‹ Anatomie du systeme nerveux de l'hommeChapitre 147 sur 176 · C.T. : Fibres du corps trapézoïde · texte numérisé non relu

C.T. : Fibres du corps trapézoïde

S. M. : Fibres des stries médullaires.

dedans en formant un faisceau volumineux qui croise transversalement la face externe de la racine descendante du trijumeau, fig. 755, 757. Il rencontre ensuite la branche radiculaire externe du facial, à ce niveau ses fibres constituantes s'écartent quelque peu les unes des autres, en formant un grand nombre de petitsf aisceaux à direction transversale séparés les uns des autres, par les faisceaux de fibres descendantes rubro spinales en dehors, par les fibres ascendantes du faisceau de Gowers en dedans.

Ces fibres se réunissent en un faisceau compact au-devant de l'olive supérieure, FIG. 758. Arrivées en-dedans de cette masse grise, elles s'écartent en éventail les unes des autres en devenant nettement transversales et constituent le corps trapézoïde proprement dit. Dans le voisinage du raphé, ces fibres sont croisées par les faisceaux de fibres verticales appartenant à la voie médullo-thalamique. Toutes ces fibres passent le raphé où elles s'entrecroisent avec les fibres du côté opposé, et se laissent poursuivre jusqu'au devant de l'olive supérieure hétérolatérale, fig. 759. Là ces fibres se recourbent en haut pour devenir ascendantes, fig. 7«o, en formant un faisceau arciforme à concavité postérieure, que nous avons appelé

faisceau arque, et qui vient s'insinuer entre les fibres de la voie médullo-thalamique qui sont en dedans et les fibres du faisceau hétérogène (formé par le faisceau de Gowers, le faisceau rubro-spinal et les fibres réticulo-spinales) qui sont en dehors, fig. yci.

Ce faisceau arqué monte ensuite dans le tronc cérébral en s'inclinant lentement en dehors, fig. 763. Dès que les fibres du faisceau de Gowers se sont inclinées en arrière pour contourner la face externe du pédoncule cérébelleux supérieur, les fibres du faisceau arqué suivent le même mouvement, FIG. 763. Elles entrent dans la constitution du lemniscus latéral, dont elles forment la couche superficielle, et peuvent se poursuivre, comme fibres dégénérées, jusqu'à la base du tubercule quadrijumeau inférieur,

Toutes les cellules du noyau ventral n'envoient cependant pas leur axone, au-devant de la racine descendante du trijumeau. Sur des animaux auxquels on parvient à détruire le noyau ventral, sans lésion concomitante du tubercule latéral, on rencontre en dégénérescence un mince faisceau de fibres nerveuses, appelé faisceau de Held ; celui-ci, au sortir de la masse grise, contourne de dehors en dedans, la face externe et postérieure du corps restiforme, FIG. 755 et 756, longe ensuite sa tace interne, de même que la face interne de la racine du trijumeau, pour devenir transversal en arrière de l'olive supérieure homo-latérale, fig. 757.

A partir de ce point, ce faisceau se dirige en dedans, en formant la partie dorsale du corps trapézoïde.

Il passe ensuite le raphé et peut se poursuivre jusque en arrière de l'olive supérieure du côté opposé, fig. 758, 759, où ses fibres se recourbent en haut, fig. 760. Devenues verticales, elles traversent de bas en haut toute la hauteur du pont de Varole en s'inclinant lentement en dehors, séparées des fibres ventrales par l'olive supérieure et son prolongement cérébral appelé noyau du lemniscus latéral, fig. 761, 763, pour pénétrer ensuite dans la constitution du lemniscus latéral et se poursuivre, comme fibres dégénérées, jusqu'à la base du tubercule quadrijumeau inférieur, fig. 763 et 764.

Fig. 756.

Noyau accessoire et tubercule latéral d'un lapin âgé de quatre jours (d'après Cajal).

A : Noyau accessoire.

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