‹ Anatomie du systeme nerveux de l'hommeChapitre 158 sur 176 · II. PARTIE CENTRALE E · texte numérisé non relu

II. PARTIE CENTRALE E

télencéphalique

Voies olfactives

Cellules mitrales du bulbe olfactif

Bandelette olfactive

Voie réflexe ?

diencéphalique

Voies optiques

Cellules ganglionnaires de la rétine

Nerf optique Chiasma optique Bandelette optique Faisceau pédonculaire

transverse Voie réflexe Tub. quadr.

supérieur Faisceau

tectobulbaire

Sphère olfactive

Voie corticale Corps gen.

externe

Neurones métathalamo-cortic.

Sphère visuelle

Voies du trijumeau

Cellules du noyau terminal

Sensibilité profonde (?) Fibres arci-

formes Faisceau de la formation réticulaire Voie réflexe

Sensibilité superfic. C?1 Fibres réticulo-céréb.

Neurones céréb.-oliv.

oliv.thalam.

Voie réflexe

Voie corticale Thalamus

Neurones thalamocorticaux

Sphère tactile

Voie corticale Thalamus

Neurones thalamocorticaux

Sphère tactile

bulbo-protubér

Voies acoustiques

Cellules du tubercuL latéial et du noyau ven

Strie médullaires et ce:

trapézoïde Lemniscus latéral Bras postérieur des tubercules Voie réflexe olive supér.

Noyau du corps trap.

Noyau du lemniscus latéral ?

Tub. quadr.

inférieur (?)

Voie cor, Corps ^ interi

Neuro] métath; mo-cor Sphè auditi

neurones rétino-métathalamiques et métathalamo-corticaux, neurones bulbo-métathalamiques et métathalamo corticaux, neurones bulbo-thalamiques et thalamo-corticaux, neurones médullo-thalamiques et thalamo-corticaux. Pendant leur trajet ascendant ces fibres nerveuses subissent un entrecroisement complet pour les voies de sensibilité profonde et les voies acoustiques, tandis que l'entrecroisement est incomplet pour les voies optiques.

Le chiasma des nerfs optiques, le corps trapézoïde avec les stries médullaires, les fibres arciformes internes provenant soit du noyau terminal du trijumeau, soit des noyaux des cordons postérieurs, sont donc des parties homologues.

La bandelette optique est pour les voies optiques ce que le lemniscus latéral est pour les voies acoustiques, ce que le faisceau central de la formation réticulaire

PJ II

dES ASCENDANTES D'ORIGINE

ide

'oies vestibulaires

Clhiles des noyaux terminaux

e réflexe

liisceau

ib.-spin.,

aisceau É;bulo-mé- Èjéphalique,

aisceau postér.

Voie corticale

bulbaire

Voies gustatives Voies du

pnemno-gastrique

Cellules du noyau du faisceau solitaire

Voie réflexe

corticale

Voie réflexe

médullaire

Voies tactiles

CelUiles des noyaux des cordons postérieurs.

(Sensibilité profonde)

Fibres arciformes Entrecroisement Lemniscus médian

Voie réflexe |Tub. quadr.

sup.

Voie corticale p

peut-être fibres réticulo-cérébell.

Voie corticale Thalamus

Neurones thalamo-corticaux

Sphère tactile

Cellules des cornes postér.

{Sensibilité superflc.)

Faisceaux médullo-cérébelleux.

Neurones :

cérébello-oliv.

olivo-thalam.

Voie réflexe Substance grise

médullaire Faiseaux fondam.

No5^aux du toit Faisceaux tectobulbaire Noyau rouge Faisceau rubrospinal.

Voie corticale Thalamus

Neurones thalamo-corticaux

Sphère tactile

est pour les voies du trijumeau et ce que le lemniscus médian est pour les voies ce sensibilité profonde dépendant de la moelle épinière.

La couche optique est le ganglion gris de la base interposé entre l'écorce cérébrale et les voies afférentes de la sensibilité générale, comme le corps genouillé externe se trouve interposé entre les voies optiques et la sphère visuelle, comme le corps genouillé interne interrompt, dans leur marche ascendante, les fibres acoustiques qui doivent se rendre dans la sphère auditive.

Ces voies centrales olfactives, visuelles, acoustiques et de sensibilité profonde diffèrent encore les unes des autres par une disposition curieuse et intéressante à faire ressortir.

Les voies olfactives sont toutes des voies directes.

Les voies visuel les sont à la fois directes et croisées.

Les voies acoustiques et les voies de sensibilité profonde sont exclusivement croisées.

3° Le troisième groupe de voies ascendantes est représenté par l'ensemble des fibres nerveuses qui président à la sensibilité superficielle ou cutanée, aussi bien la sensibilité superficielle de la face dépendant du nerf trijumeau, que celle du tronc et des membres dépendant des nerfs spinaux. La voie centrale en connexion avec ces derniers nerfs est la mieux connue.

Elle diffère de toutes les autres voies ascendantes par sa grande complexité. Elle est formée, en effet, d'un nombre considérable de neurones superposés :

neurones méduUo-cérébelleux,

neurones cérébello-olivaires,

neurones olivo-thalamiques et

neurones thalamo-corticaux.

Elle diffère encore des autres voies ascendantes par le nombre considérable de fibres courtes qu'elle abandonne sur son trajet ascendant :

Fibres courtes à la substance grise de la moelle.

Fibres courtes au noyau du toit du cervelet.

Fibres courtes aux masses grises motrices du pont de Varole et du mésenphale.

Fibres courtes au noyau rouge.

La grande complexité de cette voie de sensibilité superficielle tient, plus que probablement, à ce fait qu'elle a dû se constituer progressivement dans le cours du développement phylogénétique.

Il est, en effet, un fait qui frappe dans l'étude des voies nerveuses, c'est que les dernières venues d'entre elles se font remarquer par une structure excessivement simple, telle notamment la voie motrice d'origine corticale que nous étudierons dans une leçon ultérieure et qui est formée par un seul neurone reliant l'écorce grise au noyau d'origine réelle des nerfs périphériques. Les voies les plus anciennes, au contraire, existant avant le développement du manteau cérébral, ont une structure complexe parce que leurs connexions primitives (médullaires, cérébelleuses, mésencéphaliques et diencéphaliques) — existant chez les vertébrés inférieurs dépour vus de manteau cérébral — se sont conservées chez les mammifères supérieurs et que à ces connexions primitives ont dû alors se surajouter des connexions télencéphaliques.

Littérature.

(i) Van Gehuchten : La racine hulho-spiiiale du trijumeau. Le Névraxe, vol. II, 1900. — (2) Wallenberg : Die Secunddve Bahn des seiisihlen Trigeminns, Anatom. Anz., 1896. Sekundàre sensible Bahnen im Gehirnstamme des Kaninchens. Anat. Anz., 1900. — (3) Van Gehuchten : La voie centrale du trijumeau. Le Névaxe, vol. III, 1901. — (4) Lewandowsky : Untersuchungen ûber die Leitungshahnen des Truncus cerehri, 1904 ("cité d'après Wallenberg). — (5) Hôsel : Die Centralwindungen ein Centrnlorgan der Hinterstrànge und Tringeminus. Archiv f. Psychiatrie, Bd. 24. 1892. — Ein weiterer Beitrag zur Lchre vont Verhuf der Rindcnschleife und centraler Trigeminusfasern heim Menschen, Archiv fur Psychiatrie. Bd, 25, 1893. — (6) Wallenberg : tomischer Befund in cincm aIs<-<- acnte Bulbàraffection heschriebencr Faite, Archiv f. Psychiatrie, Bd. 34, 1901. — (7) Van Gehuchten . La voie centrale des noyaux des cordons postérietirs ou voie sensitive médulh-thalamique. Le Névraxe, vol. IV, 1902. — (8) Wallenberg : Sehiadàre Bahnen ans dem frontalen sensiblen Trigeminusherne des Kaninchens. Anatom. Anz., 1905. — (9)v. Mona" Kow : Experimentdk und pathologisch-anatomische Untersuchungen iiker die optischen Centren und Bahnen... Archiv f. Psychiatrie, Bd- 23 et 24. — (10) Henschen : Revue critique de la doctrine sur le centre cortical de la vision, Paris, 1900. — (11) Pavlow : L^s connexions centrales du nerf optique chez le lapin. Le Névraxe, vol. I, 1900. — (i2)Pa\low : Les voies descendantes du tubercule quadrijumeau supérieur. Le Névraxe, vol. I, 1900.

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