SEPTIÈME MOIS
Je vais décrire le cerveau parfaitement bien
conservé d’un fœtus âgé d’environ vingt-sept semaines , que j’avais gardé pendant long-temps dans l’esprit de vin.
La moelle épinière, garnie de ses sillons antérieur et postérieur, n’avait qu’une ligne de large à sa partie moyenne , endroit où elle était plus étroite que partout ailleurs. A la naissance des nerfs lombaires, qui se faisaient remarquer par leur volume considérable , elle avait le double de largeur ; la même chose s’observait à l’origine des nerfs brachiaux. La moelle se terminait inférieurement en une pointe qui s’étendait jusqu’à la dernière vertèbre lombaire. Les nerfs qui représentaient la queue de cheval étaient assez volumineux. Le canal de la moelle
1 PI. ix, fig. 1 et 2; pl. x, fig, i et 2; pl. xi, pî. xii,
pl. XIII, fig. 1.
avait diminué de capacité , et ses parois étaient tapissées d’une couche mince de substance non fibreuse , qui demeurait adhérente par plaques au repli de la pie-mère destiné à tapisser le canal , lorsque je détachais cette membrane. La moelle , composée de fibres longitudinales bien évidentes , se courbait un peu d’arrière en devant (pi. ix, fig. i , f), avant d’arriver au point où elle prend le nom de moelle alongée. Elle avait en cet endroit une li^ne et deux tiers de large. Plus loin , elle devenait beaucoup plus large et plus épaisse, et représentait la moelle alongée , à la surface 4e laquelle on distinguait les corps pyramidaux (pl. ix, fig. 1, c),.les corps olivaires (d), et les corps restiformes ( e ). Le diamètre transversal de la moelle alongée était de quatre lignes et demie à sa partie supérieure, endroit aussi où elle présentait le plus de largeur. Les pyramides faisaient une saillie trèssensible : chacune d’elles avait trois lignes de long , sur une de large. Les faisceaux pyramidaux s’entre-croisaient avant de produire ces deux éminences. Leurs fibres , qui allaient se jeter dans les pédoncules cérébraux , après avoir traversé le pont de Yarole, étaient couvertes par les fibres transversales de cette protubérance, et manifestement entre-croisées avec elles sur plu-
sieurs points. Les faisceaux olivaires supportaient chacun un corps olivaire de forme ovale , long de deux lignes , large d’une , et composé d’une pulpe non fibreuse, déposée en quelque sorte à la surface des fibres médullaires , qui se dirigeaient d’arrière en avant pour aller gagner la masse commune des tubercules quadrijumeaux. Les faisceaux externes de la moelle épinière , ou les corps restiformes , pénétraient dans le cervelet.
Le cervelet était entièrement couvert par les hémisphères du cerveau, qui faisaient une saillie considérable en arrière. Son diamètre transversal s’élevait à neuf lignes et demie , et le diamètre longitudinal de chacun de ses hémisphères à quatre lignes et deux tiers. L’échancrure demicirculaire antérieure embrassait la masse commune des tubercules quadrijumeaux. La postérieure était encore fort peu prononcée. La face supérieure de l’organe était garnie , dans toute son étendue, d’un grand nombre de sillons transversaux, dont quelques-uns pénétraient jusqu’à une certaine profondeur , et formaient ainsi les lobules , tandis que les autres, moins profonds, ne donnaient naissance qu’aux ramifications. Les lobules , dont Reil a donné une description si exacte , étaient parfaitement séparés les uns des
autres par des sillons larges et profonds. On apercevait en devant le lobule central de Reil (d), représentant l’échancrure antérieure. Derrière lui se trouvaient les lobules carrés , ou les supérieurs et antérieurs ( e , e ), suivis des supérieurs et postérieurs ( f3 f). On distinguait aussi un peu les lobules postérieurs et inférieurs (pl. ix, fig. 2, f, f) , les petits lobules et les lobules digastriques (g3 g'). Tu 'éminence vermiforme inférieure n’était pas encore enfoncée , ce qui dépendait évidemment de ce que les hémisphères du cervelet n’avaient pas encore pris , par rapport au ver , un accroissement aussi considérable que celui qu’ils devaient acquérir dans la suite. Cependant on pouvait déjà distinguer sur cette éminence les parties que Reil a signalées , c’est-àdire le nodule", la borne (/), la pyramide ( k ) et les courts ligaments transversaux ; seulement ces parties se trouvaient encore au même niveau que les lobules. La cavité du cervelet avait toujours une assez grande capacité. Le bord postérieur de l’organe , courbé de dehors en dedans , du côté de cette cavité (li, h), représentait la valvule postérieure, alors très-mince, et qui se prolongeait de chaque côté en un appendice mince et aplati. 11 n’est pas douteux que ces
deux appendices (i3 i ) (pl. ix, fig. 1 , g , h; pl. x, fi g. 1 , g) ne fussent les parties auxquelles Reil donnait le nom de touffes.
Les corps restiformes , s’élevant latéralement delà moelle épinière, formaient, dans l’intérieur de chaque hémisphère du cervelet , un renflement ovale , qui constituait le corps ciliaire , ou le grand noyau médullaire de Reil. De ce noyau partaient les fibres qui allaient se répandre en rayonnant dans les branches et leurs ramifications. Il se détachait aussi du même point d’autres fibres qui se jetaient en dehors et en devant, entouraient les faisceaux olivaires et pyramidaux de la moelle épinière , et s’unissaient ensemble pour produire, la protubérance annulaire. Cette protubérance ( pl. x , fig. 2 ) faisait une saillie considérable; elle avait trois lignes de long, sur quatre lignes et trois quarts de large. A sa partie moyenne on voyait un enfoncement longitudinal , destiné à recevoir le tronc de l’artère basilaire. D’autres fibres , sorties du corps ciliaire, marchaient en avant , et pénétraient dans la masse commune des tubercules quadri-jumeaux; elles constituaient donc ce qu’on a appelé le pédoncule supérieur, ou la portion ascendante des bras du cervelet. Une membrane médullaire, tendue entre ces deux derniers fais-
ceaux , représentait la grande valvule de Vieus-
sens.
Ayant coupé perpendiculairement le cervelet à sa partie moyenne (planche xii ) , j’aperçus ses branches et ses rameaux, qui s’étendaient en rayonnant du centre à la circonférence , et qui correspondaient aux différons lobules. Toutà-fait en devant, on voyait la grande valvule cérébrale , divisée en deux , et se dirigeant vers la masse commune des tubercules quadri-jumeaux ( g ). On découvrait ensuite la branche verticale ( h, i ), qui s’élevait dans le lobule central , ainsi que dans le lobule carré, ou antérieur et supérieur; puis la grande branche horizontale (A-, /, m) , appartenant au lobule postérieur et supérieur, au lobule postérieur et inférieur, au petit lobule, au lobule digastrique, et aux diverses parties du ver inférieur. Les branches, les rameaux et les ramifications existaient manifestement dans ce cervelet ; mais il n’y avait pas encore de feuilles, production tout -à- fait extérieure, qui se montre la derniere. C’est ce dont on pourra aisément se convaincre en comparant la figure que je donne avec celle qui a été publiée par Reil (1). Il résulte de là que le développement du cer-
' Archiv für die Physiologie, toro. VIII, pl. ni, fig. 1.
velet a lieu de dedans en dehors , conclusion contre laquelle on ne saurait élever aucun doute quand on a sous les yeux les planches dans lesquelles j’ai fait représenter des coupes verticales de cet organe exécutées sur des fœtus de trois, de quatre , de cinq , de six et de sept mois.
Le quatrième ventricule ( pl. x , fig. 2 , d ) , situé entre les deux cordons principaux de la moelle épinière , qui s’écartent l’un de l’autre et se jettent sur les côtés, à mesure qu’ils se portent en avant, ce ventricule , dis-je, s’élargissait dans sa partie antérieure , et se continuait avec l’aqueduc de Syl vius. On apercevait sur son plancher les bandelettes grises de MM. Wenzel, composées d’une substance dépourvue de texture fibreuse. Il logeait en outre un plexus choroïde qui envoyait des prolongemens à la face interne, tant de la moelle alongée que du cervelet.
Le cerveau avait considérablement augmenté de volume, en proportion de la moelle épinière et du cervelet. Non-seulement il couvrait les tubercules quadri-jumeaux et le cervelet, mais encore il s’étendait bien au delà de cc dernier. Il avait un pouce et dix lignes trois quarts de long; sa largeur était d’un pouce et deux lignes en devant , d’un pouce et cinq lignes deux tiers en arrière. A sa face supérieure et convexe (pl. x.
fig. 1 , e , e ), on apercevait çà et là quelques légères excavations ( f, f), rudimens de circonvolutions et d’anfractuosités, dans lesquelles s’enfoncaient des replis de la pie-mère. On voyait , sur les côtés , la scissure de Sylvius , qui était fort profonde, montait très-haut, et se courbait en arrière (pl. x, fig. î, m, m); elle logeait les nombreux rameaux de l’artère moyenne du cerveau , qui envoyaient dans la substance cérébrale une multitude de ramifications , destinées à nourrir les corps cannelés, situés ici en dedans. Le nerf olfactif ( n ) descendait de cette scissure. Du reste, on voyait aussi en cet endroit plusieurs dépressions , qui devaient être considérées comme des rudimens d’anfractuosités ( 0 , 0, 0 ).
A la face inférieure du cerveau on découvrait les deux pédoncules cérébraux , sortant du pont de Varole , et formés de fibres longitudinales. ( Pl. ix, fig. 1 , k. k. ) Devant ces pédoncules s’élevaient les éminences mamillaires ( l3 l ) , en avant desquelles on apercevait la glande pituitaire ( m ). Les lobes antérieurs du cerveau ( y, y ) présentaient plusieurs sillons très-marqués t ). Les nerfs olfactifs, qui étaient fort gros , et qui naissaient de la scissure de Sylvius ( r , r ) . se dirigeaient d’arrière en avant, et se
terminaient par un renflement ovalaire ( s ). Les lobes moyens , arrondis dans leur forme ( p , p), faisaient une saillie considérable; on n’v voyait qu’un seul petit enfoncement. L'es postérieurs (0, 0 ) couvraient le cervelet, au delà duquel ils se prolongeaient ; ils représentaient une sorte de fosse, dans laquelle cet organe se trouvait logé.
Ayant écarté légèrement les deux hémisphères, le corps calleux (pi. ix, fig. 2, d) parut à découvert. Il avait neuf lignes et demie de long, et s’étendait en arrière jusque sur les couches optiques. On reconnaissait aisément qu’il était composé de fibres transversales, qui pénétraient dan^les deux hémisphères et les unissaient ensemble. Les deux artères cérébrales antérieures , marchant de bas en haut, entre les lobes antérieurs, se contournaient autour de ce corps , et s’enfoncaient , avec la pie-mère , dans les excavations creusées a la face interne des hémisphères.
Après avoir enlevé la partie supérieure de l’hémisphère gauche, au moyen d’une coupe horizontale pratiquée à une ligne de distance audessus du corps calleux, je pus porter mes regards dans l’intérieur du ventricule latéral. Il est à remarquer que la plus grande partie du contour de la substance médullaire était encore élevée fort au-dessus du corps calleux , tandis que, dans
•son état complet de développement, elle se trouve parfaitement de niveau avec ce corps. On ne saurait douter que cette différence ne tienne à ce que les hémisphères n’ont pas encore , à beaucoup près, autant d’épaisseur qu’ils doivent en avoir dans la suite , et à ce qu’ils continuent de se réfléchir de dehors en dedans, vers le corps calleux, couvrant ainsi le ventricule latéral à la -manière d’une voûte.' Le point où la coupe de l’hémisphère offrait le plus d’épaisseur était l’endroit voisin du corps strié, où il constitue la paroi externe du ventricule latéral ( pl. ix, fig\ 5, g, g): là. cette épaisseur était de quatre lignes et demie. -Elle n était, au contraire, que de deux lignes et demie en avant et en arrière ( h, h ), et d’une et demie seulement dans la portion la plus mince ( i, i ). Sur toute la coupe on apercevait les fibres rayonnantes de bas en haut ét vers la périphérie, qui semblaient former de dedans en dehors plusieurs couches, indiquant sans doute la manière dont elles s’étaient superposées successivement.
Le ventricule latéral avait beaucoup d’amplem relativement à l’épaisseur de ses parois, et sa longueur s’élevait à un pouce six lignes et demie. Il était rempli en totalité par un énorme plexus choroïde, qui envoyait çà et là des prolongemeus
DU CERVEAp. 99
à la face interne des circonvolutions. Le ventricule formait trois grandes cornes. La corne anterieure (m) s’enfoncait dans le lobe antérieur, au fond duquel, elle communiquait avec la cavité du nerf olfactif. La moyenne (p) se trouvait placée dans le lobe moyeu. La postérieure (o) se recourbait d’avant en arrière dans le. lobe postérieur.
Sur le côté, à la base du ventricule latéral, on voyait le corps strié, masse très-volumineuse, et convexe à sa face supérieure ( / ), placée en avant et le long de la coucfie optique (r). La corne d’Ammon (p), courbée d’avant en arrière et de dedans en dehors, s’enfoncait dans la corne moyenne. Sur son bord antérieur, on apercevait le corps frangé, affectant fa même courbure (</ ). C’était au-dessous de cette bandelette, que la piemèr§,pénétrait dans le ventricule , pour y alley donner naissance au plexus choroïde. La corne postérieure renfermait une éminence (s) correspondante gu petit pied d’hippocampe.
Je divisai le corps calleux et la commissure antérieure pay une section verticale , j’écartai ensuite l’hémisphère dpoit , et j’enlevai celui du côté gauche, avec le corps strié : il me fut alors permis 4e voir les parties que les hémisphères recôuvraienf.
Au-devant du cervelet se trouvaient les tubercules quadri-jumeaux, véritablement développés ici , et distingués , par de légers sillons , en antérieurs ( pl. xi , h, h ) et postérieurs ( i, i ). Ceux de Ja paire antérieure étaient un peu plus volumineux que ceux de la paire postérieure. Ils avaient ensemble quatre lignes et demie de long, avec tout autant de largeur en devant , mais ils étaient un peu plus étroits en »arrière. L<*urs parois avaient tellement augmenté d’épaisseur (pl. xii ) , qu’à peine aurait-on pu croire qu’ils avaient été creux dans le principe. Le quatrième ventricule ( e ) se prolongeait sous là valvule de Vieussens ( g ) , et aboutissait au troisième, après s’être rétréci pour produire l’aqueduc de Sylvius ( f). Les tubercules quadri-jumeauxétaient formés en partie par les faisceaux* olivaires , et en partie aussi par les pédoncules supérieurs du cervelet. Les faisceaux olivaires , à leur sortie du pont de Varole , remontaient obliquement sur les parties latérales des tubercules quadri-jumeaux , dans l’intérieur desquels ils épanouissaient leurs fibres / qui s’unissaient à celles du côté oppose. Quant aux pédoncules supérieurs -du cervelet, ils pénétraient, d’arrière en avant et de dedans en dehors , dans les tubercules, et se dirigeaient en devant. Leurs
fibres étaient couvertes en dehors par les fibres ascendantes obliques des faisceaux olivaires. Ces diverses parties étaient couvertes , en dedans comme en dehors , d’une substance dépourvue de toute structure fibreuse. Après avoir, enlevé avec précaution cette couche extérieure,, on apercevait les fibres tant du faisceau olivaire que du pédoncule supérieur du cervelet , marchant dans la direction qui vient de leur être assignée. Unegrande partie de ces fibres se prolongeait en devant jusque dans les couches optiques.
A la partie latérale de la paire antérieure des tubercules quadri-jumeaux , se trouvait le corps genouillé externe, composé d’une substance non fibreuse , dans laquelle se répandaient beaucoup de vaisseaux sanguins. J’ai poursuivi le nerf optique jusque dans ce corps , la paire antérieure • des tubercules , et la substance dépourvue de texture fibreuse qui forme la partie supérieure des couches optiques. C’est donc à la fois de ces trois portions du cerveau qu’il tire son origine.
Devant les tubercules quadri-jumeaux je distinguai les couches optiques ( pl. xi , n, n, o, o ). Chacune de ces éminences avait quatre lignes et demie de long, sur. trois de large à sa partie moyenne. Leur commissure médiane n’existait pas. De leur face supérieure naissaient
les pédicules de la glande pinéale (mfm ) . qui se portaient en arrière, et, s’unissant ensemble, produisaient la glande elle-même (/), petit corps mou, arrondi et aplati, dans lequel on ne découvrait aucune trace de sa’blon. Ayant enlevé la substance non fibreuse qui couvrait la couche optique à l’extérieur , je pus distinguer les fibres ascendantes du pédoncule cérébral, qui se prolongeaient dans le' corps cannelé.
Devant et au côté externe des couches optiques se trouvaient les corps cannelés ( pl. xi . <7 , s ) , éminences très-volumineuses. Un enfoncement, semblable à un sillon, formait la ligne de démarcation entre eux et les couches optiques, .car lès bandelettes demi-circulaires 'n’existaient pas encore. Chaque corps cannelé représentait une grosse protubérance , convexe en dessus, et embrassant le pédoncule cérébral ( pl. xm, fig. 1 i, i, î), qui avait neuf lignes de long, et qui était plus large en devant qu’en arriéré. Les fibres des pédoncules cérébraux , apres avoir traversé les couches optiques et les corps striés , se répandaient en rayonnant dans les hémisphères (pl. xi , t, t ). On n’avait pas de peine non plus à reconnaître ici deux ordres de fibres rayonnantes; les unes, dirigées de bas en haut, d’avant en arrière, et de dehors en dedans, donnaient
naissance au corps calleux , en s’unissant à celles du côte opposé, sur la ligne médiane; les autres se répandaient à la périphérie, et formaient en quelque sorte une couche appliquée sur les précédentes. Aussi, dans quelque sens qu’on rompit les hémisphères, reconnaissait- on toujours en eux une structure fibreuse. Les fibres étaient couvertes extérieurement d’une couche de substance molle, qui adhérait àda face interne de la pie-mère, et dans laquelle s’enfoncaient des replis de cette membrane.
En examinant les pédoncules cérébraux et les couches optiques par celle de leurs faces qui regardait la base du crâne, j’aperçus, de chaque coté, un cordon mince ou un faisfceau de fibres, qui descendait de la face inférieure de la couche optique dans l’éminence mamillaire correspondante: M. Gall a décrit et figuré 1 ce cordon , que Reil appelait la racine du pilier anterieur de la voûte 2. 11 se contournait dans l’éminence mamillaire, remontait ensuite, formant le pilier antérieur de la voûte (pi. xn , s, s), derrière la commissure antérieure (f ), et- S'unissait à celui du côté opposé pour donner liais—
1 Anal, ètphys. du système nerveux.
■ Archiv fur die Physiologie , t. ix, p. 192; pl, ix, y, ri, n
sance à. la voûte. Il était composé de fibres longitudinales, marchant de bas en haut et d’avant en arrière. De son bord interne s’élevait une mince lamelle, qui allait gagner la face inférieure du corps calleux (z, z), et qui, de concert avec celle du côté opposé, constituait la cloison transparente (w, w). L’espace étroit compris entre ces deux lamelles médullaires formait le ventricule de la cloison, qui communiquait avec le troisième , entre les deux piliers antérieurs de la voûte. Le corps calleux, produit par la rencontre et la réunion des fibres des deux hémisphères (pi. xi, v, v; pl. xn, z, z) , couvrait la cavité de la cloison à sa partie supérieure.
Les cordons de la voûte , après s’être recourbés d’avant en arriéré sur les couches optiques , et les avoir couvertes , s’écartaient un peu l’un de l’autre en arrière, où ils n’étaient plus unis ensemble que par une. lamelle médullaire très-minca, représentant la lyre. Prenant ensuite le nom de piliers postérieurs de la voûte ( pk xi, x-; pl. xn , y ; pl. xin, fig. î , b ) , ils se plongeaient , de haut en bas et de dedans en dehors , dans la substance cérébrale, et allaient former les cornes d’Ammon (pl. xni, fig. î, d) , après s’être réunis à un étroit faisceau de fibres longitudinales (pl. xm , fig. î, c), qui, détachées des piliers antérieurs
Dü CERVEAU.
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de la voûte, avant qu’ils prissent leur direction de bas en haut, s’étaient courbées d’avant en arrière, au-devant et au-dessus du corps calleux, pour aller gagner la face interne des hémisphères. Leur bord antérieur et interne, mince et aplati , représentait le corps frangé ( pl. xi , y ; pl. xii, x; pl. xin, fig. î, n). La grande corne d’Ammon pénétrait jusque dans le lobe moyen, au fond duquel elle se terminait par une extrémité arrondie. A son côté, on apercevait l’enfoncement que j’ai déjà décrit (pl. xm, fig. 1 , e), et dans lequel se plongeait un repli considérable de la pie-mère. Du reste, je dois faire observer que les fibres longitudinales du grand pied d’hippocampe se répandaient dans la portion saillante du lobe moyen , où elles s’unissaient et se confondaient avec celles qui provenaient des pédoncules cérébraux.
Les paires de nerfs , très-volumineuses proportionnellement à la masse du cerveau, étaient faciles à apercevoir: je les ai fait représenter (pl. ix, fig. 1-).