‹ Anatomie du systeme nerveux de l'hommeChapitre 131 sur 176 · Artères radiculaires du nerf oculo-moteur externe · texte numérisé non relu

Artères radiculaires du nerf oculo-moteur externe

avant et entre dans la boite crânienne. Elle parcourt la gouttière carotidienne située de chaque côté de la selle turcique, étant renfermée dans le sinus caverneux, et arrive ainsi en dessous de l'hypophyse clinoïde antérieure. Là, elle se recourbe verticalement en haut, traverse la dure-mère et arrive à la base du cerveau terminal., où elle se divise en deux branches : l'artère cérébrale antérieure et Vartère cérébrale moyenne.

Pendant ce long trajet, du point de bifurcation de la carotide primitive jusqu'à sa division en branches terminales, l'artère carotide interne ne fournit qu'une seule branche collatérale : c'est Vartère ophthalmique.

Les quatres branches artérielles qui arrivent à la base de l'encéphale, les deux artères vertébrales et les deux artères carotides internes, sont remarquables par leur volume considérable, par le trajet flexueux qu'elles décrivent et qui a pour but d'afïaiblir quelque peu la force de l'ondée sanguine que le cœur lance dans ces artères à chaque contraction ventriculaire, et par l'absence de branches collatérales importantes. Uartère ophtalmique peut être considérée comme la seule branche extra-cranien.ie importante fournie par les artères volumineuses destinées à porter le sang aux différentes parties de l'encéphale. Cette artère ophthalmique donne.

Camiiiuri . cl7it, oi. int".

Sylvicnne-' comrn .post, cerebr.po&t.

ceréÙLill. sttji^

roizc btiAclaiff Verieérales

FiG. 666.

La position des gros troncs artériels à la base de l'encéphale.

comme vous le savez, les artères nourricières à toutes les parties molles de la cavité orbitaire et principalement au globe oculaire et à.la rétine. Son origine, tout près de la base du cerveau, explique les relations importantes qui existent entre la circulation du fond de l'œil et la circulation cérébrale.

\J artère carotide interne arrive donc verticalement à la base du cerveau ; on l'y trouve dans l'angle externe du chiasma des nerfs optiques, fig. 666 ; c'est là qu'elle se divise en ses deux branches terminales ; Xartire cérébrale antérieure et l'artère cérébrale moyenne.

'L'artère cérébrale antérieure se dirige horizontalement en avant et en dedans vers la partie antérieure de la fissure médiane ; sa direction est donc perpendiculaire à la direction de la carotide interne.

L'artère cérébrale moyenne ou artère sylvienne se dirige en dehors ; elle croise la substance perforée antérieure, puis parcourt le fond de la fissure de Sylvius. Elle suit donc, par rapport à la carotide interne, une direction oblique en haut et en dehors.

Cette direction spéciale des deux branches terminales de l'artère carotide interne a son impoiiance. Elle expli-

que pourquoi les corps étrangers, charriés par le courant sanguin, s'engagent plus facilement dans l'artère sylvienne que dans l'artère cérébrale antérieure.

Le tronc basilaire arrive à la face inférieure de l'encéphale en suivant une direction oblique en haut et en avant. Vers le milieu du cerveau moyen, il se divise en deux branches terminales, les artères cérébrales postérieures, qui se dirigent directement en dehors en suivant une direction perpendiculaire à celle du tronc d'origine.

Chaque hémisphère cérébral reçoit donc son sang artériel de deux artères volumineuses : de Vartère carotide interne en avant et de Vartére cérébrale postérieure en arrière.

Ces deux troncs artériels sont reliés l'un à l'autre par une large artère anastomotique : Vartère communicante postérieure. Celle-ci, née soit du point de bifurcation de la

\- fl^ cerebr. minier.

,(i cc>m?niiit , cirrè.

.jooôi-.

-~a. ccrtbttlltLiôt 6ttjt>.

tronc ècusclu-iro .

•- cl ■ c&rc^iM. ?n o

~ci ■ ce-rcoi.

FiG. «67.

Schéma montrant le mode de constitution du cercle artériel de Willis.

carotide interne, soit de la partie voisine de l'artère sylvienne, se dirige" en arrière et en dedans et va s'ouvrir dans l'artère cérébrale postérieure à une petite distance du tronc basilaire, fig. 6go et 667.

De plus, les artères d'un hémisphère cérébral sont reliées aux artères de l'hémisphère cérébral du côté opposé par une large artère anastomotique à direction transversale : Vartère communicante antérieure.

L'artère communicante antérieure est un tronc artériel assez volumineux passant transversalement au-devant du chiasma des nerfs optiques et reliant l'une à l'autre les deux artères cérébrales antérieures.

Toutes les artères qui arrivent à la base du cerveau terminal sont donc reliées entre elles par ces artères communicantes. Elles forment par leur ensemble une figure géométrique connue sous le nom de polygone de Willîs ou cercle artériel de

Willis, FIG. 607.

De ce cercle artériel de Willis partent^alors toutes les branches artérielles qui doivent porter le sang aux différents parties du télencéphale et du diencéphale.

Outre les artères cérébrales antérieures, moyennes et postérieures, que l'on doit considérer comme les branches terminales des artères carotides internes et du tronc basilaire, le polygone de Willis donne de nombreuses petites artères collatérales qui pénètrent directement dans la masse encéphalique voisine.

LeitiicLzIczlrdô

-u. chorciciiciUtA2.

cvzt.

a . ce) él>rciZC'

FiG. 6«8.

Les artères de la base du cerveau (d'après Duret).3

Uartère communicante antérieure fournit de petits rameaux à la lame grise située au-devant du chiasma des nerfs optiques, au bec du corps calleux et des branches plus volumineuses à la commissure blanche antérieure et à la cloison transparente.

La partie de l'artère cérébrale antérieure qui concourt à former le cercle de Willis fournit des artérioles au nerf optique et à la circonvolution frontale voisine.

Uartère carotide interne émet directement une artère assez volumineuse destinée au plexus choroïde latéral : Vartère choroïdienne antérieure, fig. 668. Celle-ci nait

quelquefois de la sylvienne ou de la communicante postérieure, se dirige en arrière et en dehors, pénètre dans la partie antérieure de la grande fente cérébrale de BiCHAT et va se jeter dans le plexus choroïde du ventricule latéral au niveau de la corne d'AMMON.

Uartère communicante postérieure fournit de nombreuses branches au cerveau intermédiaire. Nous les avons décrites avec cette partie de l'axe cérébro-spinal : artères pour le chiasma des nerfs optiques, les bandelettes optiques, l'infundibulum, les corps mamillaires et deux artères pour chaque couche optique.

Enfin, le commencement des artères cérébrales postérieures et la partie supérieure du tronc basilaire fournissent les artères nourricières du cerveau moyen.

Des deux angles antérieurs du polygone de Willis naissent les artères cérébrales antérieures : des angles latéraux partent les artères sylviennes et des angles postérieurs, les artères cérébrales postérieures. Ces trois artères vont se distribuer dans des territoires nettement limités de l'écorce cérébrale de chaque hémisphère.

Uartère cérébrale anté rieure est une branche terminale de l'artère carotide interne. Elle commence dans l'angle externe du chiasma des nerfs optiques et se dirige horizontalement en avant et en dedans, en passant au-dessus du nerf optique. Arrivée au-devant du chiasma, elle s'anastomose, par l'artère communicante antérieure, avec l'artère cérébrale antérieure du côté opposé, puis pénètre dans la fissure médiane interhémisphérique, s'applique sur la face interne du lobe frontal, où elle se divise en trois branches terminales. Par ces branches collatérales et par ses branches terminales, l'artère cérébrale antérieure porte le sang à toute la face interne de l'hémisphère correspondant, depuis le pôle frontal jusqu'à la fissure perpendiculaire interne, ainsi qu'à la face supérieure du corps calleux, fig. 669 ; à une partie de la face convexe de l'hémisphère : les circonvolutions frontales supérieure et moyenne et le tiers supérieur de la circonvolution centrale antérieure, fig. 670, et à la partie interne de la face inférieure du lobe frontal, depuis la fissure médiane jusqu'au sillon crucial, fig. 671.

Uartère cérébrale moyenne ou artère sylvienne est la seconde branche terminale de l'artère carotide interne. Elle naît au niveau de l'angle externe du chiasma des nerfs optiques et se dirige obliquement en haut et en dehors. Elle croise d'abord la substance perforée antérieure, puis s'engage au fond de la fissure de Sylvius, où elle se ramifie sur la face externe des circonvolutions de l'insula de Reil.

Fig. 6«o.

Face interne de l'hémisphère cérébral droit montrant les territoires vasculaires des trois artères cérébrales.

Elle se divise généralement en quatre branches terminales ; celles-ci vont se ramifier dans la pie-mère qui recouvre le territoire de 1 ecorce cérébrale avoisinant la fissure de Sylvius : la partie externe de la fau inférieure du lobe frontal et, sur la face externe de l'hémisphère, la circonvolution frontale inférieure, les deux tiers inférieurs de la circonvolution centrale antérieure, toute l'étendue de la circonvolution centrale postérieure, les circonvolutions pariétales, la circonvolution temporale supérieure et une partie de la circonvolution temporale moyenne, fig. 670 et 67a.

\J artère cérébrale postérieure provient du tronc basilaire. Elle contourne le pédoncule cérébral et se divise en trois branches terminales ; celles-ci vont se ramifier dans la pie-mère qui recouvre la face interne de l'hémisphère cérébral depuis la fissure perpendiculaire interne jusqu'au pôle occipital, fig. 6G0, la partie de la face externe de chaque hémisphère située en dessous et en arrière du territoire dé- FiG. 670. pendant de l'artère syl-

Face externe de l'hémisphère cérébral gauche montrant les vienne, FiG. 670 et 678, territoires vasculaires des trois]^artères cérébrales. et presque toute l'éten-

due de la face tw/mVwy* du lobe occipito-temporal, fig. 671 et ces.

En se ramifiant dans la pie-mère, les artères cérébrales se divisent et se subdivisent en devenant de plus en plus petites. D'après Duret, toutes ces artères resteraient indépendantes les unes des autres et rentreraient dans le groupe des artères terminales de Cohnheim. Il n'existerait donc pas de réseau anastomotique dans la pie-mère. Les anastomoses ne feraient cependant pas complètement défaut, mais elles n'auraient lieu que sur les confins des trois territoires vasculaires que nous venons de décrire. De telle sorte, dit Duret, que si, après avoir posé une ligature de deux côtés, sur les trois artères des hémisphères, à leur sortie du cercle de Willis, on pousse dans une des sylviennes une solution de gélatine colorée au carmin, on la voit pénétrer peu à peu dans l'artère cérébrale antérieure et l'artère cérébrale postérieure du même côté. Cette pénétration se fait des branches les plus petites vers les plus grosses. Jamais l'artère cérébrale antérieure, ni l'artère sylvienne côté opposé ne s'injectent ; mais il arrive assez souvent que la cérébrale postérieure du côté opposé se colore complètement à la périphérie.

D'après Heubner, au contraire, toutes les artères cérébrales s'anastomoseraient fréquemment entre elles, de façon à produire, dans la pie-mère, un réseau superficiel constitué par des anastomoses multiples entre les grosses artères et un réseau profond formé par des anastomoses nombreuses entre les branches nées du réseau

superficiel, de telle sorte qu'une injection poussée par une des artères envahit rapidement tout le réseau des deux hémisphères.

Testut partage une opinion intermédiaire entre ces deux opinions extrêmes. Il n'a jamais vu le réseau profond signalé dans la pie-mère par Heubner. Mais,

FiG. G71. FiG. 673.

La face inférieure du cerveau terminal La face supérieure du cerveau terminal

montrant les territoires vasculaires montrant les territoires vasculaires

des trois artères cérébrales. des trois artères cérébrales.

d'autre part, il admet, contrairement à l'opinion de Duret, que les gros troncs artériels s'anastomosent tous largement les uns avec les autres aux confins de leur territoire, de telle sorte qu'une injection de suif poussée dans l'une des sylviennes, après ligature des trois artçres communicantes, remplit successivement les trois territoires de l'hémisphère correspondant et les trois territoires de l'hémisphère opposé.

Il paraît donc établi que les ramifications des trois artères cérébrales s'anastomosent entre elles et forment un réseau dans la pie-mère.

De ce réseau périphérique partent maintenant des branches collatérales qui pénètrent directement dans la substance cérébrale et qui constituent les véritables artères nourricières du cerveau terminal.

On peut diviser, avec Duret, ces artères nourricières en deux groupes : les artères des circonvolutions et les artères des ganglions de la base.

Artères des circonvolutions. Elles naissent du réseau artériel de la pie-mère et pénètrent directement dans la substance cérébrale. Si, sur un cerveau injecté, on

soulève un lambeau de pie-mère, on voit de nombreuses artérioles sortir des artères de la pie-mère et pénétrer perpendiculairement dans la substance cérébrale.

Ce sont les artères nourricières. Elles se divisent en deux groupes, les artères longues et les artères courtes, fig. G73.

Les artères longues ou artères médullaires traversent la couche corticale grise et pénètrent dans la substance blanche jusqu'à une profondeur de 3 ou 4 centimètres et là elles se résolvent en réseau capillaire.

Les artères courtes ou artères corticales pénètrent dans la couche corticale grise, où elles se réduisent en un réseau capillaire.

Toutes ces artères noui'ricières des circonvolutions sont des artères terminales dans le sens de Cohnheim, c'est-àdire que ces artères ne s'anastomosent jamais directement les unes avec les autres, mais qu'elles se résolvent toutes en réseaux capillaires.

Artères des ganglions de la base. Les ai"tères des ganglions de la base naissent des trois artères cérébrales dans le voisinage immédiat du polygone de Willis. Les plus importantes sont celles qui proviennent de l'artère sylvienne.

Nous avons vu que Yarière sylvienne vient de la carotide interne et qu'elle croise transversalement la substance perforée antérieure pour s'engager ensuite au fond de la fissure de Sylvius. En passant sur la face inférieure de la substance perforée antérieure, et avant de se diviser en branches terminales, chaque artère cérébrale moyenne abandonne une série de petites artérioles, fig. C74, qui pénètrent verticalement dans les orifices de la lame perforée pour se rendre dans le noyau caudé et le noyau lenticulaire, c'est-à-dire les deux masses grises qui forment le corps strié.

Ces artères se divisent en deux groupes : les artères internes et les artères externes.

Les artères internes ou artères lenticulaires sont les plus petites ; elles pénètrent dans les deux segments internes du noyau lenticulaire et s'y terminent.

Les artères externes, au nombre de 3 ou 4, traversent de bas en haut toute l'épaisseur du segment externe du noyau lenticulaire. Elles sont plus volumineuses que les artères internes. Arrivées à la partie supérieure du noyau lenticulaire, les unes se dirigent en arrière et les autres en avant. Les premières, artères externes et postérieures, traversent le bras postérieur de la capsule interne et se terminent dans la couche optique. Ce sont les artères lenticulo-optiques. Les autres, artères externes

Fig. 673.

Les artères des circonvolutions (d'après Duret).

FiG. 674.

L'artère sylvienne sur la face inférieure de la substance perforée antérieure 'd'après Testut).

et antérieures se recourbent en avant, passent par le bras antérieur de la capsule interne pour se terminer dans le noyau, caudé. Ce sont les artères lenticulo-striées. Parmi ces artères, il en est une, la plus volumineuse de toutes, qui longe la base du noyau lenticulaire à la limite interne de la capsule externe, puis se porte en avant et en dedans, traverse le bras antérieur de la capsule interne pour se terminer dans la tête du noyau caudé. Pendant ce trajet, elle émet des branches collatérales destinées au segment externe du noyau lenticulaire. Cette artère a une importance toute spéciale. Elle serait, d'après Charcot, le siège de prédilection des hémorrhagies du corps strié. On l'appelle quelquefois pour ce motif Vartère de V hémorrhagie cérébrale de Charcot, fig. 675.

U artère cérébrale antérieure fournit aussi, au niveau de la substance perforée antérieure, quelques branches collatérales qui traversent cette lame grise pour se

rendre dans la tête du noyau caudé ; elles constituent les artères striées antérieures.

Uartère cérébrale posiérieure fournit les artères optiques que nous avons décrites en étudiant le cerveau intermédiaire.

Toutes ces artères des ganglions de la base sont des artères terminales comme les artères des circonvolutions. Elles pénètrent profondément dans l'hémisphère cérébral sans jamais s'anastoraoser ni avec les artères médullaires des circonvolutions, ni avec les artères voisines des noyaux gris; elles se réduisent finalement en capillaires. Tous ces vaisseaux capillaires s'anastomosent

r/ere> / Qytvienn.e-6

'(3. cemrtt-un . ant.

FiG. 675.

Les artères des ganglions de la base et quelques artères de circonvolutions.

entre eux et forment un réseau à mailles petites et serrées dans la substance grise, à mailles plus larges dans la substance blanche.

Si on pratique donc une coupe transversale, passant par les ganglions de la base, dans un cerveau dont toutes les artères nourricières ont été injectées, on verra les artères des ganglions de la base pénétrer de bas en haut dans les masses grises centrales, tandis que les artères des circonvolutions pénètrent de dehors en dedans ou de

— 8oo —

haut en bas dans l'écorce grise périphérique et dans la substance blanche centrale, FiG. 675. Toutes ces artères diminuent de volume au fur et à mesure qu'elles s'enfoncent dans le cerveau terminal et finalement se réduisent en capillaires. Ces artères restent indépendantes les unes des autres. Au centre de la substance blanche, à la limite des ramifications terminales de ces deux groupes d'artères, on trouvera donc, comme l'a fait observer Charcot, une espèce de terrain neutre où n'arrivent que les réseaux capillaires des artères les plus longues des circonvolutions et des

FiG. ©76.

Les artères de la base du cerveau (d'après Duret).

artères les plus longues de la base et où les échanges nutritifs s'eftectuent avec beaucoup moins d'énergie.

Artères des ventricules latéraux. La toile choroïdienne du troisième ventricule et les plexus choroïdes des ventricules latéraux reçoivent de chaque côté trois artères.

1° Une artère choroïdienne antérieure qui vient de la carotide interne et pénètre par la partie antérieure de la fente de Bichat, pour se terminer dans le plexus choroïde du prolongement sphénoïdal du ventricule latéral, fig. 076.

2° Une artère choroïdienne postérienre et latérale. Elle vient de l'artère cérébrale postérieure, pénètre par la partie moyenne de la fente de Bichat et se divise, entre les

— 8oi —

deux feuillets de la toile choroïdienne, en deux rameaux, dont l'externe se rend dans le plexus choroïde et l'interne s'épuise dans la toile choroïdienne.

3° Une artère choroïdienne postérieure et jnédiane. Elle naît aussi de l'artère cérébrale postérieure et se divise en un rameau destiné à la toile choroïdienne et un rameau destiné au plexus choroïde.

Les artères de la toile choroïdienne fournissent des branches aux couches optiques (artères optiques ventriculaires) et vont se terminer dans la tête du noyau caudé.

Les artères des plexus choroïdes n'interviennent pas dans la nutrition des parois ventriculaires. Elles s'épuisent toutes dans ces plexus qui sont excessivement riches en vaisseaux capillaires.

Van Geuuchten. Système Nerveux, 4* éd.

QUARANTIÈME LEÇON La structure interne du télencéphale (Suite).

La' circulation veineuse.

Les veines superficielles : Les veines de la base et les veines des circonvolutions.

Les veines profondes.

Les sinus de la dure-mère : Sinus pairs et sinus impairs. Les veines méningées. Les veines diploïques. Relations entre les veines intracraniennes et les veines extra-craniennes.

La circulation veineuse.

Les veines du cerveau terminal présentent certains caractères qui les distinguent des veines des autres parties de l'organisme.

Elles sont d'abord beaucoup moins nombreuses, mais aussi beaucoup plus volumineuses que les artères correspondantes.

Elles ne présentent pas de valvules.

Elles s'anastomosent fréquemment et largement entre elles.

Enfin, des veines cérébrales le sang veineux se déverse dans les sinus de la dure-mère, qui sont des cavités sanguines toujours béantes, formées par un simple dédoublement des deux feuillets constitutifs de la dure-mère.

Ces dispositions anatomiques expliquent la lenteur relative de la circulation veineuse dans la boîte crânienne.

Comparées aux artères cérébrales, les veines cérébrales présentent une situation tout à fait caractéristique. Les grosses artères cheminent de préférence au fond des sillons, les grosses veines, au contraire, courent sur la face convexe des circonvolutions.

Les veines cérébrales se divisent en deux systèmes : les veines superficielles et les veines profondes.

Les veines superficielles forment deux groupes. Les unes accompagnent, au moins en partie, les artères nées du cercle artériel de Willis ; on les trouve dans la région médiane de la base du cerveau terminal. Ce sont les veines de la base. Les autres ont une distribution indépendante des artères cérébrales. On les trouve dans la pie-mère qui recouvre les circonvolutions cérébrales ; ce sont les veines des circonvolutions.

Les veines profondes naissent dans les masses grises centrales du cerveau termi-

nal. Elles se réunissent en deux troncs volumineux situés entre les deux feuillets de la toile choroïdienne et appelés veines de Galien. On désigne encore les veines profondes sous le nom de veines des ganglions de la base.

Les veines superflcieilles.

a) Les veines de la base.

A la base du cerveau terminal, accompagnant les branches terminales du cercle artériel de Willis, on trouve des branches veineuses volumineuses : la veine cérébrale antérieure, la veine cérébrale moyenne ou veine de l'insula de Reil et la veine basilaire.

La veine cérébrale antérieure accompagne l'artère correspondante. Elle est beaucoup moins volumineuse que cette dernière et se distribue à un territoire cérébral beaucoup plus limité. Elle naît sur la face interne du lobe frontal et sur la face convexe du corps calleux et vient se réunir avec la veine cérébrale moyenne au niveau de la substance perforée antérieure. Avant de former, avec cette dernière veine, un tronc unique : la veine basilaire, elle reçoit quelques veinules du corps strié, qui passent par les orifices de la lame perforée antérieure pour se jeter dans la veine cérébrale.

La veine cérébrale moyenne ou veine de l'insula de Reil correspond à l'artère sylvienne. Beaucoup moins volumineuse que l'artère, elle est située profondément dans la fissure de Sylvius sur la face externe de l'insula de Reil. Elle amène le sang veineux des circonvolutions insulaires et vient se réunir à la veine cérébrale antérieure,

La distribution des veines cérébrales antérieures et moyennes ne l'épond pas à la distribution des artères correspondantes, parce que la plupart des veines de la face interne et de la face externe des hémisphères cérébraux se jettent directement dans les sinus de la dure-mère, ainsi que nous le verrons tantôt.

L'artère cérébrale postérieure n'est pas accompagnée d'une veine correspondante. Le sang veineux de la partie des hémisphères cérébraux desservie par l'artère cérébrale postérieure est déversé, par de nombreuses veines superficielles, soit directement dans le sinus latéral, soit dans une veine volumineuse de la base : la veine basilaire.

La veine basilaire est une veine volumineuse située à la base du cerveau le long de la fente cérébrale de Bichat, fig. 677. Elle commence au niveau de la substance perforée antérieure, où elle résulte de la réunion de la veine cérébrale antérieure avec la veine cérébrale moyenne ; elle contourne ensuite le pédoncule cérébral, étant appliquée sur la bandelette optique, et vient se déverser, de chaque côté, dans le tronc unique qui résulte de la réunion des deux veines de Galien. Sur ce trajet, les veines basilaires reçoivent des veinules internes provenant du chiasma des nerfs optiques, des bandelettes optiques, de l'infundibulum, des corps mamillaires et de la face antérieure des pédoncules cérébraux ; et des veinules externes venant des circonvolutions voisines du lobe occipito-temporal.

Les deux veines basilaires sont reliées l'une à l'autre par une veine communicante postérieure passant transversalement au-devant de la protubérance annulaire. Il

existe encore, à la base du cerveau et au-devant du chiasma des nerfs optiques, une veine communicante antérieure étendue entre les deux veines cérébrales antérieures.

FiG. 677.

Les veines superficielles de la face inférieure du cerveau terminal (d'après Testut).

Page 1