V. C. : Voies courtes. entrant dans le lemniscus latéral
du pont de Varole. fig. 58*. C'est le faisceau tecto-hulbaire superficiel direct de Munzer que Pavlow (7) a appelé/aKcm« tecto-protubérantiel oxxfaisceau de Miinzer. Nous croyons que cette dernière dénomination, est pour le moment du moins, la meilleure car l'origine de ce fais"
beau n'est pas encore nettement établie. Pour Munzer et Pavlow il provient du tubercule quadrijumeau supérieur, tandis (^ue dans nos recherches personnelles nous l'avons vu dégénérer après des lésions limitées au tubercule quadrijumeau inférieur.
Ce sont toutes ces fibres réunies qui forment par leur ensemble la région latérale de l'isthme du rhombencéphale. Il résulte de notre description que cette région a une structure très complexe et se trouve formée de fibres hétérogènes.
On peut y distinguer : 1°) Une partie supérieure et antérieure, visible sur la face externe du tronc cérébral c'est le ruban de Reil latéral ou le lemniscus latéral proprement dit. Il est formé d'une mince couche supervc ficielle de fibres descendantes appartenant au faisceau de Munzer, et d'une couche profonde, beaucoup plus '"'^B épaisse, appartenant aux fibres ascendantes de la voie acoustique bulbo-mésencéphalique. Ce lemniscus est limité en dedans par la partie latérale de la formation réticulaire occupée par les fibres de la voie centrale du trijumeau et les fibres du faisceau rubro-spinal. j 2° Une partie postérieure et inférieure située en
i'^' dessous et en arrière du lemniscus latéral, visible sur la
face externe dés pédoncules cérébelleux inférieurs où elle forme les faisceaux arqués de l'isthme du rhombencéphale. FiG. 582. Ce sont les fibres ascendantes du faisceau de Gowers
^dïfSeTufeMl^z^ER' recouvrent les fibres descendantes du faisceau
(d'après Pavlow). cérébello-bulbaire, recouvrant elles-mêmes les fibres appartenant en propre au pédoncule cérébelleux supérieur.
Noyau d'origine du nerf pathétique.
La FIG. 583 appartient à la fois à l'isthme du rhombencéphale et au mésencéphale. Elle passe par les éminences postérieures des tubercules quadrijumeaux. Les parties de cette coupe qui nous intéressent pour le moment sont les suivantes :
1° Les pédoncules cérébelleux supérieurs dont les fibres constitutives s'enti-ecroisent au-devant de l'aqueduc de Sylvius en donnant naissance à ia commissure de Wernehink.
20jLe'faisceau longitudinal postérieur, dont la section transversale forme un faisceau compact de fibres nerveuses immédiatement en arrière des fibres des pédoncules cérébelleux.
3° La racine motrice du nerf trijumeau située en dedans de la masse grise centrale des éminences postérieures.
40 Enfin, derrière la section du faisceau longitudinal postérieur, une masse grise nouvelle formée de cellules nerveuses volumineuses dont les prolongements cylindraxiles se dirigent en arrière et en dehors jusqu'au niveau de la branche radiculaire descendante du pathétique. Cette masse grise représente le noyau d'origine du nerf de la quatrième paire. Outre les cellules nerveuses radiculaires, on
trouve, dans cette masse grise, un entrelacement inextricable de fibrilles nerveuses, dont les unes représentent les ramifications terminales de certaines fibres de la voie pyramidale, tandis que les autres représentent des collatérales venues des fibres du faisceau longitudinal postérieur et des fibres de la voie sensitive centrale voisine.
FiG. 583.
Coupe passant par les tubercules quadrijumeaux inférieurs.
Les fibres qui partent de ce noyau moteur représentent les fibres radiculaires du nerf pathétique. Celles-ci se dirigent en arrière et un peu en dehors et, arrivées sur la face latérale de l'aqueduc de Sylvius, elles se recourbent en bas. Ce faisceau de fibres nerveuses à direction verticale constitue ce qu'on appelle la branche radicur laire descendante, fig. 584. Après un certain trajet vertical, cette branche elle-même
FiG. 584.
Trajet des fibres radiculaires du nerf pathétique.
se recourbe une seconde fois en arrière et en dedans, passe dans la valvule de ViEUSSENS, où elle s'entrecroise avec celle du côté opposé, pour sortir enfin de l'axe cérébro-spinal, sur la face postérieure du tronc cérébral, de chaque côté de la valvule.
(iangllon interp6donculalre.
Dans sa partie antérieure, l'isthme du rhombencéphale présente un petit amas de substance grise situé au-dessus du bord supérieur de la protubérance annulaire, au niveau de l'extrémité inférieure de la substance interpédonculaire et connue, depuis GuDDEN, sous le nom de ganglion interpédonculaire.
Cette masse grise, nettement développée dans le système nerveux central des mammifères, se trouve constituée de cellules nerveuses et de fibrilles nerveuses.
Les cellules nerveuses, étudiées par Cajal(8), donnent origine à deux faisceaux de fibres efférentes : l'un, le plus interne, longe d'avant en arrière le raphé pour se terminer dans une masse grise, située sur le plancher du quatrième ventricule en dessous du noyau d'origine du pathétique : c'est le noyau dorsal ( nuclciis tegmenh dorsalis) de Gudden, dont on ignore les connexions ultérieures. L'autre faisceau, plus externe et formé de fibres plus grosses nées dans la partie externe du ganglion interpédonculaire, semble se diriger en dedans pour passer la ligne médiane et s'entremêler avec les fibres descendantes du faisceau rubro-spinal.
Les fibrilles nerveuses représentent, en majeure partie, les ramifications terminales des fibres du faisceau de Meynert ou faisceau rétro-réflexe reliant le ganglion de l'habénula au ganglion interpédonculaire, ainsi que nous l'avons montré, le premier, dans le système nerveux de la truite {9). Ce fait a été confirmé depuis par Edinger (10) chez les reptiles, par Cajal (11) chez les poissons, par Cajal et par Kolliker (12) chez les mammifères.
La structure interne du mésencéphale.
Le mésencéphale ou cerveau moyen est la partie de l'axe cérébro-spinal comprise entre le rhombencéphale et le cerveau intermédiaire ou diencéphale. Il est formé, dans sa moitié antérieure, par les pédoncules cérébraux et, dans sa moitié postérieure, par les tubercules quadrijumeaux. Il est traversé dans toute sa hauteur par une partie du canal médullaire primitif, Vaqueduc de Sylvius, qui relie le troisième ventricule au quatrième.
Pour étudier l'organisation interne du cerveau moyen, nous y pratiquerons trois coupes transversales : l'une passera par le milieu des éminences postérieures, les deux autres par la partie inférieure et la partie supérieure des éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux.
Prenons d'abord une coupe faite au niveau des éminences postérieures, fig. 585.
Dans sa moitié ventrale, cette coupe intéresse encore la partie supérieure de la protubérance annulaire. Nous y retrouvons les faisceaux de fibres transversales qui constituent la protubérance et les faisceaux compacts des fibres longitudinales qui représentent à la fois les fibres motrices des voies pyramidales et les fibres des faisceaux cortico-protubérantiels.
Les fibres transversales de la protubérance sont limitées, en arrière, par les fibres à direction verticale qui constituent la voie sensitive centrale d'origine spinale ou fibres de la couche du ruban de Reil (lemniscus). On distingue une couche médiave ou lemniscus médian ej: une couche latérale. La couche médiane est située directe-
ment en arrière des fibres protubérantielles. Elle correspond à la couche interôlivaire que nous avons décrite le long de la moelle allongée, dans le voisinage immédiat du raphé et appartient donc à la voie sensitive méduUo-thalamique. En traversant la protubérance annulaire, cette couche s'est aplatie dans le sens antéro-postérieur et s'est écartée quelque peu de la ligne médiane. De plus,
FiG. 585.
Coupe passant par les tubercules quadrijumeaux inférieurs, elle augmente de volume, par l'adjonction de fibres nerveuses qui viennent occuper sa moitié interne, sans que l'on connaisse exactement la place occupée par leurs cellules d'origine.
La couche latérale, indépendante du lemniscus latéral que nous avons étudié antérieurement, est formée par les fibres les plus latérales de la voie sensitive médullo-thalamique.
Il résulte, en eftet, de nos recherches expérimentales (14) qu'un certain nombre de fibres de la voie médullo-thalamique se terminent dans le tubercule quadrijumeau supérieur.
Dans la partie postéro-latérale de la formation réticulaire se trouvent les fibres de la voie sensitive centrale en connexion avec le nerf trijumeau (i3), tandis que les fibres du faisceau central de la calotte occupent sa partie antéro-latérale.
La masse grise centrale des éminences postérieures des tubercules quadrijumeaux est formée de cellules nerveuses multipolaires. D'après les recherches de Hans Held (ib), on y trouve des cellules à cylindre-axe court ou cellules de Golgi et des cellules à
cylindre-axe long. Le prolongement cylindraxile de ces dernières est ou bien ascendant, ou bien descendant. Dans le premier cas, il se joint aux fibres de la couche latérale du ruban de Reil pour se rendre dans le noyau des éminences antérieures où il se termine. Les prolongements cylindraxiles descendants, au contraire, deviennent les cylindre-axes des fibres constitutives descendantes de la couche latérale du ruban de Reil.
Il résulte de nos recherches expérimentales (3) qu'une partie au moins des fibres de la voie acoustique se terminent dans le tubercule quadrijumeau iniériear. Il était intéressant de rechercher quelles pouvaient être les connexions ultérieures de ces fibres acoustiques. Nous avons cru d'abord que le tubercule quadrijumau inférieur pouvait être considéré comme donnant origine aux fibres acoustiques mésencéphalo-corticales faisant suite à la voie acoustique bulbo-mésencéphalique. Dans l'espoir d'établir le trajet exact de ces voies acoustiques corticales nous avons détruit, sur un grand nombre de lapins, le tubercule quadrij umeau inférieur, mais à notre grand étonnement, cette lésion n'a entraîné aucune dégénérescence ascendante (3).
La voie acoustique d'origine bulbaire ne doit donc pas se terminer dans cette masse
grise comme semble le faire admettre l'étude des dégénérescences secondaires/CAjAL, a d'ailleurs montré (8), au moyen de la méthode de Golgi, que les fibres acoustiques, après avoir abandonné de nombreuses collatérales au tubercule inférieur, se poursuivent en réalité jusque dans le corps génouillé interne, fig. 580. Si la méthode des dégénérescences secondaires ne permet pas de les suivre jusque dans cette région, il faut donc en conclure que ces fibres perdent leur gaine de myéline à partir de leur point de bifurcation à la base du tubercule postérieur.
Terminaison des fibres de la voie acoustique Le tubercule quadrijumeau in-
(d'après Cajal). . , . . , ,
5: Tubercule quadrijumeau inférieiu-. fcricur ne donne pas ongiiie a des