V. A, D. : Voie acoustique dorsale
V. A. C: Voie acoustique ventrale P. C. S. : Faisceau olive rubro-thalamique.
bulbo-spinale du trijumeau en dehors, R. V. Lorsque le noyau de facial a disparu, FIG. 570, on voit surgir à sa place la masse grise connue sous le nom d'olive supérieure ou olive protubérantielle, O. S., en même temps qu'apparaissent les fibres transversales
Fig. 571.
Dégénérescence des fibres du corps trapézoïde. du corps trapézoïde. Celles-ci viennent du noyau accessoire (3), passent au-devant de
l'olive du côté correspondant, croisent le raphé en traversant de chaque côté le lemniscus médian, pour devenir ascendantes au devant de l'olive du côté opposé, FiG. 571. Ces fibres ascendantes de la voie acoustique ventrale viennent se mettre, FiG. 570, entre le lemniscus médian, L. m., qui reste en dedans et les fibres du faisceau de Gowers qui sont en dehors, F. G.
A ce moment la partie ventrale de la formation réticulaire du métencéphale se trouve donc formée, de dedans en dehors, par la voie sensitive médullo-thalamique, la voie acoustique bulbo-mésencéphalique, v. a. v., et le faisceau hétérogène qui est la continuation supérieure de ce qui reste du cordon latéral de la moelle.
En remontant dans le pont de Varole, cette voie acoustique ventrale augmente
constamment de volume par l'adjonction de nouvelles fibres venues du corps trapézoïde. Elle s'insinue donc de plus en plus entre le lemniscus médian et le faisceau de GowERS, refoulant de plus en plus en dehors, contre la branche radiculaire externe du facial, les fibres du faisceau de Gowers s'entremêlant avec les fibres rubro-spinales et réticulo-spinales latérales. Après la disparition du nerf facial, du corps trapézoïde et de l'olive supérieure, la voie acoustique s'incline encore en dehors entraînant avec elle le faisceau hétérogène, reste du cordon latéral de la moelle, fig. 573. Celui-ci vient s'appliquer contre la racine motrice du trijumeau, étant situé entre cette racine et les fibres de la voie acoustique ventrale, V. A. V., formant le faisceau arqué, F. A, au devant du noyau latéral du lemniscus, n. L, fig. 573.
Près du bord supérieur de la protubérance, ce faisceau hétérogène se dégage
A/'. L. : Noyau latéral.
N- M. : Noyau masticateur.
FlG. 573.
Faisceau arqué en dégénérescence.
des fibres du pédoncule cérébelleux moyen qui le recouvrent et apparaît sur la face externe du tronc cérébral. Les fibres du faisceau de Gowers s'inclinent brusquement en arrière, entraînant quelque peu les fibres réticulo-spinales et rubro-spinales qui
FiG. 575.
Faisceau de Gowhrs, F. G-, contournant le pédoncule cérébelleux supérieur et laissant dans la partie postéro-latérale de la formation réticulaire les fibres rubro- et réticulo-spinales.
Van Gehuchten. Système Nerveux, 4* éd.
deviennent plus profondes, fig. 574, puis elles quittent ces dernières fibres pour contourner le pédoncule cérébelleux supérieur, F. G, fig. 575, recouvrir la plus grande partie du faisceau cérébello-bulbaire et redescendre le long de la face interne du pédoncule vers le lobe médian du cervelet (4). Dans leur trajet antéro-postérieur, elles deviennent donc des fibres superficielles.
La section du pédoncule à ce niveau montre ainsi trois zones distinctes, fig. 577 : une zone ventrale de fibres olivo-tlialamiques, fibres cérébellifuges, formant le pédoncule proprement dit, p. c. s. ; une zone dorsale de fibres méduUo-cérébelleuses, fibres cérébellipètes, appartenant au faisceau de Gowers, F. G., et une zone intermédiaire de fibres cérébello-bulbaires, fibres cérébellifuges formant le faisceau en crochet de.RussELL, F. C. B.
Dégénérescence des fibres des strier médullaires.
Fibres acoustiques. Le mouvement de déplacement du faiseau hétérogène a été suivi par les fibres de la voie acoustique enveloppant l'olive supérieure.
Nous venons de voir que les fibres du corps trapézoïde, formant la voie acoustique ventrale, se réunissent au-devant de l'olive. Derrière l'olive se rencontrent, ccmme nous verrons plus tard (5), les fibres des stries médullaires constituant la voie acoustique dorsale, fig. 576. Ces deux voies ascendantes montent dans la protubérance annulaire en s'inclinant lentement en dehors, enveloppant une masse grise appelée noyau du lemniscus latéral n. l. qui se continue en bas avec l'olive supérieure, fig. 577.
Au-dessus du faisceau de Gowers et au devant de ce qui reste du faisceau hétérogène ffibres rubro-et réticulo-spinales), toute la voie acoustique s'infléchit en arrière, d'abord les fibres ventrales ou fibres du corps trapézoïde, fig. 578 et 570, puis les fibres dorsales ou fibres des stries médullaires entraînant l'extrémité supérieure de l'olive supérieure devenue noyau latéral, Fig, 577. ^i^. 580 et 581. Elles contournent de bas en haut le
pédoncule supérieur pour disparaître au niveau des tubercules quadrijumeaux. Fibres rubro- et réticulo-spinales. La partie profonde de cette zone latérale reste
formée par les fibres rubro-et réticulo-spinales. Ces dernières s'inclinent bientôt en
dedans pour aller retrouver leurs cellules d'origine dans la formation réticulaire du métencéphale, fig. 574 et 575, tandis que les fibres rubro-spinales continuent leur marche ascendante vers le noyau rouge du côté opposé.
Fig. 578. Fig. 579.
Fibres de la voie acoustique ventrale entrant dans la constitution du lemniscus latéral.
Faisceau de Miinzey. Près du tubercule quadrijumeau inférieur, les fibres ascendantes de la voie acoustique sont elles-mêmes recouvertes par un mince faisceau de fibres nerveuses, découvert par Munzer (6) chez le pigeon, et qui va se terminer dans la partie latérale
Fig. 580. Fig. 581.
F. M. : Faisceau de Munzer. Fibres de la voie acoustique dorsale