur (pri) de ce sillon se confondent; ou bien c'est le sillon post-rolandique qui, par le fait d'une fusion analogue de ses deux segments, réprésente la scissure supplémentaire. Dans ces deux cas Terreur est très facile à éviter. Les rapports de l'extrémité supérieure de la véritable scissure de Rolando avec la scissure limbique sur le bord de rhémisphère sont trop constants pour qu'il ne soit pas immédialement possible de déterminer le trajet roel de la scissure de Rolando sur la convexité.

La difficulté est plus grande, au moins en apparence, loi*sque les deux >illons pra;-rolandique etposl-rolandicjue représentent chacun une anfractuosité continue. Le schéma 4i reproduit un spécimen de cette anomalie. Le sillon pra;-rolandique supérieur (prs) se confond avec le sillon praerolandique inférieur (pri). Le pied de la deuxième frontale, qui, dans l'état normal, sépare ces deux sillons, est donc séparé ici (pF*) de la frontale ascendante (F). Les trois circonvolutions frontales prennent alors naissance sur un pli qui leur est connnun à toutes les trois, et qui n'est, en somme, (jue le pied dédoublé de la deuxième frontale (pF", ttH). Mais voici où l'on trouve une compensation à la continuité des deux sillons prai-rolandiques : les deux sillons frontaux qui devraient naître, le supérieur dans le sillon pnii-rolandique supérieur, l'inférieur dans le sillon praî-rolandique inférieur, sont isolés à la surface du lobe fjonlal.

I. Nous ne parlerons pas des cas où une lon^'iie imisure, subdivisant la (:irconv(duîioii pariétale ascendante ou la frontale aswMidanle en doux ])lis dislinds. prut, à preiiii«'»rc vue» fwsser pour une scissure de Rolando supplêiuen!:ii!'«\

Il en est de méin(> du sillon post-rolandique, donl les deu^ liititçuns (/>,, p,) se confondent. Le sillon interpariétal {p), qui devrait aboutir au sillon post-rolandiquG inférieur {p,), en est séparé par un pli d'anastomose qui n^lie le lobule pariétal inférieur (I») au lobule pariétal supérieur (1").

ilindo; pn, pri, lillons poM'rdbniliquM Hip^rimr et infi-rii^ir, miw tnnili» l'n im hiiI ; p,, p„ «illoni piMl-rolandiqu«s upf rieur el intlrirar confandin m un wdI; F, tlrcnnvoliilian fmnUlcuccndanlr; F', F', première ri ilvuxlhiic drennvoliilhHia tiwitales; |iF*, pinl iln ladcuxitme fnnliilc; |iF*, pinidn U lrnhilriiii> irunUlc: <D.p1lil'9na<li>mnwpoatérinirilcUilMiiit'innrronlale|F*)lUtni[iiénip|pF*|; l'Miibiili' parirtil lupiinciir; P*, lnhiilc pirii'tal infi'TiPur; p, sillon inlpriarii-liil.

Nous pourrions faire voir, par de plus nombreux exemples, que cetti' loi de la compensation réciproque de» anfracluosités et dos plis e^l absolument générale. Mais le cbilTrc dos variations individuelles étant illimité, une étude plus complète des cas particuliers nous entrainemit trop loin et il vaut mieux en rester \ii. Nous l'appellerons seulement que la question des compensations corticales est incidemment traitée par M. Hanouvrier dans un travail de date réconte, et nous nous félicitons d'étiv pleinement d'accord sur un sujet si imporUint avec ce dislingué oliservaleur.

§ IX HAthoda dsB coupas.

Jusqu'il présent nous n'avons envisagé que les pailies du rorveaii qui sont visibles à l'extérieur, soit sur la convexité, soit sur la face inlenie, y cniiipris les portions centrales situées sur la ligne médiane et (iivis«'>os par la section in ter-hémisphérique. Les parties profondes no sont accessibles que par la niélhode des coupes.

INTRODUCTION. lxxvii

On peut évidemment pratiquer des coupes de rhéinisphère dans tous les sens; cela est môme indispensable si Ton veut arriver à la détermination exacte du trajet de certains faisceaux. Mais, dans la pratique, il est infiniment préférable de s*en tenir aux coupes qui correspondent aux trois dimensions de l'espace : la hauteur, la largeur et la longueur. Les coupes seront donc verticales, horizontales ou sagittales.

La méthode des coupes en série n a été vraiment inaugui*ée que par Vésale. On sait quels précieux résultats elle a fournis. D'autres méthodes infiniment plus ingénieuses ont ajouté à nos connaissances sur Tanatomie du cerveau en général. Les méthodes physiologiques, par exemple, basées sur les lois de la dégénérescence des faisceaux, les méthodes embryologiques, basées sur les lois du développement, nous ont appris des détails de conformation et de structure intime, que la méthode des coupes eût été forcément incapable de nous révéler. Mais cette dernière, il faut bien en convenir, est la seule à laquelle on puisse recourir pour Tétude du cerveau de Thomme adulte ; et c'est aussi la seule que puisse utiliser Tanatomie patliologique.

Lorsqu*on veut apprendre Tanatomie descriptive du cerveau, il est nécessaire de pratiquer successivement la série des coupes verticales, la série des coupes horizontales et la série des coupes sagittales. Cela implique qu'il faut avoir à sa disposition au moins trois hémisphères cérébraux: mais quand il s'agit de recherches anatomo-pathologiques, il faut se décider pour l'un des trois sens. L'essentiel est de ne pas compromettre, par une dissection imparfaite, la seule pièce qu'on possède. Or le choix du sens des coupes n'est pas indifférent. Quelquefois il est commandé par la nature de la lésion ; néanmoins, le plus souvent et en règle générale, la série verticale présente les plus grands avantages. Les coupes vcrticiUes sont beaucoup plus faciles à faire; les cassures sont plus rares, les surfaces de section sont plus nettes; enfin, si l'on sait exactement à quel niveau passe une coupe verticale, il est très simple de rapporter la région sectionnée à la région correspondante de la série horizontale ou de la série sagittale.

Les coupes horizontales sont préférables dans les cas où l'on veut déterminer avec précision l'étendue d'un centre ou d'une localisation fonctionnelle dans le sens antéro-postérieur. Ces cas sont exceptionnels, et d'ailleui*s la même détermination est réalisable avec la série verticale, si l'on ;i soin de repérer exactement chaque coupe verticale sur le profil de rhéinisphère.

Quant aux coupes sagittales, il faut, en principe et de parti pris, y renoncer presque toujours. La présence de la vaste cavité du ventricule latéral dans Taxe même de l'hémisphère rend la section trop difficile. En outre et surtout, s'il est possible de f.iire passer une coupe verticale ou transver-

wxMji CTHODIJCTIOX.

sale duns une région profonde du cerveau, dûtcimiiiéc d'avance grdco aux repères de la surface, cela est impossible pour les coupes sagittales : les repères sont incertains. Ils ne sont représentés que par les circonvolutions de la Tace supérieure ou de la face inréricure et les circonvolutions sont changeantes. .\u contraire, pour les coupes verticales ou horizontales les repères sont représentés par la commissure antérieure, la commissure postérieure, le tubercule antérieur de la coucbe optique, etc. Ces repèrcs-lâ sont invariables, ou tout au moins, les plus constants.

Les planches de notre allas (de XI à XXXlll) reproduisent la série des coupes verticales de l'hémisphère depuis la région occipitale jusqu'à lu région frontale. Quiconque voudra pratiquer la même série de coupes pourra constater que les repères, dans la région ilu seuil, permelteni

sdiûnis a ~ y-.

d'aborder directement les parties profondes représentées sur cbaqui' figure. Au contraire, les repères de la région occipitale ou de la région frontale, qui ne correspondent qu'à des circonvolutions, ne donnent que des renseignements très insuffisants sur les parties sous-jacentes.

Les figures des plancbes XXXIV. XXXV, XXXVI, XXXVII et XXXVIII reproduisent les surfaces de sectifin de la série horizontale. Ici les coupes nnt été faites parallèlement A la ligne horizontale qui passe i\ la fois par Il commissure antérieure et par la cominissurc- postérieure, en commençant par la région inféi-ieure de l'hémisphère.

La dernière planche (XLIII) ri'pri'sente quili-e cou|ies di; la w'rie sagiltale. Klle est exclusivement destinée ô montivr comment on peut s'orienter sur les coiipi's de cette série, lorsqu'on est obligé, en raison de circon-

LNTRODUCTION.

stances tout à fait exceptionnelles, de renoncer aux coupes verticales ou aux coupes transversales.

Cependant on peut recourir encore aux coupes sagittales quand on veut, en étudiant Tanatoinie descriptive de Thémisphère, se rendre compte de la forme générale de la cavité ventriculaire. Nous avons déjà signalé les dimensions et la situation de cette cavité. Les coupes sagittales n*apprennent rien sur la cavité moyenne, ou troisième ventricule; mais elles donnent d*excellentes indications sur le ventricule latéral. Par exemple une coupe sagittale passant par le milieu de Thémisphére, c'est-à-dire à égale distance de la face externe et de la face interne, permet de voir dans tout son développement le profil de cette cavité que le schéma 45 représente, comme par transparence, dans la profondeur.

Si Ton fait passer une coupe sagittale au voisinage de la face interne de

Th, couclio optique;

NC, télc du noyau caudé;

NCC, queue du noyau caudé ;

TJ, lubcrcule de jonction;

Ta», taînia demi-circulaire;

N A, noyau auiygdalien:

Une, cror.hel de l'Iiiin ptHNimpe.

Sclit.'uia iC. — Face intenie «le rhémisphèrtî droit.

rhémisphére, parallèlemont à celte face et à un cenlimèlre environ de la ligne médiane, on constate que toute la paroi inférieure de la corne frontale du ventricule latéral est tapissée par une masse de substance grise, renflée en avant, amincie en arrière, le noyau caudé (NC) ou noyau ïnimventriculaire du corps strié (schéma 46). On a comparé le noyau caudé à une virgule ou à une apostrophe; la portion antérieure, régulièrement .'irrondic, est la tête du noyau caudé; elle est attenante au tubercule de jonction (TJ). La portion postérieure, progressivement amincie, est la queue du noyau caudé (NCC). Il n'y a pas de démarcation entre la tôte et la queue; Tensemble de ce noyau gris décrit une courbe dont la conc^ivilé inférieure contourne le thalamus (Th). Lîi (jueue du noyau caudé se rénécliit même derrière le Ihalanuis, passe ainsi de la corne frontale du

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