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ET LA PARTIE POSTÉRIEURE DU ROSTRUM

Écoroe.

Dans la région frontale, le pli de communication entre la troisième circonvolution et la deuxième (P P, fig. 127) s'isole et se fond insensiblement avec la troisième frontale (F', fig. 129).

La seule particularité à signaler à la face externe réside dans la bifurcation de la scissure de Sylvius. On voit, sur la coupe 130, la branche postérieure cette scissure (S'), ou grande branche, s'enfoncer vers l'insula dont la circonvolution la plus antérieure (EN, fig. 130) forme une languette accolée à la troisième frontale (P). L'anfractuosité profonde qui sépare ce pli de l'insula et la troisième frontale (P) est la branche verticale de Sylvius (S"').

Mais ce n'est pas tout : la fosse de Sylvius, au fond de laquelle apparaît le pôle de l'insula (PI, fig. 127), se .prolonge en bas et en dedans au-dessus du lobe temporal, et n'est arrêtée que par l'isthme gris fronto-sphénoïdal (IFS). D'autre part, l'espace perforé antérieur (EPA, fig, 127) s'enfonce de dedans en dehors vers la même bande grise. Le cul-de-sac de l'espace perforé, à ce niveau, est le commencement de la vallée de Sylvius (S, fig. 127). Lorsque, sur des coupes

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plus antérieures (128, 129, etc.), la section aura laissé derrière elle l'isthme gris fronto-sphénoïdal, la vallée de Sylvius (S, fig. 129) sera divisée dans toute son étendue transversale, et le lobe temporal sera séparé du reste de Thémisphère.

La paroi supérieure de jla vallée de Sylvius (S) est formée par le pôle de l'insula en dehors (PI, 128) et, plus en dedans, par le prolongement orbitaire de la troisième frontale (P, 129).

Enfin, sur la coupe 132, on voit se détacher de cette portion orbitaire de la troisième frontale une grande presqu'île de substance grise correspondant au cap de cette circonvolution (CAP). A la surface, le cap est limité en haut par la fosse de Sylvius, en bas par la vallée de Sylvius.

La face interne de r hémisphère (fig. 127) ne diffère pas d'abord de ce qui a été vu et décrit jusqu'à présent. Mais à partir de la coupe 129, on voit le corps calleux se réfléchir au-dessous du septum lucidum (PEL) pour former bientôt le rostrum (ROS, fig. 131). Toutes les parties qui se trouvaient au-dessus du corps calleux se réfléchissent comme lui, et se superposent au-dessous du rostrum, dans le sens inverse de celui qu'elles occupaient au-dessus du corps calleux. Ainsi, le sinus du corps calleux (sC,fig. 130), qui séparait le corps calleux de la circonvolution limbique (C), sépare le rostrum (ROS, fig. 132) du tubercule de jonction (TJ); nous savons que le tubercule de jonction est l'extrémité postéro-inférieure de la circonvolution limbique.

Au fond du sinus se trouvait le taenia tecta; il apparaît aussi i la face inférieure du rostrum (tec, fig. 132). La scissure limbique (L) réduite à une faible incisure au-dessous du rostrum (fig. 131, 132) occupe cependant sa place, entre la circonvolution limbique ou tubercule de jonction (TJ, fig. 132) et le gyrus rectus (GR) ou première circonvolution frontale réfléchie.

Ces rapports, qui sont d'une telle simplicité qu'il peut sembler inutile de les énumérer, doivent être toujours présents à l'esprit lorsqu'on veut étudier sur les coupes vertico-transversales de cette région le trajet des faisceaux profonds.

La face inférieure du lobe frontal passe directement de la face externe à la face interne par la vallée de Sylvius. L'espace perforé antérieur (EPA, fig. 127) qui fait suite à la lame terminale (L4T) se prolonge, à partir de la coupe 128, dans la vallée de Sylvius (S).

L'e^ce perforé (fig. 128) est sectionné au niveau même de 1'^*

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nouissement des racines olfactives. A partir de la coupe 129 il n'existe plus : il est remplacé par le bord le plus postérieur du lobule orbi taire. Ce bord postérieur est formé par la portion orbitaire de la troisième circonvolution frontale (F') à l'extrémité interne de laquelle s'entonce le sillon olfactif interne (Soi).

Soi. Le sillon orbitaire interne sépare la troisième circonvolution du gyrus rectus (GR).

Cavité ventricolaire.

Elle est assez régulièrement triangulaire. La paroi supérieure est formée par la face inférieure du corps calleux ; la paroi inférieure par le noyau caudé (NC), et la paroi interne par le septum lucidum (PEL, fig. 130) et la face supérieure du rostrum (ROS).

Substance griae.

NC. Le noyau candô (fig. 128, 129, 130 et suiv.), après avoir atteint sa dimension maximum, diminue rapidement de volume;

PUT. Le pntamen (fig. 127, 128) se rapproche toujours davantage du noyau caudé (NC), avec lequel il se fusionne en bas et en d^lans : de cette fusion résulte la gouttière de substance grise homogène, au fond de laquelle s'enfonce la racine antérieure du thalamus (ThA, fig. 129). Sur les coupes vertico-transversales en série, pratiquées d'arrière en avant, le putamen disparaît toujours avant le noyau caudé; c'est ce qu'on observe sur les coupes 131 et 132.

GAP. Le noyau de l'anse (fig. 127), sous-jacent au putamen (PUT) et à l'anse du noyau lenticulaire (ANX, 127» 128) se continue ici, en haut et en dedans, avec la substance grise du septum (GSL, fig. 127). Puis, lorsque le septum disparaît, remplacé par l'écorce du tubercule de jonction (TJ, fig. 130), ce noyau de l'anse se confond définitivement avec le noyau caudé (NC, fig. 130). Il est, à sa partie inférieure, toujours strictement limité par la capsule externe (CE, fig. 127, 128, 129).

GSL. La substance grise du septnm (fig. 127) monte sur la paroi ateme de la cloison et est arrêtée en avant par le pédoncule du septum.

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LAT. La lame terminale (fig. 127), blanche sur la ligne médiane, foncée en dehors, reçoit dans sa substance grise les fibres de la racine olfactive moyenne (OLM, 127).

GS. La pyramide grise de Sœmmering (fig. 127) est un noyau confondu en arrière avec la substance grise de la lame terminale; on le distingue difficilement sur les coupes verticales ; il est situé d'ailleurs en avant et en dehors de la lame verticale proprement dite, immédiatement en arrière du faisceau compact du fomii (FCF, fig. 128), réfléchi sous le rostrum du corps calleux (ROS, fig. 131).

CL. Le clanstmm (fig. 129) s*amincit progressivement et disparaît, sans présenter aucune connexion avec Técorce de Sylvius.

GBO. Le ganglion basai optique est un petit groupe de cellules, à peine visible à Tœil nu, qui se trouve immédiatement en avant et au-dessus du chiasma optique (fig. 128). On ne le distingue pas encore sur la coupe 127 ; on ne le distingue plus sur la coupe 129. D est comme perdu dans la substance grise du troisième ventricule, à la base de la lame terminale (LAT) ; il fait même partie de la substance grise de la lame terminale : ce qu'on appelle lame terminale étant un feuillet de substance grise recouvert, en avant, d'un feuillet commissural de substance blanche.

Substance blamche.

OLM. La racine olfactive moyenne (fig. 127, 128) se termine dans la substance grise de la lame terminale (LAT) au-dessus du ganglion basai optique (GBO, 128).

ANL. L'anse dn noyan lenticnlaire (fig. 127, 128) n'apparaît plus que sous l'aspect d'une petite crête blanche à la partie inférieure du putamcn. Cette crête se compose de faisceaux délicats, dont la direction est la même que celle de l'anse sur les coupes précédentes. Elle est presque au contact de la racine antérieure du thalamus (ThA); c'est dans cette partie inférieure delà raciiie antérieure du thalamus qu'il faut chercher, sur les coupes horizontales, l'anse du noyau caudé (ANC). On voit que l'anse du noyau lenticulaire et l'anse du noyau caudé, confondues à la partie inférieure du corps strié, ne forment pas la limite de ce ganglion. Elles sont séparées de la capsule externe (CE) par le prolongement temporal

du putamen, ou ganglion de l'anse pédonculaire (GAP), dont nous avons précédemment signalé Tépaississement.

ANC. L'anse dn noyan candô (ûg. 127) occupe le fond de la gouttière lenticulo-caudée parcourue par la racine antérieure du thalamus (ThA). Comme nous savons que la direction de cette racine est la mémo que celle des fibres de l'anse caudée, il est difficile de faire la différence des faisceaux de l'anse et des faisceaux de la racine.

ThA. La racine antérienre dn thalamns, bien nettement circonscrite, en dedans par le noyau caudé (NC, fig. 128) et en dehors par le putamen (PUT), montre la même striation que sur les coupes précédentes. Elle est en effet traversée par les fibres lenticulocaudées(LCf, fig. 128, 131). Mais la couronne rayonnante du noyau caudé n'est plus visible. Il en résulte que la capsule interne a perdu l'épaisseur qu'elle avait dans les régions plus postérieures. La racine antérieure du thalamus constitue ici, à elle toute seule, ou peu s'en faut, le segment antérieur de la capsule interne. On la voit même se prolonger au delà de la capsule proprement dite, dans le centre ovale (ThA, fig. 130) où sa striation persiste. La coupe vertico-transversale de ses fibres se présente sous la forme d'un croissant à concavité interne (fig. 130), embrassant l'angle supéroexterne du ventricule latéral, et se terminant en pointe effilée dans l'épaisseur du corps calleux (ce). Comme le bord externe de ce croissant est le plus nettement arrêté, il faut en conclure que les fibres externes de la racine antérieure du thalamus sont, parmi les conducteurs de ce faisceau, ceux qui se portent le plus loin en avant. Il est présumable qu'elles aboutissent aux deux premières circonvolutions frontales, et que la troisième, en tout cas, n'en reçoit rien ou presque rien.

Lorsque les coupes passent au devant du putamen et n'intéressent plus que le noyau caudé (NC, fig. 132), la racine antérieure du thalamus se confond en dehors avec la substance blanche de la capsule externe ; mais elle conserve sa teinte [foncée, et quoique très diminuée d'épaisseur, elle poursuit son trajet en avant et en dehors au milieu des fibres entre-croisées du centre ovale.

PEL. Le septnm Incidnm ou pellncidnm, ou cloison transparente (fig. 127), s'étend verticalement entre le corps calleux (ce) et la substance grise du septum (GSL). On sait qu'il se compose de deux lames blanches accolées, laissant entre elles un intervalle libre. Ici

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la coupe sagittale qui a séparé les deux hémisphères a passé eiactement par cet intervalle libre, improprement appelé le ventricule de la cloison, ou, plus improprement encore le cinquième ventricule. On ne distingue donc sur les coupes vertico-transversales que la moitié du septum lucidum. Sur la tigure 1:27 il se compose de deux parties : une inférieure, volumineuse et toute de substance grise (GSL) ; une supérieure, mince et formée de substance blanche (PEL). La substance grise, sur la coupe suivante (128), a reçu la petite' traînée grise que nous avons appris à connaître sous le nom de lamina tecta (fig. 128, tec). Plus en avant, celle-ci, toujours située à la base du septum, se confond avec l'écorce du tubercule de jonction (TJ, flg. 129). Quant à la tame blanche du septum proprement dit (PEL, fig. 131), elle s'enfonce à la partie externe de l'écorce cérébrale en dehors du septum pour former la capsule externe (CE).

psp. Le pied da septnm Incidom dont nous avons étudié le trajet h. la surface du cerveau (voy. Introd.) provient de la partie la plus inférieure du septum (psp, fig. 131). Il est même placé audessus et en arrière du rostrum du corps calleux (ROS). Sur cette coupe (131) il se porte en bas, accolé au gyrus vestibuli (GVE) et au gyrus reclus (GR), et limité en dehors par l'expansion la plus anié-

Vue de proSI du pied du ttp-

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