‹ Anatomie du cerveau :Chapitre 12 sur 45 · HUITIÈME MOIS · texte numérisé non relu

HUITIÈME MOIS

Je passe à la description du cerveau d’un fœ-

* Planche xin, fig. 2. ,

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tus âgé d’environ trente -quatre ou trente -cinq semaines. Comme cet organe est déjà complètement formé, en ce qui concerne la configuration et la structure de ses parties intérieures, et qu’il n’y a plus que celles de la périphérie qui aient encore à se développer, les autres se bornant à augmenter de volume, je pourrai m’abstenir d’entrer dans de longs détails. Les parties dont je ne parlerai pas ne différaient en rien , sous le rapport de leur texture , de ce qu elles étaient dans le cerveau, qui a fait le sujet de l’article précédent.

La moelle épinière offrait, comme à l’ordinaire, des renflemens à l’origine des nerfs brachiaux et cruraux. Ces renflemens, tant le supérieur que l’inférieur, avaient deux lignes et demie de large. Le canal de la moelle épinière spbsistait encore , mais une matière molle' et parsemée d’un.e multitude de vaisseaux sanguins, qui s’était déposée sur'sa paroi intérieure, l’avait considérablement rétréci. La moelle alongée avait cinq lignes de large. On apercevait . à sa surface, d’abord les pyramides, longues de quatre lignes et demie et larges, d’une seule, dont les fibres médullaires s’entre-croisaient au moment de leur sortie,* puis les éminences olivaires. larges d’une ligne et longues de deux et

demie, enfin lés faisceaux latéraux, qui montaient dans lé cervelet. Les faisceaux pyramidaux, en se prolongeant, formaient les pédoncules du cerveau. Quant aux olivaires , ils se répandaient latéralement dans les tubercules quadri-jumeaux. Laprotubéranceannulaire avait quatre lignes de long et cinq de large.

Le cervelet était parfait sous le rapport de la forme, mais le nombre des feuilles n’y était pas aussi considérable, à beaucoup près, que dans l’état de développement complet. Comme ses deux hémisphères avaient beaucoup augmenté de volume, les commissures, ou les éminences vermifôrmës, paraissaient plus enfoncées; lechancrure postérieure et la vaîlette étaient devenues plus profondes et plus larges. Le diamètre transversal de l’organe s’élevait à onze lignes , et son diamètre longitudinal à quatre lignes et demie dans la partie moyenne , à six et un tiers dans les hémisphères. Ayant voulu détacher la pie-mèrê de sa face supérieure^, les feuilles , qui semblaient y a-voir été déposées par couches, demeurèrent adhérentes à cette menibrane , et les rameaux des branches qu’elles couvraient se montrèrent à nu.

Les deux hémisphères du cerveau couvraient le cervelet en dessus, et se prolongeaient bien

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au delà de lui en arrière. Ils avaient deux pouces et onze lignes de long, sur deux pouces et une ligne de large , et un pouce dix lignes de haut. En examinant leur face inférieure, je reconnus les lobes antérieurs , les lobes moyens formant en dehors une protubérance arrondie , et les lobes postérieurs. Au-devant des pédoncules du cerveau se trouvaient les éminences manrillaires. Les hémisphères étaient, de tous côtés, parsemés de sillons dans lesquels s’enfoncaient des replis de la pie-mère ; mais nulle part ces sillons, et les saillies ou circonvolutions qu’ils produisaient, n’étaient plus marqués que sur les lobes antérieurs et moyens : on en voyait moins sur les lobes postérieurs. Lorsque je détachais la dure-mère de la face supérieure du cerveau et des parois des anfractuosités, une couché plus ou moins épaisse de substance molle y demeurait adhérente. Si je venais à absterger cette substance par l’immersion des lambeaux de la membrane dans un liquide, celle-ci paraissait chargée d’une multitude de prolongemens floconneux , qui n’étaient autre chose que des vaisseaux sanguins très-déliés, dout la présence lui donnait un aspect velouté , et dont la destination était de pénétrer dans la substance cérébrale.

Les tubercules quadri-jumeaux avaient cinq

lignes de long et autant de largeur. L’accroissement de leur masse avait rétréci l’aqueduc de Sylvius. Chaque couche optique avait six lignes et demie de long et quatre lignes de large.

Je suivis les faisceaux pyramidaux à travers la protubérance annulaire, où leurs fibres longitudinales se croisaient et s’entremêlaient, sur plusieurs points , avec les fibres transversales du pont. Ils sortaient de cette protubérance plus volumineux qu’ils n’y avaient pénétré , et , constituant alors les pédoncules cérébraux , s’enfoncaient de bas en haut dans les hémisphères du cerveau. Parvenus à la face externe de ceux-ci , après avoir traversé , dans la même direction , les couches optiques et les corps striés , ils étalaient leurs fibres, sous la forme d’un éventail, de bas en haut et d’avant en arrière. J’aperçus ce rayonnement.de la manière la plus évidente après avoir fendu légèrement, à commencer de la scissure de Sylvius , la couche extérieure de substance non-fibreuse dans laquelle se trouvaient creusées les circonvolutions, et avoir raclé cette substance avec lé manche plat et mince d’un petit scalpel, dans la direction de bas en haut (pl. xni, Ag. 2, a, b, b , b). Les fibres qui s’élèvent de la scissure de Sylvius se courbaient de dehors en dedans , au-dessus du ventricule laté-

ral, couvraient cette cavité, en formaient la voûte , et allaient ensuite se réunir à celles du côté opposé , d’où résultait le corps calleux.

Les racines des piliers antérieurs de la voûte , dont j’ai déjà donné la description, paissaient de la partie inférieure des couches optiques, descendaient de dehors en dedans, pour aller gagner les éminences mamillaires , se contournaient dans l’intérieur de la masse qui supportait celles-ci, donnaient naissance aux éminences elles-mêmes par cette inflexion, et se dirigeaient ensuite d’arrière en avant , pour constituer les piliers antérieurs de la voûte. Ceu^-ci s’élevaient derrière la commissure antérieure , et formaient la voûte elle-même , tendue en manière d’arcade au-dessus des troisièmes ventricules et des couches optiques. De la face supérieure de la voûte se défachajent les deux lames médullaires de la cloison transparente, qui allaient gagner la face inférieure du corps calleux , et s’unir avec elle. J’ai reconnu dans ces lamelles des fibres très -déliées, qui naissaient de la voûte, et se dirigeaient en rayonnant de bas en haut. Les piliers postérieurs de la voûte, dégénérant de chaqqe côte en corps bordé et en corne d’Ammon , se plongeaient, en dehors dans la saillie des lobes moyens.

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